Choriste du mois


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 05. 'Cause I just like this ♥

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MessageSujet: 05. 'Cause I just like this ♥   Dim 6 Mar - 11:45

    Aujourd'hui, premier cours, premier renvoi, première heure de colle de la journée. Bieeen. Et pourtant tout avait bien commencé.
    Alessandro s'était levé à l'heure, même en avance, un exploit pour quelqu'un comme lui qui se levait généralement vers les 10 heures lorsqu'il se couchait tôt. Bon après, quand il se couchait tard, c'était autre chose, mais c'était pas vraiment le sujet. N'est-ce pas?
    Donc, debout, il s'était préparée tranquillement, et vu qu'il était en avances, avait avalé ses tartines de Nutella devant la télé. Bon, il avait stressé, parce qu'au départ, il trouvait PAS le Nutella chez lui. & une vie sans Nutella, c'est bien courant, c'est pas une vie. Un peu plus et il faisait une crise de panique. Pleurs, bouffés de chaleur y compris.
    Bref, il l'avait trouvé. Tant mieux, on s'en fout. Donc après avoir attrapé son sac et s'être muni de deux/trois clopes, il s'aventura dans les rues, se rendant au lycée, qui heureusement ne se trouvai pas bien loin de chez lui.
    Et puis, en cours d'Histoire, ça avait dérapé et Ale' avait finis hors de la classe, son sac à la main, son billet d'exclusion également à la main ( x) ), un sourire amusé sur les lèvres. Oh, il n'était pas question pour lui d'aller en colle. Il côtoyait assez cette salle à son goût. Alors, pour - ne pas - changer, il zona dans les couloirs, prenant soin de ne pas se faire remarquer. Il repensai à l'heure qu'il venait de passer. Il faut dire que les remarques assez déplacés, c'était son truc. Puisque à ce qui parait, dire à un prof qu'il doit être vachement vieux pour en connaître autant sur notre pays est totalement déplacé. Pourtant, il avait fait des efforts, puisqu'il était plus du genre à balancer des gommes, faire des signes injurieux et mooooches et se barrer en courant.

    Bref, nous revoici, nous revoilà dans le couloir. Il jeta un petit coup d’œil à l'heure. Plus que quelques minutes. Il décida alors d'aller se chercher un verre de glace pilée, qu'il se ferai un plaisir de lancer en cour, sur un élève quelconque. Puis il se rendit vers son casier. S'énervant sur le cadenas, il mit plusieurs dizaines de secondes à l'ouvrir. Il eu ensuite une belle vu sur ses petites affaires. Deux/trois paquets de clopes vides, une paire de chaussures et quelques cahiers par dessus (sûrement assez vides aux aussi). Des trucs écris de partout, des autocollants, disons, haineux et deux photos prises par ses soins. Après avoir fourré quelques affaires dans son sac, il referma son casier, toujours d'une main, et se colla au casier de façon à pouvoir laisser passer les élèves pressés de retourner en cours. En effet, la sonnerie avait retentit. Ce n'est que deux/trois minutes plus tard qu'il ne se mit en route pour rejoindre sa salle. Beaucoup d'élèves étaient encore dans les couloirs. Il marchait carrément au milieu, et gare à celui qui lui foncerait dedans, par mégarde ou nom.
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MessageSujet:    Dim 6 Mar - 14:25

Ce type de matinée était exactement ce que Eléa détestait. Elle s'était levée en retard, avait dû se dépêcher pour se doucher et enfiler son uniforme de Cheerio, avant d'avaler à la hâte son café au lait et de se maquiller légèrement. Tout ça pour une heure de français. Non pas qu'Eléa n'aimât pas les cours de français, au contraire. Mais disons que les jours de contrôles, comme aujourd'hui, elle s'ennuyait un peu, ayant fini une demi-heure avant les autres élèves, et obtenant à chaque fois un A. Le pire était certainement que cette heure de français était suivie de deux heures d'étude, où la blondinette errait en général dans les couloirs, dans la cours du lycée, ou à la bibliothèque en cas d'extrême motivation. Ce qui n'était pas le cas aujourd'hui.

Eléa avait dont prit son temps pour ranger ses affaires dans son sac avant de sortir de cours, même si cela faisait bien longtemps que sa copie était remplie. Elle traîna presque les pieds jusqu'à son casier, ouvrit le cadenas avec lenteur alors qu'en temps habituel elle s'énervait dessus, et fixa d'un regard vide l'intérieur de cette boite métallique. Étrangement, il ne s'agissait que d'un pur fouillis. A l'occasion, il faudrait réellement qu'elle pense à ranger tout ça. Une pile de cahiers, de classeurs et de livres en tout genre s'entassaient au milieu, dans un équilibre instable qui risquait de s'écrouler à tout instant. Le fond du casier était quant à lui tapissé d'un miroir, coupé par une étagère qui portait son uniforme de rechange, soigneusement plié. Jusque là, rien de bien intéressant, à vrai dire. Un casier parfaitement banal, et il était à prévoir qu'une autre Cheerio, telle que Brittany par exemple, ressemblait à la même chose. En dehors de la porte du casier. Recouverte de photos de différents monuments et lieux de Paris, ainsi que de ses amis, et quelques autres prises lors d'un cours de danse à l'Opéra, il y a quelques années. Et un énorme aimant en forme de Tout Eiffel trônait au milieu de tout ça.

La jeune blondinette fixait donc d'un air vide ce petit rappel de son ancienne vie, jusqu'à ce que la sonnerie retentisse. Elle sursauta, ou plutôt fit un bond d'une bonne dizaine de centimètres, et vida son sac de cours, ne laissant qu'une pochette de feuilles et sa trousse dedans. Eléa claqua avec véhémence la porte du casier, et referma le cadenas, avant de se retourner et d'appuyer son dos contre cette sorte de mur en métal glacé, observant les autres élèves passer devant elle sans la voir. C'était assez sympa, en fait, paraître aussi invisible... Eléa avait ainsi l'impression d'être comme tous les autres élèves de McKinley, qui allaient en cours sans se soucier de la petite erreur qui pourrait les faire jeter de l'équipe des pompom girls, ou qui pourrait entrainer une douche de glace pilée. Quelle plaie, ces granités, d'ailleurs ! Ça pique les yeux, c'est froid et glace le sang quand ça se glisse entre vos vêtements, ça rend vos cheveux collants, et selon le parfum, ça tâche les uniformes. Quelle horreur que ces machins...

En parlant de granité... Eléa voyait, au bout du couloir, son habituel bourreau s'avancer dans sa direction. Elle aurait pu le reconnaitre entre mille, avec son petit sourire satisfait et son je-m'en-foutisme des autres élèves, qu'il bousculait sans retenue, histoire de rester bien au milieu du couloir pour être vu de tous. Avec un verre de glace pilée à la main. Eléa tenta tout d'abord de paraitre détachée, comme si l'inquiétude ne grandissait pas en elle. Puis, jugeant que ce n'était en réalité pas une bonne solution, préféra s'éclipser calmement, sachant pourtant pertinemment qu'elle se ferait quand même remarquer par sa tenue rouge et blanche, et par sa longue chevelure blonde. Mais bon, Alessandro était encore loin, elle avait le temps de l'éviter. Problème : au bout de trente centimètres, Eléa fut retenue, comme incapable d'avancer. Se retournant angoissée, elle vit que cela n'était dû qu'à une des lanières de son sac, coincée dans la porte du casier. La belle s'empressa d'essayer de se dégager, ses gestes devenant très hasardeux et le stress l'empêchant d'être très efficace. Il lui fallut une bonne minute et demie pour être libérée, mais c'était déjà trop tard.

Alessandro n'était qu'à un petit mètre d'elle, son gobelet tenu fièrement. C'était sûr, la jeune française allait subir un énième lynchage. Heureusement que le couloir se vidait un peu à cause des cours, cela limitera au moins le nombre de témoins de ce terrible échec.
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MessageSujet: Re: 05. 'Cause I just like this ♥   Dim 6 Mar - 20:16

    A force de se prendre des idiots dans la tronche, et pour éviter de renverser sa précieuse boisson, il leva le verre assez haut, ce qui ne fut pas difficile vu ça taille, et se mit à écarter les gens de lui, jusqu'à ce que personne ne le frôle. Il lâchai quelques "pardon", "excusez-moi", mais ils étaient plus agressifs qu'autre chose. Mais son humeur changea du tout au tout lorsqu'il aperçu, au loin, Eléa. Dans son uniforme, il aurai pu la prendre pour une autre, au milieu de cette foule, mais malheureusement pour elle ce n'était pas le cas. Ahh, enfin! Son sourire s'élargit. Il allai pouvoir rire un bon coup, là. Il accéléra le pas. La blonde semblait déjà vouloir partir, et le pourquoi n'était même pas à poser. D'un coup d'épaule, il recentra son sac sur son dos. Le nombre d'élèves était déjà moins important et Ale' pu de nouveau se sentir respirer, même si il en restai pas mal. Lui, si il avait un pas aussi pressé, ce n'était pas pour aller en cours (où il n'irai certainement pas dans cette prochaine demie-heure, voir plus), mais pour éviter que sa partie de rigolade ne s'échappe.

    Ah, sa petite française. Il en riait d'avance. Il la regarda paniquer avec son machin de son sac. Il n'était pus vraiment loin.

    En fait, lorsqu'il fut près d'elle, elle ne s'en était pas encore sortie. Il attendit donc quelques dizaines de secondes, puis elle se retourna. Sa tête, ah, il trouvai cela juste excellent. La pauvre. Quel sadique. Il lui sourit, et, connaissant ses petites incompréhensions, il s'en moqua directement.

    « - Coucouuuu ! Ça vaaa ? Tu comprends ce que je dis ? »

    Tout ça dans ses oreilles, avec un niveau de décibels assez élevé, disons. Un regard par dessus sa propre épaule lui suffit pour remarquer que beaucoup de gens avaient entendus, la plupart riaient, d'autre murmuraient des choses et d'autre s'en moquait. Il sourit de plus belle. Il la plaqua contre le mur, tout fière. Il fourra un doigt dans le granité, le recouvrant de toute part de ce truc rouge collant, et plus que frais. Il vint ensuite tout essuyer sur le haut d'uniforme d'Eléa, prenant soin de bien viser l'espace blanc. Et ce n'était que le début. Il fit plusieurs tâches de cette manière, puis fit un pas en arrière, admirant son œuvre.

    « -J'trouve que ça te vas bien. C'est... So French !  »

    (Oui c'est débile) Il lâcha un rire, puis un soupire. Il attendrai un peu pour lui verser le tout. Avant, il aurai bien aimer entendre quelques paroles munies de son bel accent. Et puis, il n'était pas vraiment apte à arrêté de suite.


Dernière édition par Alessandro G. Cromwell le Lun 7 Mar - 11:34, édité 1 fois
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MessageSujet:    Dim 6 Mar - 21:08

Eléa avait sursauté comme une idiote, lorsque en se retournant, elle se trouva face à face avec Alessandro. Misère de misère, si seulement elle avait pu devenir invisible, ou juste pu partir, enfin, bref quitter cette situation angoissante qui promettait de la mettre plus bas que terre. Et le sourire satisfait, doublé d'une certaine perversité dérangeante, de son bourreau ne présageait rien de beau. Elle allait encore en prendre pour son grade, se contenter de se taire pour éviter les moqueries sur son accent, attendre qu'il parte avec son gobelet vide, puis aller se réfugier aux toilettes pour se sécher et changer d'uniforme. Car si Sue Sylvester la voyait couverte de granité (qui semblait être à la cerise ou à la fraise, voire au raisin, vu la couleur), Eléa pouvait dire adieu à sa place dans l'équipe des pompoms girls du lycée McKinley. Adieu à la seule petite chose qui lui donnait un minimum de prestige.

Mais Alessandro ne paraissait pas pressé, au contraire. Bien entendu, Eléa se doutait bien qu'il se fichait d'arriver en retard en cours, et que ce n'était pas cela qui allait le motiver à la lyncher plus vite, mais plutôt une autre Cheerio quelques mètres plus loin, qu'il aurait pu draguer après avoir montré sa pseudo-bravoure en bizutant une pauvre looser de française comme elle, ou encore un de ses potes footballeurs avec lequel il rigolerait pendant dix bonne minutes de l'incident, comme un véritable abruti. Car c'était ainsi qu'Eléa le considérait : comme un véritable abruti. Honnêtement, pour agir de la sorte envers une étrangère déjà en difficulté par son statut, il ne fallait pas être très futé. Et se moquer de sa compréhension hasardeuse en parlant bien fort comme il venait de le faire témoignait encore plus de cette stupidité notoire.

Un bon nombre d'élèves avait rit suite à cette sur-dose de décibels. D'accord, certains avaient ignoré la chose, mais quand même, c'était assez blessant que d'autres que cette plaie d'Alessandro s'amusent de la torture qu'il lui infligeait. Et Eléa sentait que ce n'était que le début. D'une main ferme, il la plaqua contre le mur, soutirant une grimace à la belle blondinette. Quand elle le vit plonger son doigt dans le verre de glace pilée, la jeune cheerleader commença à sérieusement paniquer. Fièrement, il approcha son doigt recouvert de la substance, et Eléa eut presque l'impression de se trouver dans un film au ralenti, n'espérant qu'une chose : que cela se termine au plus vite. Mais inutile d'espérer, ce n'était que le début.

Après maintes tâches sur son si bel uniforme, Alessandro se recula. Ah oui, alors comme ça, un uniforme tâché par un abruti était "so french" ? Non mais sérieusement, il se moquait de qui, ce petit italien de bas étage ? Eléa fut d'abord offusqué, puis crispa son visage d'habitude si doux. La mode française était extrêmement réputée, et d'ailleurs, vu sa dégaine minable, il aurait mieux fait de s'en inspirer. Comme cela était à prévoir, Eléa resta plongée dans son mutisme. Mais voilà, son bourreau de bougeait plus, l'observait de manière satisfaite, mais avec un air qui signifiait certainement qu'il attendait quelque chose. Et même si la belle sût d'avance que cela allait être une mauvaise idée, encore plus étant donné que le gobelet était loin d'être vide, elle finit par ouvrir la bouche.

    « C'est bon, tu as fini, sombre idiot ? »


Elle avait dit les deux derniers mots en français. Elle n'aurait vraiment pas dû. Elle allait encore en prendre plein la tête, mais il fallait rester forte, et surtout ne pas perdre sa fierté. Sue Sylvester ne l'aurait jamais accepté, et cela aurait pu être un motif de renvoi de l'équipe des Cheerios. Ainsi, Eléa resta plantée sur place, et de toute façon elle n'aurait pas pu s'enfuir étant donné la carrure bien plus grande d'Alessandro, cependant raide comme un piquet. Elle ne ferma même pas les yeux dans l'attente de l'arrosage de glace pilée. Pour une fois, elle se devait de tenir tête à Alessandro. Pour une fois, elle n'avait pas cours après, et pouvait se permettre de perdre du temps à repousser au maximum l'heure fatidique où elle serait recouverte de granité.
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MessageSujet: Re: 05. 'Cause I just like this ♥   Lun 7 Mar - 11:33

    Citation :
    « C'est bon, tu as fini, sombre idiot ? »
    […] ''sombre idiot''... Ses mots firent plusieurs fois le tour du cerveau d'Ale', mais rien n'en sortit. Ouais, il n'avait pas compris, ce qui était assez normal vu son niveau en français. Aussi il se passa bien de s'attarder sur le ''sombre idiot'', sauf peut être pour se moquer d'elle. Il répéta, avec une voix débile.

    « -C'est bon, tu as fini, sombre idiot ? »


    Sa prononciation était des plus médiocre, même pour deux mots, ça laissai à désirer. Il lâcha un léger rire, tout benêt. Eléa ne semblait pas si effrayée que ça, là. Ce qui attira fortement l'attention d'Alessandro. Pas de plissement d'yeux à la vue du granité, déjà, ça, ça ne lui paraissait pas normal. Quoi, elle avait plus peur, où elle était en dépression ? ( x) ) Bref, après ses petites réflexions, il se décida de nouveau à agir. Vivement, il attrapa le col du haut d'Eléa, et le tirant légèrement il y versa une petite moitié du verre.

    « -Wouuuh, c'est frais, hein ? »


    Il lâcha son col, le remit brièvement en place, puis appuya sa main gauche contre le tissu, au niveau de son ventre. Il remonta son regard vers celui d'Eléa, et, acte purement digne de lui, il mima un léger baiser avec ses lèvres ( d'Ale' hein x) ). Il était comme ça, toujours à rajouter un petit côté pervers, si on pouvait appeler ça comme ça, puisque ce n'était rien comparé aux gestes déplacés qu'il fait subir à d'autres Cheerios. J'entends par là main au cul &Co, breeef. Il retira sa main. On pouvait maintenant voir une belle et grosse tâche, le tissu ayant absorber de la chose. Il trempa de nouveau son doigt dans la glace, le portant à ses lèvres. Mh, fraise. Bah, ça valait pas le Nutella. Le Nutella, c'était sans aucun doute son pêché mignon. Environ deux pots par semaine, heureusement qu'il faisait du sport. Enfin, baste. Les paroles d'Eléa lui revinrent subitement à la tête, aussi il décida de mettre terme à cette curiosité.

    « -Dis... C'est quoi sombre idiot ? »


    Non pas qu'il cherchai à abreuver ses connaissances, mais il trouvai normal de savoir de quel nom elle l'avait traité, non ? En attendant, il attrapa le gobelet par le haut. Il voulait que ça reste le plus frais possible, et depuis le temps qu'il le tenait au chaud dans le creux de sa main... D'ailleurs, question temps, il jeta un léger coup d'oeil à l'heure. Hum, il lui restai encore quelques cinquante minutes devant lui, si il en avait envie. Il se plaça aux côtés d'Eléa, appuyé contre le mur, il empoigna néanmoins son poignet, de façon à l'empêcher de partir si l'envie lui prenait, brisant son comportement soudain, qui commençai sérieusement à l'agacer. Il préférai mille fois lorsque la personne essaye de partir, se débat, etc. C'était beaucoup plus drôle.
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MessageSujet:    Mar 8 Mar - 15:07

Eléa savait pertinemment qu'avoir dit deux simples petits mots en français allait l'enfoncer encore plus. Déjà que son accent amusait énormément son bourreau attitré, et qu'il ne perdait pas une occasion de s'en moquer, mais si en plus de cela, elle commençait à parler dans la langue de Molière, bien que les insultes qu'elle venait de dire n'était véritablement pas digne du dramaturge, on était pas sortis de l'auberge. Comme c'était à prévoir, il répéta d'une voix débile ses paroles à elle. Eléa inspira profondément, histoire de se calmer un peu. Elle finit par baisser les yeux, observant ses petits pieds chaussés de baskets, plutôt que d'être obligée de regarder Alessandro en face. Cependant, cela ne dura qu'une petite seconde. Rapidement, elle releva le nez, fièrement, comme si le footballer en face d'elle ne l'effrayait pas le moins du monde. Ce qui était faux, bien entendu. Son seul espoir à ce moment-ci était de pouvoir s'enfuir, partir loin, même être prise en otage par Sue Sylvester serait plus agréable. Et pourtant, une centaine d'abdominaux le dos posé sur un énorme ballon aux couleurs des Cheerios était loin d'être une partie de plaisir. Mais c'était déjà mieux que cette torture lente.

Cependant, Eléa savait que c'était loin d'être terminé. Alessandro semblait surpris face à son manque de réactivité, et il était probable qu'il allait agir face à cela. Il faudrait qu'il finisse par comprendre que ce lynchage était si quotidien pour la jeune fille qu'elle finissait par ne plus y faire vraiment attention. Heureusement, son casier se situait non loin des toilettes pour filles, elle prenait donc peu de temps pour y aller, se rincer un peu, et enfiler son uniforme de rechange. En général, elle se débrouillait pour envoyer sa tenue tâchée au pressing durant les heures de pause, afin de le récupérer le plus vite possible si l'envie de lancer un second granité dans la tête d'Eléa venait à Alessandro. Ce n'était pour l'instant pas encore arrivé, mais savait-on jamais. Mieux valait être prévoyant. En général, il se contentait d'un seul verre de glace pilée, et rigolait comme un abruti durant le reste de la journée. Or là, il prenait son temps. Cela ne lui ressemblait pas, lui qui préférait s'amuser vite, plutôt que de l'humilier à petit feu.

La blondinette frissonna lorsqu'elle sentit le granité couler de sa gorge jusqu'à son nombril, après qu'Alessandro ait tiré son col et y ait versé la moitié du gobelet. Comble du vice, il appuya sa main là où la glace s'était concentrée, tirant ainsi une énième grimace à la belle. Comme si cela ne suffisait pas, il lui mima un baiser, ce qui provoqua chez elle un véritable haut-le-cœur incontrôlé. C'était quoi, son petit jeu ? Voilà qu'il léchait son doigt couvert de glace. Qu'est-ce qui lui passait par la tête, aujourd'hui ? Il avait véritablement décidé de jouer, mais Eléa n'y comprenait sincèrement plus rien. Les gestes déplacés étaient dédiés aux autres Cheerios, celles qu'il comptait inviter à sortir par la suite. Pas à elle, Eléa Delacroix. Elle, elle se recevait du granité, et puis point. A moins que son actuelle attitude était encore un moyen supplémentaire de se moquer d'elle ?

    « Tu me dégoûtes. »


Elle lâcha cela avec une expression dédaigneuse, et pour le coup, franchement dégoûtée. La moue de son visage s'accordait très bien avec ses paroles, et ça bouche légèrement tordue aurait très bien pu signifier une envie de vomir. Mais voilà qu'il lui demandait ce qui signifiaient les mots français qu'elle avait dits quelques minutes auparavant. Cela étonna énormément Eléa, qui ne s'attendait absolument pas à ce qu'Alessandro s'intéresse un tant soit peu à ses paroles, encore moins en français, langue qu'il méprisait apparemment. Les yeux exorbités, ronds comme des billes, Eléa remonta la sangle de son sac sur son épaule, et fit un pas en avant, comme pour partir. Seulement, appuyé contre le mur à côté d'elle, le footballer attrapa son poignet, avec force. Eléa lâcha un petit cri aigu, essayant de remuer son poignet au creux de la paume du jeune homme, comme pour l'en extraire. Mais il ne lâcha pas prise.

    « C'est ce que tu es. Un abruti de bas étage. Maintenant, lâche moi. Tu me fais mal. »


Eléa préférait les phrases courtes, à al construction pas très élaborée. C'était plus facile pour elle, et surtout pour son anglais approximatif. Avant de faire de belles et longues phrases, il fallait un minimum de connaissance et de maîtrise de la langue, ce qui n'était pas le cas de la jeune française. Ceci dit, elle n'aurait certainement pas dû rajouter la dernière, le "Tu me fais mal" dont il devait éperdument de moquer, et qui témoignait de plus de sa faiblesse physique. Eléa tira à nouveau sur son bras pour s'enfuir, mais rien n'y fit. Observant autour d'elle, elle vit que le couloir était désormais pratiquement désert, les lycéens étant soit en cours soit en train de vaquer à leurs activités. Seul un groupe de trois filles les scrutait de loin, commentant apparemment le spectacle qui s'offrait à elles. Il est vrai qu'un footballer qui t'attaquait à une Cheerio qui n'était même pas membre d'une chorale, c'était loin d'être habituel. Surtout connaissant la réputation de dragueur d'Alessandro.
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MessageSujet: Re: 05. 'Cause I just like this ♥   Mar 8 Mar - 22:05

    Il admirai de haut sa moue, souriant. Oui, il était fière, et pas qu'un peut, c'était comme ça, c'était l'une des seuls personnes qu'il aimait emmerder à ce point. Pas de chance. Il lâcha un nouveau petit rire au gémissement d'Eléa. Elle a cru qu'elle allait où ? Il lui restait de la glace, non ? Il sentit brièvement son poignet gigoter dans sa paume, puis elle lui répondit enfin.

    Citation :
    « C'est ce que tu es. Un abruti de bas étage. Maintenant, lâche moi. Tu me fais mal. »

    Abruti de bas étage ? Hum, à vrai dire, ça ne lui fit pas grand chose, ce n'était pas la première fois qu'on l'appelai comme ça, aussi il ne retenu des mots que l'accent et peut être la fin de la chose.

    « - Et nia, et nia, et nia-nia-nia.  Sombre idiot ! »

    Il rit bêtement, et que ça ne lui plaise ou non, comme d'habitude, il n'en avait rien à faire. De toute façon, elle pouvait bien le traiter de tout les noms, il avait le dessus et le garderait, c'était tout ce qui important dans cette relation, son propre intérêt. C'est là qu'il remarqua la présence des trois filles, plus loin, auxquelles il sourit. N'attendant pas leur réaction, il en revint directement à Eléa, la tira brusquement contre le mur. Il se moquai ouvertement qu'on le voit traîner avec un membre de chorale, lyncher une Cheerio. Son plaisir passai avant sa réputation, et de loin. Il agita légèrement son gobelet, remuant le granité, geste d'impatiente. Aussi, il leva le verre au dessus de la tête d'Eléa.

    « - Trois, deux, un... »

    Il versa le reste de substance, prenant soit de viser ses cheveux.

    « -Wouuwouuuh ! Miam, c'est bon ? Pas trop froid j'espère. »


    Toujours aussi fière, voir plus, il se décolla de son mur, contempla son œuvre.

    « -Toujours aussi français. Ça te va super, non ? Nettoie-toi bien ! »

    Il lui sourit, puis la lâcha. Non non, il n'avait pas décidé de s'en aller là, pour cette fois. Enfin, c'est ce que ses pas montrait, puisqu'il s'était mis à avancer, la tête haute. Il écrasa le gobelet de main ferme, le jeta à travers le couloir. Il attendis sagement qu'Eléa entre dans les toilettes. Il fit bien sur immédiatement demi-tour. Non, il n'avait plus de slushy, et alors ? Il avait autre chose en tête, autre chose qui ne la ferait certainement pas passer inaperçue par la suite. Pourquoi avoir attendu ? Parce qu'il avait simplement besoin d'eau. ( T'inquiète, rien de dégueulasse, ça sera simple x) ). Il ouvrit brusquement la porte.
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MessageSujet:    Jeu 10 Mar - 21:09

Eléa était du genre patiente, et évitait d'être désagréable avec les gens. Mais là, franchement... Alessandro dépassait les bornes. Qu'il s'amuse à lui envoyer du granité en pleine tête, d'accord. Qu'il adore l'humilier devant le reste du lycée, passe aussi. Mais qu'il soit ravi de lui faire mal en serrant son pauvre poignet comme dans un étau, là, non. C'était véritablement impardonnable. Le problème était qu'Eléa n'avait aucune idée de comment se venger. Et bien qu'elle soit certes courageuse, elle n'était pas non plus téméraire. Quoique, cela ne serait même plus de la témérité. Plutôt du pur suicide. Ainsi, Eléa continua de se débattre, grimaçant et gémissant, lançant ses regards les plus noirs à son bourreau semblant trouver la situation très à son goût. Et la bande de filles, là-bas, ne seraient pas venues l'aider, non plus ! Aucune chance. La politique de l'autruche était réellement reine à McKinley. Les élèves ne semblaient rien voir de tous ces bizutages et lynchages, d'où leur manque d'action et d'aide. Ce qui était assez paradoxal, puisqu'ils en était pourtant témoins, et s'en amusaient aussi.

Là encore, Alessandro se moqua de son accent français, et des mots qu'elle avait osé prononcer dans cette langue. C'était tout de même affolant, à quel point il était mauvais dans sa diction. Soyons honnêtes, même pour un américain, ce n'est pas bien compliqué de dire sombre idiot en n'ayant pas l'air d'un mauvais acteur très mal doublé dans une série de dernière zone. Et pourtant, Cromwell y arrivait. Ce qui exaspéra encore plus Eléa. Mais la belle se doutait bien que d'avoir traduit son insulte allait lui attirer de graves ennuis. Et cela ne tarda pas. En une fraction de seconde, elle fut propulsée contre le mur formé par les casiers, et sentit l'autre main d'Alessandro, celle qui tenait le gobelet, se lever au-dessus de sa tête. D'un regard apeuré et innocent, elle leva les yeux vers le contenant en carton, qui après avoir tournoyé pour mélanger la boisson, se pencha vers elle, comme pour la déverser. Instinctivement, Eléa ferma les yeux et baissa la tête, même si cela signifiait une catastrophe capillaire. Au moins, son maquillage ne souffrirait pas trop.

Le décompte fait par Alessandro se suivit d'une sensation étrange au somment du crâne de la blondinette. La glace pilée, bien qu'un peu réchauffée, restait tout de même très froide, et cette substance glissant le long de sa queue de cheval était peu agréable. Eléa entendit son bourreau parler, mais elle ne l'écoutait pas. Pourtant, elle aurait certainement comprit ce qu'il disait. Mais non, elle en avait marre. Elle tentait de penser à autre chose histoire de ne rien entendre de ses paroles, et elle s'en sortirait peut-être. Puis il la lâcha, et Eléa ouvrit de nouveau les yeux. Il s'en alla. Comme ça, tout simplement. Il partit.

Eléa ouvrit son casier, sortit son uniforme de rechange, referma son casier, et alla se réfugier dans les toilettes, déserts à cette heure-ci. Elle posa son uniforme bien plié entre deux lavabos, ouvrit une des cabines, et se servit copieusement en papier toilette, qu'elle froissa, et qu'elle imbiba d'eau grâce aux robinets. La blondinette défit sa couette, posant son élastique à côté de sa tenue de Cheerio, et enleva le haut de celle qu'elle portait, et qui était pour ainsi dire quasiment fichu. Elle se regarda de manière penaude dans la glace, observa ses sous-vêtements rosis par le granité rouge, et se lava un peu à l'aide de la grosse boule de papier détrempé qu'elle venait de confectionner.

Puis la porte s'ouvrit brusquement, laissant apparaitre ce boulet d'Alessandro Cromwell. En une fraction de seconde, Eléa avait saisi son haut d'uniforme sali, l'avait plaqué contre sa poitrine, et avait poussé un cri strident et aigu. Trop, c'était trop. Eléa fulminait. D'une voix devenue rauque par la colère, elle s'exclama :

    « Ton crâne est véritable aussi vide qu'un trou noir, au point de confondre les pictogrammes sur les portes des toilettes ? Le bonhomme avec une jupe, ça signifie que c'est réservé aux FILLES. A moins que tu fasses juste exprès d'être débile jusqu'à rendre Paris Hilton jalouse ? »


Et puis, avant même de réfléchir, elle lança ce qu'elle avait dans la main droite, à savoir le papier imbibé d'eau et d'un peu de glace pilée. Mieux valait ne pas avoir réfléchi, d'ailleurs. Puisque la réflexion l'aurait convaincue de ne pas l'envoyer, cette boule de papier. Or, maintenant qu'elle avait fait, avec précision puisqu'elle avait atterri en pleine face de sa cible, elle se sentait libérée. Un peu soulagée, en fait. Même si la situation ne lui plaisait guère, qu'elle aurait préféré être en cours et n'avoir rien subi de tout ça. Elle s'était un peu vengée. Un tout petit peu.
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MessageSujet: Re: 05. 'Cause I just like this ♥   Ven 11 Mar - 0:01

    A son entrée, il ne pu retenir un sourire à la vue d'Eléa. Elle avait plaquer son haut sale sur sa poitrine. Oui, parce qu'elle l'avait retirer. Elle poussa un cri, mais il n'y fit guère attention. C'était peut être son souffre-douleur, mais tout de même une fille. Et une Cheerio.

    * HUM *

    Citation :
    « Ton crâne est véritable aussi vide qu'un trou noir, au point de confondre les pictogrammes sur les portes des toilettes ? Le bonhomme avec une jupe, ça signifie que c'est réservé aux FILLES. A moins que tu fasses juste exprès d'être débile jusqu'à rendre Paris Hilton jalouse ? »

    * […] Paris Hiltooon Brille Ahhhh, mais quelle bombe ! ♥️ * (uOu)

    Hop hop hop, pas le temps de rêvasser un peu plus qu'il s'était ramasser un truc mouillé dans la tronche. Sans bouger tout d'abord, il déclara :

    « Ahhh, ouais. Une jupe... (uOu²) Pas la peine de t'énerver, sombre idiot ! T'es méchante ! »

    Il fit mine de pleurer, mais le rire prit vite le dessus. Il s'avança alors, passant le revers de sa main sur son visage. Il attrapa la tenue de rechange d'Eléa, et l'emmena avec lui, dans les toilettes, dont il ferma la porte à clef. Aussitôt, il déposa la tenue sur le couvercle des toilettes, puis ouvrit son sac, attrapa sa trousse. Il en sortit un marqueur noir, habituellement destiné à écrire sur les portes de casiers de quelconques personnes, le décapuchonna. Il s'accroupit, et s'appliqua à écrire de façon claire, en grosses lettres sur la partie rouge du haut : JE SUIS FRANÇAISE. Il lâcha un rire, puis s'attaqua au bas. SOMBRE IDIOT !. Il contempla le tout, toujours le même sourire aux lèvres. C'était pas mal. Puis, tout content, il cria :


    « Tu vas voir, c'est magnifique ! »

    Il fourra le marquer dans sa poche, rangea (ou plutôt jeta) sa trousse dans son sac, prenant même la peine de le refermer ensuite. Il le mit sur son dos, attrapa son œuvre la tenue. Il faillit ouvrir la porte, mais il eu une nouvelle idée (=D). Il mis la tenue sous son bras gauche, et attrapa le marqueur qui était dans sa poche. Il le décapuchonna de nouveau, puis écrit en grosse lettre sur la porte : ELEA DELACROIX. Bon, ça suffisait. Il remit le marqueur capuchonné dans la poche de son jean, ouvrit la porte. Il planqua la tenue dans son dos, voulant tout d'abord lui montrer son nom sur la porte. Il fit un petit signe de tête pour lui dire de regarder.

    « T'as vu ? Classe, hein ? Et c'est pas tout ! 'tention... Tadaaa ! »

    Il lui afficha la tenue, chaque pièce dans une main.

    « Qu'est ce que t'en pense, chérie ? ''Je suis française, sombre idiot !'' Haha ! »

    Il rit de nouveau, puis lança la tenue aux pieds d'Eléa. Espérons qu'elle ne pleur pas... Pauvre biquette, quoi ! :')
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MessageSujet:    Mer 6 Avr - 19:07

[Désolée pour ce retard énooorme :X J'espère que tu m'en veux pas...^^]

Eléa faillit hurler de désespoir lorsqu'elle vit son bel uniforme de Cheerio, parfaitement propre, être attrapé par Alessandro. Jamais la jolie blonde ne pourrait comprendre le plaisir que ce type éprouvait, à la martyriser de la sorte. Après tout, elle ne lui avait jamais causé le moindre tord... Elle avait certes du mal à comprendre quand il parlait, mais mis à part ça, il n'y avait absolument rien à ajouter. Le pire était certainement de savoir que pendant qu'elle, Eléa, se prenait de la glace pilée dans le visage, des élèves, et surtout ceux des chorales, étaient en quelque sortes protégés, puisqu'ils n'étaient plus considérés comme des cibles potentielles. C'était quand même du n'importe quoi. Les petits chanteurs se la coulaient douce, tandis qu'une jolie pompom girl se faisait bizuter de la sorte. Le monde à l'envers, pour ainsi dire. Non pas qu'Eléa aurait apprécié que ses camarades soient couverts de granité à chaque intercours. Mais pour être franchement honnête, même si cela était parfaitement égoïste, Eléa trouvait qu'il était normal de s'attaquer aux choriste, surtout plus qu'à elle. Alessandro était totalement incompréhensible.

Même s'il était mouillé et tâché, Eléa enfila le haut qu'elle avait plaqué contre sa poitrine lorsque cet abruti d'italien de pacotille été passé outre les règles communes du lycée McKinley, en entrant dans des toilettes pour filles. Eléa s'attendait au pire, et le fait d'entendre de légers crissements venant de l'autre côté de la porte l'inquiétait encore plus. Cela aurait pu être n'importe quoi. Une déchirure de son si bel habit rouge et blanc ? La matière de l'uniforme était tellement particulière que le bruit du cassage des fibres du tissu aurait pu ressembler à ce son. Quoique, non... Une gravure sur le carrelage du mur des toilettes ? Non, cela aurait été strident, ce qui n'était pas le cas. Puis Eléa se rappela qu'Alessandro appréciait énormément dessiner sur les casiers des personnes qu'il assassinait durant ses heures de pause à coups de verre de glace pilée. C'était forcément ça. Un dessin, ou quoi que ce soit, avec ce marqueur noir dont il ne se séparait jamais, sur le plastique de la porte des toilettes. C'était forcément ça, forcément.

La porte s'ouvrit brutalement. Effrayée mais docile, Eléa se pencha pour observer la pseudo-œuvre de son bourreau. Autrement dit, son nom à elle, écrit en lettres capitales, sur la porte des toilettes. Fabuleux.

    « Whouuu, super. T'es fier de toi j'imagine ? »


Au vu du sourire ravi d'Alessandro, oui, il devait être fier de lui. Mais Eléa se ravit à rompre ce petit délire malsain.

    « Si tu étais intelligent, tu aurais écrit ça plus bas. Je suis petite, et je suis incapable d'écrire aussi haut, sur la porte. Même en montant sur la cuvette, je n'aurais pas pu me pencher assez pour... Bref, les gens saurons que ce n'est pas moi, qui aurait été prise d'un accès de narcissime, qui aurait écrit ça là. Et quitte à bien le faire, tu aurais au moins pu former de jolies lettres, parce que là, les bâtons style maternelle, ça laisse à désirer. »


Eléa observa le footballer déplier son haut de cheerleader, sur lequel on pouvait lire "Je suis française". Puis la jupe, qui arborait l'inscription "Sombre Idiot". D'un coup, Eléa regretta cette insulte, qu'elle n'aurait jamais dû prononcer à McKinley, et encore moins devant Alessandro Cromwell. C'était sûr que désormais, il ne la lâcherait plus avec cette expression, et qu'il la lui lancerait en pleine face dès qu'il le pourrait, même si cela n'était absolument pas approprié.

Puis il jeta l'uniforme à ses pieds. Avec un regard noir intense, et sans le quitter des yeux, Eléa se baissa, saisit le petit haut et la jupette, fit un mouvement dédaigneux de la tête, attrapa son sac posé à côté des lavabos, et se tourna vers la porte avec détermination. Sans un mot, elle partit calmement, se rendit auprès de son casier, et y fourra son sac, tout en récupérant sa veste style officier dans la marine. Un truc très mode en France, mais qui devait sembler ridicule aux yeux des américains. Eléa jeta ses longs cheveux blonds dans son dos, vérifia qu'elle avait son téléphone portable dans sa poche, et attendit quelques secondes. Peut-être que cet imbécile de Cromwell allait se lasser, ou tout simplement estimer qu'il avait assez martyrisé son souffre-douleur pour la journée. Peut-être serait-elle enfin tranquille, du moins pendant quelques heures. Et pourtant, au lieu de s'enfuir en courant vers la sortie du lycée, Eléa restait plantée devant son casier, essayant de trouver un subterfuge pour que Sue Sylvester ne la voie pas avec un uniforme tâché, ni dédicacé de la main d'un footballer, au crane aussi vide que ces fichus terrains l'étaient d'arbres.
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MessageSujet: Re: 05. 'Cause I just like this ♥   Mar 10 Mai - 22:11

[Ah, pas grave, j'ai pas tellement fais mieux...]

    Ses réactions le laissèrent perplexe. Ah, si il s'attendait à une telle chose... Il avait bien évidemment imaginé un regard noir, quelques éventuelles insultes, puis un torrent de larmes. Mais il n'en fut rien. Elle avait l'air plus énervée qu'autre chose, particulièrement sérieuse et sûr d'elle. Ses paroles étaient d'une sécheresse dont Alessandro n'aurait jamais eu idée. Gardant quelques instants encore un sourire satisfait, elle n'ouvrit la bouche que pour lui faire remarquer les fautes qu'il avait commises. Soit, pour le nom sur la porte, c'était mort. Il faillit cependant la contredire, cherchant péniblement le moyen par lequel elle aurait pût écrire aussi haut, mais il fut coupé par la suite des paroles de la demoiselle. En effet, il n'était pas fier de son écriture, ne l'a jamais été et ne le sera certainement jamais, mais il fallait bien l'avouer : ça ne lui importait guère. Bref, voilà ce que la miss lui avait lancé avant qu'il ne déplie le reste de l'uniforme. Il était particulièrement fier de cette pièce. Peu importait la forme des lettres, leurs emplacement sur le vêtement, ça lui plaisait et il savoura la réaction de son interlocutrice. D'un air toujours aussi sérieux et audacieux, elle saisit ce qui lui appartenait et sortit des toilettes. Il s'avança alors vers la porte, l'ouvrit légèrement, créant un espace suffisamment large pour qu'il puisse y passer sa tête. Il aperçu alors son souffre-douleur, plantée devant son casier, apparemment pas pressée de s'en aller, loin de lui. Drôle de décision. Qu'est ce qu'elle attendait ? Que son bourreau revienne à la charge, continuant le massacre ? Certainement pas. Le footballer tenta de trouver ne serait-ce qu'une explication vraisemblable, bien que fausse, mais son regard fut attiré par la veste toute juste enfilée par la Cheerio. Qu'est ce que c'était ? A première vue, il aurait crut à une veste d'officier de la marine, quoique, oui, c'était bien ça. Sans doute était-ce assez porté en France, sans doute ses habitants appréciaient ce genre de tenue, ce qui n'était malheureusement pas le cas d'Alessandro. Il ne put retenir un sourire, ne retenant pas un léger rire, mais hésita à revenir à la charge. Peut être était-ce suffisant. Avait-il besoin d'en rajouter une couche, au risque de la voir quitter la ville ? Bon, c'était un peu exagéré. Quoique...

    Alessandro n'avait peut être pour réputation que celle du dragueur de pacotille et bourreau de cette chère française, mais avait tout de même un coeur et savait ressentir ne serait-ce que le bout du nez de madame la culpabilité et de toute façon, ne tenait pas tant que ça à sa réputation. Difficile à croire. C'est donc son sac sur le dos et toujours le même petit sourire aux lèvres, qu'il franchit définitivement la porte des toilettes des filles, sans regret. Il partit directement dans la direction opposé de celle où se trouvait mademoiselle Delacroix, déjà à la recherche d'une nouvelle occupation en attendant une quelconque envie de retour en classe. Il jeta néanmoins un léger regard derrière lui, apercevant la jeune française, qu'il recroiserait prochainement, sans l'ombre d'un doute.


RP CLOS
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