Choriste du mois


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 06. [Freeman's] Cure for Hangover...

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MessageSujet: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 16:02

CHARLOTTE & PATRICK



Le matin fut rude et ce fut avec une migraine pas possible que Patrick se réveilla ce jour-là. Bien qu’il fasse étonnement noir dans sa chambre, il pouvait sentir les battements de son cœur dans ses tempes. Avant de se dire qu’il serait peut être temps de se lever, il poussa un léger gémissement. Il se tourna tant bien que mal dans ses couettes et attrapa le réveil pour connaitre l’heure. Oula, il était presque une heure de l’après-midi. Il alluma la lampe de son chevet. Mauvaise idée surement ! Il grimaça alors que la lumière l’éblouie et qu’elle lui relança un mal de crâne pas possible. Il ferma les yeux, et s’extrait péniblement de son lit. Il se dirigea vers la porte de sa chambre, non sans trainer les pieds… Pied qui rencontra le pied de son armoire. –Je veux vous y voir vous, essayer de trouver la porte d’une chambre les yeux fermé- Il lâcha un énorme juron sonore avant de commencer à sautiller un peu sur place en se massant l’orteil endolorie.

Il se dit qu’user de ses yeux seraient peut être mieux que de vouloir jouer à Dare Devil pour trouver cette foutu porte. C’est en marchant presque à cloche pied qu’il ouvrit la porte menant vers le couloir. Et l’horreur de constater qu’en dehors de cette pièce, le jour était bien là. Il était habillé d’un vieux T-Shirt, et d’un pantalon de pyjama qui ne devait pas être aussi neuf que le haut. Ses yeux étaient à peine ouverts, si bien qu’on se demandait s’il les avait fermés ou non. Cheveux partant globalement et extraordinairement dans tous les sens. Le teint verdâtre, et traits marqués par la fatigue. Tête ronchonne et nez légèrement retroussé comme s’il venait de sentir une odeur particulièrement abjecte dans les environs, il se mit à avancer péniblement vers la cuisine.

Arrivé dans le lieu, la première chose qu’il fit, c’est tirer les stores des fenêtres pour limiter la luminosité. Il avait l’impression que sa tête allait exploser. Il s’installa sur un tabouret et posa sa tête lourdement entre ses bras en se disant qu’il serait peut-être temps de préparer le repas du midi pour sa fille. Fille, qui, ne s’était pas encore manifesté depuis son réveil. Mais vu le bruit qu’il avait fait après s’être cogné atrocement le pied contre son armoire, elle a dû être alerté de son réveil. Et rien que le fait de penser à « nourriture » lui donna un haut le cœur assez phénoménale et il se demandait si préparer n’importe quoi à manger risquait de ne pas l’achever une bonne fois pour toute.

Il y avait eu ce foutu bal la veille. Patrick détestait la Saint Valentin mais y est allé pourtant, sachant que Charlotte y faisait un tour. Il avait constaté que Chris était accompagnée avec un certain John et après ? Ce fut la débandade… Patrick qui s’est acharné sur le toast mais surtout sur le Ponch et au final… Et bien… Il ne se rappelle plus bien. Juste peut être une histoire de chemise enlevée… ou un truc dans le même genre. Quoi qu’il en soit, sa Charly avait dû intervenir et là il ne put s’empêcher de se sentir mal, d’avoir surement dû gâcher la fête à sa fille. Il se promit de ne plus boire une goutte d’alcool alors… Vu l’état dans lequel il est.


Dernière édition par Patrick Freeman le Jeu 2 Juin - 17:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 17:06

Cloîtrée dans sa chambre, Charlotte Freeman cliquait répétitivement sur le bouton « actualiser » des comptes Twitter qui semblaient l’intriguer au plus haut point ; le premier MYFATHERSPYINGONME était le sien, bien évidemment, le second celui de FRENCHYPATOU, son père et enfin le troisième celui de Gossip Glee. Elle attendait les nouveaux tweets avec une certaine appréhension ce qui n’avait rien d’étonnant compte tenu de ce qui s’était passé la veille lors du Bal de Saint Valentin organisé par le lycée de McKinley. Jamais Charlotte n’avait eu autant envie de se planquer dans un casier. Primo parce qu’elle détestait la Saint Valentin, deuxio parce que son père, professeur de français, s’était porté volontaire pour jouer les chaperons et ainsi guetter les fréquentations de sa fille même s’il affirmait le contraire et enfin tertio parce que ce dernier n’avait rien trouvé de mieux que de se saouler au ponch !

Elle se revoyait encore, vêtue de sa belle robe rouge qu’elle avait spécialement achetée pour l’occasion… Bien qu’elle se prétendait être « anti Saint Valentin jusqu’au bout des ongles » ça ne l’avait pas empêché de se faire belle et de recevoir aux passages quelques remarques par son père entre deux compliments. Elle était aux toilettes en train de se refaire une beauté tout en discutant avec d’autres lycéennes lorsque son téléphone portable s’était mis à sonner, coupant court à la petite discussion. Elle s’était éloignée pour pouvoir répondre dans le calme. « Charlotte Freeman ? ». La jeune fille fronça les sourcils un moment puis, consentit à répondre. « Oui, c’est bien moi. ». Il y eut un moment de silence au cours duquel la jeune femme crut entendre un long soupir s'échapper de la bouche de son interlocuteur puis, une porte se pousser et une musique entêtante résonner dans le téléphone ; cela ne pouvait dire qu’une chose : la personne en question se trouvait dans le lycée. « C’est assez embêtant comme situation mais, si vous pouviez venir récupérer votre père... ». De nouveau, l’adolescente fronça les sourcils, un air qui affichait parfaitement l’incompréhension la plus totale. « Mon père ? Pourquoi ? ». Estimant que l’interlocuteur anonyme mettait bien trop de temps à répondre, Chalotte quitta immédiatement les toilettes et poussa la porte du gymnase où elle assista au spectacle désastreux qui se déroulait juste devant ses yeux. « OH MON DIEU ! ». Bouche grande ouverte, portable toujours collée contre son oreille, Charlotte eut tout juste le temps d’entendre un « Je pense que ce n’est plus nécessaire de répondre à votre question. » avant de raccrocher sèchement.

Son père se tenait là, au beau milieu de la piste de danse en train de se déhancher sous les regards désireux d’autres adolescentes aux hormones en ébullition et que Charlotte avait toujours soupçonné de fantasmer sur leur professeur de français. En le voyant commencer à déboutonner sa chemise, Charlie joua des coudes avant de pousser la foule sans aucune pitié pour se frayer un chemin. Elle tenta vainement de le pousser jusqu’à la sortie mais, son père était devenu un vrai poids mort qui grommelait quelques paroles non cohérentes. Elle fut rapidement aidée par quelques-uns de ses collègues qui l’escortèrent jusqu’à leur véhicule. Ce fut Charlotte qui reprit le volant avec un père amorphe à ses côtés pour seule compagnie, le plus dur fut sans doute de l’amener jusqu’à sa chambre et d’attendre sagement derrière la porte pendant qu’il essayait d’enfiler son pyjama. Le moins que l’on puisse dire c’était que la première partie de la nuit fut assez mouvementée. Charlie était restée au chevet de son père afin de s’assurer qu’il ne fasse pas quelque chose de stupide comme par exemple s’étouffer dans ce qu’il risquait de régurgiter jusqu’à ce qu’elle estime qu’il n’avait plus besoin d’être materné. A savoir aux alentours de 3 heures du matin. Contrairement à son père, Charlotte se réveilla fraîche comme une rose le lendemain. Après un petit saut dans sa chambre pour s’assurer qu’il allait bien et un passage dans la salle de bain, la jeune fille s’était enfermée dans sa chambre actualisant sans cesse la page des trois comptes Twitter qui l’inquiétait le plus.

Le soleil était à présent à son zénith et outre la faim qui lui tiraillait le ventre, Charlie commençait sérieusement à s’inquiéter de ne pas voir son père encore levé à cette heure-ci, jusqu’à ce qu’un bruit suivit d’un juron ne la masque définitivement. Un sourire naquit sur ses lèvres malgré elle alors qu’elle tendait l’oreille pour entendre son père peiner à atteindre la cuisine. Heureusement que leur maison était un plain-pied. Elle n’osait à peine imaginer le parcours du combattant qu’il aurait livré si en plus il avait du se coltiner un escalier en colimaçon.

Charlotte soupira et se décida enfin à le rejoindre. Arrivée dans la cuisine, elle s’appuya contre l’encadrement de la porte, croisant les bras sur sa poitrine, avec un air lourd de sens. « Tu sais p’pa. Avant, Hulk c’était mon personnage préféré parce que plus il est énervé, plus fort il est mais, grâce à toi j’ai appris que c’était la même chose pour n’importe quel type bourré un samedi soir. Eh ouais. Photosensibilité ? Migraine atroce ? Je ne suis pas médecin mais, je m’avancerais tout de même en disant que ce sont tous les symptômes de l’inconfort qui suit une belle gueule de bois. ». Charlie afficha un léger sourire et ouvrit le réfrigérateur pour en sortir un verre rempli d’une mixture étrange puis, en prépara un second dans lequel elle ajouta de l’eau et une aspirine. « Tiens. Ce cocktail c’est pour ta tête de zombie et celui-là pour la migraine. »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 18:16

Il ne releva pas la tête quand en guise de bonjour, Charlotte le sermonna partant dans une métaphore que Patrick eut beaucoup de mal à comprendre… et qui, au final, n’essaya même pas de comprendre. Il préféra rester tête dans ses bras, un peu honteux de ce qui s’est passé la veille, durant le bal de Saint Valentin. Enfin de ce qu’il s’en rappelle en tout cas. De là où il était-il lança pourtant de sa bouche pâteuse :

PATRICK « J’me serai plutôt attendu à : Bonjour p’pa ! J’espère que tu as bien dormi ! »

Il avait dit ca, sans but de la sermonner, vu qu’à cet instant précis, c’est le père qui se faisait passer un savon par la fille. Ce n’est pas nouveau chez les Freeman. Ce n’est pas la première fois et ca ne sera pas la dernière fois. Il était conscient qu’il allait trop loin et qu’il faisait un peu n’importe quoi des fois. Mais avec Anne, sa mère, qui est bien trop stricte, c’est d’autant plus cool d’avoir un père fun. Quoi que… des fois il se le demandait…

Quand il l’entendit ouvrir le réfrigérateur, il consentit à lever la tête pour la regarder passer. Elle lui tendit deux verres qu’elle posa devant lui. Sourcils froncés, mine encore plus renfrognée, il détailla les verres, une légère grimace sur le visage. Y’a surtout un des deux verres qui… n’avait pas envie de boire. Il le porta jusqu’à son nez, le renifla et le reposa aussi rapidement, retenant un haut le cœur. Il repoussa de manière assez théâtrale avant de dire :

PATRICK « Laisse Bruce Wayne où il est… T’as envie de m’achever avec ce truc-là ? Pour l’heure, je crois que je ne suis pas capable de m’avaler quoi que ce soit. Je la retiendrai cette soirée. Enfin… »

Il tilta alors ce que sa fille dit enfin. Elle en savait des choses sur la gueule de bois. Qu’est-ce qu’elle lui cachait… Il s’était douté d’une ou deux sorties en douce déjà… Même mal en point, Patrick restait au taquet quand il s’agissait de sa fille. Il se redressa un peu sur son tabouret, tendit un doigt accusateur vers la demoiselle et ajouta avec une mine suspecte :

PATRICK « C’est comme ce truc anti-gueule de bois ? Tu tiens ca d’où jeune fille ? Je te rappelle que tu n’as que seize ans et que tu es mineure. »

Bon, OK, il s’attendait à un retour de force en pleine figure à ce moment-là. Entre les deux, celui qui n’avait pas assuré était le père, et vu l’état dans lequel il se trouvait, il était vraiment mal placé pour lui dire ca. Mais fallait bien qu’il joue de son rôle de père de temps à autre.
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 19:20

Charlotte donnait vraiment l’impression de savourer la scène qui se déroulait sous ses yeux en étant tout de même partagée entre l’envie irrésistible de lui rendre la monnaie de sa pièce pour la soirée qu’il avait gâché et la probable réputation qu’il avait terni et celle de s’occuper de lui comme toutes les fois où il avait été présent lorsqu’elle était souffrante. Fort heureusement, la balance penchait sérieusement pour la seconde option, en particulier lorsqu’elle le vit enfouir sa tête dans ses bras. Elle se doutait que ce geste n’était pas uniquement dans le but de protéger ses yeux de la luminosité ou de calmer cette douleur lancinante qui lui transperçait le crâne de part en part mais, aussi et surtout parce qu’il avait un peu honte de ses agissements qui avaient conduit sa fille à lui faire la morale. « J’me serai plutôt attendu à : Bonjour p’pa ! J’espère que tu as bien dormi ! ». Un léger rire lui échappa puis, un sourire hypocrite et candide se dessina sur ses lèvres… Un sourire qui ressemblait étrangement à celui de Patrick. Tel père, telle fille. « Bonjour P’pa ! J’espère que tu as bien dormi ! » répéta-t-elle mot pour mot. Elle était la mieux placer pour savoir s’il avait bien dormi puisqu’elle avait passé une bonne partie de la nuit à s’assurer qu’il ne s’étouffe pas avec ce qu’il avait mangé et bu cependant, elle se garda bien de le lui faire remarquer, le pauvre lui semblait déjà bien misérable et Charlotte était assez intelligente pour reconnaître une bonne occasion de se taire. Inutile d’en rajouter une couche, la migraine qui le tenaillait valait sûrement tous les sermons du monde !

En voyant la mine renfrognée qu’il afficha lorsqu’elle lui présenta le cocktail qu’elle avait préparé suivit de ce geste qui voulait tout dire, Charlotte écarta le verre du nez de son père au risque de le voir régurgiter, une chose qui lui risquait fortement de lui couper toute envie de manger. « Nausées matinales ? ». L’adolescente pinça les lèvres puis, se les mordilla avec force pour retenir une envie subite d’exploser de rire. Il valait mieux en rire qu’en pleurer, n’est-ce pas ? Avec cette soirée, il en était ressortie que son père n’était pas du tout, mais alors, pas du tout sortable !! Quelle idée de vouloir chaperonner des lycéens, lui qui, au final, s’était fait chaperonner par sa fille. Il allait sûrement passer pour un mauvais père et ça, Charlie ne le supporterait. C’était aussi pour cette raison qu’elle guettait les nouveaux tweets, prête à bondir sur son clavier pour rabattre le caquet de toutes ces personnes qui oseraient s’en prendre à son père. « Laisse Bruce Wayne où il est… T’as envie de m’achever avec ce truc-là ? Pour l’heure, je crois que je ne suis pas capable de m’avaler quoi que ce soit. Je la retiendrai cette soirée. Enfin… ». L’adolescente haussa les épaules et finit par s’installer sur la chaise en face celle où s’était avachi son père quelques instants plus tôt. « Il faut bien que ça repasse quelque part. Oh, je crois que cette soirée restera inoubliable pour tout le monde… Prends au moins l’aspirine pour calmer ton mal de crâne. ».

Charlotte eut un mouvement de recul soudain lorsque son père se redressa vivement pour la pointer d’un doigt accusateur. Elle leva les mains en l’air comme si elle s’attendait à se faire tirer dessus sans sommation et vu la tête qu’il affichait, il y avait de quoi avoir peur. Des cernes de trois kilomètres sous les yeux, un teint délavé et verdâtre, des cheveux ébouriffés comme jamais. « Je ne te l’ai pas dit mais, sérieux p’pa. La coupe à la Nicolas Sirkis ne te va pas du tout. ». Faire diversion en parlant d’un chanteur français était vraiment une tentative désespérée. « C’est comme ce truc anti-gueule de bois ? Tu tiens ca d’où jeune fille ? Je te rappelle que tu n’as que seize ans et que tu es mineure. ». Fort heureusement, Charlotte avait une réponse toute préparée pour ce genre d’accusation… Une réponse que son père se prendrait sûrement de plein fouet. Pour commencer, elle afficha une moue de dégoût en sentant l’haleine alcoolisée de son père. « Wow, je viens de me prendre 5 verres de ponch d’un coup là. ». Charlie marqua une pause et posa ses mains sur la table. « Google. Tu sais ce moteur de recherches dont tu n’arrêtes pas de te plaindre parce que tes élèves en usent et en abusent pour les dissertations que tu leur demande. Je passe aussi mon temps à actualiser les pages Twitter pour m’assurer qu’on ne parle pas de ton exhibitionnisme. ». Son ton n’avait rien de réprobateur, elle ne le jugeait pas mais, lui faisait juste comprendre qu’il n’avait pas à s’emporter pour un cocktail anti gueule de bois qu’elle avait préparé un peu plus tôt dans la matinée et surtout qu’il était mal placé pour ce genre de remarque. « Qu’est-ce qui t’as pris, p’pa ? »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 20:27

CHARLOTTE « Bonjour P’pa ! J’espère que tu as bien dormi ! »

Patrick eut un sursaut alors qu’une légère exclamation d’amusement –ou ce qu’on pourrait définir comme tel- alors qu’il aurait pu s’amuser de la réaction de la jeune fille plus ouvertement. Il resta un instant là, retardant le fait qu’il ait à faire face à Charlotte. Elle lui posa les deux verres devant lui et repoussa celui qui semblait être le cocktail « anti-gueule de bois ». Il n’était pas d’humeur à avaler quoi que ce soit et surtout pas ca. Bien qu’il ne doutait pas de son efficacité. La demoiselle lui posa une question tout à fait oratoire et qui n’avait pas besoin d’avoir une réponse. Elle semblait s’amuser de la situation malgré tout. Patrick ne lui en voulait pas, il avait bien été ridicule et il méritait la gueule de bois qu’il avait. Dans un sourire qui ressemblait plus à une grimace, il répondit :

PATRICK « Ne t’attends pas à un petit frère ou une petite sœur. Je ne suis pas enceinte. »

Il fallait bien ajouter une touche plus légère à cette situation et c’était le genre de Patrick d’ajouter ce genre de pointe d’humour, même dans des moments comme celui-ci. Pointe d’humour que sa fille maitrisait avec merveille. Ce qui pouvait donner des conversations tout à fait hors du commun quand père et fille se mettait à discuter entre eux. Il repoussa le Cocktail.

CHARLOTTE « Il faut bien que ça repasse quelque part. Oh, je crois que cette soirée restera inoubliable pour tout le monde… Prends au moins l’aspirine pour calmer ton mal de crâne. »

Patrick plissa les yeux et finit par attraper le verre d’aspirine mais se contenta de le regarder longuement. Soirée inoubliable… Bien qu’il ne se rappelait pas de tout. Puis l’image de Chris avec John lui revint en tête. Froncement de sourcil, il se mordit l’intérieur de la joue pour éviter d’y penser. Puis il se concentra sur autre chose. Sur le fait que Charlotte connaisse si bien un remède contre la gueule de bois. Redressé, doigt pointé vers sa fille, elle leva les mains en l’air comme prise sous un coup de feu. Il la sermonna sur l’alcool et le fait qu’elle soit encore mineure. En premier lieu, elle lui lança une réplique cinglante sur son haleine. Patrick ne mit le doigt dessus, trop préoccupé par une réponse plus concrète. Il ne cilla pas, attendant la réponse de sa fille. Elle reposa ses mains sur la table et reprit la parole.

CHARLOTTE « Google. Tu sais ce moteur de recherches dont tu n’arrêtes pas de te plaindre parce que tes élèves en usent et en abusent pour les dissertations que tu leur demande. Je passe aussi mon temps à actualiser les pages Twitter pour m’assurer qu’on ne parle pas de ton exhibitionnisme. »

Patrick fit la moue et baissa sa main à son tour pour attraper son verre remplie. Il n’avait pas pensé à ca et il savait qu’un petit tour comme il a pu faire la veille n’allait pas passer inaperçu. Il se fichait de sa réputation, mais pour ce qui est de sa fille… Il savait comme les rumeurs pouvaient courir vite et comment elle pouvait vous détruire la vie en l’espace d’une soirée. Il se sentit gêné de de qu’il a pu faire et se dit qu’il avait vraiment gâché la soirée de sa fille cette fois là. Il resta trop silencieux, si bien qu’elle continua sur une question :

CHARLOTTE « Qu’est-ce qui t’as pris, p’pa ? »

Il attrapa son verre contenant l’aspirine et le but d’une gorgé. Il espéra qu’il ne fasse pas le sens inverse aussi rapidement. Il fit une grimace et après avoir fait passé le médicament, il consentit à répondre enfin :

PATRICK « Je suis désolé pour ce qu’il s’est passé hier soir. Je sais comment sont les lycéens. En plus… C’est moi que t’ai fait venir ici et… Rha… De toute manière, ce qui est fait est fait et… J’espère que ca ne te portera pas préjudice. »

Qu’est-ce qu’il lui a pris ? Devait-il en parler à Charlotte ou non ? Il n’avait pas envie de parler de Chris et il connaissait bien Charlotte, elle allait surement lui poser de plus en plus de questions pour en fin de compte tenter de lui arranger un coup avec. Patrick ne voulait pas ca. Pourquoi ? Simplement à cause de son passé… De choses que Charlotte ne savait pas et souvent ca se terminait sur une impasse quand il partait sur cette discussion-là.

PATRICK « Tu sais que j’aime pas la Saint Valentin… Et… »

Il tenta alors de tasser ses cheveux dressés sur sa tête, se rappelant de la remarque que Charlotte a pu faire sur un certain Nicolas Sirkis. Changeant d’expression de visage du tout au tout et cherchant à détourner la conversation avec Brio comme il savait le faire, il ajouta :

PATRICK « C’est qui Nicolas Sirkis ? »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 21:22

Charlotte se doutait qu’il y avait une raison pour que son père en arrive à de telles extrémités et c’est justement ça qui l’inquiétait parce que bien qu’il soit réputé pour être du genre mystérieux, elle se doutait que quelque chose n’allait pas et l’avait rongé au point qu’il se saoule au ponch. Elle savait aussi que lui faire cracher le morceau ne serait pas une mince affaire et qu’il saisirait la moindre occasion pour changer de sujet comme il avait l’habitude de le faire. C’était d’ailleurs un art dans lequel Patrick Freeman excellait mais, Charlotte avait aussi certains talents et ne désespérait pas de réussir un jour à le faire parler. « Ne t’attends pas à un petit frère ou une petite sœur. Je ne suis pas enceinte. ». De nouveau, l’adolescente haussa les épaules avec innocence. Une mimique qu’elle faisait très souvent et qui, d’après sa mère, ne faisait qu’accentuer la ressemblance flagrante entre le père et la fille. « Pas grave, ça me plait assez d’être fille unique et je pense que de toute manière j’ai réduit toutes tes chances d’avoir une nouvelle descendance à néant le jour où tu m’as mis une batte de baseball dans les mains. ». Un peu d’humour dans ce monde de brutes, ça avait toujours été la philosophie des Freeman et ça mettait également un peu de piment lors des réunions familiales parfois ennuyeuses à mourir. Elle appréciait vivre avec son père peut-être bien plus qu’avec sa mère, son amour pour eux était pourtant très fort mais, elle s’amusait beaucoup plus avec son paternel qu’avec celle qui l’avait mise au monde et qui avait tendance à être beaucoup trop stricte. Curieusement, Patrick ne releva même pas la remarque de sa fille concernant Google et Twitter, seule une petite moue se dessina sur son visage encore délavé et bouffi. Il renonçait à toutes tentatives de tenir tête à Charlotte, ce dont elle se félicita intérieurement.

« Je suis désolé pour ce qu’il s’est passé hier soir. Je sais comment sont les lycéens. En plus… C’est moi que t’ai fait venir ici et… Rha… De toute manière, ce qui est fait est fait et… J’espère que ca ne te portera pas préjudice. » . Charlie arqua légèrement un sourcil puis, secoua la tête de gauche à droite. La réputation qu’elle aurait suite à cet incident était le cadet de ses soucis à l’heure actuelle, ce qui l’était beaucoup moins restait sans aucun doute la raison pour laquelle son père s’était saoulé comme un adolescent. « Tu sais que j’aime pas la Saint Valentin… Et… ». « Et quoi, papa ? » . C’est le moment propice qu’il choisi pour remettre ses cheveux en ordre et s’intéresser à ce qu’elle avait dit plus tôt comme si cela venait tout juste d’arriver à la case « cerveau ». « C’est qui Nicolas Sirkis ? ». Charlotte, bien que surprise, répondit tout de même à la question, qui, elle le savait pertinemment, ne l’intéressait pas du tout et n’était qu’un moyen comme un autre de détourner la conversation à son avantage aussi décida-t-elle simplement de l’avoir à son propre jeu. « Regardes sur Google. ». Une manière comme une autre de lui faire comprendre qu’elle n’était pas dupe et qu’elle ne comptait pas le lâcher aussi facilement. « Je me fous pas mal de ma réputation, papa. Je suis nouvelle dans ce lycée mais, toi… Tu es professeur et même si, comme toute ado qui se respecte, je supporte assez mal l'idée de croiser mon père dans les couloirs je ne veux pas que tu te fasses virer pour autant ! Tu étais censé chaperonner pour éviter le genre de situation dans laquelle tu t’es finalement retrouvé. Je sais que tu déteste la Saint-Valentin, j’ai parfaitement assimilé et figures-toi que j’ai totalement adhéré aussi. Ce qui m’inquiète c’est que tu aurais pu choisir n’importe quel bar pour te mettre minable mais, qu’au lieu de ça, tu as préféré le faire dans un lycée qui, soit dit en passant, est ton lieu de travail. ». Charlie se mordilla légèrement la lèvre, consciente d’en avoir peut-être un peu trop dit, encore un trait de caractère qu’elle tenait des Freeman. « Sauf erreur de ma part, je pense que c’est dû à un problème plus profond que le simple boycottage d’une fête. Dis-moi, papa… Est-ce que tu ne serais pas tombé amoureux, par hasard ? »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyJeu 2 Juin - 23:58

L’humour de la famille Freeman pouvait en faire grimacer plus d’un. Surtout les gens qui ne les connaissaient pas pouvaient rapidement arriver à tirer une tête perplexe face à la discussion que pouvait entretenir père et fille. Cela pouvant aller de touche d’humour à une autre touche d’humour. Et bercé par cette humour grinçant de son père, la petite Charly avait récupéré un sens de la répartie implacable. Et là où n’importe qui aurait roulé des yeux à une remarque complètement à côté de la plaque en disant : « N’importe quoi », la jeune demoiselle avait simplement répondu comme si cette conversation pouvait sembler des plus normales, sur le fait que son père lui ait dit avec un grand sérieux, qu'il n'était pas... enceinte...

CHARLOTTE « Pas grave, ça me plait assez d’être fille unique et je pense que de toute manière j’ai réduit toutes tes chances d’avoir une nouvelle descendance à néant le jour où tu m’as mis une batte de baseball dans les mains. »

Si Patrick avait été en train de boire à ce moment précis, il aurait surement recraché ce que contenait le verre suite à la réplique bien envoyée de son enfant. Elle avait en effet de qui tenir. Elle se rappelait de ca ?!? Hou ca date ! Léger haussement de sourcil, sourire en coin rapide qui montra son amusement. Oui, il se rappelait bien de ce jour-là. Il était en train de montrer à Charlotte comment tenir une batte de Baseball. Après lui avoir montré comment on tirait, il s’était mis en face d’elle pour lancer la balle. Premier essai, elle frappa dans la balle à pleine puissance. Superbe frappe en y repensant… Il en a continué à morfler pendant un mois. Certains n’aillant pas laissé échapper sa nouvelle façon de marcher un peu bancale, notamment la mère de la gamine, qui a demandé à Charlotte, ce qui était arrivé avec son père. La gosse, toute pleine d’innocence avait alors répondu un truc dans le genre : « On a fait du Baseball avec papa et d’après ce que j’ai compris, j’ai envoyé la p*tain de balle dans ses bijoux de famille… Dis maman ? C’est quoi les bijoux de famille ? C’est ca qui sert à faire les bébés ? » Bien entendu, sans que Patrick ne puisse faire grand-chose, elle a enchainé sur l’explication de l’art de faire des bébés que son père lui avait expliqué quelques jours plus tôt avec la claque d’Anne qui avait suivi. Il répliqua :

PATRICK « Si je m’en rappelle… C’était quelques jours après que tu m’aies demandée comment on fait les bébés… Je suppose que mon explication ne t’avait pas suffi. J’ai toujours su que tu ne voulais pas de frères ou de sœurs… Espèce de fille pourrie gâtée va ! Sans compter à ce que tu as été raconté à ta mère ce jour-là… Elle n’était pas contente du tout et je te pris de croire qu’il n’y a pas que ces fameux bijoux de famille qui ont pris cher ce jour-là. »

La conversation tourna sur ce qu’il s’était passé ce soir-là et à force d’entrer et de sortir de la conversation comme il le faisait, on pouvait rapidement en perdre son latin. Enfin… C’est surtout Patrick qui aimait vaciller dans la conversation. Quoi que Charlotte commençait à avoir l’art de le faire aussi bien que son père quand elle ne voulait pas parler de quelque chose. Un jeu dont père et fille adorait s’adonner, au plus grand malheur de certains qui n’arrivait pas forcement à suivre le pourquoi du comment de la conversation. Mais le pire étant qu’il avait intrigué sa fille par la suite. Idiot, il aurait dû se taire, mais il n’était pas si frais et ses cabrioles finissaient alors par tomber à plat dans ces conditions. Il tenta de repartir sur Nicolas Machin-Chose, dont il se foutait royalement en fin de compte… Mais dans l’art de tenir le crachoir sur un sujet il était devenu Maitre et même sa fille n’avait pas son entrainement.

PATRICK « Nicolas Circus ? Silkis ? Clitis ? Clitoriiii... Heu... Ehrem...sss... Siclis ? Si… Ca s’écrit comment ? Avec un C ? Un S ? Y’a un Y ? C’est Nicholas avec un h ? Avec un k ? Ca prend un s ou pas ? Tu peux me l’écrire ? Et puis tu sais ce que je pense de Gogole et de son apport intellectuel… Les jeunes ne savent même plus ce que c'est une bibliothèque de nos jours. »

Finit-il presque en ronchonnant et en déformant consciemment le nom du moteur de recherche. Il se leva et alla dans le salon, non sans se trainer et chercha presque à l’aveuglette un morceau de papier et un crayon. Il les trouva et les mit en évidence sur une table basse et tout en allant se rasseoir ajouta :

PATRICK « Tu les veux ? Vas les chercher ! Je pense qu’avec mon état, je ne serai pas capable de tenir le papier… Le crayon… et de m’orienter dans cette luminosité qui me donne un mal de crâne insoutenable. Je suis comme Matt Murdock qui découvre sa cécité, mais malheureusement la gueule de bois ne fait qu’accroitre la migraine, et pas mes autres sens… De plus, je suppose qu’on ne s’est jamais posé la question du : Est-ce qu’une gueule de bois peut être foudroyante… Tiens, ca serait une bonne idée de dissertation en Philo, faut que j’en touche un mot à [nom du prof]. »

Il fit une grimace tout en posant ses fesses sur sa chaise, et ajouta :

PATRICK « Autant pour moi, je me suis planté, ca doit être Edward Cullen… C’est pas un vampire ce type déjà ? »

Il savait exactement qui était Edward Cullen et que ce n'était pas un vampire conventionnel qui n'était pas réellement photosensible mais qui avait d'autres particularité, histoire de faire parler sa fille d'autre chose... Bon, il n’échappa pas ce à quoi Charlotte avait en tête… Une discussion sur ce qui s’était passé réellement.

CHARLOTTE « Je me fous pas mal de ma réputation, papa. Je suis nouvelle dans ce lycée mais, toi… Tu es professeur et même si, comme toute ado qui se respecte, je supporte assez mal l'idée de croiser mon père dans les couloirs je ne veux pas que tu te fasses virer pour autant ! Tu étais censé chaperonner pour éviter le genre de situation dans laquelle tu t’es finalement retrouvé. Je sais que tu déteste la Saint-Valentin, j’ai parfaitement assimilé et figures-toi que j’ai totalement adhéré aussi. Ce qui m’inquiète c’est que tu aurais pu choisir n’importe quel bar pour te mettre minable mais, qu’au lieu de ça, tu as préféré le faire dans un lycée qui, soit dit en passant, est ton lieu de travail. »

Comme un gosse prit sur le fait, il s’intéressa à gratter le vernis du bois de la table, qui commençait un peu à s’effriter. Répondant régulièrement à sa tirade par des « Humhum… » tout en haussant les épaules d’un air faussement innocent qui n’était pas s’en rappeler le geste que Charlotte avait fait quelques minutes plus tôt.

CHARLOTTE « Sauf erreur de ma part, je pense que c’est dû à un problème plus profond que le simple boycottage d’une fête. Dis-moi, papa… Est-ce que tu ne serais pas tombé amoureux, par hasard ? »

Son regard se releva tout de suite, sourcils relevés, air surpris. Elle avait capté son attention d’un seul coup. Erreur de Patrick, il n’aurait jamais du tilter comme ca. Elle allait s’en donner à cœur joie. Il tenta une manœuvre de contournement pourtant. Il secoua la tête –pas trop fort non plus- avant de répondre :

PATRICK « Pffff raisonnement parfaitement idiot. C’est comme affirmer que Suzanne Sylvester aime les enfants et qu’elle a l’intention de donner ses économies pour une œuvre de bienfaisance pour les pauvres orphelins de Lima, ce qui est bien entendu pas le cas... »

Il baisse les yeux, réfléchi un instant et reprit plus bas dans une pensée à voix haute qui sonnait particulièrement faux :

PATRICK « … Pauvres orphelins d’ailleurs… C’est triste pour eux. »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptySam 4 Juin - 17:05

Grâce à son père et en plus du sens de l’humour qu’il partageait, Charlie s’était forgé également un certain sens de la répartie, qui, elle le savait, rendait son père aussi fier que blasé, surtout lors de petites conversations comme celles-ci qui se terminait bien souvent en dialogue de sourds. Contrairement à Patrick, Charlotte n’aimait pas les changements de sujets soudains car elle estimait que cela ne réglait malheureusement pas les problèmes. La franchise avait toujours été maître mot bien que parfois, l’adolescente utilisait cette méthode avec son père afin qu’il se rende compte à quel point ne pas avoir de réponse claire à une question précise pouvait être frustrant. Charlie ne s’en était pas vraiment rendue compte mais, elle venait de lui ouvrir une nouvelle porte dérobée dans leur petite conversation en mentionnant ses exploits au baseball lorsqu’elle était enfant et bien entendu, son père rebondit sur cette petite anecdote douloureuse en espérant que sa fille n’y verrait que du feu. « Si je m’en rappelle… C’était quelques jours après que tu m’aies demandée comment on fait les bébés… Je suppose que mon explication ne t’avait pas suffi. J’ai toujours su que tu ne voulais pas de frères ou de sœurs… Espèce de fille pourrie gâtée va ! Sans compter à ce que tu as été raconté à ta mère ce jour-là… Elle n’était pas contente du tout et je te prie de croire qu’il n’y a pas que ces fameux bijoux de famille qui ont pris cher ce jour-là… ». Pour le coup, Charlotte fut vraiment tenté de lui répondre avant qu’une petite voix dans sa tête ne lui indique que son père tentait encore d’éviter la conversation. Cependant, l’adolescente ne put que ce souvenir de ce fameux jour, un souvenir qu’elle n’aurait oublié pour rien au monde. Un souvenir précieux de ces merveilleuses journées passées entre père et fille.

Flashback
Elle se souvenait de l’uniforme que son père lui avait acheté spécialement pour l’occasion, la tenue d’un parfait joueur de baseball, le pantalon pas sexy du tout, le T-Shirt ample, les baskets blanches et la casquette. Le tout à l’effigie de l’équipe favorite de son paternel. A la demande de Patrick, Charlotte avait attaché ses longs cheveux blonds et ondulés qu’elle avait ensuite passés dans la languette de sa casquette. Là où certaines jeunes filles auraient sans doute rechigné, Charlie affichait une mine réjouie qui montrait parfaitement l’enthousiasme qu’elle ressentait à l’idée de passer une journée avec son père dont elle buvait les paroles. La jeune fille comptait bien appliquer les conseils de son père au pied de la lettre, elle s’empara donc de la batte après qu’il lui eut expliqué quelques règles élémentaires. Charlotte regardait les matchs de temps en temps, elle avait noté que tous les joueurs faisaient quelques choses de parfaitement ridicule ; taper le bout de sa batte contre le sol ou sur la semelle de leur chaussure. C’est donc dans un esprit de professionnalisme que Charlie s’exécuta, un geste qui sembla amuser son père. Elle se positionna ensuite comme il le lui avait montré puis, le fixa, prête à frapper. Patrick lui lança alors la balle avec force et Charlotte frappa avec force. Malheureusement, elle n’avait pas pris le temps de viser comme son père le lui avait montré un peu plus tôt, la balle avait donc rebondi sur le sol avant de terminer sa course au niveau des valseuses de son père qui se courba aussitôt. A cette époque et à chaque fois qu’elle parvenait à réussir quelque chose, Charlie avait la fâcheuse habitude d’imiter le bruit des machines à sous au casino, c’est donc le plus innocemment du monde qu’elle avait chantonné un petit « Gling, gling, gling ». Inutile de préciser qu’elle ne comprit pas du tout pour quelle raison son père lui lança un regard aussi décontenancé que douloureux.

Oui, elle s’en souvenait. Tout comme l’épisode du lendemain lorsqu’elle retourna chez sa mère qui s’inquiétait de voir son ancien amant marcher de la sorte. « Tu as vu, maman ? Papa imite très bien les oies des Aristochats. ». Suspicieuse, Anne avait alors demandé à sa fille pour quelle raison il marchait de la sorte et Charlie lui avait répondu le plus simplement et le plus innocemment du monde : « On a fait du baseball avec papa et d’après ce que j’ai compris, j’ai « envoyé la put*in de balle dans ses bijoux de famille. Dis, maman… C’est quoi les bijoux de famille ? C’est ça qui sert à faire les bébés ? Parce que papa m’a dit que ce n’était pas vrai cette histoire de cigognes. Il a tenté de m’expliqué avec une bouteille de lait et un bol, j’ai pas tout compris… ». Ce fut le mot de trop, les cinq doigts de la main d’Anne marquèrent la joue de Patrick, sous le regard ahuri des deux Freeman. Elle n’avait pas oublié la séance de baseball mais, avait totalement oublié ce passage.

Fin du flashback

« Oui bon… Le point positif dans tout ça c’est qu’au moins à 16 ans je sais comment on fait les bébés contrairement à certains qui pensent que ça se transmet par les remous d’un jacuzzi… ». Son père était professeur alors si une telle chose était parvenu jusqu’aux oreilles de sa fille, il devait sûrement en être de même pour Patrick Freeman. Ce dernier commençait à se poser des questions quant à l’orthographe de Nicolas Sirkis, une personnalité qui était pourtant très connue en France. Elle se demandait parfois lequel des deux était professeur de français ! Il fallait dire que depuis toute petite, Charlie avait été bercée par la culture française… du moins, la langue française. Son père adorait lui parler en français tant et si bien que Charlotte avait fini par assimiler parfaitement cette langue, il y avait tout de même un léger accent américain qui persistait malgré tout et qui lui donnait un peu de charme malgré elle. La France fascinait beaucoup l’adolescente parce qu’en plus, ce pays avait vu naître sa grand-mère, une femme que Charlie n’avait jamais vu car les discussions à son sujet étaient toujours soigneusement évités ce qui n’avait fait que renforcer sa curiosité sur l’Histoire de l’Hexagone. Son père s’amusait à déformer le nom de Sirkis, elle afficha une grimace en l’entendant prononcer le quatrième pseudonyme et finalement roula des yeux en poussant un soupir suivit d’un « N’importe quoi ! ». Voilà qu’elle redevenait enfin l’adolescente lambda en manque d’arguments. Décidemment, son père était irrécupérable !

« Au temps pour moi, je me suis planté, ça doit être Edward Cullen… Ce n’est pas un vampire ce type déjà ? ». Charlie arqua un sourcil et secoua la tête de gauche à droite. « Oui, c’est un vampire mais, ne m’en demande pas plus… Tu connais mon attrait pour ce genre de film à l’eau de rose. ». Eh oui, elle avait une sainte horreur de Twilight et de tout ce qui pouvait s’y rapprocher, surtout lorsqu’elle avait vu la folie que la sortie du premier film avait causé dans le monde auprès de toutes les midinettes qui s’extasiait devant un certain « Pattinson » qui avait cruellement besoin d’un bon coiffeur. « Tiens, maintenant que j’y pense tu as la même tête que l’interprète d’Edward Cullen, le même teint translucide et surtout la même touffe de cheveux incoiffable qui craint… Ca pourrait le faire, ouais… Parce que bon, soit pas vexé mais, je ne te visualise pas du tout avec le cuir rouge sang de DareDevil… Bel Afflek, par contre, hmhm !! … Oh ! Me regarde pas comme ça, hein ! Ca prouve que je suis hétéro au moins. ».

Trêves de plaisanteries et de détournements de sujets en tout genre, Charlotte ne rata pas une miette de la tête d’enfant pris en flagrant délit et subissant une belle remontrance qu’affichait son père. Il avait vraiment toutes les mimiques de sa fille lorsque les rôles étaient inversés. « La pomme n’est pas tombée loin du pommier », comme on le dit si bien. Ce tableau lui arracha un sourire bien malgré elle, son père lui donnait vraiment l’impression d’être un gosse parfois et encore plus lorsqu’il finissait bourré à se faire remonter les bretelles par sa chair et son sang. Elle ne manqua pas non plus l’air surpris qu’il ne montra qu’une centième de seconde mais, qui lui fut largement suffisant pour comprendre qu’elle avait vu juste et qu’il le nierait sans aucune vergogne. « Pffff, raisonnement parfaitement idiot. C’est comme affirmer que Susan Sylvester aime les enfants et qu’elle a l’intention de donner ses économies pour une œuvre de bienfaisance pour les pauvres orphelins de Lima, ce qui est bien entendu pas le cas… Pauvres orphelins d’ailleurs… C’est triste pour eux. ». De toutes les justifications qu’il avait pu donner d’antan, celle-ci méritait de loin un award tant elle était bidon mais, Charlotte affichait un air convaincu comme si elle déposait les armes, elle joignit d’ailleurs le geste à la pensée en levant de nouveau les mains en l’air. Son père était dans sa période « politique de l’autruche » tant qu’il aurait la tête dans le sable, sa fille chérie pourrait enquêter sur cette mystérieuse jeune femme pour qui son père en pinçait. « Si tu le dis... C’est dommage, j’aurais trouvé ça cool. Je pense que le sujet est clos, j’arrête là avant que le mal de crâne n’empire. ». La meilleure façon d’opérer serait de le faire dans le dos de son père, il se croirait alors hors de portée jusqu’à ce que Charlotte la rusée ne frappe un bon coup pour le caser une bonne fois pour toute. Elle se retint de sourire aux anges rien qu’à cette pensée, ne voulant éveiller les soupçons. A présent, la jeune fille était curieuse de savoir qui arrivait à mettre son père dans un tel état. Une prof ? La mère d’un élève ? Charlie comptait bien découvrir l’identité de cette mystérieuse inconnue même si pour cela elle devrait user de moyens peu conventionnels. L’adolescente s’éloigna de son père pour le congélateur dans lequel trônait un plat cuisiné. Mouais, ça ferait l’affaire. Charlotte le plaça dans le micro-onde et attendit patiemment que son repas soit réchauffé, s’occupant comme elle le pouvait en débarrassant la cuisine tout en surveillant son père du coin de l’œil.
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptySam 4 Juin - 21:40

CHARLOTTE « Oui bon… Le point positif dans tous ça c’est qu’au moins à 16 ans je sais comment on fait les bébés contrairement à certains qui pensent que ça se transmet par les remous d’un jacuzzi… »

Bien sûr que Patrick avait entendu parler de cette histoire. En tout cas, c’est surement à cause de ces histoires-là, qu’il a fait en sorte que sa fille ne soit pas une demeurée finie, comme la plupart des Cheerleaders du Lycée qui ne savait même pas écrire leur nom correctement sur leur copie. Charlotte ? Il l’avait surement toujours surprotégée, mais il avait passé aussi beaucoup de temps avec elle, lui apprenant ce qu’il faut pour réussir dans la vie. Et sa fille était loin d’être une de ces blondes sans cervelles qui passent leur temps à se regarder dans la glace pour vérifier si leur mascara est toujours bien à sa place. Bien que Charlotte restait très coquette, au plus grand damn de son père, qui ne pouvait que constater que les garçons se retournaient sur son passage. Il ne dût qu’accepter le fait qu’elle passe les auditions pour devenir Cheerios. Il ne pouvait pas lui interdire, et peut être que cela remonterai un peu la côté de leur côté. Bien qu’il déteste Sue en tous points, il ne pouvait pas lui retirer ce petit bonheur personnel.

PATRICK « Oui, mais tu es mon exceptionnelle fille, qui a récupéré l’intelligence de son père et son QI incroyablement au-dessus de la moyenne. Mais notre culture et décadente... Wir gehören einer Zeit an, deren Cultur in Gefahr ist, an den Mitteln der Cultur zu Grunde zu gehen.* »

Continua-t-il en allemand. Il fit alors une grimace, laissa tomber lourdement sa tête entre ses bras et ajouta :

PATRICK « Rappelles moi de ne pas faire cet effort de citer Niezsches quand j’ai mal au crâne. »

Quand il s’attarda sur Nicolas Sirkis, Patrick ne put que se vanter de réussir à l’avoir fait dire « N’importe quoi. » Bien que les limites de Charlotte face aux excentricités de son père étaient repoussées de plus en plus à chaque fois. Il redressa sa tête, toujours hirsute, un léger sourire aux lèvres, lui montrant son contentement. Elle lui avoua ne pas suivre Twilight, ce qui ne l’étonna pas en fait, elle était bien le fruit de son éducation. Quoi qu’il en soit, elle tentait par tous les Diables, d’essayer d’arrêter son père à dire tout et n’importe quoi. Ce qui était souvent bien difficile quand il était dans sa lancé.

CHARLOTTE « Tiens, maintenant que j’y pense tu as la même tête que l’interprète d’Edward Cullen, le même teint translucide et surtout la même touffe de cheveux incoiffable qui craint… Ca pourrait le faire, ouais… Parce que bon, soit pas vexé mais, je ne te visualise pas du tout avec le cuir rouge sang de DareDevil… Bel Afflek, par contre, hmhm !! … Oh ! Me regarde pas comme ça, hein ! Ca prouve que je suis hétéro au moins. ».

Son sourire s’effaça, alors qu’un léger froncement de sourcil vint à apparaitre. Il fit une légèrement moue avant de répondre :

PATRICK « Il s’appellerait pas plutôt Ben ? Je préfère encore que tu fantasmes sur ce gars que sur le Quaterback du Lycée. Quaterback qui pense d’ailleurs que les bébés se font par le biais des bulles dans un Jacuzzi… Je ne veux pas d’un petit fils débile plus tard. Rho… Et ne t’attaque pas à mes cheveux jeune fille, je te signale que tu en as hérité. Sois en plutôt fière. Me prendre en traitre à ce réveil douloureux n’est pas du jeu. »

Il continua à détourner le sujet, pour éviter d’avouer à Charlotte la vérité. Elle lâcha les armes un peu trop rapidement à son goût. Il fronça les sourcils à ses paroles d’ailleurs. Il la vit se lever et se préparer un plat cuisiné tout prêt sortant du freezer. Patrick se tourna vers l’horrible mixture et attrapa le verre avant de l’avaler cul sec. Fallait bien y passer de toute manière. Après avoir grimacé et fait quelques excentricités qui n’était pas forcément de mise, il se leva et vint s’accouder sur le plan de travail près de sa fille silencieusement, l’observant. Après quelques longues secondes de silence, il ne put s’empêcher :

PATRICK « Je te connais assez bien pour te dire que tu n’es pas du genre à lâcher le morceau aussi vite, tu as quelque chose en tête, j’me trompe ? De toute manière, c’est soit ca, soit je viens de te vexer... »

Il fit une pause. Nouveau silence.

PATRICK « Je t’ai pas vexé ma chérie j’espère ? »

Le « Ding » du micro-onde retentit et Patrick devança sa fille en lui sortant le plat et en le posant sur la table pour qu’elle puisse déjeuner.

PATRICK « Ce soir pour me faire pardonner de ne pas avoir été un papa exemplaire, je t’invite au restau. Celui que tu veux. Ca te dit ? Bien sûr, on peut considérer ca comme du chantage pour ne pas que tu dises à ta mère que t’as mangé des plats micro-ondables et que ton père s’est fait mettre minable par le Ponch du lycée. »

Il se racla la gorge, marquant de nouveau un temps d’arrêt avant de recommencer plus difficilement :

PATRICK « Je supposeheu... quheeuu tu la connais... Potentiellement... Surement même... »


* Nous appartenons à une époque où la culture est en danger d'être détruits par le biais de notre propre culture.
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyDim 5 Juin - 11:38

« Oui, mais tu es mon exceptionnelle fille, qui a récupéré l’intelligence de son père et son QI incroyablement au-dessus de la moyenne. Mais notre culture et décadente... Wir gehören einer Zeit an, deren Cultur in Gefahr ist, an den Mitteln der Cultur zu Grunde zu gehen. » . Nouveau roulement de yeux de la part de Charlie et qui se termina par un léger sourire en coin. « J’aime cette façon que tu as de mettre l’intelligence de ta fille en valeur tout en prenant soin de te vanter au passage, prétentieux va ! » dit-elle avec une pointe d’amusement. « Nietzsche, je suppose ? On t’as pas dit qu’il fallait éviter de parler allemand lorsqu’on a la gueule de bois ? ». Comme pour répondre à cette affirmation, son père laissa lourdement retomber sa tête en lui demandant de l’empêcher de citer du Nietzsche après une cuite au ponch. Cela eut le mérite de lui arracher un petit rire mi-moqueur, mi-compatissant. Elle connaissait son père par cœur.

« Il s’appellerait pas plutôt Ben ? Je préfère encore que tu fantasmes sur ce gars que sur le Quaterback du Lycée. Quaterback qui pense d’ailleurs que les bébés se font par le biais des bulles dans un Jacuzzi… Je ne veux pas d’un petit fils débile plus tard. Rho… Et ne t’attaque pas à mes cheveux jeune fille, je te signale que tu en as hérité. Sois en plutôt fière. Me prendre en traitre à ce réveil douloureux n’est pas du jeu. » . Oui, c’était vrai que Charlotte avait fait un beau lapsus très révélateur avec le nom de l’acteur interprète de Matt Murdock et ne fut guère étonnée de voir que, même avec une superbe gueule de bois, son père n’avait pas laissé passer une occasion de corriger sa fille. « Oui, c’est Ben. Tu ne peux pas m’en vouloir pour ce petit jeu de mot. », autant lui faire croire qu’elle l’avait fait exprès. Patrick lui avoua alors qu’il préférait qu’elle fantasme sur un homme ayant presque l’âge de son père plutôt que sur un adolescent comme elle. On ne pouvait pas en vouloir à Charlie d’idéaliser l’homme parfait et d’en choisir un ayant quasiment le double de son âge pour cela cependant, en y réfléchissant, elle n’était pas mieux que toutes ces lycéennes qui fantasmaient sur leur professeur de français qui de surcroît était son père ! Vous n’imaginez pas le malaise qu’elle pouvait ressentir par moment lorsqu’en marchant à côté de son père dans les couloirs elle entendait les autres filles glousser comme des dindes. « J’ai l’impression qu’on est en train de jouer à « Qui est-ce ? » en tout cas, tu as reconnu Finn Hudson. Hmm, j’avoue, il est mignon et vois le bon côté des choses ; si je venais à avoir un enfant avec lui il serait plutôt bon chanteur… Je te rassure, ce n’est pas dans mes projets d’être maman aussi tôt, tu peux dire à ta belle chevelure blonde de ne pas virer poivre et sel avant l’âge, p’pa ».

En effet, ce n’était pas dans ses projets d’être mère à 16 ans. Elle estimait qu’elle avait encore beaucoup de choses à vivre et surtout un avenir à se construire avant de construire une petite famille. Il fallait surtout qu’elle trouve l’homme idéal mais, ce n’était pas une mince affaire avec un père tel que Patrick qui passait son temps à veiller au grain. De ce côté, il n’avait pas vraiment à s’en faire. Sa fille, bien que séduisante, n’était pas prête à se laisser embobiner par un garçon et ce, surtout parce qu’elle était du genre à consoler les peines de cœurs de ses amies un peu trop niaises, comprenez à présent pourquoi elle était un peu méfiante envers la gente masculine. Charlotte s’amusa alors à mouvoir ses cheveux comme les mannequins dans les publicités pour une célèbre marque de shampooing. « C’est vrai, bel héritage que tu m’as donné là. Je les aime mes cheveux blonds légèrement ondulés même si j’envisage de les couper plus court. Je sens que dissuader maman va être particulièrement difficile, elle qui a toujours tenu à ce que je les garde long. On voit que ce n’est pas elle qui les entretient ! ».

Le sujet du bal était à présent définitivement écarté. Son père continuait de s’entasser dans d’autres sujets auxquels Charlotte prenait part comme si la séance d’interrogatoire n’avait jamais eu lieu. Son estomac la tiraillait de plus en plus, tant et si bien qu’elle opta pour se faire chauffer un plat préparé trouvé dans le congélateur tout en sachant pertinemment que son père culpabiliserait rien que pour ça. Les plats préparés lui étaient bien souvent destiné. Voilà ce qu’il mangeait lorsque Charlotte partait chez sa mère en le laissant seul pour quelques jours, il devait penser que cuisiner pour une seule personne était ridicule. Patrick se tenait là, observant sa fille en silence jusqu’à ce qu’il ne se décide à briser le silence. « Je te connais assez bien pour te dire que tu n’es pas du genre à lâcher le morceau aussi vite, tu as quelque chose en tête, j’me trompe ? De toute manière, c’est soit ca, soit je viens de te vexer... ». Un léger rire lui échappa suivit d’un hochement de tête de gauche à droite. « Je t’ai pas vexé ma chérie j’espère ? ». « Figures-toi que si, papa. ». Pas totalement mais, il y avait un peu de ça aussi. Charlotte n’avait pas de secrets pour son père, notamment parce qu’il était du genre à lire les journaux intimes sans la moindre gêne mais, de son côté, Patrick Freeman avait toujours été un grand mystère. Elle ne savait pratiquement rien de son enfance si ce n’est quelques petites anecdotes qu’il laissait échapper de temps en temps. Charlotte s’apprêtait à lui expliquer pourquoi elle se sentait vexée mais, la microonde les rappela à l’ordre et son père la devança en prenant le plat préparé pour l’installer à table comme pour se faire pardonner de ne pas lui avoir préparé son repas lui-même. Charlie se contenta de le gratifier d’un sourire avant de s’installer, dégustant ce qu’elle avait choisi totalement au hasard : des « Pennes au saumon ».

« Ce soir pour me faire pardonner de ne pas avoir été un papa exemplaire, je t’invite au restau. Celui que tu veux. Ca te dit ? Bien sûr, on peut considérer ca comme du chantage pour ne pas que tu dises à ta mère que t’as mangé des plats micro-ondables et que ton père s’est fait mettre minable par le Ponch du lycée. ». Charlotte haussa légèrement les épaules avec un petit sourire aux lèvres, son père était vraiment adorable lorsqu’il voulait se rattraper. « Tu sais bien que tout ce qui se passe chez les Freeman reste chez les Freeman, papa. Il est loin le temps où je racontais à maman la manière très particulière dont tu t’y es pris pour m’expliquer comment fonctionnait la procréation. La preuve c’est qu’elle n’a plus essayé de te gifler depuis. Je sais tenir ma langue, ce qui s’est passé au bal de la Saint Valentin restera entre nous… mais, pour ce qui est de la petite centaine de personnes qui était présente ce jour-là… ». Charlie laissa sa phrase en suspens, inutile d’aller jusqu’au bout de sa pensée, il savait que sa fille ne cessait d’actualiser les pages Twitter rien que pour s’assurer que cet écart de conduite ne s’ébruite pas trop. « Eh bien, j’aurais bien voulu tester le Breadstix, ce fameux restau dont tout le monde parle au lycée mais, j’ai pitié de toi alors on pourrait simplement commander chinois et passer une soirée entre père et fille, bien tranquille, à la maison. Je crois même qu’il y a un match de baseball ce soir. ».

« Je supposeheu... quheeuu tu la connais... Potentiellement... Surement même... ». Wow. Quel retournement de situation. Voilà que son père avouait être amoureux sans qu’elle n’ait eu besoin de le faire parler sous la torture. « Je crois que je vais prévenir tous les orphelinats de l’Ohio pour leur dire que Sue Sylvester s’apprête à faire une donation… ». Elle se tourna ensuite vers son père, un léger sourire peint sur son visage ce qui prouvait que d’une certaine manière, Charlie était fière qu’il accepte de se livrer un peu à elle pour une chose que de toute manière, elle n’aurait pas tardé à découvrir. « Eh bien, dans la mesure ou c’est une prof du lycée, oui, je la connais. ». Simple constatation, il lâcherait sûrement quelques informations qui lui permettrait d’identifier l’inconnue mais, pour l’instant, il fallait que Charlie fasse comme si elle savait de qui il s’agissait. « Tu n’arrêtais pas de regarder son cavalier donc, j’ai procédé par élimination. »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyDim 5 Juin - 12:59

Oui Patrick était du genre vantard quand il s’y mettait et il ne se cachait même pas. S’en était-il caché un jour d’ailleurs ? Mais bon quand on voit la moyenne du QI du lycée, cela pouvait faire peur, et il ne pouvait toujours se venter dans la salle des professeurs que sa fille remontait le niveau par ses notes. D’ailleurs elle devina très vite de qui la citation venait, mais avec un paternel comme Patrick, ce genre de citation venait à tout va et dans n’importe quelle langue. Si bien que sa fille était rodée et au moins, elle peut rapidement à venir citer ce genre de choses dans ses copies. Du coup, il répondit :

PATRICK « Estimes toi heureuse d’avoir un père vantard qui te fait partager son savoir. Je sûr que j’aurai cité de Nietzsche en pleins cours de français, la majorité de mes élèves aurait pensé que j’étais en train de parler dans la langue de Molière et j’en vois déjà certain en train de feuilleter leur dico Français/Anglais planqué sous la table –pensant que je ne vois rien – pour chercher à comprendre ce que ca veut dire… Tiens, c’est quand même un coup à faire ca. Promis, je le fais Lundi ! Si tu veux y participer, je peux le faire pendant ton heure de cours. T'as intérêt à réviser ton Allemand pour ton prochain cours si c'est ca ! »

Finit-il dans un sourire amusé, tout en relevant la tête. Imaginant déjà la scène.

CHARLOTTE « J’ai l’impression qu’on est en train de jouer à « Qui est-ce ? » en tout cas, tu as reconnu Finn Hudson. Hmm, j’avoue, il est mignon et vois le bon côté des choses ; si je venais à avoir un enfant avec lui il serait plutôt bon chanteur… Je te rassure, ce n’est pas dans mes projets d’être maman aussi tôt, tu peux dire à ta belle chevelure blonde de ne pas virer poivre et sel avant l’âge, p’pa. »

Patrick fit des gros yeux à ce qu’elle dit et mâchouilla quelques mots en français qui semblait vouloir dire : « Encore heureux… » Voyant le nombre de mamans qu’il pouvait avoir au lycée, il se demandait si ces jeunes femmes savaient qu’elles perdaient leur jeunesse en procréant. Bien que c’est toujours merveilleux de pouvoir donner la vie. Il fit une grimace en imaginant sa fille enceinte. Il se secoua la tête pour retirer ces mauvaises images. Un peu trop fort d’ailleurs, car cela lui relança son mal de crâne.

CHARLOTTE « C’est vrai, bel héritage que tu m’as donné là. Je les aime mes cheveux blonds légèrement ondulés même si j’envisage de les couper plus court. Je sens que dissuader maman va être particulièrement difficile, elle qui a toujours tenu à ce que je les garde long. On voit que ce n’est pas elle qui les entretient ! »

Patrick haussa les épaules. Elle faisait ce qu’elle voulait avec ses cheveux. Même s’il faut l’avouer, la demoiselle avait des cheveux vraiment magnifiques qui pouvaient faire jalouser beaucoup de filles.

PATRICK « Tu crois que ta mère va me détester si je te laisse faire ? Après tout, c’est tes cheveux, tu fais ce que tu veux et ca repousse. De plus, je compatis sur l’entretien. Regarde un peu ma tête ce matin. Y’a idée d’avoir une tignasse pareille. Merci maman ! »

Oups, le mot de trop. La fatigue surement. Mais il n’irait pas plus loin sur le sujet cheveux et héritage de gênes. Chose qu’il détestait parlait, surtout quand on connaissait les conséquences que pouvaient avoir cet héritage.

Sa fille attrapa un plat tout prêt qu’elle mit dans le micro-onde. Patrick se doutait qu’elle préparait quelque chose quant à la personne. Si bien qu’il tourna autour d’elle pour tenter une nouvelle approche. Et quand elle dit qu’elle était vexée par son attitude, Patrick fit une petite moue faussement triste, s’approcha d’elle pour l’enlacer un instant. Tout en se reculant, il ajouta :

PATRICK « Désolé ma puce, je me laisse un peu emporté… Quel père je fais ! Et ne me dis pas que je sens comme un SDF mort, je sais… D’ailleurs, faudra que je pense à prendre une douche. »

Il l’embrassa sur le front, juste avant d’aller chercher le repas pour l’installer à table. Il alla s’asseoir en face d’elle, la tête posé sur sa main, à la manière d’un gosse, tout en la regardant manger. Son malaise passait petit à petit, mais il restait toujours un peu groggy par les restes d’alcool de la veille. Il lui proposa une sortie au restaurant pour se faire pardonner alors…

CHARLOTTE « Tu sais bien que tout ce qui se passe chez les Freeman reste chez les Freeman, papa. Il est loin le temps où je racontais à maman la manière très particulière dont tu t’y es pris pour m’expliquer comment fonctionnait la procréation. La preuve c’est qu’elle n’a plus essayé de te gifler depuis. Je sais tenir ma langue, ce qui s’est passé au bal de la Saint Valentin restera entre nous… mais, pour ce qui est de la petite centaine de personnes qui était présente ce jour-là… »

Il roula des yeux, en faisant une légère mimique, toujours accoudé. Il avait vraiment l’air d’un gosse. Il se fichait un peu de la centaine de personnes… Enfin pas vraiment… Car si Figgins venait à l’apprendre, ce qui sera surement le cas, il allait passer un sale quart d’heure. Pour toute réponse, il dit :

PATRICK « Carpe Diem. »

Bien qu’il n’en pensait pas un traitre mot. Il voulait juste ne pas alerter sa fille et surtout montrer qu’il n’avait pas lieu de s’en faire.

CHARLOTTE « Eh bien, j’aurais bien voulu tester le Breadstix, ce fameux restau dont tout le monde parle au lycée mais, j’ai pitié de toi alors on pourrait simplement commander chinois et passer une soirée entre père et fille, bien tranquille, à la maison. Je crois même qu’il y a un match de baseball ce soir. »

PATRICK « Comme tu veux… C’est toi qui choisis. On pourra se faire un tour au Breadstix un autre jour si tu veux. Et oui, y’a un match ce soir à la télé, mais je préfère encore passer ma soirée avec ma fille plutôt qu’à me regarder un match à la télévision. Et puis comme on dit : pour réussir à faire taire la rumeur, rien de tel que de se montrer et se pavaner… »

Moment de réflexion.

PATRICK « …ou pas… »

Il avoua alors à sa fille qu’il avait des vus sur une personne qu’elle connaitrait potentiellement. Elle retourna la blague que Sue allait rapidement faire une donation à l’orphelinat de Lima. Patrick haussa les épaules, se redressa et dit :

PATRICK « Qui sait… Des fois on croit connaitre les gens et on se trompe. »

Charlotte lui annonça alors que c’était une prof du lycée. Ouh, il sentait qu’elle jouait avec lui. Il plissa les yeux, ne disant rien et l’observant. Bon elle voulait jouer, Patrick adorait ca. Bien qu’elle semblait VRAIMENT savoir qui c’était. Il resta un moment interdit avant de dire :

PATRICK « Avoues que tu joues avec moi là, ok, on va jouer… Oui, c’est une prof, oui elle était au bal accompagnée… Sans blague… Sinon pourquoi je me serai mis dans un état pareil. Et NON, ce n’est pas possible entre nous. Essaie encore… Je te mets au défi de trouver maintenant. Je ne répondrai dorénavant que par oui ou non. »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyDim 5 Juin - 15:05

Il était vrai qu’au-delà de certains inconvénients –comme par exemple le fait de le croiser dans les couloirs et d’avoir cette désagréable sensation d’être espionnée à tout bout de champ- avoir un professeur pour père apportait également son lot d’avantage non négligeable comme par exemple une certaine culture dans la matière enseignée… ou dans d’autres matières pour lesquelles le père en question avait un certain attrait. Malgré tout –et elle devait bien le reconnaitre- son père était une sacrée source d’inspiration, elle se souvenait notamment de la rédaction de présentation qu’elle avait dû rédiger afin d’avoir une note mais, également dans le but de s’intégrer dans sa nouvelle classe. « Estimes toi heureuse d’avoir un père vantard qui te fait partager son savoir. Je sûr que j’aurai cité de Nietzsche en pleins cours de français, la majorité de mes élèves aurait pensé que j’étais en train de parler dans la langue de Molière et j’en vois déjà certain en train de feuilleter leur dico Français/Anglais planqué sous la table –pensant que je ne vois rien – pour chercher à comprendre ce que ca veut dire… Tiens, c’est quand même un coup à faire ca. Promis, je le fais Lundi ! Si tu veux y participer, je peux le faire pendant ton heure de cours. T'as intérêt à réviser ton Allemand pour ton prochain cours si c'est ca ! ». Charlie laissa échapper un soupir suivit d’un hochement de tête de gauche à droite. Irrécupérable. Son père était décidemment un vrai gamin par moment mais, elle devait bien reconnaître que cela ne pouvait pas faire de tords à certains lycéens qui n’ouvraient jamais leurs classeurs en pensant que le savoir leur tomberait tout cuit dans le bec. « Je n’aime pas la langue de Nietzsche. ». Elle n’avait jamais aimé l’allemand et pourtant, cette langue faisait également partie de ses options avec le français qu’elle maîtrisait le mieux mais, également l’espagnol. Cependant, même si elle n’aimait pas la parler, Charlie avait toujours aimé comprendre une langue ce qui expliquait pourquoi elle avait accepté de la choisir en option. Son rêve ? Devenir traductrice. Elle savait que pour cela il lui faudrait apprendre bien plus que 4 langues et qu’elle devrait étudier dans une grande université.« Je vais considérer ton offre, papa. J’avoue que ça peut être marrant à voir. ».

Changement de sujet pour ses cheveux à présent. Charlotte évoqua à voix haute son désir de les couper court malheureusement, sa mère n’était pas ravie à l’idée que sa fille sacrifie sa belle et longue chevelure. « Tu crois que ta mère va me détester si je te laisse faire ? Après tout, c’est tes cheveux, tu fais ce que tu veux et ca repousse. De plus, je compatis sur l’entretien. Regarde un peu ma tête ce matin. Y’a idée d’avoir une tignasse pareille. Merci maman ! ». « Merci papa. Je prendrais ta défense pour le coup. Tu sais qu’on m’appelle Raiponce maintenant ? J’en ai un peu marre d’être comparé à un dessin-animé même si j’avoue que je l’ai trouvé amusant… Enfin, ça repousse comme tu dis, je ne comprends pas pourquoi elle refuse de me laisser les couper. ». Il avait parlé de sa grand-mère, Charlotte ne l’avait pas loupé mais, c’était mordiller la lèvre hésitant à poser une question à laquelle elle se doutait ne pas recevoir de réponse. C’était toujours comme cela, son père évitait soigneusement de lui parler de sa grand-mère. « Elle me ressemblait ? ». Cette question lui avait échappé, elle avait dit tout haut la question qu’elle pensait tout bas. De nouveau, Charlotte se pinça les lèvres et détourna le regard. « Tu ne peux pas m’en vouloir de profiter de ton état pour te tirer les vers du nez… » dit-elle en haussant les épaules. C’est ce moment que choisi son père pour se lever et l’enlacer rapidement, lui arrachant un petit sourire au passage. « Désolé ma puce, je me laisse un peu emporté… Quel père je fais ! Et ne me dis pas que je sens comme un SDF mort, je sais… D’ailleurs, faudra que je pense à prendre une douche. ». Comme pour souligner ce dernier point, Charlie secoua vigoureusement la tête pour lui faire comprendre qu’en effet, une douche ne serait pas du luxe. Elle ferma brièvement les yeux le temps que son père dépose un baiser sur son front, un geste qu’elle savait être un geste protecteur qui lui apportait toujours un sentiment de sécurité même si à 16 ans on a tendance à être moins câlin avec les parents.

« Comme tu veux… C’est toi qui choisis. On pourra se faire un tour au Breadstix un autre jour si tu veux. Et oui, y’a un match ce soir à la télé, mais je préfère encore passer ma soirée avec ma fille plutôt qu’à me regarder un match à la télévision. Et puis comme on dit : pour réussir à faire taire la rumeur, rien de tel que de se montrer et se pavaner… ou pas. » Ou pas… ouais. On programmera une soirée au Breadstix plus tard alors… Pour mon anniversaire par exemple, c’est bientôt d’ailleurs. » dit-elle en papillonnant des yeux comme pour lui rappeler de ne pas oublier de lui acheter un cadeau en prime. « Si tu peux passer une soirée avec ta fille tout en regardant un match c’est encore mieux non ? Et puis, je n’ai pas vraiment envie de te laisser sortir dans cet état et je ne me vois pas conduire ta DS non plus, j’ai déjà dû réaliser cet exploit toute seule hier soir. Tu crains vraiment comme GPS. D’ailleurs il faut qu’on s’en achète un, on ne peut pas continuer à suivre l’envol des oiseaux migrateurs. Tu sais que je n’ai pas le sens de l’orientation. Je tiens de maman pour ça. ».

« Avoues que tu joues avec moi là, ok, on va jouer… Oui, c’est une prof, oui elle était au bal accompagnée… Sans blague… Sinon pourquoi je me serai mis dans un état pareil. Et NON, ce n’est pas possible entre nous. Essaie encore… Je te mets au défi de trouver maintenant. Je ne répondrai dorénavant que par oui ou non. ». Charlotte posa les mains sur la table, fixant son père sans ciller comme si elle cherchait à lire dans son regard. « Je sais que ce n’est pas Miss Pillsbury parce que c’est une très bonne amie qui de surcroit en pince pour Mr Shue. Compte-tenu que tu travailles dans ce lycée pendant des années, j’opterais pour une nouvelle prof. Je doute que ce soit Miss Holiday et en plus je sais que tu préfères les brunes donc… Le fait est que tu penses que ce ne soit pas possible entre vous me fait penser que la situation de cette personne te freine un peu à déclarer ta flamme. Je parierais au hasard sur Chris Lorentz. Au fait, elle a accouché cette nuit, à titre d’information… Ça tweet sur Twitter. ». Elle avait dit ça le plus normalement et le plus sereinement du monde, attendant la réaction de son père qui aurait pu le trahir.
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyDim 5 Juin - 20:44

Patrick pensait déjà à comment il allait agencer ce fameux cours où il se mettrait à parler en Allemand. Bien que c’était tout à fait stupide et il n’avait aucun intérêt de faire ca. Mais c’était surtout pour tester ses élèves. Bien qu’il ne doutait pas du résultat. Charlotte lui avoua ne pas aimer l’Allemand. Il est vrai que ce n’est pas une langue très poétique en soit, mais elle servait toujours. Surtout que d’après ce qu’elle lui avait confié, elle aimerai devenir traductrice.

PATRICK « Te pleins pas, ca te fera un entrainement. Faut dire que le Français tu le maitrises presque parfaitement maintenant… Et oui, ca peut devenir intéressant comme cours. Mais préviens-moi avant le début des cours, que je puisse convenablement le préparer. »

Peut-être devrait-il arrêter de vouloir toujours mettre sa fille dans certains de ses coups tordus. Mais c’est aussi ce qui faisait qu’ils avaient forgé une grande complicité. Le sujet se détourna sur les cheveux. Charlotte avoua que sa mère n’était vraiment d’accord quant au fait de couper ses cheveux, surtout qu’il semblerait qu’il ait récolté de nouveaux surnoms à l’école. Il avait parlé de la grand-mère de Charlotte sans réellement le faire exprès. La jeune fille, maligne, n’avait pas raté l’occasion de mettre le doigt dessus. Il resta un instant silencieux, mais ce qui était fait est fait, mais il éviterait de partir dans trop de détails. Il savait qu’il ne pourrait continuer à détourner la conversation éternellement et s’il venait à arriver ce qu’il craignait, il se demanda même si elle allait lui en vouloir… Surement… Elle lui en voudrait déjà d’ailleurs s’il lui expliquait maintenant… Ce n’était pas le bon moment… Ce n’était jamais le bon moment.

PATRICK « Ta mère a peur que tu te conduises comme un garçon manqué après ca. Déjà que je t’ai initié au Baseball alors je te raconte pas si tu te retrouves avec des cheveux plus courts. C’est vrai que t’as un petit air à la Rapunzel de Disney. Chante un peu l’air pour voir ? »

Termina-t-il moqueur avant de reprendre un peu plus sérieusement, mais toujours sur un ton léger et moins franchement qu’avant :

PATRICK « Vilaine fille, tu attends le bon moment pour torturer ton père, mais je ne cèderai pas. »

Il n’arrivait décidément pas à parler. Il ne pourrait pas. Pas encore… Peut être dans quelques années et encore… Se rappeler de sa mère, Sophie et la revoir baignant dans son propre sang dans la baignoire, étaient bien trop difficile à supporter. Aucun gosse ne devrait voir sa mère mourir comme ca. Il en avait fait des cauchemars pendant très longtemps, et encore aujourd’hui, il lui arrivait à ne pas savoir fermer l’œil à cause de ca. Surtout quand sa fille n’était pas là et qu’il se retrouvait seul. Il renifla et détourna du regard de sa fille, se fermant totalement à toute discussion là-dessus. Comme d’habitude…

Charlotte parla de son anniversaire. Bien sûr que Patrick ne l’avait pas oublié, et ces moments-là, notre cher papa aimait les préparer avec beaucoup d’amour. Ne voulant pas rater une seule occasion avec sa petite fille.

PATRICK « Comme si j’allais oublier ton anniversaire. Je veux toujours être le premier à te l’annoncer de toute manière. Et puis cette année, tu es chez moi pour ce moment tant attendu. Et je sais déjà ce que je vais t’offrir, même si je pense que ta mère va me passer un savon… Pour changer… »

Elle revint à lui parler de la veille et du fait qu’elle dût rentrer avec sa vieille voiture, sa belle DS de collection qu’il chérissait tant. Patrick eut un moment de panique, quand sa fille lui annonça qu’il avait été difficile pour elle de la conduire. Il ne dit pourtant rien, se disant qu’elle n’avait pas pu faire autrement et que tout ca était de sa faute. Il ajouta à sa remarque de GPS :

PATRICK « Je pense que c’est parce que la route se séparait en deux… Pas de GPS jeune fille, apprends à te servir d’une carte, c’est tout aussi bien et ca t’évitera de devenir une accroc à ses gadgets qui vous ramolli le cerveau. Mais si tu y tiens tant, tu sais ce que tu peux m’offrir pour mon anniversaire maintenant. »

Il l’avait alors mise au défi de trouver la fille pour qui il en pinçait. Il l’écouta attentivement alors qu’elle faisait ses pronostics. Et plus elle avançait, plus Patrick redoutait qu’elle ne le trouve tout de suite. Quand elle annonça enfin le nom de Chris, Patrick ne put s’empêcher de se mordiller l’intérieur de sa lèvre et quand elle lui avoua qu’elle avait accouché cette nuit, une vague honteuse le prit. Alors au lieu de la soutenir, il était plus occupé à se souler comme un malade. Il se frotta le front et dit :

PATRICK « Tsss… Je suis trop fatigué pour contrecarrer… Tu m’exaspères tu sais ? Mais ca me prouve bien que ta mère ne t’a pas procréé avec le facteur. Qu’est-ce qu’ils en disent sur Tweeter ? Ca s’est bien passé j’espère. »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptySam 11 Juin - 19:08

Il était vrai qu’au-delà de certains inconvénients –comme par exemple le fait de le croiser dans les couloirs et d’avoir cette désagréable sensation d’être espionnée à tout bout de champ- avoir un professeur pour père apportait également son lot d’avantage non négligeable comme par exemple une certaine culture dans la matière enseignée… ou dans d’autres matières pour lesquelles le père en question avait un certain attrait. Charlotte n’avait pas seulement hérité du caractère et de l’humour un peu particulier de son père, elle était également très curieuse des choses qui l’entouraient. Prenons par exemple le jour où elle l’avait vu se démener sans aucune difficulté avec un casse-tête chinois, cela l’avait tellement intrigué qu’à la suite de cette petite démonstration Charlie avait passé des heures à essayer d’en comprendre le fonctionnement, allant même jusqu’à refuser les explications de son père ne serait-ce que pour lui prouver qu’elle en était parfaitement capable toute seule. Il fallait dire que des deux parents, Patrick avait été celui qui stimulait le plus sa curiosité et sa logique, il aimait par exemple lui faire quelques tours de magie lorsqu’elle était enfant.

« Te pleins pas, ca te fera un entrainement. Faut dire que le Français tu le maitrises presque parfaitement maintenant… Et oui, ca peut devenir intéressant comme cours. Mais préviens-moi avant le début des cours, que je puisse convenablement le préparer. ». C’était vrai. Elle n’avait pas à se plaindre. Grâce à l’intérêt et l’amour incontesté que lui portait son père –et qui était parfois un peu trop étouffant, d’ailleurs – Charlotte était une petite fleur parfaitement épanouie du haut de ses 16 ans, avec de grandes ambitions quant à son futur métier. Elle acquiesça simplement d’un signe de tête lui faisant ainsi comprendre qu’elle le préviendrait s’il venait à faire un coup bas à ses élèves. C’était du Patrick Freeman tout craché, toujours dans les coups foireux. Il aurait pu être l’ennemi public n°1 de McKinley si Sue Sylvester ne détenait pas la palme. « Ta mère a peur que tu te conduises comme un garçon manqué après ca. Déjà que je t’ai initié au Baseball alors je te raconte pas si tu te retrouves avec des cheveux plus courts. C’est vrai que t’as un petit air à la Rapunzel de Disney. Chante un peu l’air pour voir ? ». Elle ne trouva rien d’autres à lui répondre que de tirer la langue comme une gamine. « Dans les deux cas, j’auditionne pour faire partie des Cheerios alors, je ne pense pas que maman me verra comme un garçon manqué. ». Voilà qui était dit. Elle venait tout juste d’arriver dans ce lycée et comptait bien intégrer l’équipe des pompom girls même si elle se doutait que cette idée ne plairait pas trop à son père tout comme elle se doutait qu’il se ferait une raison : il avait toujours eu pour habitude de céder face aux exigences sportives de sa fille. Charlie connaissait assez bien son paternel pour savoir que ce qui le dérangeait le plus n’était pas qu’elle intègre une équipe de nombriliste manipulatrice et la plupart avec un coefficient intellectuel moindre (dieu merci elles ne sont pas toutes comme ça) mais, plus pour une certaine Sue Sylvester dont la simple prononciation du prénom lui hérissait presque le poil. Patrick y reviendrait bien plus tard dans la conversation, c’était un pressentiment, comme celui qu’elle ressentait à l’instant précis alors qu’elle avait abordé le sujet de sa grand-mère, elle savait qu’il contournerait la question avec habilité, comme s’il ne l’avait jamais entendu. Un soupir de lassitude lui échappa suivit d’une moue déçue et boudeuse. La fait est qu’il l’avait laissé sur sa faim la rendait amer.

« Comme si j’allais oublier ton anniversaire. Je veux toujours être le premier à te l’annoncer de toute manière. Et puis cette année, tu es chez moi pour ce moment tant attendu. Et je sais déjà ce que je vais t’offrir, même si je pense que ta mère va me passer un savon… Pour changer… Je pense que c’est parce que la route se séparait en deux… Pas de GPS jeune fille, apprends à te servir d’une carte, c’est tout aussi bien et ca t’évitera de devenir une accroc à ses gadgets qui vous ramolli le cerveau. Mais si tu y tiens tant, tu sais ce que tu peux m’offrir pour mon anniversaire maintenant. Tsss… Je suis trop fatigué pour contrecarrer… Tu m’exaspères tu sais ? Mais ca me prouve bien que ta mère ne t’a pas procréé avec le facteur. Qu’est-ce qu’ils en disent sur Tweeter ? Ca s’est bien passé j’espère. ». C’était vrai, Patrick n’avait jamais oublié l’anniversaire de Charlotte mais, comme bien souvent, les cadeaux qui lui offraient étaient très originaux voire particulièrement onéreux comme s’il cherchait à se faire pardonner quelque chose… Cherchait-il à occuper l’esprit de sa fille dans l’espoir qu’elle n’en vienne plus à réclamer sa grand-mère ? Plus le temps passait et plus elle finissait par trouver cette hypothèse fort plausible. Pour une fois, il ne lui tardait pas de savoir ce que son père avait concocté parce qu’elle savait que ce serait encore de quoi l’appâter. Une fille normalement constituée qui avait flairé l’affaire aurait pu en profiter mais, ce n’était pas le cas de Charlie qui préférait de loin avoir toutes les réponses à ses questions. C’est l’esprit ailleurs qu’elle écouta son père lui expliquer qu’il préférait de loin une bonne carte routière à un GPS, c’était vrai dans un certain sens mais, tout dépendait également de qui tenait la carte. Elle savait par exemple qu’elle ferait un très mauvais co-pilote. Elle avait certes la voix mais, n’aurait jamais le sens de l’orientation. « Ils disent qu’elle va bien, la petite Mara est bien portante. Comme tout bon collègue qui se respecte, je te propose de t’armer de ton portefeuille et de ton courage, une naissance ça se fête. » dit-elle d’un ton évasif avant de terminer son plat préparé.
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptySam 11 Juin - 21:19

Quand Charlotte lui tira la langue, Patrick ne put s’empêcher de sourire d’amusement à cela. Il adorait sa fille et même s’il la voyait grandir, il ne pouvait continuer de la voir comme une petite fille, SA petite fille. Quand elle a parlé qu’elle auditionnait pour devenir une Cheerleader, le sourire de l’homme s’effaça pourtant. Oula ! Elle allait devoir passer devant Sue Sylvester, et cette femme, il ne l’aimait pas… et c’était plus que réciproque. Il eut peur que Sylvester puisse se retourner contre Charlotte. Un léger froncement de sourcil. Il savait que sa fille était butée et qu’elle continuerait même si son père lui disait non. Lui-même avait fait partie pendant une année de l’équipe de football du lycée pour augmenter sa côté qui était déjà bien élevé à l’époque.

PATRICK « Tu sais ce que je pense de cette compétition ? Je dois pourtant te mettre en garde contre Sue Sylvester… Mais je pense que te l’ai déjà dit. Disons qu’elle ne m’aime pas vraiment… Parce que je suis un de ces professeurs qui ne se laissent pas faire. Sue est du genre à être prête à tout pour ses coups foireux… »

Il soupira avant d’ajouter :

PATRICK « Ce que je voulais te dire simplement ma chérie, c’est de faire attention, c’est tout. »

Il n’allait pas lui dire non, surtout qu’il savait bien ce qu’était d’être lycéen à McKinley. Et bien qu’il n’aimait pas ca, il savait qu’être paria n’était pas la meilleure chose qu’il soit. Il la laisserait faire ses preuves, et de toute manière, en fin de compte, ce n’était pas comme si elle risquait sa vie à proprement parler. Et sa fille se démarquerait face à la plupart de ces jeunes filles qui ne se souciaient que de l’apparence physique et peu d’autre chose. Narcisse était un pale joueur face à certaines même.

La discussion finit par tourner autour de Chris, et de la naissance de Mara. Patrick resta interdit, jusqu’à ce que ses derniers mots vinrent à le frapper. Il releva les yeux vers Charlotte, un léger sourire en coin se dessinant sur le coin de ses lèvres avant de dire :

PATRICK « Je sais ce que tu vas me faire faire. Charlotte… S’il te plait, j’aimerai pour une fois que tu n’essayes pas de vouloir me caser à tout prix. Et si… je n’étais pas prêt. Si… entre nous ca ne marcherait pas. Enfin… Elle a perdu son mari, il y a pas si longtemps que ca. Elle a 28 ans, je vais bientôt passer la quarantaine… »

Il eut un léger rire nerveux, et finit par se lever de table. Passa à côté de Charlotte, n’hésitant pas à déposer un rapide baisé sur le haut de sa tête, se dirigeant vers le couloir qui menait aux chambres et à la salle de bain.

PATRICK « Sur ce… Je vais me prendre ma douche… Hum… Au fait… C’est quoi ton pseudo Twitter ? Que j’y jette un coup d’œil ? »

Il attendit la réponse de sa fille, avant de bifurquer vers la salle de bain. Il se prit une douche, se lavant les cheveux. Le fait de se passer la tête sous l’eau le réveilla un peu plus. Il n’hésita pas à se brosser les dents, mais ne prit pas le temps de se raser ce jour-là. Il n’allait pas à une journée de cours, et de temps à autre, laisser « tomber la cravate » lui faisait du bien. D’ailleurs, il s’habilla d’un simple T-Shirt et d’un vieux Jean qui lui servait pour la maison. Il sorti de la salle de bain, cherchant après sa fille. Il la trouva dans sa chambre. Frappa doucement à sa porte déjà entrouverte, et vint à entrer sans ménagement, sans même attendre le « Oui ? » qui voulait dire qu’il pouvait entrer… Comme d’habitude quoi… Il se posa sur le lit de la jeune fille et avant qu’elle ne fasse une critique, il lança un :

PATRICK « Tu m’montres ? »

Bien entendu, il parlait de l’audition pour Sue. Comme d’habitude, il aimait s’impliquer dans ce que faisait sa fille, n’hésitant pas à la critiquer –surtout s’il trouvait ca trop aguichant- ou à lui proposer certaines nouvelles choses. Bien qu’il savait que sa fille était douée et qu’il avait peu de choses à lui apprendre.
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyDim 12 Juin - 1:16

Même si Charlotte avait volontairement survolé la discussion au sujet de son audition pour les Cheerios, elle savait que son père ne laisserait pas ce sujet de conversation passait sous son nez sans rien faire ; de un, parce que cela l’intriguerait au plus haut point et de deux, parce qu’elle venait une fois de plus de lui présenter une nouvelle échappatoire sur un plateau d’argent. Ce n’était pas les occasions qui manquaient d’ailleurs. Charlotte donnait l’impression de lâcher les armes parce qu’elle savait que son père ne cèderait pas et ne lui raconterait pas ce qu’il était advenu de sa grand-mère. Charlie s’était rendue à l’évidence : si elle voulait obtenir les informations nécessaires, elle allait devoir les chercher toutes seules. La vérité lui échappait une fois de plus. Cet énième refus n’avait fait que renforcer sa détermination. « Tu sais ce que je pense de cette compétition ? Je dois pourtant te mettre en garde contre Sue Sylvester… Mais je pense que te l’ai déjà dit. Disons qu’elle ne m’aime pas vraiment… Parce que je suis un de ces professeurs qui ne se laissent pas faire. Sue est du genre à être prête à tout pour ses coups foireux… Ce que je voulais te dire simplement ma chérie, c’est de faire attention, c’est tout. ». Il était une chose qu’elle ne pouvait retirer à son père : il l’avait toujours soutenu et n’essayait que très rarement de la faire changer d’avis peut-être parce qu’il savait que c’était un combat perdu d’avance ou parce qu’à cet instant précis il était encore aux prises avec un mal de crâne des plus horribles. « Ouais, tu ne m’as pas vraiment facilité la tâche sur ce coup-là mais, si je devais devenir le bouc émissaire de tous les professeurs que tu as mis en rogne je pense que je n’aurais jamais mon diplôme à l’âge prévu. ». Elle avait dit cela avec un calme quasi-olympien. Charlotte savait que Sue Sylvester n’était pas facile à convaincre du tout mais, elle savait aussi qu’elle n’était pas assez folle pour passer à côté d’une occasion de retrouver un peu d’honneur en ajoutant un nouveau trophée à son palmarès. Charlie était douée, cela faisait des années maintenant qu’elle s’adonnait à toutes sortes de sports qui avaient renforcé sa souplesse et lui avait apporté une certaine fluidité dans ses mouvements qui devenaient de plus en plus gracieux.

« Je sais ce que tu vas me faire faire. Charlotte… S’il te plait, j’aimerai pour une fois que tu n’essayes pas de vouloir me caser à tout prix. Et si… je n’étais pas prêt. Si… entre nous ca ne marcherait pas. Enfin… Elle a perdu son mari, il y a pas si longtemps que ca. Elle a 28 ans, je vais bientôt passer la quarantaine… ». Charlotte se retourna de nouveau vers lui, arquant un sourcil d’un air décidément lourd de sens. « Je ne te savais pas aussi susceptible sur le sujet… C’est que tu dois vraiment l’apprécier. Contrairement à ce que tu penses, je ne cherchais pas à te cuisiner pour mieux te caser, là. Je te suggérais juste d’aller présenter tes vœux comme tes collègues l’ont sûrement fait avant toi. Quant au fait qu’elle ait perdu son mari, loin de moi l’idée de jouer les psychologues mais, je pense que le fait qu’elle se soit rendu au bal avec un cavalier montre qu’elle est prête à se réengager dans une relation ce qui est parfaitement normal et compréhensible, elle veut un père pour sa fille. Tu sais, ça ne me dérangerait pas de te partager finalement. J’aurais peut-être moins de boulot comme ça. ». Ces derniers mots chuchotés à voix basse arrivèrent tout de même à lui décrocher un fin sourire, elle était parvenue à se dérider toute seule. Finalement, Charlotte décida de ne pas le retenir plus longtemps, l’odeur de ponch commençait sérieusement à lui prendre au nez et à la gorge, la douche était donc prioritaire à une discussion sur une éventuelle petite-amie « Sur ce… Je vais me prendre ma douche… Hum… Au fait… C’est quoi ton pseudo Twitter ? Que j’y jette un coup d’œil ? ».« Tu ne crois tout de même pas que je vais te le donner, tu me surveilles déjà assez dans les couloirs du lycée… Je ne serais même pas étonnée d’apprendre que tu soudoies les élèves pour te servir d’indics.. Elle venait de mettre, sans le savoir, le doigt sur une idée qui lui trottait dans la tête depuis un certain temps déjà bien qu’il n’ait pas encore trouvé la personne idéal pour jouer ce rôle.

Pendant que son père prenait sa douche, Charlotte regagna sa chambre et se planta devant l’écran de son ordinateur, ouvrant un document word pour rédiger la rédaction qu’elle devait deux semaines plus tard mais, dont le sujet l’inspirait beaucoup. Elle s’arma de ses écouteurs, alluma Spotify et fit défiler sa playlist tout en pianotant le clavier de son ordinateur. Quelques instants plus tard, son père entrait dans la chambre sans attendre son autorisation et s’installa sur le lit. C’était un problème auquel il faudrait remédier tôt ou tard, son intimité était en péril avec un père comme ça. « Rappelles-moi ce qu’on apprend aux élèves à l’école maternelle quand on rentre dans une classe ? Ah oui, ça me revient, on frappe, on attend l’autorisation et on s’excuse pour le dérangement, je crois. » dit-elle en affichant un sourire large jusqu’aux oreilles. « Tu m’montres ? ». Charlotte soupira. Elle avait tout de même besoin d’un public et acquiesça d’un signe de tête avant d’ôter les écouteurs de son ordinateur portable, en quelques clics de souris, une chanson se répandit dans toute la pièce et c’est au rythme de « Just Dance » célèbre chanson de Lady Gaga que Charlotte effectua son enchaînement. [Flemme de décrire, vidéo youtube à la place].
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyDim 12 Juin - 23:28

Patrick avait bien l’intention de dénicher le Twitter de sa fille, et il savait que cela allait être facile. Il suffisait de demander à un élève et le tour est joué. Et même… Entre les abonnements des abonnements des abonnements… Il allait forcément tomber dessus. Ce n’était qu’une question de temps. Il entra à ce moment précis dans la chambre de sa fille, sans crier gare, comme tout père fouineur qui se respecte et alors que Charlotte ne taquina, il fit mine de ne pas avoir entendu, alors qu’il prenait rapidement un mine boudeuse enfantine. Il lui demanda rapidement de montrer sa chorégraphie. Charlotte s’executa alors.

Patrick avait toujours été fasciné par la façon dont pouvait bouger sa fille. Elle était vraiment exceptionnelle. Il pouvait la voir parfaite, sans défauts comme tout père aimant sa fille. Il l’observa faire ses enchainements et quand elle eut terminé, il commença à applaudir.

PATRICK « Bravo ! Si Sue ne te prend pas, je ne comprends pas ! Par contre, juste un truc… »

Il fit une nouvelle moue :

PATRICK « T’es obligée de bouger des fesses comme ca ? Parce que je trouve ca… comment l’expliquer ??? Hum… Un peu déplacé… »

Dit il en pensant surtout à tous ces adolescents en chaleur pouvant venir à mater de trop sa fille. Bien que la présence du père dans l’école devait déjà en faire reculer plus d’un. Peut être un peu trop protecteur, mais il ne voulait pas que sa fille souffre de ces garçons, dont certains ne pensaient qu’à une seule chose… Et sa fille avait grandi tellement vite, que cela lui faisait peur de la voir s’enticher d’un gars. Cela voudrait dire qu’elle devient une femme et qu’elle risquait bientôt de le quitter.

Il avait fait ces remarques à sa fille avec cette arrière-pensée, quand tout à coup, quelqu’un sonna à la porte. Patrick fronça les sourcils et pivota un peu la tête, perplexe. Qui pourrait bien sonner chez eux à cette heure et le lendemain du bal de la Saint Valentin. Surtout qu’il n’attendait aucune visite. Il se leva et se dirigea vers la porte d’entrée. Il regarda rapidement par la fenêtre et constata que la personne en face de la porte était Anne, son ex et la mère de Charlotte. C’est avec curiosité qu’il ouvrit celle-ci, non sans plisser les yeux alors que la lumière du jour vint à frapper ses rétines.

PATRICK « Anne ? Mais qu’est ce que tu fiches ici ? »

Elle haussa les sourcils d’un air que Patrick n’aima pas du tout.

ANNE « La première chose qu’on dit à une personne, c’est : Bonjour. Je peux entrer Patrick ? »

Il se déplaça sur le côté pour la laisser passer. Elle entra jusque dans le salon.

PATRICK « Tu veux quelque chose à boire ? » Dit-il alors qu’il ramassait quelques affaires qui trainaient par ci par là… Ne s’attendant vraiment pas à cette visite si impromptue.

Anne se tourna vers lui avant de dire :

ANNE « Non merci, je viens voir si ma fille va bien. Avec ce qu’on m’a raconté d’hier. »

Patrick se figea. Oulala… Cette histoire avait déjà fait le tour de la ville ? Si Anne venait pour ca, il était mal, surtout qu’il n’était pas forcément d’humeur à contrecarrer la mauvaise humeur de son ex-femme.

PATRICK « Anne… S’il te plait… Ne commence pas… Ca… s’est arrangé d’accord ? Ta fille va bien, tu peux lui demander... »
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyMar 14 Juin - 6:55

A peine eut-elle terminé son enchaînement que son père se mit à l’applaudir, visiblement très satisfait et fier de la prestation de sa fille qui ne put s’empêcher de tirer une petite révérence, flattée qu’un tel spectacle lui ait plus cependant, Charlotte savait qu’il ne perdrait pas non plus une occasion de lui faire quelques petites remarques sur la manière dont elle bougeait, des gestes qu’il estimait parfois trop aguicheurs. « T’es obligée de bouger des fesses comme ca ? Parce que je trouve ca… comment l’expliquer ??? Hum… Un peu déplacé… ». Pour toute réponse, l’adolescente roula des yeux en secouant la tête de gauche à droite, elle s’apprêtait à lui répondre lorsque la sonnerie annonçant l’arrivée d’un invité lui coupa l’herbe sous les pieds. Charlotte échangea un regard tout aussi interrogateur que son père, haussant les épaules afin de lui faire comprendre que l’invitation ne venait certainement pas d’elle et que l’intrus s’était manifestement invité tout seul. Tandis que son père ouvrait la fenêtre de sa chambre pour apercevoir le visage de l’étranger, Charlie ramassa quelques affaires d’un air distrait, guettant les faits, gestes et paroles de son père. Elle était curieuse de savoir qui leur rendait visite à une telle heure et son cœur fit un raté dans sa poitrine lorsque Patrick prononça le prénom de sa mère qui lui répondit en retour sur un ton mécontent. Rapidement, Charlotte quitta sa chambre pour la cuisine et débarrassa bien vite la barquette de son plat préparé qu’elle avait laissé sur l’évier. En tendant l’oreille, elle comprit rapidement que sa mère était à l’intérieur et se trouvait dans le salon, assistant à un début de conversation qui s’annonçait houleuse. « Non merci, je viens voir si ma fille va bien. Avec ce qu’on m’a raconté d’hier. ». Outch ! Ca sentait le règlement de compte à plein nez et Charlotte se retrouverait une fois de plus entre les deux à jouer les médiateurs pour éviter la guerre froide entre ses parents. Cette relation d’amitié qu’ils entretenaient lui suffisait amplement, elle aimait avoir une famille sortant un peu de l’ordinaire et ne voulait pas qu’un simple écart de conduite ne ternisse le tableau. C’était peut-être un peu égoïste. « Anne… S’il te plait… Ne commence pas… Ca… s’est arrangé d’accord ? Ta fille va bien, tu peux lui demander... ». Elle n’aimait pas spécialement que son père parle pour elle comme ça, il ne s’en rendait peut-être pas compte mais, il incluait Charlotte dans leur petite dispute. Elle allait bien… Du moins, en apparence seulement parce qu’elle craignait tout de même les répercussions de ce qui s’était passé la veille sur la réputation de son père ou sur la sienne mais, surtout parce que cela n’avait fait que renforcer son angoisse à l’idée de laisser son père seul. Charlie craignait que sa mère ne demande la garde exclusive grâce à ce petit incident au cours duquel Patrick avait été sauvée in extremis par sa fille. Charlotte souffla pour se donner du courage et passa l’encadrement de la porte du salon avec un grand sourire peint sur son visage. « Hey ! Salut m’man. » dit-elle d’un ton guilleret avant de s’avancer d’un pas joyeux pour venir embrasser sa mère qui sembla se rasséréner en constatant que sa fille rayonnait. « Bonjour ma chérie. Tu vas bien ? Tu t’es tout de même amusée hier pour ton premier bal ? ».

Charlotte regardait à présent ses deux parents tour à tour comme prise entre deux feux. Quelle réponse était la plus juste ? Qui risquait-elle de blesser ? Il s’agissait de questions perpétuelles qui lui demandaient beaucoup de réflexion. C’était sans doute pour cette raison qu’à son âge, Charlotte savait déjà peser le poids des mots… ou pas. « Maman, je te connais assez pour savoir que ce n’est qu’un prétexte pour venir s’assurer que mon père s’occupe bien de moi. ». Anne posa une main sur son cœur, l’air visiblement outré, le cœur de Charlotte se serra, un peu honteuse de l’avoir blessé. « Chérie, tu ne sera jamais un prétexte. Je me fais du soucis… vraiment.. Même si cela lui brisait le cœur d’avoir à lui dire ça, Charlie secoua la tête et continua sur sa lancée. « Un simple coup de téléphone aurait suffit, d’autant plus qu’on allait bientôt se retrouver et qu’on aurait pu discuter de ça au calme. Je déteste vous voir vous disputer comme des chiffonniers. Jusqu’à présent, j’étais fière de dire à tout le monde que malgré que vous étiez séparés, vous êtes restés amis ce qui m'apportait un certain équilibre en rendant les gardes alternées un peu moins gênantes. C’est quelque chose de rare. Je sais aussi que la seule chose qui ne changera jamais entre vous c’est l’amour que vous me portez mais, parfois, je vous trouve un peu étouffant tous les deux. Toi, maman, tu es beaucoup trop stricte contrairement à papa qui me laisse plus de liberté et d’un autre côté, papa, tu refuses de me voir grandir, ça te fait peur et parfois j’ai l’impression que ce n’est pas uniquement parce que tu crains d’être grand-père avant l’âge. ». Tous deux s’en prenaient pour son grade mais, c’était le seul moyen qu’elle avait trouvé de leur faire comprendre son point de vue. « Vous m’avez élevée pour que je ne commette pas d’erreurs et que je sois prudente mais, j’ai bien vu hier que l’on est jamais à l’abri d’un incident et que l’alcool peut nous faire faire des choses étranges, c’était la plus belle leçon que papa m’ait appris. C’est sûr, je me suis sentie un peu mal à l’aise mais, en même temps, tu peux être tranquille maman, je crois qu’avec le spectacle auquel il s’est adonné plus aucun garçon n’osera me tourner autour. ». Anne fronça légèrement les sourcis. « Chérie… » balbutia-t-elle. « Désolée si j’ai blessé quelqu’un mais, vous m’avez un peu inclus dans votre dispute alors que je n’avais rien à y faire, j’ai toujours tout fait pour mériter votre confiance alors croyez-moi simplement quand je vous dit que ça va, je vais bien et si vous avez quelque chose à vous dire, par pitié, brisez la glace maintenant et ne tournez pas autour du pot. ». Les deux parents se regardèrent un instant en chien de faïence avant que le regard d'Anne ne se radoucit. « C’est vrai, je suis venue pour vous espionner. Je vois que notre fille trouve toujours un prétexte pour te défendre même si n’importe quelle autre adolescente aurait sûrement piqué une crise de nerfs mais, avoues tout de même que se prendre une cuite était irresponsable ! ». « Que celui qui n'a jamais pécher se jette la première pierre comme on dit, je crois qu'il se sent déjà assez coupable et que la belle gueule de bois de ce matin lui a servi de leçon, maman. Il se sentira encore plus coupable quand il verra que j'ai eu un léger accrochage avec la DS......... Je plaisante, papa. Elle est dans l'allée du garage en un seul morceau, sans une égratignure, évites de nous faire une crise cardiaque. ».
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MessageSujet: Re: 06. [Freeman's] Cure for Hangover...   06. [Freeman's] Cure for Hangover... EmptyMer 15 Juin - 22:55

Comme prévu, Charlotte arriva au même moment. Elle alla saluer sa mère. Patrick croisa les bras quand Anne lança à sa fille une phrase lourde de sens. Il se retint de soupirer et de lever les yeux au ciel d’un air atterré. Non mais elle le prenait pour qui ? Bien qu’il est vrai que pour son premier bal, Patrick aurait pu faire un effort… Bien que ca n’était pas prévu qu’il finisse totalement saoul à la fin de la soirée. Il se retenait de ne pas répliquer face à sa femme, mais de toute manière, Charlotte le devança. Elle claqua dans le nez de sa mère, qu’elle n’était qu’un prétexte pour savoir si Patrick s’occupait bien d’elle. Notre homme ne put s’empêcher d’avoir un sourire vainqueur et amusé. Voilà qui était bien envoyé. Anne tenta alors de prendre sa propre défense, mais rapidement Charlotte repris son discours. Mais quand notre cher père vint à se retrouver dans la conversation, son sourire s’effaça un peu. Une moue se dessinant sur son visage.

C’est vrai qu’Anne et lui étaient restés en bon terme, mais de temps à autre, ils leur arrivaient de se chamailler, comme aujourd’hui. C’était plus fort qu’eux, ils ne pouvaient pas s’en empêcher. Quand elle s’attaqua de nouveau à Anne en le comparant à lui, il ne put s’empêcher de se redresser un peu, porté par la fierté que sa fille ait une estime si haute de lui. Mais quand au final Patrick commença à s’en prendre aussi pour son grade. Ses épaules s’affaissèrent un peu, alors qu’il eut un froncement de sourcils. Et le pire… C’est que Charlotte avait tout à fait raison sur ce qu’elle disait. Elle le cernait beaucoup mieux que ce qu’il ne pensait… Même si, bien entendu, elle ne connaissait pas toute la vérité. Ses lèvres se pincèrent, et il baissa les yeux un instant, comprenant la leçon de morale. Mais malgré tout, elle continuait de prendre sa défense. Il ne dit rien, laissant la sagesse de sa fille agir. Que pouvait-il dire qui plus est ?

Elle termina. Patrick tourna son regard vers Anne, d’un air de dire : C’est bon… T’es grillé… Qu’est ce que tu veux faire de plus… Anne prit la parole, et avoua qu’elle était là pour les espionner. Patrick ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir. Le savoir était une chose, avoir la confirmation était une autre. Son ex finit pourtant par l’attaquer de nouveau en lui rappelant que ce n’était pas responsable de se prendre une cuite en pleins bal. Patrick entrouvrit la bouche pour répliquer, mais Charlotte était déjà sur sa lancée, et elle continua de prendre sa défense. Quand elle parla de sa gueule de bois, Patrick eut un haussement de sourcil et se frotta le front un peu honteux. Puis quand Charlotte parla de sa voiture, il redressa la tête en regardant sa fille en fronçant les sourcils, se demandant si ce qu’elle disait était vrai. Mais elle finit rapidement par le rassurer que ce n’était pas vrai. Il haussa les épaules et ajouta :

PATRICK « Je n’aurai rien eut à te dire de toute manière. Ca aurait été bien fait pour moi… »

Il regarda Anne de travers.

PATRICK « Je sais ce que tu penses, mais Charlotte a bien tout résumer et franchement… Je n’ai pas la force, le courage et l’envie de commencer à tenter, de mon côté, à prendre ma propre défense. Penses ce que tu veux… »

Elle le fixa du regard, perplexe. Il ne douta pas qu’il venait de l’offusquer, mais la jeune femme ne répondit rien à cela. Elle s’en était déjà bien trop prise en pleine figure et elle savait que Charlotte risquait de repartir au quart de tour, si elle essayait une autre approche. Il s’approcha d’elle et soupira, les bras toujours croisé.

PATRICK « Je te sers à boire ? Autant que tu n’aies pas fait la route pour rien. »

Elle resta un instant interdite, avant de dire :

ANNE « J’ai des courses à faire. Je suis désolée pour cette intrusion… Surtout pour toi ma chérie. Mais ne comptes pas échapper à cette discussion ! Je t’appelle cette semaine ! »

Patrick roula des yeux.

PATRICK « Comme tu veux… Bien que je me tiens à penser que tu devrais un peu plus materner Charlotte que moi… »

Pour toute réponse, Anne lui donne un coup dans le bras qui fit sourire Patrick. Entre eux c’était toujours comme entre chien et chat. Ils ne se détestaient pas, mais subissaient toujours des périodes de conflit. Il faut avouer que Patrick se demandait comment aurait été leur vie s’ils ne s’étaient pas séparés. Anne se serait surement arraché les cheveux à devoir s’occuper d’un gars aussi irresponsable que lui… Plus que de sa fille.
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