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 05. Ennui inlassable et Cosmique Attitude. {Klaus}

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MessageSujet: 05. Ennui inlassable et Cosmique Attitude. {Klaus}   Sam 19 Mar - 16:46

Télémaque & Klaus
"Lorsqu'on s'emmerd**! On s'emmerd**"

Le métro. En effet, ce moyen de locomotion peu conforme, avec ces douces odeurs néfastes qui enivrait de façon peu courtoise mes narines. La puanteur de transpiration, l'odeur des parfums mélangés aux odeurs horripilantes d'urine. C'était l'enfer. Cette promiscuité et ces pervers insatiables, qui s'amusaient sans cesse à reluquer les jeunes femmes. Dégradant. Mais où allait le monde? Sans même y réfléchir, je rêvais de tranquillité. De silence. Les êtres humains, passaient le plus bref de leur temps à hurler. Mais pourquoi? Geste idiot et insupportable pour ma part. Mes maux de tête devenaient fort insoutenables, de plus les odeurs nauséabondes qui se dégageaient du wagon ne m'aidait en rien. J'avais ainsi, oser aventurer mon corps dans les profondeurs du métro, afin de sortir un peu de mon train-train quotidien. Pour être sincère avec vous et sans vouloir expressément vous outrer de ma vulgarité incomprise, je m'emmerdais ferme! Prendre l'air au milieu d'un parc et chantonner avec les oiseaux, voilà mon idée actuelle du moment. D'accord, je n'étais guère dans "Blanche-neige et les Sept nains." Mon imagination était parfois débordante et pathétique. Casque audio à fond sur les oreilles, au rythme de "Uprising" de "Muse", je n'écoutais même pas ce qu'une espèce de blondasse refaite me répondait. Franchement, qu'est-ce que j'en avais à foutre? Sans le vouloir malheureusement, afin de laisser passer l'attroupement de personne, j'avais osé bousculer à mon grand désespoir notre chère princesse. Madame, avait osé monter sur "ces grands chevaux", comme qui dirait cette fameuse expression à la con. A part cette grosse poitrine volumineuse et sans doute fausse tout comme son regard de braise. Je la regardais sans trop d'importance. Soupirant d'exaspération, je sortais enfin de ce p'tain de wagon à la noix. Quittant cette fausse "Sharon Stone" aux airs dédaigneux. Sérieusement, un jour où l'autre je deviendrais roi de cette ville. Et je torturais sans doute quelques abrutis par amertume. Cette image symbolique me fit sourire jusqu'aux oreilles. C'était bon de rêver. Mais le mieux c'était de fantasmer. Tellement bon que j'en bavais d'avance. Enfin! Nous n'étions guère dans un conte de fée, même si cela aurait été naturellement plus facile. Il faisait beau. Certes mais, pourtant, je me sentais tellement pathétique. Oser me balader seul au milieu d'un parc? Effectivement, je n'avais pas une réputation à faire fleurir de joie les belles-mères. Je buvais comme un ivrogne. Quant à la nicotine, mon corps réclamait une clope à la seconde où j'osais prononcer ce mot dans mon esprit farfelu. J'étais physiquement dépendant par tous ces poisons. Je m'en cachais guère, mais je n'étais pas fier. Fort heureusement! Toujours avec cette sonorité de Muse dans les oreilles, j'avançais lentement dans les ruelles. J'aurais aimé être pour une fois seul sur terre. Ne serais-ce qu'un jour. Afin de ne pas supporter cette foule exaspérante de monde. Les rires presque hystériques des gens. Et bien évidemment, les amoureux transis. Si "Cupidon" était présent, je l'aurais sans doute poignardé avec une de ces flèches. Violent moi? Bien sur que non. Sans doute un peu trop impulsif dans mes choix. Je réussis de façon nonchalante à atteindre l'entrée du parc. Sans trop d'étonnement, il y avait comme d'habitude du monde. Des foules de gens. Pourtant, je savais pertinemment que j'allais enfin trouver un endroit paisible. Du moins, loin du bruit. Paradis ou non, une image utopique me vint à l'esprit. Loin des éternels cris des bambins, des parents impatients et dépressifs, je me calais sous un arbre à l'ombre. Le calme faisait son entré si rarement, que mon état plongeait dans une sorte de béatitude incomplète. Cependant, avec intuition et envie, je fermais délicatement les paupières afin de savourer la musique. Image sans doute amusante, pour une personne comme moi. J'étais seul, sans compagnie et pourtant sans même vouloir le cacher, j'y étais si bien.

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Dernière édition par Télémaque O'Higgins le Lun 21 Mar - 13:28, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: 05. Ennui inlassable et Cosmique Attitude. {Klaus}   Sam 19 Mar - 18:54

    [Non, non c'est ok Wink et pareil, si ça te dérange pour moi dis-le ^^]

    La vie devenait étouffante dans mon appartement de banlieue. Sina - ma soeur - avait accouché deux ans auparavant et ma nièce était une pile électrique sur pattes. Ca en devenait trop énervant. J'avais toujours envie de fumer lorsque ma nièce était réveillée, mais d'après Sina, la fumée, c'est pas bon pour elle, le tout avec un accent allemand à couper au couteau. Mes rares pause fumette, je les passais sur le balcon, en caleçon, à me les geler pour tirer une latte, en balayant du regard le bord du trottoir et ses prostituées. Bienvenue dans ma vie. Fumer, mettre des heures de retenue, me désaper suggestivement devant des gays. Métro, boulot, dodo. Le genre de vie que tout le monde a. Et ça commençait à me taper sur les nerfs. J'étais jeune, beau, doué, polyglotte, et je retrouvais dans cette ville pourrie au climat incertain. J'aurais dû continuer mes études à l'université et rester à Stuttgart avec ma mère - une escort-girl de luxe.

    Ce jour-là, je m'étais engueulé encore une fois avec Sina à propos de ces grenouillères pour gosses qu'elle achetait sans se rendre compte du maigre budget qu'on avait. Je travaillais nuit et jour, et elle, elle foutait en l'air tous mes efforts. J'étais sorti de l'appartement en claquant la porte le plus fort que je le pouvais, faisant trembler la mince cloison qui servait de mur. J'suis monté dans ma vieille voiture, j'ai mis le contact et la radio locale pour me détendre et je suis parti faire un tour en ville. Le temps froid de la veille avait rendu la chaussée glissante et je me voyais mal continuer à zigzaguer sur la route, alors je me suis garé dès que j'ai vu une place de parking vide. Une marche arrière plus tard, je sortais de mon tacot en tee-shirt dégoutant, un paquet de clopes à la main. Eh merde. J'avais oublié mon briquet. Je me serais foutu une baffe. Ou deux, si j'avais pas tant envie de me changer les idées.

    Après m'être assuré que j'avais bien verrouillé l'ouverture de ma voiture - mais qui voudrait voler un tacot aussi ridicule et rouillé ? - je me suis aventuré dans le parc voisin à ma place de parking. A peine j'avais franchi le seuil du parc Lincoln, que j'ai voulu faire demi-tour : ma place, c'était pas avec les moineaux et le chèvre-feuille, mais avec les pots d'échappement et les shooter à alcool du bar/karaoké. J'ai secoué violemment la tête - comme je le faisais toujours quand j'avais une pensée négative - et je me suis avancé prudemment dans l'enceinte du parc. C'était bizarre. L'air était tellement pur que j'avais l'impression d'avoir toujours vécu avec les fumées caractéristiques des banlieues pauvres. Jamais - ô grand jamais - j'avais respiré quelque chose d'aussi bizarre. Ca me donnait envie d'allumer une cigarette, plus par habitude que par nécessité. Mais j'avais pas mon briquet. Merde.

    J'ai continué mon expédition dans le gazon vert. Ca me rappelait quand j'étais petit et que j'étais encore un enfant unique : mon père m'emmenait au parc près de chez nous et il jouait au pirate avec moi. Je devais être moins ridicule que là, en me baladant comme un vieux SDF pédophile dans un parc pour enfants. Et j'avais toujours aussi envie de tirer une latte. Je suis allé m'asseoir sur un banc tout en soupirant. Assis, je frictionnais mes bras nus pour les réchauffer, sans succès. Les jointures de mes doigts devenaient tellement bleues que c'en était douloureux. J'ai grimacé tout en croisant les bras sur mon torse. Je me faisais chier. J'ai dû rester assis comme ça sur le banc une bonne demi-heure, à observer les gens qui allaient et venaient sous mes yeux. Ca me dégoutait, quand je voyais un gosse avec son père. Tu verras, mon petiot, quand tu seras plus grand, tu détesteras ton vieux.

    Et puis j'ai voulu céder à la tentation. Je me suis relevé de mon banc et j'ai traîné mes longues jambes jusqu'à trouver un péquenaud à l'air aussi paumé que moi. Le stéréotype du mec bizarre que j'évitais au lycée. Un casque vissé aux oreilles, les yeux fermés et la même béatitude que moi après une partie de jambes en l'air. Tsss... Comme si on pouvait se sentir aussi bien en écoutant de la musique. Je me suis assis sur le même banc que lui, à une soixantaine de centimètres. Il sentait l'alcool et la clope à plein nez. Bon gars. Il devait bien avoir un briquet sur lui. Ca m'énervait de rien dire et d'entendre ce silence exaspérant. Je n'étais même pas sûr qu'il aille sentit ma présence et je me voyais mal lui tapoter l'épaule pour lui signaler que j'étais là. 'Tain. C'était un après-midi pourri. J'ai soupiré en regardant le ciel. Au bout d'un moment, je m'ennuyais trop pour rester immobile à contempler les nuages qui flottaient dans le ciel. J'ai jeté un coup d'oeil à mon voisin, toujours dans la même position. Et si il était mort ? Non, sa poitrine se soulevait et s'abaissait à intervalles réguliers. Je l'ai quand même secoué par les épaules.

    Eh, mec ? T'es mort ? »
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MessageSujet: Re: 05. Ennui inlassable et Cosmique Attitude. {Klaus}   Dim 20 Mar - 21:10

Télémaque & Klaus
"Lorsqu'on s'emmerd**! On s'emmerd**"

La tranquillité de ce lieu me dominait. Les cris des gamins ne retentissaient plus dans mes oreilles. Je sentais comme une vague de plénitude envahir peu à peu mon corps. Étais-je réellement en train de m'endormir sous cet arbre? Cette scène était certainement très pathétique mais très sincèrement je m'en contre fichais. Mon casque audio n'émettais plus aucune musique, et la paresse qui se dégageait de moi m'empêchais de remettre mon Ipod en marche. Franchement qui avait-il de plus pitoyable, qu'un type perdu au milieu d'un parc? Je vous laisse soigneusement réfléchir à ce sujet. Je me sentais vaguement capturer par les bras de Morphée. A dire vrai, j'avais encore bu la veille comme un ivrogne désœuvré. Je me demandais par moment, comment avais-je réussis à retrouver le chemin de mon appartement. La réponse? Et bien je n'en sais strictement rien. Avais-je joué à nouveau de mes charmes afin de me faire raccompagner? Question fortement existentielle. Pourtant, je n'avais vu personne dans mon lit. Pas une once de parfum fruité, ni même une odeur sauvage qu'un homme aurait pu laisser au réveil. Je n'avais nullement honte. Pourtant, le devrais-je? Effectivement. Ma mère jouais la simple d'esprit pour me faire plaisir, mais hélas je voyais cela comme une actrice pathétique de cinéma. Enfin, je réfléchissais bien trop. Le sommeil s'emparait de moi comme un lion affamé en pleine lutte de survie. Jusqu'à entendre légèrement une voix non familière, et très exaspérante pour ma part, faire subitement irruption, alors que je me laissais divaguer par mes sombres pensées. Une voix d'homme. Il n'y avait guère de doute à envisager. Si j'étais mort? Question bien évidemment stupide. Je ne pus retenir un sourire béat sur mes lèvres, sans vraiment réussir à ouvrir les yeux. Je ne le voulais pas. J'étais bien. Sous cet arbre, à me lamenter sur mon triste sort. Malheureusement, il y avait toujours un « Mais. » Cette métaphore sans doute peu idyllique, m'énervait au plus haut point. Mort ou pas, je me devais d'ouvrir les yeux par simple politesse. Curiosité ou non, je voulais savoir à qui avais-je affaire. Seulement voilà, ce type devenait bien plus qu'exaspérant. Il osa par un miracle incongru me secouer légèrement les épaules, sans que je puisse faire quelque chose. J'ouvris les yeux de manière délicate. J'aurais bien voulu riposter. Le mordre, ou bien lui sauter au coup pour l'étrangler. Chose idiote très certainement, et dangereuse ma foi, mais j'en rêvais. Je finis par me retourner vers cet inconnu doté de très peu de manière afin de lui cracher comme un serpent des injures abominables. La rage l'emportait sur la raison. J'ouvris la bouche afin de l'injurier comme il se devait. Mais soudain plus un bruit. Plus un mot. Pt'ain que ce type était canon. Enfin canon, disons physiquement. Sans trop vouloir prétendre le contraire ces fringues laissaient à désirer. Qu'est-ce qu'il foutait là? Que me voulait-il? Très franchement, je fus pris d'un sentiment de frustration. Mon ignorance pris le dessus, et c'est avec une voix peu commode que je lui répondis pour la première fois.

"Excusez moi de vous dire cela, mais trouvez vous agréable de se faire réveiller ainsi? Très franchement, pour ma part non. Je ne suis pas mort comme vous pouvez le constater. Même si je pu l'alcool et la cigarette. Puis d'abord vous êtes qui? Un tueur en série? Un SDF?"


Je retirais d'un geste adroit mon casque audio, avant de jeter mon regard de nouveau sur cet homme. Que cela soit d'une mauvaise éducation ou non, je me permettais avec allégresse de le détailler de haut en bas. Tout comme moi, il ne devait certainement pas baigner dans le luxe. Étrange, et assez mystérieux devrais-je dire.
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MessageSujet: Re: 05. Ennui inlassable et Cosmique Attitude. {Klaus}   Lun 21 Mar - 16:59

    Je me demandais toujours comment les gens pouvaient se sentir aussi bien dans un parc. Je veux dire, c'est chiant, un tel endroit. Tu tournes la tête, tac, un môme braillard. Tu regardes un arbre, tac, y a un gosse dedans. Y a des gamins partout dans un parc. Et Dieu seul sait combien je déteste les gamins. Ca crie et ça vomit partout. C'est pire que ma soeur - qu'elle me pardonne cette révélation - lorsqu'elle a ses règles. Que celui qui n'a jamais dit cela d'une femme me jette la pierre. Sur ce point, j'étais contente d'être un homme. A part les affres de l'acné adolescente et cette mue ridicule, c'était bien mieux.

    Le type que j'avais réveillé ouvrit les yeux. Bon Dieu. Il puait tellement la vinasse et la clope que ça me brûlait les narines. Mais c'était pas déplaisant. C'était la même odeur que mon paternel. Super. Je réveille un mec sous un arbre et il sent comme mon vieux. J'haussai un sourcil lorsqu'il me détailla du regard et que celui-ci se posa sur mon tee-shirt douteux. C'était le premier que j'avais trouvé et enfilé dans le bordel qui me servait de chambre. Et puis, lui aussi n'était pas particulièrement mieux apprêté. Je lui rendis son regard, courroucé par son air condescendant. Malgré son odeur, ce gars était bien foutu. Un poil plus soigné et j'en aurais fait mon quatre-heure.

    -« Excusez moi de vous dire cela, mais trouvez vous agréable de se faire réveiller ainsi? Très franchement, pour ma part non. »

    Fais-toi réveiller par une gosse de deux ans en pleurs parce qu'elle a perdu sa tétine dans son lit et on en reparlera, vieux. Cependant, je ne répondis rien, me contentant d'hausser les épaules d'un air égal. Il aurait déjà dû content que je me sois inquiété de son sort et que je n'aille pas appeler la police parce qu'il faisait peur aux gosses du parc.

    -« Je ne suis pas mort comme vous pouvez le constater. Même si je pu l'alcool et la cigarette. Puis d'abord vous êtes qui? Un tueur en série? Un SDF? »
    Je confirme, tu pues l'alcool et la clope. » dis-je tout en faisant ma plus belle grimace.

    Sérieux. A part mon père - et ça date d'il y a fort fort longtemps - je n'avais jamais senti d'odeur aussi écoeurante et lourde.

    Je te retourne la question. T'es SDF ? Parce que là, tu ferais même peur à un clodo. »

    Je jetai le regard le plus hautain que je pus à ses fringues. J'étais certes mal placé pour dire quelque chose : je devais avoir l'air encore plus misérable que lui, si c'était possible. Il y eut quelques secondes de blanc après ma réplique. Merde. Je détestais le silence : c'était d'ailleurs pour cela que je l'avais secoué.

    Klaus. Moi c'est Klaus. » lançai-je avec mon plus bel accent allemand.

    Je me les gelais. Il faisait encore plus froid que lors que j'étais entré dans le parc. 'Chier. J'aurais dû prendre un blouson en sortant : ça m'aurait éviter de risquer d'attraper
    un bon rhume. Ou bien j'aurais dû prendre une grenouillère. Et un grog. Rhum, eau chaude, jus de citron et sucre de canne. J'en salivais d'avance. Je reportais mon attention vers le type à côté de moi. Il avait retiré son casque audio et me dévisageait toujours. Je soupirai bruyamment tout en me relevant.

    Je voulais juste savoir si t'avais un briquet. »
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MessageSujet: Re: 05. Ennui inlassable et Cosmique Attitude. {Klaus}   Jeu 14 Avr - 16:26

Télémaque & Klaus
"Lorsqu'on s'emmerd**! On s'emmerd**"


J'avais beau avoir un sale caractère et une allure peu conventionnelle, je gardais toujours ce même sourire prétentieux accompagné d'une infime touche d'humour. C'était en quelque sorte, ma façon habituelle de me comporter. Je ne me souciais guère de mon entourage, ni même des individus hostiles et inconnus qui me tournait autour. J'étais dans ma bulle. Dans mon monde, que je qualifiais de secret et interdis. Alors que ce type me reluquais de façon peu sympathique à mon goût, je faisais aussitôt mine de n'avoir rien vu. Voyez vous, je ne sentais guère la rose, malgré que je connaissais l'eau parfaitement. J'avais bu comme un ivrogne la veille, et ce goût prononcé de bière, et de vin mélangé à ma salive, me donnait en quelque sorte une haleine peu savoureuse. La nicotine que mon corps aspirait à la longue, ne me donnait aucune allure distinguée. Les cernes qui entouraient légèrement mes yeux, me faisait plutôt passer pour un drogué. Mais, malgré ces détails peu ragoutants, je faisais tout même sensation. Oh, prétentieux et modeste moi ? Effectivement. Alors que je m'étais permis de lui répondre d'une manière assez farouche, il me répondis de la même sorte. Tiens, il aimait jouer. Monsieur avait osé me réveiller, et il se permettait ainsi pour dire, de lever le ton sur moi. Certes, je n'étais pas du genre non plus à sauter au coup des individus peu courtois à mon égard, mais je sentais comme une curieuse pulsion d'incompréhension et de colère émaner de moi. Encore fallait-il que je sois de mauvais poil? Était-ce le cas? Pas le moins du monde. Je venais à peine de respirer le Grand Air, et de savourer cette sieste au passage très courte mais reposante. Je m'éloignais d'avantage de lui, de façon à ce qu'il respire l'air pur.

"Je te retourne la question. T'es SDF ? Parce que là, tu ferais même peur à un clodo."

Oh? Monsieur voulait se la jouer furibond. Je détestais cet air hautain et glacial qui me lançait. Je n'étais pas un de ces individus qu'ils devait côtoyer, lâche et méprisant auquel il pouvait faire toutes médisances et réprimandes quand bon lui semblait. Un silence à la fois lourd et dérangeant s'installa entre nous. Après tout, que voulez vous que je lui dise? Il paraissait fort dépourvu de toutes bonnes manières, et rien qu'a l'admirer d'un peu plus belle, il s'avérait encore plus arrogant. Entre nous, je ne voulais pas me battre avec un type dont je ne connaissais même pas le nom. De quoi aurais-je l'air? Surtout devant ces pauvres gosses qui gambadaient à travers le parc. D'un psychopathe voilà tout. Un névrosé en manque de nicotine. Le regard vague, et un peu plus conciliant que les minutes précédentes, je l'écoutais briser le silence, à sa manière disons solennel. Un accent bien prononcé, vint me chatouiller l'oreille. A vrai dire, je ne savais nullement retrouvé le type d'accent qu'il venait me murmurer à l'instant. J'étais très inutile pour ce genre de chose. C'était comme me demander de chercher une aiguille au milieu d'une Botte de Foin. Tout était si étrange. Pendant plusieurs secondes je rêvais de le voir disparaître à travers ce parc, et soudain sans même que je lui dise quoique se soit, il venait à peine de se présenter. La vie pouvait être surprenante. J'affichais un visage plus détendu, sans la moindre touche de sarcasme. Ma voix se fit moins rauque, lorsque j'entrepris à mon tour de me présenter à lui par simple politesse.

"Enchanté. Si ce mot est juste, après de telles circonstances...Je m'appelle Télémaque. Bien évidemment, je te serais d'une infime reconnaissance d'éviter toutes insinuations sur mon prénom. Je l'admets haut et fort qu'il est très spéciale, mais j'ai déjà assez subit de moqueries durant mon enfance. Enfin, loin de moi le môme dépressif et réservé. Je suis très ouvert et je sans aucune prétention je ne connais pas le mot "complexe". Pt'ain...Pourquoi je te raconte tout ceci d'abord? N'importe quoi..."

Ce type me dévisageais encore plus. Sérieusement, j'avais quoi sur la tronche? Un rat crevé, un bout de salade coincé entre les dents. Cela devenait carrément gênant. Non pas que je détestais que l'on me regarde, étant modeste j'aimais plutôt cela, mais là disons que... Je ne savais même plus où je voulais en venir.

"Je voulais juste savoir si t'avais un briquet."

AAAh... Monsieur voulait un briquet. Pourquoi me l'avait-il pas demandé plus tôt? Cela aurait sans nulle doute évité tout ce discours de réprobation. Je fouillais machinalement dans ma poche, afin de trouver ce foutu briquet. En me levant rapidement, afin de chercher malencontreusement derrières les poches de mon Jean, je finis par le retrouver.

"Tiens, je te l'offre. D'accord, c'est pas encore Noël, et c'est pas un cadeau de Luxe non plus, mais disons que c'est m'a façon à moi de m'excuser de mon sale caractère."

Par ailleurs, ce qui était tout même assez drôle, et d'un point de vue assez exhibant selon moi, était le motif qui représentait des fraises à tout va sur le briquet. Comme quoi, même le "sois disant clochard" se montrait incontestablement un gourmand des "Fraises Tagadas." Certes, de toute évidence, c'était affichant...

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