Choriste du mois


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 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]

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MessageSujet: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  EmptyLun 23 Aoû - 18:04

Pour Meadows, devoir surveiller la salle de retenue c'était un peu comme faire de la colle. Ayant été lui-même un adepte de ce genre de classes, dans son jeune temps, il n'y voyait que des souvenirs irritants. Des heures à rester assis alors qu'on peut être dehors. Surtout qu'il ne s'y passait rien du tout. Les élèves restaient à leurs place et faisait des devoirs, ou des copies, ou rien du tout. D'autant plus que ce genre de punition n'effrayaient que les élèves modèles qui ne faisaient jamais de bêtises. Ceux là avaient leur leçon après une seule heure de colle et faisaient tout par la suite pour ne plus devoir endurer cela. Ils étaient les seuls à vraiment apprendre de leurs erreurs. Pour les autres, ceux qui ne faisaient que des bêtises à longueur de semaines, ils n'apprenaient jamais rien. En fait, plusieurs se fichaient bien d'être mis en retenue et en étaient même habitués. Ils avaient ajouté les heures de colles à leur horaire habituel de la semaine. Selon Elliott, il y avait d'autres moyens pour résonner avec ceux-là, mais il devait tout de même se conformer au protocole des enseignants.

Elliott, assis au grand bureau de professeur à l'avant de la classe tenait une liste dans les mains. La liste des élèves en retenue ce jour-là. Ils y étaient tous, pas besoin de faire l'appel. Il y avait six noms sur la liste et six élèves devant lui. Meadows les reconnaissaient tous de vue, bien qu'il n'avait jamais parlé avec certains d'entre eux. Chacun était occupé à leurs petites affaires, tranquilles. Elliott venait d'avertir une élève d'origine asiatique, Bandô, à qui il n'avait jamais parlé auparavant, d'enlever le casque d'écoute de ses oreilles.

- La colle c'est pour faire chier, alors faudrait que tu éteignes ton machin avant qu'un de mes patrons s'aperçoive que je te laisse écouter de la musique en retenue.

Avait-il simplement dit calmement. Il n'aimait pas du tout être celui qui faisait chier les élèves, mais il avait une tâche à faire et se devait de la faire comme il le fallait. Après cela, il était retourné s'asseoir et regardant l'heure, il avait lancé un soupir. Cela faisait uniquement cinq minutes? Pour lui cela lui avait semblé un bon quinze, mais c'était ça la retenue, même pour lui. Long et chiant. Décidant qu'il devait, lui aussi, se trouver quelque chose pour passer le temps, il se releva de son banc. Il fallait qu'il aille chercher un livre de droit qu'il devait lire avant son prochain cours à l'Université. Tant qu'à perdre son temps, autant en faire quelque chose d'utile.

- J'en ai pour cinq minutes, soyez sage, je reviens.

Ce n'était pas la première fois qu'Elliott s'absentait durant une retenue. Lorsqu'il revenait, il devait toujours faire taire quelques uns des élèves qui se mettaient à discuter dès qu'il quittait la pièce, mais en fait, il n'en avait cure. Qu'ils discutent, si cela pouvait les aider à passer le temps, eux aussi.
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MessageSujet: Re: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  EmptyJeu 2 Sep - 16:37

ON AIR /// a flood of circle - Buffalo Dance


1ère erreur : Appeler son magnifique casque AKG K450 Navy, par « machin ». Sale ouf.
2ème erreur : Parasiter le solo de guitare de Ryosuke Sasaki qu’elle écoutait en ce moment même.
3ème erreur : Et ben… Y’en avait pas, mais ça fait plus stylé de dire qu’il y en a trois.

Elliott ne le savait pas, mais il venait de se faire une ennemie. En bois, bien entendu : Bāndô ne haïssait personne, l'exercice lui drainait trop d’énergie, elle préférait cultiver son hyperactivité au service de sa connerie. Mais la briseuse de bonbons professionnelle venait de se trouver un nouvel amuse-bouche. Elle ne l'avait jamais vu. Enfin. Si. Sûrement. Mais elle ne s'en souvenait plus, mémoire de thon oblige. Et si Meadows broyait du noir en repensant à ses souvenirs de colle, Bāndô les vivait plutôt bien. Le lycée était sa cours de récréation, "faire chier", son credo. Une sorte d’Emmerdeuse Creed’s des temps modernes. Et si le pion avait eu affaire à des classes plutôt calmes jusqu’ici, c’est qu’il n’avait jamais croisé l’ex-tête brûlée estampillée Jane Addams Academy.
Aussi, si Bāndô était en colle, c’est qu’elle ne voulait pas rentrer chez elle. C’est la seule raison qui la retenait entre ces quatre murs. Si l’envie lui prenait de quitter le navire, elle ferait le grand plongeon, toute seule, comme une grande. Bien évidemment, elle soulèverait une mutinerie avant de tenter la noyade, histoire de se payer la tête du capitaine. Le remake de Titanic version gore était en marche.

Donc si on suivait le raisonnement d'Elliott, Bāndô faisait partie de ceux qui n’apprenaient jamais rien. La voilà, notre troisième erreur ! C'est précisément ce comportement qui irritait ses professeurs depuis la plus petite classe ; ils abhorraient sa propension à glander ouvertement tout en affichant une réussite insolente dans un nombre suffisant de matières pour passer au travers des mailles du filet. Ainsi, elle amassait fièrement les mêmes annotations depuis la primaire : « A des capacités, peut largement mieux faire », « se repose sur ses lauriers », « s’économise trop ».
Mais là où le surveillant se mettait vraiment le doigt dans l'œil, c'était dans son rêve éveillé de dresser ce type d'élève. Il voulait « les conformer au protocole ». Protocole, règle, autorité, hiérarchie, des valeurs sur lesquelles Bāndô s’essuyait. GOD SAVE BÃNDÔ, ANARCHY IN JAPAN et SEX, NONSENSE & ROCK'N'ROLL. Elle avait déjà pensé à se faire tatouer ces adages sur la fesse droite. Ça tiendrait ?

L'étudiante japonaise ne put être qu'hilare à l'écoute des doux mots d'Elliott. Comment ça, une colle "pour faire chier" ? C’est elle qui faisait chier, pas la colle, il s’était trompé de complément d’objet direct. Ou indirect, allez savoir. Chose inattendue de la part de notre anarchiste du dimanche, elle retira son casque des oreilles, remettant son bonnet en place. Elle croisa ensuite les bras, défiant le pion du regard.


« Jésus, cette pute de Marie, les Rois Mages en Galilée, Joseph et les douze apôtres, je suis outrée d’un tel langage. J’en référais au chef spirituel des poulets-tandoori »

Faisant bien évidemment mention au principal Figgins sur un air de Sheila, l'adolescente ne poussa pas plus la remarque déplacée ; ce n'est pas comme si elle commençait toutes ses phrases par "Putain".

« Allez, déstresses, papy »

Sa soumission passagère ne présageait rien de bon... Elle attendit qu'il soit parti, pour alpaguer les six élèves présents.

« Soyez sages, nan mais il a craqué son slip ! On a pas dix ans quoi. Quel trou d’balle. Allez, va faire ta crotte, à ton retour tu vas morfler mon gars. »

Se levant de sa chaise, la chef de file distribua les ordres à chacun de ses émissaires.

« Allez, au boulot les mous du g’noux, Emma, slushy, Kim, cactus, Erin, fait le guet »

Ils revinrent rapidement avec le matériel nécessaire : Bāndô rempli alors le sceau de boisson glacée avant d’y balancer le cactus du bureau fraîchement volé à la conseillère d'orientation. Ça, c’était la touche japonaise, sauce jeux télévisés. Au Japon, c’était tellement plus amusant ; se balancer des cactus au visage était un sport national. Aidée par ses comparses, elle plaça alors le sceau au-dessus de la porte, la laissant entrouverte. Ils regagnèrent rapidement leurs places, ne soufflant pas un mot. Mais au passage, Bāndô ne put s'empêcher de décocher une claque derrière la tête à cette lunetteuse qui n'osait pas se mouiller.

« Tu t’fais chier ma parole ! Va baiser quoi ! Nan j’déconne, avec la face de cul que tu t’tapes, autant demander à l'autre blonde de Schuester de faire un poutou à la vieille Sue… »

Les pas de Meadows se firent entendre : elle alla se rasseoir, aux premières loges pour admirer le spectacle. La victime ouvrit la porte, et ce là, ce fut le drame. Le slushy se déversa sur lui, rapidement suivi par le cactus englué qui lui cogna la tête. Les trois complices éclatèrent de rire, Bāndô se contenta d'un sourire en coin signé Sournoiserie .

« J’vous avais dit que la vulgarité, c'est ultra-MAL, c’est le p’tit Jésus qui vous a puni ! »

Etait-ce la première colle de Roxy ? C’était en tout cas la première fois qu’elle la vivait avec Bāndô. Bienvenue à McKinley !




Dernière édition par Bāndô Urushima le Mar 7 Sep - 11:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  EmptyLun 6 Sep - 22:36

Première colle de sa vie. Roxy avait été indignée lorsque le prof de maths lui avait donné son bulletin pour son heure de retenue. Le motif : elle n'avait pu rendre un devoir en temps et en heure. Était ce de sa faute si elle était obligée de travailler pour payer le loyer et qu'elle s'était endormie, épuisée sur son devoir? Non mais selon le professeur, c'était une excuse peu valable et il lui avait donné un autre devoir à faire pendant cette heure là. Morte de honte, l'adolescente s'était rassise à sa place et n'avait pas bronché durant tout le reste du cours.

A l'heure dite, elle s'était donc rendue en salle de colle et s'était installée au fond. De la place où elle était assise, elle pouvait voir toutes les personnes présentes. Génial!!! Elle avait face à elle un mec qui la regardait comme si elle était Miss Univers et le reste était des perturbateurs qui allaient probablement se faire un plaisir de profiter de l'heure de colle pour s'en donner à cœur joie.

Bāndô Urushima, Reine des Perturbatrices de ce lycée depuis son arrivée. Personne n'avait jamais songé à lui contester ce titre, il était l'évidence même tout comme Sue Sylvester était la plus dure des coachs mais personne ne lui disait rien parce que sa méthode fonctionnait. Bāndô était pareille : on ne lui disait rien parce qu'elle était appréciée par la majorité.

Cinq minutes. A peine le temps pour Roxy de commencer son devoir que déjà Bāndô semait le trouble dans la salle. Une histoire de musique visiblement. Bien malgré elle, l'adolescente eut un sourire quand celle ci commença à parler. Roxy connaissait suffisamment l'adolescente asiatique pour savoir qu'elle n'allait pas laisser passer ça aussi facilement. Et là, le surveillant commit la faute que celle ci attendait.

En effet, à peine eut il franchi la porte que Bāndô les appela afin d'obtenir de l'aide pour sa vengeance. Or, Roxy refusait de se mêler à ça. Se contentant d'observer, elle réalisa que son devoir n'allait probablement jamais être terminé à la fin de l'heure. Cela lui était un peu égal, vu qu'elle détestait les maths. Au lieu de cela, elle observa ce qu'il se déroulait. Un ensemble de choses placées dans un simple seau ajusté en équilibre au dessus de la porte. Tandis que les autres guettaient avec une impatience non feinte le retour du pion malchanceux, Roxy elle s'en contrefichait bien et s'attaquait à un exercice. Il ne fallut pas longtemps, juste le temps pour elle de répondre à la première question qu'un grand bruit retentit. Le seau venait de tomber sur Elliott Meadows qui se retrouvait avec un cactus sur le haut de la tête. Se retenant de rire, Roxy plongea derrière son livre de maths pour que le pion ne la surprenne pas à se moquer de la tête ahurie qu'il avait.
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MessageSujet: Re: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  EmptyLun 20 Sep - 19:05

Hilarante. Enfin, c'était ce qu'Elliott aurait pensé de la situation, s'il n'avait pas été la victime dans cette histoire. Le problème n'était pas la glace pilée froide et bleue qui venait de s'éparpiller partout sur son nouveau sweat-shirt gris pale. C'était la déchirure de sa peau par des dizaines d'aiguilles acérées sur son visage qui le dérangeait vraiment. À ses pieds gisait le superbe cactus qu'il avait lui même observé sur le bureau quelques minutes auparavant. Les élèves le regardaient, leurs visages étaient rougis par le rire, pour la plupart, alors que certains semblaient terrifiés en attendant sa réaction. Elliott pinça les lèvres et s'essuya les joues avec la manche de son sweat-shirt tout en réalisant que quelques aiguilles du cactus étaient toujours enfoncés dans son visage.

Il prit une grande respiration puis fit un pas vers l'arrière en ressortant de la pièce et en refermant la porte derrière lui. Même étant conscient que la porte fermée ne consistait pas un mur anti-son, il ne pu retenir un juron puissant qui résonna dans tout le corridor. Il déposa son sac par terre, enleva son sweat-shirt mouillé et s'essuya doucement le visage afin d'enlever les épines qui s'accrochaient toujours à sa joue et sous son œil gauche. Il devait avoir la tête rouge d'irritation et de froid et en plus, il remarqua quelques taches de sang sur son vêtement humide. La douleur n'était pas réellement ce qui lui dérangeait le plus. Son orgueil venait d'être vachement secouée.

N'ayant pas l'habitude qu'on s'en prenne à lui, il n'avait absolument aucune idée de la meilleure façon de réagir à tout ça. Il savait que de péter un plomb devant les élèves ne ferait qu'accentuer leur plaisir. Il n'avait pas non plus le pouvoir de se promener dans la classe avec le fameux cactus et de frapper chacun d'eux sur le visage avec cette arme redoutable, bien que l'envie de le faire était bien présente. Elliott décida de prendre son temps. Il se pencha et vérifia que son sac n'avait pas été imbibé d'eau glacée. Heureusement, ses cahiers étaient intacts. Il se releva, son sac sur l'épaule et son sweat-shirt en boule dans la main. Il prit une grande respiration, tourna la poignée de porte et entra dans la pièce silencieuse.

Il contourna le dégât sur le sol, ramassa le cactus par terre et retourna au bureau, replaçant la plante à sa place, déposa son sac par terre et prit sa place sans rien dire. Là, il observa les visages des élèves qui étaient devant lui. Il connaissait déjà la coupable de ce coup monté, mais il regarda tout le monde dans les yeux, à tour de rôle, très sérieusement. Puis il regarda l'heure. Vingt minutes s'étaient écoulées depuis qu'il était sortit chercher ses affaires. Au moins, Bandô aurait eu le mérite de faire passer le temps plus rapidement. Puis après quelques minutes de silence, Elliott soupira et se mit à rire. Comme si la tension venait de s'évanouir, par magie. Puis il reprit son sérieux avant de dire:

- Franchement, le cactus c'est très innovateur.

Elliott devait donc innover lui aussi. Il n'aimait pas trop l'idée de se venger, mais c'était son devoir de punir les coupables. Étant un ancien capitaine d'équipe de football américain, il puisa dans cet expérience afin de trouver une punition digne de ce nom. Lorsqu'il était quart arrière et qu'on voulait le punir après un mauvais entraînement, le coach punissait toujours l'équipe en entier. C'était comme ça qu'on motivait les joueurs à donner leur 200% et à bien jouer pour l'équipe. Bon, c'est vrai qu'ici, on ne parlait pas vraiment d'une équipe, mais plutôt d'une bande de jeunes qui étaient là individuellement, pour des fautes individuelles, mais la méthode pouvait tout de même être praticable. Tout en étant assez admiratif du culot de Bandô Urushima, Elliott savait qu'il ne pouvait laisser passer une telle chose. Il prit une grande respiration.

- Bon et bien comme vous semblez avoir beaucoup d'énergie à dépenser, je vous annonce que la semaine prochaine, chacun d'entre vous devra prévoir de rester en colle à tout les soirs jusqu'à seize heures trente après les cours. On a besoin d'une équipe de gens motivés comme vous pour nettoyer tous les graffitis sur les casiers, dans tous les corridors de l'école. Préparez-vous à frotter!


Puis il fit un grand sourire à la classe avant de se préparer à lire son chapitre trois sur le droit commercial, quand son regard resta accroché sur l'eau bleue éparpillée au sol. Il leva un sourcil, puis demanda:

- Est-ce qu'il y a un volontaire pour nettoyer tout ça?
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MessageSujet: Re: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  EmptyVen 8 Oct - 0:14

Elliott J. Meadows. Elliott. Billy Elliott. Comment avait-elle pu passer à côté de cette évidence ? Elliott était gay. On ne porte pas le prénom d’un danseur asexué d'un film masturbatoire sans en subir les conséquences. Il pouvait démentir, Bāndô ne s’enlèverait pas cette idée de la tête : le pion avait des gênes de phoques.

Alors qu’elle reçut l’illumination en le regardant se manger un cactus en pleine poire, Bāndô ne ricana pas immédiatement à sa propre blague (clowneries qui la faisait rire, en temps normal, être son seul public avait des avantages pour une habituée des flops). Mais Bāndô était déçue. Oui, Bāndô tirait la gueule, Bāndô aurait voulu lui tirer un de ces cris de fille qui l’aurait conforté dans l’idée qu’Elliott était le fils caché d’Elton John. Flûte. Après confirmation de son penchant pour les hommes, la japonaise aurait souhaité l’habiller en tutu et écrire « GAY » sur son front soigné et poli à Nivea For Men, au marqueur indélébile, entre deux phallus. Tant pis, elle se contenterait de lui rappeler son homosexualité présumée, tous les jours, jusqu’à ce qu’il craque.
Motivée à lui pourrir l’existence, Bāndô ouvrit les hostilités au moment même où ce brave Elliott à qui il manquait le foulard de soie autour du cou, se congédia, quittant la salle de retenue.


« Ken est parti changer d’tenue ! »

Cependant, l’insulte proférée derrière la porte, qui retentit à quelques mètres, lui fit fermer sa grande bouche, moulin à insanité, le temps d’un léger sursaut. On lui avait marché sur la queue ou quoi ? Bāndô ne se laissa pas impressionner par ce cri de grand singe des plaines et rebondit sur une remarque déplaisante qui fit rire toute l’assemblée.

« Oups, jl’ai énérvé, va lui falloir une aprèm’ shopping pour le calmer ! »

L’étiquette de métrosexuel allait le suivre toute l’année. En admettant qu’il survive au blâme. Elliott adopta ensuite ce qui lui semblait être la bonne méthode... Malheureusement, il se prendrait rapidement conscience qu’aucune de ses décisions, aussi sages soient-elles, n'iraient dans son sens. Bāndô trouverait toujours un moyen de lui briser les bonbinettes. Il fallait se faire à l’idée.

Le bizuté retourna à son bureau et ria, comme si le fait de prendre les événements à la dérision, exorciserait sa honte. Il aurait pu faire l'autruche, Bāndô en aurait profité pour lui arracher une plume et là lui coller entre les deux fesses. Mais elle se contenta de répondre au compliment d'Elliott, qui ne lui enlevait pas le mérite de le distraire à sa façon.


« Ouais, j’sais, j’ai de la suite dans les idées, mais qu’est c’que vous voulez, vous m’inspirez, vous êtes ma muse ! »

Une nouvelle allusion à la sexualité que la nippone se plaisait à lui inventer. Ainsi, son initiative se retourna contre la seule âme innocente de cette classe de bras cassés, l'intello coincée que Bāndô alpagua.

« Oh ! T’as entendu feignasse ? Ramasse. Hein que t’es volontaire ? Y'a même "Dinde Première du nom" qui va t'aider. Si c'est pas beau, ça ? »

Le gallinacé en question qui lui prêterait main forte, serait Roxy. Sa tête ne lui revenait pas. Qu'elle s'exécute ou non, elle s'en fichait, elle n'avait pas envie de frapper de la poule, aujourd'hui. L'adolescente était de bonne humeur, il ne fallait pas gâcher sa liesse. La malheureuse que Roxy était censée aider, ne put répondre qu’une faible approbation sous peine de se voir pourrir la vie par le tyran bridé. Cette dernière avait sa petite cour, ses souffre-douleurs et autres punching-balls qui lui ramenaient ses fringues du pressing et allaient lui chercher des maki au japonais du coin. La Vie était plutôt Belle à McKinley. Mais elle était parfois aussi ennuyeuse qu'un grand format des 13h de Jean-Pierre Pernault.

« Bon, c’est officiel, j’me fais chier. J’vous laisse, les enfants, faites pas de bêtises sinon j’appelle vos mères. C’est valable pour toi aussi, Ranma ½ ! Si ta daronne savait, elle serait pas contente ! Tiens toi à carreau ! »

Traduction : « tes heures de colle, tu peux te les fourrer là où je pense ». Et si Elliott ne comprenait pas le rapprochement entre ce héros de manga, un petit garçon qui se transformait en fille, Bāndô allait le taxer de racisme. Poussant la provocation plus loin, elle prit la poudre d'escampette en traînant des pieds, prenant son sac sur l'épaule. Elle sortit une de ses bombes de peinture, levant le masque sur l'auteur(e) des graffitis qui bordaient McKinley. Arrivée dans les couloirs, la délinquance junior se mit à la recherche d’un endroit où poser son blaze, tout en remettant son casque sur les oreilles.

Chanteuse, musicienne, mais surtout, emmerdeuse, Bāndô dédicaça alors ce flow au pion.


ON AIR /// Touche - YMCA


« Young Elliott, there's no need to feel down. I said, young Elliott, pick yourself off the ground. I said, young Elliott 'cause you're in a new town There's no need to be unhappy ! »

Sur ces mots débités à grande vitesse sans pour autant en négliger l'articulation, Elliott reconnaîtrait le tube le plus nul de la décennie, remixé à la sauce rap...

« Young Elliott, there's a place you can go. I said, young Elliott, when you're short on your dough. You can stay there, and I'm sure you will find… Many ways to have a good time ! It's fun to stay at the y-m-c-a. ! It's fun to stay at the y-m-c-a. ! »

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MessageSujet: Re: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  EmptyVen 8 Oct - 1:11

Le duel entre les deux protagonistes qu'étaient Bāndô et Elliott amusait les spectateurs plus ou moins amusés que constituait le reste des collés. Si Roxy riait au début, cela n'allait pas durer, elle en était certaine. Les représailles du pion seraient probablement destinées à l'ensemble et non aux seuls coupables. Mais en tant qu'élève, Roxy connaissait les règles du lycée : ne jamais balancer le nom de l'élève fautif en était une sous peine de voir sa vie transformée en Enfer permanent et d'assumer la honte d'être une balance jusqu'à la fin des études secondaires. Mais selon toute vraisemblance, certains ne semblaient pas être au courant de cette règle d'Or ou alors ils s'en moquaient, préférant encore cela plutôt que de rester en colle une semaine de plus. Ce fut l'intello de service, dont Roxy se demandait la raison de sa présence qui ramena son grain de sel en exprimant l'injustice de la punition en disant qu'il était innocent, rapportant par la même occasion le nom des coupables qui lui jetèrent un regard noir et lourd de menace. Ce fut alors qu'elle commis sa seconde erreur, écoutant l'ordre que Bāndô lui donnait, d'un air suffisamment entendu pour qu'elle s'exécute sans broncher. Ne jamais se laisser intimider par qui que ce soit était la seconde règle. A croire qu'en dehors des paroles sacrées des profs, cette cruche boutonneuse à lunettes ne comprenait rien à rien.

De son côté, Roxy comprit parfaitement l'allusion de la japonaise qui venait de l'insulter de poule. Perdant son sourire, elle toisa Bāndô sans la lâcher des yeux, tandis que celle ci faisait son petit numéro pour amuser la galerie. Son expression signifiait qu'elle pouvait tout aussi bien se faire foutre ou tout autre expression approximative mais plus osée encore, Roxy s'en moquait éperdument. Elle n'avait pas l'intention de se laisser faire et si Bāndô n'avait pas encore compris, elle allait le lui faire comprendre et cela rapidement. Se levant alors de sa chaise, elle se dirigea vers la sortie et revint un peu plus tard, un seau et une serpillère à la main. Se dirigeant vers la tache de slushy, elle nettoya le contenu sans broncher. Se redressant une fois le sol nettoyé, elle sortit de nouveau, se dirigeant vers Bāndô qui lui tournait le dos et lui déversa l'ensemble du seau empli d'eau croupie sur la tête, serpillère comprise, cela sous les éclats de rire de l'ensemble des personnes collées qui avaient assisté à la scène. Roxy n'aurait pu en jurer mais il lui avait semblé voir l'ombre d'un sourire sur le visage du pion. Le seau était resté sur la tête de l'asiatique alors que l'adolescente avait déjà tourné les talons et était retourné en salle de colle pour prendre ses affaires.

Au moins, maintenant, si je suis collée la semaine prochaine, ce sera justifié., dit elle, d'une voix calme mais dans lequel l'agacement et l'énervement étaient audibles, avant de se mettre à sa place et de reprendre ses exercices comme si de rien n'était.
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MessageSujet: Re: 01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]    01. La colle ou la taule? [Bandô et Roxy]  Empty

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