Choriste du mois


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 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana

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MessageSujet: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyJeu 12 Mai - 15:27

Un jour de plus à McKinley High School. Encore un. Les naufragés sur une île déserte notent, à l'aide d'un silex sur de la pierre, le nombre de jours qu'ils tiennent, seuls éloignés de tous, comme si le noter pouvait les aider à tenir le choc, et bien, pour David Karofsky, c'était la même chose, dans sa tête tous les jours, il cochait une date de plus. Un jour de plus dans le calendrier, un jour encore entouré de monde, obligé de cacher sa nature réelle, qu'il s'efforçait d'ignorer et de refouler, déçu de ce qu'il était lui même. Systématiquement, tous les matins, il s'efforçait de se lever, mais les pas devenaient à chaque fois de plus en plus pénibles. Oui Dave Karofsky était une brute épaisse, un type à l'air patibulaire que les plus faibles détestaient, ce qui, d'ailleurs lui était bien égal! Il était violent, un peu niais par moments, mais tout cela, tout ces défauts, il s'en moquait royalement. Après tout, il était né ainsi, pas vrai ?! Non, tout cela n'aurait été que de bons souvenirs, s'il n'avait pas été tourmenté autant par les soucis, réels et intenses qui le gagnaient jours après jours. Ils le gagnaient tant, qu'il ne parvenait même plus à cacher son désarroi lorsqu'il s'évadait du système scolaire pour rentrer chez lui. Ses parents ne le reconnaissaient pas, et plus ça allait, moins les choses tournaient dans le bon sens.


La main de Dave s'abattit lourdement, une nouvelle fois encore, sur le réveil qui ne cessait de lui hurler de se lever pour exécuter sa tâche quotidienne. Emprisonné dans une vie dont il ne voulait pas, dans un corps qui avait des envies qu'il réfutait à tout va, David Karofsky était ce que l'on peut tragiquement appeler au théâtre une âme déchue et perdue. Les yeux encore tout empreints de sommeil, la trace du matelas largement imprimée sur son visage, l'étudiant se leva, et, tout en se traînant jusqu'à la salle de bain familiale, grommela sur le fait qu'être obligé d'aller au lycée était injuste. Il allait entrer, lorsque sa petite soeur, petite peste âgée d'une dizaine d'année, conçue pour embêter son frère à longueur de temps, tenta de pénétrer dans la salle d'eau avant lui. Déjà agacé, David soupira, l'attrapa par l'épaule et la força à reculer, sans ajouter un mot. Dès le matin, ça devenait lassant de devoir se battre pour tout. Il referma la porte sur les yeux ahuris de sa jeune cadette, qui, depuis quelques temps, ne comprenait pas pourquoi rien ne fonctionnait pour taquiner son frère.

Le jeune homme jeta un coup d'oeil furtif au reflet. Rien à dire. Il était loin d'être parfait, brun, un peu rondouillet, un air de nigaud sur le visage, mais il y avait pire, et, à la rigueur ce n'est pas tant ce qu'il y avait à l'extérieur qui le dégoûtait et le rebutait... David souffla, puis songea qu'il avait assez pris de retard. Il se doucha rapidement, se coiffa les cheveux légèrement, vêtu son jean ainsi que son tee shirt bleu et appuya sur la clanche qui lui permit de rejoindre le couloir. Il fit un détour par sa chambre, ayant oublié ses affaires de sport ainsi, que ô malheur, son manteau de l'équipe de football, seul vestige qui pouvait le rendre un tant soi peu fier de lui. Il l'enfila, descendit, salua sa mère, puis s'assit quelques minutes sur un tabouret pour y manger le petit déjeuner qu'elle s'évertuait à préparer tous les jours avec amour.

Comme tous les matins depuis quelques temps, David n'eut le temps d'avaler quelques bouchées avant de se lever aussi sec : son père venait d'entrer dans la pièce, amenant avec lui, la honte que le jeune Karosfky ressentait à chaque fois qu'il le voyait. La tête baissée, il saisit deux toasts tout juste sortit du grille, endossa son sac de cours, empoigna celui qui contenait ses affaires de sport, et fila jusqu'à sa voiture. Il allait y entrer, lorsque son père, qui était sorti sur le perron, lui lança, d'un air morne et découragé,

"Il faudra que l'on songe à parler David, c'est important."

Parler ? Mais parler de quoi? De ses pensées dégoûtantes et abjectes? Non non, certainement pas, ça lui passerait sans aucun doute, au bout d'un moment. Après tout, tous les étudiants doivent se poser la question un jour ou l'autre pas de quoi paniquer. L'adolescent conduisit, un peu trop rapidement sans doute, jusqu'à ce qu'il arrive au lycée. Il n'y avait que dans sa voiture qu'il se sentait relativement bien, à l'air libre, l'oxygène arrivant directement et à grandes foulées dans ses poumons devenus si petits. C'était, du moins, l'impression qu'il ressentait un peu plus tous les jours. Il se gara sur une place de parking, saisit ses affaires, et respira un grand coup. Il était temps de devenir le David que tout le monde connaissait dans ce lycée, ceux que les gens côtoient , craignent et évitent.

Le lycéen pénétra dans l'enceinte du lycée, et, sans savoir pourquoi, l'air, ce jour là, était encore plus irrespirable, l'impression d'étouffer encore plus forte, ce qui mit Karofsky dans une colère soudaine. Les yeux froncés, la mine irritée, il arriva rapidement dans le couloir le plus bondé de McKinley, et ouvrit son casier avec une telle hardeur qu'il crut qu'il allait en arracher la porte. Il y rangea tout ce dont il n'avait besoin, referma le tout avec la même véhémence, puis se retourna brusquement, tombant nez à nez avec ce loser de Jacob. Ce gars là avait une tignasse impressionnante, et toujours des répliques cinglantes pour quelqu'un qui avait le physique d'une moule atrophiée.

"Dégage, t'as compris?!"

Le jeune homme ne demanda pas son reste, et David fit alors volte face, tombant de nouveau sur quelqu'un d'autre, qui, cette fois ci, ne se laisserait sans doute pas malmener de la même façon. Peu importe, ce n'était pas le jour, il se sentait imploser de l'intérieur,

"Marche Lopez, reste pas plantée là."

Les yeux furibonds, il regardait partout, afin de voir si quelqu'un, avec ce qu'il avait pu dire ou faire, avait percé son secret.

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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyJeu 12 Mai - 23:22

Santana s'était levée du mauvais pied, comme à peu près tous les autres jours de son existence. Son réveil n'avait pas sonné, et elle s'était réveillée avec vingt bonnes minutes de retard, pour trouver son père confortablement installé dans son fauteuil en cuir, une tasse de café fumant près de lui et le journal entre les mains. Il avait à peine levé les yeux vers elle lorsqu'elle avait rejoint la cuisine, se contentant d'un "Tu es en retard. Encore."

Rose, leur cuisinière, s’afférait dans la cuisine lorsque Santana y pénétra pour attraper une pomme. Elle refusa d’un geste de la main tout pancake et autres tartines. Rose savait pertinemment que Santana ne mangeait rien le matin, mais cela ne l’empêchait pas d’essayer chaque jour, encore et encore. Elle répétait à Santana à quel point elle la trouvait trop maigre, ce qui amusait la jeune fille au plus haut point. Elle aimait son corps comme il était, et ce n’était pas les dizaines de garçons qui vénéraient le sol sur lequel elle marchait qui allaient la contredire.

Pourtant, ce matin, Santana ne se sentait pas sexy. Elle n’avait pas assez dormi, la faute à son psy qu’elle haïssait un peu plus chaque jour, et la peau de son visage, habituellement douce et éclatante, était aujourd’hui pâle et tirée. Elle tenta tant bien que mal de cacher ses traits fatigués sous un peu de maquillage, mais le résultat ne lui plut pas davantage. Tirant ses cheveux en arrière, Santana soupira avec désespoir. Quelques mèches indisciplinées refusaient de rester en place et sa queue de cheval, habituellement haute et parfaitement exécutée, ressemblait plutôt à ce que Rachel Berry appellerait une élégante coiffure, et Santana refoula les larmes de rage qui menaçaient d’anéantir le travail qu’elle avait dû fournir pour cacher ses yeux gonflés de fatigue. Elle laissa tomber ses bras le long de son corps et observa son reflet dans le miroir en pied. Santana s’adorait. Elle chérissait ce corps parfait que la nature lui avait offert, ses jambes interminables et parfaitement galbées, son ventre plat et ses fesses légèrement rebondies. Elle aimait ses pommettes hautes et ses grands yeux sombres. Elle savait ce que ce corps lui apportait, elle le lisait dans les yeux de tous les gens qui croisait son chemin. Désir, jalousie, envie. Tous ces sentiments que Santana aimait faire naître chez les autres et dont elle se servait comme d’une force. Elle connaissait sa chance. Elle n’avait qu’à regarder autour d’elle, toutes ses filles au corps banal et insignifiant, sans saveur, qui la regardait avec une jalousie à peine déguisée. Il lui suffisait de s’attarder un instant sur les garçons et leurs regards pleins de désir, aux yeux baladeurs et aux mines concupiscentes. Peu d’entre eux n’étaient capables de lui résister, et elle en profitait sans honte ni regrets.
Ce matin, cependant, elle se sentait banale, elle aussi, et elle dût se recentrer sur elle-même, chose que lui avait appris cet imbécile de psy, pour pouvoir enfin quitter sa chambre, laissant derrière elle les sentiments négatifs qui polluaient son esprit.

Elle attrapa sa veste qu’elle glissa sur ses épaules et saisit son sac du bout des doigts, grimaçant sous son poids. Elle lissa sa jupe de cheerleader, geste qu’elle faisait lorsqu’elle était mal à l’aise ou contrariée, et ouvrit la porte d’entrée. L’air froid de ce jour de février s’infiltra sous ses vêtements léger et elle serra davantage sa veste contre elle.
"N’oublie pas ton rendez-vous avec le Docteur Stradford après les cours." Lui cria Horatio.
Santana claqua la porte qui emporta avec elle la voix de son père et se dirigea d’un pas rapide vers sa voiture, se raccrochant au peu d’amour paternel qu’elle éprouvait encore pour ne pas commettre un parricide.

Une fois arrivée au lycée, elle mit plusieurs longues et interminables minutes à trouver une place où se garer. Elle sortit de sa voiture en murmurant quelques insultes en Espagnol et se rendit vers l’entrée de l’école après avoir de nouveau lisser sa jupe.
Elle esquiva habilement le flot d’étudiants déjà présents dans les couloirs, se faisant un malin plaisir à bousculer ceux dont la simple vue la rendait folle. Une jeune au physique, et aux vêtements, plus que douteux se rattrapa tant bien que mal aux casiers sous le regard satisfait de Santana. Elle venait tout juste d’arriver, la journée scolaire n’avait pas encore commencé et elle sentait déjà sur elle ces regards d’envie, de jalousie et de peur que la population de McKinley posait sur elle.

Elle ouvrit son casier avec force, faisant trembler la rangée, et jeta pèle-mêle ses livres et ses cahiers, ne gardant avec elle que son classeur et son manuel de mathématique.
Elle referma la porte et enclencha son cadenas avant de se retourner et de tomber nez-à-nez avec le grand David Karofsky en personne.
Penchant légèrement la tête, Santana lui offrit son plus beau sourire, celui qu’elle réservait à ceux qui tenait une place toute particulière dans son cœur.

Karofsky était son alter égo. Ils avaient tous les deux une mauvaise réputation, étaient tous les deux cruels, sarcastiques et mauvais et étaient considérés comme malveillants et idiots. Pourtant, ils savaient qu’ils étaient bien plus que cela, même s’ils ne le montraient à personne. C’était ce que Santana appréciait le plus chez lui. Il savait être brutal et méchant, mais loin du lycée, David était quelqu’un d’intéressant et il faisait partie de ses amis les plus proches. Au lycée, les gens les fuyaient lorsqu’ils les croisaient ensemble, et leur complicité de bourreaux n’était plus à faire. David était footballeur, Santana cheerios, et même s’ils n’avaient jamais couché ensemble, Santana ne savait vraiment pas pourquoi mais bizarrement elle s’en moquait puisque ce n’était pas ce qui importait entre eux, ils avaient l’une des meilleures relations que Santana n’avait jamais eu avec un autre garçon.
Le ton sec de David la fit sortir de ses pensées. Elle posa ses mains sur ses hanches et lui jeta un regard furieux.

"Va te faire voir, Karofsky, je ne suis pas Hummel, alors ne me parle pas sur ce ton ou je te jure que je te ferais regretter ta propre existence."
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyMar 17 Mai - 13:37

David arborait un regard grave, et sa peau venait de prendre un autre degré de pâleur lorsque Santana, il aurait d’ailleurs dut s’y attendre, lui renvoya instantanément la balle. Elle n’était vraiment pas le genre de fille à se laisser marcher sur les pieds, mais plutôt de celles qui écrasait ceux des autres. Dès lors qu’elle posa ses mains sur ses hanches, un peu à la manière de sa mère quand elle avait quelque chose à lui reprocher, il sentit qu’elle n’allait pas le laisser lui parler de la sorte, même s’il y avait une sorte de connexion mutuelle entre eux. Comme un genre de respect commun, qui pouvait évoluer vers le plus si les deux étudiants s’en donnaient la peine. Le problème était que David n’accordait pas vraiment d’importance ces temps ci à l’amitié, étant bien trop préoccupé par lui-même. Cela faisait certes ressurgir un côté égoïste du lycéen, mais ses songes étaient exclusivement tournés vers sa propre personne et il n’avait, malheureusement, pas la possibilité de se confier. A bien y réfléchir, c’était dommage, car, malgré les apparences que Dave tenaient à garder bien propres, il demeurait seul ; et dans sa solitude, il était accompagné par sa conscience qui ne cessait de lui répéter qu’il était bizarre et que ses agapes imaginaires étaient malsaines et contre natures.

Il ferma les yeux, comme pour s’efforcer de ne pas trop s’énerver, après tout, il ne fallait pas qu’il ruine le peu de relations féminines agréables qu’il pouvait avoir… Il prit une profonde inspiration , comme s’il plongeait en apnée. C’était ça…de l’apnée constante, à chaque fois qu’il mettait un pas hors de sa chambre. Comme s’il devait marcher en retenant sa respiration et en apesanteur, de peur que chaque geste ou parole de sa part ne trahisse son affreux secret.

Pourquoi avait-elle parlé de Kurt ? Se doutait-elle de quelque chose ? Santana Lopez n’était pas, et ça, il en était persuadée la personne que tout le monde prétendait connaitre : prétentieuse, aguicheuse, et destinée à une carrière dans le streap-tease : il y avait plus qu’il n’y paraissait derrière le masque, mais David avait bien trop à faire avec ses propres problèmes pour aller voir cette fille et lui demander qui elle était réellement. Elle était lucide, intelligente et logique, et devait avoir un radar à la place du cerveau pour pouvoir avoir une telle répartie dans son vocabulaire.Peut-être qu’un jour, s’il en avait le courage, il pourrait mettre son amertume de côté et avoir une discussion sincère et vraiment intéressante avec elle, mais ça, il en doutait. Le courage…ça ne faisait pas partie de ses qualités, et il s’agissait là d’un luxe qu’il ne pouvait se permettre dans sa vie. En revanche il jalousait Hummel également pour ça, car, lui n’en manquait pas. Il assumait avec courage ce qu’il était, et cela le mettait hors de lui.

Toujours était-il qu’elle avait mentionné Kurt. Le cerveau du footballeur tournait à plein régimen ne cessant de se demander pourquoi elle en avait parlé. Lui avait-il déjà dit quelque chose qui pouvait laisser transparaitre ses doutes ? Lui faire regretter sa propre existence ? Elle en était capable, et avait fait regretter la leur à des tas de pauvres victimes. Mais David Karofsky n’était pas une victime. Enfin, si, il était victime de ses propres envies. Mais pas de quelqu’un d’autre. Plutôt mourir que de devenir la proie des joueurs de football et des personnalités telles que celles de Santana Lopez ou Azimio.

Le jeune homme détourna son regard de la jeune femme, plutôt imposante par sa prestence d’ailleurs. Il observa Jacob qui les observait du coin de l’œil. Celui là était une vraie fouine, toujours à mettre son nez partout, et à tout retranscrire sur internet. Ce gars là était un loser, il le savait, tout le lycée le savait, mais tout le monde le lisait. Comme si, étant un perdant, il savait exactement de quoi il parlait et que ses écrits étaient de la valeur sûre. Dave lui montra son bras, pour lui faire comprendre de tourner la tête, sinon, il aurait affaire à ses biceps. Il recentra son attention sur Santana, et réfléchit à toute allure, inquiet, des sueurs froides lui coulant dans le dos,

« Qu’est ce que cette taffiole vient faire la dedans ?! Qu’est ce qu’elle est allée te dire ? »

Il la regarda, après tout, pour avoir le vrai, avec cette fille, autant y aller franchement. S’excuser n’était pas dans les habitudes de Karofsky, il préférait tourner la conversation sur quelque chose qui l’effrayait, afin d’en avoir le cœur net. Et si Hummel avait parlé ? Il serait vite fixé de toute façon,

« Faut y aller pour me faire regretter mon existence Santana ! »

En fait, si on creusait un peu, ce n’était pas si compliqué, mais David préférait garder cette assurance qui le caractérisait comme un mec bien sur de lui, et bien macho, tant pis pour les a-prioris, tout valait mieux que la vérité tout compte fait...
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyJeu 19 Mai - 18:22


Santana aimait bien Karofsky. Sous ses allures de brute un peu bête se cachait quelqu’un de plutôt intelligent et de profond. Elle le voyait comme une personne imposante et censée, bien loin de l’image de gros dur impitoyable et simplet que se plaisaient à lui coller tous ces imbéciles de losers qui se pensaient supérieurs à eux. Elle en avait sa claque de tous ces imbéciles qui, sous prétexte qu’ils ne faisaient ni partie des Cheerios, ni de l’équipe de foot, juste parce qu’ils n’étaient pas populaires en somme, se permettaient de juger sans connaître ceux qui régentaient le lycée. Elle n’était pas qu’une fille sexy et facile qui tourmentait les plus faibles, tout comme Karofsky était bien plus qu’un bourreau sans cœur et sans cerveau.
Pourtant, à ce moment précis, Santana avait bien envie de lui lancer une remarque bien sentie accompagnée d’un coup rapide entre les jambes. Elle n’aimait ni le ton, ni le regard que le footballeur posait sur elle, et elle n’était pas loin de lui montrer pourquoi Santana Lopez était un nom synonyme de crainte au sein de McKinley.

Lorsqu’elle le vit détourner les yeux pour mieux impressionner l’imbécile de Jacob, Santana sentit sa colère monter d’un cran. Personne, que ce soit un raté ou le grand David Karofky, ne pouvait se permettre de l’ignorer. Personne. Elle ne supportait pas le manque d’attention d’un interlocuteur tandis qu’elle avait engagé la conversation. Bon, sa discussion avec Karofsky n’avait pas commencé dans les meilleures conditions possibles, mais son absence de réponse, et d’intérêt, pour sa personne la faisait bouillonner de rage.

Alors qu’elle s’apprêtait à lui sortir une nouvelle provocation, il lui parla d’Hummel en des termes peu flatteurs, et elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Elle ne comprenait pas cette haine presque maladive que Karofsky éprouvait pour Kurt. Bien qu’elle ne le crierait jamais sur tous les toits, Santana aimait bien le fashionista. Kurt était narquois et profondément brillant. Il avait un goût pour la mode indiscutable, proche du don, et assommait Berry à coup de sarcasmes qu’elle-même jalousait grandement, tout en gardant son air innocent, presque chaste et angélique. Elle était impressionnée par cette facilité qu’il avait de montrer à tout le monde qu’il était gay, le menton toujours levé peu importe ce que les gens disaient ou faisaient. Santana ne l’avouerait jamais, mais il était comme un modèle pour elle. Kurt était si fier de ce qu’il était, si à l’aise avec sa sexualité, qu’elle l’enviait presque. Elle était jalouse de ce courage, qu’elle-même n’avait pas. Les gens savaient qu’elle couchait avec n’importe qui, peu importe le sexe, mais pour tout le monde elle n’était que cette fille facile qui prenait ce qui lui tombait sous la main. Alors que pour Santana, c’était bien plus que cela. Plus qu’une histoire de sexe, c’était une question d’attirance, et cette attirance, elle la ressentait pour les garçons comme pour les filles. Cependant, elle n’avait pas le courage de Kurt, et jamais elle ne s’afficherait avec une fille dans les couloirs de McKinley. Elle n’était pas prête pour cela.

Santana reporta son attention sur Karofsky, voulant lui faire comprendre que ce dégoût qu’il éprouvait pour Hummel ne pouvait plus durer, du moins pas en sa présence. Ce fut à ce moment précis qu’elle le remarqua. Le regard fuyant du joueur de football qui la regardait de temps à autre avec un désespoir à peine déguisé, cet air paniqué qui faisait légèrement briller ses yeux, et cette main tremblante qui jouait inconsciemment avec la anse de son sac à dos. Quelque chose n’allait pas, et Santana avait beau reprendre leur rencontre depuis le début, elle ne voyait pas ce qui pouvait mettre le footballeur dans un tel état de nervosité.
Elle le laissa envoyer sa petite menace qui n’effrayait pas la jeune fille le moins du monde, tout en cherchant un moyen habile pour faire parler Karofsky sans qu’il ne se sente menacer.

"Comme tu es mignon et naïf, Dave. Je croyais que tu me connaissais mieux que ça. Un mot, et je ruine ta vie sociale. Alors change de ton. Maintenant."

Elle se redressa et joua un instant avec sa queue de cheval avant de reporter son attention sur le footballeur.

"C’est quoi, ton problème avec Hummel ? J’ai bien compris que tu étais homophobe, Karofsky, mais tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ?"

Santana était méchante et mesquine. Elle écrasait les plus faibles et ne se gênait pas pour se moquer ouvertement des gens différents d’elle. Mais les homophobes, elle les haïssait. Peut-être que son penchant pour la gente féminine entrait en ligne de compte, mais elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver des envies de meurtre envers tous ceux qui affichaient un dégoût envers la communauté homosexuelle. Elle ne le montrerait jamais, bien entendu.
Pourtant, au fond d’elle-même, elle sentait que quelque chose était différent pour Karofsky. Elle avait du mal à imaginer quelqu’un comme lui si haineux envers les homosexuels.
Elle ne lui laissa pas le temps de lui répondre et se pencha vers lui.

"Dis, tu fais quoi après les cours ? J’ai besoin d’une excuse pour annuler un rendez-vous."

Aujourd’hui n’était pas le bon jour pour une petite conversation avec son très cher psy. L’idée de passer du temps avec Karofsky lui semblait bien plus attrayant.

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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptySam 21 Mai - 12:00


Lorsque David reposa son attention sur la belle Santana, il compris que quelque chose ne lui avait pas plu. Les sourcils froncés, prête à lui asséner une nouvelle réplique qui le fusillerait, il fallait calmer le jeu. Après tout, elle était son équivalent au féminin, du moins c'était ce qu'il pensait, à cela près qu'elle avait une sexualité tout à fait normal. Elle était considérée par tous comme la fille facile de McKinely, celle que tous les gars, ou presque avaient eu la chance d'avoir dans leur lit, celle qui avait enlever sa virginité à un tas de puceaux. Elle l'impressionnait en fait, car elle avait beau avoir une étiquette d'allumeuse attitrée, elle marchait la tête haute et le regard fusillant toute personne qui ne lui revenait pas. Quoiqu'il en soit, il était persuadé que le fait d'avoir détourné son attention de la belle ne lui plaisait pas, après tout, il s'agissait de Santana Lopez, celle qu'on ne pouvait ignorer aussi impunément. Il se reconcentra alors sur elle, mais lorsqu'il mentionna Kurt en des termes peu glorieux, ses sourcils se froncèrent encore une fois. Elle avait beau dire qu'elle n'aimait personne, il y a des regards qui ne trompent pas. SI quelqu'un s'était permis de critiquer Azimio en la compagnie de David, il aurait sans doute réagit de la même façon, voire d'une manière plus violente. Personne ne manquait de respect à son meilleur ami, ou à ceux qu'il affectionnait;

Elle lui rétorqua alors qu'il était bien naïf, et que d'une seule phrase, elle pouvait ruiner son existence sociale. Il ne le savait que trop bien, et il était également au fait qu'il valait mieux être dans les meilleurs termes possible avec elle. Après tout, il était le premier à mettre en danger sa propre existence avec son pitoyable et si honteux secret... Elle lui conseilla alors de changer de ton, ce qu'il fit sans broncher. Mieux valait obéir. La crainte. Il l'iinspirait tous les jours, et c'était d'ailleurs parce que Santana l'inspirait aussi qu'il appréciait autant cette fille. Et puis, il préférait être dans ses bonnes grâces, plutôt que dans sa ligne de mire. Après tout, il suffisait qu'elle creuse un peu, et son secret serait découvert.

Il la dévisagea un instant, modifiant son visage dur pour un regard plus doux, plus craintif aussi. Pas craintif de la jeune femme, mais du fait qu'elle pouvait découvrir, à n'importe quel instant ce qu'il cachait si précieusement. Elle jouait, comme à son habitude, avec sa queue de cheval règlementaire pour les Cheerios,ce qui lui donnait un petit air supérieur. C'est alors que le sujet arriva comme un boulet de canon. Elle lui demanda ce qu'était son problème avec Hummel. A son nom, il eut un faible tressaillement, et sa paupière se mit à trembler nerveusement. Elle lui fit remarquer par la suite son homophobie, ajoutant qu'il en faisant trop.

C'était bien mieux ainsi. Qu'elle continue à croire les choses comme ça, tant qu'elle y croyait tout le lycée la suivait dans ce sens. Il ne chercha pas à la détroimper, et serra la anse de son sac à dos un peu plus. Il déglutit, passa sa main dans son cou, signe de nervosité et jeta un regard plaintif à Santana. Comme un appel au secours silencieux.

"Qu'est ce que ça peut te faire que j'en fasse trop? Je suis homophobe, c'est comme ça ça changera pas, et y a rien à en dire...!"

C'est alors qu'elle lui demanda ce qu'il faisait après les cours, précisant qu'elle avait besoin d'une excuse pour annuler un rendez vous. Il la regarda, un sourcil relevé, regarda à droite et à gaucher, cherchant ce qu'il pourrait bien trouver à lui répondre. Il avait envie de passer du temps avec elle, mais cela signifiait également mettre son secret en péril. Il la regarda, inquiet. D'un autre côté, il y avait un moment qu'il n'avait pas pris l'air, et ne s'était changé les idées.

"Ba ça dépend, t'as une idée ?"
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyMer 1 Juin - 1:00

Santana observait la moindre des réactions de Karofsky avec une attention toute particulière. Le jeune homme avait l’air particulièrement mal à l’aise, et jeta régulièrement des coups d’œil à droite à gauche, comme pour vérifier que personne n’écoutait leur conversation. Pourtant, Santana n’arrivait pas à comprendre ce qui pouvait tant gêner le footballeur. Avait-il peur que quelqu’un comprenne mal les intensions de la cheerleader alors qu’elle venait de lui proposer un rendez-vous amical ? Peut-être craignait-il que les lycéens qui les entouraient pensent qu’ils couchaient ensemble, et cela embarrassait le jeune homme. Après tout, Santana ne lui connaissait aucune conquête féminine ; d’aussi loin qu’elle pouvait se rappeler, elle n’avait jamais vu Karofsky avec une fille au bras, et aucune rumeur de relation, même brève, n’avait circulé sur son compte. Et à bien y réfléchir, cela était assez curieux. David était footballeur, l’un des plus populaires, et la plupart des lycéennes devaient se battre pour espérer passer du temps avec lui. Pourtant, rien. Alors peut-être qu’il sortait secrètement avec l’une d’entre elles, et c’était pour cette raison qu’il agissait de la sorte face à sa demande.

Ou bien était-ce l’évocation de Kurt. Après tout, la haine qu’il éprouvait pour le jeune homme n’était plus un secret, mais peut-être avait-il peur que les gens se rendent compte que son homophobie était bien plus forte que celle qu’il laissait paraître. Ou alors Kurt le rendait nerveux, pour une raison qu’elle ignorait et qui la laissait songeuse. Ce n’était pas la première fois que Santana surprenait cette anxiété chez Karofsky lorsqu’on parlait de Hummel, et la jeune femme ne savait que penser.
Cela faisait beaucoup de ‘peut-être’, de questions que Santana se posait sans trouver de réponse adéquate. Les yeux fixés sur le jeune homme, elle voyait bien qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, une vérité toute proche, que Santana pouvait presque sentir, mais qui lui échappait encore. Pourtant, elle savait qu’elle n’était pas loin, et l’insistance de son regard sur le jeune homme se fit davantage inquisitrice. Elle devait percer le mystère, elle en avait besoin pour sa propre santé mentale. Peut-être que cette envie de mettre le secret de Karofsky à nu ne découlait que d’un simple ennui dans sa propre vie, plus monotone que jamais ces derniers temps.

Santana ne se formalisa pourtant pas de cette pensée égoïste. Par simple curiosité, mais également pour aider un ami dans le besoin, Santana allait amadouer le grand David Karofsky jusqu’à ce que le jeune footballeur se sente suffisamment en confiance pour se confier à elle. Elle mourrait maintenant d’envie de savoir, et se retint presque de trépigner comme une gamine de six ans devant ses cadeaux de Noël.
Elle laissa son plus beau sourire fleurir sur ses lèvres avant de poser une main chaleureuse sur le bras nu du footballeur. Un peu de séduction n’avait jamais fait de mal à personne, et même si Santana doutait de l’efficacité de son battement de cils légendaire sur son ami, elle savait qu’il était toujours plus sympathique d’avoir en face de soit une personne qui flirtait qu’une autre qui offrait un visage fermé.

"Une glace, ça te dit ? C’est moi qui offre, bien-sûr."

La jeune fille se rapprocha de Karofsky. Cette fois-ci, c’était elle qui ne voulait pas que les lycéens présents à leur côté n’entendent ce qu’elle avait à ajouter.

"A vrai dire, on peut faire ce que tu veux. Ça sera toujours mieux que d’aller discuter avec mon psy."

Au fond d’elle, et de manière tout à fait égoïste, Santana souhaitait vraiment que Karofsky accepte. Au-delà du fait qu’elle voulait percer son secret, elle voulait plus que tout éviter le docteur Stradford et ses remarques blessantes, ses leçons pathétiques et ses haussements de sourcils. Elle avait envie de boire et d’oublier, mais une glace et un Coca feraient l’affaire.
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyMer 1 Juin - 17:25


Peu de garçons pouvaient rester de marbre face à une créature telle que Santana, qui d'ailleurs portait son nom à merveille. Satan lui même devait placer sur terre des personnes de son calibre à elle, afin de faire succomber les autres à la tentation. Le problème avec ce genre de personnes, demeurait qu'au bout d'un moment elle posait des questions, du genre, "mais dis moi, tu n'as jamais pensé à sortir avec moi..." Ou encore, "Ca te dirait d'aller faire un tour au motel?!" . Santana n'était pas qu'une simple allumeuse qui parlait trop, non, car elle mettait en pratique ses agissements. Elle aimait le sexe, le disait, le prouvait, et se moquait de ce que l'on pouvait dire sur elle. Le quand dira -ton de l'atteignait pas. En tout cas, c'était ce que pensait le footballeur.

Il la regardait, d'un oeil à moitié méfiant, mais également bienveillant. Il ne pouvait s'empêcher de penser que cette fille, maline comme elle était, et aussi proche du sujet du sexe, de Kurt ou du comportement des gens, pouvait très vite comprendre le monstrueux secret que Dave gardait enfoui au plus profond de lui même; le même secret qui lui assombrissait sa vie à longueur de temps, et ce, depuis qu'il avait entamé sa scolarité au lycée.

La jeune femme le dévisageait. Prenant conscience que son attitude n'était pas celle d'un garçon bien sur soi et dans sa peau, David passa du tout au tout. Il se détendit, posa un regard malicieux, à deux doigts du coquin, et entra aussi nettement dans le jeu de la séduction qu'imposait Santana l'air de rien. Il esquissa un petit sourire lorsque la belle posa sa main sur son bras. Il avait compris son jeu très rapidement, tout simplement parce qu'il s'était souvent amusé à la voir agir avec les autres.

Comprenant que c'était là la seule solution pour que la belle Lopez n'ait pas l'idée d'aller creuser plus loin de son côté, et qu'il valait mieux éviter de lui imposer une contrariété par risque de retours incendiaires, David agrandit son sourire, et baissa la tête vers elle, qui était vraiment plus petite!

""Ok pour la glace, mais c'est moi qui régale... On m'a appris à inviter les jeunes filles tu sais, sous mon allure grosse brute, j'ai encore un peu d'éducation!"

Faisant référence à son père, il pensa, un court instant, qu'il valait mieux une belle fille comme Santana, qu'un beau fils pour tenir compagnie à son fils. Envahi de nouveau d'une mauvaise chaleur, plutôt désagréable, le remord le prenant, et le dégoût s'immergeant en lui de nouveau, il prit une profonde inspiration. Santana lui avoua qu'en plus d'avoir envie d'une glace, elle voulait éviter le rendez vous avec son psy.

Ses parents aussi envisageaient cette solution pour leur fils, tellement dépourvus face à son attitude et son comportement si renfermé, que cela finit de le convaincre. Tout valait mieux que d'aller déblatérer des bêtises ou des mensonges pour cacher la vérité à un psy. Et puis, avec un peu de chances, ils croiseraient son père, qui, devant un sourire forcé de son fils, devrait admettre que tout le reste n'était qu'une mauvaise passade.

Amusé par l'idée de la glace, et un brin moqueurs, David reprit sa route, à côté de Santana, lui lançant, un peu ironiquement,

""T'en as pas marre des glaces avec le Glee Club? J'veux dire, les Slushies, c'est devenu votre truc préféré, nan?!"

Un sourire sur les lèvres, il finit par dire,

""Allez, ok on y va Lopez, tu m'as convaincu, et puis tu me fais de la peine avec ton psy alors..."

A ces mots, il sourit en passant sa langue entre ses dents, sachant parfaitement que le terme peine ne conviendrait pas à l'étudiante.

"Je déconne...te formalise pas autant..." rajouta t-il devant la tête de la cheerios.
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptySam 18 Juin - 19:12

Le regard de David se fit plus chaleureux lorsqu’elle posa sa main sur son bras, et Santana retint un petit cri de victoire. Certes, elle n’avait gagné qu’une bataille, et probablement la plus facile, et le chemin à parcourir jusqu’à une entière confiance et quelques confidences restait certainement bien long et tortueux, mais elle venait tout de même d’amadouer l’inébranlable David Karofsky, et c’était déjà un grand pas selon la Cheerios.

Santana glissa son bras sous celui de son ami et lui emboita le pas. Elle se serra contre lui, peut-être un peu trop, mais c’était comme si son corps ne lui répondait pas vraiment. Depuis combien de temps un garçon ne l’avait pas serré contre lui, uniquement par affection, et non parce que cela mènerait à une partie de jambe en l’air avec la populaire Santana Lopez ? Elle avait oublié. Probablement des années, à vrai dire. Voilà ce qu’elle était maintenant : un corps parfait, un très bon coup d’un soir. Elle ne se plaignait pas, car c’était ce qu’elle voulait : du sexe, sans sentiment ni attache. Elle fuyait les relations forcément compliquées, et les sentiments qui menaient toujours à la tristesse, à la souffrance et au cœur brisé. Elle aimait le sexe, et était plutôt douée selon les ouï-dire ; mais elle n’aimait pas aimer, et elle savait qu’elle n’était pas faite pour ça. Elle était beaucoup trop égoïste, bien trop volage, pour espérer pouvoir construire quelque chose avec une personne. Tout cela ne pouvait finir que dans les larmes et les cris, les insultes et la souffrance. Certes, son psy s’en frotterait les mains, et en profiterait pour lui expliquer pourquoi elle était incapable d’aimer quelqu’un d’autre qu’elle-même, tout cela à coup de Freud autres théories tirées par les cheveux que le médecin affectionnait tout particulièrement.

Pourtant, parfois, comme maintenant à vrai dire, elle ressentait ce besoin de se sentir non pas aimée, mais du moins appréciée. Pour être honnête, la chaleur humaine, celle de deux bras autour d’elle, juste le temps d’une étreinte amicale, lui manquait. Cette chose dont elle avait été privée étant enfant, et que Brittany, et parfois Puck, lui avaient offert tout au long de son adolescence. Ce qu’elle avait perdu depuis quelques mois déjà, et qui ne faisait qu’accentuer ce sentiment de vide qui lui étreignait le cœur.
Santana respira profondément, se refusant à se laisser submerger par ces pensées négatives. Elle s’éloigna légèrement du footballeur, et plaqua son plus beau sourire sur ses lèvres tremblantes.

"Les glaces, moi je les mange, mon cher. Je suis Santana Lopez. Je fais peut-être partie du Glee club, mais je reste avant tout une cheerleader. Donc les slushies, on me les offre, on ne me les lance pas."

Santana était fière de sa popularité. Elle était l’un des rares membres de New Directions à ne pas avoir subit les insultes des autres lycéens, tandis que même Quinn y avait eu droit. Elle se sentait privilégiée, et fière, de ce statut qu’elle avait réussi à garder.

Elle était sur le point de rajouter qu’en plus de cela, elle était la Cheerios la plus hot, lorsque le footballeur orienta la conversation sur son psy. Son visage dut exprimer toute la colère qu’elle éprouvait parce que Karofsky s’excusa aussi tôt. Cependant, son ressentiment ne diminua pas. Santana avait honte que son père l’ait forcée à aller voir un psy. Elle n’en avait pas besoin, et quand bien même cela aurait été le cas, elle avait autre chose à faire que de confier ses problèmes d’adolescente mal dans sa peau à un homme qu’elle ne connait même pas. En toute honnêteté, le docteur Stradford la faisait se sentir encore plus mal, avec sa psychologie de bas étage et ses remarques cinglantes sur sa façon de vivre.
Santana retint la phrase assassine qui menaçait de franchir ses lèvres. À la place, elle haussa les épaules avec grâce et répondit sur le ton de la plaisanterie.

"Que veux-tu, mon père pense que je suis dingue et déprimée. Tu es l’un des seuls à le savoir, Karofsky. Cette information sort de ta bouche, et je te coupe ce qui te sert de virilité."


Elle lui offrit un énième sourire, qu’elle espérait joueur et légèrement menaçant, puis se détacha brusquement de lui, faisant tourner sa jupe et danser sa queue de cheval.

"C’est ma salle. Je te vois sur le parking, après les cours. Et ne me fais pas attendre, je déteste ça."

De sa démarche chaloupée, elle se dirigea vers la porte fermée et pénétra dans la salle de classe sans même frapper. Elle savait que son professeur de sciences détestait ça, ce qui l’amusait au plus haut point. Sans faire attention aux remarques agacés de son professeur, Santana se laissa tomber sur la chaise la plus en retrait possible, et posa sa tête au creux de ses bras. Il ne lui restait que quelques heures pour mettre au point un plan infaillible qui lui permettrait d’amadouer Karofsky et de le faire parler.

Lorsque la dernière sonnerie retentie, Santana se leva d’un bond et quitta la salle de classe sans perdre une minute. Elle ne prit même pas la peine de passer par son casier et se dirigea directement vers le parking du lycée. Son sac était trop lourd et la anse lui vrillait l’épaule, mais elle fit abstraction de la douleur comme du froid mordant et sautilla jusqu’à sa voiture. Elle avait plus que hâte de partir d’ici, de fuir le lycée et ses imbéciles de professeurs. Elle voulait oublier la stupidité des étudiants et la banalité de sa vie. Fouillant dans son sac, elle trouva non sans difficulté son trousseau de clés. Elle déverrouilla la portière et jeta son sac à l’intérieur de l’habitacle. Il ne manquait plus que Karofsky et elle pourrait enfin partir d’ici. Santana se frotta les mains dans l’espoir de les réchauffer, scrutant avec impatience la sortie du lycée, d’où s’échappait des dizaines d’étudiants visiblement aussi pressés qu’elle.
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyMar 28 Juin - 23:23


La jeune hispanique amusait Karosfky, ce qui était déjà un miracle et une victoire pour quelqu'un, qui, ces derniers temps, ne semblait pas pouvoir sortir la tête de l'eau. Il en était arrivé à faire des recherches sur des thérapies, peu recommandables, certes, pour lui ôter son affreux penchant pour les hommes. Comme une contre reconversion sexuelle, aidée par des médicaments, des vomitifs distribués devant des films gay. L'idée lui avait traversé l'esprit, mais pour le moment, il en était bien sur hors de question, car la condition sine qua non était bien évidemment la même que partout aux Etats-Unis pour pouvoir faire quoique ce soit : être majeur. Il gardait l'idée dans un coin de sa tête, car l'hypothèse de vivre mal dans sa peau, rempli d'envie immondes et affreuses; différent des autres, et ce, à vie, ne le réjouissait guère, et lui donnait plus envie de mourir qu'autre chose. Les idées de Dave étaient, en effet, peu réjouissantes ces derniers temps, et c'était la raison pour laquelle , le simple fait de lui faire afficher un sourire relevait du miracle.

Il préféra se détendre afin de ne pas mettre la puce à l'oreille de la très intelligente Santana. Il valait mieux aller dans son sens et faire mine d'entrer dans son jeu. Son secret étant mis en danger tous les jours, et ce, de plus en plus avec son comportement, il fallait absolument qu'il fasse de son mieux.

Le fait de s'obliger à relâcher la pression lui fit apprécier un peu plus la compagnie de la jeune femme, et mieux encore, commença à lui faire songer à autre chose qu'à ce qui avait envahit sa tête depuis trop longtemps maintenant. Il continua alors, et finit par complètement se laisser aller, déambulant dans le couloir, bras dessus, bras dessous avec la jeune femme la plus respectée, ce par la crainte qu'elle inspirait, et la plus jolie, se sentant alors comme un étudiant tout ce qu'il y avait de plus banal. Il se sentait bien, à ce moment là tout du moins. Comme sur le terrain de football : libéré et sans secret, car il profitait réellement du moment présent. La perspective de passer un peu plus de temps près d'elle après les cours le soulagea un peu plus.

Il sentit la jeune femme se serrer un peu plus chaleureusement contre lui, et n'ajouta rien, regardant autour de lui afin de forcer les autres à le regarder. Oui, c'était vrai, il se servait un peu d'elle à son insu, comme si cela pouvait prouver quoique ce soit... Fier comme un coq, il écouta la cheerios lui déclarer qu'elle ne faisait que manger les glaces, en précisant bien qu'on ne lui lançait pas les glaces. Dave esquissa un sourire.

"Tu remarqueras que quand tu es dans le lot, je ne te vise jamais, j'ai mes cibles favorites de toute manière..." siffla t-il.

Lorsqu'il lui fit les remarques concernant son psy, il remarqua, observant la belle en coin, un tressaillement au niveau de ses sourcils épilés, et un tremblement infime à ses lèvres. Il ne préféra pas songer au fait que son père avait annoncé il y a peu, lui prendre rendez vous avec un psy, et écouta Santana lui apprendre ce que son père pensait d'elle. Finalement, ils avaient bien plus en communs que ce que l'un et l'autre pouvaient bien imaginer. Il la regarda, lui jetant un regard compréhensif, comme si les mots qu'elle venait de prononcer étaient sortis de sa propre bouche.

Oh, crois moi, je me risquerais pas à en parler.Je comprend bien rassure toi

La belle se détacha un peu de lui, lui affirmant qu'elle était arrivée à sa salle. Dave lui adressa un sourire sincère, et partit à son cours, distrait et peu attentif à ce qu'il se passait devant le tableau. Il songeait à Santana, à l'amie un peu plus proche qu'elle devenait un peu plus à chaque fois, et au bien que cela lui fzaisait d'être avec elle.

Lorsque la sonnerie retentit, David se leva d'un bond, faisant de ce fait sursauter son professeur, et s'en alla, ne demandant pas son reste. Il savait qu'il devrait rester méfiant, mais pour une fois qu'il pouvait se lâcher un peu, il n'allait pas se priver! Et puis, Lopez lui avait bien signifié qu'elle détestait attendre, autant ne pas la contrarier dès le départ!
Il arriva rapidement sur le parking, et aperçut assez vite la belle, essayant de se réchauffer les mains devant sa voiture. David accéléra le pas, et, une fois près d'elle, annonça, un peu essoufflé, dégageant de la fumée de sa bouche à chaque paroles,

"Je t'ai manqué pas vrai?!"

Il esquissa un sourire, puis demanda,

"Tu veux que je te suive avec ma voiture, ou on en prend une seule?"

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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyVen 8 Juil - 12:31


Tandis qu’elle attendait le footballeur, Santana réfléchissait activement au cas David Karofky. La déduction n’avait jamais vraiment été son point fort, mais c’était l’une des première fois où elle voulait véritablement percer un mystère, sans que son but ultime ne soit de colporter un nouveau ragot. Non, cette fois-ci elle souhaitait savoir ce qui trottait dans la tête de son ami parce que cela l’intéressait personnellement. Peut-être était-ce une façon un peu égoïste de partager le secret de quelqu’un, dans l’espoir de combler le manque d’un meilleur ami qu’avait créer Noah Puckerman dans sa vie et dans son cœur. Oui, elle cherchait probablement à se rapprocher de Karofsky pour se sentir un peu moins seule au milieu de cette jungle sans pitié qu’était McKinley. Mais, au fond d’elle, elle savait que c’était un peu plus que ça. Outre ce vide à combler, Santana avait envie d’aider son ami. Car celui-ci avait beau tenter de cacher son mal-être sous des sourires railleurs et des remarques piquantes, Santana pouvait lire dans ses yeux qu’il n’allait pas bien, et qu’il était seul avec ce lourd secret qui teintait ses yeux de peur. Et Santana ne savait que trop ce qu’était ce sentiment, cette impression que personne n’était là pour vous, ce besoin de se montrer digne tout en cachant ce qui vous minait de l’intérieur. Les psy, ce n’était bien que sur le papier, mais dans la réalité, ils n’aidaient pas. Bien au contraire, ils vous enfonçaient davantage dans votre solitude, accentuant votre souffrance et créant un sentiment de culpabilité qui n’avait pas lieu d’être. Santana se sentait encore plus seule lorsqu’elle sortait de ses séances avec le docteur Stradford, avec cette envie de tout casser jusqu’à ce que la rage intérieur qui la faisait bouillonner se calme enfin.

Elle ne savait pas ce qui minait Karofsky au point de faire trembler son corps comme lors de leur dernière conversation, mais elle le connaissait suffisamment pour savoir que ça devait être important. Assez important pour réveiller un sentiment protecteur chez la cheerleader.

Alors lorsqu’elle le vit arriver, avec cet air confiant et supérieur qui le caractérisait, Santana sut qu’elle devait tout faire pour lui faire avouer son secret. Elle ne savait pas encore comment elle allait procéder, mais elle finirait par y arriver, même si elle devait passer par du chantage ou de la séquestration. Elle n’était certes pas la meilleure pour deviner ce que cachaient les gens, mais elle parvenait toujours à obtenir ce qu’elle voulait.
Elle lui offrit un sourire aguicheur avant de se coller à lui de façon éhontée.

"Oh oui, tu m’as tellement manqué, Dave." ronronna-t-elle, ses doigts effleurant le torse de son ami.

Elle savait que la séduction ne marchait pas avec Karofsky. Elle avait déjà essayé plusieurs fois, mais sans succès. Pourtant, elle restait persuadée qu’une personne qui se sentait désirée ou appréciée se livrait plus facilement aux confidences. Elle n’allait donc pas se priver. Et un peu de chaleur humaine, et plus particulièrement masculine, lui ferait le plus grand bien, ce qui n’était pas négligeable. De plus, le footballeur était loin d’avoir un physique désagréable, ce qui constituait un grand plus.

Elle se serra davantage contre le footballeur, savourant la sensation de bien-être et de protection qu’elle ressentait, avant de continuer sur le même ton, mi-aguicheur mi-innocent.

"On prend ma voiture. Ça sera quand même plus sympa pour entamer une conversation. Je te déposerai ici plus tard pour que tu récupères la tienne."

Elle se détacha de lui avec regret et grimpa sur le siège conducteur, attendant avec une certaine impatience que David la rejoigne et qu’ils commencent enfin cette discussion qu’elle attendait avec hâte. Même si elle devait y passer la soirée entière, et finir par supplier en promettant monts et merveilles, elle réussirait à le faire parler. Et après peut-être qu’elle pourrait l’aider. Peut-être qu’elle pourrait enfin penser à autre chose qu’à sa vie misérable et monotone.
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MessageSujet: Re: 06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana   06. Principe de base : Tais toi et Marche ! }Santana EmptyMar 16 Aoû - 8:34


HJ : Je m'excuse pour cet énorme retard, j'ai mis tant de temps à récupérer -___-
Si tu veux on peut clore la ce rp, et en commencer un autre du 8eme épisode?


David remarqua Santana à peine eut-il posé le pied hors de l'enceinte de McKinley. Oui, Santana Lopez était belle, attirante, aguichante, et, oui, il fallait l'admettre, elle couchait facilement. Ca n'était pas difficile à deviner, les vestiaires étant pire que les salons de thé féminin, cela y jasait à tout va après chaque entrainement de foot! Chacun y allait de son petit commentaire sur ce qui lui avait bien plus, ou sur ce que la charismatique hispanique avait pu faire ou assouvir. Bien évidemment, à chaque fois qu'Azimio regardait Dave, ce dernier se passait de tout surplus de paroles : Il aimait bien trop Santana pour lui rajouter une couche sur ce qui se disait déjà sur elle. Il l'aimait beaucoup, mais n'avait pas non plus assez de courage pour la défendre.

La bravoure. David en manquait cruellement. Il aurait tant aimé en être pourvu, afin de ne plus craindre que sa propre silhouette ne puisse révéler quoique ce soit à qui que ce soit... Pire encore, et cela l'écorchait de le dire, mais il jalousait Kurt Hummel pour ça, car au final, il n'était pas courageux de par son penchant sexuel : il était fort et fier de nature, et cela l'aidait à assumer toute sorte de situation. Dave était bien conscient qu'il n'y avait que comme ça que des gens comme eux pourraient avancer dans la vie, mais il espérait qu'une fois sorti du lycée, tout cela se termine, et que ses ardeurs prennent un tournant féminin.

Il avait prit une profonde inspiration, souffla, et, quand il arriva à hauteur de la belle, il respira à fond. Il n'allait pas être sur la défensive, car, au delà du lycée, il pouvait être à moitié lui même... A condition de bien faire attention.

La jeune femme lui lança un sourire enjôleur qui aurait pu faire fondre un iceberg, puis elle se rapprocha de lui et souffla qu'il lui avait manqué. Un peu gêné, mais tellement flatté, Dave esquissa un sourire un peu pincé, ignorant les attentes de Santana. Tout d'un coup, il sentit des frissons lui parcourir le corps : et si elle avait envie de plus aujourd'hui avec lui? Après tout, il fallait s'attendre à tout avec la jolie Lopez, et même s'il pensait qu'ils étaient amis, subsistait un nouveau terme ces temps ci : les sex friends. Et si elle voulait coucher avec lui, en étant certaine qu'il ne lui prendrait pas la tête pour une relation longue durée? Et si, en se forçant, à prouver qu'il était un homme, Dave ne parvenait à rien? Cet éclair de lucidité le fit se sentir mal, et il eut quelques difficultés à respirer. Il la regarda, se râcla la gorge et lui sourit.
Elle lui faisait penser à une chatte, féline, joueuse et parfois sournoise. Elle avait tout pour réussir au final. Ce que Santana veut, Dieu le veut en somme.!

Elle se serra un peu plus contre lui, tandis que David plaçait un pas en arrière, comme à l'entrainement de football, prêt à partir, ses jambes à son cou. Non bien sur, ça serait plus que suspect de se dérober aussi vivement face à une telle créature. Il toussota un peu, puis acquiesça quand elle lui affirma qu'ils prendraient leur voiture. C'est avec un certain soulagement qu'il la regarda s'éloigner pour monter du côté conducteur, ce qui lui permettait ainsi d'avoir un peu de répit pour souffler, et se demander quelle était la meilleure décision à prendre. Rester? Feindre un soudain évanouissement? Non, Santana avait plus d'un tour dans son sac, et elle aurait été capable de vouloir l'emmener chez elle pour le guérir! Il opta pour la solution qui lui semblait la plus évidente : la suivre, et faire tout son possible au cas ou ses idées seraient crapuleuses, pour éviter tout contact physique. Un autre à sa place aurait sauté sur l'occasion. Il se secoua activement la tête et au bout de quelques temps, ouvrit la portière et s'installa sur le siège passager.
Il tourna la tête vers l'étudiante, et demanda,

"Alors... on va la manger ou cette glace?!"
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