Choriste du mois


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 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here

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MessageSujet: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptyVen 3 Déc - 13:48

Fermant les yeux, Chris profitait de la pause de l'après midi pour prendre un peu l'air à l'extérieur du lycée de McKinley. Savourant la caresse du vent frais sur sa peau, elle caressait doucement son ventre rebondi, ne pensant pas à l'heure de cours suivante, sa dernière de la journée, ne voulant pas gâcher le moment présent de calme et de sérénité qu'elle appréciait tant. Et pourtant, il faudrait bien qu'elle y songe car la sonnerie n'allait pas tarder à retentir et elle devait se rendre dans l'aile gauche de l'établissement pour cela, ce qui lui prendrait quelques minutes. Et comme elle aimait être présente avant ses élèves, mieux valait y aller sur le champ.

A regret, la jeune professeur quitta alors sa place assise sur les gradins du terrain de football encore vide des sportifs pour le moment pour retourner à l'intérieur et se diriger vers sa salle de cours qu'elle partageait avec d'autres, la sociologie étant une matière optionnelle à McKinley. Lorsque la sonnerie de reprise des cours se fit entendre, elle était présente dans le couloir qui y menait et rapidement, avant l'afflux d'élèves, ouvrit la porte et s'installa.

Deux jours auparavant, elle avait confié un devoir à cette même classe : " Pourquoi les ouvriers américains firent-ils preuve de racisme anti-noir dans les années qui suivirent la Première Guerre mondiale? " Elle avait vu avec le professeur d'histoire pour connaitre son programme et ainsi s'adapter de temps à autre pour que ce qu'elle leur donnait soit en osmose avec ce que les élèves étudiaient. C'était nettement mieux ainsi pour qu'ils ne sentent pas trop déphasés selon elle. Et aujourd'hui, elle verrait le résultat, si cela avait été utile ou non qu'elle agisse de la sorte. Elle espérait tout de même des bons résultats sur ce sujet, un de ses préférés d'ailleurs lorsqu'elle même était lycéenne.

Les laissant tous entrer un par un, elle ne prit pas garde aux mines mécontentes qui s'affichaient sur le visage de certains d'entre eux, tentant un sourire avec certains mais dont ils ne firent même pas attention visiblement. Les derniers à entrer furent trois footballeurs qui riaient et la saluèrent au passage. Elle les en remercia puis une fois que tout le monde fut assis, elle se leva et dévoila le tableau jusqu'alors fermé, sur lequel elle avait noté le débat du jour. Les catégories sociales au lycée. Ayant entendu parlé de ce qu'il s'y passait dans ce lycée, avec les lancers de slushy et autres leçons que les footballeurs s'amusaient à lancer sur les élèves faisant partie des chorales, la jeune professeure voulait essayer de les faire réfléchir un peu par eux mêmes.

Voilà comment ça va se passer. Je vais vous répartir par groupes de deux ou trois et vous allez devoir me rendre un sujet sur ce thème. Et je ne veux pas de discussion c'est ainsi et pas autrement. Vous allez écrire votre nom sur un bout de papier et le déposer sur le bureau. Puis vous repasserez ....

Le reste de son petit discours se perdit dans les cris et les bruits de lutte qui se firent entendre brusquement. Se retournant rapidement, elle vit des élèves en train de se battre devant elle. Son esprit fit un transfert lorsqu'elle repensa au passé et que son mari était mort, durant une bagarre devant elle également. La violence de ce souvenir fut si forte qu'elle manqua de tomber et se laissa chuter sur la chaise, livide. La raison de cette bagarre était totalement inconnue pour elle. Se reprenant rapidement, elle tenta alors de séparer les deux protagonistes mais en vain car les cris d'excitation de la foule des autres élèves qui criaient l'empêchaient de se faire entendre. Quant à les séparer manuellement, impossible vu qu'elle était enceinte. La peur de prendre un coup dans le ventre l'empêchait d'agir littéralement et elle ne savait que faire pour arrêter tout ça.
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MessageSujet: Re: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptySam 4 Déc - 15:41

03. Bad day's end and a knight on his white horse is here OliviaWilde82 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here Pbucket
Chris Lorentz & James Sheffield

    James avait une après-midi sensée être tranquille. En effet, n'allez pas croire qu'il avait un emploi de temps de privilégié mais... il n'avait pas cours du tout !! Cependant, c'était une mesure ponctuelle qui ne concernait que cette journée, puisque la raison était : sortie scolaire. Où ? il avait oublié, mais c'était suffisamment important pour que le principal Figgins ait prit la décision d'annuler un cours de mathématiques. En d'autres termes : ce qu'il gagnait aujourd'hui, James allait devoir le rattraper un autre jour, et les élèves aussi. Évidemment cela tomberait un soir, en dernière heure. Ou entre midi et deux, là où on casait les options difficilement déplaçable dans une autre plage horaire... bref, des heures moins agréables que celles qu'il avait raté. Toutefois, lorsqu'on y réfléchissait, il ne valait mieux pas être avant la récréation du matin : les élèves étaient endormis. Juste après la pause, ils étaient excités puis avaient faim, ils étaient très peu attentifs donc. Après manger le sommeil était de retour avec la digestion. Quant à la fin de journée, n'y pensez même pas ! Comment alors dans ces conditions faire cours ? Et bien en se forçant. Mais les étudiants étaient peu enclins à lutter contre eux-mêmes lorsqu'il s'agissait des cours. Ils étaient plutôt du genre à occuper le temps sans se soucier du professeur, se moquant de la matière enseignée. Ainsi, les hommes et femmes au service de l'éducation étaient jugés, dénigrés, sujets à moquerie et instrumentalisés, on pouvait le dire. Qui se souciait de ce que pouvait endurer un enseignant face à une bande de 35 ados réunis ? (pour les classes les moins nombreuses). Rappelez-vous que les parents se plaignaient déjà lorsqu'ils n'en avaient qu'un seul à la maison !

    Et revoilà que je m’écartais du sujet… Une fâcheuse tendance dans l’ensemble de mes RPs… Revenons-en à James «fucking charming » Sheffield (non je ne m’envoie pas des roses). N’ayant pas cours (mouwahaha), il s’apprêtait à quitter l’établissement. Attaché-case à la main, il marchait d’un pas habituel vers la sortie. Cette après-midi, il pourrait se préparer un vrai thé bien à l’anglaise sans avoir à subir remarque et quolibets de la part de ses collègues. Ensuite il irait peut-être faire une promenade sur son cheval blanc. L’air extérieur était frais, pour ne pas dire froid, mais il y avait un grand soleil. De plus, le professeur avait bien envie de se changer les idées. Cela faisait plusieurs semaines maintenant qu’il n’était pas monté et cela lui manquait ! Sauf que le destin avait voulu priver James de cheval blanc pour cet après-midi.

    En effet, alors qu’il passait paisiblement dans un couloir, il entendit un bruit qui changerait le court de son destin. Moi ? J’exagère ? Mais non voyons, nous parlions d’un destin à court terme. Le mot « destin » ne regroupe pas uniquement du long terme. Enfin bref, des cris tintèrent à ses oreilles qui n’avaient pour l’instant qu’à se soucier du raisonnement des pas dans le couloir vide. Instinctivement le regard bleu glacier de l’homme se tourna vers la porte de la salle d’où semblait provenir l’agitation. Heureusement, la porte était entrouverte… De sa position il ne put apercevoir que sa collège. Chris Lorentz. La jeune femme avait vécu des choses que l’on ne souhaiterait pas même à son pire ennemi. Bien qu’il n’en sachât (du Bourg Palette) pas les conditions exactes, il était au courant que le père du petit être grandissant dans son ventre n’était plus en vie. Et puis, une grossesse ce n’était pas facile à gérer. Pour l’instant, Chris pouvait se déplacer, mais qu’en serait-il dans quelques mois ? Et puis, elle devait avoir des envies. Par ce froid de canard, elle devait sortir elle-même pour aller chercher des fraises au supermarché. Rajoutez le chagrin, et ce devenait un enfer. Pourtant, elle était là, femme forte, surmontant ses problèmes personnels pour faire face à une bande de salau… d’ingrats ! Comment osaient-ils manquer autant de respect à un professeur ? Ah oui ! Les élèves de nos jours n’avaient plus de considération pour cette profession… Mais s’ils ne le faisaient pas pour la fonction, qu’ils le fassent au moins pour la personne ! Toutefois, le fait que les professeurs soient des humains semblait échapper aux jeunes. De toute façon les adultes étaient de vieux cons frustrés qui n’étaient là que pour les empêcher de tourner en rond.

    Le mathématicien ne laisserait pas passer une telle attitude ! Il ouvrit violemment la porte en entier, se montrant à tous bien qu’il était censé en avoir fini avec les salles de classe aujourd’hui. Finit la rigolade.

    James était de retour
    Pour déjouer leur mauvais tour.
    Afin de préserver Chris de la dévastation
    Afin de rallier tous les élèves de notre nation
    Afin d’écraser la bagarre et le non-respect
    Afin d’étendre notre savoir jusqu’aux plus benêts
    James Sheffield, présent sur un gros coup d’bol !
    Calmez-vous tous ou ce sera la colle !

    Je vous rassure, il n’avait pas prononcé ce motto mais c’était à deux doigts. Par contre il avait joué des coudes pour passer dans la foule des élèves et s’était rendu au cœur du combat pour séparer les deux ordures qui se battaient en cours.

    «Je vois que certain cherchent vraiment à se rendre chez le principal. Vous savez, vous n’êtes pas obligé de bous battre, il y a son nom sur la porte. Mais puisque vous insistez, je vais vous y accompagner… »

    Même si James ne jouissais pas de la même autorité que Sue Sylvester, il avait dû se montrer convainquant car aucun des élèves n’avait moufté, à par des « mais monsieur, il m’a insulté ! » ou autre excuse non valable. Ne venaient-ils pas de commettre la plus infâmes des insultes envers leur professeur en l’ignorant complètement ? Et puis, si on devait se taper à chaque fois qu’une pique sortait de la bouche de quelqu’un, on n’en aurait pas terminé ! De toute façon, si un des élèves tentait de jouer au plus con avec James il allait perdre, il risquait gros. En effet, le prof de math était armé : il détenait un parapluie ! Or quiconque s’est déjà rendu en Angleterre savait à quel point les britanniques étaient habitués à manier cet engin. Si vous n’étiez toujours pas convaincus, alors regardez Chapeau Melon et Bottes de Cuir, celui avec Uma Thurman… (et Fiona Shaw, vous savez, Mrs Petunia Dursley). Un parapluie cela peut être dangereux. D’autant plus que ce n’était pas un parapluie normal puisque le professeur l’avait obtenu grâce à un anglais nommé James… Tout cela restait entre nous, bien entendu.

    Ainsi donc ce fut sans faire d’histoires que les élèves redevinrent « calmes ». Disons que même s’ils parlaient fort, protestaient, commentaient ou faisaient verbalement ressortir leur rivalité, ils ne se battaient plus physiquement.

    « Si d’autres veulent aussi venir, je ne suis pas contre. » menaça-t-il afin de rétablir un peu plus de silence. Il se permit seulement ensuite d’aller voir sa collègue au bureau pour lui demander si cela allait. Elle était très livide. Les élèves ne l’avaient pas tous remarqué, ayant complètement oublié qu’il y avait un adulte dans la salle. Certains, notamment les filles, se mirent à s’inquiéter aussi. C’était un peu tard !!!

    James s'était penché sur elle. Avant d’aller chez le principal, où il amènerait les deux élèves et où Chris devrait venir également, il voulait être sûr qu’elle allait bien. Les petits américains étaient détestables. Vive l’Angleterre ou avec leurs uniformes et leur bonnes manières tout ceci ne serait jamais arrivé.


Dernière édition par James Sheffield le Dim 5 Déc - 14:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptyDim 5 Déc - 1:19

Dans des moments comme celui ci, Chris se demandait vraiment ce qu'elle faisait là. Elle assistait en simple spectatrice à la bagarre qui avait lieu en face d'elle, le teint livide. Dans son esprit, elle ne voyait pas vraiment ce qu'il se passait, repensant au soir durant lequel son mari était décédé.

Flashback :

Ils avaient passé la soirée à diner chez des amis proches qui allaient se marier. La fête battait son plein et toutes les personnes présentent s'amusaient et danser. Toujours amoureux comme au premier jour, Chris et son mari étaient comme dans une bulle de bonheur. Pour leurs prochaines vacances, ils avaient prévu de retourner dans ce petit village de bord de mer où ils avaient passé leur voyage de noces durant une semaine. Puis aux alentours de trois heures du matin, ils avaient dit au revoir à leurs amis et étaient rentrés chez eux. Ce fut là que tout bascula, lorsqu'ils aperçurent la porte d'entrée entrouverte. Comprenant ce qu'il se passait, Matthew entra le premier, demandant à la jeune femme, inquiète de rester là et d'appeler les services de police, ce qu'elle s'était empressée de faire tandis que Matt entrait dans leur domicile. Inquiète, Chris vit deux cambrioleurs sortir rapidement. Inquiète de ne pas voir Matthew sortir, Chris n'osait pas entrer et pourtant, lorsqu'elle entendit des bruits de lutte, ce fut plus fort qu'elle et elle entra pour voir dans le salon, son mari et un cambrioleur en train de se battre. Il y eut un coup de couteau, le cri de douleur de Matthew et la fuite du cambrioleur dont le visage lui apparut quelques semaines plus tard lors du procès. Ce visage qui la hanterait jusqu'à la fin de ses jours, lui inspirant la terreur et faisant naître en elle les souvenirs qu'elle ne parvenait pas à oublier. Comment le pouvait elle alors qu'elle n'avait pas encore réussi à faire son deuil, comme si elle s'attendait à chaque instant à ce que Matt ressurgisse pour leur enfant et elle.

Fin Flashback

Comme ce soir là, ce fut une voix apaisante et douce qui la fit sortir de ses pensées. Levant un regard totalement perdu vers la personne qui l'observait, Chris se crut revenue au moment où le policier lui adressait la parole. Surprise de se retrouver dans cette salle, elle mit quelques secondes avant de se souvenir des circonstances de la bagarre des lycéens.

Oui, ça va aller, il faut juste que je... répondit elle en voyant l'inquiétude dans les yeux bleu de James, son collègue qui l'observait avec inquiétude. Inutile de continuer sa phrase, il devait de douter parfaitement ce qu'elle voulait dire.

Elle remarqua alors la porte ouverte à la volée et comprit que son collègue, ayant entendu le bruit, était venu à sa rescousse. Lui adressant un sourire ainsi qu'aux filles qui l'observait d'un air inquiet tout comme James, elle se leva, tremblant sur ses jambes et au niveau des mains ainsi que le coeur qui battait très vite mais le visage résolu. Professionnelle jusqu'au bout des ongles, elle s'efforçait de rester calme même si dans ses yeux bleu verts, on pouvait distinguer un éclat de panique à l'idée que la bagarre reprenne. Après tout, vu les noms d'oiseaux que les perturbateurs se lançaient encore le plus discrètement possible mais avec toujours de la fureur dans leurs propos, cela pouvait recommencer à tout moment. Il fallait aussi qu'elle parvienne à retrouver son calme, le stress n'étant pas bon pour l'enfant qu'elle portait.

Pour demain, je veux que vous me fassiez un rapport détaillé de la raison qui vous a poussé à agir de la sorte mais du point de vue de l'autre personne. Et ce, en plus de ce que le proviseur vous donnera comme punition pour avoir perturber le cours. Concernant les personnes qui ont encouragés les autres à continuer la bagarre, vous expliquerez dans une dissertation de cinquante lignes minimum les méfaits et les répercussions que les insultes d'intolérance peuvent avoir sur une personne. Quant à celles qui sont restées à leur place, seul le devoir que j'ai demandé sera à faire. Et comptez sur moi pour n'oublier personne. Le cours est terminé, vous pouvez y aller sauf vous, messieurs. dit elle, d'une voix calme mais néanmoins forte, à l'intention de ceux qui s'étaient battus. Bientôt, ils ne furent plus que quatre dans la pièce : James, les deux élèves et elle même qui tentait tant bien que mal de ranger ses affaires dans son sac mais ses mains qui tremblaient ne l'aidaient pas vraiment à faire cela aussi rapidement qu'elle le désirait.
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MessageSujet: Re: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptyMar 7 Déc - 0:12

    L'anglais était peut-être moins expressif que ses congénères américains, mais il savait tout de même reconnaître les émotions qu'un de ses pairs pouvait ressentir. Justement, même. Lorsqu'on avait à faire au flegme britannique, il fallait se fier au moindre indice et il avait été habitué à les déceler. Ce fut donc sans peine qu'il se rendit compte que le chose de la jeune femme était au-delà du simple fait d'assister à un bagarre dans son cour, même s'il ne connaissait ni la teneur ni la raison de ce surplus de ressenti. Avenant, il l'aida à se relever. Le tremblement de la demoiselle ne lui avait pas échappé. Mais ce n'était certainement pas le bon moment pour en parler. Pour l'assurer de son soutien, il lui frotta discrètement le dos. Il aurait très bien pu lui lancer un regard réconfortant, malheureusement il n'était pas certain d'y parvenir. Là au moins il était sûr qu'elle savait qu'il était là si elle avait besoin de quelqu'un. Elle n'était pas seule face à l'adversité... Ni face aux cauchemars qui la hantaient. Néanmoins, par respect pour elle, il s'éloigna le temps qu'elle annonce la couleur aux élèves. Il se plaça dans entrebâillement de la porte, regardant sévèrement la classe alors que ses mains étaient jointes devant lui. Il attendait sagement qu'elle ait terminé afin de se rendre avec les deux saligots chez le principal. D'ailleurs, James interdisait toute fuite en se plaçant devant la porte. Ils n'échapperaient pas à leur destin. Bien fait !

    Lorsqu'elle eut terminé, il laissa sortir la foule, se rapprochant à nouveau du bureau. Toujours muet, il ne décolérait pas du regard en ce qui concernait les deux abrutis. Traduction : il les observait en fronçant les sourcils comme s'il était un peu fâché. Rien à voir avec la fureur au fond de lui. Des voyous ! Les jeunes n'avaient plus aucun respect de nos jours ! Il se rendait également bien compte que Chris n'était toujours pas dans son assiette, que ses gestes n'étaient pas assurés. Mais il n'allait pas l'assister, ce serait un manque de respect total. Elle n'était pas impotente non plus. M'enfin cela le désolait de la voir dans cet état à cause de crétins.

    Le petit groupe partit ensuite dans le bureau de Figgins, où James resta en tant que témoin tandis que les fautifs s'expliquaient. Leurs raisons étaient celles de jeunes co... imbéciles. Mais ce n'était pas sur leurs fausses excuses que James était concentré. Il se demandait surtout ce qui pouvait tracasser Chris . La brune n'avait cessé d'avoir un air absent, bien plus concernée par ses pensées que par la situation actuelle. Et à en croire son expression, ce n'étaient pas des pensées heureuses. Plus le temps passait, et plus James se disait que cela cachait quelque-chose de grave. Avait-elle était particulièrement impressionnée par la dispute du fait de sa forte proximité ? Ou bien le problème était-il plus profond ?

    L'esprit un peu perdu dans ces questionnements, James ne fit pas attention outre mesure à la punition attribuée par Figgins aux deux morveux. Néanmoins chacun d'eux aurait le droit à une séance avec Emma (ouaip, vive les parallèles). Sûrement accompagné d'un renvoi ou d'un conseil disciplinaire. Une fois sortis de ce bureau, Chris et le mathématicien se retrouvèrent seuls.

    « Je suis désolé, Chris, les élèves ne sont plus ce qu'ils étaient... »

    Il n'avait jamais été doué pour le réconfort, alors même s'il voyait que quelque-chose allait mal, bah il ne pouvait pas directement foncer dans le tas. Il ne savait pas le faire. Sauf en cas de conflit.

    « Aller, viens, après tout ça je t'emmène boire un chocolat chaud », ajouta-t-il avec un sourire qui se voulait entrainant pour l'inciter à venir, et la faire sourire également. Ils iraient dans un café près du lycée, histoire de décompresser et de sortir de cette atmosphère qui pouvait devenir pesante.

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MessageSujet: Re: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptyMar 7 Déc - 21:09

Chris savait que le tremblement de ses mains n'était pas passé inaperçu aux yeux de James et elle lui en fut gré de ne pas être intervenu lorsqu'elle avait attribué sa propre punition aux élèves qu'elle jugeait responsable et aussi lorsqu'elle rangea ses affaires. Cependant, elle sentait tout de même son soutien par le fait qu'il lui frottait le dos sans que les élèves ne puissent le voir. Une fois qu'ils ne furent plus que tous les quatre, Chris ferma la porte de la salle à clé, devant s'y reprendre à plusieurs fois pour y parvenir, la force de ce souvenir marquant avait eu beaucoup d'impact sur elle. Et une fois encore, un souvenir allait la frapper par sa force, lorsqu'elle arriva dans le bureau du proviseur Figgins. Ce n'était plus la scène de la bagarre cette fois mais celle du jugement dans le tribunal. Le regard glacial du cambrioleur assassin lorsqu'il avait croisé son regard l'avait laissée sous le choc. Il n'éprouvait aucun regret de son acte, au contraire, il semblait s'en réjouir. Comment pouvait on ôter une vie humaine sans éprouver le moindre regret ni une once de culpabilité?

Serrant les poings si forts que ses ongles étaient enfoncés dans les paumes de ses mains, la jeune professeure était à moitié présente lorsque Figgins la questionna sur les circonstances de la bagarre.

Ça était soudain, expliqua. Je n'ai pas compris le pourquoi de cela. Lorsque je me suis retournée en entendant les chaises et les cris d'excitation des autres élèves, la bagarre avec déjà commencée et aurait continuée si Mr Sheffield n'était pas passé à ce moment précis. C'est grâce à lui que je suis parvenue à reprendre le contrôle de ma classe, avoua t'elle un peu honteuse. Mais Figgins ne lui en tint pas rigueur, compréhensif. Elle retourna ensuite dans son souvenir du jugement. Le juge aussi s'était montré tolérant lorsqu'elle avait été appelé à la barre en tant que témoin. Cela n'aidait pas du tout à se détacher, bien au contraire car chaque petit détail, même infime lui faisait se souvenir des points communs entre son souvenir et ce qui se passait en ce moment même.

L'entretien se termina par la sanction imposée par le proviseur, dont Chris se moquait comme d'une guigne. Elle ne retint que le fait que chacun d'eux devrait voir Miss Pillsbury pour discuter avec elle. Et ce fut terminé. Sortant de la pièce en compagnie de James, elle laissa les deux élèves sortir et se retrouva seule en compagnie de James.

Ne t'en fais pas, j'étais prévenue que ce ne serait pas facile en arrivant ici. Mais là, j'ai carrément paniquée... se justifia t'elle pour expliquer sa réaction de tout à l'heure et également celle dans le bureau qui, elle en était sûre, n'était pas passée inaperçue aux yeux de son collègue. Celui ci lui offrit alors d'aller boire un chocolat chaud. Lui rendant son sourire, elle accepta d'un signe de tête, le remerciant aussi par ce hochement de tête. Il faisait si froid que cela ne pouvait que lui faire du bien.

Juste le temps de prendre mes affaires en salle des professeurs et on peut y aller. répondit elle. Et merci encore d'être intervenu dans mon cours tout à l'heure. D'habitude, je suis en mesure de réagir mais là, je suis restée bloquée par un souvenir douloureux et que je pensais avoir surmonté mais il faut croire que non.... continua t'elle. Plaçant ses doigts près de ses yeux, elle voulait ainsi s'empêcher de fondre en larmes et souffla un bon coup. Elle ne devait pas, n'avait pas le droit de replonger dans cette dépression. Il fallait qu'elle se montre forte désormais que Matthew n'était plus là. Elle lui avait fait la promesse et la tiendrait coûte que coûte. Saisissant son manteau et ses clés, elle adressa un pâle mais néanmoins sincère sourire à James.

C'est moi qui paie d'accord? Je te dois bien ça, pour m'avoir sauvée., dit elle encore, sur un ton hésitant. Elle n'était pas sûr que le côté gentleman de James l'autorise à faire cela.
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MessageSujet: Re: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptyVen 10 Déc - 8:34

    Lorsqu'on était un gentleman dans l'âme, on s'arrangeait toujours pour que la personne accompagnée se sente le mieux possible. Or la jeune femme qui s'apprêtait à prendre l'air avec James était sur le point de s'effondrer. Du moins psychologiquement, ce qui avait inexorablement un impact sur son physique. Ainsi, elle était prête à fondre en larmes, se retenant peut-être par pudeur. James était manifestement de trop pour la laisser céder à son chagrin et se libérer en pleurant. Car quand du liquide lacrymal voulait ruisseler sur votre joue, il fallait le laisser faire sous peine de représailles tant sur le plan physique que psychologie. Ne laissez jamais trainer une telle peine. Néanmoins, la présence de l'anglais pouvait se révéler être un véritable, et même indispensable atout s'il savait comment agir. En effet, il était clair que la demoiselle avait besoin d'une épaule de confiance sur laquelle pleurer. Quelqu'un qui saurait l'écouter, la réconforter.

    Alors quand elle lui fit un sourire, sûrement sincère mais un peu forcé, alors qu’elle venait de lui confesser qu’un souvenir douloureux la hantait, James la prit dans ses bras. Il la serra contre lui, passant ses mains dans son dos. Parfois il valait mieux agir un peu, donner vraiment de sa personne, que de prononcer de grandes paroles et de finalement rester un bien piètre soutien. Voilà pourquoi le rosbif combattait ses origines et s’aventurait un peu sur un terrain qu’il ne connaissait pas. En effet, s’il était assez expressif lorsqu’il était amoureux avec la personne concernée, il n’en était pas de même avec tous les autres, qu’importe son degré d’affection pour eux. A part peut-être avec Maxime… et maintenant Chris. Oh, il savait faire l’imbécile, il était même capable de chanter Toucha Toucha Touch-Me à Bryan Ryan, alors… Mais dès qu’il s’agissait de sérieux… ce n’était pas tout à fait la même chose…

    Après quelques minutes, il décida de desserrer leur étreinte sans pour autant la terminer afin de parler à la jeune femme.

    «Si… Si tu veux en parler, je suis là. N’hésite pas. »

    Il lui frotta le dos (oui c’est une récurrente chez lui) avant de mettre un terme au câlin. Pour une fois, ce n’était pas lui qui avait besoin de réconfort. Et comment la brunette le remercia-t-elle ? Hein ? Comment ? Par ces mots : « C'est moi qui paie d'accord? Je te dois bien ça, pour m'avoir sauvée ». Retranscris en termes exacts. D’oh ! Comme dirait Tim. Non mais pour qui le prenait-elle ? Pour un de ces hommes « modernes » qui se faisaient manucurer, prenaient soin de leur peau avec des produits Beau-real (vive le franghlish) et laissaient les femmes les inviter à boire un coup ? S’il avouait pour la manucure et sa peau, en revanche il ne laisserait JAMAIS passer qu’une dame payât pour lui. Quand bien même on l’inviterait au restaurant (j’ai pris cet exemple au hasard, soyons clairs, n’y voyez aucun message subliminal à l’intention de qui que ce soit !), il ne laisserait pas tomber l’addition entre les mains d’une femme. Et même des hommes d’ailleurs. James était gentleman avec tout le monde. Sauf une fois, où il était sorti avec un mec très viril, un brin macho. C’était une période de sa vie assez amusante. Enfin, passons, ce ne devait intéresser personne.

    «Il est hors de question que tu payes. J’ai fait ce que tout un chacun devrait faire dans ma situation. Tu ne me dois rien, Chris. »

    Et même s’il lui avait répondu avec un sourire bienveillant, la sècheresse du ton sur lequel il avait prononcé « hors de question » laissait peu de place à l’imagination quant à ce qui se passerait une fois que le serveur aurait apporté la note. D’autant plus que c’était le professeur de mathématiques qui avait proposé la sortie ! Il n’était point un goujat.

    James et Chris commencèrent à se mettre en route, il faisait froid dehors. Heureusement, l’anglais avait prévu une écharpe qu’il enroula autour de son cou, y cachant même une partie de son menton et de sa bouche. Alors qu’ils arrivaient au café, il avait le bout des oreilles et du nez tout rouges. Aujourd’hui, ils ne s’installeraient pas en terrasse.
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MessageSujet: Re: 03. Bad day's end and a knight on his white horse is here   03. Bad day's end and a knight on his white horse is here EmptyLun 13 Déc - 18:03

Le câlin que lui fit James fit énormément de bien à Chris. Bien sûr, elle n'aimait pas s'épancher ni se lamenter mais la peine qu'elle avait enfermée en elle sortait de temps à autre et elle ne pouvait rien faire pour empêcher sa tristesse de resurgir parfois comme en cet instant.

T'en fais pas, ça passera. Je ne veux pas déranger avec ça. répondit elle. Elle avait la sensation qu'en parler ne servirait à rien qu'amener la pitié dans le regard des personnes à qui elle en parlait et ce, sans exception. Or, c'était vraiment quelque chose qu'elle tenait éviter le plus possible, pour ne pas passer pour une pauvre victime sans défenses. Certes, la situation en elle même pouvait s'y prêter mais Chris ne s'en sortirait jamais si en voyant le visage des personnes qu'elle côtoyait et qu'ils l'observaient avec tristesse ou pitié.

Mais cependant, il devenait évident pour la jeune professeure que son attitude ferait que tout le monde se poserait des questions et qu'ils n'auraient de cesse de supposer des choses et d'autres jusqu'à tomber sur la vérité. De toute façon, beaucoup de ragots devaient circuler à son propos. Le fait qu'elle soit enceinte et que le père ne soit pas avec elle provoquait déjà des rumeurs sur le fait que ce soit son meilleur ami à qui on en attribuait la paternité.

En fait, mon mari est mort il y a trois mois à peine. Je pensais que je parviendrais à assumer les cours mais je ne m'attendais vraiment pas à ce que des élèves en viennent à se battre dans la salle de cours. expliqua t'elle. Ne tenant pas à s'attarder là dessus, elle chercha ses affaires et rejoignit James ensuite. Enfilant son long manteau ainsi que ses gants et son écharpe, elle sortit et précisa qu'elle tenait à payer les boissons qu'ils prendraient parce que pour elle, c'était la moindre chose après ce qu'il avait fait. Et comme elle s'en doutait en disant cela, James protesta en disant qu'elle ne lui devait rien.

Bon bah merci encore une fois alors, lui dit elle, comprenant qu'elle n 'arriverait pas à le faire céder. Trop frigorifiée pour parler, Chris attendit qu'ils soient entrés dans le petit café, heureusement pas trop loin du lycée, puis qu'ils soient assis et se soient mis à l'aise pour prendre la parole. Mais avant qu'elle ne puisse, le serveur arriva pour prendre leurs commandes.

Un chocolat à la cannelle s'il vous plait, demanda t'elle. Elle adorait le chocolat mais lui préférait le thé qu'elle avait cessé de boire, la théine n'étant pas recommandé durant la grossesse. Sinon, j'espère que tu n'as pas organisé la bagarre avec les élèves pour arriver ensuite et me sauver dans le but d'avoir un rencard avec moi pour apprendre à connaître "La mystérieuse Chris Lorentz"? demanda t'elle pour plaisanter. Parce que si c'est le cas, tu aurais dû me demander directement, je ne mords pas, tu sais?
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