Choriste du mois


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 04. All that you can't leave behind [CLOS]

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Oxanna Prescott
OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
Etoiles : 2957

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Chanson préférée du moment : death cab for cutie ; transatlanticism
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MessageSujet: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyLun 10 Jan - 22:12



OXANNA PRESCOTT & ECATERINA S. ROBERTSON
« All that you can't leave behind. »


Agenouillée devant le meuble contenant tous ses ouvrages, Oxanna Prescott cessa ses recherches et se passa une main nerveuse dans les cheveux. Elle devait bien se rendre à l’évidence : elle n’avait plus aucun livre à se mettre sous la dent. Quelle plaie ! Un véritable drame ! Pour une fois que son samedi après-midi n’était pas pris par une enquête ou une balade à cheval, elle avait enfin l’occasion de se plonger dans un roman… Et voilà que sa bibliothèque était vide de toute histoire inédite. La blondinette s’autorisa une minute pour réfléchir à la suite des événements. Aller acheter quelque chose ? Changer ses plans et trouver une autre activité ? Résignée, elle secoua la tête et se releva, avant de se diriger dans sa chambre pour récupérer ses clefs et son sac à main. Non, il était hors de question que sa petite séance de lecture tombe à l’eau. Il était à peine quatorze heures : elle avait largement le temps de rejoindre sa librairie fétiche, acheter un bouquin et rentrer à la maison pour se pelotonner au coin du feu avec sa nouvelle trouvaille entre les mains.

A peine vingt minutes plus tard, Oxanna déambulait entre les rayons, laissant ses yeux lire chaque tranche. Elle se trouvait dans le coin des romans fantastiques, qui n’étaient généralement pas ce vers quoi elle se tournait en premier. Seulement le dernier livre qu’elle avait parcouru était un policier, et elle avait envie de changer un peu. Les bouquins à la Narnia qui présentaient un univers totalement imaginé par l’auteur l’intéressaient aussi. Ils avaient le pouvoir de la faire rêver, de lui faire oublier qu’elle vivait dans un monde cruel et dangereux. Et que la vie n’était pas rose tous les jours sur la planète Terre, loin de là…

La couverture d’un ouvrage présenté en tête de gondole comme étant l’une des meilleures ventes en France l’intéressa aussitôt. L’auteur, habitué aux thrillers, venait de s’essayer aux romans fantastiques et apparemment, cela avait plutôt bien marché dans son pays d’origine. Le premier tome venait d’être traduit en Anglais, et c’était celui que la librairie montrait aux visiteurs. Hochant la tête, Oxy en saisit un et le retourna pour lire le petit résumé. Satisfaite, elle se dit que finalement, elle avait peut-être fini de flâner pour aujourd’hui. Elle était en train de reposer l’exemplaire ouvert pour en choisir un sous emballage lorsqu’elle remarqua que quelqu’un l’observait derrière un rayonnage. Intriguée, la détective en herbe tourna aussitôt la tête, et la personne qui semblait la regarder avec insistance baissa aussitôt les yeux et fit mine de chercher un livre.

Décidée à savoir si elle commençait à devenir parano ou non, Oxanna fit comme si elle n’avait pas vraiment remarqué quoi que ce soit, mit son bouquin contre sa poitrine et entreprit de se diriger vers le coin des romans historiques. A nouveau, elle fit mine de chercher et ne tarda pas à voir l’inconnue non loin d’elle. Bon. Un autre essai ? Oxanna se déplaça à l’autre bout du magasin cette fois, près des livres de science-fiction. Et là encore, elle ne put s’empêcher de s’apercevoir qu’une jeune femme d’environ son âge la suivait aussitôt. Que lui voulait-elle à la fin ? Rapidement, Oxy fit le tour du rayon et se retrouva en une fraction de seconde dans le dos de la blondinette qui semblait la chercher.

« Je peux savoir pourquoi tu me suis comme un petit chien ? » demanda-t-elle, faisant sursauter l’inconnue qui fit volte-face. Oxanna put vraiment la regarder pour la première fois, et réalisa qu’elle la connaissait. « Ecaterina, je présume ? J’ai entendu parler de toi. T’es amie avec Puck, il paraît. » lança-t-elle nonchalamment, bien que cette situation ne lui plaise guère. Les potes de Noah avaient plutôt tendance à être ses ennemis à elle. « Bref, dis-moi ce que tu me veux et que tu sembles pas oser demander, avant que je m’impatiente. » Oxanna ne se montrait pas véritablement mauvaise, juste un peu sur la défensive. Elle n’appréciait pas vraiment les gens qui l’épiaient, même si c’était parce qu’ils hésitaient à l’engager pour qu’elle résolve Dieu seul savait quel problème. Ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait, et elle détestait ce genre de situation.

Cela dit, quand on avait une réputation comme la sienne, il fallait s’y attendre. Oxy ne passait pas pour une élève méchante ou peu sympathique, toutefois chacun savait qu’il ne fallait pas trop la chercher, et c’était bien souvent à cause de cette simple constatation que ses camarades réfléchissaient à deux fois avant de l’approcher. Bien évidemment, Oxanna aurait pu essayer de démentir cette sorte de rumeur, mais à quoi bon ? Grâce à ça, on lui foutait la paix la plupart du temps, et on apprenait à la craindre un minimum. Et puisqu’elle ne risquait pas vraiment d’impressionner de par sa carrure, sa taille ou une quelconque caractéristique physique, autant jouer sur cet autre tableau, n’est-ce pas ?


Dernière édition par Oxanna Prescott le Lun 14 Fév - 16:45, édité 1 fois
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Ecaterina S. Robertson
nothing but sunshine and rainbows
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MessageSujet: Re: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyMar 11 Jan - 17:06

Depuis quelques temps déjà, Ecaterina travaillait à la librairie située dans le centre-ville de Lima. En réalité, c’était plus par souci d’occuper son temps libre plutôt que par besoin réel d’argent. C’était ça, le désavantage d’être une jeune fille discrète et mystérieuse : les amis ne se bousculaient pas au portillon pour vous demander de sortir le weekend où toutes ces choses que les adolescents normalement constitués faisaient quand ils n‘étaient pas au lycée - soirées de débauches et éclats de rires en perspectives. Elle ne le regrettait pas vraiment. Ecaterina était du genre à avoir ses petites habitudes et sa façon très particulière de voir la fin de sa semaine différait sûrement de celle des autres : elle se levait le samedi matin de bonne heure, se douchait en chantonnant joyeusement du Miley Cyrus tout en se dandinant de façon complétement décomplexée - personne n'était sensé la voir (et surtout, l'entendre), après tout. Prenait son petit déjeuner favori en visitant clandestinement les twitters des élèves (et des professeurs, parfois) qu’elles croisaient dans les couloirs du lycée histoire de vérifier que personnes ne s’aventure à citer ne serait-ce que son prénom. Puis, elle s’attelait tranquillement aux devoirs qui lui restaient entre deux envois de sms timides aux quelques personnes qui lui avait fait assez confiance pour lui donner leurs numéros de portable avant de ranger l’appartement puisqu’il était connu que son frère ne daignait jamais lever le petit doigt. Comprenez, sa virilité était en jeu et sa petite sœur était le bon moyen pour faire croire à ses potes qu’il avait un tant soit peu d’autorité sur cette espèce mystérieuse qu‘était l’adolescente de dix-sept ans et un mois qu’elle était. Enfin, la matinée passée, la blondinette se préparait tranquillement pour aller travailler et cela égayait ses journées de savoir qu’elle ne resterait pas à paresser sur le canapé en se goinfrant de fromage en tube et de chips périmées, regardant avec délectation une rediffusion de The Vampire Diaries avec ce type qui ressemblait comme deux gouttes d‘eaux à cet énergumène de Duncan Baxter - affligeant. Enfin, être entourée de livres, c’était cool puis, il n’y avait jamais trop de monde les weekends alors, elle pouvait aisément s’adonner à son passe-temps favori : l‘écriture. Quand elle avait postulée dans cet endroit, elle s’était dit que joindre sa passion pour les écrits et la vente d’ouvrage à des jeunes gens en quête de culture étaient un moyen sympa de boucler la boucle et de se la donner genre "Moi, je vends de la culture, Monsieur. Retournes donc à tes détergents et passe-moi le sel, tu veux." Bref, c’était un job qui lui plaisait beaucoup. Son employeur était correct en plus d’être charmant et elle rencontrait des gens des environs qui lui faisait la conversation quand elle encaissait avec bonne humeur leurs achats soigneusement sélectionnés : ce job, c’était un peu le meilleur job du monde.

Ce samedi-là, Ecaterina était seule à la boutique. Cela lui arrivait souvent et ce n’était pas quelque chose qui la dérangeait. Son patron avait confiance en elle, il le lui avait dit et le fait que la fréquentation de l’endroit était relativement calme rendait le travail plus agréable, elle qui n’aimait pas la foule et les gens agglutinés en nombre autours de la même chose. Juchée sur une petite marche qui l’aidait à atteindre une étagère - qui n’était pas si haute que ça pourtant, elle s’attelait à ranger les ouvrages dans la section romans fantastiques. Ecaterina s’était attachée à cet endroit. Très bien agencée et grande sur plusieurs sections, le plafond était très haut et la pièce principale toujours bien éclairée. Les livres s’entassaient parfois dans des coins repliés de la boutique mais, dans l’ensemble tout paraissait clair et bien organisé, c’était important pour attirer le client. Sur quelques étagères étaient posées de grandes échelles pour permettre aux lecteurs invétérés d’atteindre avec plus de facilité les rayonnages les plus hauts et au sol, des marches en bois (comme celle sur laquelle la blondinette était montée) permettaient aux plus petits de faire de même. Les romans les plus appréciés étaient toujours en tête de sections, la place d’honneur ou Ecaterina estimait que certains grands classiques auraient davantage eu leur place que ces romans teintés de vampirisme à l’eau de rose mais, ce n’était pas elle qui faisait les ventes et elle se gardait de faire part de son opinion trop vivement pour ne pas effrayer le client. Enfin, déposant le dernier livre du bout de ses petits doigts, la jeune fille descendit de sa marche, les bras en compote et la nuque douloureuse - bon sang, pourquoi n’avait-elle pas une quinzaine de centimètres en plus ? Et s’apprêtant à rejoindre sa caisse pour déblayer son comptoir des cartons entassés et autres emballages bullés, elle tourna subitement la tête quand la clochette de la porte résonna : un client venait d’entrer et fièrement, la jeune fille s’avança dans le rayonnage pour rejoindre l’allée principale mais, quand elle voulu tourner l’angle des étagères, elle s’arrêta nette et rebroussa chemin. Cat se plaqua contre un meuble et posa la main sur sa poitrine qui se soulevait frénétiquement à cause de sa respiration saccadée et profonde. Il arrivait parfois que certain élèves du lycée viennent ici. C’était plutôt agréable de les croiser dans un autre environnement que le lycée et même si elle se contentait de leur sourire et d’encaisser les bouquins, cela ne la dérangeait absolument pas d’avoir à faire à ceux à qui elle n’adressait jamais la parole au bahut. Seulement avec elle, c’était différent : Oxanna Presxott. On parlait d’elle comme d’une Sherlock Holmes au féminin. Une espèce de détective privée très douée et très bien renseignée. Ecaterina le savait parce qu’elle avait pensée un temps à avoir recours à ses services à cause de quelques menaces isolées qu’elle avait reçu par une élève de McKinley qui prenait un malin plaisir à la faire enrager. Toutefois, elle avait toujours réussit à bien se défendre mais, le fait que des choses traînent à son sujet sur le net et ailleurs lui faisait peur, c’était étrange et en aucun cas elle ne voulait que cela filtre. Oxanna paraissait être la solution à son problème cependant, Ecaterina n’était pas assez courageuse pour oser l’aborder. Derrière son étagère, la jeune fille respira furieusement et avançant de quelques pas chassés jusqu’à l’entrée de la section, elle passa la tête quelques secondes dans le petit passage et quand elle remarqua qu’Oxanna s’engouffrait dans la section voisine, elle serra les dents jusqu'à les faire grincer. C’était puéril mais, elle ne voulait pas se montrer et se retournant face à une étendue de livres, elle observa la jeune fille entre deux tomes d’Harry Potter et plissa les yeux attendant fébrilement qu’elle parte.

Oxanna observa une rangée de livres et Ecaterina roula des yeux quand elle saisit un roman qu’elle avait détestée. Petite et menue, Ecaterina était un peu étonnée de voir à quel point certains élèves la respectait. Ils avaient sans doutes peur qu’elle n’utilise ses informations durement obtenues contre eux et à cette pensée, la jeune fille sourit. Les adolescents et leurs petits secrets. Haussant un sourcil, elle opina du chef courroucée par ses brides d’idées qui lui venaient en tête. Elle n’était pas mieux que les autres, elle aussi avait plein de sales petits secrets qu’elle tentait de dissimuler aux risques de passer pour une garce. Certes, elle ne défendait pas ses amourettes honteuses ou ses vacances passées à sortir avec un motard de deux fois son âge mais, tout de même… cela se défendait ! Suivant machinalement les moindres faits et gestes d’Oxanna, elle la suivit quand elle changea de section en prenant soin d’empoigner un livre au passage au cas-où : sur la pointe des pieds, elle se faufila. Oxanna n’était pas bien grande - trois ou quatre centimètres de plus qu’elle, il serait facile de se frayer un chemin si jamais elle intervenait et marchant sur des œufs, l’adolescente la fila et quand elle tourna une nouvelle fois, la jeune fille fit un grand bond de côté si bien qu’elle faillit trébucher et s'accroupit dans l’allée de livres à temps, la respiration saccadée et le cœur bondissant dans sa poitrine. Elle n’avait jamais eu à faire ce genre de choses, c’était plutôt drôle et elle se mit à rire discrètement. Si son frère la voyait, il se paierait sa tête à coup sur et en imaginant que quelqu’un puisse la voir, elle s’arrêta de glousser et regarda à côté d’elle dans un mouvement de tête tellement violent qu’elle cru se deviser le cou : un coup d’œil à gauche, un coup d’œil à droite et soucieuse de faire correctement les choses, avec aisance elle reprit l’observation de sa proie mais surprise, elle ne la vit plus. Son regard bleu clair vacilla de part et d'autres de l'allée et dans un élan de panique, Cat s'avança accroupie. Elle s’approcha davantage du coin de l'étagère et observa avec attention, prête à agir : Oxanna n’était plus là. Envolée ! Fronçant les sourcils, Ecaterina se demandait bien où elle ce qu’elle avait bien pu passer et quand la voix de l'adolescente résonna derrière elle, elle se leva furibonde et laissa tomber le livre lourdement à ses pieds - celui qu'elle avait empoignée comme alibi puis elle se plaqua contre l’étagère, prise sur le fait.

« Mon Dieu ! » haleta-elle, fermant les yeux avec force. Elle regarda Oxanna qui ne pu s’empêcher d’utiliser l’ironie et se baissant pour rattraper son livre sur le sol, elle le fit pivoter devant elle et pointa du doigt son badge avec son prénom inscrit dessus épinglé sur sa poitrine « En fait, je bosse ici. J’étais en train de ranger. C’est mon job, ouais. » Elle opina du chef inlassablement pour se convaincre elle-même de ses paroles tout en se balançant d’avant en arrière certaine que sa gêne était perceptible et quand elle entendit le prénom de Puck, elle s’arrêta et pencha la tête. Elle s’en fichait pas mal qu’on puisse la juger, la détester ou toute la panoplie de verbes en -er qu’il existait mais, qu’on s’en prenne à ses amis, c’était impensable et le ton dédaigneux que prit Oxanna la dérangea beaucoup. Elle fit claquer sa langue sur son palais et esquissa un sourire moqueur avant de la toiser et de concocter un mensonge à sa sauce « Je me demandais juste où est-ce que t’avais eu ta veste. Elle est cool. J’aime bien le style camionneur du dimanche, ça fait rebelle. »

Elle tendit les mains en avant, tenant fermement le bouquin dans l’une d’entre-elles et dans un geste mystérieux, elle se détourna de la blondinette. Ce n’était pas la bonne façon de s’adresser à Ecaterina et si Oxanna comptait sur le fait qu’elle ne lui fasse part de sa demande en utilisant l’irone et la moquerie, elle pourrait attendre longtemps parce que même si elle-même utilisait le sarcasme régulièrement, de la part des autres cela était totalement différent. C’était son moyen de se défendre. Elle s’était sentie fragile en la voyant débarquer mais, face à ses paroles l’arrogance avait reprit le dessus et maintenant, elle se sentait plus forte si bien qu'elle se redressa. Aussi, essoufflée à cause de sa petite filature avortée, la blondinette reprit sa respiration avec discrétion, repoussant de la main ses longs cheveux en arrière et avança d’un pas décidé pour aller rejoindre son comptoir, laissant la détective en herbe en plan : si elle avait voulu l’impressionner avec sa répartie, c’était peine perdue. Ecaterina n’était pas impressionnable, loin de là et arrivant à destination, elle attrapa la bouteille d’eau posée à côté de sa caisse et bu une gorgée : toutes ces émotions lui avaient données soif.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Sam 14 Jan - 18:09, édité 2 fois
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyDim 23 Jan - 13:48

Ecaterina fut des plus surprises lorsque la voix de la blondinette s’éleva dans son dos. Oxanna la vit lâcher son bouquin qui tomba lourdement au sol, et se plaquer contre l’étagère en fermant les yeux. Décidément, un peu plus et elle lui aurait fait une crise cardiaque ! Avec humour, Oxy songea que pour une fois, son énorme chien d’attaque n’aurait probablement pas fait mieux. Elle laissa une seconde à l’adolescente pour se reprendre, croisa les bras sur sa poitrine et entreprit de lui faire savoir qu’elle n’avait apprécié son petit jeu du chat et de la souris. Ecaterina ramassa son livre, puis montra son badge du doigt, expliquant que ranger les ouvrages dans les rayons de cette librairie était son travail. Sous-entendu, qu’il était donc normal qu’elle ne cesse de bouger à travers tout le magasin, donnant ainsi à quelques clients un peu paranos l’impression qu’ils étaient suivis.

Bon. OK. Oxanna s’était peut-être montrée un peu trop sur la défensive, mais Cat devait bien avouer que son comportement n’était pas normal. Non, elle ne faisait pas que remettre les livres à leur place. Pour être fille de détective privé, et elle-même DP en herbe, elle avait bien remarqué que sa camarade de lycée l’observait du coin de l’œil. Comme si elle n’osait pas l’approcher mais avait pourtant envie de le faire, pour une raison obscure. Ceci dit, ça ne justifiait pas qu’Oxanna lui ait parlé sur ce ton et l’ait fusillée du regard. Mais il fallait la comprendre : elle avait un lourd passé avec les filatures et se sentait donc agressée dès qu’une tierce personne la regardait avec un peu trop d’insistance…

Cela remontait à cet été seulement. Peu avant les vacances, Oxanna avait enfin réussi à mettre la main sur l’adresse de sa mère. Sa génitrice plutôt, car à ses yeux, elle n’était rien de plus. Elle les avait abandonnés, elle et son père, peu après la naissance de la blondinette. Elle n’avait laissé qu’une lettre dans laquelle elle expliquait à John Prescott que la vie de famille n’était pas pour elle, qu’il lui serait impossible de s’habituer à cette sorte de routine inhérente à la venue au monde d’un enfant. Oxanna n’avait jamais vu sa mère, sauf sur quelques photos que son père avait bien voulu lui montrer – après qu’elle ait insisté durant des jours, après qu’elle l’ait supplié.

Jusqu’à cet été. Oxanna avait appris qu’elle vivait dans une petite maison à quelques minutes de Los Angeles, en Californie. La lycéenne avait mis en œuvre tout un stratagème pour aller la voir sans que son père ne soit au courant de cette visite. Car elle avait promis… Quelques temps plus tôt, John lui avait fait jurer de ne jamais essayer de retrouver sa mère, car elle ne pourrait rien lui apporter de bon. Et lui, de son côté, il ne la rechercherait pas non plus. Et Oxy avait brisé cette promesse. Il n’était donc pas au courant de ce « dossier en cours », ni du fait qu’elle avait déniché une adresse, ni même du fait qu’elle s’apprêtait à sauter le pas et se rendre sur place. Et il ne devait jamais l’apprendre.

Seulement, une ancienne « victime » d’Oxanna, un jeune policier qui n’avait pas supporté de perdre son boulot, après qu’elle ait dénoncé ses malversations, avait embauché un détective privé pour la suivre. Trop prise par sa découverte sur sa mère une fois arrivée sur place – remariée, et avec deux enfants ! – Oxanna n’avait pas fait attention à ses arrières. Le DP qui la talonnait avait des clichés de tout : Oxy dans sa voiture, surveillant la maison de sa mère, et toutes les deux en grande conversation sur le pas de la porte. Bien évidemment, Oxanna ne s’était pas présentée comme étant sa fille – elle avait trouvé une excuse pour justifier son passage mais sa génitrice ne se doutait de rien. Quoi qu’il en soit, c’était un détail. Le plus important était qu’à cause de cet homme, Oxanna se retrouvait piégée.

En revenant, le policier avait eu la mauvaise idée de la menacer. Oxy avait donc découvert qu’elle était suivie à Los Angeles et savait que l’ancien membre des forces de l’ordre avait des photos compromettantes en sa possession. Mauvais geste pour lui, car Oxanna, retrouvant sa force et sa malice, avait réussi à le démunir de ses clichés – avec l’aide de Chase. Au départ, elle avait eu peur que le détective ait encore les négatifs, mais elle s’était aussi arrangée pour qu’il ne reste plus aucune trace nulle part de ce dont il avait été témoin. Elle était sauvée.

Sauvée oui, mais de justesse. Et si son père avait tout appris, Oxanna ne s’en serait pas remise. Il aurait à jamais cessé de lui faire confiance, et elle n’aurait pas supporté la déception et la douleur qu’elle aurait pu lire dans son regard. Voilà pourquoi John Prescott ne devait jamais savoir : lui-même ne supporterait pas cette atroce vérité. Que son ex-épouse, qui disait ne pas vouloir d’une famille, en avait désormais une. Et qu’elle les avait complètement oubliés, rayés de sa vie comme s’ils n’avaient jamais existé. Comme si, dix-huit ans plus tôt, elle n’avait pas donné naissance à une petite fille dans une maternité de Lima, Ohio…

En toute connaissance de cause, il serait facile de comprendre pourquoi Oxanna n’aimait pas qu’on la suive. Cela avait failli lui coûter beaucoup quelques mois plus tôt, et désormais elle détestait toute personne qui lui donnait cette impression d’être observée. Ecaterina y compris, même si la blondinette se doutait qu’elle ne pouvait pas réellement lui causer du tort. Seulement, Oxy devait bien admettre que sa réaction avait été un peu trop forte en vue de la situation, surtout que Cat ne la connaissait pas assez pour connaître cette « phobie » développée cet été. Et puis, elle n’avait jamais rien fait de mal à Oxanna, toutes les deux ne se fréquentant pas. La détective en herbe entreprit donc de se calmer un peu et se contenta de demander à son interlocutrice ce qu’elle lui voulait, sur un ton un peu moins agressif.

Ecaterina, contre toute attente, lui répondit par un mensonge doublé d’une vanne qui aurait pu la vexer si elle n’avait pas trouvé cela extrêmement drôle. Oxanna se contenta donc d’éclater de rire – c’était la première fois qu’on lui faisait ce genre de remarque à propos de sa veste. Mais soit, tous les goûts étaient dans la nature, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, elle fut ravie de constater que Cat avait du répondant. Elle croisait tellement peu de gens aussi francs et brut de décoffrage qu’elle ! Ce n’était pas pour rien que Sarah Vaughn était son amie depuis tant d’années…

« Toi et moi, je sens qu’on va bien s’entendre. » lâcha-t-elle avec un sourire en coin. « Et toutes mes excuses pour la frayeur de tout à l’heure, mais tu sauras qu’être espionnée c’est tout simplement un truc que je ne supporte pas. Mauvaise expérience, » ajouta-t-elle pour toute explication. « Comme je suppose que ma super veste de rebelle n’est pas ce qui t’intéressait réellement, dis-moi : de quoi as-tu besoin ? Ton père trompe ta mère et tu veux le révéler au grand jour pour qu’elle ouvre enfin les yeux ? Ta petite sœur t’a piqué ton journal intime, refuse même sous la torture de dire où elle l’a planqué et tu voudrais le retrouver rapidos ? On a peint ton chat en bleu et tu voudrais savoir quel est l’enfoiré de voisin qui a osé en faire un Schtroumpf ? Raconte-moi tout. »

Un sourire aux lèvres, elle s’appuya contre l’étagère, les bras toujours croisés contre sa poitrine. Elle avait fait preuve d’humour, plus détendue désormais. Ecaterina ne semblait pas méchante – même si elle était amie avec Puck – mais Oxanna ne savait pas encore si elle allait lui offrir son aide ou pas, malgré une bonne première impression. Elle avait du pain sur la planche et chaque élève de McKinley qui lui demandait de résoudre ses problèmes lui ajoutait un poids en plus sur les épaules. Ils ne se rendaient pas compte à quel point, parfois, ce statut de super-détective pouvait être lourd à porter. On se tournait vers elle pour le plus insignifiant des détails, et comme elle était cool dans le fond – même si elle ne le montrait que rarement – elle avait du mal à dire non.

Alors, elle disait oui. Personne ne l’avait encore remarqué – McKinley était grand – mais Oxanna faisait payer ses « prestations » quand on ne lui demandait pas grand-chose, et apportait son aide gratuitement pour des soucis plus importants et qui lui prenaient davantage de temps. Toute personne sensée aurait fait l’inverse, seulement si Oxy faisait aligner la monnaie aux premiers, c’était pour justifier qu’elle s’occupe de leur cas. Pour se motiver, en quelque sorte. Enquêter était sa passion, alors quand on venait vers elle pour prouver l’adultère d’un parent, elle préférait prendre l’affaire au vol plutôt que de risquer de la perdre parce que ses tarifs étaient trop élevés. Par exemple, elle avait prévu de facturer à Tim les recherches sur son beau-père, mais c’était avant de découvrir qu’il était un ex-braqueur de banque et supposé meurtrier. Maintenant, elle trouvait cette histoire beaucoup trop dangereuse pour penser à réclamer des dollars…

Oxanna avait hâte de savoir ce qu’Ecaterina lui voulait. Evidemment, elle espérait que ce ne soit pas aussi grave que l’affaire de Timothy, mais priait intérieurement pour que ce soit plus intéressant qu’une petite sœur voleuse ou un animal peinturluré… Sinon, Cat n’aurait plus qu’à lui faire miroiter de beaux billets verts pour qu’elle s’exécute !
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Ecaterina S. Robertson
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MessageSujet: Re: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyDim 23 Jan - 18:13

« Tu penses ? » ajouta-t-elle à l’affirmation de la blondinette et passant derrière sa caisse, la jeune fille esquissa un sourire. Les rumeurs en tout genre qui courraient sur les différents élèves du lycée, Ecaterina les écoutait d’une oreille attentive tout en y prêtant pas réellement attention - oh, contradictions quand tu nous tiens. Le commérage, n’était pas son point fort en revanche mais, l’observation était son domaine de prédilection et en une fraction de seconde, appuyant ainsi les dires de sa camarade de lycée, elle estima en effet qu’elles s’entendraient plutôt bien et étouffant un rire qui sonnait goguenard à la suite de sa confession, elle but une longue gorgée de sa bouteille d’eau avant de pointer la jeune fille avec le goulot, laissant le liquide pencher dangereusement, menaçant de s’échapper d’un moment à un autre mais, elle la redressa à temps, acceptant d’un signe de tête les excuses fugaces d’Oxanna et lança avec malice « Parano, hein ? J’en connais un rayon, t’es toute excusée. » Elle pencha la tête légèrement et ferma un œil en faisant claquer sa langue dans sa bouche mais, fronçant soudain les sourcils, elle plissa les yeux faussement suspicieuse « Qui te dit que je t’espionnais ? C’est vrai. T’as aucune preuves, si ce n’est le fait que j’ai faillis me retrouver les quatre fers en l’air dans la section romans pour adultes mais ça, ça compte pas : j’ai un équilibre précaire, problèmes d’hémisphère - le droit si mes souvenirs sont bons. » Ecaterina se tapota la tempe avec le haut de sa bouteille puis la reboucha subitement avec le plus grand soin, écoutant Oxanna lui faire la liste de ce que potentiellement, elle pourrait lui demander. Pouah ! Cat était certaine que la moitié des trucs farfelues qu’était en train de lui déblatérer la détective à en devenir lui avait déjà été demandé, auparavant. Et c’était pathétique. Appuyant ses mains sur le comptoir, la jolie libraire leva les yeux au ciel feignant l’agacement et suivant l’ordre des propositions de la blondinette, elle répondit à chaque fois avec une rapidité consternante : « Ma mère est morte, mon père s’est remarié avec sa secrétaire ; j’ai pas de petite sœur, ni de journal intime ; pas de chat non plus et mon voisin, c’est Mr Ryan. Et si tu veux mon avis, je crois qu’il a d’autres chats à fouetter - sans jeu de mots - que de vouloir filer un cancer de la peau à un minou innocent, alors ? » Elle haussa les épaules en regardant Oxanna et pencha la tête, fronçant le nez « T’as rien de mieux à me proposer ? T’as pas une catégorie fourre-tout ? Genre, comme dans les tests débiles qu’on trouve dans Seventeen ? »

Visiblement à l’aise. Oui, elle l’était. En réalité, cela faisait un petit moment que Cat se sentait plus sereine face aux jeunes de son âge. Elle avait comprit qu‘elle était peut être plus intelligente qu‘eux, ça lui donnait une raison valable de jouer de sa culture si étendue et de son vocabulaire en français qui l‘était tout autant. Certes, pas à l’aise au point de vouloir participer à des soirées pyjamas pour se tresser jovialement les cheveux dans des gloussements surexcités en buvant à grandes gorgées du jus d’orange tropical et en visionnant Dirty Dancing récitant à tue-tête la moindre des répliques prononcées par feu Patrick Swayze. Mais ! Elle prenait la peine de répondre maintenant, du tac au tac avec cynisme et humour au quarante-cinquième degrés et tout le toutim, bien entendue C’était plus agréable que de se terrer dans le silence toute la journée, elle l’admettait. Aussi, des évènements inattendues l’avait quelques peu calmée, l’obligeant à adopter les sweets à capuches pendant un bon mois. Quelqu’un savait. Oui, quelqu’un d’autre que Finn Hudson - qui l’avait démasqué dès leur premier cours en commun et qui s’était sentit obligé de la mettre au courant en lui récitant un slogan bidon, quand elle y pensait… aujourd’hui, une personne la faisait plus ou moins chanter : elle avait eu la surprise de retrouver dans son casier une pile de photos d’elle, lorsqu’elle devait avoir quatorze ou quinze ans en train de sourire mystérieusement, regard inexpressif et traits du visage figés pour la ligne de fringues des boutiques Bloomingdales. Elle avait fait pire, c’est vrai mais de se voir comme ça lui avait fait un choc, l’avait même rendue physiquement malade si bien qu’elle n’était pas allée au lycée pendant un certain temps. Elle avait fait son enquête de son côté, avait découvert qu’il s’agissait de Bandô Urushima qui souhaitait lui faire du tord. A dire vrai, elle ne s’en cachait pas. Ecaterina ne savait pas ce qu’elle lui voulait mais, elle s’était précipitée sur son ordinateur le soir même et fit ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant : elle s’était googlée. Et là, horreur. Elle s’était vu, encore et encore et encore. Elle ne savait pas ce qui était pire - la fameuse campagne Bloomingdales ou celles pour la lotion contre l’acné, celle pour les tampons ou tout les minis courts-métrages pour les céréales Banana Nut Crunch mais, cela lui fichu un coup. Enfin, elle pencha davantage la tête quand Oxanna lui demanda de tout lui raconter et tatillonne, elle hésita puis se mordant furieusement la lèvre, elle se lança, timidement.

« Très bien. » murmura-t-elle, soufflant tout doucement et avec discrétion mais, pointant soudainement son index sur la jeune fille, elle fronça très fort les sourcils presque paniquée « Je t’interdis d’émettre des commentaires ! De rire ou de penser, même ! Je te préviens. Je pourrai te faire interdire d’accès ici et je révélerai à tout le monde que tu lis cette daube ! » Son index droit planté devant le visage de la blondinette, désignant du menton le livre d’Oxanna, l’adolescente la fixa encore un moment et se rendit compte à quel point cela était ridicule. Enfin, peut-être pas au fond. Dans tout les cas, cela la faisait souffrir, la rendait malheureuse et baissant lentement sa main, elle la passa dans ses cheveux en cherchant ses mots et enfin, elle prit la perche que lui tendait Oxanna « Bandô Urushima. » commença-t-elle par dire mais, elle conclut que ce n’était pas la bonne manière de débuter l’histoire aussi, elle secoua la tête et changea la donne alors que son débit de parole resta calme et posé « J’ai été mannequin pendant très longtemps pour des campagnes publicitaires, en particulier. Jusqu’il y a un peu moins de deux ans, en fait. Je pensais avoir été assez méticuleuse en détruisant une grosse partie des preuves » Elle dessina des guillemets imaginaires au dessus de sa tête « Mais, j’ai surestimé mon potentiel de geek amateur : il reste des tas de vidéos et de photos sur le web. » Elle n’osa pas regarder Oxanna. C’était déjà assez difficile pour elle d’avouer ça à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas alors, soutenir son regard. Mais, Oxanna avait bonne réputation et elle lui faisait confiance malgré tout. Enfin, sa requête avait été faite et elle se sentait comme allégée : superficiel, ça l’était sans doutes. En revanche, ça l’était beaucoup moins de vouloir vivre une vraie vie normale, sans qu’on lui rappelle sans arrêts qu’elle était cette petite fille charmante qui avait vanté les mérites pendants des années de pansements magiques Bob l’Éponge avec ses petites couettes rigolotes et ses deux dents de devant en moins qui lui donnait l‘air d‘une parfaite crétine. C’était ça, le seul souci d’Ecaterina : elle voulait qu’on la laisse tranquille, qu’on la laisse vivre sa vie comme elle l’entendait. Et s’il fallait qu’elle renie tout ça, elle le ferait - elle le faisait déjà avec talent, d‘ailleurs. La librairie était devenue silencieuse puisqu’elle s’était tut et regardant avec intérêt le comptoir qui s’étalait devant ses yeux, elle prit une profonde inspiration avant de continuer, tapotant en rythme du bout de ses doigts sur la surface lisse « Bref. Bandô est tombée dessus et inutile de te dire que pour elle, le jour où elle s’est rendue compte que la fille de la pub pour les tampons allait dans le même lycée qu‘elle, c’était un peu comme Noël avant l’heure. » Elle émit un rire nerveux et se redressa légèrement avant de se retourner pour marcher un peu, les jambes cotonneuses et le cœur battant. Débarrassant en même temps les cartons et autres petits bouts de papiers qui traînaient, Cat ferma les yeux : elle se retint d’ajouter quelque chose, elle pensa qu’il était inutile qu’elle exploite davantage le sujet et rentre dans des choses plus personnelles qui elle en était sûre, n’intéresseraient même pas Oxanna. Aussi, elle resta silencieuse. Pliant avec dextérité les cartons entassés et se mordillant la lèvre avec puissance, elle releva la tête après quelques minutes et ramena sa longue chevelure sur le côté de son épaule ; plantée derrière le comptoir, elle cligna des yeux et refoulant la question qui lui brûlait les lèvres, elle ne put se retenir plus longtemps pourtant. Alors, indépendamment de sa volonté, esquissant un mi-sourire inquiet, elle leva doucement les épaules et chuchota : « Tu crois que tu peux m’aider ? »


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MessageSujet: Re: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyMar 1 Fév - 12:46

Ainsi, Ecaterina connaissait également le domaine de la paranoïa. Le vivait-elle ? Le subissait-elle ? Oxanna le saurait certainement en temps voulu ; elle avait la nette impression que cet état de fait était directement rattaché au service que sa camarade allait lui demander. Son esprit se mit à divaguer de nouveau, jamais en manque d’imagination. Cat se pensait-elle suivie par quelqu’un ? Mieux encore ! Avait-elle le fâcheux sentiment que son chat-schtroumpf la regardait de travers ? Peut-être lui en voulait-il de ne pas avoir empêché son voisin de lui faire une nouvelle couleur. Il était clair que ce pauvre minou devait désormais supporter les moqueries de ses copains. Ils le traitaient probablement d’alien à longueur de journée, et Mr Le Chat voulait alors se venger de ce qu’on lui avait fait. Au lieu de s’en prendre au coupable, il échafaudait un plan pour faire payer Ecaterina, parce qu’après tout, en tant que maîtresse, elle était sensée le protéger.

Oxanna esquissa un petit sourire en coin, avant de se dire qu’elle aussi devait probablement avoir des soucis d’hémisphère. Quoi qu’à ce stade, c’était son cerveau entier qu’il faudrait changer. A chaque fois qu’elle partait dans de tels délires, elle se trouvait toujours l’excuse de l’humour pour ne pas péter une durite. Oui parce que son « boulot » n’était pas aussi simple qu’il n’y paraissait. Elle passait son temps à voir des couples se déchirer, des parents humilier leurs enfants, des amis se trahir… Et qui lui disait que l’histoire de Cat serait plus joyeuse que les autres ? Franchement, il y avait peu de chances. Alors si Oxanna pouvait se détendre un peu occasionnellement, quitte à passer pour une folle, et bien tant mieux. Dans la vie, on ne s’en sortait pas si l’on n’avait pas un peu d’humour. Il s’agissait à ses yeux de la plus grande des qualités existantes. Voilà pourquoi elle s’entendait aussi bien avec Zack ou encore Sarah : ils la faisaient rire. Et elle adorait ça.

La détective en herbe ne n’imaginait pas obtenir des réponses à toutes ses questions – peu sérieuses, soit dit en passant. Mais Ecaterina, contre toute attente, se prêta volontiers au jeu. Ainsi, Oxanna apprit que sa mère était décédée et que son père avait finalement épousé sa secrétaire. Aïe. Dur. Pas plus qu’une génitrice qui abandonne sa famille mais soit, Oxy n’était pas encore assez blasée pour ne pas compatir du tout. Avec étonnement, elle apprit également que les Robertson étaient les voisins de Mr Ryan – le chef des Awesome Voices en personne. Tiens, elle s’était toujours demandée à quoi pouvait bien ressembler le quotidien de Bryan. Rentrait-il tout de suite après les cours ? Sortait-il le soir, seul ou en charmante compagnie ? Oxy savait que c’était de la pure curiosité, et qu’elle pouvait parfaitement se passer de toutes ces informations. Néanmoins, mettre son nez où il ne fallait pas était ce qui lui apportait sa popularité, non ? En tout cas, la blondinette avait fait son quota de recherches sur Mr Ryan. Ainsi, désormais, elle situait relativement bien la maison d’Ecaterina.

« Seventeen, hein ? » reprit-elle en faisant appel à sa mémoire – elle ne lisait plus ce magazine depuis deux bonnes années maintenant, ayant fini par s’ennuyer des débilités qu’on pouvait y trouver. Cependant, elle doutait que les fameux tests changent beaucoup au fil du temps : les problèmes des ados restaient les mêmes peu importe les années... « Alors, laisse-moi réfléchir… Tu as de l’acné et tu ne sais pas comment t’en débarrasser ? » Elle s’approcha d’Ecaterina et fit mine de scruter son visage avec attention, puis s’éloigna de nouveau en secouant la tête. « Non, visiblement ta peau se porte parfaitement bien. Alors, voyons voir… Tu es tombée enceinte !? » dit-elle finalement, une main sur la bouche et les yeux écarquillés d’horreur – elle jouait visiblement la comédie. « Allez, ne me fais pas languir plus longtemps, » conclut-elle, reprenant son sérieux.

Ecaterina poussa un soupir, comme si ce qu’elle allait lui demander la forçait à révéler son secret le plus terrible. Elle commença son petit discours par des menaces – toutefois pas réellement mauvaises, comme Oxy pouvait en juger par le ton de sa voix. Et heureusement pour elle d’ailleurs, car aborder la blondinette de cette façon quant on s’apprêter à nécessiter son talent de détective… ce n’était pas bon, pas bon du tout. Mais Oxanna entrevit plutôt de l’humour dans les mots de Cat, c’est pourquoi au lieu de prendre la mouche, elle hocha la tête d’un air soumis, comme si elle discutait avec le Parrain en personne. Et là, Ecaterina Robertson lâcha la bombe.

QUOI ? Son Anti-Fouine personnelle !? Mais qu’avait-elle à faire dans cette histoire ? Oxanna tenta de ne pas paniquer et de se concentrer sur les explications de son interlocutrice. Elle raconta alors avoir été mannequin et fait des campagnes publicitaires, ne s’étant arrêtée que deux ans plus tôt. Oxy fouilla encore une fois dans sa mémoire, et eut énormément de mal à ne pas ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes quand la vérité la frappa. Mais oui ! Elle se rappelait très bien de certaines des pubs ! Voilà où elle avait déjà croisé Cat ! Depuis le début, cette fille lui disait quelque chose sans qu’elle ne réussisse à comprendre pourquoi. Et maintenant, tout s’éclairait enfin. Ecaterina voulait que la détective en herbe détruise ce qu’il restait d’elle sur internet, pour qu’on la lâche. Chose qu’elle pouvait tout à fait comprendre : les spots pub dans lesquels elle apparaissait – du moins pour la plupart – pouvaient effectivement faire l’objet de nombreuses moqueries. Evidemment, Miss Urushima n’avait pas traîné pour se prendre une part du gâteau. Oxanna n’en était même pas étonnée : si une personne au lycée devait faire chanter Cat, c’était elle. L’Anti-Fouine semait la destruction sur son passage, c’était bien connu.

Alors qu’Oxanna intégrait toutes ces informations, Ecaterina se mit à plier des cartons avec force gestes nerveux. Au bout de quelques minutes – Oxy l’avait laissée se calmer, préférant attendre qu’elle formule réellement sa demande d’aide – Cat se releva et posa LA question d’une petite voix. Oxanna acquiesça, mais préféra émettre des réserves.

« Bien sûr. Je connais quelques élèves à McKinley qui pourrait se charger du côté « informatique » de ton problème, et l’un d’eux me doit justement un service. Mais pour ce qui est de Bandô, je ne te promets rien. Je vais essayer, c’est certain, cela dit je préfère te prévenir tout de suite que ce ne sera pas facile. Elle et moi avons… un passé plutôt houleux en quelque sorte. » Elle laissa passer cinq secondes de silence et reprit, désireuse de rassurer Ecaterina. « Mais je m’en charge. Tu peux compter sur moi pour faire mon maximum. En revanche, il me faudra quelques infos en plus concernant ces pubs. On se donne rendez-vous quelque part en fin de journée, ou tu as une pause bientôt ? »

Bon. En faisant le point de cette histoire, Oxanna n’arrivait pas à se dire que tout se passerait comme sur des roulettes. C’était le premier cas qui lui posait autant de problèmes, et c’était la faute d’une seule personne : Bandô. La nippone avait tout d’abord bien failli mettre une dérouillée à Oxanna, après avoir été payée par un élève pour le faire. Et puis maintenant, elle la regardait bizarrement, et la blondinette avait parfois la sensation que Bandô la suivait, l’observait. Même en dehors de l’établissement scolaire. Etait-elle, pour en revenir à la conversation précédente, un peu trop parano ? Ou Bandô lui cachait-elle réellement quelque chose ?

Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir : le lui demander. Seulement voilà, Oxanna ne la sentait pas, cette fille et par le fait, n’avait jamais trouvé le courage de l’affronter. Et maintenant, elle se disait que la vie pouvait vraiment faire de grands hasards. Ecaterina venait lui demander de l’aide, et l’accepter signifiait… confronter Bandô. Haha. Life’s a bitch, se dit-elle finalement.
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MessageSujet: Re: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyMer 2 Fév - 17:22

« C’est pas vrai, ne me dis pas qu’elle te fait peur. » lança la blondinette, ses avant-bras posés sur le comptoir, le buste légèrement penchée au dessus et les yeux plissés suspicieusement scrutant la jeune fille devant elle. Cat pouvait ressentir la peur à des kilomètres à la ronde et pour cause ; elle était elle-même une peureuse invétérée et le court silence d’Oxanna entre ses deux phrases l’avait mise sur la voie : elle avait la trouille ! C’était pas croyable. Ouvrant légèrement la bouche dans une expression de surprise, elle rentra les épaules en émettant un rire qui fut furtif et se redressant de toute sa petite taille, elle passa ses deux mains dans ses long cheveux avant de poser les mains sur ses hanches en souriant en coin et d’ensuite la pointer brièvement du doigt « Un passé houleux ? C’est-ce qu’on dit quand une personne nous fiche tellement la trouille qu’on n’ose même plus prononcer son nom par peur de le voir débarquer derrière nous à tout moment. » commença-t-elle et replissant les yeux une seconde fois, elle retroussa les lèvres et termina, sûre d’elle et opinant du chef lentement « Tu vois, c’est l’effet Bloody Mary. Pas le cocktail, la légende urbaine. »

S’arrêtant de hocher la tête, elle toisa Oxanna en tapotant le bout de ses doigts sur ses hanches puis, elle la fixa un long moment. Sa curiosité était piquée au vif, c’était vraiment pas malin. Elle se serait pas mal fichu de ça, il y a encore quelques minutes. Mais, Oxanna était une jeune fille sympathique et assez intrigante, elle devait bien l’avouer. Le fait de vouloir aider les autres étaient quelque chose de tellement rare chez des jeunes de leurs âge alors, pourquoi elle passait son temps à vouloir rendre service ? Parce que même si elle faisait payer ses prestations, dans son for intérieur Ecaterina était persuadée qu’il ne s’agissait pas d’argent. Elle avait entendue dire que son père travaillait dans ce domaine également mais, ce n’était pas non plus une raison suffisante. Cat n’était pas curieuse de nature cependant à cet instant le silence lourd de sens de la détective en herbe venait de l’attiser et pas qu’un peu ; qu’est-ce qui avait bien pu se passer entre-elles, que se passait-il entre-elles ? Ecaterina regarda Oxanna et haussa un sourcil. Bandô avait une réputation de dure à cuire, est-ce qu’elle s’en était déjà prise à elle ? Involontairement, la jeune fille esquissa un sourire avant de s’en rendre compte et de se reprendre soudainement, prise d’un sursaut. Il ne fallait pas qu’elle s’en mêle. Ce n’était pas le bon moyen pour qu’Oxanna accepte de l’aider. Qui plus est, elle venait d’accepter de le faire alors il était inutile de remuer le couteau dans la plaie (si plaie il y avait) et de braquer celle qui viendrait à son secours et réglerait son problème. Reprenant ses esprits, Ecaterina contourna sa caisse et appuya sa main sur le bois patiné du comptoir, penchant la tête sur le côté : même s’il lui serait difficile d’oublier le semblant de terreur qui avait traversé le regard de la jolie blondinette, elle était prête à faire profil bas et faire comme si elle n’avait finalement rien remarqué et remettant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle assimila les paroles de la jeune fille.

« Quel genre d’informations, au juste ? » questionna-t-elle et lâchant la coin du comptoir sur lequel elle avait posé sa main, elle regarda la montre à son poignet et se mordilla la lèvre par réflexe « Je n’ai pas de pause avant un long moment mais, ma collègue ne devrais pas tarder à arriver. Je pourrais peut-être la prendre plus tôt. » pensa t-elle tout haut puis, elle hocha la tête et ferma les yeux avant de lever les mains devant elle. Réfléchissant rapidement, elle posa alors la main droite sur son front et désigna Oxanna de l’autre encore tendue entre-elles « Umh… ou alors, tu peux passer chez moi ce soir ? Si tu n’as pas de projets. Ça sera plus simple pour moi. Ici, on a un accès limité à certain sites. Le patron est devenue moins indulgent. Le type que je remplace profitait de la connexion pour visiter des sites pornos. »

Et surtout, elle redoutait plus que tout que l’adresse des sites où on pouvait la reconnaître restent gravés à tout jamais dans la mémoire des ordinateurs de la librairie mais, ça elle se garda bien de le dire à Oxanna. Elle avait déjà fait un gros effort pour révéler une part de son passé et si son patron et ses collègues venaient à le découvrir à leur tour, elle s’en voudrait à tout jamais. Eux qui étaient si gentils et avenants avec elle, elle ne voulait pas que leurs regards bienveillants ne changent et qu’ils se mettent à la juger. C’était ce que Cat redoutait le plus : qu’on la juge. En réalité, elle regrettait le fait que les gens se soucis du regard des autres mais, au fond elle n’était peut-être pas mieux. Seulement, toute cette histoire était tellement douloureuse et compliquée, était-ce un mal de vouloir se protéger ? Ecaterina jeta un coup d’œil derrière Oxanna avant de prendre un stylo sur le comptoir et de lui prendre des mains le livre qu’elle avait emmené avec elle. Elle ouvrit la première page, la replia et ouvrit le stylo en tapotant la partie supérieure sur la page et nota son adresse.

« C’est l’immeuble en face du Musée Allen. Appartement 314. » précisa-t-elle et elle referma la couverture sur son écriture régulière et soignée, tendant son livre à Oxanna. Elle n’osait plus la regarder droit dans les yeux. Cat préférait se concentrer sur le front de la jeune fille et son regard était étrangement fuyant et même si elle l’avait fixé un instant plus tôt, ses pupilles n’avaient pas été assez téméraires pour parvenir à la regarder en face : elle avait honte. Cela c’était pourtant bien passé. Oxanna n’avait même pas sourit, n’avait eu aucun commentaire désobligeant - en ça, elle était professionnelle mais cela avait été un grand pas pour Ecaterina : est-ce que sa camarade s’en rendait compte ? Passant nerveusement une main dans ses cheveux, Cat reposa le stylo sur le comptoir et se sentit obligée d’ajouter quelque chose. Ce qu’elle fit avant de croiser les bras sur sa poitrine « Je vis avec mon frère, il est cool. » dit-elle simplement avant d’étouffer un léger rire et de pencher un peu plus la tête sur le côté « Tu es parfaitement son genre. Il va être heureux que j’amène enfin une copine de lycée à la maison, il attend ça depuis la rentrée. Je suis quasiment certaine qu’il s’est mit à prier pour ça. » ajouta-t-elle et opinant légèrement du chef, elle se mordilla furtivement la lèvre et cligna des yeux avant de re-pointer le livre du doigt « Cadeau de la maison. »

Elle sourit en baissant la tête et la releva une seconde plus tard puis se redirigea derrière sa caisse. Oxanna la prenait peut-être pour une jeune fille superficielle qui avait comme seul souci quelque photos et vidéos qu’elle voulait oublier. Mais, Ecaterina savait bien qu’elle n’était pas une jeune fille superficielle. Elle voulait tout simplement vivre comme les autres : elle était parvenue à oublier sa mère, à ne plus l’appeler que para son prénom ou encore à la qualifier autrement que par le simple mot "maman" alors, il ne lui restait plus que faire disparaître ses fichiers et elle sera enfin une adolescente libre et normale : c’était tout ce dont elle avait toujours rêvé.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Sam 14 Jan - 18:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. All that you can't leave behind [CLOS]   04. All that you can't leave behind [CLOS] EmptyLun 14 Fév - 16:45

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