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 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.

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MessageSujet: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyJeu 19 Mai - 0:53


06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. 61402497 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. 53490736
Le son strident de la cloche étouffa les conversations qui foisonnaient dans les couloirs de McKinley High School. Ce signal qui marquait la fin des cours pour certains, et le début d’une nouvelle matière pour d’autres était la seule chose avec laquelle Gale Hemmens, débarqué depuis tout juste quelques heures, s’était rapidement familiarisé. Fermant avec peine la porte de son casier, le jeune homme se dirigea vers sa destination –la salle de maths- affichant une mine contrite à mesure que son regard croisait des visages plus inconnus les uns que les autres. Il progressait à allure modérée, portant quelques rapides coups d’œil à droite à gauche, frottant parfois nerveusement sa crinière décoiffée, dans l’unique objectif de rester incognito, une combine qui jusqu’ici semblait avoir porté ses fruits. Du moins, si l’on fermait les yeux sur ce qu’il lui était arrivé ce matin ; à savoir heurter involontairement une jeune fille dans le couloir par pure inattention. Gale s’autorisa un sourire béat en retraversant le couloir où la collision se produisit, cherchant obstinément du regard celle qu’il considérait comme sa victime. En vain. Mais le souvenir de cette matinée, lui, était toujours là, et sa pensée emplissait Gale d’un sentiment curieux. Comme si cette rencontre avec Cat avait, en l’espace du peu de temps qu’ils avaient passé à discuter, ravivé son espoir de se faire des amis dans cette école pourtant peu accueillante. Comme si, pour la première fois depuis son départ de Vernon, la chance avait joué en sa faveur.

Le jeune homme fut rapidement ramené à la réalité. En face de lui, une masse de footballeurs avançait dangereusement dans sa direction d’un pas vif, menaçant de lui faire goûter à l’humiliation dont il avait déjà été témoin deux fois depuis son arrivée. Se faufilant au milieu de deux rangées de lycéens, Gale parvint à contourner les sportifs aisément, jetant plusieurs coups d’œil par-dessus son épaule afin de s’assurer d’avoir pris suffisamment de distance avant de reprendre son chemin tranquillement. Soulagé, le blondinet soupira ; il ne se sentait décemment pas capable d’opérer de la sorte pendant les quatre mois à venir –il savait qu’un jour ou l’autre, il devrait leur faire face. Il se frotta instinctivement les yeux puis remonta la hanse de son sac sur son épaule. Plus loin, au détour du couloir, c’était un tout autre obstacle qui l’attendait ; vêtues de leur uniforme rouge et blanc, les cheveux tirés en arrière, les cheerleaders semblaient avoir élu domicile à l’endroit en question. Les affronter, contrairement aux apparences, était aussi laborieux et délicat qu’une troupe de footballeurs, et peut être pire. Gale n’avait pas pu s’empêcher de remarquer à quel point les quelques cheerios qu’il avait croisé plus tôt l’avaient, sans la moindre exception, fusillé du regard comme une vulgaire bête de cirque. Et bien que le jeune homme sache pleinement encaisser les paroles blessantes, se faire dévisager sans rien n’avoir demandé restait nouveau pour lui. Augmentant la cadence de ses pas, le jeune homme fixa son regard droit devant lui, faisant mine de ne pas leur prêter attention et ne perçut que des cheerleaders leurs rires aigus qui s’étaient étrangement tus en sa présence.

Plus rien ne pouvait freiner Gale qui, soulagé d’être arrivé indemne à destination, poussa un dernier soupir avant d’entrer dans la salle. Assurément, il ne connaissait personne, il n’y avait que les quelques élèves avec lesquels il avait déjà eu un cours en commun qui lui disaient vaguement quelque chose. D’ordinaire, le blondinet était un élève plutôt sérieux qui se serait empressé de choisir une place au premier rang. Mais lorsqu’il fit quelques pas vers la place qu’il convoitait il repensa à ce qu’il s’était promis –ne pas se faire remarquer, sous n’importe quel prétexte. Et, en l’occurrence, se montrer comme un élève studieux ne l’aiderait certainement pas à gagner en discrétion. Dissuadé, le jeune homme opta donc pour une place centrale, qui lui permettrait nonobstant sa discrétion de suivre assidument le cours. A vrai dire, après tout juste quelques heures à McKinley, il était presque convaincu que sa seule chance d’y rester -d’y survivre- reposait sur son goût du savoir. Il avait donc tout intérêt à y mettre de la bonne volonté car s’il était presque sûr de pouvoir endurer un statut de looser, il n’était définitivement pas préparé à celui de cancre de surcroît. Eclaircissant discrètement sa voix, Gale prit place et posa son sac sur la chaise voisine, furetant à l’intérieur pour y dénicher quelques stylos et des feuilles vierges.

Aïe, s’exclama-t-il intérieurement en passant son index sur son menton. La blessure était la seule preuve matérielle qu’il gardait de sa collision matinale. Il ne savait pas pour quelle raison mais, curieusement, cette douleur n’avait rien de désagréable. Au contraire, elle attestait que sa rencontre de ce matin avec une jeune fille pour le moins excentrique avait bien eu lieu, et c’était quelque part réconfortant. Réconfortant et… intriguant. Gale ignorait s’il recroiserait Cat de sitôt mais aussi longtemps que ce bleu continuerait à répondre au contact de son doigt, il continuerait à espérer une amitié possible.
L’heure de cours n’allait pas tarder à démarrer comme le confirmait l’affluence subite d’étudiants dans la salle de classe. Toujours dans l’optique de se faire discret, Gale regardait droit devant lui, peu curieux de découvrir encore un lot de nouvelles têtes. Pourtant, s’il croyait qu’un tel comportement lui épargnerait toute interaction avec les autres, il s’était trompé. Il entendit quelqu’un l’appeler –une voix féminine qui ne lui disait rien. Gale tourna juste assez la tête pour voir de qui il s’agissait. Du coin de l’œil, il aperçut une jupette rouge vif et écarquilla les yeux. Son cœur fit un bon presque aussitôt. C’était une cheerleader.


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Ruby Caldwell
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MessageSujet: Re: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyJeu 19 Mai - 21:45

Les yeux de Ruby étaient rivés sur l'horloge , fixée au mur à côté du tableau. Non pas que son cours d'espagnol lui déplaisait, mais elle avait une forte envie de glace pilée. Bien qu'arrivée depuis seulement deux jours, elle avait déjà remarqué les différentes utilisations de cette boisson gelée, et avait opté pour la meilleure d'entre elle. Celle de la consommer plutôt que de s'en servir à des fins pas particulièrement sages. La cloche sonna, et les élèves attrapèrent sèchement leur sac pour finalement s'enfuir à toutes jambes de la salle. La jeune cheerleader rangea simplement ses affaires, et se dirigea vers la machine à slushy, slalomant vainement entre les lycéens de McKinley, en heurtant plus d'un, et arriva enfin à destination. Elle se tourna à droite, puis à gauche. Les footballers des Titans, l'équipe du lycée, attendaient leur tour, lui jetant un regard soit ennuyé, soit complice. Elle ferma bien fort les yeux, prise d'une sorte de panique, et son cœur battit plus fort... avant de se rappeler qu'elle portait l'uniforme des pom-pom girls, qui lui assurait une liberté totale - du moins elle y croyait.

Elle ne supportait pas ces brutes, ces sources de malheur pour les "simples" lycéens. Elle avait fait parti de ces derniers, il y a encore une semaine. Elle connaissait ça, les brimades, bousculades dans les couloirs. La vie qu'elle menait dans son ancien établissement était pour elle un supplice. Que ce soit des remarques pour son prénom - que l'on apparentait à celui du chat de son ancienne professeur d'histoire, grande passionnée de nature et d'animaux en tous genres - ou pour son comportement. Ruby n'est pas une fille que l'on aborde facilement, et cela depuis qu'elle est entrée au collège. Sa timidité maladive lui avait valu de perdre, ou de ne pas avoir, tout ce qu'elle avait désiré: une bonne moyenne en participation, des tas d'amis... . Ce défaut s'était petit à petit effacé au fil des années, mais tout en restant pour elle un obstacle à la vie qu'elle voulait avoir. Défaut effacé jusqu'à ce qu'elle rencontre ce jeune homme imbu de lui-même et trop confiant du nom de Thomas. Son attitude arrogante avait eu le don d'agacer la jeune fille, si réservée, que ce complexe qu'elle avait n'avait été qu’amplifié. C'est à partir de cette rencontre qu'elle décida de changer d'établissement, pour entreprendre toutes les choses qui lui était passées à côté. Ou en tout cas une assez bonne partie.

Cette fois-ci, Ruby partit avec sa boisson avec un air d'indifférence pour ces sportifs à l'égo surdimensionné. Elle réajusta son sac sur son épaule et se dirigea vers son prochain cours: les mathématiques. S'avançant avec une démarche qu'elle tentait de garder sereine, les choristes, qu'elle pouvait parfois reconnaître grâce aux partitions qu'ils tenaient, et certains lycéens sans groupe précis se décalèrent d'un pas vers les casiers. Attitude qui déplaisait à la jeune fille, qui, gênée, s'empressa d'aspirer sa glace, juste pour leur faire comprendre qu'ils ne se retrouveraient pas au toilettes dans quelques minutes avec un insupportable parfum de framboise imprégné dans leur vêtement, et à essayer de décoller mèche par mèche leurs cheveux sucrés. L'atmosphère redevint respirable à ce moment, ne sentant plus peser à côté d'elle un sentiment de peur et de dégout. Près de la porte de la classe où Ruby contait se rendre se trouvait un groupe de Cheerios qu'elle avait déjà facilement aperçues lors de l'entraînement de la veille, ces jeunes filles discutant en cachette les réflexions de mademoiselle Sylvester. Elle n'avait adressé la parole qu'à très peu de ses camarades de jupette, en trouvant la majorité trop snobs ou trop niaises. Se faufilant entre elles sans oublier de leur accorder un sourire pour le cas où, elle jeta son gobelet vide dans la poubelle de la salle de classe, attirant sur elle des regards signifiant en majorité quelque chose comme «Qui a été sa victime?».

La pièce était bondée, une trentaine d'élèves se trouvaient là, et, à première vue, toutes les places étaient occupées. Elle chercha furtivement une chaise libre, angoissée de se retrouver par terre pour suivre la leçon. Rangée de droite complète, rangée du milieu, de gauche, toutes étaient complètes. Elle fut sur le point de désespérer quand elle vit qu'une personne avait triché et avait déposé sur sa chaise voisine son sac de cours. La personne en question était un jeune homme, et il regardait vaguement devant lui. Son visage, Ruby l'avait déjà vu quelque part, et ce fut en quelques secondes qu'elle se rappela le jour de son inscription, qui avait eu lieu en même temps que lui. Il se trouvait là, avec un calme parfait, devant la secrétaire d'administration du principal Figgins, alors que la jeune fille patientait juste derrière lui. Son nom lui avait échappé, mais sûrement pas son expression impassible et ses cheveux blonds. Elle s'approcha donc de lui, discrètement, son cœur battant trop vite, pensant qu'elle aurait été plus à l'aise si c'était une fille. Elle se trouvait désormais à la place convoitée, il n'avait pas remarqué sa présence. Elle prit une grande aspiration «Est-ce que la place est libre? Ou bien... tu attends quelqu'un?». Il tourna très légèrement sa tête avant de se figer. Elle eut juste le temps de voir ses yeux s'agrandir démesurément.

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MessageSujet: Re: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyVen 10 Juin - 0:07

Si, quelques mois plus tôt, Gale avait pu s’observer, assis silencieusement à cette table, coulant un regard en biais au footballeur assis sur sa propre table et qui folâtre avec les cheerleaders placées derrière lui, il n’en aurait pas cru ses yeux. Il ne savait plus très bien ce qu’il devait redouter le plus ; son changement subit d’attitude ou cette école aux particularités incommensurables, toujours était-il que le blondinet se sentait honteusement mal à l’aise. Même ici, dans une salle de classe des plus banales, où d’ordinaire les élèves pouvaient se vanter d’être en sécurité. Il fallait dire que son entrevue avec le directeur de McKinley, quelques jours plus tôt, ne l’avait franchement pas convaincu qu’il puisse rester indemne où que ce soit dans ce lycée –ou alors, sa farce concernant l’existence des vampires était vraiment de mauvais goût. Plus encore, la seule personne saine d’esprit qu’avait rencontré Gale depuis son admission n’avait fait que confirmer ses craintes et lui avait implicitement suggéré que la meilleure chose à faire pour être tranquille était de se fondre dans la masse –comprendre : rester invisible aux yeux de tout ce beau monde. Gale essayait donc de se faire oublier au possible, s’autorisant toutefois le luxe de faire tournoyer son stylo avec ses doigts, scrutant du regard le tableau vierge qui lui faisait face.

Sa contemplation fut de courte durée et une voix féminine le ramena sur terre. Un son qui manqua de faire sursauter le jeune homme qui sentit germer une pointe d’angoisse désormais presque habituelle. Le blondinet fut prompt à tourner sa tête avec une appréhension notable mais s’arrêta net lorsque le visage de l’inconnue fut à sa portée. Une cheerleader. Serrant ses dents derrière ses lèvres scellées, le jeune garçon sentit un malaise s’installer et regretta presque aussitôt d’avoir écarquillé les yeux aussi ouvertement. Avec de grandes chances, ce genre de comportement serait très mal perçu, ce qui dans le cas présent n’arrangerait certainement pas son cas. Confus, le garçon ne parvint qu’à déglutir avec peine, soutenant brièvement le regard de la jeune fille qui, selon ses dires, convoitait sa place. Il se redressa, penaud, pour constater qu’effectivement la classe faisait salle comble et qu’il ne restait à la jeune fille aucune autre alternative. Gratifiant une nouvelle fois la jeune brunette d’un coup d’œil perçant, Gale attrapa fermement son sac qu’il déposa sous sa chaise, dans un élan de résignation mêlé de panique. « Bien sûr. Voilà » répondit-il sèchement, avec le sentiment cuisant qu’à partir de cet instant, tout ce qu’il ferait ne pourrait lui apporter que davantage d’ennuis.

Attrapant des deux mains son siège, le jeune homme se poussa vers la gauche, contrit d’être assis aussi près d’une cheerleader. Sa tête regagnant les paumes de ses mains, Gale continuait de regarder droit devant lui, peu soucieux de savoir ce que sa voisine pouvait faire ; il ne percevait que quelques bruits qui l’informèrent que la jeune fille venait de s’installer –anéantissant ainsi le moindre espoir qu’elle puisse changer d’avis et regagner une autre place. Après tout, dans sa position, ne pouvait-elle pas exiger la place qu’elle souhaitait ? Miné, le jeune blondinet soupira avec suffisamment de zèle pour ne pas se faire remarquer. Pas une seule seconde ne s’était écoulée sans qu’il ne soit sur ses gardes, et ce petit manège semblait bel et bien parti pour durer une heure de plus. Le seul espoir du jeune homme reposait sur le cours qui, s’il était intéressant, pourrait lui faire oublier un cauchemar qu’il devrait vivre presque quotidiennement.

Alors qu’un vieil homme trapu, chauve et au regard glacial venait d’entrer et de se présenter comme le professeur, Gale, distrait, songeait à ce que Cat lui avait annoncé plus tôt. Au sujet des cheerleaders notamment ; la blondinette lui avait assuré qu’il était le genre de garçon à leur plaire et qu’elles ne tarderaient pas à jeter leur dévolu sur sa petit personne. Et force était de reconnaître que depuis ce matin, quelques filles en jupettes l’avaient sans la moindre gêne observé avec une insistance qui avait réussi à faire naître un doute dans l’esprit tourmenté du garçon. L’appel du professeur ranima le blondinet qui perçut à l’occasion le patronyme de sa voisine. Ruby Caldwell.

Gale continuait à faire virevolter fébrilement son stylo dans le creux de sa main, signe indubitable de l’agitation qu’il camouflait avec succès. Peu ou prou. Hélas, un moment d’inattention suffit pour que l’objet lui file des doigts et vienne violemment percuter la table du côté de sa voisine étrangement silencieuse. Le jeune homme, fautif, monta instinctivement une main au front et fronça les sourcils avant de finalement pencher sa tête en direction du stylo. Il tendit délicatement une main pour saisir ce dernier et s’empressa de l’enfouir dans sa trousse, dissuadé de l’utiliser pour autre chose que prendre des notes. En garçon de bonne composition, Gale savait qu’il ne pouvait décemment pas ne pas présenter ses excuses pour la gêne qu’il venait d’occasionner. Et même si ça n’était pas le cas, il avait tout intérêt à se confondre en excuses s’il voulait éviter des représailles.

« Excuse-moi. Je n’ai pas fait attention. » déclara le jeune homme qui, pour la première fois, daigna fixer la jeune fille de ses pupilles bleues. Celle-ci lui était vaguement familière et pour cause ; sans l’uniforme, les cheveux détachés, cette jeune fille n’était nul autre qu’une nouvelle élève qui avait rencontré Figgins le même jour que lui. Ce qui ne redonna pas confiance au jeune homme ; si la brunette avait si rapidement rejoint les cheerios, c’était qu’elle devait avoir goût pour tout ça –la popularité, le mépris, l’antipathie. Le jeune homme espérait seulement une chose ; que ses excuses ne soient pas rejetées.


Dernière édition par Gale Hemmens le Mar 16 Aoû - 13:19, édité 4 fois
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Ruby Caldwell
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MessageSujet: Re: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyMer 15 Juin - 17:39

Le temps semblait s'écouler tel un ruban de miel le long d'un pot, interminable. Elle balaya la salle une dernière fois afin de peut-être percevoir une autre place. Le premier regard que le blondinet porta sur elle l'avait en fait déstabilisée. La gêne que pouvait lui procurer son uniforme, qui ne lui seyait pas particulièrement bien si l'on tenait compte de sa manière de penser et d'agir, ressortait involontairement. Elle tenta de se ressaisir, tirant machinalement sa jupette qui lui paraissait remonter sans cesse. Elle sentit le sang battre dans ses pommettes. Aucun siège de libre, il fallait attendre une réponse. Dans sa position, n'importe quelle autre cheerleader se serait installée sans le consentement de son voisin et l'aurait reluqué durant toute l'heure. C'était tout du moins la vision que Ruby avait eue du comportement de ses camarades lorsqu'elle parcourait les couloirs, et elle affichait pourtant la même tenue que ces harpies. Elle fut interrompue dans ses rêveries lorsque la voix de son interlocuteur annonça l'autorisation pour elle de s'installer.

Tout en posant son sac sur le sol, elle remercia le jeune homme, le gratifiant au passage d'un sourire succinct. Après s'être décalé, il reprit sa position initiale, sa tête appuyée contre la paume de ses mains, regardant en face de lui. Ruby tira sa chaise sans bruit, s'installa tranquillement, et jeta de brefs regards à sa gauche. Il était placide, ne prêtait aucune attention à sa voisine. Elle était une Cheerio, lui un simple lycéen. Pourquoi avait-elle rejoint cette équipe? Non pas pour sa passion pour la danse et donc le plaisir d'enchaîner des chorégraphies, non pas réellement pour gagner en popularité, mais simplement pour son père, qui lui s'en souciait vraiment. Cela la classait directement pour les élèves dans le lot des filles in-fréquentables ou encore à fréquenter. Elle en était consciente, et essaya tant bien que mal de se faire à l'idée que peut-être n'aura-t-elle jamais l'occasion d'être jugée à sa juste valeur. Elle se pencha vers ses affaires, toujours silencieuse, s'interdisant presque de parler par crainte de lâcher une parole compromettante à sa véritable image.

Elle n'avait pas encore eu l'occasion de voir son voisin de face. Il semblait vouloir se cacher derrière ses cheveux blonds, ou dissimuler son visage derrière ses mains. Les vagues souvenirs que Ruby avait gardé de sa journée d'inscription ne lui permettaient pas une description du jeune homme, car même si elle n'avait pas été indifférente en le voyant, elle ne s'était pas autorisée à le détailler.
Le professeur arriva enfin et une légère agitation se fit dans la salle. Il déposa ses affaires sur la table, fouilla dans son cartable et en sortit une pochette où était collé son emploi du temps. Il l'ouvrit et en arracha une feuille. Au nom de Gale Hemmens, Ruby sentit la table bouger. Elle se revit alors attendant son tour devant le bureau du principal, ce dernier ayant prononcé le prénom du jeune homme lorsqu'il fut sorti. Cette réminiscence fit esquisser un sourire à la nouvelle qui reconnue que sa mémoire était intacte. Ses cahiers sur la table, ses stylos sortis, elle croisa les bras et attendit que le cours commence, oubliant un instant sa situation.

Son répit n'était qu'artificiel. Malgré le calme qu'elle tentait d'afficher, l'anxiété montait en elle. Elle appréhendait chaque fait et geste de Gale, la pauvre jeune fille se sentait entourée d'indifférence. Si elle l'avait pu sans doute se serait-elle enfuie, embarrassée dans ce silence qui voulait tout et ne rien dire. Qu'espérait-elle? Une présentation dans les formes, des marques d'affections? Elle s'imaginait presque qu'il lui devait, étant tous deux de nouveaux élèves, un soutien moral. Honteuse de vouloir déjà se sentir proche d'un inconnu, elle passa une main sur son crâne comme si elle aspirait à extraire ces idées de son imagination. Une personne comme lui n'avait sans doute rien à faire avec une Cheerio, sa destinée dans le lycée semblait déjà être tracée.

Elle sursauta. Un objet émit un son suffisamment audible sur sa table pour la réveiller. Elle fronça les sourcils devant le stylo qui venait de glisser des doigts de Gale. Ce dernier se figea un instant, avant de tendre son bras vers lui. Ruby décroisa alors les siens, suivit la main du garçon du regard en ouvrant de grands yeux. Ne sachant comment réagir, elle lâcha un faible souffle. Puis à la plus grande surprise de la jeune fille, le blondinet se confondit en excuse. Prise de court, elle se retourna vers lui.

« Oh non, ce n'est rien, ne t'en fais pas, tu m'as juste... on va dire... réanimée. ». Elle termina sa phrase avec difficulté, un élément l'ayant perturbée. En effet, outre le fait qu'il la considérait pour la première fois, ses pupilles bleutées captivèrent Ruby. Elle plissa les siens afin de faire de même. Elle le vit enfin réellement, et ne pu retenir un nouveau sourire qui se voulait rassurant. Elle leva les sourcils, détourna sa tête avant de revenir sur lui. Il lui fallait entretenir la conversation si elle ne voulait pas gâcher ses chances de faire sa connaissance. Si ce n'avait tenu qu'à elle dans son ancien établissement, elle se serait sûrement effacée, sociable qu'elle était... « Nous nous sommes déjà vu n'est-ce pas? Tu es aussi nouveau à McKinley. Je suis en fait rassurée, si j'avais été à côté d'un "ancien" je me serais sûrement sentie encore moins à l'aise, ce n'est pas facile d'arriver en cours d'année, j'imagine que tu comprends... ». Tout en prononçant ces mots, la jeune fille garda son air naturel de fille sage, et en le réalisant, elle ne s'en sentit que moins à sa place dans son uniforme. Sous la table, ses doigts étaient croisés, priant pour ne pas se faire passer pour une cheerleader type. Peu confiante, Ruby respirait lentement.


Dernière édition par Ruby Caldwell le Mer 13 Juil - 21:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyLun 27 Juin - 0:49

Gale restait prostré sur sa chaise, la tête tenue par la pomme de sa main, redoutant la réaction de sa voisine. Ce genre de situation avait toujours eu le don de le décontenancer. Plus jeune, il s’était souvent retrouvé confronté à la crainte des représailles –plus ou moins grande, selon les circonstances- mais son ingéniosité et son habileté d’esprit avaient toujours suffi à l’en tirer peu ou prou indemne. Une résolution qui s’était imposée d’elle-même lorsqu’il avait compris que, s’il persistait à compter sur l’aide de ses parents protecteurs, il ne pourrait jamais voler de ses propres ailes. Pourtant, dans le cas présent, la nature incertaine de la punition qui menaçait de s’abattre sur lui telle une épée de Damoclès dépassait toutes ses attentes. Finirait-il dans les ordures, étalé de tout son long au milieu de restes de nourriture, ou se ferait-il sauvagement asperger de cette substance granuleuse et gluante qu’on lui avait décrite comme affreusement collante ? Rien n’était plus cuisant qu’un tel échec ; après tant d’efforts, tant de détermination à éviter les ennuis et à rester invisible, Gale n’était tout simplement pas prêt à accepter la défaite. Fronçant les sourcils, il envisagea un court instant de se défendre mais, coupé par la brunette, fit mine d’étouffer quelques paroles inaudibles dans sa barbe.

Ses pupilles bleues se figèrent. Dirigeant fébrilement son regard vers son interlocutrice, Gale avait du mal à réaliser que celle-ci venait d’accepter ses excuses. Bien que son visage blême ne trahît aucune émotion, le jeune homme fut tenté d’esquisser un sourire, mais s’arrêta en posant de nouvelle fois son regard sur le fameux uniforme. En soit, la jeune fille n’était guère impressionnante ; ses traits fins et son air gêné laissaient au contraire transparaître une personne troublée, presque intimidée. Mais Gale ne pouvait décemment pas briser la glace ; cet uniforme était bel et bien là et lui interdisait catégoriquement d’entreprendre toute démarche de sympathie, en classe comme ailleurs. Pourtant, la jeune fille, dont le ton se voulait rassurant, n’avait pas l’air hautain qu’on attribuait –à tort ou à raison- à toutes les cheerios de McKinley. Un ange parmi les démons, songea Gale, dubitatif. Une impression d’autant plus surprenante que la demoiselle semblait vouloir engager la discussion ; frappé de stupeur, le blondinet ne répondit rien dans un premier temps, toujours sur ses gardes, et tenta de camoufler ses yeux sous des mèches encore trop courtes.

Regagnant une part de lucidité, le blondinet fur surpris de n’entendre aucun chuchotement émaner de la foule d’élèves qui l’entourait. Intrigué, le garçon leva ses pupilles –ignorant au passage sa voisine- puis tourna la tête pour déterminer l’origine de ce sérieux trop inhabituel. Son regard fut happé par la vision de son professeur, au milieu de la rangée voisine, qui avançait en claudiquant et examinant brièvement le contenu des cahiers des élèves. De toute évidence, l’enseignant n’avait pas perdu de temps et s’était empressé de donner un exercice en temps réduit à ses élèves, vraisemblablement sans se soucier des nouveaux élèves et leur éventuel décalage sur le programme. Gale posa instinctivement son regard vers le tableau noir qui lui faisait face, dans l’espoir d’y dénicher une information. Mieux que ça, la consigne était écrite blanc sur noir, il ne lui restait plus qu’à faire fonctionner son cerveau –ce qui, pour son esprit matheux, n’était pas une entreprise périlleuse. Par binôme, montrez que l’application f suivante est bijective. Gale écarquilla les yeux en relisant une nouvelle fois le début de l’exercice. « Par binôme ». Le destin semblait s’acharner sur lui ; en plus de devoir partager sa table avec une cheerleader, voilà qu’il devait travailler avec elle. Pour couronner le tout, le professeur s’avançait dangereusement dans sa direction, comptant visiblement poser son regard sur au moins quelques traces de recherches.

Gale ne prit pas la peine de réfléchir ; il dénicha un crayon de sa trousse et griffonna sur la page blanche de son cahier un semblant de réponse puis, satisfait, décala son cahier vers le milieu de la table, sans juger nécessaire de discuter de vive voix de sa réponse avec sa camarade. C’était typiquement le genre de comportement que le blondinet détestait –se vanter n’était pas dans ses mœurs- mais le regard inquisiteur de son professeur ajouté aux circonstances actuelles ne lui avaient laissé aucune autre alternative. Ravalant sa salive, Gale attendait patiemment que le vieil homme examine son brouillon puis rechercha étrangement le regard de Ruby dans son angoisse. Après tout, si tous les deux n’avaient pas écouté attentivement le début du cours, c’était par la faute du jeune garçon –et à sa décharge, celle de son crayon voltigeur et de ses doigts maladroits. Il espérait que la brunette puisse ainsi comprendre qu’ils étaient quittes, qu’il ne valait plus la peine de le punir de quelque sorte que ce soit. En guise de réponse, Gale n’eut droit qu’à un silence, moins pesant cette fois-ci.

Gale coula discrètement un regard vers son professeur lorsque celui-ci se pencha vers sa table ; ce dernier opina du chef, visiblement satisfait de la démonstration des deux élèves. Réanimé par ce modeste signe de réussite, le blondinet sourit légèrement, et osa poser son regard sur sa voisine ; son euphorie le poussa à briser le silence.« Effectivement, on s’est croisés dans le bureau du principal. J’ai failli ne pas te reconnaître avec ça… enfin, cet uniforme » débita-t-il, modérant le flux de ses paroles au possible. « Désolé pour ça »ajouta-t-il en désignant d’un hochement de tête son cahier « j’ai vu que le professeur était tout prêt et je me suis dit qu’il valait mieux qu’il ne pose pas les yeux sur une page blanche ; c’est pas trop mon genre, d’habitude ». Mine de rien, Gale venait une nouvelle fois de s’excuser, mais cette fois-ci, en prenant le temps d’expliquer son geste. Le blondinet parlait avec aise, malgré toute l’appréhension qui le rongeait ; en fin de compte, il n’était pas sûr que le silence soit une meilleure solution pour s’éviter les foudres de sa camarade. « Malheureusement tu as raison ; ça n’est pas facile tous les jours de s’intégrer au milieu de tout ce bon monde » poursuivit Gale, prenant bien soin de ne pas désigner explicitement le groupe de cheerleaders dans ses propos « mais, j’imagine que ton statut déroge un peu à cette règle, non ? »


Dernière édition par Gale Hemmens le Mar 16 Aoû - 13:21, édité 1 fois
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Ruby Caldwell
Ruby Caldwell
« You just see the surface »
Age : 25 ans
Occupation : Jeune entrepreneur , Membre des Awesome Voices
Humeur : Vivante
Statut : En couple avec Ryder Crawford
Etoiles : 3260

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Try - P!nk
Glee club favori : Awesome Voices
Vos relations:
« You just see the surface »
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MessageSujet: Re: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyMer 13 Juil - 21:37

La jeune fille restait crispée, les doigts toujours noués sous la table. Elle se balançait d'avant en arrière dans un mouvement quasi imperceptible, tout en discrétion pour ne pas éveiller les soupçons. Jamais en arrivant au lycée McKinley elle n'aurait pensé avoir affaire à autant d'appréhension. Son voisin n'avait pourtant rien d'effrayant, il aspirait au contraire à une certaine sympathie et les traits de son visage ne semblaient pas aussi tendus que ceux de la nouvelle, qui même si elle s'était fait la promesse d'être décontractée en toutes circonstances voyait bien qu'elle ne tenait d'ors et déjà pas parole, sans que cela soit flagrant. Cela fut de courte durée, car elle songea que son attitude devait simplement laisser penser à une intimidation face à un beau jeune homme comme lui. Honteuse et gênée, ses pommettes rosirent et bientôt son masque de fille confiante - qu'elle avait cru réussir à afficher depuis le début du cours en vain - s'évanouit totalement, l'aidant malgré les circonstances à se détendre. Elle prit une grande aspiration, manie qu'elle avait l'habitude d'avoir chaque fois qu'elle se sentait perdre le contrôle. Son instinct avait beau lui crier de fuir, bien que le fait qu'elle soit en cours aurait été une bonne raison pour ne pas le faire, ce n'était pas ce qui la retenait assise sur sa chaise. Ruby se tourna à nouveau vers Gale. Il la regardait sans visiblement savoir quoi penser. Après s'être figé un court moment, son regard s'arrêta à nouveau sur l'uniforme bicolore.

Cet uniforme, cette limite à l'entreprise d'un grand nombre de relations d'après ce qu'elle avait pu tirer de ses observations. Un instant, la jeune cheerleader rêva qu'elle portait ses vêtements habituels et montrait qui elle était si cela ne pouvait pas être possible avec ce petit haut qui arborait les initiales du lycée et sa jupette. Jamais elle n'aurait cru se retrouver dans une équipe avec telle réputation – celle d'être des persécutrices. Il est vrai qu'elle aurait très bien pu être une lycéenne ordinaire, se rendre invisible pour réussir à atteindre son casier dans les couloirs, slalomant entre les lancés de boissons colorées afin de ne pas rentrer chez elle sa chemise à carreaux et son pantalon noir tâchés de cette substance collante et froide. Seulement, l'interdiction de rejoindre une chorale avait été pour elle comme une provocation pour intégrer un autre club plus apprécié. Si cette activité ne lui avait pas plu un minimum, sans doute se serait-elle désinscrite à ce moment précis, mais les paroles rapportées de la coach par certaines de ses camarades étaient claires; le seul motif accordant la possibilité de quitter l'équipe serait que notre testament soit déposé sur le bureau de Sue Sylvester. Le sous-entendu de ces propos ne tarda pas à remettre en question les choix de la nouvelle. Retrouvant peu à peu ses esprits, Ruby se rendit compte de la situation: pendant que ses pensées avaient pris le dessus, ses camarades de classe avaient eu le temps de baisser leur tête sur leur cahier, le professeur vérifiant chaque pages, Gale griffonnant sur le papier quelques formules que la jeune fille avait du mal à comprendre.

Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle les leva vers le tableau. Par binôme. Dans un mouvement de cou brutal, elle observa son voisin travailler seul, écrivant à une vitesse éclaire à l'approche de l'enseignant à l'expression sévère. Prise de panique, elle tenta de lire davantage la consigne rédigée blanche sur noir. Application bijective. Les battements de son cœur s'affolèrent et dans un élan d'ingéniosité elle s'empara du stylo le plus proche d'elle pour finalement se pencher vers le cahier que son partenaire de travail venait de lui glisser. Les chiffres et les lettres s'entremêlaient sur la page ouverte sans pour autant que la jeune fille réussisse à les interpréter. Les souvenirs qu'elle avait de ce genre d'exercice ne lui revenaient pas, et sentant comme deux taches sur elle, elle dirigea ses prunelles dorées vers ce qui était le regard inquiet du blondinet. Ruby lui retourna avec une touche de reconnaissance qu'elle espérait qu'il remarqua. Tandis que certains se replongeaient dans leurs calculs suite à un commentaire de l'éducateur, d'autres attendaient avec crainte ou assurance la vérification de leur activité si cela n'avait pas déjà été fait. Lorsque le tour des deux élèves arriva, la brunette tapotant la table de son index - seul de ses membre qui osait remuer face à la situation – le doigt sur « leur » travail suivant les nombres au fur et à mesure qu'ils avaient été écrits, le professeur confirma le résultat avec un sourire. Ruby s'affala sur le dossier de sa chaise, ferma les yeux et soupira de soulagement.

Prise de stupeur, la cheerleader tressaillit. La douce et agréable voix du jeune homme ne manqua pas de la surprendre, ne l'ayant que peu entendue depuis le début du cour. L'ombre d'un sourire se dessinait sur ses lèvres qui ne montraient presque plus aucune trace de crainte, car moins pincées comme avait pu le repérer la jeune fille quelques minutes plus tôt. Le souvenir qu'il avait d'avoir aperçu la nouvelle combla cette dernière, ravie de ne pas avoir été la seule et d'avoir paru trop observatrice le jour de leur inscription. À l'évocation de sa tenue, Ruby ne put retenir un sourire qui laissait transparaitre l'évidence de cette référence. « Moi non plus je ne me suis pas reconnue... » murmura-t-elle si bas que son voisin ne sembla pas le percevoir. Alors qu'il commençait à s'excuser et à expliquer pourquoi il avait pris l'initiative de faire l'exercice sans elle, elle secoua sa tête comme pour protester. « Ne te justifie pas, c'est moi qui suis entièrement désolée, sincèrement. J'imaginais qu'il allait nous expliquer où ils en étaient dans le programme, mais apparemment ce n'est pas dans ses habitudes. » Elle marqua une pause afin de vérifier si l'enseignant s'apprêtait à l'interrompre. « En plus, je n'avais pas encore vu ce chapitre dans mon ancien lycée. Donc finalement, tu m'as sauvée! » ajouta-t-elle avec un sourire détendu. Sans vraiment savoir pourquoi, l'atmosphère paraissait moins pesant. Peut-être la jeune fille n'aurait jamais osé parler ainsi à un inconnu. Sur la voie de la guérison, pensa-t-elle pleine d'espoir.

La salle se réanimait petit à petit et le professeur se décida enfin à inscrire la correction sur le tableau noir. Quelques un d'entre eux s'apprêtaient à rectifier les erreurs commises pendant que footballers et cheerleaders se reluquaient sans incommodité. Dans ce manque de civilité, la question de Gale paraissait s'adapter aux conditions et la réponse que la jeune fille allait lui délivrer pouvait être illustrée à la perfection. Afin d'éclaircir les suspicions qui pouvaient subsister, elle décida d'avouer sans peur des conséquences – d'après son constat personnel, le jeune homme ne semblait pas avoir dans ses habitudes d'aller répéter certaines confessions aux sportifs et Cheerios pour ruiner la scolarité de la personne les ayant révélées. « En fait, pas particulièrement. Les lycéens craignent de me voir arriver avec un soda à la main et de "malencontreusement" le laisser tomber sur eux. Sauf que je n'apprécierais pas que cela m'arrive, alors pourquoi le faire à d'autres? Pour se sentir supérieure? Quel intérêt? En plus leur compagnie doit être plus agréable que celle de ces harpies. » expliqua-t-elle. Elle pris garde de ne pas dire qu'elles - les cheerleaders – étaient souvent haïes par les élèves, de peur qu'il puisse s'identifier dans les propos de la brunette et n'évoqua que le cas des lancés de boisson. Ruby fronça alors les sourcils. « Ça ne t'es pas arrivé dis-moi? Tu n'as pas l'air d'être quelqu'un à qui on aurait envie de s'en prendre, elles doivent plutôt avoir tendance à se retourner sur ton passage, non? ». La jeune fille se figea en se rendant compte du sous-entendu de sa phrase; elle venait implicitement de le complimenter à propos de son apparence. Le rouge lui monta aux joues et pour empêcher le blondinet d'avoir le temps de comprendre, elle marmonna quelques paroles sur l'impudence des adolescentes en jupette.
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MessageSujet: Re: 06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront.   06. Suivez les cheerios, elles vous fuiront. Fuyez les cheerios, elles vous suivront. EmptyVen 12 Aoû - 16:34

Gale se surprenait beaucoup à discuter sans véritablement écouter le discours agité de son professeur, qui semblait plus intéressé par son grand tableau noir que son auditoire distrait. Outre cette attitude atypique de sa part, c’était surtout son interlocutrice elle-même qui le déroutait. Ruby, malgré son faciès timide et ses paroles intelligibles, n’en demeurait pas moins une cheerleader qui –le jeune homme y croyait dur comme fer- n’aurait jamais agi de la sorte avec lui dans des circonstances différentes. Même s’il espérait profondément se tromper dans son jugement, il ne pouvait s’empêcher de douter ; et pour cause, si la brunette n’avait pas encore pris goût à jouir du malheur d’autrui, rien ne lui assurait que cette attitude ne change pas. Pour l’heure toutefois, ses paroles semblaient sincères et Gale était donc tenté de faire meilleure connaissance –avec cependant une certaine retenue. Après tout, tous les deux étaient fraichement débarqués à McKinley et rien –hormis peut-être ce fameux uniforme- ne devait les empêcher de s’entraider dans cette épreuve.

Le jeune garçon ne put retenir un sourire en coin lorsque sa camarade s’excusa concernant l’exercice qu’il venait de résoudre en temps record, soulagé que cette initiative ne fasse pas injustement de lui un monsieur-je-sais-tout qui frime bêtement. Il coula un regard vers son professeur, toujours lancé dans son monologue, puis posa de nouveau ses yeux sur sa camarade. Ceux-ci virent toutefois rapidement se réfugier sur la feuille posée sur le bureau ; il n’était jamais très doué pour gratifier les gens de regards fixes. Reprenant la parole, il porta une main fébrile dans sa chevelure qu’il caressa, penaud. « Effectivement il n’a pas vraiment l’air préoccupé par notre présence –d’ailleurs, je te parie qu’il n’a même pas remarqué que nous sommes nouveaux » protesta-t-il, fusillant du regard la feuille toujours au centre de la table. Il s’arrêta pour afficher un air miné. Peut-être avait-il eu tort de résoudre l’exercice, prétendant ainsi que Ruby elle-aussi en était capable ? Le blondinet pinça furieusement ses lèvres et se promit de réprimer une telle attitude à l’avenir. Son regard se concentra de nouveau la silhouette agitée du professeur. « La prochaine fois, je m’abstiendrai. Avec un peu de chance, s’il voit qu’on a du mal, il se posera des questions. Peut-être même qu’il viendra nous aider ! » ajouta-t-il, ponctuant son discours d’un regard déterminé. « Et puis… ne t’en fais pas, c’est rien qu’un peu d’algèbre, ça s’apprend vite » acheva-t-il d’un ton qui se voulait rassurant, soutenant cette fois-ci de ses pupilles bleues le regard de Ruby.

Il ravala son soudain enthousiasme lorsqu’il reprit subitement conscience de la situation ; aveuglé par ce désir de sympathiser, il oubliait presque qu’il s’était malgré tout imposé quelques limites. Gigotant nerveusement sur sa chaise pour se replacer correctement, il s’aperçut que sa jambe tremblait de son propre chef. Il s’efforça de contenir cette gêne et plaça une main sur son front. De cette manière, il pouvait épier discrètement les tables voisines sans éveiller de soupçons. Constatant sans grande surprise que la majorité des étudiants était peu préoccupés par le cours –certains accordaient d’avantage d’attention à leur voisin de table, d’autres à leurs téléphones habilement dissimulés sur leurs genoux- il émit un rictus discret et arqua un sourcil. Ces gestes trahissaient un dépit qu’il dissimula, songeant qu’après tout, son attitude actuelle n’avait rien de plus exemplaire que la leur. A sa décharge, écouter le cours n’aurait rien pu lui apporter de concret ; il avait déjà étudié ce chapitre dans son lycée, le connaissait quasiment par cœur, un point c’est tout. Si le pédagogue avait daigné le questionner à ce propos, il aurait très certainement proposé au jeune homme de résoudre quelques exercices plus corsés, mais vraisemblablement, ce genre de détail demeurait le cadet de ses soucis. Encore une attitude qui démontrait tout le ridicule de ce cher lycée McKinley, pensa Gale.

Les mots sortirent presque seuls de sa bouche lorsque Gale émit son hypothèse concernant l’éventuelle immunité que pouvait apporter cet uniforme bicolore à Ruby. Son ventre manqua de se nouer lorsqu’il vit que ces paroles parurent gêner la jeune fille. Celle-ci délivra toutefois une réponse que Gale écouta avec grande attention ; il ne percevait plus qu’un bruit de fond qui n’était nul autre que son professeur. Curieusement, le discours de la brunette ne fut pas celui que le blondinet avait escompté ; celle-ci semblait effectivement accueillir ce surplus de popularité avec beaucoup de mépris, une attitude que le jeune homme pouvait comprendre -si l’on fermait les yeux sur l’étrange raison qui avait poussé la jeune fille à rejoindre le clan Sylvester. Il se fit cependant violence pour éviter d’en demander plus à sa jeune camarade, formulant quelques mots en retour. « Je suis désolé, j’imagine que ça ne doit pas être facile au quotidien » dit-il, alors que les paroles de sa camarade faisaient encore leur chemin dans son esprit. Il ne s’était jamais véritablement imaginé à quel point la solitude et le désarroi pouvaient frapper une nouvelle recrue des cheerio et, à cette pensée, son visage s’assombrit. N’y avait-il donc aucun moyen pour vivre une scolarité normale, par ici ? Une question fort intrigante qui promettait de ronger le jeune homme aussi souvent que possible.

« Fort heureusement non –je n’ai pas encore gouté à la douche aux sorbets » répondit Gale, flatté par la remarque de sa camarade. Il balaya de nouveau la salle comme pour s’assurer qu’aucune cheerleader trop curieuse n’écoutait leur conversation –Ruby, de son côté, semblait foncièrement honnête. « Mais j’ai cru comprendre que le choix des victimes varie assez souvent, donc j’imagine qu’il suffit de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment et… » ajouta-il, ponctuant la fin de sa phrase par un geste mimant le jeté de sorbet. Il fit une pause dans son discours puis reprit lorsqu’il vit que son professeur continuait son aparté. L’aise avec laquelle il parlait ne manquait pas de le surprendre. « En fait, j’ai plutôt tendance à vous… hum, à les éviter lorsqu’il s’agit de les croiser dans les couloirs. Avec les footballeurs, c’est un peu la même chose –sauf qu’eux, ils sont plus faciles à déceler » renchérit-il en pointant ses yeux vers un footballeur assis quelques rangées plus loin, les bras ballants et la mine ennuyée. « D’ailleurs, tu n’as pas peur que discuter avec le lycéen que je suis ne t’apporte des ennuis ? » s’enquit-il ensuite, tout en faisant vaciller son crayon entre ses doigts. A l’accoutumée, les cheerleader trainaient toujours entre elles, ou tout au plus avec quelques footballeurs –exception faite des membres des chorales. Une telle attitude pouvait très bien lui coûter gros.
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