Choriste du mois


Partagez | 
 

 06. Take A Minute

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptyVen 6 Mai - 22:50

Auguste R : « Ce dessin m’a prit cinq minutes, mais j’ai mis soixante ans pour y arriver… »


Tout l’histoire d’un homme, d’une vingtaine d’année, avec tout un tas d’espoirs au fond de ses tripes, mais se retrouvant coincé à son insu afin de pouvoir subvenir à ses besoins. Auguste Renoir avait raison. Ce jeune homme Desmond, pouvait résumer sa vie et faire en sorte que sa passion lui prenne cinq minutes, mais il avait besoin de toute une vie pour l’exploiter, et faire en sorte que cette chose ne prenant que 0,2 % de son existence, soit la plus bénéfique possible. C’était donc à ce genre de choses que pouvait se résumer la vie de, Desmond Miles, responsable du CDI du lycée de McKinley, DJ, occasionnellement chanteur, Beatboxer, et en pleine crise d’identité. Cela faisait maintenant une petite semaine que le jeune homme se retrouvait au commande de son petit local surnommé temporairement CDI, en attendant d’avoir enfin un endroit bien à lui, où il serait le maître des lieux, et où il pourrait enfin se sentir important. Il avait plutôt mal, ou alors plutôt bien vécu sa première semaine, cela dépendait toujours des différents points de vue de personnes qui l’avaient accompagnée tout au long de sa semaine laborieuse d’intégration. Heureusement qu’il avait son Iphone et quelques jeux qui lui permettait de s’occuper un maximum pendant ses longues heures d’attente entre une dizaine d’ordinateur et une odeur foireuse qui revenait souvent. Desmond était une sorte de sous-fifre qui ne demandait qu’à avoir une importance dans ce lycée, car pour lui, cette semaine, avec le regard et les jugements de ses collègues professeurs ou directions étaient vraiment mal engagés. Tellement que Figgins, le principal, avait demandé à Desmond si il pouvait fermer les bâtiments après la fin des cours, vers 19 heures, quand le lycée ne demandait qu’à fermer ses portes jusqu’au lendemain. C’était donc un Jeudi soir, alors que la semaine n’était pas encore terminée, mais Desmond, et même la totalité du corps enseignant et des élèves avaient encore une journée d’efforts avant de pouvoir se relâcher enfin. Il était maintenant dix-neuf heures sept, et plus personne n’était présent dans les locaux, il était donc temps pour Desmond de fermer les portes du lycée, et de rentrer chez lui, sauf que, il avait mieux à faire.

Tous les soirs, le jeune employé du lycée passait son temps à vagabonder dans les couloirs, seul, profitant du calme, et de l’ambiance pour passer des temps de méditation. Ce calme et ce cadre lui permettait de pouvoir réfléchir, de penser à ses années en tant que lycéen, et le chemin qu’il avait parcourut jusqu’à ce retrouver dans cette situation. Mais aussi ce qu’il avait pu louper pour ne pas en arriver là et aussi arriver à une meilleure tournure que celle-ci. Chaque soir, ses pas et ses envies le rapprochait d’un endroit qu’il avait arpenté dans ces lieux, et chaque soir, un retour aux sources se faisait avec joie si on pouvait le qualifier de cette façon. Surtout que ce soir là, alors que le jeune homme avait choisit pour cible l’amphithéâtre, les choses n’allaient pas ressembler à une tranquillité solennelle. Mais plus à une rencontre qui allait pouvoir changer pas mal de choses. Après quelques couloirs, et quelques rampes d’escaliers, suivi par des souffles d’air discontinus, Desmond arriva enfin à destination, la cible du soir, le lieu le plus apprécié du jeune homme dans cet établissement. Ce temple du silence et de la création, là où selon lui, les êtres se rencontrent, par le destin. Posant ses deux mains sur les portes battantes, pour en une fraction de seconde, se retrouver de l’autre côté, ayant accès sur une salle noire, ressemblant à une salle de cinéma. Avec des fauteuils visiblement toujours aussi confortable, et sur le devant, une estrade, où les professeurs et les élèves s’illustraient, mais ce soir, c’était au tour de Desmond de montrer ce qu’il était.

  • DESMOND : « I’m just gonna take a minute and let it ride… »


En prononçant ces mots d’une chanson qu’il affectionnait particulièrement, il descendait les marches de l’amphi, main glissant sur la rambarde d’escalier, filant sous les jets de lumière qui étaient là pour guider vers la sortie de secours en cas de problème. Après méditation, Desmond posa ses pieds sur l’estrade, se retrouvant maintenant sur le devant de la scène. Il se sentait maintenant de nouveau renaître. La chanson, la musique, c’était tout pour lui, autant que les jeux vidéos, à ce stade, pour lui, ce n’était plus une passion, mais une façon de vivre. Avant de pouvoir enfin se lâcher après une dure journée, où un jeune footballeur a fait son gros lourd au CDI tellement qu’il avait « slusher » un pauvre jeune en fauteuil tout ça parce que soi-disant qu’il était du Glee Club, et un squatte de ce même énergumène plein de testostérone, lisant un magazine people, sa journée avait prit un tournant magique. Mais bref, il avait donc allumé la lumière au niveau de l’estrade, et se remit à balancer un son avec sa bouche, ressemblant au rythmique de la musique de K’naan. Il se plaça au centre de la « scène », continuant de balancer le son, avant de se lancer dans de l’a capela.

  • DESMOND : « I’m just gonna take a minute and let it breeze.
    I’m just gonna take a minute and let it ride.
    I’m just gonna take a minute and let it breeze…
    »


Mais le moment que l’on vous expliquait tout à l’heure. Celui où le moment sacré de solitude et de silence absolu de Desmond était maître était chamboulé, il se passait maintenant. Desmond s’arrêta net de chanter quand il entendit le bruit des portes coulissantes, s’avançant activement vers les marches de l’estrade, pour voir qui venait d’entrer, si c’était un élève, cela allait être compliqué à gérer, sachant que les locaux étaient maintenant fermés. Le responsable du CDI, en tant que bon employé, même si sa journée était normalement terminée, et se demandant si il avait bien fermé les portes d’entrée à clé, examina la personne qui venait d’entrée. Un homme, d’âge inférieur à Desmond, et sûrement pas totalement fan de Street Fighter ou Pokémon. C’était donc sûrement un élève, et Desmond devait donc agir en conséquence, mais d’une façon qu’il ignorait totalement. Il essaye de prendre donc un ton de voix sûr de lui, voulant juste le renvoyer chez lui, et espérer qu’il n’avait rien entendu.

  • DESMOND : « Qui êtes-vous ? Les cours sont finis, et les locaux fermés, repassez demain, si vous êtes un élève, vous n’avez rien à faire ici. »


Entre ce que Desmond voulait faire passer comme message, et ce qu’il devait faire passer, cela devait et était de toute façon totalement différent. Il fallait donc se mettre à cogiter de façon intensive pour trouver une solution. Mais que ferait Spiderman dans cette situation ?!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptySam 7 Mai - 14:45

06. Take A Minute 00210 06. Take A Minute Photo_64287979_70
    Parfois, quand on acceptait un travail d’assistant, on a avait tendance à penser que l’on n’aurait pas vraiment à travailler des tonnes. On s’imaginait les pieds sur la table, assis dans un fauteuil de bureau bien agréable, un bouquin entre les mains, les écouteurs dans les oreilles. Point barre. Mais c’était bien évidemment sans compter la période d’examens où les élèves prenaient soudainement conscience qu’il était temps de réviser. Mieux valait tard que jamais. De ce fait, cette semaine avait été plutôt agitée pour Jesse qui avait du quitter le calme habituel de la bibliothèque pour une course effrénée afin de remplir ses devoirs d’assistant. Ces élèves étaient vraiment aussi empotés que stupides décidemment !

    Malgré le fait qu’il ne supporte pas tous ces jeunes (dont certains avaient pourtant son âge, si on comptait ceux qui avait redoublé), Jesse avait tout de même fait son travail avec soin, désirant effectivement faire les choses biens, comme à son habitude. Le travail bâclé, ce n’était pas son genre. Aussi, une fois les cours terminés, Jesse avait entrepris de ranger tout ce bazar généré par les révisions et le manque d’organisation des élèves de McKinley. Seul dans les allées de la bibliothèque, il chantonnait gaiement un air qui lui trottait dans la tête, tout en déposant les livres à leurs places en laissant ses pensées voguer tranquillement. Que c’était bon d’être enfin seul ! Une fois tout ceci réglé, il jeta un coup d’œil à sa montre : dix-neuf heures ?! Et bah, c’est ce que l’on pouvait appeler une journée remplie !

    Les couloirs étaient vides, tout comme les salles de cours et les divers bureaux. On avait rarement vu McKinley aussi calme. Pas de ragots, pas de slushy, pas de fragrances de parfums qui se mêlaient dans un étrange mélange, juste des pièces vides et un calme presque dérangeant. Il fallait bien rappeler que Jesse avait beau être calme, cela ne l’empêchait pas de ne pas supporter le silence. C’était d’ailleurs probablement pour cela qu’il chantait tout le temps ou écoutait toujours de la musique. Quoi qu’il en soit, ce calme fut bientôt coupé par des sons provenant de l’amphithéâtre. Qu’était-ce ? De la batterie ? Attiré par ce bruit il s’approcha de la porte du lieu en question et pu voir que la lumière était désormais allumée. Qui pouvait bien répéter à une telle heure ?

    La batterie s’arrêta pour laisser place à la voix d’un homme qui commença à chanter a capella. Hum, timbre de voix intéressant, bon rythme. Il manquait peut-être un peu de pratique mais l’énergie et le style étaient bien là. Poussé par sa curiosité, Jesse passa les portes coulissantes et fit quelque pas vers le jeune homme – car oui c’était un jeune homme, plus âgé que lui certes, mais loin d’atteindre l’âge des autres membres du personnel – et l’écouta s’adresser à lui alors qu’il lui demandait s’il était un élève et qu’il n’avait rien à faire ici. Jesse ne put se retenir et échappa un rire. Visiblement, l’inconnu tentait de paraître sûr de lui mais cela n’eut pas vraiment l’effet escompté. Jesse descendit tranquillement les marches de l’amphithéâtre, se retrouvant sous la lumière et donc plus prêt de son interlocuteur. Les mains dans les poches, il se rappela un instant les rares représentations qu’il avait effectué ici avec les New Directions mais aussi avec les Vocal Adrenaline la veille des Nationales. Cette salle était décidemment remplie de souvenirs puissants !

    Jesse« J’avoue que c’était bien le dernier endroit où je pensais rencontrer quelqu’un ce soir. » Une fois assez proche de Desmond, il lui tendit la main afin de le saluer amicalement, « Je m’appelle Jesse. Jesse Saint James, et je suis assistant du bibliothécaire en fait. »

    Il observa le jeune homme afin de bien enregistrer ses traits, d’analyser ses réactions et donc de le cerner rapidement. C’était un peu comme un réflexe : il serrait la main des gens, analysant la poigne de ses interlocuteurs, observait leurs mimiques. Ici, il avait eu vite fait de comprendre qu’il était face à quelqu’un quelque peu déstabilisé – probablement parce qu’il avait été surpris en train de chanter alors qu’il se croyait seul et donc libre de se laisser aller à un solo. Aussi, Jesse lui demanda par la suite, une fois les présentations faites :

    Jesse« Je pensais être le seul encore présent mais j’t’ai entendu chanter. » C’était-il rendu compte qu’il le tutoyait alors que Desmond l’avait vouvoyé ? Telle était la question. « Cet amphithéâtre n’est peut-être pas immense mais il est parfait pour des répétitions ou des performances improvisées. »

    Il se dirigea alors vers la scène, monta les quelques marches et se retrouva donc sur cette estrade illuminée par quelques spots. D’ici on pouvait voir l’ensemble de la salle, on sentait l’adrénaline qui courait dans les veines. On était la cible de tous les regards, celui que tout le monde observait. Une sensation dont Jesse ne pourrait décidemment jamais se séparer. Une fois qu’on y avait pris goût on ne pouvait plus vivre sans (sauf bien sûr si l’on n’était tout simplement pas fait pour la scène et que le fait d’être le centre de l’attention n’inspirait que du stress.) Jesse faisait en revanche partie de ces personnes qui semblaient ne faire qu’un avec la scène. Sous les projecteurs, on pouvait voir son assurance, ce bien-être et cette extase qui l’envahissait tel un drogué prêt à recevoir sa dose habituelle, son poison.

    La musique, c’était sa vie, sa passion, son avenir. Broadway n’attendait que lui et il était prêt à tout pour y parvenir. Selon lui, il était impossible qu’il en soit autrement car si LUI n’y allait pas alors personne n’y irait non plus. Il était né pour briller sous les projecteurs et les hourras de la foule, pour signer des autographes et collaborer avec les plus grands. Bientôt on verrait sur les affiches de films, les posters et divers objets dérivés : Jesse St James, une étoile à Broadway.. Noooon, Jesse n’avait pas du tout de problème d’ego du tout ! Quoi que... disons que Mon-sieur avait un peu tendance à vouloir rappeler au monde qu’il était le seul et l’unique, Jesse ! « Je m’aime » étant presque la meilleur expression pour le définir donc. Vous avez dit 'mégalo' ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptySam 14 Mai - 21:29

  • DESMOND : *Est-ce la fin de la vie telle que je la connais ?*


Oui c’était vrai… Desmond pouvait bien se demander ce qu’il allait bien pouvoir faire aujourd’hui, ce soir, à cette heure et cette minute même. Il était toujours le dernier à devoir quitter le lycée, et donc par conséquence, quand il voulait se retrouver seul dans des endroits bien différents chaque soir dans cet endroit scolaire, cela voulait bel et bien dire qu’il n’avait pas envie de rencontrer ne serait-ce qu’une seule personne, qui pourrait tout aussi bien le surprendre à faire une connerie du genre pousser la chansonnette alors que personne dans ce lycée ne pouvait penser qu’il était attiré par ces choses là ou alors qu’il pouvait avoir un quelconque talent pour la musique et le chant. Voilà la dure et complexe vie de Desmond Miles, le pauvre type au nom de personnage de jeux vidéo. A quoi ce résumé cette succession de dégénérescences ? Un nom qui apporte des vannes, un statut social qui en attire encore plus, une vie de célibat et de virginité à n’en plus finir. Et aujourd’hui, une passion seulement à moitié assumé, et encore cachée derrière une autre identité, qui amène tout un tas de questions encore impossible de résoudre. C’était ce qu’il se tramait dans la tête de Desmond, encore pire qu’un petit signe qui tapait des cymbales un dimanche de fête. L’employé tout juste démoulé sorti tranquillement de la scène, avançant vers ce qui était son interlocuteur, mais il ne voulait pas trop prendre les devants, rester cool, surtout qu’il était déjà passé pour un gros blaireau avec sa mauvaise supposition, mais il ne le savait pas encore totalement.

Comme il supposait déjà, c’était un jeune, plus que lui, mais les pronostiques sur l’étudiant n’étaient pas encore vérifiées. Mais cet homme descendait, encore et encore, se rapprochant dangereusement de Desmond, qui était prêt à user d’une fatality ou d’une babality si ce mec venait à être violent et s’il voulait casser violemment la gueule de Desmond. Mais ce n’était pas une question de se trouver dans un jeu vidéo ou autre, donc ce genre de scénario n’était pas vraiment censé arriver, quoi que, on est jamais à l’abri de quoi que ce soit ! La confrontation maintenant lancée, le jeune homme s’était littéralement décomposé, il ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, ni savoir quelle réaction il fallait montrer d’une quelconque façon. Il s’appelait Jesse St. James, et ce nom ne lui était pas inconnu, c’était quasi normal, car au bout d’une semaine, on en sait des choses. Surtout quand un jeune homme fait parti du staff du lycée et que l’année précédente, il s’était retrouvé à trahir les New Directions et causé quelques soucis lors des Régionales, ou Desmond ne savait trop quoi. Mais tout cela pour dire qu’au final, cet homme était une personne dont il fallait absolument se méfier, et que cela risquait d’être intéressant d’entretenir des contacts avec lui. Si Desmond trouvait le courage, il pourrait tirer de la popularité de ce type pour trouver une copine… Enfin, c’était beau de rêver…

Mais il n’était pas encore question de pouvoir se la péter dans son tacot, à chauffer de la minette en faisant genre que Desmond était un pilote riche et qui chantait et danser immensément bien, encore loin de là. Que faisait l’assistant du bibliothécaire ici ? A cette heure ? Avait-il des sortes de rituels semblables à ceux de Desmond ? Etaient-ils pareils ?! Non, c’était peine pensable pour le geek qui n’avait rien d’une star, d’une étoile, ou de quelqu’un avec une vocation poussée pour la musique. Que faire face à ce genre de colosse qui venait de percer à jour une des passions de son collègue, alors que Jesse venait de montrer sur la scène, avec beaucoup d’assurance. Desmond lui, était au niveau des marches maintenant, et il avait croisé son « ami » lors de la montée des marches, comme à Cannes pour la référence, mais ce n’était pas vraiment ça encore. Desmond ne savait pas du tout quoi dire, ou comment aborder la discussion avec lui, surtout qu’il était toujours embarrassé avec ce que venait de découvrir Jesse, et cela se voyait alors qu’il était les mains dans les poches, en train de triturer le trou de son jean. Il se contenta donc, de façon maladroite et désinvolte, s’approchant de l’autre homme, de pas non déterminés.

  • DESMOND : « Enchanté Jesse… Moi c’est Desmond Miles. Il attendit une quelconque réaction voir si il allait réagir à son nom et enchaîna. Pour le chant, comme tu le suppose, ce n’était rien, ce serait mieux de zapper, et désolé pour le manque de tact, je ne m’attendais pas à croiser quelqu’un à cette heure… »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptyMar 17 Mai - 9:58

    Alors que Jesse avait énoncé ces quelques phrases afin de se présenter, il avait pu remarquer l’étrange réaction de son interlocuteur : cet air semi-confident sur son visage était en effet plutôt devenu de la gêne. Le jeune homme s’était décomposé, sans dire un mot. Néanmoins, cela ne dérangea pas Jesse plus que ça étant donné qu’il considérait que c’était son charisme naturel qui faisait cet effet. A sa place, si je m’étais retrouvé face à Jesse St James, j’aurais aussi eu le trac, avait-il alors pensé tout en souriant discrètement. On ne pouvait pas dire cependant que son interlocuteur avait cette même présence. Le jeune homme débordait de stress et semblait chercher à ne pas le montrer... ce qui, il fallait bien l’avouer, avait plutôt comme résultat de faire l’effet inverse. Après tout, tout le monde n’était pas forcément à l’aise de chanter en public alors si en plus cette personne pensait être seule pendant qu’elle poussait la chansonnette, c’était compréhensible d’être aussi stressé... c’était dans ce genre de situation que l’on pouvait déterminer qui était ou non un artiste ou non. Oh bien sûr, c’était une chose qui s’apprenait avec le temps mais certains, plus chanceux, avaient ça dans le sang et aimaient être le centre de l’attention. Pas besoin de vous donner un exemple, Jesse fera l’affaire !

    Une fois sur scène, sous la lumière chaude des projecteurs (loin d’égaler celle de la salle de répétition des Vocal Adrenaline cependant), Jesse reporta son regard malicieux sur le jeune homme qui triturait désormais le trou de son jean dans un geste embarrassé. On aurait pu aisément le comparer à un enfant qui était prêt à avouer une de ses bêtises à ses parents. Il finit finalement par avancer quelque peu vers Jesse, tout en se présentant. Desmond Miles..., n’était-ce pas un membre du personnel ?! Durant un court instant, l’ex-leader des Vocal Adrenaline arqua un sourcil tout en se demandant si sa mémoire était bonne. Il avait eu le temps de lire les listes des gens travaillant dans le bâtiment, et même d’apprendre les noms de la majeure partie des élèves. Mais il n’était pas évident de se rappeler du nom de quelqu’un si l’on ne l’avait jamais vu. Le doute persistait. Oh bien sûr, il ne songea pas un instant à la référence aux jeux vidéo que tous les geeks auraient lié à ce nom. En effet, Jesse n’était pas vraiment de ceux qui passaient des heures devant des consoles, sur des jeux en ligne et autres. Il était accro à son portable et aux sites tels que Twitter ou Tumblr, certes, mais c’était tout. Après tout, il n’était pas quelqu’un qui aimait rester enfermer des heures chez lui. Il fallait qu’il bouge, qu’il prenne l’air.

    Desmond enchaîna rapidement en parlant de sa performance, proposant de ne pas en parler ce qui eut pour effet direct de créer un large sourire sur le visage de Jesse. C’est qu’il était timide le petit Desmond... enfin petit, ils avaient la même taille et Jesse était plus jeune, mais bon. « ...et désolé pour le manque de tact, je ne m’attendais pas à croiser quelqu’un à cette heure… »

    Jesse « Pas de problème. En même temps, je vois mal un élève rester ici à une telle heure. On n’peut pas vraiment dire qu’ici ils soient portés sur les études alors s’ils peuvent partir le plus vite possible, ils hésitent pas. »

    Tout en disant ceci, Jesse songeait à tous ces jeunes qu’il voyait à la bibliothèque pendant ses heures de travail en tant qu’assistant. Chaque jour, il découvrait que les élèves de McKinley n’avaient aucune culture littéraire, musicale, etc. Parfois, c’était à se demander si certains n’avaient pas été bercés trop prêt du mur. Si il avait pu, il en aurait assommé plus d’un à coup d’encyclopédie ou avec l’œuvre intégrale d’Edgar Poe.

    Il marqua une pause, dévisageant Desmond et lui demanda finalement :

    Jesse« ”Desmond” c’est ça ? Après une légère hésitation il ajouta, Tu bosses au CDI non ? »

    Une fois la question posée, tous les éléments semblèrent se mettre en place dans sa tête, lui permettant ainsi de désormais être sûr de l’activité de Desmond... Ils étaient donc entre collègues. Mais ce détail quitta rapidement ses pensées. En effet, s’il y avait bien une chose dont Jesse aimait parler, c’était la chanson et les talents de chacun. Car OUI, Desmond avait du talent. Il n’était peut-être pas le meilleur chanteur du monde mais cela n’empêchait pas qu’il avait du potentiel et son beat-box, c’était tout simplement de l’or. Aussi il continua :

    Jesse« Tu chantes souvent ici le soir ? »

    L’assistant du bibliothécaire se mit au centre de la scène, de sa démarche toujours pleine d’assurance et lança ensuite à Desmond :

    Jesse« Tu maitrises vraiment bien le beat-box, pour le peu que j’ai entendu en tout cas. Ça te dit qu’on se fasse un petit duo ? Ce serait bête que j’aie interrompu une séance nocturne. »

    Bien évidemment, même si cela avait été posé sous forme de question, Jesse ne laissait pas vraiment le choix à Desmond. On ne dit pas « non » à un St James après tout. Ils étaient au bon endroit, avec personne pour les déranger, pas de choses à faire après à part rentrer chez eux. Tous les éléments étaient en place pour permettre une petite interprétation improvisée. Et puis comme on le dit dans le monde du spectacle : THE SHOW MUST GO ON !

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptySam 21 Mai - 13:28

Quel sentiment étrange, Desmond se retrouvait à nu, totalement dépourvu, mis sous vide, conditionné à une situation qu’il ne connaissait pas et ne contrôlait surtout pas. Venait-il de trouver meilleur que lui lors de cette soirée ? Le jeune homme, musicien à ses heures perdues, à dominante DJ, ne savait plus quoi dire ni quoi faire depuis que son collègue de façon officielle l’avait surpris ce soir là, après les cours. Les pensées de Desmond étaient toutes corrompues. Cet homme était plein d’assurances, il se voyait largement supérieur au responsable du CDI, et d’après Desmond, ce Jesse n’avait pas vraiment l’occasion et le droit d’avancer qu’il avait un avantage sur celui qui se trouvait devant lui, ou même pour une autre raison quelconque, il fallait que quelqu’un s’occupe de son cas, et dans sa bonne âme, Desmond voulait tenter quelque chose. Il ne savait pas vraiment sur quels bases partir, et si il allait y arriver, mais il n’avait rien à perdre, la question était de savoir pourquoi ce type était aussi arrogant et imbu de sa personne. Car de part son passé et des dires, il paraissait que ce Jesse St. James n’était pas un ami à convoité, ou alors une conquête très sérieuse, mais ce n’était que des rumeurs, rien de bien fixé. Desmond pensa à se centrer de nouveau quelques secondes, pour se focaliser sur son interlocuteur, quittant les escaliers, en s’approchant maintenant vers sa cible, la personne qu’il allait cuisiner, pour en savoir plus, mais il était encore loin de se douter qu’il allait se faire prendre à son propre jeu. Voilà à quoi ces deux hommes en étaient venus, analyser, agir avec délicatesse, rien de bien humain pour une rencontre voulue des plus naturelle.

Desmond se contenta donc seulement d’avancer vers Jesse, l’observant, ne le lâchant pas du regard, il cherchait longuement ses mots pour son imminente confrontation avec l’adversaire dominent de tout McKinley. Mais il allait devoir lui répondre et lui adresser la parole de force, car Jesse avait bien comprit ce qu’il devait faire pour déstabiliser le plus craintif des deux, à savoir Desmond. Aux sons de sa bouche, le jeune homme sans talents comparable à celui de St. James, il arrêta son ascension vers son opposant, les mains toujours dans les poches, prêt à dégainer, et à se tenir face à lui, et lui répondre de vive voix.

    DESMOND : « Oui c’est bien « Desmond », et je m’occupe aussi du CDI. Il laissa un léger blanc, histoire de marquer la pause entre ses paroles. Et je ne sais pas ce que tu veux dire par ‘chanter’, j’ai juste poussé ma voix un court, instant, ce n’est pas quelque chose à prendre au sérieux. Je n’ai pas le talent nécessaire pour me dire ‘chanter’.


A quel jeu les deux hommes étaient-ils en train de pratiquer ? Cette provocation, cette tentation, et ces requêtes étaient dans un registre qui n’était pas vraiment intéressant à interpréter. Peut-être que cela venait seulement de chez Desmond et de son imagination, mais du coup, il y avait bien quelque chose de trop dans cet amphithéâtre, et cela devrait, à un moment où un autre, crever l’abcès. Enfin, cela venait de se passer, avec le culot de Jesse, et l’incompréhension de Desmond, le cadre était de nouveau lancé.

Faire un duo, avec Jesse St. James ? Parce que Desmond pratiquait plutôt bien le beat-box ? Dans ce cas, ce n’était pas vraiment un duo qui allait être fait, mais un solo sous les projecteurs pour Jesse, avec un accompagnement musical de la part de son collègue et cible du soir, à part si les rôles pouvaient s’inverser… Mais au fond de lui, le jeune homme était totalement intéressé par cette proposition, au final, chanté, composé, créé, il aimait ça, et le beat-box, sa voix, et sa musique contribuait à tout cet ensemble. Il afficha donc un sourire sincère, et s’approcha un peu plus de Jesse, lui faisant bien comprendre qu’il acceptait, mais cela n’était pas aussi simple. Desmond voulait toucher un point sensible, pour comprendre un peu plus cette question : « Qui est Jesse St. James ? »

    DESMOND : « Pourquoi chantes-tu Jesse… Qu’est-ce qui te pousse au fond de toi à être celui que tu es aujourd’hui ? Si j’ai bien compris, encore il y a quelques mois, à l’année scolaire précédente, tu avais tout, et ce soir tu te retrouve là, avec un mec comme moi. Je ne pense pas que ce soit comme ça que les gens voient le grand St. James. Que caches-tu derrière tout ça… ? »


Cette situation était assez délicate, et Desmond ne savait pas si il avait franchit la ligne rouge, étant un peu trop curieux, ayant posé les mauvaises questions. Il s’en rendait compte, et voulait se rattraper.

    DESMOND : « Chante moi ce que tu ressens, là maintenant, je te suivrai derrière… »


Il était temps de réveiller ce que personne n’osait le faire jusqu’à maintenant, l’âme de Jesse St. James…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptySam 21 Mai - 23:54

    Visiblement, Desmond n’aimait pas vraiment le terme « chanter » vu la façon qu’il avait d’accentuer ces deux syllabes à chaque fois qu’il prononçait ce fameux mot. C’était à croire que pour lui [Desmond + Chanter] était une équation fausse. Peut-être n’était-il pas doué en maths tout simplement... ou peut-être que l’on s’égare. Allez savoir. Peu importait car Jesse savait qu’un tel personnage avait probablement plus de potentiel qu’il ne le montrait et même plus qu’il devait le penser lui-même. Tout le monde n’avait pas la chance d’être né avec un égo surdimensionné et une confiance en soi aussi grande que la taille que ses chevilles.

    Jesse« Ça fait du bien de rencontrer des collègues. C’est mieux que de venir à McKinley, supporter les élèves, et repartir chez soi. Le métro, boulot, dodo, c’est pas vraiment mon truc.» Alors là c’était sûr que niveau routine, Jesse était loin d’être le bon exemple, étant donné qu’il passait son temps à faire des choses saugrenues tout au loin de ses journées. Quand on était quelqu’un d’excentrique, on ne l’était pas qu’un peu, on l’était jusqu’au bout des ongles. « ‘Chanter’ c’est... la plus façon que l’être humain ait trouvé pour exprimer ses pensées, ses sentiments tout en mettant un maximum de puissance dans son histoire. On vit ce que l’on chante, contrairement à un simple discours qui aurait tendance à être ignoré. C’est magique ! »

    On ne pouvait pas vraiment dire que Jesse avait la langue dans sa poche quand il s’agissait de parler de la chanson, de la musique, de la passion. Il était quelqu’un de passionné et n’avait pas peur de l’exprimer en public si on lui en laissait l’occasion. Oh bien sûr il n’allait pas non plus faire de grands discours en public s’il n’en avait pas besoin, si c’était inutile... mais un tel face-à-face était parfait pour ce genre de discussion. De plus, il ne considérait pas Desmond comme un rival mais plutôt comme quelqu’un qui lui était inférieur. Selon lui, peu de gens avaient sa classe, sa voix, son intelligence... et visiblement son attitude de « Je m’aime je suis trop fort !!! ». Il restait désormais à voir si Desmond aurait assez de cran pour tenir la conversation face à ce lion qui arborait fièrement sa crinière et ses crocs. La gazelle partirait-elle en courant ou resterait-elle calme ?

    L’idée du duo avait été lancée et semblait raisonner dans la tête de Desmond qui finit par arborer un sourire et par demander pourquoi il chantait. A quoi jouait-il ? Se prenait-il soudain pour un de ces psychologues tordus qui pensaient tout apprendre de vous en demandant de raconter vos rêves et votre enfance, le tout, alors que vous être allongé sur un canapé ? « Et qu’avez-vous ressenti à ce moment là ? » étant bien sûr la question de base qui ne menait à rien.

    Desmond savait apparemment quelques détails à propos de Jesse, chose peu étonnante vu la popularité du jeune homme et toutes les mésaventures qui l’avaient entouré quelques temps plus tôt. On n’échappe pas à son passé dit-on. A moins qu’il ne soit un fan en mode incognito ? Nooon... il n’avait pas l’allure d’un tel personnage. Les rumeurs avaient du donc faire leur œuvres, encore. Mais cela ne déstabilisa pas le jeune St James qui se réjouissait toujours d’un tel comportement en songeant que cela lui permettait de s’habituer aux futurs ragots à son propos dans les magasines, une fois qu’il serait l’icone de Broadway.

    Jesse« J’ai comme l’impression que ma popularité me précède. Le tout étant de savoir ce que tu sais... et ce que tu ne sais pas. » Il laissa un blanc, arborant alors un sourire à la limite du machiavélique, et ajouta, « Tout le monde a ses secrets, n’est-ce pas ? »

    Et bientôt ce seront les tiens que je connaitrais, crois moi. songea-t-il soudain en plongea son regard malicieux dans celui de son interlocuteur. Il n’était pas question qu’il soit le seul à connaître le passé de l’autre et une fois qu’il en aurait le temps, il chercherait dans le passé de ce jeune homme un peu trop curieux. Alors qu’il lui demandait de chanter ce qu’il ressentait, Jesse le fixa en silence comme pour le sonder une dernière fois et finit pas lui répondre.

    Jesse« Très bien... Je vais te montrer ce que c’est que de faire une vraie performance. Prends en de la graine. »

    Avançant au milieu de la scène, sous les projecteurs, il baissa la tête, semblant fixer le sol comme pour prendre quelques secondes avant de commencer et de lâcher tout ce qu’il avait sur le cœur. Il leva enfin la tête et fixa un point parmi les tribunes, songeant bien évidemment à celle qui hantait ses pensées et ses nuits : Rachel Berry. Il prit une inspiration et commença alors à chanter avec toute la puissance qu’on lui connaissait, donnant un sens à chacun des mots qu’il énonçait.

    Cut my life into pieces
    This is my last resort
    Suffocation
    No breathing
    Don't give a fuck if I cut my arm bleeding

    This is my last resort


    Cette chanson de Papa Roach avait décidément un pouvoir étonnant pour exprimer toute la rage, toute la tristesse qui l'habitaient depuis qu'il n'était plus avec celle qui faisait autrefois battre son cœur, mais aussi pour montrer toute la rancœur qu'il avait envers les gens qui lui avaient mis des bâtons dans les roues. Obligé de fermer les yeux face à la puissance qu'il dégageait à chaque phrases, Jesse semblait désormais ne plus être sur scène mais dans cette bulle qu'il avait créé et qui semblait avoir ses propres règles physiques. Chaque son, chaque mot semblaient avoir un impact sur la conscience elle-même et le fait qu'il y mette tout son ressenti n'y était pas pour rien. Les souvenirs affluaient dans son esprit comme une vague déferlante s'échouant avec violence sur une plage. Oui c'était bien là Jesse St James dans toute sa gloire et dans toute son excentricité.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute EmptyDim 22 Mai - 21:51

En entendant Jesse, le ‘raté’ ressentait dans ses paroles, toute la haine, la peur, et tout ces autres sentiments qui habitaient Jesse St. James, le mec qui n’était pas du genre à se montrer faible, ayant des sentiments pouvant le nuire. Entendre son interlocuteur parler, c’était comme des grosses claques, des façons de revenir à la raison, mais qui sait… Desmond était sûrement en train de culpabiliser, ou de se sentir totalement con de la façon dont il venait d’agir et de parler à son collègue. Il était toujours les mains dans les poches, écoutant Jesse, de façon sincère, était-il en train de nouer des liens avec ce type qui de part sa réputation, est plus une cible à abattre que d’un ami sur qui on peut se fier ? Desmond se demandait bien qui pouvait être vraiment Jesse, et chanter était donc une des meilleures façons de le savoir. Surtout que les explications qu’il avait données au moins expérimenté lui suffisaient largement pour accepter, même si il était déjà bien intéressé par la proposition. Ce n’était pas tout les jours qu’un duo rythmique fait maison et capella se faisait dans ce lycée. Quoi que si, avec le Glee Club, mais entre collègues, on ne pouvait pas nier que la musique pouvait réunir des gens, et cela allait-il être la même pour Jesse et Desmond ? Le responsable du CDI lâcha un rire non voulu, sûrement à cause de la gêne et des explications que son partenaire lui donnait.

  • DESMOND : « Chanter c’est donc pour toi une façon de pouvoir dégager ce qui se consume en toi. Sauf que toi, tu l’exprime aussi avec un talent incroyable et une antipathie qui te met la plupart des personnes que tu côtois à dos… Enfin, je pense, ce que j’avance n’est que l’impression d’un mec qui n’est pas du tout talentueux… »


Se ressemblaient-ils ? C’était ce que se demandait Desmond, vivaient-ils, tous les deux d’incompréhension, de remise en question quotidienne ? Car si on y repense, les deux se sont retrouvés à McKinley avec un destin corrompu, Desmond avait eu une chance de pouvoir mixer à travers les quatre coins de la Floride, et il se retrouve à gérer une mini pièce servant de CDI. En écoutant Jesse répondre aux questions, Desmond faisait une sorte de grosse remise en question dans son fort intérieur, alors qu’il se mettait à fixer la tête de son interlocuteur, sans vraiment y faire attention. C’était comme si il était totalement absorbé par quelque chose d’indescriptible, ça se passait un peu comme dans ces mangas avec les personnalités intérieure. Il y avait deux Desmond, départagé par un miroir qui les séparait. A ce moment là, Desmond se demandait un peu tout et rien. Si ce qu’il devenait était vraiment ce qu’il en avait envie, et ce qu’il devait faire pour aller mieux, sentir que les jours qu’ils passent maintenant sur terre sont utiles. Pour qui et pour quoi agissait-il ? Mais Desmond avait souvent tendance à oublier que la vie n’était pas un jeu vidéo.

Il se ressaisisse rapidement, comme si on l’avait poussé, pliant légèrement le genou droit, comme si il venait d’exécuter une micro-sieste. Il retrouva d’un seul coup la lumière tamisée, la scène en bois, les fauteuils, l’amphithéâtre quoi, retombant de nouveau devant Jesse, qui avait l’air toujours aussi sûr de lui, dans sa façon de s’exprimer sur son expérience ou un je ne sais quoi de redondant. Desmond était pourtant captivé, il ne voulait pas faire de bavure, ou passer pour un crétin, plus que cela ne l’était déjà pour lui.

  • DESMOND : « Des secrets… Oui, ça reste l'origine de l’esprit humain… »


En pensant à cela, quels secrets pouvait bien cacher Desmond ? La question n’était plus vraiment là, Desmond pensait se connaître mieux que quiconque, à part si cela pouvait être contredit, il n’aimait pas tant que ça vivre dans le mensonge. Mais il en avait quand même… Rien de tragique, ou encore d’inavouable, mais des choses, qui font de lui quelqu’un de finalement comme les autres. Il ne sort pas autant du commun que le saint du coin. Chaque vie était régie par une erreur, qui au final, construisait un être Humain de la même façon. C’est pour cela que le secret existe…

Puis, suite aux avances quelque peu péteuse de Jesse, il se mit à chanter, seul, sans accompagnement, le temps qu’il prenne un rythme, pour pouvoir l’accompagner. Mais il resta un court instant sans voix, incapable de l’accompagner, sa fureur, ses sentiments explosées dans ses paroles. Etait-ce donc ça toute la force de Jesse St. James ? Pouvoir s’exprimer d’une façon aussi explicite lors de ses chansons ? Il était grand temps pour Desmond de suivre le mouvement, succèdent avec sa bouche, un mélange d’un accord simple de guitare, qui reprenait très bien la rythmique de Last Resort, avec des sons avec des finitions de grosse caisse, pour marquer les temps. Il se laissa autant emporter par Jesse dans cette chanson, il ne voulait pas lui faire d’ombre, pas encore… C’était l’heure de Jesse, l’heure où il montrait ce qu’il avait, et ce qui le régissait.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
06. Take A Minute Empty
MessageSujet: Re: 06. Take A Minute   06. Take A Minute Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

06. Take A Minute

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Glee RPG :: 
Archives
 :: Archives Saison 1 :: Episode 6
-