Choriste du mois


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 06. Long way to happy... but I'm starting to manage

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MessageSujet: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyJeu 28 Avr - 18:14

Edena avait attendu patiemment sur le pas de la porte. Elle avait attendu après cet imbécile parce qu’elle avait peur, parce qu’elle était nerveuse, parce que son rythme cardiaque était plus élevée, parce qu’il était le seul imbécile qui pouvait la rassurer, parce qu’il avait pris congé pour y aller avec elle. L’imbécile en question n’était pas un beau prince charmant. L’imbécile en question ne venait même pas avec une voiture de luxe. L’imbécile en question, c’était le frère de l’adolescente : Eric Porter Miller. Il avait eu le droit à une première crisette lorsqu’il avait osé dire qu’il avait oublié ses clefs de voiture.
« Si on arrive en retard. Je te tue. Et je m’arrange pour faire ça le plus souffrant possible. »

« Tu m’aimes trop pour faire ça. Et tu sais que j’ai besoin de ma voiture en cas d’urgence. »
Porter finit par sortir de la maison en se roulant. Il sortit de son sac ses clefs. Son handicap ne l’avait jamais empêché de conduire. Il avait travaillé pour obtenir une voiture adaptée à ses moyens. Comme travailleur social, le jeune homme se disait qu’il ne pouvait que donner l’exemple que peu n’importe par quoi l’on était passé, l’on pouvait absolument s’en sortir. Que peu n’importe quel était notre état l’on pouvait toujours réaliser ses rêves. Enfin… Presque tous ses rêves car s’il y avait une chose dont rêvait Porter c’était bien de faire un saut en parachute. Il entra dans la voiture et s’installa du côté conducteur. Edena s’assit du côté passager. Rapidement, la petite saute d’humeur de l’adolescente se noya dans des discussions insipides. Le dernier tube de tel chanteur, la dernière conquête d’Evan, le pari de la durée de la relation entre Evan, leur petite nièce qui perçait ses dents, l’école d’Edena, le boulot de Porter, la couleur des moulures pour la chambre du bébé. À quatre mois de grossesse, Edena était déjà totalement dans les tous petits pyjamas aux couleurs pastel. En ce vendredi froid du tout début du mois de février, la jeune demoiselle essayait d’oublier son stress. Mais quel était donc l’endroit vers lequel se dirigeaient le frère et la sœur? C’était bel et bien l’hôpital de Saint-Lima qui se profilait à l’horizon. Plus on avançait, plus les mots s’estompaient. Gentiment, Porter caressa la main de sa sœur. Il n’était pas dans la tête de sa sœur. Mais il avait vu des cas passés qui ressemblait. Il avait parfois peur pour elle. Peur qu’elle ne fasse une bêtise… mais il la connaissait trop bien pour penser qu’elle serait le genre à faire des conneries. Elle avait appris trop tôt que la vie était fragile. Edena sourit doucement. La musique battait la cadence. Le jeune homme stationna sa voiture sur un lot de stationnement pour les personnes à mobilité réduite. Il sortit de la voiture, s’installa sur son fauteuil, verrouilla les portes. Sa sœur s’était accotée contre le véhicule une main sur son ventre. Elle le suivit doucement. Ils entraient à peine dans l’aire de la gynécologie-obstétrique que le téléphone de Porter émis une sonnerie. Il regarda sa sœur qui le fusilla du regard. color]
« Quoi encore? »

« J’ai un appel 9-1-1 tentative de suicide ma chouette… je… je dois aller voir lequel de mes jeunes a encore fait une connerie. Je te rejoins si j’en suis capable. »

«Tu me laisses seule…. Mais t’as pas le droit… je vais le dire à maman. Je… »

« Calme toi ma chouette… tout va bien aller… t’es pas en danger de mort. Mon jeune l’est. C’est maman qui m’a appelé d’ailleurs. »

« mais… »

« Fais ta grande fille. Je sais que tu en es capable. »
Il tourna ses roues avec une main d’expert. Le genre de geste que seule un jeune homme qui venait de passer près de six ans dans un fauteuil savait faire. Edena soupira doucement. Elle savait que la discussion était close. Elle savait que l’on ne pouvait plus parler de cette grossesse. Un soupire. L’adolescente regardait tout et rien. Essayant de se résonner. Il allait sortir de l’aile quand elle se surprit à articuler. color]
« Et si j’ai pas envie d’être une grande fille. »

« Deal with it mom-to-be »
Le visage de l’adolescente s’empourpra. Il avait un don pour la provocation. Une dizaine de regard avait fixé l’adolescente. Lima était une petite ville. L’hôpital était tout petit. Edena regarda les ventres rond de ses femmes qui avait toute une dizaine d’année de plus qu’elle. La solitude et l’angoisse la reprirent. Qu’est-ce qu’elle pouvait faire? Elle avait besoin de cette échographie – à l’adolescence une grossesse est plus à risque et avec sa vieille blessure au bassin, Edena était un de ses cas où le médecin rajoute des échographies. La jeune demoiselle s’assit sur l’une des petites chaises roses dans cet univers blanc aseptisé. Ignorant l’affiche interdisant les téléphones cellulaires, Edena composa un court texte.
« Valereux Chevalier, tu penses que tu pourrais me r'joindre à l’hosto. J’ai une écho’, ‘suis seule, ch’panik. »
Sur le coup, elle l’envoya à Glenn – pourquoi? C’était une excellente question. Elle n’avait revu Glenn depuis qu’elle le connaissait que cinq fois. Mais elle avait confiance en lui. Elle savait qu’il se pointerait.

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MessageSujet: Re: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyDim 1 Mai - 2:38

Une fois n'est pas coutume, la journée de Glenn avait été plutôt calme aujourd'hui. Il s'était levé à l'heure habituelle, avait accomplis son rituel du matin avant de retrouver sa famille pour le petit déjeuner. Le garçon était ensuite aller au lycée où une longue journée monotone l'attendait. Les cours avaient été d'un ennui mortel et les gens s'étaient tenu tranquille. Il n'avait reçu aucun slushie et n'avait donc pas eu à s'énerver contre quiconque.

N'ayant pas à travailler ce soir là, le blond était rentré chez lui où il avait fait ses devoirs avant de se plonger dans la confection des costumes pour le mariage de Logan Quincy et James Sheffield. Il y travaillait dès qu'il avait un moment de libre, faisant fonctionner sa machine à coudre parfois jusqu'à l'aube, carburant au café, au thé, au coca et/ou au redbull. Mais ce soir, Glenn ne resta que trois heure sur son travail avant de décider de se reposer et de passer du temps avec sa famille.

Pendant le repas, il ne cessa de penser au bal de la Saint Valentin qui approchait à grand pas. Il voulait y aller mais n'avait toujours pas de cavalière pour ce faire. Il aurait normalement demandé à Joyce mais depuis la dispute au self, ils ne se parlaient plus et s'ignoraient, une espèce d'étrange et fragile statu quo qui chagrinait le blond. Bref, il fallait vraiment qu'il se trouve une cavalière pour le bal !

Il fut distrait de ses pensées par sa petite sœur qui voulait lui demander quelque chose. Le reste du repas passa doucement et lorsqu'il fut fini, Glenn aida son père à débarrasser avant d'aller dans le salon. Là, sous les yeux rieurs et aimant de leurs parents, les trois enfants McAllistair se mirent à jouer ensemble, inventant un monde au fur et à mesure de leur imagination. Après un moment, ils se calmèrent et Glenn, Rowan et Éloïse dans les bras, commença à leur raconter une histoire. Il en était au moment où Arthur allait porter l'estocade finale au dragon (Glenn ne lisait que des histoires à la fois captivantes et pédagogiques aux jumeaux) quand son Blackberry argenté vibra, annonçant l'arrivée d'un texto. Il saist son portable et regarda l'expéditeur. Il s'agissait de Edena, qu'il avait enregistré sous le nom de « Cupcake ». Curieux, il l'ouvrit.

Cupcake a écrit:
« Valereux Chevalier, tu penses que tu pourrais me r'joindre à l’hosto. J’ai une écho’, ‘suis seule, ch’panik. »

En lisant cela, le garçon fronça les sourcils avant de se lever subitement. Sans prendre la peine de se changer, il avait enfiler des vêtements plus confortables et n'était donc vêtu que d'une marinière et d'un pantacourt bleu marine, le blond enfila rapidement ses Bensimon blanche et une veste en jean avant de saisir les clés de l'Audi de son père et de lancer par dessus son épaule à ses parents interloqués.

-Je dois y aller, c'est une urgence ! J'emprunte ta voiture Papa !

-Mais tu n'as pas de permis !

-Je sais mais c'est urgent ! Je ferais attention, promis !

Il ferma la porte derrière lui puis se dirigea vers la voiture, ses pieds crissant dans la neige qui encombrait le jardin. Il s'installa derrière le volant et envoya un rapide message à Edena.

Glamorous Blond a écrit:
Panique pas ma belle sylphide des bois ! Je ne te laisserais pas affronter cela toute seule, j'arrive dans quelques minutes !

Sur cela, Glenn démarra la voiture et se dirigea vers l'hôpital, résistant à la tentation d'appuyer sur le champignon. Il ne voulait pas que ses parents aient à aller le chercher au commissariat et cela ne ferait aucun bien à Edena de toute façon. Toute en conduisant, il repensa à la jeune fille qui, sans le savoir, lui avait permis d'agrandir sa collection de vêtements de manière considérable. I allait avoir énormément de choix pour le porto-folio qu'il devait faire pour accompagné son dossier pour les universités qu'il avait choisit. Ils ne s'était revus que cinq fois mais Glenn appréciait vraiment cette jeune femme qui avait déjà vécu plus que bien des personnes plus âgés qu'elle et qui pourtant, essayait de s'en sortir. Il était heureux de pouvoir lui apporter son aide !

Avant d'arriver à l'hôpital, le jeune homme s'arrêta un instant pour acheter des cupcakes avant de reprendre le volant. Il se gara rapidement sur le parking du bâtiment avant d'y pénétrer d'un pas pressé, saisit par l'odeur de mort aseptisé qui y régnait. Il s'approcha de l'accueil et demanda à l'infirmière dédaigneuse derrière le comptoir où se trouvait le service gynécologique. Elle lui jeta un regard qui en disait long avant de lui indiquer le chemin. Sans remercier ce grossier personnage, il se dirigea vers l'ascenseur et suivit les indications qui lui avaient été données, sa boîte de gâteaux sous le bras. Arrivé à l'étage, il emprunta les couloirs avant de parvenir au service voulut. Il alla ensuite dans l'espace d'attente et aperçu la brune, assise sur une chaise et les épaules basses. Glenn s'assit près d'elle, tout sourire, et s'adressa à elle avec chaleur.

-Comment vas-tu ma sylphide ? J'espère que je ne t'es pas fait trop attendre ! Je t'es apporté des cupcakes mais je ne sais pas si tu as le droit d'en manger avant l'échographie.
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MessageSujet: Re: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyDim 22 Mai - 23:44

Porter avait cette façon d’être chiant sans vraiment le vouloir – un don et un talent. Cela pouvait sembler brusque dit de cette façon. Mais par la façon qu’il avait d’avoir raison surtout quand il fallait qu’il ait tort simplement pour la santé mentale des gens qui l’entourait, Eric Porter Miller était chiant à défaut de savoir un autre terme pour le définir. Pourtant, il restait le frère dont elle était le plus proche et sans qui Edena Penelope Miller ne saurait comment passer à travers toutes les petites épreuves que la vie semait sur le passage. C’était un fait douloureux à admettre. Mais il avait raison dès le moment où il avait tourné son fauteuil roulant d’un geste d’expert. Il avait raison dès qu’il avait su admettre que sa sœur était en moins grand danger qu’un de ces petits protégés. L’adolescente savait qu’il avait raison. Mais elle ne pouvait pas s’empêcher qu’il n’aurait pas dû avoir raison encore une fois. Qu’il ne pouvait pas toujours gagner à ce petit jeu parce que chaque victoire était un peu plus un brise-cœur pour la trop jeune future maman.

Parce qu’elle se retourna lentement vers la salle d’attente pour y retrouver exactement trente-sept paires d’yeux posées sur un modèle trentenaire de trente-sept dames accompagnées de trente-sept ventre rond comme un melon. Chacune de ces dernières assorties chacune d’un époux ou d’un homme lui aussi dans la trentaine avec cet air amoureux et assuré qu’elle ne retrouvait pas nulle part dans son entourage. Cette avalanche de trente-sept assomma pendant un instant l’adolescente. Car qu’on le veuille ou non, soixante-quatorze paires d’yeux de déception et de dédain fixaient tour à tour le ventre et le visage d’Edena qui marcha avec autant de dignité que possible vers le bureau de l’enregistrement. En silence, elle sortit sa carte d’identification. Elle prit son courage à deux mains et murmura doucement son nom et l’heure de son rendez-vous sous le regard rieur de l’infirmière, une collègue de sa mère qui prit toute fois le temps de soulever la super escarmouche avec Porter encore une fois. Assignée d’un numéro, toujours intimidée par le regard de ces trente-sept autres femmes et de ces trente-sept hommes – okay peut-être y avait-il un peu de paranoïa dans cette idée mais il ne restait qu’Edena entendait exactement les mêmes chuchotements dans la petite salle bleue d’hôpital qu’elle entendait dans les corridors de l’école. Elle n’avait pas levé les yeux de sa chaise qu’elle s’assit en s’assurant de prendre une chaise un peu à l’écart. Si elle prenait une chaise qui était plus éloigné peut-être bien que la trentaine de paires d’yeux arrêterait de la fixer exactement comme si elle venait de tuer un à un chacun de trente-sept chats domiciliés dans chacune des maisons de ces trente-sept familles conventionnelle. C’est pourquoi elle fut heureuse quand son téléphone vibra.
« Panique pas ma belle sylphide des bois ! Je ne te laisserais pas affronter cela toute seule, j'arrive dans quelques minutes ! »
Elle allait répondre. Si l’infirmière ne l’avait pas fusillé du regard en la voyant sortir son cellulaire de ses poches. En silence, elle articula qu’elle ne faisait que regarder l’heure. Edena regretta pendant un petit moment de porter une couleur aussi éclatante. La dernière tunique qu’elle avait acheté dans une rage de magasinage était une belle tunique rose pale qui marquait néanmoins un progrès notable sur les jeans usés qu’elle avait porté pendant les premiers mois de sa grossesse. En fait, pas les premiers mois. Pendant le deuxième et le troisième mois de sa grossesse quand elle avait réalisé qu’Alexander, le père de son bébé, ne reviendrait pas du front où il avait choisi de risquer sa vie. Étonnamment, elle ne lui en voulait plus. Mais elle s’ennuyait beaucoup de sa présence. Une partie d’elle se doutait que si Alexander aurait été présent. Il n’y aurait pas eu autant de regard en coin. Pas autant de biais. Pas autant d’envie de fuir qu’elle ressentait encore par moment. Surtout dans cette salle d’attente morose. Pourtant, la salle était dans des teintes de pastels, ce qui est par définition l’inverse total de la morosité. Mais c’était le terme qui la définissait le mieux selon Edena. Les regards s’estompèrent un peu et les discussions semblaient reprendre. Dans un coin, deux femmes enceintes tricotaient. Ce qui saoulait l’adolescente. Elle voulait probablement comme toute femme enceinte le meilleur pour son bébé. Elle voulait avoir le droit à la Cadillac du bébé celui qui vient sans anicroche et à terme – trop tôt signifiant pas de bal des finissants et beaucoup plus de problème et trop tard signifiant pas d’université et l’ATTENTE… mais de là à tricoter pour son enfant. Non. Elle venait d’une famille nombreuse où elle avait la possibilité d’aller chercher des vêtements pour vêtir bébé… Et sa propre mère qui avait bien dépassé la cinquantaine lui avait annoncé qu’elle ne tricoterait pas parce que c’était pour les vieillards et que même en future grand-maman pour la troisième fois, Elizabeth ne se considérait pas comme étant assez vieille pour se laisser prendre au crime suprême des aiguilles et de la botte de laine. Alors Edena P. Miller s’imaginait très mal armée d’aiguilles et de laines pour tricoter à son môme un univers de pyjama.
« Comment vas-tu ma sylphide ? J'espère que je ne t’ai pas fait trop attendre ! Je t'ai apporté des cupcakes mais je ne sais pas si tu as le droit d'en manger avant l'échographie.»
La chaleur dans la voix fit sourire l’adolescente. Dieu merci, il était arrivé. Une autre donné aberrante venait d’entrer dans l’aile de la gynécologie pour faire baisser drastiquement la moyenne d’âge. Edena lâcha l’ongle qu’elle avait commencé à ronger sous l’effet du stress. Son manteau d’hiver était posé sur le banc. Elle se leva et fit doucement un câlin amical à sa connaissance. Elle lui sourit en cherchant doucement ses mots. Et dès qu’elle ouvrit la bouche, ce fut un véritable torrent de stress qui franchit les lèvres. Elle qui d’habitude si posée et si calme avait toujours des idées cohérantes et ordonnées avec les bons mots semblait avoir de la misère à mettre de l’ordre dans ses derniers éléments. De plus, elle parlait un peu plus vite qu’à son habitude.
« Je… je stresse… mais je pense que je vais bien… Merci d’être venu pour moi-même si on ne se connait pas tant que ça… mon débile de frère a… en tout cas. Longue histoire. Tu vas bien? T’aurais pas dû pour les petits gâteaux… »


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MessageSujet: Re: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyMer 8 Juin - 22:41

Glenn sentit très bien les regards insistants des autres patients présents dans la salle d'attente, les jugeant. Il était sur qu'ils pensaient qu'il était le père et il imaginait déjà les pensées qui devaient les traverser : « Ils sont si jeunes ! », « comment peut-on en arriver là, ce n'était pas comme ça à mon époque », « Irresponsable ». Pour qui se prenaient-ils pour les juger ? Ils ne les connaissaient pas, ce n'était pas parce qu'ils étaient jeunes qu'ils n'avaient rien vécu. Le blond les fusilla tour à tour du regard, jusqu'à ce qu'ils détournent le regard avant de se concentrer pleinement sur son amie qui en avait bien besoin.

Il lui rendit doucement son étreinte et embrassa le haut de sa tête en souriant doucement. Edena ouvrit ensuite la bouche et un flot de paroles en sortit, montrant l'état de stress avancé de la jeune femme. Il l'écouta attentivement tout en s'asseyant. Il posa la boîte de gâteaux à coté de lui, saisit la main de son amie et l'assit sur ses genoux. Se faisant, il sentit les regards de toute les personnes de la pièce de nouveau sur eux et il se retient de se lever pour leur dire sa façon de penser.

-Stresses plus ma chérie, je suis là et je ne te laisserais pas seule. Tu peux te détendre.

Tout en parlant, il se saisit des cheveux d'Edena et commença à lui faire une tresse à la française, cherchant à la rassurer avec ses mouvements doux. La jeune femme avait beau être plus âgée que lui, il ressentait parfois le besoin de la protéger. Elle avait traversé tellement d'épreuves, et les autres avaient tendance à la juger par ce qu'elle était jeune et enceinte, sans chercher à la connaître vraiment.

-Et puis tu n'as aucune raison d'avoir peur. Je suis sur que le bébé va parfaitement bien et qu'il est en pleine forme ! Après tout, avec de jeunes et beaux parents comme les siens, c'est impossible autrement !

Alors qu'il disait ses paroles réconfortantes, la femme du couple qui était assis près d'eux, et qui apparemment écoutait allègrement leur conversation, renifla dédaigneusement tandis que son compagnon leur lançait un regard méprisant. Ce fut la goutte d'eau pour Glenn. Il avait supporter leurs regards, tout sauf discret, sur lui depuis son arrivée et il devinait que son amie les avais subi bien plus longtemps que lui. Or, c'était bien la dernière chose dont Edena avait besoin à cet instant précis. Il se tourna donc vers le couple, le regard glacial.

-On vous dérange peut-être ? Je vous prierais de cesser d'espionner notre conversation, elle ne vous concerne en rien et je ne vois pas ce qui vous permet de nous juger.

La femme, une trentenaire fade et hautaine à l'air bigot, fronça le nez, comme en présence d'un odeur infâme avant de lui répondre.

-Comment osez-vous me parler sur ce ton ? Vous n'avez pas suffisamment honte d'avoir mit enceinte cette pauvre fille sans être marié ? Ah, vous seriez mon fils, cela ne se passerait pas comme ça ! Vous irez tous les deux en Enfer pour ça, Dieu vous punira.

-Vous ne savez rien de nous alors je vous interdit de nous parler ainsi ! Et je suis bien heureux de ne pas être votre enfant, et je plain celui que vous porter. Et ne venez pas me rabâcher les oreilles avec votre Dieu. On n'a vraiment pas besoin de ça.

Sur ce, il se tourna vers Edena et reprit le tressage de ses cheveux tout en mlui proposant de prendre un cupcake. Il savait que ces gâteaux étaient les préférés de la jeune fille et espérait que cela lui changerait les idées en attendant le médecin.


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MessageSujet: Re: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyMer 15 Juin - 3:12

Le jugement des autres allait souvent avec les décision que nous prenions. Par moment, certains de ses jugements nous poussent à renverser des décisions que nous croyons bonnes. Par moment, les jugements que les autres portaient ne faisaient que renforcer nos convictions que ce que l’on faisait était quelque chose de bien. Dans le cas précis, celui d’Edena P. Miller, les nombreux jugements de valeurs qui étaient posé sur la personne avait un impact différent selon l’allure mentale dans lequel elle était. Mais le stress de la salle d’attente ne la mettait pas dans le même mode que celui qu’elle avait en étant à l’école. Dans le cadre scolaire, le regard des autres trouvait le moyen de renforcer sa conviction que les gens s’en mordrait les doigts quand elle serait mère d’un enfant et une chirurgienne hors pair. Mais ici, dans cette salle d’attente, Edena avait l’impression de se sentir comme un enfant que l’on punissait avec raison. Une chance que Glenn s’était pointé dans la salle d’attente. Une chance qu’elle avait un ami sur qui elle pouvait compter. Un ami qui serait toujours là pour elle et qui avait le don de la réconforter. Ce n’était pas un amoureux potentiel ni rien. C’était simplement une personne qui avait le don de la faire sourire et de faire en sorte qu’elle se trouvait belle. Une sorte d’écran contre le regard des autres… contre les jugements de valeurs. C’était ce que Glenn, son valeureux chevalier représentait.
« Stresses plus ma chérie, je suis là et je ne te laisserais pas seule. Tu peux te détendre. »

« Je sais que c’est idiot d’être aussi stressée. Merci d’être aussi compréhensif et gentil avec moi. »
Edena était après tout un véritable ouragan d’hormone. Un instant elle était là, à se ronger les sangs et l’instant d’après, elle était présente, allumée et énergique. C’était exactement ce qui s’était produit. Le simple fait d’avoir un ami avec elle dans cette salle d’attente avait réussi à diminuer considérablement son niveau de stress. Il avait commencé à tresser doucement les cheveux longs de la jeune demoiselle. Ce qui – une fois encore – la rassurait lui rappelant ce qui se passait enfant quand sa mère lui tressait les cheveux, le matin avant qu’elle aille à l’école.
« Et puis tu n'as aucune raison d'avoir peur. Je suis sûr que le bébé va parfaitement bien et qu'il est en pleine forme ! Après tout, avec de jeunes et beaux parents comme les siens, c'est impossible autrement ! »

« Tu sais, je sais que c’est totalement absurde de paniquer… J’étais sûre que c’était pour être un mutant lors de la première échographie. Mais je veux surtout quelqu’un pour m’aider à résister à la tentation. Alex ne voulait pas que l’on sache le sexe de l’enfant. »
Elle eut un petit éclat de rire nerveux. Elle avait juré à Alex qu’elle ne chercherait pas à savoir si c’était un garçon ou une fille qu’elle portait. Mais fallait-il vraiment qu’elle soit honnête? Edena se MOURAIT d’envie de savoir quel était le sexe de son bébé. Était-ce le petit garçon que son copain voulait… aurait voulu? Un petit prince qui jouerait à la balle, qui aimerait les automobiles, les petits soldats et les batailles de boules de neige? Était-ce la petite fille dont Edena rêvait? Celle qu’elle habillerait de rose, qui aimerait les princesses, jouer à prendre le thé et faire de la luge? Mais elle avait promis et Edena avait tendance à tenir ses promesses.
« On vous dérange peut-être ? Je vous prierais de cesser d'espionner notre conversation, elle ne vous concerne en rien et je ne vois pas ce qui vous permet de nous juger. »
Il avait plus de courage qu’elle n’en avait. Oui, elle était celle qui était enceinte. Mais elle se laissait écraser parce que c’était un mal nécessaire. Parce que les gens n’arrêtaient pas de lui faire remarquer qu’elle était jeune pour avoir un enfant.
« Comment osez-vous me parler sur ce ton ? Vous n'avez pas suffisamment honte d'avoir mis enceinte cette pauvre fille sans être marié ? Ah, vous seriez mon fils, cela ne se passerait pas comme ça ! Vous irez tous les deux en Enfer pour ça, Dieu vous punira. »

« Vous ne savez rien de nous alors je vous interdis de nous parler ainsi ! Et je suis bien heureux de ne pas être votre enfant, et je plain celui que vous portez. Et ne venez pas me rabâcher les oreilles avec votre Dieu. On n'a vraiment pas besoin de ça. »
La dame était là, la bouche ouverte et silencieuse. Les mains de Glenn était de retour dans les cheveux d’Edena comme si de rien n’était. Comme si personne n’avait sauté les plombs. L’adolescente sourit à son ami. La boîte de cupcake sur les jambes, elle se laissait faire. Des questions résonnaient dans sa tête : « Dans combien de temps seraient-ils appelés? »
« Tu sais, je suis sensée être celle qui saute les plombs pour un rien et toi le valeureux chevalier qui s'excuse pour moi? Merci beaucoup… quand même... de les avoir fait taire… mais c’était quand même un peu méchant. Je t’adore pour ça. Hum… as-tu celui qui est à la cerise avec la crème au chocolat? »

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MessageSujet: Re: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyLun 18 Juil - 21:53

Après son coup d'éclat, Glenn reporta son attention sur Edena, sans plus aucune pensée pour la femme et son compagnon qui le regardait, bouches bées, choqués qu'un adolescent leur parle ainsi. Ce n'était pas dans les habitudes du garçon de sauter à la gorge des autres mais là, la situation était bien trop délicate pour qu'il laisse deux inconnus faire peur à son amie.

« Tu sais, je suis sensée être celle qui saute les plombs pour un rien et toi le valeureux chevalier qui s'excuse pour moi? Merci beaucoup… quand même... de les avoir fait taire… mais c’était quand même un peu méchant. Je t’adore pour ça. Hum… as-tu celui qui est à la cerise avec la crème au chocolat? »

Lorsqu'il entendit comment elle l'appelait, il ne put s'empêcher de sourire. Il n'avait rien d'un chevalier. Il n'était pas brave, sans peur et sans reproches, avec pour seul dessein de secourir des demoiselles en détresse. Il n'affrontait pas de dragons et autres créatures fantastique plusieurs fois dans la semaine. Et enfin, il n'avait certainement pas la carrure d'un guerrier du Moyen-Age. Mais, ça faisait quand même plaisir !

-Je ne suis pas un valeureux chevalier. Je n'aime simplement pas être juger par des inconnus et tu n'as pas besoin de stress supplémentaire. Et ce n'était pas méchant mais justifié, ils n'ont pas à écouter notre conversation !

Après avoir dit cela, il lui sourit avant de se saisir du paquet de cupcakes qu'il avait apporté. Bien évidemment, il avait pris plusieurs parmi les préférés d'Edena. Elle méritait bien un peu de réconfort dans cet endroit un peu froid et effrayant.

-Évidemment que j'en ai à la cerise et crème de chocolat ! Je connais tes goûts maintenant et je les ai pris pour toi de tout façon ! Fais toi plaisir !

Il ouvrit la boîte et la tendit à la futur maman qui en saisit un. Dans d'autres circonstances, il en aurait également offert aux autres personnes présentes dans la pièce mais après les regards qu'ils leur avaient lancé et l'intervention des bigots, il était hors de question qu'il se montre gentils Avec eux.

-Quand est-ce que tu as rendez-vous pour le gynéco ? C'est pas que je m'ennuie mais j'aimerais savoir.

Après avoir posé sa question, il attendit qu'Edena réponde tout en réfléchissant. Il y pensait depuis quelques temps déjà et il pensait que c'était une excellente idée. Non seulement cela permettrait à la jeune femme de se changer les idées, mais en plus, ils pourraient en profiter pour s'amuser et arborer de nouvelles tenues.

-Au fait, est-ce que tu as un cavalier pour le bal ? Si tu n'en as pas, ça te dit d'aller au bal avec moi ? On irait faire du shopping pour te trouver une jolie robe et des chaussures ! Je sais déjà le genre qui t'irais !

Déjà, il commençait à tirer des plans sur la comète, imaginant les longues heures de shopping et de préparation pour le bal qu'organisait le lycée à l'occasion de la Saint Valentin. Ce bal était le principal sujet de conversation qui agitait McKinley et twitter. Des ''ventes au enchères'' avaient même été mises en place. Les Cheerios avaient eu l'occasion de se mettre en vente pour la soirée afin d'accompagner le mec le plus offrant. C'était un peu barbare, et malsain, mais c'était assez amusant de voir ses filles si fières et méprisantes, au bras de personnes qu'elles considéraient comme des losers et qu'elles prenaient plaisirs à slusher ou humilier de toutes les façons possibles et imaginables. Enfin, en attendant, Glenn attendait la réponse de son amie avec impatience. Il avait vraiment envie d'y aller. Et quoi de mieux que d'y aller avec un belle jeune femme au bras ?
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MessageSujet: Re: 06. Long way to happy... but I'm starting to manage   06. Long way to happy... but I'm starting to manage EmptyMar 19 Juil - 2:51

Avez-vous déjà remarqué que plus vous attendez un événement, plus le temps semble se faire un malin plaisir à ralentir encore et encore jusqu’à se figer presque complètement ? Les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures, les heures des jours. À déjà avoir senti cette sensation, il est possible de constater que l’on dirait que l’on peut sentir tous les détails de la pièce. C’était exactement comment se sentait Edena P. Miller dans l’hôpital. Elle sentait un courant d’air chaud qui provenait de la chaufferette située derrière ses pieds. L’odeur dans la pièce était celui du clou de girofle qui servait dans les désinfectants d’hôpitaux depuis si longtemps que la bâtisse même abandonné allait en garder l’odeur. Au-delà du brouhaha des voix de toutes ses femmes enceintes et de leurs époux parfaits, il y avait le son d’un enfant qui pleurait au loin dans la néo-natalité qui était passés les portes, le chuintement des haut-parleurs et même le tic-tac de l’horloge dont le bruit contribuait grandement à augmenter la dose de stresse de l’adolescente. Même si la présence de Glenn la rassurait parce qu’il savait la défendre, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu isolée et un peu paralysée par cette attente dans une pièce aux murs si fade.
« Je ne suis pas un valeureux chevalier. Je n'aime simplement pas être jugé par des inconnus et tu n'as pas besoin de stress supplémentaire. Et ce n'était pas méchant mais justifié, ils n'ont pas à écouter notre conversation ! »

« J’ai pris habitude d’être jugée par rapport à ça. D’habitude, le fait d’avoir Porter avec moi évite les regards parce qu’il a vingt-quatre ans… quoi que non, parce qu’il est en fauteuil. Mais ils jugent moins. »
Un sourire égaya doucement le visage de l’adolescente, bien qu’il lui sembla un peu forcé. Elle ferma doucement les yeux. Elle lui parlait souvent de ses frères, parfois sans même mettre les noms sur les frères. Mais celui qui était le plus omniprésent en ce moment de sa vie était Porter avec ses sourires malgré son handicap, malgré ses défauts.
« Évidemment que j'en ai à la cerise et crème de chocolat ! Je connais tes goûts maintenant et je les ai pris pour toi de tout façon ! Fais toi plaisir ! »

« Je vais juste en prendre un parce que j’ai l’impression que si j’en mange trop, mon estomac va se révolter. »
Les yeux d’Edena ne cessait de faire l’aller retour entre l’horloge et chacun des éléments qui composait la pièce. Il était impossible que le temps aille aussi lentement. Impossible. Cette horloge se devait d’être brisée ou trafiquer parce qu’il ne lui avait jamais semblé attendre aussi longtemps de toute sa vie. Même pour sa fête quand elle était enfant, elle qui commençait le décompte plus d’un mois avant cette dernière.
« Quand est-ce que tu as rendez-vous pour le gynéco ? C'est pas que je m'ennuie mais j'aimerais savoir. »

« Dans moins d’une quinzaine de minutes. ‘fin… S’ils sont à l’heure. Mais c’est juste une écho. Je suis une grossesse à risque alors j’ai le double des échos.
Il y eu un petit soupire qui se voulait exaspéré mais qui ne l’était pas réellement. Chaque échographie la rassurait grandement. Chaque rendez-vous chez le médecin lui enlevait un poids qui était présent sur ses épaules. Chaque seconde d’attente dans une clinique médicale en valait la peine. Elle roulait dans sa main en petite boule le papier du cupcake aujourd’hui disparu qu’elle avait savouré. Le sucre aussi l’aidait à maîtriser son angoisse, sa peur et son appréhension. C’était tous des petits détails qui la contrôlait doucement et qui l’empêchait de sauter les plombs pour un oui ou pour un non. Elle sourit doucement en pensant qu’elle se faisait des illusions.
«Au fait, est-ce que tu as un cavalier pour le bal ? Si tu n'en as pas, ça te dit d'aller au bal avec moi ? On irait faire du shopping pour te trouver une jolie robe et des chaussures ! Je sais déjà le genre qui t'irais !

«Oui, bien sur. Ca me serait un plaisir d’aller au bal avec toi! »
L’offre était gentille. Edena n’avait pas laissé transparaître ses doutes. Elle avait pris un petit instant pour réfléchir. Mais il brillait d’espoir. Il avait cet air si inspiré. Edena ne se sentait pas le cœur de lui dire qu’elle n’avait pas l’intention d’y aller parce qu’elle était aller cinq fois à un bal de la Saint-Valentin. Les cinq fois, elle avait été accompagnée de la même personne. Un beau grand garçon qui était dans l’équipe de foot puis un militaire pour un an. Cette année, elle n’avait pas l’intention d’y aller. Elle n’avait pas l’intention d’aller s’étourdir sur la piste de danse. Elle n’avait pas l’intention de partir la dernière de la salle en amenant l’un des centre de tables qui servirait de décoration dans l’appartement d’Alexander. Mais tout cela était au-dessus de ses forces. Parce que le sourire que lui lançait Glenn lui faisait oublié qu’elle ne serait pas accompagner de son mec à elle qui lui sourirait comme lui seul ne savait le faire. Et puis le sang d’Edena n’en fit qu’un tour lorsqu’elle entendit.
«Edena Peneloppe Miller, en salle d’échographie trois. »
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