Choriste du mois


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 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]

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MessageSujet: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyDim 1 Mai - 11:37

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Saphira & Duncan


Un nœud lui nouait l’estomac. Elle ne savait plus pourquoi elle se trouvait là, devant ce miroir à soigner chaque détail. Le souffle court elle contemplait une autre personne se mouvoir avec grâce dans le satin bleu roi de cette somptueuse robe de soirée. Saphira… Elle faisait honneur à son prénom pour une fois. Mais quelque chose lui avait manqué alors qu’elle se préparait pour cette soirée si particulière. Cette soirée dont elle n’aurait même pas osé rêver. Sa mère…

C’était avec elle qu’elle aurait du se coiffer, se maquiller. Cette dernière aurait du lui dire que sa robe était somptueuse, elle aurait du vouloir la prendre en photo sous toutes les coutures mais elle n’était pas là. Jamais plus elle ne serait là pour partager ses moments avec elle.

La soie glissant sensuellement à chacun de ses pas, elle se dirigea donc dans l’ancienne pièce de travail de sa mère. Celle-ci aimait peindre et c’est tout naturellement que pour leurs 10 ans de mariage, Robb, le père de Saphira avait offert à son épouse un endroit à elle où elle pourrait se détendre et vivre sa passion. Il y avait fais installer le vieux piano de son père qui n’avait pas servi depuis plus d’une génération mais qui était soigneusement, presque religieusement entreposé pour le plaisir des yeux dans cette grande pièce baignée de lumière. Silencieusement, elle vint s’installer sur le tabouret et ôta ses hauts talons pour sentir chaque vibration sous ses pieds. Elle pensa un instant à Lewis qui aurait adoré la voir ainsi, dans le noir, assise à son piano dont les touches lui apparaissaient seulement grâce à la lumière naturelle de la lune et des étoiles. Saphira avait tout de l’incarnation de la pureté et de la douceur en cet instant. Comme si les anges eux-mêmes l’avaient auréolé de lumière pour la mettre sur les feux des projecteurs de cette représentation si particulière…

Délicatement ses doigts vinrent caresser les touches pour faire couler une douce mélodie entre ses doigts… Lentement, plus lentement encore elle laissa s’écouler les notes, les laissa gagner son cœur et s’est presque dans un murmure qu’en l’hommage de sa mère sa voix s’anima…

Look into my eyes - you will see
What you mean to me
Search your heart - search your soul
And when you find me there you'll search no more

Elle croyait que sa mère la regardait de là-haut. Elle avait besoin de croire qu’elle ne l’avait pas complètement abandonnée et qu’elle était ce qu’il restait d’elle aujourd’hui. Elle voulait croire que d’aussi loin qu’elle puisse se trouver elle pourrait écouter cette déclaration d’amour qu’elle voulait lui témoigner. *Regarde-moi maman, regardes dans mon cœur et tu verras tout l’amour que je te porte encore.* Voilà ce qu’elle voulait lui exprimer au travers de ce premier couplet.

Don't tell me it's not worth tryin' for
You can't tell me it's not worth dyin' for
You know it's true
Everything I do - I do it for you

*La mort elle-même ne peut nous enlever ce que nous avons été toi et moi. Nos souvenirs, notre envie d’y croire. Essayer de te retenir malgré toi. Malgré tout. T’aimer au-delà même de ce qui n’existe plus.* C’était une volonté de ne pas oublier, d’essayer de tout conserver de ce qu’elles avaient été l’une pour l’autre. Chaque détail, chaque souvenir. Chaque instant. Essayer, mourir sans rien oublier. *Tout ce que je fais, je le fais pour toi, pour ne pas oublier qu’à chaque instant tu es auprès de moi…*

Oh - you can't tell me it's not worth tryin' for
I can't help it - there's nothin' I want more
I would fight for you - I'd lie for you
Walk the wire for you - ya I'd die for you
Les paroles s’échappaient naturellement sans véritablement avoir été travaillées. L’émotion donnait à sa voix cette teinte rocailleuse, triste mais tellement suave qui rendait à la chanson toute sa gloire et sa beauté. Elle ne chantait pas en cet instant pour être la meilleure en quoique ce soit. Elle chantait seulement son envie d’y croire, de partager ces instants avec la femme qu’elle avait tant aimé, son modèle dans l’existence. En fermant les yeux elle pouvait presque la voir lui sourire, elle pouvait presque sentir sa main venir caresser sa joue, elle pouvait presque… presque la voir pleurer de joie, de fierté et d’amour liées…

*Tu peux me dire que ce n’est pas nécessaire de tout garder de toi, mais j’ai besoin de ça, j’ai besoin de toi auprès de moi. Plus encore ce soir où j’ouvre mon cœur à l’inconnue, où je suis terrifiée à l’idée de ce que je fais. De me tromper, d’être le jouet d’un avenir qui ne pourrait pas exister. Je ferais n’importe quoi pour que tu sois auprès de moi. Je mentirais, je me mentirais pour y croire…*

Quelques notes de piano plus tard, la musique s’achevait. Ses mains vinrent se poser avec grâce sur ses genoux alors qu’elle n’osait ouvrir les yeux. C’était un instant magique, hors du temps. Un instant qu’elle partageait avec sa mère…

Mais la sonnette en bas lui rappela les raisons de son angoisse. Son cœur tambourina dans sa poitrine comme réveillé de l’anesthésie dans laquelle elle venait de le plonger. La peur au ventre, elle se dépêcha de remettre ses talons pour se précipiter dans le couloir sans remarquer la lumière vacillante qui quittait la pièce au piano. Non, elle n’avait pas été seule ce soir…


Elle prit le temps de se regarder une nouvelle fois dans le miroir pour remettre de l’ordre dans sa tenue, vérifier que sa coiffure, son maquillage étaient en place. Seuls ses yeux brillants d’émotions témoignaient de ce qu’il venait de se passer et de la gravité de l’instant qui s’apprêtait à se jouer. C’est à cet instant que son père, les lunettes tombées sur le bout du nez se décida à ouvrir la porte. Ses yeux furent surpris, sa bouche s’ouvrit légèrement dans une expression de béatitude non feinte. Duncan était merveilleux. Tellement merveilleusement beau qu’il en devenait presque irréel. Il avait cette élégance naturelle, ce petit charme teinté d’ironie qui faisait de lui, une apparition divine. Etait-il vraiment là pour elle ? L’adolescente remercia mentalement Kourtney de l’avoir décidée à choisir cette robe qui ne pouvait que rappeler la délicate nuance de ses yeux incomparables. Elle prit une profonde inspiration avant de se lancer et de commencer à descendre lentement les premières marches de l’escalier sans le quitter des yeux. Il venait à peine de faire son entrée dans la pièce et discutait calmement avec son père, mais ne l’avait pas encore remarqué. Une main sur la rambarde pour ne pas risquer de tomber, la seconde relevant délicatement le pan de la longue et soyeuse robe, leur regard finirent par se croiser et se souder…


Dernière édition par Saphira Harper le Ven 27 Mai - 8:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyDim 1 Mai - 20:41

    Les bals sont importants pour les filles depuis toujours et ayant une certaine expérience avec elles, Duncan l'avait parfaitement assimilé. Lui ne l'avait jamais vu ainsi. Il considérait seulement ses soirées comme une belle opportunité pour coucher avec sa partenaire une fois la soirée finit. A la grande surprise de ses proches, pour une fois, Duncan avait prit soin de prendre en charge le déroulement de sa propre soirée avec Saphira lors du bal de la Saint-Valentin de McKinley.

    A croire que, pour une fois, la perspective de se rendre à une soirée aussi romantique l'exciter. Il avait même emprunté un livre a Luce, l'employée de la famille s'occupant de l'entretien du jardin, au sujet du message transmis à travers les fleurs, afin de ne pas se louper dans le choix de la broche qu'il accrocherait à la robe de Saphira lorsqu'il irait la chercher. Bien sûr, malgré ses bonnes intentions, il avait simplement lu le prologue avant de complètement décrocher et de refermer l'ouvrage. La bonne femme avait eu un rire amer, impressionnée par l'indifférence de Duncan vis a vis d'une de ses passions, avant de lui proposer de choisir pour lui. Duncan, après quelques instants de réflexion, avait accepté sa proposition tout en la prévenant que l'erreur n'était pas une option en ce qui concernait cette mission.

    Il s'était ensuite choisi un costume en ne lésinant comme toujours pas sur le prix et avait contacter l'agence de location de limousine a laquelle sa famille faisait appel depuis toujours. Tout s'était parfaitement organiser et c'est satisfait que, quelques heures avant le début du bal, il s'était préparé. Arrivant rapidement au résultat qu'il avait désiré, il descendit l'escalier, se précipita presque contre le réfrigérateur de la cuisine, dérapant sur le carrelage et manquant ainsi de peu de glisser et l'ouvrit d'un geste vif. L'heure tournait et il savait que pour une fois, la ponctualité était primordiale. Il laissa circuler son regard à la recherche de la fleur. Finalement il trouva un petit écrin en plastique, qui recouvrait une rose blanche aux bordures de pétales tirant vers le rouge. Duncan dévisagea longuement le boitier, a la recherche d'une imperfection puis se résigna: il ne pouvait nier que la domestique était parvenue à se montrer à la hauteur de la situation. Il fourra la broche dans sa poche et cria un " je m'en vais " a l'intention des domestiques et de sa mère qui marmonna un simple " bonne soirée ", sans même tourner la tête de la pile de papier qu'elle remplissait.

    En voyant le long véhicule noir scintiller devant la nuit sous la lueur des lampadaires, Duncan se détendit. Il tapota tout de même le tissu de sa veste, se rassurant de la présence de la fleur lorsqu'il sentit le plastique contre ses doigts, puis monta à l'arrière. Il récita telle une poésie apprise par coeur l'adresse de Saphira puis s'installa confortablement sans pour autant parvenir à se détendre. Il trouvait cela plutôt amusant dans le fond: qu'il puisse stresser pour ce genre de choses. C'était une nouveauté, mais il était par-dessus tout ravi et impatient de passer la soirée avec celle qu'il désirait.

    Les vitres teintées de la limousine permettaient une discrétion et tranquillité idéale pour ce genre de soirées d'après Duncan. Alors qu'il commençait déjà à vivre la soirée dans sa tête, il sentit le chauffeur freiner et tout s'immobilisa. Il tendit un billet de 10 dollars au conducteur pour compenser l'attente à venir devant le porche de Saphira et descendit. Il connaissait désormais la maison. Elle n'avait rien à voir avec la sienne, mais Duncan lui trouvait une allure sympathique. Il avança rapidement jusqu'à la porte et pressa le bouton de la sonnette. On vint rapidement lui ouvrir. Se fut le père de la jeune femme qui vint à sa rencontre. Il discuta avec lui par politesse tout en guettant l'escalier dont Saphira allait sûrement descendre dans quelques instants. Alors qu'il répondait à une question, la jeune femme fit son apparition dans la salle. Il s'interrompit dans sa phrase et resta quelques secondes silencieux face à la beauté sidérante de la ravissante brune.

    Une fois Saphira en face de lui, il embrassa sa joue et seuls trois mots sortirent de sa bouche.

    - Tu es magnifique.

    Et il le pensait. La jeune femme portait une longue robe bleue en soie qui épousait à la perfection ses formes, lui paraissant plus belle et délicate que jamais. Ses cheveux bruns étaient, pour quelques mèches, attachés à l'arrière par une barrette et le reste de sa chevelue descendait en longueur sur sa robe. Duncan laissa le père de Saphira la complimenter, prendre quelques photos et faire ses recommandations avant de fermer doucement la porte derrière elle.

    Ainsi ils se retrouvèrent tout deux sur le perron, l'un en face de l'autre. Duncan sorti soigneusement de sa cachette la broche en faisant en sorte qu'elle apparaisse sous la lumière devant les yeux de Saphira et souleva doucement le couvercle.

    - Elle te plait ?
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyVen 6 Mai - 18:46

Son père était encore déphasé, comme toujours depuis la mort de sa femme, comme s’il avait perdu son équilibre. Comme s’il dansait sur un pied, en attendant de retrouver sa stabilité. Saphira était toujours triste de le voir évoluer. Il lui apparaissait comme la moitié d’un tout, une moitié amputée qui sentait encore la présence de l’être aimé mais qui ne la retrouverait jamais. Mais ce soir-là, elle crut voir une lueur traverser son regard alors qu’elle atteignait le bas de l’escalier. Etait-ce parce qu’elle ressemblait à sa mère ? Parce qu’il n’avait pas vraiment posé les yeux sur elle depuis l’enterrement ? Elle n’en savait rien. Mais elle n’avait pas envie de s’interroger sur ce point. Duncan était là, chez elle, pour elle. Et elle pouvait lire dans son regard combien il était touché, combien il aimait l’apparence qu’elle lui témoignait. Si elle ne le connaissait pas aussi bien, elle aurait juré qu’il semblait aussi nerveux quelle.

Elle rougit quand ses lèvres frôlèrent sa joue, quand son odeur envahie son horizon. Son père, les problèmes, les questions de l’instant n’existaient plus, elle avait seulement envie de se blottir dans ses bras et d’oublier jusqu’à même la soirée qu’ils devaient rejoindre. Et c’est alors que les premiers flashs retentirent. Elle regarda Duncan avec un éclat de rire et une moue qui voulant dire. Désolée, les parents… tu sais ce que sais…

La cherrios était tellement loin d’imaginer ce que Duncan vivait au quotidien, que ses parents n’avaient jamais été là pour lui, comme les siens l’avaient été pour elle. Saphira ne connaissait pas vraiment le garçon quelle accompagnait au bal ce soir-là… Qui pouvait d’ailleurs se venter de connaître le véritable Duncan Baxter ?

    -Ca y’es tu as fini ? Tu vas nous mettre en retard !
    -Je suis pas sûre que le flash ait fonctionné ! Attend j’en prends une autre.
    -Dans les 50 que tu viens de prendre il y en aura forcément quelques-unes de bonnes ! On y va ! Ca suffit…

Dit-elle en reculant, planquant son dos contre le torse de Duncan, prenant son poignet dans sa main avant d’ouvrir la porte et de se faufiler en disant un dernier…
    -Ouiiiiiiiiiiiiiii !

Face aux dernières recommandations de son père. Une fois sur le perron, elle se retourna vers lui en riant. Chassant par la même occasion une mèche de son visage. Le sportif en profita pour sortir l’écrin qui décorerait son poignée la soirée durant. Une magnifique rose blanche ornée de rouge, un signe de réunification si elle en croyait le langage des fleurs. Elle était touchée, touchée par la pureté et l’apparente fragilité des pétales, par la signification de cette fleur, par son élégance et tout ce qu’elle pouvait signifier pour eux. Deux entités qui se réunissaient. Deux caractères distincts, deux forces de la nature si différentes l’une de l’autre qu’une catastrophe risquait d’arriver à chaque instant. Mais deux entités qui, tels deux aimants invariablement attirés l’un vers l’autre, ne pouvait s’empêcher d’être ensorcelé par la force la plus puissante du monde… De l’amour ?
    -Ho Duncan !

Dit-elle émerveillée, alors qu’elle osait à peine poser un doigt dessus de peur de la voir se fanée ou disparaître comme par enchantement. Elle ne savait que lui dire, elle avait peur de croiser son regard à nouveau, en sachant qu’elle risquait de se tromper sur ses intentions.
    -Elle est magnifique…

Finit-elle néanmoins en la sortant de l’écrin. Elle avait tellement de choses à lui dire, elle avait tellement envie de mettre les choses au clair entre eux, une bonne fois pour toute, mais d’un autre côté. Ce n’était pas le moment, tout semblait si parfait, si fragile en cet instant. Elle avait peur de tout briser en un seul mot. Peur de voir disparaître le Duncan qui se tenait à côté d’elle, dans toute son élégance, dans une simplicité et une finesse qui lui était tellement peu coutumière au quotidien…
    -Duncan ? Parle-moi ! Dis-moi ce que tu attends de moi, de cette soirée !

Elle lui avait déjà posé cette question, en ce même lieu quelques jours plus tôt. Elle lui avait demandé ce qu’il attendait de leur relation. Elle ne voulait pas se laisser aller avec lui, plus qu’elle ne l’avait déjà fait. Elle lui avait dit qu’elle le désirait, qu’elle l’aimait, qu’elle avait envie d’être avec lui… ils avaient suffisamment d’armes contre elle pour s’en jouer comme Devon et lui aimaient tant le faire avec les filles qu’ils avaient bernées. Mais elle ne supporterait pas de lui succomber pour se rendre compte qu’elle avait été abusée comme toutes les autres folles qui lui avaient cédé. Elle ne supporterait pas de se réveiller seule, nue et raillée entre ses bras.

Alors, en se glissant contre lui, elle plongea un regard perdu dans le sien, espérant qu’il répondrait à sa question. Qu’il lèverait le doute et qu’ils pourraient ainsi savoir à quoi s’en tenir pour cette soirée. Prendre cette magnifique limousine qui les attendait et peut-être s’ouvrir à quelque chose, qui sait…
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyDim 8 Mai - 7:08

    -Ca y’es tu as fini ? Tu vas nous mettre en retard !
    -Je suis pas sûre que le flash ait fonctionné ! Attend j’en prends une autre.
    -Dans les 50 que tu viens de prendre il y en aura forcément quelques-unes de bonnes ! On y va ! Ca suffit…


    Duncan joua le jeu. Ce n'était pas la première fois. Bien qu'il n'avait jamais partagé la joie de ses petites amies (si l'on pouvait les appeler ainsi) pour ce type d'évènements, il s'était toujours révéler plutôt polit envers les parents. Il ne l'était pourtant pas avec les siens ou ses professeurs, mais il voyait les choses différemment. Il n'avait pas de raison de s'embrouiller avec les autres géniteurs aussi agaçants pour lui qu'ils soient. C'est Saphira, crispée par l'attitude de son père, qui mit fin à cette longue séance photo. Elle attrapa le poignet de Duncan et répondit habilement avant de fermer la porte derrière elle et de pousser un soupire de soulagement en arrivant dehors.

    Duncan resta quelques instants figé à la contempler, avant que celle-ci surprenne son regard, le faisant tourner la tête. D'instinct il attrapa le boitier dans son costume qui contenait la fleur et la plaça en évidence devant la jeune femme. Saphira complimenta la beauté de la rose et Duncan ne put s'empêcher de sourire en voyant que la fleur lui convenait. Osant à peine la toucher, Duncan avança la petite boite vers elle et elle attrapa finalement délicatement la rose du bout de ses doigts.

    Puis, malgré elle, Saphira rompu la magie de l'instant en ouvrant la bouche. Duncan resta perplexe en la regardant parler.

    -Duncan ? Parle-moi ! Dis-moi ce que tu attends de moi, de cette soirée !

    La mâchoire du garçon se crispa et il détourna les yeux du visage de Saphira quelques instants, faisant mine de vérifier si le chauffeur n'était pas parti, les laissant comme des imbéciles. Puis, se résignant à répondre, il plongea son regard dans celui de la jolie brune et parla d'un ton neutre.

    - Très honnêtement j'attends de cette soirée d'avoir la possibilité de me défaire de ma réputation à tes yeux. J'ai envie de gagner ta confiance. C'est celle qui m'importe. Je ne suis en désaccord avec ce que je suis désormais simplement car je n'ai pas envie de laisser passer une éventuelle chance avec toi.

    Duncan haïssait être ainsi confronter à sa conscience, peut être car c'était un combat perdu d'avance de se battre avec elle et ses principes. Il n'était pas habituer à se faire submerger par ses émotions. Il se demandait parfois ce qui aurait été diffèrent si depuis sa naissance, les gens n'avaient pas eu les mêmes rapports avec lui. Peut être serait-t-il tout bonnement diffèrent lui aussi. Il n'avait pas envie de changer qui il était pour elle, mais il n'avait pas la moindre envie de la voir dans les bras d'un autres. Sentant son souffle s'accélérer il détacha son regard de celui de Saphira sans cesser pour autant de parler.

    - Si tu savais tout tu ne douterais pas de mes intentions, mais en attendant j'aimerais qu'on passe une bonne soirée. Sans préjugés.

    Il n'avait pas envie de parler du passé alors qu'un bal les attendait. Ils auraient tout le temps d'en parler plus tard si une opportunité de discuter en privé se présentait. Il avait insisté sur le mot " préjugés " et attendait désormais la réponse de Saphira. Il n'avait pas réaliser qu'en parlant il avait pressé sa main contre la sienne et la lâcha soudainement tout en inclinant la tête vers la limousine garée dans l'allée.
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyLun 9 Mai - 10:45

    -Si tu savais tout tu ne douterais pas de mes intentions, mais en attendant j'aimerais qu'on passe une bonne soirée. Sans préjugés.

Si elle savait tout elle n’hésiterait plus à lui offrir son cœur. Si elle savait tout, ce nœud au creux du ventre ne serait pas. Seulement ce n’était pas le cas, les secrets qu’il gardait empêchaient la cherrios de pouvoir s’ouvrir en leur donnant une chance. L’envie était pourtant là. Duncan et elle était à un rien l’un de l’autre, à un petit pas de se trouver et s’aimer s’ils le pouvaient. Le fossé qui les séparait jusqu’ici avait lentement, peu à peu diminué, au point de transformer un mur en une fine feuille de soie. Elle pouvait voir sa silhouette au travers, sentir la chaleur de son sourire réchauffer tout son être, mais elle ne pouvait pas encore le toucher. Tel un mirage, tel un rêve il était à la fois proche mais tellement loin d’elle…
    -Duncan ! Tu n’obtiendras pas ma confiance en une soirée. La confiance prend du temps. Et surtout elle va dans les deux sens. Pour que je te fasse confiance tu dois avant tout ME faire confiance. Si tu veux qu’entre nous ça marche, si tu veux vraiment nous donner une chance alors parle-moi, ouvre-toi à moi…

Non elle ne voulait pas le changer, elle ne voulait pas faire de lui un être insipide qui s’ignorerait. L’amour s’était aussi ça, grandir ensemble et accepter les différences. Mais l’amour passait par quelque chose qui lui était apparemment inconnu, le don de soi…
    -Dis-moi ce que tu aimes dans l’existence, ce que tu détestes. Ce qui te blesse. Ce qui te rend différent avec moi…

N’était-ce pas le début légitime de toute relation en devenir ? La compréhension de l’autre ? Sortir ensemble ne se limitait pas à quelques baisers et plus si affinité. C’était aussi des rires et des pleurs, des échanges et des tensions. Supporterait-il la moindre tension entre eux, ou partirait-il dès les premières complications ? Etait-il prêt, se sentait-il prêt à aimer dans tous les sens du terme ?
    -Je te propose un jeu, le jeu des dix questions ? Tu auras le droit de me poser dix questions ce soir, auquel je devrais répondre en toute honnêteté, sans rien te cacher. Mais en échange, tu devras faire de même pour moi. Tu veux bien ?

*J’accepte de te faire confiance, d’ouvrir mon cœur si tu t’offres à moi !* Car pour une fois et elle en avait conscience, elle lui demandait beaucoup. Elle savait combien cela pouvait être difficile de se dévoiler à un « étranger ». Combien la peur d’être jugée, d’être raillée pouvait être effrayante, mais s’ils voulaient pouvoir avancer, s’ils voulaient pouvoir se donner une chance, il le fallait…
    -Alors je commence ! Qui est Duncan Baxter ?

Un tendre sourire se dessina sur ses lèvres pour l’inciter à lui répondre, elle savait que sa question était vague et difficile, mais elle savait aussi que s’était le plus important pour l’instant. Car qui était-il ? Un homme, un enfant, une personne solide sur qui elle pourrait compter ? Un imbécile qui lui tournerait le dos à la première occasion ? Qui était Duncan Baxter ? Celui qu’elle voyait en cet instant. Un homme tendre, passionné et protecteur ? Ou bien cet arrogant personnage, plein d’assurance et de cruauté qu’il affichait au lycée.

Elle lui laissa le temps de répondre, de se faire à l’idée puis vint poser une main sur sa joue avant de l’embrasser tendrement. C’était sa manière à elle de l’encourager et de le soutenir dans cette quête de vérité. Car elle voulait qu’il s’ouvre à elle, mais elle voulait aussi qu’il comprenne qu’elle était là pour lui, qu’elle le désirait, qu’elle l’aimait, qu’elle mourrait d’envie de lui faire confiance et que sans changer ce qu’il était au plus profond de lui, ce qu’il aimait être, il pouvait aussi se livrer et s’autoriser à aimer, en toute confiance…
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyMar 10 Mai - 18:16

    - Duncan ! Tu n’obtiendras pas ma confiance en une soirée. La confiance prend du temps. Et surtout elle va dans les deux sens. Pour que je te fasse confiance tu dois avant tout ME faire confiance. Si tu veux qu’entre nous ça marche, si tu veux vraiment nous donner une chance alors parle-moi, ouvre-toi à moi… Dis-moi ce que tu aimes dans l’existence, ce que tu détestes. Ce qui te blesse. Ce qui te rend différent avec moi… Je te propose un jeu, le jeu des dix questions ? Tu auras le droit de me poser dix questions ce soir, auquel je devrais répondre en toute honnêteté, sans rien te cacher. Mais en échange, tu devras faire de même pour moi. Tu veux bien ? Alors je commence ! Qui est Duncan Baxter ?

    Voyant que Duncan restait silencieux, Saphira avait reprit mainte fois la parole. Elle voulait qu'il lui parle. Le soucis résidait dans le fait que lui n'avait pas la moindre envie de le faire. Soit il était amoureux d'elle, mais elle lui demandait des informations personnelles sur sa vie que seuls très peu de gens savaient et il n'était pas sûr de vouloir mettre quelqu'un d'autres au courant de ses problèmes. Pas qu'il voyait Saphira comme quelqu'un d'irresponsable qui irait tout balancer à ses amies dès qu'il rentrerait chez lui. C'était simplement qu'il ne souhaitait pas exposer ce genre de choses, peut être pour ne pas changer l'image qu'il s'était créé et qu'il véhiculait au lycée. Alors que Saphira souriait confiante, attendant qu'il se livre à elle, Duncan leva les yeux au ciel avec un léger soufflement, acte qui fut interrompu.

    La jeune fille lui caressa doucement la joue, comme pour le pousser à la confidence et l'embrassa, afin de lui donner le courage nécessaire pour faire tomber son masque. Duncan se laissa faire, même s'il ne sentait pas plus près à parler qu'il y a quelques secondes. Il détacha a regret ses lèvres de celles de Saphira et la regarda dans les yeux. Pour une fois ses propres prunelles n'exprimaient pas la cruauté habituelle qui les faisait habituellement scintiller et son habituel rictus au coin des lèvres avait laissé place à un visage imprégné d'une vague de tristesse. Il entremêla ses doigts entre ceux de Saphira et la fit s'asseoir avec lui sur un banc devant la maison, oubliant que le chauffeur attendait toujours. Il prit une longue bouffée d'air frais et se mit à parler.

    - Comment t'expliquer...? commenca Duncan en essayant de raconter sans devenir pour autant un pauvre enfant delaissé aux yeux de Saphira. Mon père ne réalise pas qu'il a totalement raté sa vie, enfin pour lui il ne l'a pas raté, mais moi je ne peux m'empêcher de le voir autrement. Il est toujours parti du principe que tout s'achète et ma mère le suit dans cette optique. Quand je suis né, ni l'un ni l'autre n'a voulu mettre " sa carrière entre parenthèse ", si bien que j'ai grandi et que je me suis fait élevé par des gens qui étaient payés grassement pour cela.

    Duncan s'arrêta dans son monologue, mais Saphira lui pressa doucement la main, l'encourageant à poursuivre maintenant qu'il était lancé.

    - Aujourd'hui ça ne me dérange pas d'être ignoré par eux, je veux dire cela ne fait que me laisser plus de liberté et je me débrouille très bien ainsi, mais ça n'a pas toujours été aussi drôle. Celles qui s'occupaient de moi n'étaient pas dures ou autres, mais elles n'étaient pas ma mère ou mon père. Je faisais semblant de ne pas y accorder d'importance. Et au fil du temps je suis devenu très bon pour faire semblant.

    Duncan esquissa un sourire en pensant à toutes ces fois ou cette qualité de mentir avec aisance fut précieuse pour lui, mais aujourd'hui elle se révélait plus que jamais une corvée dans sa relation naissante avec Saphira. Il détacha doucement sa main de la sienne pour la déposer sur sa propre cuisse avec un soupire qui eu pour effet d'évanouir ses souvenirs.

    - Je suis en conflit permanent avec mon père, nous n'avons aucun respect l'un pour l'autre, je le hais d'avoir agi comme il l'a toujours fait et d'avoir convaincu ma mère qu'il n'avait pas tort. Heureusement je passe peu de temps chez moi, tout comme lui, car on en vient parfois aux mains. Je sais que j'ai l'impression d'avoir tout ce que je veux et d'être totalement satisfait de ma vie ...

    Duncan leva les yeux vers Saphira qui l'écoutait attentivement. Il plongea son regard dans le sien et pour une fois, il sembla tout bonnement sincère.

    - Mais ce n'est pas vrais.
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyMar 10 Mai - 23:14

Saphira l’écouta lui parler de ses parents en silence. Comme tout le monde elle savait qui ils étaient, plus spécialement son père d’ailleurs. On racontait que Duncan ressemblait beaucoup à son paternel, à son âge. Alors oui, elle s’était imaginée qu’à la maison cet homme n’était pas des plus présents, comment l’aurait-il pu lorsque comme lui on parcourrait le monde pour travailler ? Mais de là à dire qu’il avait raté sa vie ? Elle n’était pas certaine de saisir où il voulait lui faire comprendre.
    -Il est toujours parti du principe que tout s'achète et ma mère le suit dans cette optique. Quand je suis né, ni l'un ni l'autre n'a voulu mettre " sa carrière entre parenthèse ", si bien que j'ai grandi et que je me suis fait élever par des gens qui étaient payés grassement pour cela. Aujourd'hui ça ne me dérange pas d'être ignoré par eux, je veux dire cela ne fait que me laisser plus de liberté et je me débrouille très bien ainsi, mais ça n'a pas toujours été aussi drôle. Celles qui s'occupaient de moi n'étaient pas dures ou autres, mais elles n'étaient pas ma mère ou mon père. Je faisais semblant de ne pas y accorder d'importance.

Il suffisait de demander ! Ou plutôt de s’interroger puisque Duncan venait de répondre de lui-même à sa dernière sollicitation. Son père n’avait pas raté sa vie professionnelle à proprement parlé, non. C’était visiblement sa vie d’homme qu’il avait omis de réaliser. Il avait, si elle avait bien compris, acheté sa femme avec des diamants et l’éducation de son fils à coup de gouvernantes. Mais il semblait avoir oublié le principal, l’amour, les souvenirs, l’expérience qui eux ne s’achètent pas. Alors est-ce ce que Duncan avait voulu dire en disant que son père avait raté son existence ? Est-ce qu’il sous-entendait par là qu’il était passé à côté de l’amour, sous toutes ses formes ? Etait-il passé à côté de ce qui était si important dans l’existence ? Du moins dans celle de la plupart des gens ? Elle n’était pas certaine, en prenant en compte ce qu’elle connaissait de Duncan, de comprendre s’il avait bien cette réalité de l’existence en tête et si ce qu’elle comprenait était vraiment ce qu’il pensait…
    -Et au fil du temps je suis devenu très bon pour faire semblant.

Voilà qui abondait dans les craintes qu’elle éprouvait à son égard. Duncan n’avait-il pas fait exactement les mêmes choix que son père jusqu’ici ? N’avait-il pas renoncé à aimer, à respecter et à profiter de la douceur de l’existence ? Ne profitait-il pas jusqu’au dernier cents de l’argent de ses parents ? N’était-il pas un acteur né après ce qu’il avait fait endurer à la plupart des gleeks du lycée et des filles qui avaient eu le malheur de lui céder ?

Sans compter que et même si elle ne voulait pas se l’avouer, une sourde question grandissait en elle, faisait-il également semblant avec elle ?

Saphira ne pouvait se targuer de comprendre ce qu’il avait vécu. L’absence ne faisait partie de son existence que depuis peu. Jamais elle n’avait eu à se sentir seule. Ses parents avaient toujours été là pour elle, quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. Comme cette fois où elle avait, en larmes, appelé sa mère pour qu’elle vienne la chercher à une fête. Une fête où elle lui avait interdit de se rendre et qui lui avait valu une sérieuse leçon de moral. Elle avait manqué se faire violer ce soir-là. Et quand elle avait composé le numéro de téléphone maternelle, elle n’avait pas craint de se faire gronder, elle savait que se serait le cas. Mais elle avait appelé quelqu’un sur qui elle pouvait compter, toujours et à jamais comme feu Mme Harper le lui disait.

Alors un instant elle se demanda ce qu’elle aurait fait si elle n’avait pas été là. Aujourd’hui elle ne pourrait plus compter sur elle, comme elle savait ne pas devoir réclamer quoique ce soit de son père pour le moment. Et c’était quelque chose de nouveau pour elle que de devoir finir de se construire toute seule. Mais Duncan, quel modèle avait-il eu pour se construire si ce n’est l’absence, le silence et des figures sans importance dans son existence ? Sur qui avait-il bien pu compter quand il avait eu besoin de soutien ou d’assistance ? Qui l’avait bordé le soir et avait séché ses larmes la nuit, quand prit de cauchemar il tremblait de peur dans le noir ? Qui lui avait appris à aimer ? Qui lui avait appris à se construire, si ce n’est une ombre, absente et visiblement inconstante ?

    -Aujourd'hui je suis en conflit permanent avec mon père, nous n'avons aucun respect l'un pour l'autre, je le hais d'avoir agi comme il l'a toujours fait et d'avoir convaincu ma mère qu'il n'avait pas tort. Heureusement je passe peu de temps chez moi, tout comme lui, car on en vient parfois aux mains. Je sais que j'ai l'impression d'avoir tout ce que je veux et d'être totalement satisfait de ma vie. Mais ce n’est pas vrai.

    -Qu’est-ce-que tu attends de la vie Duncan ?

Lui demanda-t-elle doucement, presque tendrement. Elle pensait comprendre à présent ce qu’il essayait de lui faire entendre. Mais elle voulait à maintenant qu’il lui parle de ses espérances. Elle voulait essayer de lui montrer que rien n’était encore perdu dans son existence. Qu’il lui suffisait seulement d’accepter l’évidence.
    -Ce que tu m’expliques de l’existence de tes parents n’a rien à voir avec l’amour. Pas de ce que j’en ai connu en tout cas. L’amour ce n’est pas des eaux tranquilles, ce n’est pas une mer calme et distante. L’amour est plein de doutes et de remous. L’amour c’est un entretien de chaque instant. Ce n’est pas quelque chose de facile. C’est quelque chose qui prend du temps. Je n’ai jamais vu deux personnes s’aimer autant que mes parents. Ils étaient plus fort ensemble. Ils me donnaient l’impression de pouvoir tout subir et tout accepter de l’existence. L’amour n’est pas censé détruire Duncan, il est censé rendre plus fort, plus confiant…

Combien de fois avait-elle demandé à sa mère ce qu’était l’amour ? Comment on savait que l’on aimait ? Comment elle avait su que son père était le bon ? Et toujours sa mère lui avait répondu la même chose. L’amour c’est une addition de plusieurs ingrédients : la confiance, le respect, le désir, une bonne dose d’éclats de rire et de sourires et surtout, une présence de chaque instant…

*Tu sauras quand tu seras amoureuse ma chérie, quand cette personne deviendra plus importante pour toi que ton propre bien être. A partir de là, ça sera à toi d’apprendre à ne pas t’oublier. Et à ne pas tomber dans le vieux clicher de « l’amour rend aveugle ». L’amour c’est aussi faire des concessions mais avant tout, il faut savoir instaurer des limites. *
    -Ma grand-mère comparait l’amour à un jardin. Si tu lui témoignes du temps et de l’attention alors il s’épanouit et peu nourrir toute une famille. Mais délaisse-le seulement quelques temps et tu retrouveras ton potager en friche. Il faudra alors tout recommencer me disait-elle.

Un sourire naquit sur ses lèvres aux souvenirs des discussions qu’elle avait eu avec les deux femmes. C’était très clair dans son esprit, elle voyait et comprenait ce qu’on avait voulu lui faire comprendre sur le sujet, mais quand il s’agissait de l’expliquer…
    -Ce que je veux te dire Duncan, c’est que tu peux toi aussi prendre soin de ton propre potager…

Mal à l’aise elle passa une main dans ses cheveux en laissant échapper un petit rire.
    -Bon sang que c’est difficile…

Expliqua-t-elle finalement avant de faire un nouvel essai…
    -Je suis là pour toi, pour te soutenir quand ça va mal, pour te voir sourire, pour te faire rire, pour t’aider à t’ouvrir. Je veux nous donner une chance et plus que tout je veux croire que tu es prêt à NOUS donner une chance. Je ne dis pas que ce qu’il se passera entre nous sera toujours facile. Je ne dis pas qu’entre nous c’est pour la vie. Je dis seulement que si on veut essayer, il faudra garder à l’esprit que je finirais pour une raison ou pour une autre par t’agacer. Que je vais haïr chacune des filles qui s’approcheront un peu trop prêt de toi, que je serais possessive et que c’est quelque chose que je ne pourrais pas forcément contrôler. Mais que j’ai envie de te donner plus qu’à n’importe qui. Et que j’ai envie de croire que quoi qu’il te soit arrivé, tu es capable de ne pas faire les mêmes erreurs que par le passé, qu’ils s’agissent des tiennes ou celles de ton père.

Il ne l’achèterait pas avec son argent. Tout comme elle n’était pas de nature à céder si elle l’imaginait se fourvoyer. Elle ne voulait pas être une poupée qu’il promènerait et qui se pavanerait à son bras. Elle voulait seulement qu’il la considère comme sa moitié, comme son égal et peu importe le temps que leur relation durerait. Qu’il s’agisse, d’un jour, ou que ce soit pour toujours… Tout ne devrait être question que de confiance et de respect…
    -Allons-y à pied tu veux bien ?

Finit-elle en lui prenant la main. C’était sa manière à elle de lui dire qu’elle le voulait lui et pas son argent. Que ce qu’elle voulait, ce soir-là, s’était seulement passer de temps avec l’homme qu’elle aimait…
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyMer 11 Mai - 16:25

    - Qu’est-ce-que tu attends de la vie Duncan ?

    Duncan haussa les sourcils. Il n'en savait rien. De ce qu'il voulait dans la vie. Bien sûr si, il voulait devenir connut, mais pas pour des scandales comme son père, non. Il voulait percer dans le milieu sportif et jouer dans des stades remplis par la foule et en voyant ces gens hurler, ne plus penser à rien du tout, ne serais ce que pour quelques minutes. Il aurait tout donné pour, durant quelques secondes, ne plus entendre cette petite voix dans sa tête qui avait ressurgi a la minute où il s'était rapproché de Saphira. Il voulait vivre a fond et si auparavant il imaginait une vie guidée par son instinct, il se surprenait à vouloir créer quelque chose entre lui et elle, même s'il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Non, il n'avait pas de mots pour définir ses sentiments, ainsi il préféra ne pas répondre, son regard soucieux transmettait autant ses sentiments en cet instant qu'une phrase l'aurait fait de toute façon.

    Pour son plus grand soulagement Saphira se remit à parler et il se concentra sur elle, sur les mots qu'elle employait, sur ses sourires, tout ce qui pouvait trahir les sentiments qu'elle ressentait en cet instant.

    - Ce que tu m’expliques de l’existence de tes parents n’a rien à voir avec l’amour. Pas de ce que j’en ai connu en tout cas. L’amour ce n’est pas des eaux tranquilles, ce n’est pas une mer calme et distante. L’amour est plein de doutes et de remous. L’amour c’est un entretien de chaque instant. Ce n’est pas quelque chose de facile. C’est quelque chose qui prend du temps. Je n’ai jamais vu deux personnes s’aimer autant que mes parents. Ils étaient plus fort ensemble. Ils me donnaient l’impression de pouvoir tout subir et tout accepter de l’existence. L’amour n’est pas censé détruire Duncan, il est censé rendre plus fort, plus confiant… Ma grand-mère comparait l’amour à un jardin. Si tu lui témoignes du temps et de l’attention alors il s’épanouit et peu nourrir toute une famille. Mais délaisse-le seulement quelques temps et tu retrouveras ton potager en friche. Il faudra alors tout recommencer me disait-elle. Ce que je veux te dire Duncan, c’est que tu peux toi aussi prendre soin de ton propre potager…

    En arborant l'histoire que lui avait raconté sa grand-mère, Saphira esquissa un léger sourire qui fut communicatif pour Duncan. Néanmoins la comparaison ne lui parla qu'a moitié... Ce n'était definitivement pas son truc les fleurs et le jardinage pensa-t-il en réprimant un léger rire. Il ne put s'empêcher de constater que la jeune fille parlait de ses parents au passé, comprenant rapidement l'avenir peut réjouissant auquel avait eu droit sa mère, étant donné qu'il venait de rencontrer son père, il reprit sa main entre la sienne et la serra doucement. Parlait d'amour lui procura un sentiment étrange. Il n'en voyait pas dans sa vie, ses parents ne possédaient pas, ou plus, cette chose, il en était convaincu et il ne pouvait s'empêcher de se demander si c'était bien cela qui l'unissait à Saphira. Alors qu'il s'interrogeait sur ses sentiments, la voix de la jeune fille raisonna à nouveau dans la nuit.

    - Bon sang que c’est difficile… Je suis là pour toi, pour te soutenir quand ça va mal, pour te voir sourire, pour te faire rire, pour t’aider à t’ouvrir. Je veux nous donner une chance et plus que tout je veux croire que tu es prêt à NOUS donner une chance. Je ne dis pas que ce qu’il se passera entre nous sera toujours facile. Je ne dis pas qu’entre nous c’est pour la vie. Je dis seulement que si on veut essayer, il faudra garder à l’esprit que je finirais pour une raison ou pour une autre par t’agacer. Que je vais haïr chacune des filles qui s’approcheront un peu trop prêt de toi, que je serais possessive et que c’est quelque chose que je ne pourrais pas forcément contrôler. Mais que j’ai envie de te donner plus qu’à n’importe qui. Et que j’ai envie de croire que quoi qu’il te soit arrivé, tu es capable de ne pas faire les mêmes erreurs que par le passé, qu’ils s’agissent des tiennes ou celles de ton père.

    Duncan se passa une main sur la joue, cette conversation le bouleversait et il sentait le regard de Saphira sur lui, attentive à ses réactions. Il se mit à parler en affrontant à nouveau ses yeux pour lui faire comprendre qu'il ne parlait pas superficiellement, contrairement a d'habitude.

    - Tu sais, j'aimerais me hisser à ta hauteur, être un petit ami parfait selon tes critères. Mais, ce n'est pas moi, je ne suis sûrement pas comme tes anciens copains et c'est quelque chose que je peux essayer de changer, mais je n'ai pas envie de devenir quelqu'un que je ne suis pas. Je ne peux pas te dire que je vais arrêter de slusher les gens, de fréquenter Devon, même si tu ne l'apprécies pas, c'est mon meilleur ami et... Pourtant je veux que ça marche entre nous. Sincèrement.

    Duncan poussa un soupire qui se perdit dans la nuit, il prit soudain conscience qu'il était toujours sur le perron de Saphira et que tant de choses étaient en train de se passer, avant même le début du bal.

    - Je n'ai pas envie de te décevoir. Mais je ne veux pas me mentir encore plus à moi-même que c'est déjà le cas. Je ne te vois pas comme quelqu'un de parfait, j'ai juste l'impression de te voir comme tu es. Je ne sais pas si je serais à la hauteur. Là, on est tous les deux. Mais dans quelques minutes on sera à ce bal, avec tous les autres. Et peut-être qu'une fois entourés de tous, tu me verras différemment. C'est ça qui m'effraie dans une relation comme celle qu'on souhaite ensemble. Tu vois ? ...

    Après un petit silence, la jeune fille se leva, sa main dans celle de Duncan, l'entrainant avec elle. Avec un léger sourire elle s'adressa à lui.

    - Allons-y à pied tu veux bien ?

    Duncan acquiesça et embrassa doucement sa joue, se penchant un peu. Il lui fit signe qu'il devait avertit la limousine de partir et détacha a regret sa main de la sienne pour taper sur son portable. Quelques secondes plus tard il le remit dans sa poche. Les phares s'allumèrent et le véhicule partit.

    - D'accord.

    Il reprit sa main entre la sienne et tout deux se mirent à marcher en silence, se preparant à la soirée qui allait se deroulée.
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyMer 11 Mai - 20:48

    - Tu sais, j'aimerais me hisser à ta hauteur, être un petit ami parfait selon tes critères. Mais, ce n'est pas moi, je ne suis sûrement pas comme tes anciens copains et c'est quelque chose que je peux essayer de changer, mais je n'ai pas envie de devenir quelqu'un que je ne suis pas. Je ne peux pas te dire que je vais arrêter de slusher les gens, de fréquenter Devon, même si tu ne l'apprécies pas, c'est mon meilleur ami et... Pourtant je veux que ça marche entre nous. Sincèrement. Je n'ai pas envie de te décevoir. Mais je ne veux pas me mentir encore plus à moi-même que c'est déjà le cas. Je ne te vois pas comme quelqu'un de parfait, j'ai juste l'impression de te voir comme tu es. Je ne sais pas si je serais à la hauteur. Là, on est tous les deux. Mais dans quelques minutes on sera à ce bal, avec tous les autres. Et peut-être qu'une fois entourés de tous, tu me verras différemment. C'est ça qui m'effraie dans une relation comme celle qu'on souhaite ensemble. Tu vois ? ...


Ne comprenait-il donc pas ? Elle n’était pas parfaite loin de là, elle était pleine de peur et d’appréhensions. Depuis la mort de sa mère elle ne savait plus où elle en était. Elle devait s’occuper constamment pour ne pas se sentir seule ou finir par déraper. Elle était tellement loin de la perfection, tellement pleine de doutes qu’elle craignait parfois de se lever le matin. Elle avait peur de ne plus être celle que sa mère avait élevée. Elle avait peur de ne jamais y arriver. De ne jamais parvenir à devenir cette femme forte, aimante et généreuse que sa génitrice avait été.

Ne voyait-il donc pas qu’il représentait la force à ses yeux. Qu’elle lui enviait sa ténacité, son assurance ? Ne voyait-il donc pas que ce qu’elle aimait, ce n’était pas ce qu’il pouvait être, ou ce qu’il n’était pas mais seulement ce qu’il était déjà ? Ne comprenait-il donc pas qu’elle ne voulait pas le changer, que ce n’était pas seulement son corps qu’elle voulait, mais ce qu’il était ? Il avait tellement tord à son sujet, il était tellement plus à ses yeux qu’il ne voulait bien se l’avouer. Duncan était un être passionné, plein de charme et d’assurance. C’était un être à part, loin du cliché de l’homme parfait. Un bad boy par excellence, mais et quand bien même elle pourrait le regretter, c’était ce qu’elle voulait. Lui, dans son désir et son ironie, dans sa force et son ignominie. Si elle avait voulu de cet homme dont il parlait, alors peut-être qu’entre Ezrael et elle ça aurait pu fonctionner. Peut-être n’aurait-elle pas simplement vu un frère en ce dernier. Mais ça n’avait pas été le cas. Chacun avait pourtant fait les efforts qu’il fallait, mais le brasier n’avait pas prit. Ils avaient eu beau gratter l’allumette autant qu’ils l’avaient voulu ils n’étaient pas fais pour s’aimer. Pas ainsi en tout cas. Pas en tant qu’amants, pas en tant qu’Amour. Ils n’étaient que des personnes trop proches l’une de l’autre, trop semblables par bien des aspects. Oui elle l’aimait, oui elle aimait Ezrael plus qu’elle ne pourrait l’exprimer. Mais quand bien même répondait-il à tous les critères de l’homme parfait, il n’était celui qu’il lui fallait…

Elle ne voulait pas d’un Duncan sans âme, sans passion. Elle ne voulait pas le brider, le faire devenir ce qu’il n’était. A quoi bon sortir avec lui si s’était pour le tromper ? Le tromper pour un autre, qui n’aurait ni sa saveur, ni son regard. Un autre qui ne serait finalement qu’une coquille vide et sans âme ? Ho non, non elle ne voulait pas le changer. Elle ne voulait pas de l’homme parfais. Elle voulait seulement un être à aimer, un Duncan à aimer. Un Duncan qui l’aimerait.

Alors elle marcha, silencieuse à son côté. Perdue dans ses réflexions et dans le nœud qui lui nouait soudain le ventre. Elle n’avait pas peur de lui, peur de l’insupportable footballer qui effrayait autant qu’il attirait. Elle avait seulement peur de ses sentiments. Peur de ne pas être celle qu’il LUI fallait. Celle dont il avait besoin et qui saurait apaiser ses craintes. Elle avait peur de lire comme un adieu dans ses dires. Comme une phrase de rupture sous-entendue pour ne pas blesser, une phrase de rupture avant même que tout ait commencé. Si bien qu’elle ne savait que penser. Essayait-il de lui dire qu’il la voulait mais qu’aucun investissement sentimental n’était à espérer ? Essayait-il de lui dire qu’il ne voulait rien de compliqué ? Si c’était le cas, alors il s’était trompé. Elle avait déjà vécu une relation comme celle-là par le passé, avec Ryder et ça s’était vraiment mal terminée. Elle n’était pas de celles qui pouvaient s’investir dans une relation sans sentiment. Elle n’était pas de ces personnes qui ont simplement besoin d’un homme pour parader. Elle n’était pas une cherrios qui cavalait. Elle avait besoin de sécurité. Elle avait besoin de se blottir dans des bras protecteurs qui l’aideraient à oublier le sort et la réalité du matin. Elle avait besoin de quelqu’un à aimer, quelqu’un qui saurait à son tour lui rendre ses baisers et la suivre un bout de chemin…

C’est ainsi que, soudain, après quelques minutes de marche silencieuse, la tête baissée elle avait arrêté d’avancer. Puis elle avait lâché son bras avant de murmurer…

    -Tu ne veux pas de moi…

Saphira avait dit cela comme une évidence, sans même relever le regard. Elle venait finalement de mettre une phrase sur le nœud qui avait pris possession de ses entrailles. Ce n’était pas Duncan qui n’était pas assez bien pour elle, c’était elle qui ne l’était pas pour lui. Pas suffisamment en tout cas pour qu’il ait envie de s’investir… Elle était trop et pas assez à la fois. Trop loin de lui, de son univers pour véritablement pouvoir espérer lui plaire. Trop différente probablement pour lui plaire. Alors elle avait relevé un regard brillant de larmes sur lui pour contempler son visage. Sur ses yeux qu’elle aimait tant ; ses lèvres qui savaient que trop bien exprimer l’ironie… Un visage qu’elle avait espéré pouvoir caresser mais visiblement elle s’était trompée…
    -Ce n’est pas de moi dont tu as peur Duncan ! Ce n’est pas moi qui place la barre trop haute, c’est toi ! Toi et toi seul ! Je n’ai jamais désiré rien d’autre que toi, pas ce que je vois, pas seulement ce que je vois, pas seulement ce regard que tu poses parfois sur moi. Mais TOI ! Toi quand tu parviens d’un mot ou d’un sourire à me mettre hors de moi, quand tu parviens d’un regard à me faire trembler de désir, toi quand je vois tes yeux s’illuminer de bonheur et de plaisir durant un match. Toi quand tu te pavanes au lycée en maître des lieux, quand soudain en un éclair ton visage s’illumine quand tu as saisi la leçon que je tentais de t’apprendre. C’est de toi que je suis tombée amoureuse, pas d’un autre. De TOI…

Mais il n’était pas cet homme là n’est-ce pas ? Il n’était pas celui pour lequel elle s’était si longuement préparé, il n’était pas celui qu’elle s’était laissée aller à imaginer. Que de prétentions de sa part, pourtant on l’y avait préparé ! Combien de fois lui avait-on dis qu’elle devait se méfier ? Ne pas se laisser aller ? Combien de fois lui avait-on répété qu’il n’était pas homme à s’engager ? Quelle prétention d’avoir pensé qu’avec elle ça aurait pu être différent…
    -Tu sais ce que j’éprouve pour toi Duncan, mais tu ne m’as jamais dis ce que tu ressentais pour moi ! Alors dis-moi Duncan, que suis-je pour toi ?

Poursuivit-elle donc d’une voix douce mais douloureuse. Etait-elle la prochaine Madison de sa longue liste ? Elle avait pourtant essayé de nombreuses fois de lui faire dire ce qu’elle représentait pour lui. Lui faire avouer ce qu’il éprouvait mais à chaque fois il avait contourné. Mais ce soir, elle attendait la vérité… Tremblante et blessée. Mais elle ne ferait pas un pas de plus avant qu’il ne lui ait avoué ce qu’il ressentait…
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyMer 11 Mai - 21:20

    - Tu ne veux pas de moi…

    Duncan s'arrêta net pour dévisager Saphira. Il ne comprenait rien. Elle était en train de lui donner un terrible mal de crane. Il tenta en vain de se calmer, mais il n'y parvenait pas. Il n'avait jamais vécu des situations aussi compliquées, en particulier avec une fille, c'était tellement plus simple d'habitude. Il n'avait pas besoin de parler de lui, puis de parler d'elle, avant de se disputer ... Il n'avait pas à vivre tout ce qu'il vivait en cet instant. Il attendit que Saphira s'explique, son visage trahissant une impatience et un énervement considérable dut à la situation.

    - Ce n’est pas de moi dont tu as peur Duncan ! Ce n’est pas moi qui place la barre trop haute, c’est toi ! Toi et toi seul ! Je n’ai jamais désiré rien d’autre que toi, pas ce que je vois, pas seulement ce que je vois, pas seulement ce regard que tu poses parfois sur moi. Mais TOI ! Toi quand tu parviens d’un mot ou d’un sourire à me mettre hors de moi, quand tu parviens d’un regard à me faire trembler de désir, toi quand je vois tes yeux s’illuminer de bonheur et de plaisir durant un match. Toi quand tu te pavanes au lycée en maître des lieux, quand soudain en un éclair ton visage s’illumine quand tu as saisi la leçon que je tentais de t’apprendre. C’est de toi que je suis tombée amoureuse, pas d’un autre. De TOI…

    Il serra les dents, de toutes ses forces, simplement car il aurait aimé se mettre à crier en plein milieu de la rue, il décida de se retenir mais ce n'était qu'une question de temps avant qu'il n'explose, son regard brillait dans le noir et plus cette discussion évoluait, moins il avait hâte de retrouver ses amis au bal. Il ne savait pas comment allait prendre fin cette soirée qui avait pourtant bien commencer mais qui prenait des allures de cauchemar pour lui. Il ouvrit la bouche et d'une voix forte et excédée, il lui répondit.

    - Je ne te comprends pas ! Tu m'invites à parler de choses dont je ne veux pas parler, à toi ou a personne d'autres, je m'y force pour être honnête envers toi, mais ça ne te va toujours pas ! Je t'ouvre mon coeur mais tu n'est pas contente ! Et tu me sors que tu m'aimes quand je suis moi-même, quand je suis au lycée ! Mais alors tu me reproches quoi bon sang ? Qu'attends-tu de moi ? Je ne sais plus ce que je suis censé faire ou dire, tu prends tout ce que je dis au quart de tour et tu retournes tout contre moi ! Tu me dis de ne pas changer, mais ne pas changer c'est être par moment ce que tu n'aimes pas, car c'est ce que je suis sur certains points qui t'empeche d'être avec moi ! Alors, excuse moi si je m'y perds !

    Duncan avait parlé d'un ton sec, pas glacial non, mais disons qu'il n'avait pas été délicat, cependant elle avait l'air d'aimer cela vu ce qu'elle lui disait ! ... Il se passa une main sur le visage et frappa dans une pierre avec le bout de sa chaussure sur le chemin en lâchant un juron doucement permettant simplement à Saphira d'entendre un léger murmure sortant de sa bouche. Il avait été honnête, il ne savait pas quoi faire d'autres. C'était ce qu'il était, si elle ne mentait pas, c'était ce qu'elle aimait. Il voulut se calmer, peut être même sourire mais il n'en avait ni la force ni le courage et resta ainsi devant elle jusqu'à ce qu'elle réponde, d'une voix plus sereine que la sienne mais trahissant son désarroi.

    - Tu sais ce que j’éprouve pour toi Duncan, mais tu ne m’as jamais dis ce que tu ressentais pour moi ! Alors dis-moi Duncan, que suis-je pour toi ?

    Duncan leva les yeux au ciel. Il pensait être assez clair. Pourquoi aurait t'il accepter de parler de ses parents, de son passé, de tout ce qu'il prenait soin de dissimuler aux autres, de ce qu'il détestait dans sa vie, de ce qu'il redoutait et qui l'avait fait évoluer, si il ne ressentait pas de fort sentiments pour elle ? Pourquoi ? Ce n'était pas suffisamment évident ainsi ? Il fallait faire un dessin, une lettre ? Crispé par les mots, la voix de Saphira, l'expression de son visage, il rétorqua d'une voix qu'il voulut aussi sûre d'elle et sans appel que d'habitude mais qui se tordit un peu entre ses dents sous l'émotion du moment et la colère qui le submergeait actuellement. Elle avait touché, volontairement ou involontairement, son égo et il s'en retrouvait irrité.

    - Je t'aime ! D'accord ? Si ce n'était pas le cas tu penses sincèrement que je t'aurais parlé de mon enfance, des sentiments que je ressens ? Car oui si tu veux le savoir je meurs d'envie d'être avec toi et de faire partie de ta vie ! Tu crois que c'est simple pour moi de te parler de cela ? Non, ça l'est pas ! Pas du tout. Ca ne m'amuse pas. Donc oui je t'aime. Satisfaite ? Tu as ce que tu voulais.

    Duncan ne s'était jamais sentit plus vulnérable et mit a nu face a quelqu'un qu'actuellement. Il avait pourtant été vu totalement nu et pas au sens figuré, par des tas de filles, mais c'était décidement bien moins simple pour lui de dire ainsi ces trois petits mots. Une lueur brillait dans ses prunelles bleues, mais ce n'était plus de la rage, il ne pleurait pas non, cependant il semblait sur le point de verser une larme tel un petit garçon ayant fait une bétise. Se rendant compte de ce qu'on pouvait lire dans ses yeux, Duncan les essuya par réflexe.
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyDim 15 Mai - 16:21

C’était tellement compliqué à expliquer. Elle le voulait lui, celui qu’elle aimait. Celui qu’elle avait appris à découvrir. Celui qui était si plein de force, de fierté, celui qui savait mieux que quiconque la faire sourire d’un regard. Celui qui savait la pousser dans ses retranchements, celui qui savait l’apaiser d’un simple geste. Elle aimait cet homme là, tendre et généreux, drôle, fort et fier. Mais oui, oui il avait raison, elle n’appréciait pas tous ses choix. Elle n’aimait pas l’idée qu’il puisse lui tourner le dos à un moment ou un autre, habitué qu’il était à cumuler les femmes dans son lit. Elle n’aimait pas l’idée qu’il puisse slusher des camarades par pure méchanceté. Elle n’approuvait pas c’est vrai. Certaines choses la mettraient mal à l’aise et viendraient probablement compliquer grandement leur relation. Mais s’était aussi son cas à lui, elle était cherrios mais elle avait aussi d’autres passe-temps plutôt mal vu de l’ensemble du lycée. Les AV qui faisaient d’elle une Gleek ou le tutorat qui faisait d’elle une tête... Non rien ne serait évident entre eux, elle savait bien avant de se retrouver, ce soir, avec lui que même s’ils arrivaient à trouver un accord sur leurs sentiments, leur relation ne pourrait jamais être de tout repos. Un gouffre demeurait entre eux. Un gouffre qu’elle espérait combler par son affection. Mais un gouffre effrayant malgré tout et qui la poussait encore en cet instant à douter de lui, ou de ce qu’elle attendait à défaut de pouvoir douter de ses propres sentiments...

Elle doutait d’être celle qui pourrait le faire évoluer. D’être celle qui lui donnerait envie de rester. De s’attarder. D’être celle avec qui, ensemble, ils pourraient se façonner. Elle savait qu’elle lui demandait beaucoup d’effort pour l’apprivoiser. Qu’avec un autre elle n’aurait pas été aussi prudente et gênée. Elle avait imaginé qu’aimer n’était pas compliqué. Tout avait été si naturelle pour ses parents, si paisible et parfait qu’elle en était venue à imaginer que ça ne devrait pas être compliqué, que rien n’aurait du l’être quand il s’agissait de sentiments partagés. Et pourtant, elle ne pouvait nier que c’était très exactement ce qu’elle ressentait pour Duncan, il ne la désertait pas un instant, elle le désirait comme jamais elle n’avait désirée, elle se surprenait à l’attendre là où il n’avait aucune chance de se trouver et malgré tout l’amour qu’elle éprouvait, la force de ses sentiments qu’elle ressentait l’effrayait…

    - Je t'aime ! D'accord ? Si ce n'était pas le cas tu penses sincèrement que je t'aurais parlé de mon enfance, des sentiments que je ressens ? Car oui si tu veux le savoir je meurs d'envie d'être avec toi et de faire partie de ta vie ! Tu crois que c'est simple pour moi de te parler de cela ? Non, ça l'est pas ! Pas du tout. Ca ne m'amuse pas. Donc oui je t'aime. Satisfaite ? Tu as ce que tu voulais.

Satisfaite ? Ce n’était pas le mot qu’elle aurait choisi pour exprimer ce qu’elle ressentait. Elle voyait bien qu’elle l’avait blessé et qu’il était torturé par des mots qu’il n’avait probablement jamais prononcés. Duncan n’était pas le genre de garçons à aimer être mis au pied du mûr comme elle venait de le faire, surtout lorsqu’il s’agissait de connaître le fond de sa pensée. Et pourtant, en cet instant elle avait l’impression de pouvoir lire à livre ouvert en lui, comme jamais. Elle pouvait lire dans son regard combien il était troublé par ce qu’il venait d’avouer. Combien il s’en trouvait presque gêné. Combien il était presque douloureux pour lui de les avoir prononcés. Et pourtant, elle n’avait pas l’intention de lui laisser le temps de se retourner…

Alors elle s’était avancée et il avait reculé. Il avait besoin de temps pour se remettre de l’aveu qu’il venait de proférer, pour se recomposer, mais ce temps, elle n’était pas prête à le lui donner. En quelques mots, en quelques minutes ils avaient plus avancés qu’ils ne le feraient probablement jamais. Si elle le laissait s’échapper, elle avait l’impression que tout serait terminé. Elle avait l’impression que la peur l’emporterait et qu’il s’éloignerait… C’est pourquoi l’avait-elle doucement appelé…

    -Duncan ! Heyyy… Duncan… arrête… c’est moi… juste moi… Calme-toi…

Avait-elle énoncé par saccade avant de poser simplement une main sur son bras pour l’apaiser et ne pas le brusquer. Elle avait gardé son regard plongé dans le sien, où elle lui disait tout ce qu’elle éprouvait, combien il ne devait pas en douter. Elle n’aurait mieux su lui témoigner ses sentiments par des mots que ses yeux le faisaient. Tout était dis à présent. Tout l’important. Elle l’aimait, il l’aimait, elle serait là pour lui, prête à lui donner du temps. Plus rien d’autre n’importait que ce moment…

Ses lèvres avaient cherché les siennes, délicatement dans un premier temps jusqu’à ce qu’elle le sente se détendre. Que ses mains sur sa nuque, sa chevelure aient rempli leur office en l’apaisant. Jusqu’à ce qu’elle le sente vorace d’approfondir ce baiser. Jusqu’à ce qu’elle lui donne l’occasion de se venger dans ce dernier. De lui exprimer, comme elle était en train de le faire, l’amour qu’ils venaient de partager. Jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il n’avait pas à être gêné. Jusqu’à ce qu’il comprenne l’effet qu’il lui avait fait. Et lorsqu’il fut fait, alors à bout de souffle, déjà légèrement décoiffée et son corps pressé contre le sien elle lui avait demandé…

    -Redis-le moi ?

Lèvres contre lèvres elle attendait, l’embrassait, se laissait complètement imprégner par son odeur, par sa présence…
    -Encore… redis-le encore…

Continuait-elle de murmurer, perdue dans l’intensité du bonheur et du désir qu’elle ressentait. Et lorsqu’il fut fait, lorsqu’elle front contre front ils se séparèrent pour reprendre souffle et intégrité. Lorsque des promeneurs tardifs les croisèrent en se raclant la gorge pour les pousser à se séparer, elle finit, hésitante et gênée par lui demander…
    -Emmène-moi chez toi…
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyMar 17 Mai - 19:34

    - Duncan ! Heyyy… Duncan… arrête… c’est moi… juste moi… Calme-toi…

    Duncan avait reculé d'un pas quand Saphira voulut s'approcher, consciente qu'elle venait de toucher un point sensible. Pour l'amadouer et le mettre en confiance elle l'appela doucement, d'une voix qu'elle voulut rassurante mais qui crispa un peu le jeune homme. Elle déposa sa main sur son bras, ses yeux ne le quittant pas une seule seconde. Elle cherchait à savoir comment il vivait les choses, mais Duncan n'avait pas envie d'être à nouveau submergé par ses émotions.

    Saphira l'embrassa doucement, visiblement satisfaite a présent que le jeune homme avait enfin réussit a dévoiler ses sentiments. Elle semblait pourtant consciente que rien ne serait facile entre eux deux, mais la situation donnait envie à Duncan de penser qu'au fond il n'y avait rien de compliquer. Bien sûr, cela filerait un sacré choc à ses amis comme à ceux de Saphira de prendre connaissance du couple qu'ils formaient tout deux, mais tant qu'il l'avait, il sentait que ce ne serait absolument pas dur à surmonter. Il se laissa faire, savourant le baiser comme s' il était le dernier et fût déçu de le voir prendre fin. Néanmoins, Saphira ne s'éloigna pas, leurs corps restaient l'un contre l'autre et elle lui murmura doucement de lui redire ce qu'il avait eu tant de mal à prononcer la première fois. Elle lui caressait les cheveux, passant ses ongles entre ses boucles brunes. Il prit une légère inspiration. C'était soit moins difficile a présent, mais il n'était pas encore totalement à l'aise avec l'idée qu'il puisse aimer quelqu'un, tout naturellement.

    - Je t'aime, marmonna-t-il difficilement, tout en resserrant ses bras autour d'elle, pour se donner un peu de courage face à ce qu'elle lui demandait. Finalement il répéta, cette fois-ci plus calmement et d'une voix claire franche. Oui, je t'aime.

    Saphira recula doucement après qu'il eu déposer un baiser dans son cou. Il l'imita instinctivement, ne souriant pas, même si son visage exprimait une satisfaction ainsi qu'un soulagement considérable. Il était heureux de lui avoir dit, c'était fait et ils pouvaient desormais tout deux avancer sans être pris de doutes en permanence.

    Alors que Duncan détachait a regret son regard des yeux bruns de Saphira pour se remettre en route vers le bal, celle-ci lui fit une proposition qui le surpris, le prenant de cour, mais lui plaisant. Ses prunelles bleues exprimaient un léger étonnement alors qu'il écoutait la voix mélodieuse de la jeune fille

    - Emmène-moi chez toi…

    Il lança un regard autour de lui et résista à l'envie de se pincer. Cette soirée dépassait ses espérances, mais étrangement il savait déjà que demain matin, sa vraie victoire serait la discussion qu'ils venaient de tenir. Elle était si belle, habillée pour le bal qu'il n'hésita pas deux secondes et répondit dans les instants suivants.

    - Oui, bien sûr. répondit t'il avec un demi sourire avant de se pencher et de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Il tourna ensuite la tête, évidemment la limousine était partie. Il se passa une main dans les cheveux avec une légère grimace et dégaina son portable sans pour autant s'éloigner de Saphira. Il tapa rapidement un numéro et parla d'un ton vif, désireux d'en finir vite, ne voulant pas essoufler l'étincelle qui le réunissait plus que jamais à la jeune fille.

    " Oui ... Bien ... 648, Suburbia, Lima OH, 45807 ... Parfait, nous attendons. "

    Il raccrocha et attrapa la main de Saphira avant de rejoindre doucement avec elle le devant de la maison. Ses doigts entremêlés aux siens, il envisageait déjà la fin de la soirée, dès lors qu'ils seraient arrivés chez lui. Il ne serait pas difficile d'entrer et monter dans sa chambre, sans attirer l'attention et puis il se fichait de croiser les domestiques, sa mère ou son père, plus que jamais. Il se fichait soudain du bal, le programme de sa soirée s'annonçait bien mieux, il l'était même déjà à vrais dire.
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MessageSujet: Re: 06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira]   06. You're my fairy tale [Duncan & Saphira] EmptyVen 27 Mai - 8:37

Il faudrait bien qu’elle le lui avoue à un moment ou à un autre. Qu’elle lui dise que ce qu’elle lui demandait lui avait autant couté que les mots d’amour qu’il venait de prononcer. Qu’elle venait de lui faire la plus belle déclaration qu’il aurait pu l’espérer. Qu’elle ne se satisfaisait pas de lui donner son amour et de le lui témoigner, mais elle lui donnait également ce qu’elle n’avait encore jamais donné à aucun autre. Son cœur, son corps, sa confiance… Bien sûr qu’elle avait peur, bien sûr qu’elle redoutait les moments à venir. Bien sûr qu’elle était terrifiée à l’idée de le décevoir ou de se réveiller seule le matin venu. Mais elle avait surtout envie d’être avec lui. De lui appartenir à lui et à lui seul, de céder à l’envie qu’il avait fait naître en elle depuis si longtemps. Elle voulait se donner à lui et à lui seul, pas parce qu’il venait de lui dire qu’il l’aimait. Mais parce que le désirait au plus profond d’elle-même. Si demain tout devait être terminé entre eux, elle aurait donné sa virginité à l’homme qu’elle avait le plus aimé de ses jeunes années. Un homme pour lequel elle s’était battue, contre elle-même principalement mais surtout contre les préjugés.

Aussi l’avait-elle accompagné jusqu’à son porche où son père n’était même pas apparut, trop occupé qu’il était à se noyer dans son travail pour oublier, elle était persuadée que dans l’état où il se trouvait depuis la mort de sa mère, il serait parti bien avant l’aube sans même remarquer que sa fille avait découchée.

Elle se serra dans les bras de Duncan jusqu’à ce que la limousine n’arrive… Elle n’osait prononcer un mot, elle se laissait seulement bercer par ses gestes tendres, par sa présence, par les sentiments qu’elle avait à son égard. Et lorsque le véhicule s’arrêta devant eux, elle pénétra à l’intérieur toute intimidée. C’était la première fois qu’elle rentrait dans un tel engin, elle était impressionnée bien sûre, émerveillée également mais également mal à l’aise, c’était un tout nouvel univers, son univers à lui. Un univers qui lui était entièrement étranger jusqu’à ce soir-là… Un univers inconnu, tout aussi inconnu que le reste de la soirée le serait pour elle.

Installée confortablement à l’arrière du véhicule elle regardait autour elle, s’imprégnant de chaque détail alors qu’il la rejoignait. Elle le regarda simplement refermer la portière de la même manière que s’il avait fermé un voile sur son ancien univers et la voiture s’éloigna. Un instant, un court instant elle resta la tête basse, se demandant si elle n’avait pas seulement agit avec l’impulsion du moment et si elle pourrait vraiment lui donner ce qu’il attendait. Un court instant car le doute s’effaça bien vite quand son regard et ses doigts croisèrent les siens. Ce n’était pas n’importe qu’elle individu qui se trouvait à côté d’elle ce soir-là, c’était Duncan, l’homme qu’elle aimait, l’homme qu’elle avait fait tourner en bourrique des semaines durant et plus encore ce soir-là. L’homme qui venait de lui dire qu’il l’aimait.

Elle prit donc sur elle une nouvelle fois et vint remonter sa robe sur ses genoux pour s’installer à califourchon sur lui, à nouveau. Elle avait besoin de sentir ses mains sur son corps, de voir ce petit sourire en coin se dessiner sur son visage alors que toute intimidée qu’elle était, il la serrerait dans ses bras pour la réconforter et l’aider à s’apaiser.

Et une nouvelle fois la magie opéra.

Tout contre lui, tout contre ses lèvres, protégées entre ses bras, elle oublia tous les doutes du moment. Tout irait bien, tout irait bien puisqu’il était là. Il ne la laisserait pas… Il le lui avait murmuré, autrefois, dans cette chambre, sa chambre où elle s’était simplement endormie entre ses bras…

Le trajet jusqu’à chez lui fut tendre et passionné à la fois. Il fut l’ébauche de la relation naissante qu’ils entamaient ensemble, la transparence d’un désir ardent et de la volonté et du besoin qu’ils avaient d’être ensemble. Pourtant, oui pourtant, elle ne lui avait rien dit de cette petite once de peur qui la retenait encore. De cette virginité de corps qu’elle lui avait réservée… Plus tard, oui plus tard ne cessait-elle de se répéter en fermant les yeux sous la caresse de ses doigts, sous la pression de ses lèvres et de sa peau incandescente… Plus tard elle lui dirait tout, ils avaient encore le temps…


hartyr Suite chez Duncan
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