Choriste du mois


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 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started

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MessageSujet: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyDim 15 Mai - 10:54

19h, enfin l’heure de rentrer chez soi ! La journée avait été longue mais agréable pour Madeleine qui avait goûté aux joies de la paperasse mais elle avait pu passer un peu de temps avec Desmond ! Son bureau n’étant pas encore en place, elle avait dû s’installer dans un coin du CDI quand elle ne faisait pas d’éternelles rondes dans les couloirs du lycée. L’ambiance y était bien trop studieuse à son goût, mais elle avait su trouver une distraction de taille dans tout ce calme : cachée derrière une rangée d’écrans d’ordinateur pour la plupart vétustes, elle observait avec attention le jeune homme en charge de cet espace. Deux pages de règlement intérieur, cinq minutes à échanger des regards complices et complètement idiots. Qui aurait pu croire que le règlement de McKinley High réputé pour sa longueur démentielle, ses décrets absurdes et inapplicables et son style kantien à la limite du haut-le-cœur pourrait être si drôle ?

Elle avait rencontré Desmond quelques jours auparavant, lorsqu’elle avait passé les portes de la bibliothèque pour la première fois. Dès qu’elle eut posé ses grands yeux bleus sur lui elle prit conscience de son manque de confiance en lui évident. Leur première conversation fut brève et laborieuse mais bien loin de la décourager dans ses tentatives de communication, cela avait poussé Madeleine à vouloir en savoir plus sur lui. Changement de tactique : si l’approche de front n’aidait pas à réduire la distance entre eux elle passerait par des chemins de traverse. C’est alors que s’engagea l’opération « Chasse au Desmond » — malgré son imagination débordante Mad avait toujours eu les plus grandes difficultés avec les intitulés et autres formes brèves — ou de l’art de le déranger au moindre prétexte. Mine de crayon cassée ? mais pourquoi diable demander à un lycéen plongé dans ses études à n’en pas douter, non, il fallait faire demander le responsable. Malgré la gêne initiale, l’humour déluré de Madeleine sembla ne pas laisser le jeune homme de marbre. Le voir déambuler dans les rayons ou refouler les footballeurs venus surfer sur des sites plus ou moins recommendables sur les postes Internet du lycée mettait sur le visage de la jeune femme un sourire large et sincère. Loin de se moquer elle avait pour lui une grande tendresse et une curiosité insatiable, elle devait absolument percer sa carapace et le mettre à nu !

Après quelques hésitations, de peur de se faire rembarrer, la nouvelle surveillante en chef avait fini par se décider à l’inviter à prendre un verre. Avec son plus beau sourire enjôleur elle se planta devant lui, les coudes posés sur le rebord de son bureau :

Allez ! entre collègues il faut qu’on se serre les coudes ! On est encore trop jeunes pour se contenter d’ennuyeuses soirées seuls avec nous-mêmes ! Je t’invite ! Ce sera supeeeer ! Je te promets que je saurais te distraire

Le jeune homme était de toute évidence plus que timide et réservé, mais lorsqu’il détourna le regard à cette demande, Mad eut la certitude qu’elle le tenait. Il était tenté par la proposition et maintenant qu’elle en était consciente elle n’allait plus le lâcher. À force de lui tourner autour toute la sainte journée, de le pousser du doigt pour un rien, de lui offrir son plus beau sourire à chaque fois que leurs regards se croisaient il finirait bien par céder à son charme. Et sur le chemin du retour elle avait effectivement fini par recevoir un sms lui demandant où la retrouver ce soir. Si Madeleine n’avait pas été en voiture elle aurait volontiers sauté de joie mais elle dû se contenter de klaxonner dans le centre et de lever les mains au ciel sous le regard interloqué des passants. Elle se rendit immédiatement au supermarché le plus proche pour rafraîchir son bar avec quelques bouteilles et quelques bières en renvoyant sa réponse :

Ce soir c’est toi et moi de 21h jusqu’au bout de la nuit ! 17, City Center, Lima OH 45802, amène ta bouteille préférée !

Et la voilà quelques heures plus tard déambulant en sous vêtements dans son appartement pour faire un peu de rangement pour son hôte, se cherchant désespérément une tenue convenable. Madeleine ne croulait pas particulièrement sous les vêtements, mais elle avait dû faire de sérieuses concessions en matière de mode pour aller travailler. Elle ne voulait pas assommer son nouvel ami avec une tenue un peu trop provocatrice, qui correspondait pourtant parfaitement à son style naturel. Après de longs moments d’hésitation et un défilé personnel d’assemblage de hauts, de bas, de robes, de colliers et autres, elle avait fini par se décider pour un mini short en jean et un t-shirt blanc asymétrique dévoilant l’une de ses épaules. Faisant un dernier tour devant son miroir, satisfaite de son choix, elle réalisa tout à coup que 21h approchaient et qu’elle n’avait toujours pas fini de ranger le bazar ambiant. L’appartement n’était pas très grand, mais elle avait passé un temps considérable à le décorer en s’y installant. Sur les murs blancs, elle avait peint de grandes bandes de couleurs flashys, elle avait arraché la moquette suspecte et pleine d’acariens pour la changer contre un sol tressé plus agréable pour ses pieds nus. Partout, de grandes photos en noir et blanc de villes ou de fleurs, quelques tickets de concert collés au hasard autour de sa bibliothèque. Il y avait de tout dans le monde de Madeleine et alors qu’elle aurait pu jouer la sécurité en invitant Desmond dans un bar, elle n’avait pas eu peur de le faire rentrer dans son intimité. Elle avait en lui une confiance totale et un sentiment d’intimité qu’elle n’arrivait pas à justifier rationnellement. Peu lui importait de se montrer telle qu’elle était chez elle, elle avait toujours assumé sa personnalité hors norme et ses choix et ce soir la fête serait au rendez-vous ! Une fois ses néons de couleurs allumés, touche finale à l’ambiance, elle s’installa à la fenêtre ouverte, une cigarette aux lèvres pour l’attendre. À quoi pouvait-il bien penser en ce moment…


Dernière édition par Madeleine Wild le Lun 18 Juil - 12:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyLun 16 Mai - 13:39

Il ne faut choisir pour épouse que la femme qu'on choisirait pour ami, si elle était homme.
Joubert


Oui, d’accord, déjà d’une, Desmond n’a jamais compris cette phrase, mais en plus de ça, elle n’avait pas vraiment une importance quelconque dans la situation, mais il fallait bien trouver quelque chose pour commencer cette histoire. C’était une histoire comme les autres, enfin, pour le jeune homme, qui encore une fois, allait se retrouver dans une histoire qui allait totalement le chambouler et changer sûrement pour un petit moment. La personne à la cause de cette déferlante ? Madeleine Wild, une jeune femme, qui avait été embauchée à la même période que le jeune homme. Mais qu’avait de spéciale cette femme pour faire autant d’effets chez Desmond ? Sûrement un visage qui laissait penser que la pureté dégageait de cette femme, et que son corps encore plus enjôleur était une occasion de rencontrer une personne que le Geek éternel appréciait. Mais au delà des apparences, qui était cette fille ? Desmond n’en savait rien, et il avait des doutes. Car depuis que Desmond était installé dans son semblant de CDI, et Madeleine était près d’elle, sachant qu’elle était surveillante, elle rôdait souvent dans le lycée, et quand elle ne bougeait plus, elle était prêt de son nouvel ami. Mais les choses n’étaient pas aussi simple, Desmond avait compris certaines choses envers cette femme, et sa façon de vouloir insister sur certaines choses, comme l’insistance sur des fêtes ou autres. Cela ne dérangeait pas Desmond, mais cela le rendait extrêmement mal à l’aise. Car ses contacts avec le sexe féminin était très réduis, et les soirées qu’il faisait se résumait à traîner entres potes, avec pour seule boisson du coca ou autres boissons non alcoolisée. Surtout que sur les dernières journées avant l’acte, la jeune femme se comportait de façon assez étrange envers lui, l’observant à longueur de journée, n’arrêtant pas de le scruter, et Desmond lui, ne la lâchait pas des yeux, voyant qu’elle voulait venir le voir, dire quelque chose, tenter une approche. Et cela le rendait mal à l’aise, et cette crainte venait de s’avérer vraie, quand elle s’approcha enfin, après avoir rembarré un jeune footballeur qui faisait légèrement le fier devant les autres cheerios, testant Desmond. Mais après une blague le rabaissant, la disparition du jeune, Madeleine déboulant, Desmond avait comme une sorte de radar qui venait de s’activer. Cible en approche, impact imminent, Desmond, appelle la tour de contrôle, on a un problème ! Voilà ce qu’il se disait dans sa tête, alors qu’il était avachi dans sa chaise de bureau, les mains dans les poches, en poussant un léger soupire qui souleva sa mèche de cheveux.

Les propos de la jeune femme était des plus déstabilisant, une soirée, il n’était pas contre, mais de là à « se faire distraire » c’était tout de même assez perturbant. Le jeune homme était sûrement en train de se faire une drôle d’interprétation, mais bon, si ça se trouve, il avait tout juste, et cette femme allait faire de lui son menu, en lui suçant son sang jusqu’à sa dernière goutte. Mais il était bien intéressé par cette proposition, il savait que cette avance allait tombée, et il s’était mentalement préparé à pouvoir répondre à cette attente. D’un air décontracté révélant de la peur et de la réticence, le jeune homme avait envie de répondre positif, il allait sûrement trouver une personne qui pourrait lui faire un grand changement dans sa vie, qui sait.

  • DESMOND : « Bon d’accord, tu m’as convaincu, puis, tu m’as suivi toute la journée, donc j’ai l’impression que je ne peux pas refuser, donc ça marche, je te donne mon numéro… »


Il sorti son Iphone et donna les 10 chiffres qui composait son numéro de téléphone, et la machine venait donc d’être définitivement lancée. Ils se quittèrent temporairement, jusqu’à ce que, comme l’avait annoncée Mad, l’envoie du message donnant son adresse pour qu’ils se retrouvent après les cours. Depuis le moment où ils se sont quittés, Desmond n’arrêtait pas d’angoisser, il se demandait comment il allait s’habiller, ce qu’il allait ce passer au cours de cette soirée, si ils allaient être seuls, ou si il allait y avoir d’autres personnes… Les angoisses habituelles en gros quoi. La journée continua, et Desmond pensé à sa soirée, il ne voyait plus Madeleine de la journée, jusqu’à ce qu’il reçoive le sms tant attendu.
Spoiler:
 

  • DESMOND : « Là… Mon gars, si ta soirée risque pas d’être étrange, et ben, tu te tape la tour des défis en une nuit à MK… »


Une bouteille, une soirée jusqu’au bout de la nuit, Desmond devait se préparer et pour cela, il ne tarda pas à fermer le lycée, snobant la plupart des personnes restantes, dégageant les derniers professeurs qui étaient en train de fumer et de boire leur dernier café dans la salle des professeurs. Il rentra chez lui rapidement, en allumant sa chaîne HI-FI, histoire de se mettre en conditions. Venu le moment de choisir sa tenue. Devant son armoire, de grands moments d’hésitations l’envahissaient. Mais après de longues pensées avec un fond de Artic Monkeys, il opta pour le classique jean chemise blanche, avec une paire de converse noire pour accompagner le tout, histoire d’être décontracté mais pas trop. Il était déjà 20h30, le temps passait vite, et Desmond était sur le point de partir, alors qu’il se rappela soudainement qu’il devait apporter une bouteille. Ne buvant que de la bière, et des boissons gazeuse, il prit une bouteille de coca dans son réfrigérateur à boisson, une des bouteilles qu’il stockait avant que les autres ne soient vide, et il prit son portable, ses clés, et partit pour chez Madeleine.

Le chemin était long, mais après une vingtaine de minutes de conduites, et de pression inutile, le responsable du CDI arriva à destination, se gara devant chez Madeleine, sorti de sa voiture, avança avec sa bouteille de soda sur le pallier de chez la jeune femme, et sonna. Une fois la porte ouverte, il avait une main dans la poche, l’autre tendant sa bouteille, et il afficha un sourire niais sur son visage, le climat de la soirée était annoncé.

DESMOND : « Salut Madeleine, j’espère que tu aimes le coca… *Est-ce que je crains là ?!* Je suis légèrement en avance, j’espère que ça ne te dérange pas… »
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyLun 16 Mai - 23:52

Le sang battait dans ses oreilles, doucement, presque au rythme des ondes basses se dégageant de ses enceintes. Portishead, cigarette, l’air froid qui emplissait ses poumons entre chaque bouffée qu’elle tirait, l’atmosphère festive et enjouée avait tout à coup été ralentie. Peut-être qu’opter pour une soirée chez elle n’avait pas été la meilleure idée qu’elle ait eue, elle n’avait jamais eu de mal à installer une ambiance de fête, mais elle avait le pressentiment qu’il n’en était pas de même pour son ami. Tout d’abord le fait qu’il travaille avec des ordinateurs le rendait suspect. Certes, elle n’avait aucun talent en informatique et avait un jour décidé de jeter à la tête de son professeur qu’elle au moins avait une vie sociale, même sans savoir faire un copier coller, décidant alors de partir du principe que tous les gens doués en informatique avaient une sociabilité zéro, malgré tout cela remontait un peu et elle avait dû revoir ses principes depuis. Mais tout de même, sa timidité, sa retenue, son malaise quand elle était trop directe dans ses paroles ou dans ses gestes. Son attitude en général semblait trahir un manque d’habitude dans les relations sociales superficielles. Si elle avait su repérer quelques unes de ses expressions, Desmond restait pour elle un mystère et c’était précisément ce qui l’attirait. Tout semblait les opposer et pourtant Madeleine avait ressenti le besoin de créer une relation avec lui, de tisser des liens sérieux. Elle qui sans cesse avait appris à papillonner, ne prendre que le meilleur de chacun et fuir ensuite avant d’avoir eu le temps d’entrapercevoir le pire, elle semblait mûrir. Elle frissonna à cette pensée et referma la fenêtre précipitamment. Pour rien au monde elle ne voulait vieillir, chaque anniversaire qui passait était soigneusement évité ou bien prétexte à faire une fête à n’importe quelle date. Le traumatisme de sa mère devenue simple femme au foyer, avachie dans son canapé en cuir payé rubis sur l’ongle par son avocat de mari, s’abrutissant d’émissions de télé-réalité pour oublier son rêve passé était sans cesse présent quelque part dans son esprit. L’échec de sa vie de famille l’avait tellement marquée qu’elle refusait tout engagement longue durée, tout contrat qui l’enchaînerait à un endroit ou à une personne. Mais ce n’était pas le moment de repartir dans de sombres pensées, elle en avait eues assez à son retour à Lima. Tiraillée entre le besoin de remettre les pieds dans sa ville natale, coin paumé au fin fond de l’Ohio, et l’envie de parcourir le monde à la recherche d’expériences nouvelles ce fut finalement son porte-monnaie qui avait tranché. Malgré le vent de folie permanent qu’elle faisait souffler sur son quotidien elle avait bien malgré elle l’ADN paternel de l’économie qui au lycée avait sauvé ses mathématiques et la sauvait aujourd’hui encore de la faillite. Elle ne roulait pas sur l’or sans être dans la précarité des petits boulots. Mais en voilà une bonne justification pour une invitation chez elle ! Cependant Mad n’y pensait guère alors qu’elle retraçait une ligne au crayon sur ses yeux en attendant que le temps passe, elle avait laissé de l’autre côté de la vitre tous les soucis et toutes les pensées qui venaient à son esprit pour ne se concentrer que sur la soirée qui s’annonçait.
Or pour remettre de l’ambiance la première chose à faire était de changer la musique. Peu regardante sur ce qu’elle écoutait en général elle avait néanmoins ses favoris, et dans les moments creux les Beatles revenaient immanquablement. Jetée en arrière sur son coussin au sol elle entonna le refrain chantant par dessus la musique déjà forte, pour le plus grand plaisir des voisins qui ne manqueraient pas de lui laisser un mot en douce comme des fourbes elle n’en doutait pas et s’en moquait royalement.

We all live in yellow submarine,
yellow submarine, yellow submarine
We all live in yellow submarine,
yellow submarine, yellow submarine

Pliée de rire à la perspective d’entendre frapper à sa porte dans cette position elle se laissa rouler sur le ventre pour mimer la brasse avant d’attraper à bout de souffle un verre qui traînait sur le rebord de la commode pour le remplir de vodka orange. Ayant décrété de manière arbitraire que Desmond ne tiendrait pas l’alcool elle prenait de l’avance pour se mettre à niveau voilà tout ! Le verre à la main elle tournoyait sur elle-même au son de Penny Lane, se balançant en rythme d’une jambe sur l’autre en sautillant, tout était bon pour la faire bouger. À peine eut-elle finit son verre qu’enfin son invité montra des signes de vie ! Elle entendit une portière claquer devant chez elle et en jetant un coup d’œil par la fenêtre, elle crut discerner la silhouette tant attendue s’avancer vers la porte. La jeune femme bondit alors pour changer de musique et lancer sa playlist concoctée tout spécialement, au moment où elle ouvrait la porte Let’s get it started retentissait : le signe que la soirée se passerait bien pour la superstitieuse qu’elle était.

La vodka bue trop vite associée à la précipitation de ses derniers mouvements Mad eut un instant la tête qui tourne et s’appuya contre la porte pour l’ouvrir dissimulant ainsi son manque temporaire d’équilibre. Elle avait l’habitude de boire, de manière souvent plus que conséquente et pourtant ce soir l’alcool lui était monté à la tête après seulement un verre… Voilà qui donnait le ton, elle allait probablement être intenable puisqu’elle ne s’en tiendrait certainement pas à ce seul verre. Tout en s’écartant pour lui céder le passage, elle scruta Desmond de haut en bas en riant, répondant au sourire béat du jeune homme : tenue classique très correcte, bon point, décidément il était pas mal du tout ce garçon.
    Hey ! Pas d’inquiétude, j’ai plus l’habitude de faire des soirées chez moi j’allais bientôt m’ennuyer ! Puis lui prenant la bouteille de coca des mains elle ajouta : Merveilleux, je n’avais plus de quoi diluer mon rhum !

Elle effleura sa peau en prenant la bouteille et ne put s’empêcher de remarquer que sa température était sensiblement plus élevée que la sienne, était-il nerveux ? Elle n’en doutait pas, mais de là à créer de la tension ? Elle demeurait incrédule. Une fois la bouteille au frais elle revint vers lui plus souriante que jamais et le fit asseoir sur l’un des poufs disposé au hasard autour de la table basse avant de se laisser tomber à ses côtés.
    Je te sers quelque chose ?

Sans véritablement prêter attention à la réponse, elle commença par se servir un autre verre de vodka orange bien frais avant de tendre à son acolyte le sien et de trinquer pour boire sa première gorgée.
    Allez rassure-moi tu n’es pas là contre ton gré hein ? Je t’ai senti hésitant cet après-midi, non ? Je sais pas si c’est dans tes habitudes de faire des impromptus comme ça en semaine mais je suis sûre que ça va nous rapprocher !

La jeune femme accompagna sans y songer ses dernières paroles d’un geste qui lui sembla assez étrange toute réflexion faite. Elle passa sa main dans les cheveux de Desmond avant de la laisser retomber sur son épaule. Plongeant son regard dans le sien elle tâchait désespérément de percer le mystère de ce regard brun sans grand succès. Retirant alors sa main pour la passer dans ses propres cheveux elle reprit d’un ton enjoué et charmeur.
    Je meurs d’envie de savoir qui se cache derrière Desmond Miles !

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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyJeu 19 Mai - 16:21

Se retrouvant sur la pallier de chez Madeleine, les choses ne s’annonçaient pas aussi faciles que Desmond l’aurait voulu et penser. Il était venu, d’un naturel, sans aucunes mauvaises pensées, mais ce n’était pas de cette façon qu’il aurait voulu que cela se déroule. Il était devant la porte de son hôte, sa bouteille de coca à la main, se retrouvant face à une jeune femme pompette, totalement dépourvue de ses sens et de son naturel, alors que la soirée n’avait pas encore commencée. Desmond pouvait très bien imaginer le scénario avant d’entrer chez elle, la soirée avait déjà débutée, elle avait même quelques verres d’avances sur Desmond, qui n’allaient sûrement pas être rattrapés. Et la musique était à fond, de quoi laisser penser que les voisins allaient sûrement piquer une crise à cause du bordel que cela causait. Desmond se sentait légèrement gêné, il espérait que les flics ne viendraient pas au cours de la soirée cogner à sa porte, car cela risquerait de dégénérer, surtout qu’elle était déjà bien atteinte. Mais le jeune homme se laissa faire, se faisant prendre sa bouteille de soda, et observant la jeune, et disparaissant à l’intérieur de sa maison, au son de la musique. Il était trop tard pour se défiler, respirant un bon coup pour ne pas se retrouver totalement dépassé par les événements, et car il faisait aussi une chaleur étouffante, Desmond essaya de garder un maximum de classe et de retenue en entrant chez la jeune femme, refermant la porte derrière lui. Il s’arrêta après avoir fais quelques pas en avant, il venait de se retrouver, d’un seul coup, dans l’intimité de sa collègue, qu’il ne connaissait pas tant que ça, car c’était la première fois qu’il entrait chez elle, et c’était maintenant que tout allait se jouer. Il resta observateur un petit moment, se laissant imprégner de l’ambiance, essayant de décrypter qui était vraiment Madeleine Wild.

De quoi diluer son rhum… Quel sacrilège pour une bouteille de coca… Desmond ne voulait pas réagir à cette phrase, pour ne pas que la déferlante se réveille et qu’avec l’alcool, elle devienne insupportable. Il ne la connaissait encore pas assez pour se permettre ce genre de provocations. Il pénétra un peu plus dans la maison, quand la jeune femme lui proposa quelque chose à boire, ce qui, dès maintenant, ne l’enchantait pas tant que ça.

  • DESMOND : « C’est gentil mais... »


Peine perdue, la jeune femme était déjà en train de servir un verre à son invité. Bien que tout ceci se comprenait, il n’était pas du tout enthousiaste de boire, de l’alcool en tout cas, car il finirait tout simplement dans le même état que son amie, voir pire. Il réceptionna donc le verre que Madeleine venait de lui servir, trinquant avec elle pour lui faire plaisir, et la regardant boire, et continuer de prendre la parole, toujours aussi enjouée que depuis qu’il s’est fait accueillir chez elle. En fixant son verre, le jeune homme se demandait si il devait se prêter au jeu, et de boire avec son amie, en attendant de voir ce qu’il va se passer par la suite. Ses prochaines questions, alors qu’il s’était mis à fredonner dans sa tête la chanson des Black Eyed Peas qu’il aimait bien, le sorti de ses songes. Il ne savait pas quoi dire, car il n’était pas là de force, mais il ne se faisait pas non plus une joie de venir. Car l’insistance que Madeleine avait exercée sur lui était tout à fait oppressante, limite du harcèlement, enfin, du point de vue de Desmond.

  • DESMOND : « Non, ce n’est pas ça. C’est que je n’ai pas vraiment l’habitude de sortir, surtout en semaine, et pour allez chez une fille en plus. Alors voilà, ce n’est pas contre toi, c’est juste que… Je ne sais pas, j’voulais ne pas te déranger… »


Il était bloqué, il ne savait pas quoi dire, il se contenta donc de boire d’une seule gorgée son verre, ce qui était une très mauvaise chose pour sa santé et sa survie au cours de cette soirée. Il se retrouvait hypnotiser en la présence de son amie, et c’était pour lui une grande chance d’avoir était invité par elle, car elle lui plaisait pas mal, mais il ne voulait pas trop s’avancer, se faire de faux espoirs. Et il allait jouer du fait que Madeleine voulait en savoir plus sur lui pour tourner la question dans un autre sens.

  • DESMOND : « Avant d’en savoir plus sur moi, ça va être à toi de me raconter des choses sur toi ! Tu faisais quoi avant d’être au lycée ?! Et euh… »


Il avait bien des questions qu’il voulait poser, comme le statut de cette fille, mais il n’en avait pas encore la force et le courage. Pour l’instant.
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyJeu 19 Mai - 23:59

Elle avait chaud, très chaud même, peut être que le radiateur était détraqué, après tout ça ne faisait pas longtemps qu’elle était installée et elle n’avait pas encore eu le temps de faire le tour des avantages et inconvénients de son appartement. Le rouge lui montait aux joues, elle avait l’impression que le tissu de son t-shirt l’oppressait, il fallait qu’elle bouge, qu’elle évacue ce sentiment de malaise de son corps. À rester trop longtemps loin des fêtes endiablées Mad avait dû en perdre l’habitude et elle était assez troublée par cette situation où elle ne maîtrisait pas tout. Non pas qu’elle eût voulu contrôler les réactions de Desmond ou l’orienter vers un objectif précis, mais ne pas avoir la pleine maîtrise de son propre corps alors qu’elle était encore à cent lieues de sa zone de confort où tout le monde se laisse doucement aller à la folie et oublie les limites pour se nourrir du présent. Au contraire l’attitude du jeune homme était distante, et comparée aux bouffées de chaleur qui s’emparaient d’elle il était même froid. Décidément elle ne voyait pas là où il venait en venir, et un sentiment de frustration s’empara de son esprit. Comment parvenir à abolir la distance entre eux ? Par quel angle attaquer pour se mettre à son niveau et pouvoir échanger sur un pied d’égalité ? Elle en aurait presque regretté son verre précédent, mais elle se leva pour aller rouvrir la fenêtre à côté de laquelle elle avait abandonné son paquet de cigarettes encore plein. La journée Madeleine ne fumait pas, elle n’avait même pas de briquet pour dépanner les fumeurs oublieux qui partent à la recherche du feu sacré dans la rue leur cigarette coincée entre les lèvres. En revanche il n’était pas rare qu’elle fume le soir, très peu, sans raison particulière. Elle s’en servait parfois comme d’une excuse pour s’éclipser un instant, d’autres fois comme d’un moyen de sociabilité, mais tout cela avait ses limites tant elle était sensible aux odeurs. La perspective de se réveiller enveloppée de l’odeur du tabac froid attaché à ses cheveux aurait pu lui retourner l’estomac. Une fois debout elle en profita pour baisser le son de ses enceintes de quelques crans afin de mieux se concentrer sur la discussion qu’ils étaient sur le point d’avoir.

Une fois rassise à côté de Desmond elle leva les yeux au plafond un instant, l’air pensive, comme pour chercher une réponse adéquate à la question qu’il venait de lui retourner sans y avoir répondu lui-même. Très bien, il voulait en savoir plus sur elle, qu’à cela ne tienne ! Elle n’avait rien à cacher, pas de cadavres dans les placards, rien qui ne puisse lui faire honte si elle devait le laisser échapper. La jeune femme était sur le point de se lancer lorsqu’une idée lui traversa l’esprit : voyant que son interlocuteur avait à peine trempé les lèvres dans son verre elle devait trouver un moyen de le mettre en condition, tout en s’informant sur qui il était et en lui donnant quelques réponse sur sa propre identité.
    Avant toute chose il faut que tu comprennes que si tu me dérangeais je ne t’aurais pas invité ! Moi j’ai l’habitude de sortir, j’adore m’amuser et j’avouuue que j’ai une vilaine tendance à tomber dans l’excès. Mais tu vois là je suis un tantinet joyeuse parce que ça remonte un peu la dernière fois où j’ai tout donné en soirée !

Elle avait choisi de jouer cartes sur table et de se mettre à nu pour tenter de détendre l’atmosphère. Le corps du jeune homme semblait tendu et rigide, il n’osait pas se laisser aller, s’avachir ne serait-ce qu’un moment et relâcher la pression. Sa réponse l’avait interloquée : certes c’était une femme, lui un homme invité chez elle, mais s’il n’y avait pas de consentement de la part des deux personnes il ne se passerait rien. Peut-être manquait-il d’expérience avec les filles et cela le rendait méfiant face à l’attitude avenante et confiante de Madeleine, mais là encore pour atteindre cette conclusion qui n’était pas forcément exacte le raisonnement qu’elle avait dû déployer était énorme tant ce mode de fonctionnement était éloigné du sien. Elle reposa son verre sur la table basse puis vint se rasseoir en tailleur près de lui, ramenant ses jambes à elle, elle plissa les lèvres dans une moue dubitative alors qu’elle réfléchissait à la manière de tourner sa phrase.
    Eh bien ces derniers temps j’ai pas mal erré à travers le pays, passant d’une ville à l’autre, changeant de petit boulots, d’amis, de numéro de téléphone. Bref je me cherche ! et je profite d’être encore jeune pour m’amuser ! Mais ce n’est pas juste si on ne parle que de moi ! On fait un jeu ! On essaye de deviner qui est l’autre, mais attention, si c’est faux tu bois, même un peu !

La bonne vieille technique du jeu à boire ! Elle espérait sincèrement que Desmond mordrait à l’hameçon et que ça l’aiderait à surmonter sa retenue, le jeu en valait la chandelle c’était certain ! Il ne s’agissait pas de le changer, s’il n’appréciait pas le fait de boire elle pouvait le comprendre et l’accepter, mais il ne ressemblait à aucun personne qu’elle ait rencontré auparavant et ne savait pas comment le prendre pour se rendre agréable. Si elle voulait qu’ils deviennent amis il allait falloir leur trouver des points communs, et si la chimie avait joué son rôle jusqu’à présent il fallait trouver un coup de pouce à leur relation pour entretenir le contact. Si la popularité lui avait enseigné quelque chose c’était bien cela : comment distinguer un ami d’un copain et un copain d’une connaissance, attribuant à chacun une certaine dose de confiance, de partage et d’intimité. Ils n’en étaient qu’au stade de la connaissance, mais le faire rentrer dans son monde démontrait à son sens son envie de partager plus que cela. Ses yeux brillaient dans l’atmosphère tamisée des néons colorés tandis qu’elle attendait avide la réponse de son collège.


Dernière édition par Madeleine Wild le Lun 23 Mai - 11:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyDim 22 Mai - 12:36

Il était étrange de voir les réactions d’un être humain, surtout quand il se retrouvait dans des situations assez embarrassantes, mais cela ne s’appliquait pas qu’à Madeleine, ni à Desmond non plus. C’était une sorte de nature qui sommeillait dans le cœur de chaque être humain normalement constitué. L’invité ne savait pas comment réagir et comment faire en sorte d’intéresser la jeune Madeleine, c’était pour cela qu’il se permettait de pouvoir esquiver la conversation, les sujets principaux, l’alcool, afin de pouvoir placer une conversation comme il l’espérait. Tout cela pour éviter la fougue de son hôte. Mais est-ce que la méthode de Desmond allait être concluante au point où la jeune femme, avec l’alcool qu’elle avait déjà dans le sang, en oublierait et ne se rendrait pas compte si son invité buvait les verres qu’elle lui offrait ou non. Mais il allait bien rapidement le regretter. Cette tentative était plus que désespérée, car vu le regard et ce qui venait de passer par la tête de Madeleine, cela n’annonçait rien de bon pour le jeune homme encore sobre et surtout, pas du tout habituer à boire et faire ce genre de soirée. Suite à cette annonce, Desmond s’était crispé d’un seul coup, serrant fort son verre qui était bu que d’une gorgée ou deux, histoire de montrer qu’il participait activement à la soirée. Le pire dans tout ça, c’était que Desmond sentait le dilemme arriver, et la jeune femme s’était installée juste à côté de lui, ce qui faisait monter encore un peu plus la température corporelle du mâle qui était maintenant capable de faire cuire un œuf sur son torse tellement qu’il avait des vapeurs de chaleur, et qu’il se sentait mal à l’aise en étant aussi prêt d’elle. Jusqu’à ce que vienne la rupture, les câbles de la tête à Desmond venait de tous lâcher, causant une grosse surtension, et une disparition temporaire du jeune homme de la maison. Il reprit cependant rapidement ses esprits, posant son verre sur la table, pour joindre ses deux mains.

  • DESMOND : « Oui… Un jeu à boire… Cela peut être intéressant, mais je n’y ai jamais joué, donc je ne sais pas trop comment cela fonctionne… Enfin je crois… »


Cela ne l’enchantait pas tant que ça, surtout que si il se voyait perdre plusieurs fois de suite, il allait se retrouver totalement incapable de faire quoi que ce soit, surtout qu’il avait prit sa voiture, alors il serait impossible pour lui de pouvoir assumer le retour, et surtout qu’ils travaillaient tous deux le lendemain, ce qui allait causer quelques problèmes. Desmond devait se ressaisir, mais il n’avait plus le choix. Puis dans un sens, il fallait qu’il s’amuse un peu, mais il restait à savoir si c’était une bonne façon de jouer. Il reprit donc son verre, se mit à l’aise sur le canapé, mit en travers pour se retrouver face à Madeleine, histoire de ne pas lui tourner le dos comme il le faisait depuis le début. Mais cela lui demandait beaucoup de concentration et de prise sur soi, car il n’aurait bien évidemment jamais fais cela avant, de regarder une fille dans les yeux d’aussi prêt.

Alors qu’il plongeait son regard dans le sien, il eut une pensée pour Julie, cette française qui n’avait pas donné signe de vie depuis plusieurs mois, il savait qu’elle était partie faire ce qu’elle avait à faire. Mais il aurait espérer avoir des nouvelles, des réponses à ses mails et lettres qu’il envoyait désespérément dans le vide… Malheureusement… Il ne recevait rien. Mais alors, était-il en train d’essayer de reflétait à travers Madeleine ce qu’il recherchait avec Julie ? Dans ce cas, jusqu’où cette soirée allait-elle bien finir par aller ? Seul le temps pourra nous confirmer ce qu’il en adviendra.

  • DESMOND : « Donc si j’ai bien compris, je dois deviner quelque chose sur toi, et si je me trompe, et bien, je dois boire un coup… Ca a l’air assez simple, donc ma première proposition est… Que tu travaille à McKinley !? C’est une proposition comme une autre non ? Elle n’est pas valable ? »


Ce qu’il venait de faire était totalement pathétique, il essayait de dévier le jeu, pour encore une fois, l’attirer en sa faveur, mais il se rendait compte que cela ne devait sûrement pas convenir aux attentes de son hôte. Il afficha donc un sourire niais, voulant s’excuser de sa proposition foireuse et il recommança, et il avait une idée de ce qu’il allait proposer, une chose qu’il voulait poser, et que le jeu était tout à fait adéquat pour ne pas éveiller les soupçons.

  • DESMOND : « Je pense que… Tu es célibataire, j’ai gagné ? »

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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyLun 23 Mai - 11:11

L’alcool qui un instant auparavant brûlait son corps et son esprit commençait à se dissiper avec le courant d’air frais qui commençait à envahir l’appartement. Doucement l’air froid de la nuit soufflait sur sa peau, la faisant presque frissonner. Elle se sentait mieux, son esprit plus clair elle tâchait déjà de réfléchir à ce qu’elle pourrait demander à Desmond. Qui pouvait-il bien être ? Elle avait déjà quelques idées : un garçon timide, qui avait dû passer plus de temps avec son ordinateur qu’avec sa copine. Mais rien n’était jamais aussi simple et les apparences étaient souvent trompeuses. Madeleine n’aurait pas supporté qu’on la traite de fille facile, ou bien pire, sous prétexte qu’elle ait su apprécié les joies de la vie sans penser aux conséquences. Sa grande aisance reposait en grande partie sur les apparences, elle se mentait souvent à elle-même tâchant de se convaincre que tout allait pour le mieux, qu’elle était heureuse comme elle était. Mais tout cela avait ses limites, elle en était consciente mais refusait de le reconnaître, et de toutes façons tout se passerait bien tant que les apparences étaient sauves. Son sourire radieux la sortait de toutes les mauvaises passes dans lesquelles elle se mettait, toutefois ce soir les risques de mal tourner étaient moindres. Elle était chez elle, pas de problème pour rentrer, pas de risque de rencontrer des personnes mal intentionnées, tout du moins elle ne se figurait pas le beau blond dans cette catégorie. Lorsqu’il accepta sa proposition avec un air gêné, elle ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement. Cela ne lui ressemblait pas d’être tendue ou même suspendue aux lèvres de quelqu’un, non pas qu’elle ne s’y soit pas intéressé, mais simplement parce qu’elle ne générait généralement pas autant de tension pour une simple conversation. Elle posa son verre par terre et frappa dans ses mains plusieurs fois pour montrer son empressement. Le jeu allait pouvoir commencer et elle espérait qu’il détendrait l’atmosphère malgré les dernières réticences encore lisibles sur le visage de son collègue.

La distance entre leurs corps s’était encore réduite au point qu’elle pouvait presque sentir la respiration du jeune homme sur elle. Elle ne l’aurait pas cru si audacieux, ses yeux plongés dans les siens, il y avait comme une lueur d’espoir dans le fond de son regard. Peut-être attendait-il la même chose après tout : une occasion de dépasser le cap des précautions. Mais quelque chose lui disait qu’elle était encore bien loin du compte en ce qui concernait Desmond et malgré son imagination plus que débordante elle aurait sûrement du mal à le cerner. Qu’importe ! Elle était joueuse et n’avait pas l’intention de perdre à ce petit jeu là. Elle acquiesça d’un hochement de tête alors qu’il s’assurait du principe avant d’exploser de rire en entendant sa première question. Décidément il n’était pas très joueur ! Riant à gorge déployée elle secoua la tête en signe de désapprobation feignant une expression indignée.
    Ça c’est pas très fair-play mon ami ! On dirait que tu n’es pas très curieux de savoir qui je suis…

Comme elle le soupçonnait, il était encore hésitant et n’osait pas se lâcher et faire confiance à la jeune femme. Etait-ce même une question de confiance ? Avait-il peur de boire au point de ne pas poser de question ? Il fallait vraiment qu’elle trouve un moyen de le faire sortir de sa coquille mais alors qu’elle se torturait les méninges pour trouver une question à la fois banale et pertinente il s’était repris et avait enfin osé quelque chose.
    Aaaah, oui, tu gagnes cette fois-ci, c’est moi qui bois! En fait je ne me rappelle même plus à quand remonte ma dernière relation sérieuse… En y repensant ça devait être au lycée, oh mon dieu ! Ca me rajeunit pas… J’ai pas mal déménagé, rien qui facilite les attaches, et puis je ne sais pas, je ne me sentais pas prête à m’engager non plus. Tu sais, pas envie de renoncer à ma liberté trop tôt, pas envie d’avoir de comptes à rendre ou d’être contrôlée par quelqu’un. Et toi ?

Elle avala une gorgée de son verre, elle n’avait pas eu de mal à confesser sa peur de l’engagement et elle se surprit elle-même par tant de sincérité si bien qu’elle ne put s’empêcher de le relancer pour être sûre qu’il lui rende la pareille. Comme à son habitude elle parlait avant de réfléchir, et elle craignait maintenant de l’avoir effrayé. Ce n’était pas non plus comme si elle pouvait retirer les mots qu’elle venait de lâcher ou bien même les démentir. Même les quelques amis qu’elle s’était fait à Chicago avant de revenir à Lima avait été oubliés et laissés pour compte lorsqu’elle avait fini d’emballer ses affaires. Plus un coup de téléphone, plus un email. À sa décharge, elle aimait penser que comme les nouvelles ne venaient plus non plus de leur côté ils devaient être occupés ailleurs et avoir tourné la page. Ce n’était pas le moment de se faire une session flash-back et souvenirs, c’était à son tour de poser une question ! Elle posa ses mains sur les genoux de Desmond qui lui faisait face et après avoir levé les yeux au plafond un instant pour chercher des idées elle le regarda à nouveau dans les yeux.
    Bon à mon tour ! Est-ce que tu fais de la musique ?

Rien d’extraordinaire a priori, mais elle pensait que se trouver des goûts musicaux en commun pourrait les rapprocher, la musique qui berçait la salle l’aidait à se détendre alors une conversation sur la musique ne pourrait que lui faire du bien. Blame it tournait à présent sur ses enceintes, décidément cette playlist était faite pour cette soirée, et elle espérait bien que l’a-a-a-a-a-alcohol lui ferait perdre pied et le sortirait de la méfiance dont il s’entourait encore.
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyLun 23 Mai - 17:41

Il y a des fois, où il vaut mieux ne pas essayer de jouer au même jeu que certaines personnes, surtout quand on n’est pas capable de maintenir un niveau assez haut pour ne pas se retrouver en difficulté. C’était ce que Desmond allait apprendre à son insu, alors qu’il croyait pouvoir contrôler la situation de la soirée avec Madeleine, évitant de boire comme un trou, de se retrouver dans un état pitoyable, et de finir totalement incapable de gérer son corps, ses actes, et tout ce qui allait avec. Mais non, ce n’était pas Desmond, il n’était pas du genre à agir de cette façon, se laisser emporter par les conditions et les événements, et faire des choses qu’il pourrait regretter par la suite. Mais ce soir les choses étaient différentes. Il était déjà bien trop tard pour faire marcher arrière, Desmond ne pouvait plus feinter, car le jeu venait de commencer, et comme il le savait, il était maintenant trop tard pour se défiler, puis dans un sens il ne le souhaitait pas. Il passait un bon début de soirée, depuis un moment qu’il n’en avait pas eu. Même si il ne le montrait pas, il se sentait bien avec elle, même si il devait s’occuper d’elle pour la raisonner, il espérait bien qu’ils deviennent des amis. Mais au moins, sa décision allait faire plaisir à son amie, et cela se voyait alors qu’elle tapait dans ses mains, comme une satisfaction. Desmond fronça légèrement les sourcils, il se demandait si sur le coup, ce n’était pas une sorte de coup monté par la jeune femme pour qu’il capitule, ou quelque chose pouvant y ressembler, il venait de se faire avoir. Et la frénésie n’allait pas s’arrêter là, la machine Madeleinienne ne faisait que commençait, et il était trop tard pour s’en sortir !

Surtout qu’en voyant Desmond, il était clairement prêt à jouer au jeu, et il ne savait pas qui pouvait gagner ou perdre, mais il voulait faire victoire sienne, donc, il allait falloir qu’il se mette à se décider de comment agir pour attirer les chances de son côté. Mais les choses sérieuses étaient maintenant en train de commencer, il venait de gagner la première manche, mais sûrement pas la guerre. La question sur le célibat, c’était une bonne question piège, mais le jeune homme n’avait pas d’autres choix que de répondre, il ne voulait pas se défiler.

  • DESMOND : « Moi tu sais… Mon statut social fait que mon adolescence était remplie de solitude, et de soirée jeu vidéo, avec quelques amis par-ci par là, rien de bien intéressant. Des coups de cœur aussi, tout plein… Mais jamais d’aventure sérieuse, ou même non sérieuse… Mais ça fait quelques années que je connais une fille, une française, et j’ai des sentiments pour elle, mais je ne sais pas vraiment les décrire… Pour le moment… »


Julie… Cette fille revenait souvent dans les pensées et paroles de Desmond. Il se demandait sans cesse ce qu’elle devenait, avec qui elle était, comment sa cure avancée… Il ne la voyait plus sur Wow, ne recevait que des accusés de réception par lettre sans réponses, des mails sans réponses… Comme si il parlait avec un fantôme. Mais il savait qu’elle existait, et il était prêt à tout pour avoir de ses nouvelles… Ce retournement de question venait même de bousiller le moral de Desmond, comme quoi, cette fille devait sûrement beaucoup compter pour lui, mais heureusement que Madeleine avait rapidement enchainé sur une question, car sinon la dépression était assurée. Mais avec le comportement de la jeune femme, il n’était pas du tout question de déprimer. Déjà qu’ils s’étaient énormément rapprochés, et que Desmond était à la limite de péter une durite, le fait que la jeune femme pose ses mains sur ses genoux, était l’élément déclencheur d’une explosion de chaleur intense. Le jeune homme perdit tous ses moyens, qu’il fit un sursaut, devenant tout rouge, fixant son verre. Pourquoi est-ce qu’elle faisait ça ? Elle voulait vérifier si Desmond était bien le mec qu’il disait, totalement timide et incapable de pouvoir aborder une femme… Il était tellement mal à l’aise, qu’il n’attendit pas de savoir si il allait boire ou non à la question, en buvant les ¾ de son verre cul-sec. Ce qui lui permit de reprendre ses esprits, même si il toussa légèrement à cause de l’alcool lui brûlant la gorge. Il respira un bon coup, rouvrant les yeux pour partir des mains de Madeleine jusqu’à son visage.

  • DESMOND : « Oui, je fais de la musique, du piano et je suis… Enfin j’étais plutôt, DJ. Donc je dois encore boire c’est ça… ? »


Le jeune homme reposa le verre sur ses lèvres, hésitant puis buvant le liquide à l’intérieur, finissant d’un seul coup son verre. En séparant le verre de sa bouche, pour le poser sur la table, une grande bouffée de chaleur l’envahissait. Il était déjà en train de perdre le contrôle de ses mouvements. Maladroitement, il lâcha son verre et fit exprès d’effleurer les mains de Madeleine, toujours aussi gêné.

  • DESMOND : « C’est donc à mon tour… Encore une question pour moi, une pour toi et on arrête, réfléchis bien… Alors ma question est… Es-tu déjà tombée amoureuse ? C’était comment ? »


Oups, ça fait deux questions… Mais Desmond avait demandé à finir le jeu, car à ce rythme, il allait finir dans le coma. Mais le pire dans tout ça, c’est que ses deux questions n’entraient plus dans le jeu, elles ne correspondaient pas. Mais ce jeu était vraiment fait pour boire, ou pour communiquer ? Desmond pensait que l’intention de Madeleine était de connaître son invité, pas de le rendre saoul, ou peut être un peu….
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyMar 24 Mai - 0:09

La soirée commençait enfin à prendre une forme plus confortable pour Madeleine : l’air était respirable, son invité osait enfin boire et se lancer dans la discussion, la musique était bonne, que demander de plus ? Sa confiance revenue la jeune femme sentait les barrières s’effondrer, à tort ou à raison. Elle croyait sincèrement que quelque chose de spécial pouvait se passer avec Desmond, il avait dans les yeux un mélange de grande pureté et de mystère qui aurait pu la rendre folle. La manière qu’il avait de baisser les yeux lorsqu’il était gêné était tout simplement adorable, et cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu la chance d’avoir à faire à quelqu’un d’aussi sincère et naturel. Dans les cercles qu’elle avait l’habitude de fréquenter la poudre aux yeux dominait et rares étaient les personnes qui jouaient cartes sur table. C’était rafraîchissant d’avoir affaire à quelqu’un qui ne simulait pas le mystère en se rendant intéressant par le mensonge. Bercée par sa voix grave elle buvait ses paroles, écoutait avec attention chacune des syllabes qui lui demandait un effort considérable. Pour la première fois il parlait sans trop hésiter et se confiait vraiment et Mad était ravie. Elle mit un temps à bien saisir le sens de ce « statut social » dont il parlait et ne put s’empêcher de sourire lorsqu’elle fit le lien avec les jeux vidéos. Il en parlait comme d’une fatalité, comme si le fait de préférer traîner chez soi plutôt que de se retourner la tête avec des inconnus était un destin inscrit en lui. Il était clair qu’il se diminuait et ne voyait pas sa vraie valeur, or s’il la laissait entrer dans son intimité elle ferait tout pour tenter de lui ôter ce sentiment et lui donner davantage de confiance en lui ! Après tout qu’avait-il à perdre ? Peut-être que son adolescence n’avait pas été rose, que les filles ne s’étaient pas jetées à ses pieds, mais maintenant que la période des jugements et des critiques acerbes étaient passées il avait la vie devant lui pour tout essayer ! Madeleine était intimement convaincue que l’essentiel pour vivre c’était la liberté de choisir ce que l’on voulait être. Elle s’était réinventée un nombre incalculable de fois, mentant parfois sur son nom, sur ses origines souvent, et se créant à volonté une nouvelle personnalité pour échapper à la routine. Mais maintenant depuis qu’elle était revenue à Lima elle n’avait pas encore eu recours à ce genre de subterfuge, et ce n’était pas aux côtés de Desmond qu’elle en ressentirait le besoin.

Sa curiosité était piquée par l’histoire de la française, qui pouvait bien être cette fille ? A quoi ressemblait-elle ? Où l’avait-il rencontrée ? Une montagne de questions se présentèrent à l’esprit de la jeune femme qui retint pourtant sa langue. Elle avait le sentiment que s’il avait eu envie de se confier plus avant il l’aurait fait. Pour le moment mieux valait en rester aux bases, apprendre à jauger l’autre, faire un tour d’horizon de son histoire et de ses intérêts. De plus cette évocation semblait le déprimer pour une raison ou pour une autre or il n’était tout simplement pas possible de laisser l’ambiance construite avec tant d’efforts se plomber à cause d’une absente ! Sa question venait à point et elle s’en félicitait. Son sourire s’élargit lorsqu’elle constata que Desmond rougissait alors qu’elle posait ses mains sur lui. Son geste n’avait pas d’ambiguïté particulière dans son esprit, elle avait toujours été tactile et adorait toucher les gens sans raison. Mais sa réaction rendait la chose bien plus intéressante, et elle fut interloquée de le voir se jeter sur son verre pour le descendre presque d’un trait alors qu’il avait fait si attention tout le début de soirée. Elle ne put s’empêcher de s’en vouloir de ne pas avoir tenté plus tôt ! Enfin un peu de laisser aller ! Toutefois il fallait espérer que l’alcool ne le mettrait pas KO… la soirée risquait de prendre un sérieux coup.
    Oh wow ! Un DJ ! ça c’est genre super cool ! Tu mixais où et quand ? J’ai peut-être assisté à un set et je ne le sais même pas ! Tu as arrêté ? J’adorerais te voir ! Tu mixes encore ?

Peut-être était-ce ‘l’effet DJ’ mais cette découverte enchantait Mad encore davantage ! Elle n’aurait pas pu soupçonner cela chez ce garçon si effacé, mais oser afficher sa musique devant une foule de gens venus s’amuser faisait partie des grands fantasmes de la jeune femme. Il n’était pas rare qu’elle aborde les musiciens dans les soirées, simplement pour discuter ou plus si affinité. Elle était fascinée par les gens talentueux, elle qui ne savait que peu pousser la chansonnette elle appréciait à 200% la musique des autres, en d’autre termes, sa veine groupie était surdéveloppée. Ses grands yeux luisaient d’un intérêt renouvelé pour son collègue qui révélait une toute nouvelle facette de sa personnalité et elle tressaillit lorsqu’elle sentit passer furtivement le bout des doigts de Desmond sur sa peau brûlante. Volontaire ou non ce geste avait réveillé chez elle une forme de désir qu’elle ne parvenait à pas identifier : elle le voyait se tenir là à quelques centimètres d’elle, sous une toute nouvelle lumière et ça avait quelque chose d’irrésistiblement excitant.

Mais le jeu allait déjà cesser, il ne voulait probablement pas dépasser les bornes avec l’alcool car en y songeant bien ils allaient devoir se lever le lendemain matin pour aller travailler, bien sûr elle pourrait toujours trouver un moment pour s’éclipser dormir mais il n’en était probablement pas de même pour son charmant ami. Elle se résolut donc à accepter la requête et à conclure le jeu, après tout ça ne signifiait pas finir la soirée, et quelque chose lui disait qu’avec le verre qu’il venait de descendre il aurait sa dose d’alcool pour se délier la langue !
    Owww… amoureuse. Mmh peut-être, c’est compliqué. Ca a trop de connotations formelles pour moi, un peu comme se passer la corde au cou. Je n’ai jamais pleuré pour quelqu’un avec qui j’ai eu une relation par exemple ! De la passion oui, du désir oui, mais de l’amour pas au sens propre. Mais attends ! Je réponds mais ça colle pas du tout ça ! Haha tu m’as arnaquée !

Elle se redressa pour pousser le blond dans le fond du canapé avant de se mettre à califourchon au-dessus de lui pour le chatouiller. Madeleine riait rejetant sa tête en arrière pour dégager les mèches blondes qui venaient lui cacher la vue.
    On ne triche pas à ce jeu ! Pour la peine tu bois la fin de mon verre ! Et tu réponds à la même question et tu réponds à celle-ci aussi : à quoi tu penses maintenant ?

A bout de souffle d’avoir tant ri et de s’être débattue avec lui pour le chatouiller sans perdre l’équilibre, elle tendit son bras pour attraper son verre avant de le présenter au jeune homme, toujours assise sur lui, le regardant droit dans les yeux, attendant une réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyMar 24 Mai - 16:48

Desmond se sentait bien, voilà tout. Il n’y avait aucune autre explication pour déterminer son état d’esprit actuellement. Il était au cours d’une soirée avec une collègue, tout se passait bien, et il commençait même à ressentir les effets de l’alcool, l’effet primaire quand on a l’impression que tout se passe au ralentis et que les mots deviennent difficiles à aligner. Les choses étaient légèrement compliquées, enfin, ce n’était pas vraiment le mot, mais au fond, le jeune homme s’inquiétait du déroulement de cette soirée. Il ne voulait pas qu’il y a une ambigüité ou quoi que ce soit concernant ce qu’il se passait entre Madeleine et Desmond. Il ne souhaitait pas à ce que les choses se passent de cette façon, surtout qu’il éprouvait des sentiments pour son amie, qu’il n’avait jamais vu. Mais aujourd’hui, on pouvait voir de tout dans le monde, et ce n’était pas la première rencontre sur internet, donc il n’avait aucune honte à se faire. Mais il fallait arrêter d’y penser, elle n’était pas là, et il fallait continuer de profiter de l’instant présent, tant qu’il le pouvait. Car au fond, qu’éprouva-t-il pour Madeleine ? Cette jeune femme serte charmante qui se tenait devant lui, faisant des sortes d’attention qu’il se permettait d’interpréter de façon assez étrange. Ce qu’il pensait d’elle ? Tout un tas de choses, mais pas vraiment de l’attirance. Il ne savait pas ce que c’était, mais ce n’était pas ce qu’il ressentait actuellement. Mais il devait se concentrer sur autre chose, la conversation par exemple. Le fait qu’il lui révèle que c’était un DJ, maintenant à quelques de ses heures perdues, était comme une sorte de bénédiction, allez savoir jusqu’où tout cela allait se finir.

  • DESMOND : « Je mixais beaucoup avant de travailler à McKinley dans quelques boîtes de Lima. Aujourd’hui, mon activité est très réduite… Enfin, on va dire ça. Je mixe encore, mais chez moi, pour ne pas perdre main et continuer mes compos, mais ça va être difficile si tu veux me voir. Qui sait si un jour je mixe, je te tiendrais au courant si l’opportunité se propose. »


Ce n’était pas la première fois que sa passion avouée au sexe féminin produisait cet effet. A croire que c’était un métier qui servait à attirer les filles, comme une sorte d’aimant, ou de magie. Desmond se demandait quelle serait les réactions des filles si il sortait genre « Je fais du pipeau… ». Le jeune homme resta pensif l’espace d’un instant, et ricana tout seul, en s’imaginant la scène. Jusqu’au moment où il reposa son regard sur Madeleine, qui avait l’air totalement absorbée par Desmond, ça en était presque flippant… Il espérait à ce moment là qu’elle ne le viole pas ou quelque chose dans le genre. Ce fut une des raisons principale du changement de conversation, quittant même le jeu, pour trouver quelque chose d’autre pour occuper la jeune femme et qu’elle arrête de se focaliser sur son invité. Mais elle venait de se prêter au jeu, sûrement un peu trop même…

Il avait feinté en trouvant un moyen de quitter le jeu, et elle s’en était rendu compte, mais ce qui en découla, était encore pire que la situation qu’il y avait lors des questionnements. Sans le voir venir, Desmond se fit bousculer, coller contre le fond du canapé, au début, il vécu tout ça comme ce genre de scénario cochon, où il eu même sans le vouloir, une sensation étrange qui lui traverser tout le corps, avec l’alcool en plus, l’effet de ralenti était encore plus impressionnant. Se retrouvant allongé, voyant Madeleine monter sur lui, il se croyait encore dans son scénario cochon, alors que cela n’était pas du tout le cas. Il se contenta de subir l’attaque de son « amie », subissant fortement sans rien dire, car cela n’était pas du tout désagréable. Au moment où elle s’arrêta, elle recommença la discussion, toujours assise sur lui, il ne pouvait pas se débattre, et un verre lui était tendu sous le nez.

  • DESMOND : « Je ne sais pas vraiment ce que c’est que l’amour… J’ai déjà eu des sentiments, mais je n’ai jamais vu les qualifier, donc je ne sais pas vraiment quoi dire maintenant… »


Il marqua une courte pause, prenant le verre de Madeleine et le reposant sur la table, il lui restait encore une question à répondre.

  • DESMOND : « Ce à quoi je pense maintenant… Je me demande ce que cette situation signifie, et je me demande si on n’est déjà pas allé un peu trop loin… Je sais plus quoi dire ni quoi faire du coup, ce ne serait pas mieux que je parte ? »


Il était totalement déboussolé. Ne savant pas comment interpréter ce que voulait dire son invitée, mais il ne faisait rien, puis, l’alcool l’empêchait d’agir en même temps. Dur soirée dis donc…
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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyJeu 26 Mai - 9:57

Ce n’est qu’une fois que Desmond prononça ces mots que Madeleine réalisa pleinement la situation dans laquelle ils étaient. Elle était littéralement assise sur lui, en position de contrôle alors que le jeune homme était au fond du canapé, incapable de bouger. L’expression qu’elle lut sur son visage ne lui plut pas du tout. Il avait l’air apeuré, comme s’il craignait qu’elle n’en fasse qu’une bouchée, le souffle court, cherchant désespérément un moyen de s’échapper. Elle avait dû dépasser les limites sur ce coup-là, mais une fois encore c’était la bataille du naturel contre la retenue : elle ne voulait pas paraître trop déchaînée devant son nouvel ami mais rien n’était plus difficile pour elle que de se contenir. Elle disait ce qu’elle pensait, faisait ce qu’elle voulait, la plupart du temps sans même prendre le temps de regarder en arrière, mais rien n’y faisait, elle n’arrivait pas à l’inclure dans ce monde. Elle prit une seconde supplémentaire pour repenser à cette soirée. Il était arrivé nerveux, sur la défensive, alors qu’elle s’était déjà préparée pour une folle nuit. Puis, à force d’acharnement et de ruse, elle l’avait convaincu de boire un peu mais de toute évidence pas assez pour qu’il lâche prise et se laisse aller à ne plus penser sans cesse aux conséquences. Le plus risible dans tout cela c’était sans doute qu’elle ne voulait pas mal agir ou bien le mettre mal à l’aise. Elle aimait le contact physique, et la différence entre prendre la main de quelqu’un et se retrouver sur cette même personne n’était pas énorme dans son esprit. Mais voir cette expression ambiguë à la limite du dégoût à son sens eut l’effet d’une douche froide monumentale. Son sourire disparut en un instant et elle se remit à sa place sur le canapé pour laisser au jeune homme le temps de se redresser. Il pensait bien trop, il voulait tout analyser, tout contrôler de toute évidence. La manière qu’il avait eu de parler de l’amour un instant auparavant trahissait également cette tendance à son sens. Elle en eut un pincement au cœur de voir que bien qu’elle se soit prêtée au jeu en dévoilant sans honte ses petits secrets alors que la réciproque n’était pas évidente.

Le silence qui objectivement ne dura qu’un bref moment lui semblait une éternité. Le regard perdu dans le vague elle tâchait de rassembler ses esprits, de remettre un sourire sur ses lèvres et de trouver les mots justes pour s’excuser. Mais s’excuser de quoi au juste ? Elle ne voyait pas le mal. Elle avait beau retourner la situation dans tous les sens, elle aurait probablement fait la même chose avec n’importe lequel de ses amis, en privé comme en public. C’était la première fois qu’elle avait ce genre de retour et elle ne pouvait s’empêcher d’être troublée et même pensive. Arrivant au bout de son raisonnement, elle finit par se lever pour marquer encore davantage la distance entre eux. Calmer le jeu tel était son objectif, elle devait trouver un moyen de le rassurer, de prolonger un peu leur temps ensemble pour ne pas achever la soirée sur une note amère, mais s’il voulait partir qui était-elle pour l’en empêcher.
    Je… euh je suis désolée ? Enfin je pense. Non je suis pas désolée, je ne pensais pas que ça te, mmmh, dérangerait. J’ai le contact assez facile et euh, y avait rien d’ambigu. J’veux dire je vais pas te manger quoi !

Elle était à la limite du bégaiement, ne sachant plus si elle était en colère contre elle-même ou contre lui de la mettre dans des états pareils. Fallait-il jeter l’éponge ou simplement tenter de repartir sur de nouvelles bases. Si elle s’était écoutée, elle l’aurait mis à la porte sans chercher d’autres explications. Les conflits et les grandes justifications n’avaient jamais été son truc. Elle avait claqué la porte de chez elle à peine majeure parce qu’elle n’avait pas supporté l’opposition de ses parents et leur envie de contrôler sa vie. Toutes ses relations avaient un fond de résignation : si c’était fini à quoi bon s’éterniser en pleurs ou en tentatives désespérées pour recoller les morceaux ? Elle poussa un léger soupir avant de reprendre.
    Si tu veux vraiment partir je ne veux pas te forcer à rester, il me semblait qu’on commençait à mieux se cerner et que la soirée se passait plutôt bien, mais si ce n’est pas comme ça que tu le vois alors…

Son ton devait être amer, mais elle devait bien avouer qu’elle était déçue. Ses efforts pour détendre l’atmosphère et l’amener à se confier, à lui faire confiance, s’étaient effondrés en un instant. Elle lui tourna le dos pour se diriger vers la fenêtre encore ouverte et prendre dans ses mains le paquet de cigarettes qu’elle avait abandonné plus tôt sans pour autant trouver l’envie d’en allumer une. Ce dont elle avait envie à cet instant ce n’était pas d’un verre ou bien d’un peu de nicotine, c’était d’un câlin. Madeleine avait juste envie qu’on la prenne dans ses bras, une enveloppe de chaleur humaine qui la réconforterait un peu alors qu’elle digérait l’échec de sa tentative de se faire un ami.

Allez échec c’est beaucoup dire, il n’avait pas encore claqué la porte. Elle sentait toujours sa présence derrière elle mais n’osait plus se retourner maintenant qu’elle était dos à lui. Elle ferma les yeux, oubliant la musique, l’alcool et même la présence de Desmond et s’enfouit dans l’étreinte imaginaire d’une présence qu’elle seule était capable de se figurer. Lorsque la réalité était insoutenable pour la jolie blonde, la fiction et le fantasme étaient une solution imparable. Si elle se sentait seule un instant elle se figurait immédiatement un ami et sa confiance remontait, et puisqu’elle doutait qu’elle puisse avoir un câlin de la part du jeune homme encore muet derrière elle autant s’en imaginer un et repartir de plus belle. Sa respiration était lente et profonde, le rythme des battements de son cœur ralentissait, petit à petit le calme l’envahissait et elle ne pensait plus, enfin elle se sentait apaisée, prête à repartir pour un second round.

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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptyVen 27 Mai - 21:29

Pourquoi… Pourquoi fallait-il que le sexe féminin soit aussi complexe et incompréhensible que cela ? Tout se passait pourtant si bien. Mais qui sait, le problème ne venait pas de Madeleine, il venait simplement de Desmond. Mais ce n’était pas envisageable dans ses scénarios. A quel moment de cette soirée, qui se passait pourtant si bien, et il fallait que le jeune homme, qui avait autant d’expérience en amour qu’une moule, et encore, Desmond avait réussit à prouver le contraire par une sorte d’équation. Enfin, il était assez compliqué de se retrouver dans ce genre de situation, tout cela était à cause de Desmond et de sa façon de plomber l’ambiance d’un seul coup. C’était la chose qu’il venait d’obtenir alors qu’il avait été gentiment invité par son amie, si ce qualificatif est toujours utilisable. Cette ambiance, qui était très détendue, peut-être même un peu trop pour le Geek, était propice à la soirée, jusqu’à ce qu’elle s’arrête, brutalement. Et cette nouvelle ambiance n’était pas vraiment celle que Desmond aurait voulue, regrettant même la précédente. Alors que Madeleine venait de sortir d’au dessus de Desmond, elle se mit à l’opposé de lui, comme éjectée, tel deux aimants qui se repoussent, laissant le temps pour le fouteur de merde de pouvoir se rassoir sagement, les mains sur ses cuisses, très mal à l’aise de ce qu’il venait de se passer. Il s’en voulait énormément, il n’y avait aucuns doutes là-dessus, et bien qu’il veuille retourner dans le temps pour réparer son erreur c’était impossible. Il serra donc les poings, froissant son jean, dépassé par les événements. Son cerveau, bien qu’assez développé, ne trouvait pas d’explication rationnelle à tout cela, c’était sûrement dû à son manque d’expérience avec les femmes. Il se demandait au fond pourquoi il était aussi froid et distant avec une fille qui ne demandait simplement qu’à passer une soirée agréable, sans stress.

Après venu rapidement les explications de Madeleine, comme des coups de poignards, cela montrait bien que Desmond venait de déconner, et pas qu’un peu. Il ne trouvait aucun mot, aucune excuse, rien, c’était le trou noir total, impossible de contrôler ses émotions, il se mordit les lèvres de façon assez violente, se blâmant tout seul, se voulant affreusement de la situation. C’était de cette façon qu’il se découvrit comme une sorte de révélation. Il fallait que sa timidité change, et cela dès maintenant… Mais ce n’était jamais facile de changer du jour au lendemain, il faudra donc du temps, et de la volonté pour se bouger. Et cette révélation lui fit avouer que cette fille lui plaisait au fond, c’était sûrement de cette chose là qui expliquait le fait qu’il soit si distant et préventif avec cette femme. Peut-être bien qu’elle lui plaisait plus qu’il ne le pensait pour se laisser aller. Mais il avait toujours eu cette envie de trouver l’amour, de se sentir prêt à trouver la femme qui allait passer sa vie avec lui, ayant une pensée certaine pour Julie, que cela était assez compliqué d’avouer qu’il pouvait être attiré par quelqu’un d’autre.

C’est ainsi qu’elle lui tourna le dos, se leva, et parti, en dehors de chez elle. Desmond la fixait, se disant qu’il pouvait bien être attiré par elle, mais que du coup, il ne savait pas du tout comment agir pour rattraper son erreur, et faire quelque chose de positif, pour la réconforter. Il se leva du canapé, tirant sur son jean pour le redescendre légèrement, comme aussi pour remettre sans pli sa chemise. Il cherchait du courage, une force divine, la présence de Maître Yoda en train de léviter sur les bouteilles d’alcool, ou quelque chose dans le genre qui pourrait le réconforter. Soufflant un bon coup, sautillant sur place, il se déplaça donc, vers la porte fenêtre, vers Madeleine. Une fois derrière elle, il ne savait plus du tout quoi dire, mais il décida de quand même se lancer, il n’avait plus rien à perdre…

  • DESMOND : « Je… Euh… Suis désolé, je ne voulais pas que tu le prennes comme ça… Surtout que je ne le voulais pas. Tu sais si je réagis comme ça, c’est parce qu’au fond, je crois que tu ne me laisse pas indifférent et… »


Il ne savait plus quoi dire, si ce qu’il venait de faire était déjà trop ou alors si ce n’était pas encore assez. Mais il décida de faire un autre acte incroyable, en prenant la main de Madeleine sans vraiment lui laisser le choix, la retournant pour qu’il se retrouve face à elle. Il afficha un sourire niais, mais timide, puis déposa un léger baiser sur la joue droite de Madeleine.

  • DESMOND : « Je ne sais pas si tu vas me pardonner… Mais on peut continuer, en oubliant ce que j’ai merdé ?! »

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MessageSujet: Re: 06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started   06. [Studio de Madeleine] - Let's get the party started EmptySam 28 Mai - 1:27

Le calme se faisait dans son esprit, elle reprenait possession de ses moyens tranquillement mais il n’en demeurait pas moins que la jeune femme était profondément surprise par ses propres sentiments. Alors qu’elle faisait d’habitude le choix de fuir les conflits et de passer à autre chose en gardant le sourire, cette fois-ci elle se retrouvait confrontée à des émotions nouvelles qui n’étaient pas des plus agréables. Cette étrange douleur qui la prenait au cœur et lui avait rendu le souffle court comme si un poids pesait sur sa poitrine ressemblait fortement à de la tristesse. Or ils ne se connaissaient que depuis quelques semaines et l’engagement sentimental n’avait jamais fait partie de ses points forts. Madeleine ne parvenait pas à s’expliquer comment cette personne qu’elle ne connaissait que depuis très peu de temps, avec qui elle passait du temps pour la première fois hors d’un cadre plus formel et qui n’avait a priori que peu de points communs avec elle avait pu pénétrer aussi facilement à travers ses défenses sans même essayer. C’était comme si quelque chose d’unique les liait l’un à l’autre. C'était quelque chose d’indéfinissable, sur lequel elle ne voulait pas essayer de mettre de mots, mais elle aurait aimé savoir faire parler ce lien étrange qui les unissait.

Elle vida ses poumons une fois de plus et soudain elle entendit dans son dos la voix de Desmond. Il n’était plus assis dans le canapé là où elle l’avait laissé quelques instants auparavant mais se tenait près d’elle, elle sentait sa présence mais ne voulait pas se retourner avant d’avoir des preuves qu’elle ne prendrait pas une autre claque de réalité. Ses muscles se raidirent discrètement au son doux et posé des paroles du jeune homme qui s’excusait de son comportement. Ses mots avaient l’air sincères, tout du moins elle voulait le croire. Il n’était pas très vraisemblable qu’il parvienne à lui mentir maintenant alors que de toute évidence il avait été dépassé par les évènements et que son trouble avait été jusqu’à s’exprimer par des mots presque cruels dans sa bouche. En reconsidérant la scène pour la centième fois tout s’était passé très vite, et même si elle avait peut-être eu tort de se laisser aller à son naturel touchy-feely il avait lui aussi eu tort de lui lancer en pleine figure quelque chose d’aussi peu délicat. Mais qu’en était-il de ses impressions sur elle dans tout cela ? Elle ne le laissait pas indifférent, certes. Madeleine n’avait pas l’habitude de laisser qui que ce soit indifférent par conséquent elle ne comprenait pas bien encore le sens de ces mots. Et puis qu’est-ce que c’était que ce silence et ces hésitations ? Pour une fille débridée qui prenait rarement le temps de tourner sa langue sept fois dans sa bouche et de regarder en arrière tout cela était vraiment troublant. L’ambiance n’était plus à la fête, elle était tout à fait sobre et presque triste, attention rien ne va plus.

Alors que tout se mélangeait dans sa tête pour tâcher de trouver un sens à cette situation à la limite de l’absurde pour Madeleine elle sentit la chaleur de la main de Desmond se poser sur la sienne. L’air de la nuit avait refroidi sa peau et le contact soudain la fit presque sursauter. Si elle ne s’attendait pas à une chose s’était bien cela, et elle n’était pas au bout de ses surprises. Tirant gentiment mais fermement sur la main qu’il tenait dans la sienne il lui fit faire demi tour l’obligeant à renouer le contact visuel. Madeleine ne savait plus quoi faire, c’était à son tour d’être perdue et son cerveau était passé en black-out total. Si l’objectif avait été de lui faire perdre ses moyens, il l’avait atteint à 100%, il lui avait reproché le contact physique (bien qu’elle puisse admettre qu’entre prendre la main de quelqu’un et l’enfourcher il y eût une différence sensible…) et maintenant c’est lui qui venait la toucher. Qu’attendait-il ? Toutes ces pensées affluaient à la vitesse de la lumière dans son esprit et le coup de gong final vint achever de la sidérer : il se pencha vers elle, le sourire aux lèvres, pour venir l’embrasser sur la joue. Elle ne put s’empêcher de fondre devant ce geste d’attention qui trahissait à la fois un manque de confiance et d’expérience, désormais évidents pour Madeleine, et une volonté de se racheter et de bien faire. Comment ne pas le pardonner alors qu’il avait pris l’initiative de faire la première moitié du chemin vers elle. Ses yeux oscillaient de gauche à droite très rapidement tout en le fixant, elle se remettait de la surprise de ce geste tout à fait inattendu et de ces mots doux qu’il venait de lui souffler.

Ce bisou posé sur sa joue l’avait rendue au cours du temps, la musique de fond qui avait disparu de son champ de perception était revenue, le vent froid venant de l’extérieur lui hérissa la peau en chair de poule, elle se sentait à nouveau elle-même. La jeune femme fit une moue boudeuse sans le quitter du regard et ouvrant l’espace de ses bras sans lâcher la main qui était toujours autour de la sienne elle finit par dire d’une voix basse :
    Je te pardonne va. Je suis désolée de t’avoir mis mal à l’aise ce n’était pas ce que je voulais non plus…

La tête légèrement inclinée vers l’avant avec un air d’enfant elle le regardait hésitant encore sur l'attitude à adopter. Elle était tout à fait disposée à reprendre le cours normal de la soirée, à lui poser encore quelques questions banales sur ses amis, sa musique, ses centres d’intérêts, toutes ces choses que l’on trouve dans les magazines féminins dont elle était friande mais qu’elle ne mettait jamais en pratique tant elle était dépassée par son naturel et la cadence de ses réponses en temps normal. Mais en même temps sa réaction avait vraiment eu l'effet d'une douche froide et ce serait trop artificiel de continuer comme si de rien n'était.
    Tu sais... je pense qu'on va en rester là pour ce soir et puis on se revoit demain au lycée

Le malaise se dissipait de son esprit et son sourire revenait. Mieux valait en rester là, elle regarderait un bon film avec un dernier verre, et puis lui il rentrerait réfléchir à sa timidité maladive chez lui. Son choix était le bon, de toutes façons il était irrévocable maintenant. Sans même attendre une réponse articulée ou une protestation quelconque venant de la part de Desmond elle s'échappa de son étreinte pour aller attraper son manteau et ouvrir la porte de son studio en le lui tendant. L'impression de le mettre à la porte était là, certes, mais c'était pour son bien. Mad n'aurait aucun mal à s'en convaincre et dans 15mn tout ceci serait derrière elle.

[Sujet clos]
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