Choriste du mois


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 04.The present does not replace the past.

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MessageSujet: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyMer 19 Jan - 20:59

S.V & E.P.M
« Mordre à pleine bouche dans un cupckake »




    - Les Cherrios avec leurs tenues rouges et leur petits pompons ridicules ... Quelle bande de nulles !

    Savannah se tenait devant le tableau d'affiche du lycée Mckinley. Ce jour-là, mise en évidence, un " ordre " de Sue Sylvester qui disait à ses chères petites protégées de venir à l'entraînement de cet après-midi. En regardant ce message, elle se mit à penser à voix haute s'en sans rendre compte. Ce qui n'était pas bien grave en fait, vu que si quelqu'un osait lui dire quelque chose sur son insulte, cette personne allait finir la tête la première dans une poubelle. Ou plutôt le visage recouvert de glace pilée.
    En pensant à cela, la jeune fille sourit. Lancer des slushies aux visages des autres élèves était un acte assez drôle, enfin c'était son avis, car cela ne lui ai jamais arrivé et celui qui osera lui faire sa n'est pas encore né. Le sourire aux lèvres, en pensant au prochain élève qui allait avoir sa dose de glace pilée de la journée, elle détourna le regard du tableau d'affichage et s'avança en traînant les pieds vers la Cour sans s'excuser auprès des élèves qu'elle poussait pour passer.

    Quelques minutes plus tard, sa magnifique chevelure blonde se retrouvait sous des flocons de neige qui tombait à une vitesse folle sur elle et ses vêtements de grande marque. Savannah poussa un soupir d'agacement et mit la capuche de son sweat blanc. Un sweat qui allait finir transparent d'ailleurs si cette neige n'arrêtait pas de tomber ... Elle posa son sac de cours par terre et s'assit dessus les sourcils froncés. Cette eau qui n'arrêtait pas de bousiller ses habits l'énervait encore plus ! Pourquoi elle était aussi énervée ? La jeune fille avait rendez-vous avec une amie à l'endroit même où elle était justement posé, et cette fille qui était en quelque sorte une " amie " devait l'attendre ici il y a une heure, sauf que visiblement elle avait changer de projet. Williams ne savait même pas pourquoi elle poireautait comme une idiote assise sur son sac par terre , elle donnait l'impression d'être comme un de ces loosers. Sauf qu'elle, elle ne se ridiculisait pas en chantant des chansons d'amours, et ne se faisait pas lancer de la glace pilée au visage. Même si elle voulait se lever et rentrer à l'intérieur du lycée à faire semblant de bosser, elle ne le fit pas. En étant assise tranquillement sur son sac, ses vêtements trempés comme si elle venait de passer sous une cascade d'eau glacée, elle respirait l'air frais, la liberté et la tranquillité. Ce qu'elle ne pouvait ressentir lorsqu'elle était chez elle, avec son satané beau-père qui ne faisait que l'énerver même quand il ne parlait pas, et à McKinley. En fait le seul endroit où elle pouvait profiter de la tranquillité, de la liberté, c'était à Los Angeles au côté de sa chère et tendre Maman ...

    S'efforçant à arrêter de penser à sa mère, Savannah s'était enfin levé et se dirigeait maintenant vers le parking. Elle marchait en faisant une mine dégoûtée. Ses habits étaient trempés, quand elle marchait elle avait l'impression que sa jupe s'était raccourci avec la neige. En plus, elle en était persuadée, ses chaussures de marques étaient fichus, même tout était fichu ! Son sweat, sa jupe, ses bottes. Même ses cheveux d'ailleurs, qu'elle avait passé une heure à leur faire un brushing parfait ! Elle était bonne pour recommencer demain matin. C'est en marmonnant des trucs incompréhensibles sur la façon qu'elle allait faire ce soir pour pouvoir sécher rapidement ses vêtements qu'elle se heurta le pied contre un carton. Un carton, qui apparemment devait être bien remplie, car ce choc fit presque hurler la jeune fille.

    - Non mais quel est l'idiot, qui a mis ce carton ici !!?


    Ne cherchant même pas à savoir à qui il appartenait ou qu'est ce que sa pouvait bien faire là sous la pluie, Williams s'empara du carton et le balança vers une voiture. Et à sa stupéfaction, elle vit que ce que contenait ce fichu carton était des gobelets de glace pilée. Le jeune fille ne prit même pas la peine de savoir d'où sa venait, et qui était l'abruti qui les avait fait tomber, elle s'empara de celui qui était à quelques mètres d'elle, et eut un sourire. Non un sourire qu'aurait fait une de ces stupides cheerios, plutôt un sourire malicieux, qui prévoyait un mauvais coup. Elle, qui parlait justement de glace pilée, que sa lui manquait de ne pas en avoir jeté depuis longtemps, était justement servit. A croire que quelqu'un l'avait entendu !
    La neige continua de tomber, encore et encore. Malgré sa, la lycéenne était restée au Parking, en plein milieu, le gobelet de glace pilée entre les mains, le sourire dessinée sur ses magnifiques lèvres. En fait, elle attendait juste que quelqu'un qu'elle déteste, se ramène au Parking, pour qu'il puisse avoir sa fameuse dose quotidienne de slushie. Justement, en se demandant qui serait le looser à qui elle allait la donner, elle vit au loin une tête, qu'elle connaissait par cœur et comme par hasard cette personne était une fille qu'elle détestait. C'était Edena P. Miller. L'ancienne Cheerlader. Enfin pas si ancienne que sa. Savannah avait apprit que Edena avait fait partie du groupe des cherrios, avant de les lâcher au mois de Novembre sans aucune raison particulière. En apprenant cela, Williams éprouvait encore plus du dégoût, de rejet pour elle, en fait cela avait renforcer le mépris qu'elle éprouvait déjà pour elle lorsqu'elle était avec les Cheerladers. De toute façon, pour la jeune fille le présent ne remplace pas le passé, ce qui s'est passé avant il faut l'assumer. Alors au fil du temps, qu'elle avait appris à connaître l'ex cherrios, Sav' s'en sert de souffre-douleur, elle lui en fait baver à chaque fois qu'elle la voit et prend un malin plaisir à l'humilier auprès des autres élèves. Revenant à la vie normale, la lycéenne se rappela qu'elle avait justement entre ses mains quelque chose pour son souffre-douleur adorée, alors sans aucune hésitation elle jeta la glace pilée sur Edena en prenant soin de viser en pleine figure.


















Dernière édition par Savannah Williams le Dim 13 Fév - 12:31, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyVen 21 Jan - 18:32

Quel était ce tonnerre de son aigu qui attaquait de si bon matin dans la chambre d’Edena. Un grognement s’éleva du lit. Une main s’extirpa de la couverture blanche. À tâtons, la main toucha le métal du cadran. Et le silence revient dans la chambre. À peine une trentaine de secondes plus tard, le ronflement se relevait de nouveau du lit. Avait-elle repris où elle y était? Non, Edena ne rêvait définitivement plus. Elle aurait aimé avoir la chance de lui dire au revoir dans son rêve… mais le stupide cadran avait tout gaché. Elle était exténuée, à un tel point que la veille, elle n’avait pas réussi à finir en entier de résumer le chapitre de biologie. Bon, elle était aussi probablement la seule qui non seulement faisait ses lectures mais qui en résumait aussi la matière sur des petites fiches avant le cours, mais elle s’en foutait. Résultat, la veille c’était à 8 heures les jambes changés en béton et les paupières lourdes qu’elle s’était couché dans son lit. Et elle avait sombré dans les bras de Morphée en quelques secondes.
« Penny-chérie… debout tu vas être en retard. »
Quelques coups gentiment frappé et une voix douce s’élevèrent de l’autre côté de la porte de chambre fermée. Les yeux de l’adolescente s’ouvrir. Edena repoussa les couvertures, enfila ses pantoufles et son peignoir et sortit du lit. Les cheveux plus ébouriffés qu’en temps normal, l’adolescente descendit l’escalier qui menait au rez-de-chaussée. Elle venait à peine de rentrer dans la cuisine qu’une odeur de café lui chatouilla les narines. Réprimant une nausée, elle sortit en courant de la salle à manger pour aller vomir dans la salle de bain. La doyenne de la famille, Elizabeth Rose, fusilla du regard le jeune homme en fauteuil roulant qui avait la main sur le bouton de la cafetière. N’osant plus remettre les pieds dans la cuisine, l’adolescente fila vers la douche après s’être longuement brossé les dents. Elle attacha son épaisse tignasse châtaine en une queue de cheval. Elle n’était pas dans l’énergie pour se maquiller et s’arranger à la perfection. Sans maquillage, on voyait de légers cernes noirs sous les yeux de la jeune demoiselle due à l’angoisse chronique dont elle avait souffert pendant les semaines qui avait suivi l’annonce du décès de son copain. Elle fila vers sa chambre encore enroulée dans un drap de bain. Elle s’habilla rapidement. Elle enfila une paire de jeans bleu et du se battre avec le bouton qui refusait. Comme chandail, elle mit une chemise rouge bleu et blanc. Le polar d’Alexander était dans le lavage ce qui expliquait que la jeune femme ne l’enfile pas en surplus. Son sac était fait et trainait sur le bord de la porte. Comme seule et unique bijou, la jeune demoiselle mit le collier d’identification militaire de son copain.

Prenant une pomme de la cuisine et les clefs de sa petite Toyota, la jeune demoiselle s’aventura vers le lycée. Sa mère la gratifiant au passage d’un petit plein d’espoir : « Tu dois déjeuner Edena Penelope Miller! » pendant son bref passage dans la cuisine. Emmitouflée dans son manteau rouge, ses gants noirs enfilés, son foulard autour du cou et sa tuque sur la tête, Edena entreprit de déneiger sa voiture et l’entrée du stationnement. Elle partit le moteur de sa petite Prius rouge. Avant de démarrer vers le lycée, elle vérifia son horaire. Elle n’avait que deux cours, séparés par trois heures de pauses, mais du tutorat pendant une heure et une note qui était écrite à l’encre rose qui mentionnait que l’armée voulait la voir pour des raisons de suivi psychologique. En conduisant, son bluetooth à l’oreille, elle annula le rendez-vous avec l’armée en prétextant qu’elle avait un rendez-vous à l’hôpital pour un suivi de grossesse, ce qui n’était pas sémantiquement un mensonge puisque la jeune demoiselle devait s’y rendre, mais pour faire de la lecture aux enfants malades. Elle savait que sa mère était probablement un peu déçue qu’elle ne veuille pas parler à un psychologue, mais elle n’était pas prête à parler d’Alexander. Dans son ventre, il y avait encore un peu d’Alexander. Un bébé qui viendrait combler le vide qu’avait laissé son copain. Elle écouta avec attention pendant le cours de chimie qui fila à une vitesse éclair.

Au moment où l’incident se produisit, la jeune demoiselle retournait vers sa voiture parce qu’elle réalisait qu’elle avait oublié les petites marionnettes qu’elle se servait pour illustrer les contes pour enfants et sur lesquelles elle travaillait encore. Elle venait de mettre les pieds dehors et fouillait dans son sac à main quand une grande quantité d’un truc glacé atterrit dans son visage. C’était froid… définitivement trop froid pour être autre chose que de la neige ou de la glace pilée. Lentement, Edena passa la langue sur ses lèvres où le liquide coulait. Définitivement, ce n’était pas de la neige avec ce gout de framboise écoeurant qui donna à Edena la nausée. Elle enleva ses gants et passa lentement ses doigts sur ses yeux en enlevant une grande quantité de glace pilée bleu. Elle avait de nouveau mal au cœur et en voulait énormément à la personne qui lui avait fait cela. De la glace entrait à l’intérieur de son chandail. Elle ne regretta pas de s’être habillée en foncé mais l’ensemble de ses vêtements étaient ruiné et elle n’était pas du nombre qui tenait des vêtements de rechange dans sa voiture. Elle soupira longuement.

« Non… mais, c’est quoi ton problème? »
Edena se retourna brusquement. Son regard croisa celui de Savannah Williams. Sous le sirop de maïs, l’adolescente rougit un peu. Elle regretta d’avoir agit par impulsion l’espace d’une seconde. D’avoir défier Savannah. Sans qu’Edena sache pourquoi, Savannah entretenait une haine assez grande à l’égard des pompons girls. Et même si Edena n’avait pas revêtu l’uniforme rouge des cheerios de Sue Sylvester depuis plus d’un mois, elle avait quand même le droit à la haine, à ses yeux injustifiés de Sav. Pour une autre fois depuis le début de l’année, elle regretta que son Alexander ne puisse la reconduire à l’école. Jamais personne n’aurait osé l’affronter avec son copain militaire à ses côtés, jamais personne ne lui avait lancé de la glace pilée au visage parce qu’elle était protégée par ce grand mec beaucoup plus doux que son apparence ne pouvait le laisser croire.

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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptySam 22 Jan - 16:23

    Savannah regarda Edena en esquissant un sourire. Puis son sourire fut gâché par des froncements de sourcils. Elle venait de rêver ou Edena Miller venait bien de s'énerver en lui demandant d'un ton brusque qu'elle était son problème ? Soit cette fille n'avait pas remarqué que c'était Savannah la coupable, ou soit elle avait décidé de faire preuve d'un brin de folie aujourd'hui ?! Jamais personne ne lui avait parler sur ce ton, mise à part ... Timothy, sauf que là c'était une autre histoire ...
    La demoiselle croisa le regard de sa camarade et regarda les habits de celle-ci. Elle portait un chandail qui aurait pu être jolie si il n'était pas recouvert de glace pilée bleu. La jeune fille ne put s'empêcher de lui faire remarquer sur un ton dédaigneux.


    - Tu vois Edena, je m'apprêtais à te faire un compliment aujourd'hui juste après t'avoir lancé de la glace pilée à la figure mais j'ai changé d'avis. Franchement, tu n'as pas honte de sortir dans un accoutrement pareil ?

    Les flocons de neige diminuaient petit à petit leur chute sur le goudron verglacant. Certains venaient se poser avec délicatesse sur les vêtements de Savannah Williams qui fut soudain prit d'un frisson le long de la moelle épinière, apparemment son sweat blanc n'était pas assez chaud pour un temps comme celui-ci.Sa capuche toujours sur la tête, elle repoussa une mèche de cheveux blond qui lui empêchait de voir correctement Miller. Elle observa celle-ci, les sourcils toujours froncés, et la gratifia d'un sourire plein de mépris. Elle détestait cette jeune fille, elle ne pouvait s'empêcher de se moquer d'elle à chaque fois qu'elle la croisait, ce que certaines personnes n'arrivait pas à comprendre. Pourtant c'était clair et nette pour la demoiselle : Même si Edena n'a eu comme elle une enfance heureuse ( en tout cas d'après ce qu'on lui a dit ) ce n'est pas une raison pour que cette fille ait son affection. Elle déteste les cherrios, selon elle, elles ne servent à rien, alors même une personne qui ne l'est plus a le droit à du mépris. Et tant pis s'ils ne comprennent pas ça. Savannah n'est pas obligé d'expliquer pour quelle raison elle déteste une personne, cela ne les regarde pas.

    Ce silence devenait à devenir pesant pour la jeune fille qui détestait ça et qui n'en avait pas l'habitude. Mise à part humilier sa camarade, elle ne savait pas quoi faire. Allez en cours ? Plutôt crever de froid et s'ennuyer ici. Surtout si c'était pour aller en cours de mathématiques avec ce professeur exaspérant. Encore une fois, intérieurement elle s'énerva. Elle savait qu'il fallait qu'elle arrête de penser à ces personnes qui l'énervait mais elle n'y arrivait pas, il y avait tout le temps quelque chose pour gâcher sa bonne humeur passagère. Et quand ce n'était pas une de ces stupides cheerladers c'était un des professeurs. Il y a quelques jours à peine, un des professeurs d'un cours dont elle n'était pas venu des semaines, l'avait convoqué dans son bureau en compagnie du professeur, et elle se souvient que ce jour-là elle avait tellement rit qu'elle en avait mal au ventre et qu'elle était tombée de sa chaise sous les yeux choqués des enseignants. Résultat : Elle avait fini la journée en retenue, ce qui ne l'avait pas embêtée d'ailleurs vu qu'elle n'avait rien prévu cet après-midi là.
    Perdue dans ses pensées, Savannah avait complètement oubliée la présence d'Edena. Ce n'est que quand un téléphone portable sonna, qu'elle se souvient qu'elle n'était pas seule.

    « I wanna hold em' like they do in Texas , please
    Fold em' let em' hit me raise it baby stay with me
    Love Game intuition play the cards with space to start
    And after he's been hooked I'll play the one that's on his heart
    »

    La chanson Poker Face de Lady Gaga retentit. Williams sortit son smartphone blackberry de la poche de son sweat blanc et regarda l'écran qui affichait un appel. Un appel de son père ... Elle refusa l'appel et rangea le téléphone. Elle n'avait aucune envie de lui parler, d'ailleurs que lui voulait-il ? Elle se posa la question. Mais décida de ne pas s'en occuper, car pour elle si ce fameux père avait besoin d'aide pour une quelconque raison il attendrait ou alors si c'était vraiment important, il n'avait qu'à appeler Timothy. Elle lui répéter sans cesse, elle n'était pas à sa disposition !

    La neige tombait de plus belle et commençait à faire des tas sur les voitures garés sur le parking.
    Savannah Williams vit le gobelet de glace pilée par terre, elle le ramassa, soupira et leva la tête vers Edena Miller.

    - Enlève donc cette glace que tu as sur le visage ! Tu fais pitié là !




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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyVen 28 Jan - 4:17

Il faisait froid. Combien? Edena n’aurait pas su le dire. Elle avait été si en retard qu’elle n’avait pas pris le temps d’ouvrir la télévision aux nouvelles comme elle le faisait. Mais elle avait trop peur d’apprendre qu’un autre membre de sa famille était en danger de mort sur un lit d’hôpital pour ouvrir la télévision. Elle ne voulait apprendre une autre mauvaise nouvelle pendant sa grossesse. Déjà que son bébé grandirait sans père, il aurait besoin de ses oncles et de son grand-père. Ce qu’elle savait, c’était au moins assez froid pour que n’importe quelle personne sensée ne lance pas de glace pilée à la figure d’une personne. Pas pendant une tempête de neige. C’était le genre de chose qu’Edena ne trouvait amusant puisque cela aurait pu la rendre malade.
«Tu vois Edena, je m'apprêtais à te faire un compliment aujourd'hui juste après t'avoir lancé de la glace pilée à la figure mais j'ai changé d'avis. Franchement, tu n'as pas honte de sortir dans un accoutrement pareil ?»

«Il était très bien avant que je me sois fait recouvrir de glace pilée!»
La glace d’un bleu chimique dégoutait du menton d’Edena qui tentait de l’enlever mais le bout de ses doigts était gelé par la glace pilée. Une bonne partie de la glace coulait à l’intérieur de son manteau. Elle frissonnait à chaque goutte de la glace qui coulait de son manteau vers le décolleté de son chandail. Définitivement, ce n’était pas l’une de ses bonnes journées. Aussi loin qu’elle pouvait se rappeler, l’uniforme des cheerios et la présence d’Alexander avait toujours réussit à la protéger des autres. Mais Alexander était parti en Afghanistan et ne ferait plus jamais le retour à la maison, plus jamais elle ne le surprendra dans la cuisine au milieu de la nuit avec un bol de céréales, plus jamais il ne reviendrait le chercher à l’école quand il viendrait d’être libérer et jamais il n’accompagnerait son fils ou sa fille à la garderie. Et elle était sûre que si en partie elle avait encore son Alexander, elle n’aurait pas autant de problèmes avec les autres… pas autant de problèmes à expliquer à sa famille proche pourquoi elle tenait autant à ce bébé dont seule une minorité de gens savaient l’existence. Pas tant de cas de glace qui lui était lancé au visage.

De l’absence d’Alexander, le plus dur n’était pas l’absence de sexe. C’était la solitude. Pendant cinq ans, elle avait partagé la vie de quelqu’un. Et elle avait l’impression que s’il avait été là, il n’aurait pas cette glace sur son visage. Elle repassa encore une fois sa langue sur les lèvres. Le goût chimique de la framboise écœurait Edena. Avait-elle l’anti-vomitif que le médecin lui avait prescrit? Non, elle avait repoussé son achat persuadée que les nausées partiraient par elle-même. Mais elle regrettait amèrement. Comme elle regrettait de ne pas avoir eu la chance de dire adieu à son petit ami avant que la mort de ce dernier. Quel était le lien avec la glace? Le fait qu’elle savait qu’il adorait la glace à la framboise bleu. Elle adorait celle à la cerise noire. Le parfum de glace pilée qui était dans sa bouche était le même qu’il y avait dans sa bouche à lui lors de leur premier baiser. Les mains s’étaient fixés sur les joues en tentant de retenir la glace pour l’enlever d’un seul coup. Le sirop de maïs n’était pas agréable sur la peau. Elle devrait aller se changer à la maison. Elle ne pouvait retourner en cours couverte de glace. Il n’était pas hygiénique d’aller à l’école dans l’uniforme des bénévoles de l’aile de pédiatrie de l’hôpital Saint-Rita de Lima.
« Enlève donc cette glace que tu as sur le visage ! Tu fais pitié là !»

«Je suis en train de le faire… »
Edena se retournait de dos en repoussant de la glace contre le sol glacée. Elle n’avaiy pas envie de penser à ses options, de penser à ses parents, à son frère, à Alexander et au parfum de la glace qu’il avait dans la bouche au moment de leur premier baiser. Des larmes étaient apparues sur le coin de ses yeux. Les hormones la rendaient d’une humeur changeante. Elle serait probablement pire dans les mois de gros ventre, c’était ce que sa mère disait. Elle fermait les yeux pour essayer de chasser les larmes de son regard. Savannah, pour sa part, les percevrait-elle comme étant la victoire qu’elle voulait tant voir sur Edena, l’ex-cheerios? Ou réaliserait-elle qu’Edena pleurait pour une toute autre raison? Pour la mort d’Alexander que lui rappelait le gout de la glace pilée qu’elle avait de la difficulté à enlever?
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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyJeu 3 Fév - 18:35

    Savannah regarda Edena s'enlever le reste de la glace pilée de son visage, et elle put apercevoir quelques larmes qui coulaient sur ses joues malgré qu'elle s'était mise de dos. La première pensée que la lycéenne loufoque eut, c'était que son souffre-douleur adoré devait vraiment se sentir mal aujourd'hui pour craquer à ce point. Bien sûr, cela lui faisait quelque chose de la voir pleurer elle est humaine après tout. Mais juste après lui avoir lancé de la glace pilée au visage tout ce qu'elle pouvait éprouver pour elle c'était de la pitié. Tout le monde à ses problèmes, Williams connaît ça aussi sauf que craquer à ce point, c'était dramatique, surtout en public. Enfin c'était son avis.

    Le gobelet de glace pilée toujours à la main, Savannah enleva la capuche de son sweat blanc et regarda le ciel enneigé. Elle se demandait qu'est-ce que pouvait bien avoir Edena Miller, si c'était juste parce qu'elle en avait marre d'être aussi humilié ou si c'était quelque chose d'encore plus grave. Quand cette idée lui traversa l'esprit, la jeune élève baissa la tête et regarda de ses yeux bleus sa camarade. Si ce n'était pas à cause de cette glace pilée que Miller pleurait, si c'était quelque chose de personnel, qu'est-ce qu'elle ça pouvait lui faire ? Quand elle, elle allait mal, personne ne se souciait de savoir ce qu'elle avait, alors pourquoi elle ferais ça pour quelqu'un ?

    - Tu pleures ou c'est mon imagination qui me joue des tours ? Parce que si c'est le cas, sache que tu es pathétique ...

    Son ton était froid, sec, brusque sans qu'elle s'en aperçoive. Pour elle, cela faisait juste partit des nombreuses pics qu'elle prenait à lancer à son ennemie. Encore fallait-il savoir si celle-ci allait le prendre mal ou d'un ton ironique.

    V-I-C-T-O-I-R-E ... Ce mot raisonner dans la tête de Savannah Williams. Était-ce qu'elle avait toujours voulu voir sur ses souffres-douleurs, sur ces personnes qu'elle haïssait tant ? Même si c'était dramatique de craquer comme cela, ça rendait heureux. Pour la lycéenne voir les gens qu'elle n'apprécient pas particulièrement souffrir plus qu'elle, lui apportait de la joie. Sauf qu'elle le pensait mentalement, elle ne le dirait jamais à quelqu'un. Elle voulait garder un petit peu sa bonne réputation même si elle savait que tout ce qu'elle disait était mal vu ce qui lui valait une mauvaise réputation. Une réputation de folle, d'hypocrite, d'ingrate, de capricieuse ... Elle se souvenu des rumeurs qui couraient sur elle, comme quoi c'était une fille complètement déjantée, et ainsi de suite. Sauf que personne ne prenait sa défense, personne. Ses amis faisaient comme-ci ces rumeurs n'existaient pas, et les autres même ceux qu'elle ne connaissaient pas y croyaient.
    Alors à quoi bon de toute façon de jouer les gentilles petites adolescentes juste pour se faire apprécier alors qu'elle peut être elle-même tout en ignorant les autres ? Et c'était exactement ce qu'elle faisait,ce qu'elle essayais de faire comprendre à ces abrutis. Victoire ... Ce mot ne faisant que raisonner dans sa tête comme si quelqu'un s'acharnait à lui faire comprendre quelque chose. Savannah ferma les yeux. Elle essaya d'arrêter de penser, de se concentrer sur le moment présent, elle revit le moment où Miller reçut sa dose de sluhies, puis ses larmes inattendus et incompréhensible, ce qu'elle lui avait dit quelques minutes avant. Au fond elle ne regrettait rien, elle avait été franche envers la lycéenne. Celle-ci savait qu'elle était le souffre-douleur préféré de Williams et que même si elle en payait les conséquences, l'ex-cherrios allait en baver. Juste parce qu'elle avait fait parti du clan ultra populaire du lycée pour ensuite les lâcher. Pour la lycéenne de 18 ans, c'était juste une tentative pour se faire accepter des autres, pour essayer de s'intégrer ... Mais en y repensant elle se demanda si elle avait vraiment raison sur le compte de Edena Miller ?



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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyJeu 3 Fév - 20:54

Il faisait une température à ne pas mettre un chien dehors. Edena n’avait jamais vraiment aimé les grands froids. Les lignes de services étaient toujours ralenties. Elle essayait de se rappeler de la dernière fois où elle lui avait parlé. C’était lors de la première température de neige.

L’écran scintillait dans le coin de ma chambre. Tu avais le casque d’écoute sur les oreilles et tu gazouillais en parlant du bébé, de nous, de l’après déploiement. Avec ta naïveté, ta douceur et tout ce qui faisait que je t’aimais inconditionnellement. Tu étais mon premier amour… le seul que j’avais eu jusqu’à cette date. « Tu imagines, il ne reste que trois mois à mon départ. Après, je vais être à la maison… avec toi… et ton beau gros ventre plein de vie… » Un sourire avait illuminé mon visage. Tu l’avais dit que j’étais belle, que mes yeux brillaient. Je t’avais dit que j’avais peur… peur que tu ne me reviennes pas, peur que tu ne m’aimes plus avec un gros ventre, peur de cet enfant, peur de le perdre, peur de ce que les autres allaient en penser quand cela se saurait. « On s’en moque… tu m’as moi… tu me manques tellement Nena. Les odeurs du camps me rappelle la tienne… Je t’aime... telle… ». La ligne avait coupé brusquement. J’étais resté connectée… Assise devant l’écran à attendre… un signe, un murmure, que le carré noir redevienne blanc, de revoir ton uniforme, de revoir ton sourire. Et des larmes avaient roulés sur mes joues. Tu n’étais pas revenu. Et deux jours plus tard… le téléphone sonnait.

Edena ne voulait pas pleurer. Pas sous la neige. Pas sous la pluie. Il faisait une température sous zéro et elle était sûre que ses larmes gèleraient sur son visage pendant qu’elle pleurait. La jeune femme essayait donc de s’enlever cette dernière discussion de la tête. Elle essayait d’oublier qu’il était là un instant et qu’il n’était plus là après. Un soupire s’éleva de ses lèvres. Elle était à des milles et des milles de ce stationnement de l’école. Elle était dans cette chambre où elle avait attendu pendant des heures que le téléphone ne sonne pas. Elle n’aimait pas quand le courant coupait. Elle n’aimait pas quand elle ne pouvait pas avoir de nouvelles de lui. La guerre c’est quelque chose de dangereux… les gens y meurent. Pas peu de personnes. On compte les morts par milliers et par centaines de milliers… Et Edena ne voulait pas le voir grandir le nombre de mort… Elle ne voulait pas le voir revenir dans ses avions de transports. Elle ne voulait pas le voir revenir mais sans le voir revenir. Elle voulait qu’il embrasse une fois son ventre rond comme un ballon. Elle voulait qu’il soit là pour son fils. Elle voulait… Elle voulait tant de choses mais elle n’avait pas la force de se battre pour les obtenir. Elle soupira. Longuement en refermant les yeux. Il n’y avait plus de larmes.


« Tu pleures ou c'est mon imagination qui me joue des tours ? Parce que si c'est le cas, sache que tu es pathétique ... »

« Imagine ce que tu veux… je m’en fiche… »

Savannah lui avait fait l’effet d’une gifle. Comme si elle l’avait brusquement frappé. La voix était glaciale autant que l’air qui lui fouettait le visage. Soudainement, Edena avait l’impression qu’on lui avait volé toute son énergie d’un coup sec. Comme si elle n’avait plus rien en elle. Elle ne voulait que retourner dans son lit et se recoucher. Dormir… longtemps. Assez longtemps pour qu’elle n’ait plus mal. La glace pilée dans son visage avait ravivé la plaie qu’elle essayait de son mieux de garder fermé. Elle appellerait l’armée pour avoir de l’aide, elle irait voir Miss Pillsbury pour parler de tout de rien… mais surtout d’Alexander… Elle ne savait pas comment en parler… Elle ne savait pas comment en parler, comment le dire, comment mettre des mots sur son absence.

D’un geste qui se voulait assuré, Edena remonta son sac à dos sur son épaule. Il était lourd. Aussi lourd qu’elle. Elle fouilla d’un geste d’automate dans son sac. Elle devait partir. Parce qu’elle avait impression que si elle craquait devant Savannah, tout ce qu’elle ne ferait n’était que lui donner des armes de plus pour la fragiliser davantage. Elle ne savait pas si elle serait capable de tout affronter toute seule… maintenant qu’il n’y avait plus de date de retour pour le papa. Il n’y avait qu’une date pour un corps qui était déjà passé. La voix d’Edena était vide et un simple murmure. Elle était jetée au sol par le poids de l’humiliation. Elle ne serait pas capable seule quand seul le gout d’une glace réussissait à la faire pleurer parce qu’elle lui rappelait son amoureux et le père du bébé.

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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyMar 8 Fév - 19:38

    Que penser d'elle ? Après tout, le peu qu'elle savait sur elle suffisait à la détester ... Elle faisait partie des cherrios, enfin elle avait fait partie, c'est pourquoi Sav' avait commencer à l'humilier, puis finalement à se moquer d'elle tout le temps même après. Alors pourquoi d'un coup dès qu'elle verrait Edena craquer sous ses yeux, prendrait-elle pitié pour elle ? Ça dernière pensée qu'elle avait dit à voix haute sur le fait qu'elle était pathétique, n'avait pas vraiment changer la situation. Un lourd silence était tombé juste après que la jeune fille avait craquer.
    Dans un sens pour Savannah cette situation était assez amusante. Voir son souffre-douleur adorée pleurer pour une raison inconnue juste après qu'on lui ai lancer de la glace pilé était une situation inhabituelle. D'habitude, les gens qui étaient habitués aux slushies fuyaient en courant dès que leur humiliation était terminée, ou alors ils s'énervaient ... Mais ça c'était rare, car ils avaient peur des représailles. Edena P. Miller était apparemment l'exception même de ces gens. Surtout que Williams ne se souvenait pas de la dernière fois où elle avait vécu ce genre de situation, et c'était sûrement dû au fait qu'elle n'en avait jamais vécu !



    « Imagine ce que tu veux… je m’en fiche… »

    - Soit trop de glace pilée t'es montée au cerveau, soit apparemment j'ai choisi le bon jour pour t'embêter !

    Ces paroles s'accompagnèrent d'un sourire. Loin du sadisme bien sûr. Mais tout le monde rêve que la personne que vous aimant tant humilier arrête un jour d'avoir ce sourire béa sur ses lèvres, et à la place soit malheureuse. C'était exactement la pensée même de Savannah Williams en ce moment même.

    Ses yeux suivirent les mouvements de sa camarade, qui semblait chercher quelque chose dans son sac. Cherchait-elle un moyen de se défiler ? De partir pour ne pas affronter Sav' et pour cacher sa peine ? C'est d'ailleurs ce que crut la jeune fille. Quelques secondes plus tard, cette idée ne lui avait que traverser l'esprit, car en fait elle s'en fichait. Elle se fichait de ce que pouvait penser les gens, de ce qu'ils pouvaient ressentir que ce soit de la joie, du mal-être émotionnelle, qu'importe, ...


    - Personne ne mérite mon respect, ma gratitude, ma compassion, ma pitié. Personne. Ils sont si inutiles dans ce monde débile.

    Sa voix n'était qu'un murmure. Au lieu de penser bêtement dans sa tête, elle l'avait clairement à haute voix. Juste pour elle. Comme pour se rassurer, se convaincre de quelque chose. Quand elle y repensa, ce qu'elle venait de dire était si incohérent. Qu'est-ce qu'elle faisait elle dans ce monde ? Qu'est-ce qu'elle faisait en ce moment même en compagnie de Edena, une fille pour qui elle n'avait aucune sympathie ? Qu'est-ce qu'elle faisait dans ce lycée minable si ce n'est que pour sécher les cours de math de Mr. Sheffield ? Pourquoi perdait-elle son temps à discuter des gens qui s'en fichaient éperdument d'elle ? D'ailleurs, quelles sont les réponses à toutes ces questions ? Elle même ne le savait. Non, elle ne le savait et puis de toute façon qu'est-ce que ça aurait changer si elles les connaissaient ? Ce n'était pas un besoin de reconnaissance dont elle avait besoin non c'était bien plus que ça. Si elle avait besoin de reconnaissance, elle serait rester auprès de sa mère à Los Angeles, là elle pouvait être sûr qu'elle serait heureuse. Non, c'était bien plus que ça. Quelque chose semblable à la liberté. C'est ça, la liberté ! Savannah avait besoin de se sentir libre et non compressé parmi tous ces gens qui décidément ne la comprenait pas, qui n'arriverait jamais à la comprendre même s'ils essayaient ...



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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptyJeu 10 Fév - 19:19

Savannah n’avait pas de cœur. Edena le savait. Elle le savait depuis la première fois où elle avait été persécutée par Savannah. Edena ne lui avait rien fait. Elle ne faisait que porter l’uniforme des cheerios, et même si elle était une cheerios, elle n’avait jamais été porté à rabaisser ceux qui n’était pas dans l’équipe, cela aurait entachée son dossier scolaire. Et pour devenir chirurgienne, il fallait un dossier scolaire sans aucune tâche dans les coins. Elle n’élevait donc jamais la voix, n’insultait jamais les autres, n’arrivait que très rarement en retard et avait toujours des excuses pour ses retards. Elle voulait juste réussir dans la vie. Edena avait espérée qu’en quittant les cheerios, son sort s’améliorait… mais non, elle était là, en pleine tempête de neige, planter dans le froid avec des restants de glace pilée bleu un peu partout.
« Soit trop de glace pilée t'es montée au cerveau, soit apparemment j'ai choisi le bon jour pour t'embêter !»

«Bravo! Tu as choisi le bon jour… ca te plait?»
Du défi… voilà ce qui habitait la voix d’Edena. Quand sa grossesse se saurait, dans les grands polars de son copain ne suffirait plus à cacher qu’elle était enceinte, sa vie deviendrait un enfer. Savannah s’en chargerait. Elle avait beau avoir des amis qui était près d’elle qui la seconderait peu n’importe ce qui se passerait. Sa grossesse allait l’isoler des autres et donner des armes à ses détracteurs. Elle le savait… elle le savait trop bien. Il était facile de s’attaquer à quelqu’un qui n’avait pas la force, le courage, l’énergie et le temps pour leur répliquer. Elle savait qu’elle allait regretter son arrogance. Mais elle s’en foutait. Si elle avait écouté sa petite voix, elle aurait tout balancé au visage de Savannah. De l’absence d’Alexander au bébé en passant par la glace dont le gout persistait dans sa bouche et qui lui donnait envie de pleurer comme elle ne l’avait pas encore fait depuis l’annonce de la mort. Mais non, Edena se contenta de garder toute cette destruction à l’intérieur d’elle. Parce qu’elle ne voulait pas donner d’arme à son ennemi. Parce qu’il lui semblait qu’elle avait déjà assez souffert pour aujourd’hui… parce qu’il lui semblait que cela ne valait pas la peine. Elle se contenta de lui confirmer que c’était une excellente journée pour l’énerver et l’attaquer.

Mais elle se retint de dire que c’était parce que son petit ami venait de sauter moins de trois semaines en défendant son pays et qu’il lui manquait… ce n’était même pas le sexe qui lui manquait… c’était sa présence… Il trouvait toujours les mots pour la rassurer quand elle paniquait et qu’elle perdait le contrôle. Il était plus que son copain. Il était son meilleur ami, sa bouée de sauvetage. Et sans lui, elle avait l’impression de se battre pour sortir la tête de l’eau. Elle avait besoin de lui. De ses sourires, de son côté optimiste qui voulait que l’homme soit toujours meilleur que ce qu’il ne le paraissait. Edena craquait maintenant qu’elle était seule. Elle se retint aussi de lui parler de sa grossesse même si elle savait que son ventre finirait par la trahir et qu’elle avait hâte que cela se sache. Parce qu’elle espérait une certaine immunité le jour où elle aurait le ventre rond comme un ballon… le jour où elle serait une baleine. Elle avait hâte d’être une baleine pour que cela soit plus que des nausées… plus que des impressions de paroles en l’air… Être enceinte n’avait pas encore de signe distinctif… Être enceinte, ce n’était que de ne plus pouvoir mettre la paire de jeans 5 et d’être obligé de mettre un 6 à la place.
« Personne ne mérite mon respect, ma gratitude, ma compassion, ma pitié. Personne. Ils sont si inutiles dans ce monde débile.»

«Je suis utile… je vais être utile… dans un avenir prochain… je… Un jour… tu vas souhaiter ne pas te penser plus haute que tout le monde… parce que tu vas être seule et malheureuse…»
Savannah avait blessé Edena. L’ancienne cheerios avait une mentalité si oppose de celle de Savannah. Elle disait que tout le monde était toujours utile que c’était un devoir d’être humain que d’être utile pour les autres. Même, Eric, son frère en fauteuil roulant était utile : il aidait des jeunes en difficulté à s’en sortir. Il prenait soin d’enfants et d’adolescents en problème. Evan avait beau avoir sauter la majorité homosexuelle de Chicago et n’avoir jamais eu de relations sérieuses : il était un policier respectable qui était fier de son travail… fier de ses accomplissement. Les gens qui essayaient de détruire les autres à tous prix, aux yeux d’Edena, n’était que des gens avec une faible estime personnelle. Il est si facile de mettre des tords sur le dos de tout le monde plutôt que d’admettre que l’on avait quelque chose. Ce n’est pas en étant froid et distant que l’on devient quelqu’un de bien. Ce n’est pas en rabaissant les autres que l’on est une personne respectable. On ne se fait pas d’amis en insultant les gens et en s’estimant meilleur qu’eux parce que les membres de la famille à laquelle on appartient ont du pouvoir et de l’argent. Edena avait donc répliqué plus brusquement qu’elle ne l’aurait voulu. Si… si Savannah deviendrait physique, elle fuirait. C’était trop dangereux pour le bébé de se battre. Elle ne voulait pas mettre en danger cette petite vie. Elle avait toutes fois ajouté d’une voix blanche une réplique qu’elle sentait qu’elle allait regretter.
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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptySam 12 Fév - 15:58

    Savannah Williams venait de rêver ou était-ce bien réel ? Edena Miller venait-elle réellement de lui répliquer d'un ton brusque ? D'insinuer qu'un jour elle sera seule et malheureuse ?
    La jeune fille ferma les yeux et inspira. Non ce n'était pas possible. Elle n'avait pas osé. Comment elle avait-elle pu ? Sa réplique ... elle allait la regretter. Plus jamais elle n'oserait dire ça, plus jamais. La seule personne qui lui parlait comme ça, était son père qui le regrettait à chaque fois. Même Tim n'osait pas ! Enfin si, lui il osait. Sauf qu'à chaque fois ça partait en vrille. Sauf que là, Edena ne savait pas pourquoi elle se montrait aussi froide, distante avec les autres. Pourquoi par maladresse elle était méchante avec eux. Non. Elle ne le savait pas tout ça. Elle ne savait pas que cet homme qui disait être son père, l'avait abandonné elle, son frère et sa mère au moment où ils avaient le plus besoin de lui. Elle qui pensait que sa famille resterait toujours soudé, que durant toute sa vie ce serait comme elle l'avait imaginer, elle s'était imaginer un monde irréel ...
    Comment apprécier des personnes qui eux ne vous accorde que très peu d'importance ? Qui vous lâche d'un coup sans que vous l'ayez prévu ? Edena pouvait penser ce qu'elle voulait à propos de Savannah, elle s'en moquait. Elle se moquait de sa mauvaise réputation, des rumeurs qui couraient sur elle, des chuchotements des autres élèves quand elle passait à côté d'elle ... Elle n'en avait strictement rien à faire. En plus ce qu'elle venait de dire ... Qu'un jour elle souhaitera ne plus se penser plus haute que les autres ... C'était ridicule. Surtout venant de la part de Miller. Bien que sa vision était différente de Williams. Elle essayait de jouer les personnes fortes alors qu'en fait c'était tout le contraire. Il suffisait de toucher un point sensible et tout s'écroulait tel un château de cartes. Elle pouvait lancer des piques tant qu'elle voulait à Savannah, ça ne faisait rien. Enfin c'est ce qu'elle se disait même si elle savait que la tête qu'elle avait faite en entendant sa camarade, était une tête choquée. Un choc ... Elle ne s'était pas attendu à ça. Elle s'était attendu à une légère phrase mais pas à une phrase comme celle-ci qui venait de lui faire l'effet d'une gifle. Cet effet il ne fut que provisoire. Comme le comportement d'Edena il n'était que provisoire.
    Elle ouvrit les yeux. Croisa les bras sur sa poitrine, regarda la jeune fille avec étonnement et répondit méchamment d'un ton calme.

    - Et c'est Edena Miller qui me dit ça ? La fille qui ne sait pas se faire respecter, celle qui ne sait même pas se défendre verbalement ? Tu te moques de moi là ? Peut-être que tu as raison. Peut-être qu'un jour je serais seule et malheureuse. Mais qu'importe. Toi tu ne fais que ressasser tes vieux souvenirs. Tu réfléchis sans cesse à ce que tu aurais du faire avant. Sauf que tu oublies une chose : Le présent ne remplace pas le passé. Ce qui est fait est fait, il faut juste l'assumer. Alors tes conseils ridicules tu te les gardes ! J'ai pas besoin qu'une fille comme toi me dise comment me comporter !

    Son étonnement s'était changer en mépris. Elle savait qu'elle venait d'avoir le dernier mot, que Edena ne saurait pas quoi répondre. Et même si elle lui répondait, elle allait en prendre plein son grade. De toute façon, la franchise personne ne l'acceptait. Savannah pouvait être aussi franche qu'elle voulait, c'était toujours vu mal. Mais maintenant elle allait faire preuve d'une grande franchise avec cette fille. Elle allait lui mener la vie dure. Plus dure qu'avant. C'était comme ci c'était elle même qui l'avait dit. Comme ci elle l'avait demandé en lui disant ça. Surtout qu'il y avait bien une chose que la lycéenne détestait, c'était qu'on lui tienne tête. La personne qui faisait ça, venait presque de signer son arrêt de mort. Et c'était exactement ce qu'avait fait Edena, elle avait essayer d'avoir de lui dernier mot en lui tenant tête.

    Savannah attrapa son sac qu'elle avait posé sur le bitume mouillé, le mit sur une épaule et tourna les talons sans accorder un seul regard à Miller. Elle savait que si elle restait là, à attendre une seconde réplique de sa camarade, ça allait l'énerver encore plus et elle n'allait pas l'attaquer verbalement mais physiquement. Elle était comme ça. Elle qui avait l'habitude que le monde tourne comme elle voulait ... Depuis toute petite elle était comme ça. Une fois, elle s'était disputer avec son frère aînée qui n'arrêtait pas de la contredire à chaque fois qu'elle parlait, et quand elle essayait d'avoir le dernier mot, il continuait. Résultat : Matt s'était pris une gifle. A l'époque elle n'avait que 13 ans. Mais depuis ce jour-là, tout le monde dans la famille évitait de lui tenir tête car la mettre en colère c'était comme faire un pacte avec Diable et le regrettait ensuite. Et si Edena continuait c'était ce qui allait se passer. Même si elle s'en fichait de recevoir un rapport sur son comportement à la maison, elle ne voulait pas recevoir un savon de cet idiot ! C'était pas la peine de rentrer pour entendre des cris alors. Elle pouvait très bien rester là et continuer à se prendre la tête avec certaines personnes du lycée. Mais ce retournement de situation l'avait si déplût qu'elle était à bout de nerf et que comme à son habitude après avoir lancer une pique elle partait furax, sans ce soucier de ce que pouvait bien penser la personne qu'elle avait littéralement "agresser".
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MessageSujet: Re: 04.The present does not replace the past.   04.The present does not replace the past. EmptySam 12 Fév - 22:00

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