Choriste du mois


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 07. Will you cover for me ? [Terminé]

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Oxanna Prescott
OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
Etoiles : 2957

Piece of Me
Chanson préférée du moment : death cab for cutie ; transatlanticism
Glee club favori : Urban Hymns
Vos relations:
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MessageSujet: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyMer 29 Juin - 14:49

On tambourinait sur sa porte. Fort. Encore et encore.
Oxanna Prescott sortit de son sommeil en grommelant avant de balancer son coussin à travers la pièce. Il s’écrasa avec un bruit mou sur le sol, manquant de près d’emmener la lampe de bureau dans sa chute. « Oxy ! Pourquoi tu es toujours au lit à neuf heures un jour de lycée ? » cria son père depuis le couloir. Aussitôt, la blondinette se sentit bel et bien réveillée et sursauta en remarquant les chiffres qu’indiquait son réveil à écran digital. John avait raison ! Mais pourquoi diable ne s’était-il pas manifesté plus tôt ? Avait-il pensé que sa fille prenait plus tard ce matin ? Oh oui, excellente idée qui venait de lui traverser l’esprit… L’adolescente se leva et ouvrit à son père, qui se baladait avec un croissant dans la main. « Papa… Je ne suis pas en retard, je te rassure. J’avais mis mon réveil pour neuf heures trente parce que je n’ai pas cours avant la mi-matinée aujourd’hui. On a un professeur qui est malade et je devais commencer ma journée avec lui. Mais bon, maintenant que je suis debout, » soupira-t-elle en se dirigeant vers la cuisine, « je ne dirais pas non à quelques pancakes et viennoiseries. Le café est prêt ? »

Son père leva les yeux au ciel et retourna près de sa fille unique pour partager un petit-déjeuner en famille. Il était soulagé qu’Oxanna n’ait pas manqué une classe. Parfois, elle se couchait tellement tard pour l’aider dans ses enquêtes qu’elle n’entendait même pas la sonnerie de son réveil, et John ne pouvait pas la surveiller de manière constante. C’était une matinée plutôt tranquille pour lui aussi mais parfois, il était déjà au bureau tôt le matin et Oxanna devait se lever toute seule comme une grande fille… qu’elle n’était pas encore à certains moments.

Quant à la demoiselle en question, elle était plongée dans ses pensées tout en dévorant ses céréales, alors que John Prescott se tenait au courant des dernières nouvelles du monde, avec son journal fraîchement déposé sur le palier à l’aube. Il fallait qu’elle fasse profil bas, elle ne pouvait pas se permettre d’être découverte. En réalité, hier soir – ou plutôt ce matin – elle s’était mise au lit à trois heures. Avant cela, elle discutait sur internet par emails interposés avec le détective privé qui avait mis la main sur sa mère à Los Angeles. Il lui avait annoncé certains changements, minimes mais toutefois importants pour Oxanna. Par exemple, l’un des deux enfants de Kate avait adhéré à une équipe de foot à locale pour les juniors et s’en sortait plutôt bien. Il suivait la famille sans se faire remarquer, gratuitement et quand il en avait le temps, pour informer Oxanna par la suite. Son histoire l’avait touchée. Et Oxy, sans se l’expliquer pourquoi, avait besoin de connaître… ceux qui auraient pu être ses frères, et qui l’étaient à moitié.

Elle avait mis son réveil comme d’habitude mais ne l’avait pas entendu, et son père non plus, sans aucun doute parce qu’il se trouvait sous la douche au moment où il avait sonné. Elle avait trop dormi et était désormais dans la panade pour avoir manqué déjà deux cours ce matin. Fort heureusement, elle arriverait à temps pour le troisième. Une fois son estomac rempli, la blondinette se prépara dans la salle de bains et en ressortit peu de temps après vêtue, coiffée et quelque peu maquillée. De retour dans sa chambre, elle prépara son sac en fonction de son emploi du temps, prit sa veste préférée – celle qu’Ecaterina comparait à une veste de camionneur – et se retrouva bien vite dans l’entrée. Tout en ouvrant la porte, elle cria un « A ce soir, Papa ! » et s’élança vers sa voiture.

Gosh, elle était encore tout endormie. Que faire pour se réveiller pour de bon et ne pas trop ressembler à un zombie après une nuit pareille ? Le café ne semblait pas avoir encore fait son effet mais Oxanna ne pouvait pas attendre indéfiniment. Priant pour que quelque chose de tonique soit diffusé, la détective en herbe alluma la radio. La voix de Pink se fit entendre, sur une chanson qu’Oxy adorait littéralement depuis sa sortie et qui venait tout juste de commencer. Elle connaissait même les paroles par cœur, et se fit une joie de se mettre à chanter. Non seulement pour se faire plaisir, mais également pour se donner un peps qu’elle n’avait – pour l’instant – pas du tout.

Right right, turn off the lights,
We're gonna lose our minds tonight,
What's the deal, yo?

I love when it's all too much,
5am turn the radio up
Where's the rock and roll?

Party Crasher,
Penny Snatcher,
Call me up if you want gangsta
Don't be fancy, just get dancey
Why so serious?

So raise your glass if you are wrong,
In all the right ways,
All my underdogs,
We will never be never be anything but loud
And nitty gritty dirty little freaks
Won't you come on and come on and raise your glass,
Just come on and come on and raise your glass !

Oxanna était tellement concentrée qu’elle ne remarqua pas les regards tournés vers elle quand un stop ou un feu rouge l’empêchaient d’avancer. Elle tapait frénétiquement sur le volant, ainsi que des pieds lorsque ces derniers ne servaient pas à conduire, et chantait à tue-tête dans la voiture, hurlant les mots par-dessus Pink. Heureusement qu’elle faisait partie d’une chorale, parce que dans le cas contraire elle ne doutait pas de sa capacité à faire saigner quelques oreilles sur son passage.

La musique se termina, laissant place à quelque chose d’autre que la blondinette appréciait moins. Elle baissa le volume, revigorée par cet instant de pure énergie, et continua son chemin jusque sur le parking de McKinley. Quand elle arriva, les élèves étaient en pause, juste avant que le cours de dix heures ne commence. Que faire pour ne pas être rejetée toute la journée à cause de son absence de ce matin ? Elle n’avait qu’une seule solution…
Aussitôt elle se mit à parcourir chaque endroit de la cour des yeux, et lorsqu’elle la trouva enfin, occupée à surveiller les lycéens, un sourire victorieux étira ses lèvres. Madeleine Wild la sortirait de ce mauvais pas.


Dernière édition par Oxanna Prescott le Jeu 29 Sep - 20:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyJeu 30 Juin - 2:09

Le réveil avait été particulièrement difficile ce matin-là dans le studio de Madeleine Wild. Enfouie sous ses couettes et autres couvertures, la blonde trop frileuse avait mis un temps infini à se tirer de son lit et s’était visiblement levée du pied gauche. Elle avait réussi à faire tomber la télécommande de sa chaîne hi-fi la veille au soir en s’étirant et n’avait pas eu la force de redescendre de sa mezzanine pour aller la chercher. Résultat : elle n’avait pas eu de musique immédiatement après avoir ouvert les yeux et était d’une humeur massacrante. Une chose en entraînant une autre elle était mal réveillée et son corps encore engourdi par les dernières vapeurs rêveuses du sommeil était un poids qu’elle ne parvenait que mal à soutenir. Mad commença donc la matinée à merveille en ratant une marche de sa mezzanine, se cognant la tête en se relevant après avoir ramassé la télécommande qui avait glissé sous un meuble dans un nid à poussière, et pour couronner le tout elle avait fait déborder sa tasse de lait chaud dans le micro-onde. Trop de bonheur à la fois pour la jeune femme qui riait nerveusement les deux mains appuyées contre le comptoir de sa cuisine. Mais qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire dans une vie antérieure pour mériter ça ? Toutefois se laisser abattre par si peu n’était pas dans les habitudes de Madeleine qui essuya patiemment son lait renversé et se mit à fredonner la chanson qui tournait alors sur ses enceintes. Si elle gardait un souvenir de ses années de lycée passées en partie dans la chorale c’était bien celui-ci : chanter adoucissait les mœurs, et en l’occurrence son humeur de chien. Bien que dans le cas de Gloria Gaynor « adoucir » n’était sans doute pas le meilleur verbe. Laissant passer les premières mesures du morceau, la jeune femme ne put s’empêcher de jeter son éponge, au sens propre du terme, pour empoigner la télécommande et remettre la chanson au début. La télécommande vite remplacée par une spatule qu’elle tenait à la manière d’un micro la jeune femme se percha d’un bond sur son canapé, le pied posé sur un des accoudoirs et se mit à chanter :

First I was afraid
I was petrified
Kept thinking I could never live
without you by my side
But then I spent so many nights
thinking how you did me wrong
I grew strong
I learned how to get along
and so you’re back
from outer space
I just walked in to find you here
with that sad look upon your face
I should have changed my stupid lock
I should have made you leave the key
If I had known for just one second
you’d be back to bother me


Elle ne connaissait les paroles de la chanson que de manière approximative et la moitié du couplet relevait davantage du yaourt que de l’interprétation mais elle s’en moquait bien ! Cette chanson était un hymne universel, un cri de guerre pour toutes celles qui en avait bavé avec la vie et les hommes. Bon, ne nous voilons pas la face, Madeleine adressait la chanson à sa poisse matinale et pas à un amour perdu qui était parti avec un morceau de son cœur. Mais il n’en demeurait pas moins qu’elle aimait cette chanson et qu’elle s’amusait à chorégraphier les paroles, se promenant dans son studio avec sa spatule en bois, sautillant sur la tête de ses voisins qui n’avaient se lever à la même heure qu’elle. Déjà à bout de souffle à cause de ses allers et retours en travers de la pièce, elle prit une profonde inspiration avant d’entamer le couplet suivant.

Go on now go walk out the door
just turn around now
‘cause you’re not welcome anymore
weren’t you the one who tried to hurt me
with goodbye
you think I’d crumble
you think I’d lay down and die
oh no, not I
I will survive
Oh as long as I know how to love
I know I will stay alive
I’ve got all my life to live
I’ve got all my love to give
and I’ll survive
I will survive

Laissant là la chanson, elle répétait sans cesse « I will survive » sur tous les tons, dans toutes les positions, même lorsqu’elle finit par remarquer qu’elle s’était mise en retard à s’amuser de si bon matin à reprendre les classiques, elle continuait à fredonner la fin du refrain, secouant la tête de gauche à droite comme pour dire non. Cette parenthèse musicale lui valut dix minutes de retard au final, mais elle réussit à tromper la vigilance du principal posté à l’entrée du lycée. L’indien était perché sur le perron principal pour admirer le flot continu de ses élèves qui entraient dans le lycée, tel le faucon qui survole la montagne. En toute honnêteté, Figgins tenait davantage de la buse que du faucon, mais Mad se serait bien gardée de lui faire la remarque ou même de formuler à voix haute cette comparaison tout droit sortie de la cinquième dimension. Elle ne put retenir un sourire à cette pensée néanmoins et surgit derrière lui le plus naturellement du monde, comme si elle avait été là depuis une éternité. « Monsieur », salua-t-elle avec un hochement de tête qui se voulait respectueux. Et quelle faute ne venait-elle pas de commettre en engageant la conversation. Profitant de l’occasion, Figgins lui confia la surveillance de l’entrée à la pause de dix heure pour traquer d’éventuels retardataires et absentéistes. La surveillante détestait cela plus que tout, mais elle n’aurait pas le choix, ça lui apprendrait à vouloir partager son enthousiasme avec son patron.

Dix heure moins dix arrivèrent et la revoilà postée à l’entrée, comme une gourde, le regard vide et le bout du nez gelé. Il était loin à présent l’entrain de Gloria… Elle s’apprêtait à se rapatrier d’urgence dans son bureau pour se réchauffer avec un bon café lorsqu’elle vit une voiture se stationner sur le parking des élèves. Ce qu’elle redoutait le plus venait de se produire. Mais pourquoi tu n’es pas rentrée une minute plus tôt espèce de courge ! s’insulta-t-elle mentalement en roulant des yeux et tournant les talons pour aller à la rencontre du briseur de règlement. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit que la coupable venait à sa rencontre de bon train, un large sourire sur les lèvres ! La connaissait-elle ? Faisant un effort surhumain pour se concentrer, elle passa rapidement en revue la liste brève des élèves avec qui elle avait échangé plus d’un mot lorsque soudain elle fut frappée par l’évidence : Oxanna Prescott. Membre de son équipe de football. Elle avait fait quelques recherches sur les élèves qui portaient les mêmes couleurs qu’elle pour le championnat de football et s’était à l’occasion amusée à en suivre certains pour mieux les connaître avant de les rencontrer. Le dossier scolaire de la jeune fille n’avait rien d’extraordinaire dans ses souvenirs, mais ce qui l’était en revanche c’était la réputation qui la suivait. Fille d’un détective privé, on disait partout qu’elle suivait son père sur cette voie. Mad n’avait pas eu le temps d’approfondir ses recherches et elle ne les reprendrait certainement pas maintenant qu’elle allait être confrontée à la véritable Oxanna. Le pas décidé de la petite blonde l’interloqua à tel point qu’elle-même cessa de marcher pour attendre qu’elle la rejoigne. Tentant tant bien que mal de surmonter la surprise, la surveillante usa du ton le plus strict dont elle fût capable pour l’interroger :
    Il est dix heure mademoiselle, vous n’avez pourtant pas l’air inquiète d’arriver avec deux heures de retard. Vous devez en avoir une bonne raison ! Je serais curieuse de l’entendre.

Sérieusement, elle n’avait rien de mieux à dire ? À chaque fois qu’il fallait faire preuve d’autorité Madeleine se transformait en robot, rabâchant sans cesse les mêmes phrases vides de sens qu’elle avait entendues dans la bouche de ses collègues. Sa crédibilité devait être proche de zéro, n’importe quel œil aiguisé pouvait le remarquer et à la moindre remarque dans ce sens elle jetait l’éponge. Et puis elle réalisait que si elle la punissait cela rentrerait sûrement en compte dans le championnat, elle ne pouvait absolument pas se permettre de se pénaliser toute seule pour la compétition. Mais il était trop tard pour penser à ça maintenant, une fois de plus elle avait parlé avant de réfléchir et elle s’en mordait les doigts. Il fallait espérer que la jeune fille soit au courant de sa présence dans l’équipe de football et qu’elle veuille jouer sur ce point pour acheter le pardon de l’administration. Impossible n’est pas Wild et elle la dévorait littéralement des yeux dans l’espoir que la blondinette lise ses pensées.

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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyMar 5 Juil - 14:08

Oxanna sortit de sa voiture et referma aussitôt sa veste contre sa poitrine. Le froid ne mordait plus autant que cet hiver mais le mois de Mars ne laisserait passer aucun rayon de soleil pour autant. Le grand-père qui vivait en face de chez les Prescott présageait un printemps aussi nuageux que celui de l’année précédente, contrairement aux chaînes télévisées qui promettaient une amélioration d’ici une petite semaine. Qui croire ? Oxy penchait plutôt pour les anciens, qui semblaient posséder une sorte de don afin de deviner la météo des jours futurs. Ils ne se trompaient que rarement voire jamais, contrairement aux médias. Quoi qu’il en soit pour le coup, la blondinette aurait préféré que ces derniers aient raison : elle ne supportait pas le froid, la grisaille et tout ce qui allait avec. Sa période favorite était l’été car la chaleur en devenait presque trop forte, les piscines avec leur couleur bleue faisaient envie, et elle se sentait carrément énergisée. Oxanna revivait avec les mois de juin, juillet et août – parfois même septembre – qu’un parfait inconnu avait, en plus, eu la bonne idée de considérer comme les grandes vacances pour les écoliers.

Alors que son regard faisait le tour du propriétaire, elle aperçut les cheerios dans leur uniforme rouge et blanc de WMHS. Elle ne les enviait pas le moins du monde, ces pauvres filles qui étaient obligées de porter un débardeur et une jupe ultra-courte même lors des plus rudes journées d’hiver. C’était probablement le prix à payer pour faire partie des très célèbres pom-pom girl. Un groupe fermé qui n’accueillait que les gymnastes les plus confirmées de l’établissement. Oxanna n’était en rien jalouse de leur statut – oui car dans les lycées des USA, les cheerios étaient automatiquement populaires et obtenaient de sortir avec les beaux mecs de l’équipe de foot – bien au contraire. La blondinette préférait largement avoir un petit-ami fidèle et intelligent quitte à ce qu’il ne connaisse rien au sport. Les gros bras qui se contentaient d’un pois chiche en guise de cervelle ou qui ne juraient que par ce qui se trouvait en-dessous de la ceinture, très peu pour elle. Et puis, comment pouvait-on supporter de ce faire crier dessus par Sue Sylvester jour après jour ?

Oxanna sortit de ses pensées en apercevant une pionne qui, de prime abord, aurait probablement préféré être n’importe où ailleurs que dans cette cour à faire le piquet et à se les geler. Madeleine Wild croisa le regard de l’adolescente et commença à marcher dans sa direction. A peine arrivée qu’elle était déjà repérée par la surveillante. Super. Si elle avait eu un mince espoir que son absence ne soit pas spécialement remarquée, il venait de tomber aux oubliettes. Elle allait définitivement devoir faire face à son école buissonnière de ce matin. Madeleine s’arrêta et laissa Oxy la rejoindre. Une fois arrivée à sa hauteur, la blondinette se mangea la remarque coutumière pour ce genre de retard : à savoir qu’elle avait tout intérêt à donner une bonne raison pour son arrivée aussi tardive. Dans le cas contraire, un renvoi pour aujourd’hui en plus d’une punition lui pendaient au nez. Impossible, si son père apprenait qu’elle lui avait menti ce matin, Oxanna était morte et enterrée.

« A vrai dire… Je suis plus inquiète que j’en ai l’air, mais j’espère que vous me comprendrez et que vous m’autoriserez à rejoindre mes prochains cours malgré cet énorme retard. Je pourrais tout vous expliquer et croyez-moi, non seulement j’obtiendrais votre mot d’excuse mais en plus vous risqueriez fort de vous mettre à pleurer en plein milieu de cette cour, en vous disant que la vie est parfois terriblement injuste mais… » Elle stoppa une seconde et esquissa un sourire en coin. « Je crois que je vais me contenter d’évoquer notre appartenance à la même équipe, celle de Mister Schue, que vous et mois avons forcément envie de voir gagner. Et vous savez ce que cela signifierait pour nous si vous refusiez de m’aider. Alors, s’il vous plaît, pourrais-je avoir mon petit billet ? » demanda-t-elle enfin, comme si lui fournir ce bout de papier était la chose la plus simple au monde.

Son ton n’avait pas du tout été provocateur ou hautain, et dans un sens Oxanna n’avait pas cherché à mentir à la surveillante pour l’apitoyer. Cette dernière penserait sûrement le contraire et ce n’était pas plus mal. Oxy n’était pas du genre à étaler sa vie personnelle à la moindre occasion. Cette histoire qui l’avait empêchée de dormir cette nuit ne regardait qu’elle et son petit-ami. Zack était au courant, il comprenait et il la soutenait dans ses démarches. Les autres ? Jamais ils ne connaitraient son secret le plus lourd, jamais. Peut-être que Quinn et Sarah l’apprendraient quand la blondinette se sentirait prête à le révéler une nouvelle fois. Cependant, elle ne voyait pas une « inconnue » comme Madeleine, aussi sympathique puisse-t-elle être avec les élèves, savoir que sa mère l’avait abandonnée pour se construire une nouvelle famille à des centaines de kilomètres de Lima.

Penser à sa plus grande faiblesse lui rappelait d’ailleurs qu’elle ne savait quasiment rien de Madeleine Wild. Oxanna avait été tellement occupée ces derniers temps – depuis quelques années en fait quand on regardait bien – que par conséquent, sa curiosité ne s’était jamais attardée sur la pionne de McKinley qui lui faisait face en cet instant précis. Tout le monde dissimulait quelque chose, que personne ne devait savoir. Quel était le secret de Madeleine ? Oxy se fit la promesse de se renseigner, ou tout du moins d’essayer. Car bien que peu le sachent, dénicher des informations sur les autres ne se faisait pas aussi facilement que cela. Un claquement de doigts ne suffisait pas. Sinon, chaque être humain sur cette Terre serait capable d’avoir sa licence de détective privé…
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyLun 11 Juil - 14:09

Plus le temps passait, plus Madeleine s’ennuyait dans ce nouveau travail. Elle n’y avait toujours pas trouvé d’intérêt, cantonnée à un bureau hideux et aux couloirs glacés de McKinley, elle se sentait excentrée. C’était comme si elle vivait dans une dimension parallèle : tout se passait sous ses yeux sans qu’elle puisse intervenir. Parfois sa dimension et celle des autres habitants du lycée se croisaient, mais cela restait assez rare, et elle souffrait de solitude. Tout cela avait ravivé ses vieilles flammes du passé : ses fameux amis imaginaires. Ils ne l’avaient jamais vraiment quittés, bien qu’elle eût su s’occuper suffisamment ces dernières années pour ne plus avoir recours à eux. Mais son retour à Lima, aussi rapide qu’improbable, avait réveillé le passé qu’elle avait enfoui en quittant la ville du jour au lendemain. Récemment elle avait cru voir sa mère marcher dans les rues du centre ville. Son cœur s’était arrêté de battre et elle en avait eu le souffle coupé. Le fantôme de ses parents la hantait bien malgré elle, et son estomac se nouait à la simple pensée qu’ils pourraient être là, quelque part. Pour se rassurer elle se figurait toujours une présence amicale à ses côtés, un allié immatériel qui l’appuyait dans ses décisions quelles qu’elles soient. Et à cet instant précis elle avait désespérément besoin de soutien, non pas parce qu’elle avait peur de croiser l’éminence maternelle, mais plutôt parce qu’elle ramait face à cette blonde malicieuse et trop futée pour être innocente. Son plus grand regret avait sans doute été de vieillir, de devoir quitter le monde merveilleux du lycée dans lequel elle régnait, de laisser derrière elle l’époque où rien n’avait d’importance. Elle aurait sûrement tout donné pour échanger sa place contre celle d’Oxanna, pourtant celle-ci n’avait pas l’air d’être au sommet de la hiérarchie du lycée. Comment pouvait-elle le savoir ? Grand un : elle ne portait pas l’uniforme des Cheerios. Grand deux : elle était dans une chorale. Voilà de quoi vous détruire une réputation à Lima. Mais même si retourner en arrière avait dû signifier se faire slusher une fois ou deux, Mad aurait été prête à faire ce sacrifice. Toutefois la question ne se posait pas, et elle devait à présent réfléchir à ce qu’elle pourrait bien répondre à cette lycéenne culottée.

Ses espoirs quant à l’équipe venaient d’être royalement satisfaits, mais l’aplomb de la jeune fille et ce débit régulier de parole sans heurt ni hésitation l’avait plongée dans un profond désarroi. Elle avait vraiment la crédibilité d’un diabétique pris la main dans le pot à bonbons… Toute cette histoire de mélodrame justifiant son retard elle n’y croyait pas une seconde. Ou alors les deux blondes avaient en commun un talent pour la comédie tout à fait prononcé et parvenaient à dissimuler sans mal un état de détresse derrière un sourire radieux. Mais là n’était pas la question, la surveillante se noyait sous les conjectures et perdait presque de vue son objectif : la victoire de son équipe. Il ne fallait pas qu’elle perde cela de vue, et c’était Chase, son ami footballer qui lui avait soufflé l’idée quelques instants auparavant. Or elle n’allait pas prendre le risque de se faire taper sur les doigts par le principal pour avoir laissé rentrer une retardataire sans encombre simplement parce qu’elle appartenait à la même équipe. Les effets auraient sûrement été catastrophiques, on l’aurait retirée de l’équipe, qui aurait elle-même été pénalisée. Non ! non, elle ne pouvait pas prendre ce risque. Mad devait vérifier que l’excuse de l’équipe n’était pas que du vent et qu’elle pourrait compter sur la lycéenne pour se faire discrète à l’avenir, pour le bien de l’équipe.

Il restait encore quelques personnes dans la cour, pas une foule compacte comme au début de la période de récréation certes, mais tout de même assez nombreuse pour vous ruiner une réputation. Or une réputation, la surveillante n’en avait pas, donc elle n’avait rien à perdre. Un sourire machiavélique vint se figer sur ses lèvres alors qu’elle ouvrait la bouche pour répondre enfin à la jeune fille toujours plantée là à se demander ce qui pouvait l’attendre.
    Effectivement, je pensais te laisser rentrer sans trop d’encombre pour ne pas pénaliser notre chère équipe, je l’avoue. Mais qui me dit que tu ne te sers pas de ce cher Mr Schue comme d’une excuse bien arrangeante ce matin pour mieux lui tourner le dos cette après-midi et roucouler avec ton copain du moment au lieu de t’entraîner ?

Une chose était certaine : Madeleine Wild était folle. Et tout droit sorti de son esprit tortueux, elle venait de s'imaginer une épreuve pour sa partenaire de jeu qui gagnerait le droit de rentrer si elle savait l'endurer. Quant aux motifs qui la poussèrent à faire ce qui va suivre, elle-même a encore des doutes à ce sujet, mais le fait est que sur le moment, cela lui avait paru assez naturel comme épreuve pour tester les intentions véritables de la demoiselle Prescott. Sans même jeter un coup d’œil derrière elle et s’assurer qu’un membre du corps professoral ne soit pas dans les parages Mad ouvrit son manteau et commença à faire onduler son corps doucement en fixant la petite blonde dans les yeux. Ces premiers mouvements discrets s’accompagnèrent des premières paroles de Queen :
I've paid my dues -
Time after time -
I've done my sentence
But committed no crime -
And bad mistakes
I've made a few
I've had my share of sand kicked in my face -
But I've come through

Se laissant porter par le rythme de cet hymne autoproclamé pour son équipe elle chantait de plus en plus fort, de manière assez dramatique tant sa voix douce et profonde ne s’accordait pas à ce genre de chanson guerrière. De même, elle continuait à agiter ses hanches et ses épaules en imposant un mouvement de va-et-vient à son ventre qui, bien que dissimulé sous un certain nombre de couches de vêtements, reproduisait immanquablement le mouvement de la danse des sept voiles.
We are the champions - my friends
And we'll keep on fighting - till the end
We are the champions
We are the champions
No time for losers
'Cause we are the champions – Team Schuesteeeeer

Elle venait d’achever le refrain en tournant autour d’une de ses hanches, le bouquet final, qui accompagnait les derniers mots ne laissant plus aucun doute sur l’hymne de l’équipe de l’homme à la choucroute, sous les yeux ébahis des lycéens qui restaient encore dans la cour et le bruit des rires étouffés des cheerios. Mad conserva néanmoins l’air le plus digne du monde, referma quelques boutons de son manteau et fixa à nouveau la délinquante dans les yeux.
    Alors ? Est-ce que tu te sens capable de faire preuve d’autant de dévotion pour notre merveilleuse équipe ?
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyMer 27 Juil - 14:18

Oxanna n'était pas du genre à exposer sa vie privée comme on déballait des fringues sur un étalage au marché du samedi matin. Elle détestait qu'on la prenne en pitié et c'était une des raisons pour lesquelles l'absence de sa mère au sein de la famille Prescott était un sujet tabou. Seule une poignée de gens dans son entourage le plus proche connaissaient la vérité et encore, il était interdit de soulever le sujet sans son accord. Si Oxanna ne l'abordait pas de sa propre personne, il fallait tout simplement ignorer avoir jamais su son grand et terrible secret. Un psychologue dirait sans aucune hésitation qu'elle en souffrait de façon terrible malgré les années. Et le psychologue en question n'aurait pas tort. Mais d'un autre côté, comment oublier quand, quelques semaines plus tôt, on lui avait ravivé ses plaies ? Quand Oxy avait découvert que celle qui l'avait lâchement abandonnée avait désormais une famille à des centaines de kilomètres ? Et qu'elle ne se souciait aucunement de sa première fille ? Parfois, la blondinette en arrivait même à se demander si Kate se souvenait avoir eu un enfant dix-huit ans plus tôt. Effarant. Et tellement douloureux.

Mais ce matin, Oxanna n'avait pas pu s'empêcher de lancer une petite pique en expliquant, de la façon la plus neutre possible, que si Madeleine savait pourquoi elle était en retard elle se mettrait probablement à pleurer. Quelle personne avec un minimum de coeur ne se sentirait pas mal et désolée pour Oxanna ? Ne pas avoir de maman à cause d'un décès prématuré était déjà horrible, alors ne pas en avoir parce que la mère en question n'avait pas voulu de bébé...
Oxy n'avait toutefois pas eu l'intention d'aller plus loin dans sa tirade. Du moment que Madeleine comprenait son besoin d'entrer en cours avec ce fichu bon histoire de ne pas être renvoyée pour la journée, c'était parfait. Il était hors de question que le lycée appelle son paternel pour lui dire que sa fille avait séché les premières heures. Il en allait de sa vie ! Bon pas littéralement, mais presque. Oxanna se ferait alors interroger et croyez-la sur parole, John Prescott n'avait pas eu son badge de détective privé dans un paquet de lessive. Il était bon, même très bon, d'autant plus quand le suspect assis sur la chaise n'était autre que son propre enfant. Sa chair et son sang, qu'il connaissait par coeur.

Il insisterait. Il découvrirait la vérité à un moment ou un autre même si elle faisait tout son possible pour ne pas cracher le morceau. Alors, Oxanna serait obligée de lui révéler ses recherches sur sa mère, et ce qu'elle avait trouvé. Des années plus tôt, ils avaient fait une sorte de pacte : jamais ils ne chercheraient à avoir de nouvelles de Kate. Jamais. Et Miss Prescott n'avait rien trouvé de mieux que de trahir son père, ouvrant un dossier sur sa génitrice dans son dos. S'il le savait, il serait tellement déçu que la blondinette se saurait incapable de soutenir son regard. Qu'il ne lui fasse plus confiance, qu'il se sente lui-même blessé par ses démarches, serait la pire des punitions. Une punition qu'elle savait inévitable si, par un fabuleux effet domino, le lycée lui téléphonait aujourd'hui. Non, non, elle ne laisserait pas une telle chose arriver !

Et ce fut la raison pour laquelle lorsque Madeleine commença à se déhancher sur la chanson de la Team Schuester, elle savait déjà parfaitement qu'elle était prête à prendre la honte de sa vie si cela pouvait sauver sa relation avec son père qu'elle aimait tant. La surveillante se mit à chanter haut et fort - d'une voix plutôt fausse, car ce style de chant ne semblait pas véritablement lui convenir. Oxanna regarda aux alentours, horrifiée de constater que des élèves - heureusement que la cour n'était pas pleine à craquer - pouffaient de rire en observant Madeleine. Oh non non non pas ça. Oxy pouvait être sûre que ça se retrouverait dans les nouvelles twitteriennes de Gossip Glee par la suite. Mais pourquoi diable ne pouvait-elle pas simplement signer ce foutu papier et le lui donner comme toute pionne un minimum conciliante ? Pourquoi fallait-il qu'elle paie un prix afin de l'obtenir ? Qu'avait-elle fait pour mériter cela ?

Un instant, Oxanna se mit à hésiter. Elle aimait son père oui mais bon, enfin quand même, quoi, c'était... Oh et puis zut, finit-elle par se dire. Madeleine avait arrêté de chanter et avait refermé les boutons de son manteau. Maintenant, les bras croisés, elle attendait qu'Oxanna répète ses gestes, les yeux brillants. Mouais, évidemment qu'elle était fière de son petit tour de magie, après tout elle, elle se fichait bien de ce que pensaient les élèves ! Oxanna avait une réputation à tenir et ne pouvait pas faire n'importe quoi non plus. Quelle réputation ? intervint son subconscient sans qu'elle ne lui ait demandé son avis. Tout le monde te traite déjà de folle dans cet établissement, alors tu n'as rien à perdre. Et puis même, pose-toi une question avant de faire ton choix. Qu'est-ce que tu préfères ? Que les cheerios se foutent de toi jusqu'à la fin de l'année ou que ton père perde sa confiance en toi pour le restant de tes jours ? Hein ? C'en était trop. Oxanna secoua la tête, faisant taire ses pensées, et tout en observant Madeleine avec un air de défi, elle déboutonna sa propre veste.

And we'll keep on fighting - till the end
We are the champions
We are the champions
No time for losers
'Cause we are the champions - Team Schuesteeeeer

And we'll keep on fighting - till the end
We are the champions
We are the champions
No time for losers
'Cause we are the champions - Team Schuesteeeeer

Tout en répétant deux fois le refrain, faisant par la même occasion la promo de sa propre équipe - ce qui, au final, était le but de la manoeuvre - elle ondula du corps de la même façon que la surveillante quelques secondes plus tôt. Ses joues se mirent à rougir, non pas à cause de l'effort fourni, mais parce que ses camarades étaient toujours en train de regarder dans sa direction et riaient aux éclats. Heureusement qu'Oxanna avait une jolie voix, ça rattrapait l'absurdité de ce défi puéril mais nécessaire...
Une fois que cette mascarade fut terminée, Oxy se rapprocha de Madeleine et esquissa un sourire victorieux tout en tendant une main.

Alors, je peux l'avoir maintenant, ce billet d'excuse ? lâcha-t-elle simplement.
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyJeu 28 Juil - 13:10

Madeleine était très satisfaite de son petit stratagème, elle devait bien l’admettre. Le regard des autres ne lui avait jamais fait d’effet. Ou plutôt, elle savait y trouver ce qu’elle voulait, en général de l’attention, et dans quelques rares cas de l’admiration. Or en exécutant cette petite danse du ventre musicale au milieu de la cour le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle avait su attirer l’attention. Si tout cela remontait aux oreilles de Figgins c’en était fini d’elle et de ses jours à McKinley c’était certain. Mais à cet instant précis elle s’en moquait bien. Elle n’avait qu’une envie : exploser de rire. Est-ce qu’elle venait vraiment de faire ça ? Son cas était plus grave que ce qu’elle ne pensait. La satisfaction se lisait sur son visage, elle rayonnait de contentement et de suffisance. Pas parce qu’elle se moquait du regard des élèves, de ces Cheerios écervelées dont elle fut un jour membre, des footballeurs équipé d’un seul neurone mal connecté et autres perdus de la campagne d’Ohio, mais parce qu’elle était toujours la même après tout ce temps. Son travail au lycée avait beau être d’un ennui mortel la plupart du temps, il maintenait éveillé en elle la flamme du passé, les bons souvenirs du lycée qu’elle tentait désespérément de revivre sans penser à son avenir. Ce genre de folie lui passait le temps de manière agréable et (faiblement) rémunérée, et c’était tout ce qu’elle demandait à la vie pour le moment.

Le sourire de contentement de Mad s’élargit lorsque la petite blonde plantée devant elle ouvrit à son tour son manteau pour reproduire dans les moindres détails le petit manège qu’elle venait de lui servir sous les éclats de rire qui ne se dissimulaient plus du reste des lycéens dans la cour. Voilà qui était fort ! La surveillante ne pensait pas qu’elle l’aurait vraiment fait, pour la simple et bonne raison que cette équipe n’avait pas l’air assez extraordinaire pour qu’un lycéen de McKinley prenne le risque de s’humilier en public et de passer par la case slushy ou twitter dans les minutes qui allaient suivre. Et pourtant, Oxanna Prescott chantait à tue-tête au milieu de la cour un hymne à la gloire de l’équipe de Will Schuester. Ce n’était qu’avec des efforts gigantesques que la jeune femme parvenait à se retenir de rire, mais quand enfin la lycéenne s’arrêta en étendant la main vers elle pour récupérer le billet de retard qu’elle convoitait tant Mad n’y tint plus et partit dans une crise de fou-rire inarrêtable qui résonnait dans le froid de la cour, couvrant les murmures vicieux des commères. Attrapant la main d’Oxanna plutôt que de lui donner le billet elle l’entraîna avec elle à l’intérieur du lycée pour éviter de rester au centre de l’attention sur le parking. Tâchant tant bien que mal d’arrêter le rire qui secouait encore ses épaules elle lança :
    Tu as fait fort, très fort même, chapeau bas pour toi. Je n’aurais pas parié un centime sur ça, mais tu as plus de cran que je ne le pensais.

La surveillante relâcha enfin la main de la jeune fille qui avait l’air passablement perdue, se demandant certainement pourquoi il fallait en plus qu’elle l’accompagne dans les couloirs du lycée. Mais il y avait deux vraies raisons à cela : la première, elle n’avait bien évidemment pas son carnet de billets d’entrée avec elle, il fallait donc qu’elle aille le récupérer pour lui signer le mot qu’elle réclamait. Mais la seconde raison était plus importante à son sens : si elle était capable de faire ce genre de petite démonstration, elle serait sûrement un atout de choix dans son plan pour espionner les équipes adverses et tenter de gagner ce maudit tournoi. Arrivée devant la porte du bureau des surveillants, Madeleine ouvrit la porte avec un large sourire en indiquant à Oxanna d’entrer, repoussant la porte derrière elles pour éviter les oreilles qui traînent un peu partout.
    Je suis touchée par tant de dévouement pour la bonne cause dans ce championnat, tu dois vraiment avoir envie de rentrer en cours ou alors quelque chose de vraiment sérieux à cacher à tes parents. Mais ce n’est pas ça qui m’intéresse, je te le dis tout de suite. Allons droit au but : est-ce que tu connais le coach de l’autre équipe M. Bryan Ryan ?

La victoire à la loyale ça ne la connaissait que peu et ce n’était pas une honte de vouloir donner un coup de pouce à son talent naturel pour gagner pas vrai ? Alors qu’elle signait le mot d’excuse de la petite Prescott, Madeleine se replongeait dans les souvenirs de sa réunion au sommet avec Will et Holly qui ne l’avait pas confortée dans l’idée que gagner à la loyale serait un bien meilleur exemple à donner aux enfants, et que l’important c’était de participer. Le professeur d’espagnol avait bien autant envie de gagner qu’elle, et quand on jetait un coup d’œil à la liste des inscrits pour le championnat, il était évident que leurs chances étaient maigres avec un seul véritable footballeur. Le complot auquel elle pensait n’avait rien de bien méchant, il s’agissait juste de se renseigner un peu sur les tactiques des autres et de répandre une ou deux rumeurs pour semer la discorde, vraiment pas de quoi fouetter un chat pas vrai ?
    Je m’intéresse à ses plans de bataille pour le championnat pour ne rien te cacher, après tout comme ce cher M.Schuester c’est un coach vocal, pas sportif, et j’ai hâte de voir comment il compte s’en sortir…

En réalité toutes les excuses étaient bonnes pour s’occuper, et le salut de l’équipe préoccupait bien moins Mad que son envie de s’amuser et de faire connaissance avec les élèves. Elle ne savait rien de la blondinette qu’elle venait de traîner dans son bureau, et si elle avait été un peu professionnelle elle lui aurait demandé avec plus de sérieux ce qui la tracassait tant pour qu’elle manque les deux premières heures de cours. Mais depuis l’épisode de la crise de larme d’Edena Miller elle avait de grands scrupules à essayer de s’immiscer dans la vie privée dans élèves, gardant avec moult précautions les distances réglementaires et s’en tenant à un cadre général et public.

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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptySam 6 Aoû - 18:09

Tendant la main en espérant voir rapidement un billet se déposer au creux de sa paume, Oxanna posait un regard déterminé sur Madeleine. Non, la pionne ne pouvait pas le lui refuser après cette… cette honte dont elle était victime suite à la danse sur We are the champions. La blondinette en entendrait parler pendant longtemps, et elle était certaine que même Zack se moquerait de ce qu’elle avait osé faire pour ne pas voir le Principal Figgins décrocher son téléphone et appeler John Prescott. Cette prestation ferait peut-être l’objet du prochain article de Gossip Glee, après tout cette pimbêche ne manquait pas une occasion de la mentionner. Au départ, Oxanna s’en trouvait agacée mais maintenant, elle avait compris son petit stratagème : GG avait peur, car la détective en herbe était sans aucun doute la seule capable de rivaliser avec elle, voire de la découvrir une bonne fois pour toutes. Alors, elle la cassait sans cesse, en espérant que l’un de ses « secrets dévoilés » la ferait assez souffrir pour les briser en deux, elle et son envie de mettre son nez partout. Et bien, cette chère Gossip Glee allait être déçue, car Oxy n’était pas du genre à abandonner aussi facilement. Ni à se laisser détruire pour une rumeur à deux francs.

Oxanna finit par sortir de ses pensées lorsqu’elle se sentit tirée vers l’intérieur du bâtiment. Madeleine venait – étonnamment – de la prendre par la main et elle la menait quelque part, à la manière d’une gamine de dix ans que sa mère forçait à avancer. Ca ne lui plaisait pas des masses mais elle était beaucoup trop étonnée et curieuse pour songer à dire quoi que ce soit. La surveillante profita de leur marche pour la féliciter : oui, elle avait osé et avait donc plus de courage qu’il n’en paraissait. Ha. Parce qu’elle avait l’air d’une poule mouillée peut-être ? Huh. Une fois dans les couloirs, Madeleine la lâcha enfin et toutes deux se retrouvèrent bientôt dans un bureau, à l’abri des oreilles indiscrètes et des regards blasés – expression de base d’un lycéen moyen.

Madeleine Wild était peut-être encore inconnue au bataillon, dans le sens où Oxanna ne s’était pas penchée assez précisément sur son cas pour connaître son histoire, mais en tout cas elle avait appris une chose aujourd’hui : il s’agissait d’une jeune femme extrêmement perspicace. Et un brin dérangée, mais ça… n’était-ce pas le cas de tout le monde, en un sens ? La pionne lui fit néanmoins plaisir en affirmant que la raison pour laquelle elle souhaitait tant ce billet n’était pas ce qu’elle voulait savoir. Ouf. Oxy aurait été tenue de mentir et bien que ça ne lui aurait pas spécialement posé problème, elle préférait ne pas avoir à raconter de bobards quand ce n’était pas indispensable.

« Oui, évidemment, » répondit-elle en haussant les épaules, lorsque Madeleine lui demanda si Bryan Ryan lui était familier. Elle ne savait pas encore pourquoi cette question lui avait été posée, mais la situation commençait à l’angoisser légèrement. Et enfin, lorsque sa comparse d’équipe lui avoua son plan, le cœur d’Oxanna rata un battement. Espionner l’équipe adverse ? Ca ne lui aurait pas posé problème si ça avait été Sue Sylvester. Ou même Beiste, en fait. Mais Mr Ryan ? Non. Non. Jamais. Il s’était passé et sous-entendu trop de choses lors de leur dernière discussion, un soir tard dans la salle informatique, pour qu’elle songe à le trahir de cette manière abjecte. Ils partageaient plus qu’ils ne le pensaient au départ. En un sens, ils se ressemblaient malgré l’écart des années. Oxanna l’aimait bien.

Mais d’un autre côté, ne serait-ce pas étonnant pour une New Directions de refuser d’épier le chef de la chorale adverse pour le renverser ? Les élèves de Mister Schue étaient supposés détester Mr Ryan. Ou au moins, ils se devaient de ne pas le soutenir, d’être meilleurs que lui et son groupe. Afin de se sortir de ce mauvais pas, Oxanna aurait pu avouer à Madeleine que la tricherie n’était pas son truc et qu’elle refusait tout bonnement de jouer les espionnes. Car ce serait gagner de façon déloyale. Mais ce serait faux, car rien ne lui ferait plus plaisir que de s’en prendre à Sue. Elle n’avait donc pas le choix : il fallait qu’elle explique à Madeleine que le problème ne venait pas de ce qu’elle lui demandait de faire, mais de l’équipe qu’elle voulait casser. Et alors, elle saurait. Elle saurait qu’Oxanna avait un « faible » pour Mister Ryan, qu’en réalité elle l’appréciait. Ca pourrait être grave si ça finissait par sortir de cette pièce et arriver aux oreilles d’autres personnes. Tant pis, elle assumerait.

« Je ne peux pas faire ça, » dit-elle alors simplement. « Si vous voulez que je déjoue les plans de cette harpie de Sylvester, ce n’est pas un problème. Mais je ne ferais rien contre Mr Ryan. » Elle réfléchit une seconde, puis se pencha en avant et ajouta, un sourire en coin accroché aux lèvres. « Justement, ce n’est pas après lui qu’il faut en avoir : comme vous l’avez dit, il n’a rien d’un coach sportif et il n’y a donc aucune raison qu’il fasse mieux que nous, qu’il soit meilleur. En revanche, si on tient vraiment à gagner, il faut plutôt voir ce qui se passe du côté des deux autres équipes, qui sont plus « professionnelles »… et tenter de s’en inspirer de la manière la plus discrète qui soit. » Pourquoi Diable cette raison/excuse-là ne lui était pas venue à l’esprit dix secondes plus tôt ? Ca aurait pu lui éviter d’être suspectée de faire ami-amie avec le coach des Awesome Voices. Parfois, elle se détestait. Pourvu que Madeleine n’ait pas relevé !

« En tout cas, » reprit-elle autant pour changer le sujet que pour donner son impression, maintenant qu’elle avait fait plus que croiser Madeleine au détour des couloirs. « Je n’ai jamais vu une pionne comme vous. Ca doit être pour ça que les élèves vous adorent. Vous n’avez rien d’une vieille bique hargneuse qui fout des heures de colle à tour de bras par pur sadisme et jalousie envers les jeunes. Je vous aime bien, » finit-elle par annoncer en hochant la tête. « J’ai plus d’un tour dans mon sac comme on a déjà du vous le dire. Je suis sûre qu’on pourrait mettre en place une sorte d’échange, instaurer une situation de donnant-donnant. Moi je récupère quelques billets d’admission de temps en temps, et pour vous remercier de votre… compréhension, je vous rends des services divers et variés. N’y a-t-il pas quelqu’un dont vous aimeriez connaître tous les secrets ? » demanda-t-elle, l’air complice et amusé.
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyMar 9 Aoû - 13:46

Qui aurait cru que la journée qui avait si mal commencé pour Madeleine tournerait à ce point en sa faveur ? En l’espace de quelques minutes, elle venait de mettre le grappin sur une élève de son équipe, de faire la danse du ventre en chantant à tue-tête dans la cour, de voir une danse du ventre et maintenant on lui offrait la possibilité de comploter pour le championnat ? La surveillante avec presque envie de se pincer pour s’assurer que ce n’était pas un rêve. Lorsqu’elle avait parlé du championnat avec le directeur de la chorale et la professeur remplaçante différentes solutions s’étaient présentées à eux, et après avoir mûrement (au moins 5 minutes !) réfléchis à tout cela, Mad avait décidé de s’en tenir à cette ligne d’action : diviser pour mieux régner et espionner pour mieux gagner. Toutefois elle n’avait pas osé se lancer dans l’épineux problème des relations entre les élèves avec la lycéenne, elle laissait tout cela à M.Schuester lui-même, de peur de se mettre l’adolescente à dos. Pensant que rien ne retiendrait la jeune fille concernant le directeur de la chorale adverse c’était le nom de Bryan Ryan qui était apparu sur ses lèvres, mais à peine l’avait-elle prononcé qu’une moue embarrassée se dessina sur le visage de sa nouvelle complice. Voilà quelque chose à quoi elle ne s’attendait pas. Elle n’aurait pas su dire pourquoi mais c’était comme si l’atmosphère s’était tendue entre elles au moment où elle suggérait d’aller fouiner un peu du côté de la salle des Awesome Voices pour consulter leur plan de terrain. Comme à son habitude le radar à potins de Madeleine se mit à bipper dans tous les sens dans sa tête, elle mourrait d’envie de questionner l’adolescente, de lui faire dire pourquoi tant de nervosité autour de celui qui était en principe son antagoniste dans les compétitions. Mais elle ne pouvait pas se permettre de la froisser, ou de la braquer. Si elle se murait dans le silence de peur de se faire cuisiner par une pionne un tantinet trop curieuse s’en était fini de ses jolies stratégies. Madeleine prit donc sur elle pour faire mine de ne rien relever, et ce même devant la jolie pirouette rhétorique qu’Oxanna venait d’exécuter pour se rattraper. C’était presque de la torture que de devoir laisser passer ça, mais comme Alex — son ami imaginaire trapéziste — disait toujours : mieux vaut faire un salto et rattraper la barre que deux et choir. On n’allait pas contre les adages qui riment, c’était de l’ordre du sacrilège.
    Sylvester c’est dans nos cordes aussi, oui, oui. Tu as raison, mais est-ce que tu te sens d’attaque pour affronter la folle furieuse la plus dangereuse du lycée ? Autant pour M.Ryan je suis à peu près certaine que les difficultés n’auraient pas été insurmontables, autant pour la coach… Il paraît qu’elle a demandé à Figgins de mettre des chiens de garde devant la porte de son bureau pour empêcher les intrus de s’en approcher. Bon, bien sûr il a dit non, mais je ne serais pas étonnée outre mesure si elle avait posé des pièges à loup ou des caméras de surveillance. Tu crois vraiment que tu vas t’en sortir ?

Quand on s’attaque à Sue Sylvester ce n’est plus une question de dévotion, ni même de courage. Ce qu’il faut c’est du talent. Et même si ça aurait enchanté Madeleine de pouvoir jeter un coup d’œil sur ses projets pour le match, elle n’avait pas particulièrement envie d’avoir une mort sur la conscience, et c’était plus ou moins ce qui attendrait Oxanna Prescott si l’on en croyait les rumeurs. Même sans connaître Sue personnellement Madeleine la redoutait. Elle n’aurait pas aimé voir son regard de mépris se poser sur elle sans avoir le droit de riposter. Malgré quelques points communs qui auraient pu rapprocher les deux femmes (comme leur folie notoire à toute deux), la coach des Cheerios avait un côté trop entier, et trop violent, qui impressionnait encore la surveillante. Mais après tout, ce n’était pas comme si c’était elle qui allait se rendre dans le bureau maudit, elle ne risquait rien, et si quelqu’un d’autre s’en sentait le cran, elle n’allait très certainement pas frustrer cette personne en le lui interdisant.

La surveillante ne sut plus comment réagir face à cet étrange compliment que lui adressait la lycéenne. Elle était à la fois touchée, et terriblement perplexe quant aux mots employés. « Vieille bique hargneuse » ? Est-ce que quelqu’un pensait sérieusement ça d’elle ? Si jamais elle se trouvait nez à nez avec la personne qui avait osé dire ça, ça allait être sanglant. Elle voulait bien admettre — du bout des lèvres — qu’elle n’était plus au lycée en tant qu’élève, et qu’elle était plus vieille que tous ces adolescents en pleine crise, mais de là à dire qu’elle était vieille ? Sylvester était vieille, et hargneuse, sûrement même un peu chèvre. Mais Madeleine Wild ? Et puis certes, elle ne mettait pas d’heures de colles à la pelle, mais ce n’était pas vraiment un compliment non plus… Son collègue Elias se chargeait d’ailleurs de le lui rappeler régulièrement. Zéro autorité, c’était presque une devise tant elle était pathétique dans ce domaine. Elle avait beau y travailler, faire des efforts pour se montrer ferme lorsqu’elle voyait des retardataires, ou bien des slushys, la surveillante n’y arrivait pas. Il ne fallait pas plus de deux phrases un peu enjôleuses pour venir à bout de ses décisions. Ce n’était un secret pour personne, sauf pour Figgins bien évidemment, qui continuait à croire qu’elle remplissait ses devoirs en bonne et due forme. Si les élèves l’appréciaient c’était surtout pour cette raison : ils s’en sortiraient toujours s’ils tombaient sur elle. Au final la remarque qui se voulait attentionnée et sympathique venait de plomber le moral de la surveillante pour quelques secondes, la mettant devant le fait accompli de son incompétence. Mais elle n’en laissa rien paraître, la remerciant en la gratifiant d’un large sourire.
    Oh ! mais je ne me savais pas si populaire ! dit-elle avec un petit rire cristallin Mais je suis ravie que ma compagnie ne te soit pas désagréable, et ce malgré le petit numéro de danse dans la cour.

Se faire une alliée de la détective en herbe du lycée, ce n’était pas une si mauvaise idée, loin de là, et se voir offrir une contrepartie pour des billets d’entrée en cours voilà une idée qui la charmait. Elle ne lui aurait pas refusé de genre de service, même sans compensation, aujourd’hui était presque une exception. La surveillante ne l’avait retenue que parce qu’elle avait déjà une idée précise derrière la tête, mais elle ne cracherait pas sur quelques potins. Déjà dans sa tête les idées allaient bon train. Elle aurait aimé en savoir plus sur Ashton Kinney, son ex, et sur ce qu’il avait fait pendant les années où elle s’était enfuie de Lima. Et puis elle aurait aussi voulu savoir ce qu’il était advenu de Désirée, qu’elle ne parvenait plus à joindre. Connaître quelques secrets sur Figgins aurait aussi été un avantage de taille pour dire non à une ou deux corvées qu’il voudrait lui coller sur le dos. Oh et il y avait cette fille qui l’avait intriguée une fois en refusant qu’on appelle ses parents quand elle s’était tordu la cheville. Bref, ce n’était pas les idées qui manquaient et alors qu’elle s’apprêtait à faire son choix, elle fut frappée par l’évidence. Ce qu’elle préférait, ce n’était pas savoir tout des gens, mais s’assurer qu’il ne sachent rien de trop intéressant d’elle. Personne ne savait pour sa mère, ni pour les véritables raisons qui lui avaient fait quitter la ville, et elle espérait bien que la situation ne change pas.
    En voilà une offre qu’elle est alléchante… Disons que… ce ne serait pas un problème pour toi de rentrer en cours avec quelques minutes de retard par-ci par là, je peux même éponger jusqu’à trois absences sans trop de mal, mais…

La blonde hésitait à formuler sa demande. Ça ne ferait qu’attirer l’attention de la lycéenne sur elle, et peut-être que piquer la curiosité d’une fouine n’était pas la meilleure idée qui soit. Oh et puis après tout, qu’avait-elle à perdre ? Rien. Et si jamais des bruits venaient à courir sur elle dans les dangereux couloirs de McKinley, elle trouverait bien un moyen de se venger.
    Si jamais il s’avérait que Figgins a des choses compromettantes dans son bureau, ça m’intéresse. Et euh… il y a certaines choses sur moi qui sont bien mieux dans le passé, tu vois ce que je veux dire ? Par contre je suis sûre que le prof de bio a des choses à cacher et je serais ravie de savoir quoi !

Noyée entre deux bêtises sa remarque passerait davantage inaperçue, c’est ce qu’elle espérait en tout cas. Et puis si elle avait en bonus des informations sur Ashton, cette petite blonde passerait définitivement dans le top 3 de ses élèves préférés.
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyJeu 25 Aoû - 11:57

Oxanna Prescott avait énormément de culot. Tout le monde le savait et elle-même se plaisait à le penser. Lorsqu’elle se mettait un objectif en tête, rien ni personne ne l’en détournait et elle était prête à tout pour l’atteindre. Même faire preuve d’une audace que certains déploraient, mais que beaucoup enviaient en secret. Bien sûr, un tel comportement ne la mettait pas toujours dans des situations plaisantes et il arrivait que cela lui cause des problèmes, notamment quand elle se retrouvait devant un agent de police. Heureusement que Lima était une petite ville et que son père avait des relations. Dans le cas contraire, elle aurait fini nombre de nuits au trou, à attendre le lever du soleil avec impatience. Non, Oxanna n’avait rien de la délinquante finie, toutefois sa tendance à vouloir fourrer son nez partout lui valait pas mal de remontrances de la part des autorités. Ces dernières ne trouvaient rien de mieux pour lui « apprendre la leçon » que de la garder chez eux des heures durant – mais là encore, Oxy passait un coup de fil et Super-Papa débarquait dans la minute. C’était devenu presque comme une routine pour l’adolescente. Elle osait tout, et tant pis pour les conséquences.

En cet instant précis, la pionne était en train de lui suggérer une petite visite dans le bureau de Sue Sylvester en personne, doutant de ces capacités à s’en sortir. Bien évidemment. Oxanna n’était qu’une petite lycéenne… Mais apparemment, Madeleine la connaissait encore bien mal. « Je vais le faire, et je vous dirais ce qu’il en est de son côté. Ne doutez pas de mes compétences, vous pourriez être surprise de ce dont je suis capable. Vous n’avez aucune idée du nombre de bureaux que j’ai déjà visités en dehors des heures des cours, par ici… » dit-elle d’un ton lourd de sous-entendus, un petit sourire en coin accroché à ses lèvres. « Et puis, j’ai quelque chose à régler avec la coach, ça me donnera l’occasion de prendre ma revanche. » Oxanna n’avait pas oublié ce qui s’était produit lors de la vente aux enchères. Et même si au final elle avait gagné, Sue Sylvester avait tout de même osé la défier et l’avait mise salement dans l’embarras. Hors de question qu’elle ne paie pas pour ça ! Jusqu’à aujourd’hui, la blondinette avait mis cette histoire de côté, ayant d’autres chats à fouetter. Mais puisqu’une occasion en or se présentait, elle serait bien stupide de ne pas la saisir, non ?

Pour en revenir à son audace et bien, elle vivait constamment avec. Là par exemple, elle venait tout bonnement d’accepter d’entrer illégalement dans le bureau de Sylvester. Si elle se faisait choper, elle risquait gros car Sue ne laisserait jamais passer ça. Elle irait voir Figgins aussitôt et lui demanderait une suspension de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines. Ainsi que des heures de colle à n’en plus finir. Et l’interdiction de participer à la chorale. Oui, Sue ferait de sa vie un véritable Enfer, ce qui était à n’en plus douter son activité principale et favorite. Elle aimait détruire les autres, alors si elle avait la chance de casser la Fouine du lycée pour de bon, elle n’hésiterait pas une seule demi-seconde. Le jeu en valait-il réellement la chandelle ? Oxanna décida que oui. Elle irait dans ce bureau, et récupérerait des informations pour son équipe, quoi qu’il lui en coûte.

Et comme le culot d’Oxy ne s’arrêtait pas là, l’adolescente jugea bon de proposer un marché constant avec la pionne. Que dirait-elle de recevoir quelques petits secrets sur ses collègues, si en échange elle laissait Oxanna entrer en retard de temps à autres ? L’adolescente n’en aurait jamais parlé à n’importe qui, mais Madeleine était la surveillante qui manquait le plus d’autorité, et qui se sentait la plus proche des élèves. Parfois c’était comme si elle n’avait pas vieilli, comme si elle faisait encore partie de ces ados munis de leurs trousses et de leurs bouquins de cours. Mais elle était passée de l’autre côté de la barrière et ainsi, elle pouvait se montrer particulièrement utile à Oxanna. La pauvre rentrait parfois très tard d’une planque ou bien allait se coucher à quatre heures du matin après des recherches intensives sur le site des détectives privés d’Amérique du Nord. Avec ce train de vie, il était normal que le réveil soit difficile et que les retards arrivent. Si quelqu’un comme Madeleine Wild pouvait assurer ses arrières à ce niveau-là, elle n’en serait que plus soulagée : au moins, son père ne risquait pas d’apprendre quoi que ce soit. Il avait toujours insisté pour qu’elle fasse passer ses études avant l’aide qu’elle souhaitait lui apporter…

« D’accord, j’irais faire un tour pour voir de quoi il en retourne exactement. » Oxanna avait écouté Madeleine avec attention : celle-ci titillait sa curiosité en parlant de passé qui devait rester dans le passé, mais pour l’heure le rôle de la blondinette était surtout d’accepter sa propre part du marché. Ce qui intéressait la surveillante n’était pas spécialement les secrets des autres, mais que les siens restent bien enfouis. Oxy devrait donc entrer dans le bureau de Figgins pour vérifier ce qu’il possédait sur le dossier Wild : était-ce uniquement des références professionnelles ou bien savait-il autre chose de plus… personnel ? « Pour ce qui est de Mr Kinney… Je vais fouiller, je vous tiendrais au courant aussi si je trouve quelque chose. Mais, il faudra monter les absences à au moins quatre – peut-être plus si je déniche un truc de vraiment croustillant. » Elle esquissa un immense sourire. C’était ça les affaires ! On ne plaisantait pas avec le travail, car oui, Oxanna considérait cela comme un job. Un jour, cette activité la ferait vivre, elle en était certaine. Elle ne voyait pas son avenir autrement qu’avec cette idée de découverte de la vérité. Et puis, la blondinette faisait déjà payer certains élèves alors pourquoi la pionne y échapperait ? Parce qu’elle avait du pouvoir sur Oxy et serait tout aussi capable de la coller deux heures là tout de suite sans aucune raison apparente ? Il en fallait beaucoup plus à la Fouine de service pour avoir la chair de poule… Après tout, elle connaissait la cellule de dégrisement de Lima comme sa poche, ou presque. « Mais juste par curiosité – vous savez que j’en ai beaucoup – pourquoi le prof de bio vous intéresse-t-il à ce point ? »
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyLun 29 Aoû - 16:00

Madeleine aurait presque remercié Figgins de lui avoir imposé encore et toujours la surveillance de la cour finalement, grâce à lui elle avait fait la connaissance de la lycéenne la plus culottée de tout McKinley, à n’en pas douter. Mais ce n’était pas dans son genre de parler au principal la première, et encore moins pour lui adresser des remerciements. En plus ça attiserait sa curiosité sur ce qui au final n’était qu’une vaste magouille à l’intérieur de son propre lycée. Définitivement, cet entretient avec la Fouine — surnom de couloir que la surveillante avait entendu sans jamais y prêter véritablement attention mais qui prenait tout son sens maintenant qu’elle la voyait devant elle — était des plus intéressants. Mad avait très certainement sous-estimé l’adversaire, enfin l’alliée. Elle avait l’air si sûre d’elle que c’en était presque inquiétant. Est-ce qu’elle venait de jeter une allumette dans une meule de foin préalablement arrosée de litres d’essence ? La surveillante se mordit un instant la lèvre inférieure, elle avait presque des remords. Si jamais ça tournait mal et que son nom était lâché c’était définitivement fini, non seulement à McKinley, mais à Lima aussi. Elle regardait parfois les émissions de télévision de Sue Sylvester et ses chroniques n’avaient rien d’objectif et de journalistique, c’était sa tribune personnelle, ni plus ni moins. La grande blonde voyait déjà son nom sur les lèvres fines de Sylvester qui le cracherait avec dégoût et la dénonçant comme la corruptrice de cette jeunesse déjà rongée par le poison du twitter et de la chorale. L’image était si claire dans sa tête qu’un frisson la parcouru tout le long de sa colonne vertébrale, la faisant se redresser pour chasser cette désagréable sensation.
    Je crois que je préfère ne pas savoir quels bureaux tu as déjà visités la nuit… Et je crois aussi que c’est risqué, pour toi et pour moi, parce qu’on ne veut pas finir nos jours chassées de McKinley et clouées au pilori par Sylvester n’est-ce pas ?

Même pour servir ses envies folles de victoire Mad n’était pas prête à passer ses soirées à faire des tours et des tours dans les couloirs pour s’assurer que les portes étaient verrouillées et que tous les élèves avaient bien quitté l’enceinte du lycée. Or si jamais le plan tombait à l’eau c’était la sentence qui l’attendait, même si elle n’était pas mêlée directement à l’affaire. C’était la dure loi du boulot de surveillante à plein-temps, il fallait surveiller, et surveiller encore. Et même en faisant semblant les heures de présence étaient les mêmes. Elle ne se faisait pas de souci pour Oxanna, l’idée que la lycéenne ait des ennuis avec ses parents ou que toute cette histoire laisse une trace indélébile sur son dossier scolaire n’avait même pas effleuré la jeune femme qui dans son grand égoïsme avait tendance à simplement oublier la présence d’autrui. Même ses justifications qui feignaient pourtant de s’intéresser au sort de la lycéenne étaient uniquement motivées par l’envie de sauver sa peau à tout prix.
    Ce n’est pas que je remette en cause tes capacités hein, loin de là, mais disons que… Vengeance personnelle et affaires ne font jamais bon ménage, tu as forcément vu un milliard de films policier sur le sujet ! Le moment où le héros décide de sauver l’honneur de maman plutôt que de suivre le plan à la lettre c’est toujours là qu’il se fait tirer dessus par le méchant sans cœur et qu’il se fait blesser. Alors même si on peut espérer que le coach ne se balade pas avoir une arme, tu vois un peu le drame ? Et la une des journaux après : lycéenne agressée au sein du lycée — l’agresseur n’a pas été arrêté — Sue Sylvester témoigne de l’insécurité montante à Lima.

Comme à son habitude Madeleine était partie à refaire le film de sa vie encore et encore. Chaque fois qu’elle rencontrait de nouvelles personnes tout semblait se recomposer. La moindre situation était prétexte à création, son imagination délirante alliait les multiples films qu’elle regardait encore et toujours aux romans qu’elle dévorait en secret (et sous le nez des élèves) pendant les heures permanence qu’elle faisait dans la salle de colle. Jamais elle ne se sentait gênée de partager à voix haute ce genre de scénario délirant, même avec de parfaits inconnus, ou des lycéens qui pourraient rendre ça public et la tourner en ridicule. Ça faisait partie d’elle, et elle n’avait aucune honte à affirmer ce qu’elle était. Mais alors qu’elle traçait dans les airs la taille des gros titres la surveillante se reprit en rebaissant rapidement sa main, ajoutant une brève toux marquant la coupure avant de poursuivre plus sérieusement sur les enjeux du marché qu’elle était sur le point de conclure.
    Quatre absences ?! Attends tu prévois de jouer l’école buissonnière pour le reste du semestre ? Je me demande franchement si cette grosse tête a une vie suffisamment passionnante qui vaille la peine que j’affronte le système informatique du lycée…

Le large sourire d’Oxanna Prescott n’avait d’égal que la mine effarée de Madeleine. Tout cela dépassait son plan initial… Certes elle avait envie d’en savoir plus sur Ashton, mais là le prix à payer était bien trop risqué. Figgins ne lui faisait pas assez confiance au point de ne pas surveiller ce qu’elle faisait de temps à autre. Et puis les professeurs se douteraient de quelque chose si jamais ils fouillaient un peu les relevés de note et autres bulletins. La fin de l’année s’approchait, elle ne pouvait pas prendre le risque d’éponger trop de dérapages si près de la grande tournée administrative. Madeleine regarda la jeune fille avec une moue embêtée, secouant sa tête de gauche à droite pour signifier son mécontentement.
    Haha la curiosité est un vilain défaut, mais je suis bien mal placée pour te donner des leçons là-dessus.

Elle mourrait d’envie d’ajouter un « ou sur quoique ce soit d’autre » mais elle avait appris que l’autodérision n’était pas toujours une qualité le jour où ce genre de phrase lui avait échappé sous le regard interrogateur d’un professeur de mathématiques. Elle serra donc les dents un instant pour laisser passer l’envie de dire des bêtises et repartit d’un large sourire comme si de rien n’était :
    On a grandi à Lima tous les deux tu sais, et disons que ça m’éviterait de passer pour une amie indigne qui ne s’est pas inquiétée de son sort pendant… un certain temps. Il fait partie de notre équipe alors disons que je me renseigne un peu sur ce qu’il fait depuis la fac avant d’engager la conversation. Je ne sais pas trop quel est ton domaine d’expertise mais… disons que du général ça m’irait parfaitement tu vois ?

On ne pouvait pas faire plus vague comme explication. Mais la jeune fille devrait s’en contenter, parce qu’à moins qu’elle ne se lance dans des recherches à son sujet elle n’aurait rien de plus. Si les rumeurs de sa liaison passée avec Ashton remontaient à la surface elle pouvait dire adieu à toute forme de copinage avec le jeune homme. La blonde n’avait pas encore choisi le genre de retrouvailles qu’elle voulait pour eux, et elle finirait probablement par improviser, mais Désirée était officiellement sa petite amie aux dernières nouvelles, et on ne touche pas aux petits amis des amies, règle d’or énoncée dans un film qui avait des aspects bibliques tant elle l’avait vu. Jetant un coup d’œil à sa montre la jeune femme prit conscience qu’elle retenait la lycéenne en otage depuis bien trop longtemps et que la conversation allait bientôt prendre un ton bien trop personnel à son goût. Il était grand temps de la reconduire en classe avec un mot qui expliquerait comment elle avait été agressée par une petite vieille sur le passage clouté à deux pâtés de maisons du lycée ce qui l’avait considérablement retardée puisqu’elle avait dû la reconduire chez elle en cherchant son adresse sur ses papiers d’identité mais qu’elle avait dû d’abord gagner sa confiance pour les obtenir et… Peut-être qu’un simple « Excusée par Madeleine Wild » suffirait en fait. Elle s’en tint donc à la seconde option en signant le bout de papier sur lequel elle apposa le tampon du lycée.
    Tu sais où me trouver n’est-ce pas, donc je te remets ça et j’attends ta visite avec des informations sur le championnat, ou autre chose... Oh, et ne te sens pas obligée d’arriver en retard pour venir me voir hein !

La surveillante lui tendit le papier de l’autre côté du bureau avec un large sourire et un clin d'œil malicieux. La matinée était gagnée de son côté.
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Oxanna Prescott
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Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
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MessageSujet: Re: 07. Will you cover for me ? [Terminé]   07. Will you cover for me ? [Terminé] EmptyJeu 29 Sep - 20:58

Une chose était certaine à propos de ses talents de fouine : plus aucun bureau de cette école ne lui était inconnu et personne ne s’en doutait. Que ce soit par pure curiosité ou pour dénicher une réelle information, la blondinette avait visité chacune des pièces se trouvant dans l’aile administrative. Même celle où Madeleine et elle se tenaient actuellement, d’ailleurs – mais avant que la jeune pionne n’y soit affectée. Oxanna avait tout intérêt à rectifier le tir si elle souhaitait en découvrir davantage sur celle qui avait osé la faire danser devant la moitié de ses camarades. Ce qui, bien qu’elle essayait de ne pas y penser, n’allait sûrement pas rester sans conséquences. Elle se préparait déjà à recevoir un slushy au raisin en pleine face dès le lendemain matin. Ou peut-être même qu’ils n’attendraient pas et lui ferait subir cette torture d’ici dix minutes ? A la pause déjeuner ? Non, mieux valait se concentrer sur autre chose, cela ne servait à rien de se faire du mauvais sang. Si elle devait y passer, quoi qu’il arrive elle finirait trempée et collante. Le truc serait surtout de bien repérer les lanceurs afin de leur renvoyer l’ascenseur. Elle se vengerait. Oxanna Prescott se vengeait toujours.

Madeleine partagea ses craintes quant à la visite du bureau de Sue Sylvester. Et si Oxy se faisait prendre ? Et si elle et la surveillante finissaient dans le collimateur de la coach ? Bien évidemment, l’adolescente voyait très bien où son interlocutrice voulait en venir et se contenta de hausser un sourcil. « Ne vous en faîtes pas, je ne suis pas une traîtresse. Si je me fais avoir, votre nom ne sera en aucun cas prononcé. Vous pourrez dormir sur vos deux oreilles ce soir. » Elle n’avait pas dit cela sur un ton vexé ni sec. Elle comprenait que Madeleine puisse douter, après tout elles ne se connaissaient pas et Oxy devait bien avouer ne pas lui faire entièrement confiance non plus. Quoi qu’il en soit, pas encore. Cette étape viendrait après quelques temps et surtout, après une minutieuse étude de sa vie personnelle et professionnelle. Restait à se procurer les informations, ce qui rendait l’effraction dans son bureau quasi-indispensable. Heureusement que Miss Prescott avait un double de toutes les clefs, numérotées et identifiées afin de ne pas perdre de temps sur les lieux du crime. Elle n’en aurait que pour une dizaine de minutes : elle pouvait faire d’une pierre deux coups la nuit où elle viendrait s’introduire chez Sue Sylvester en personne. Enfin, le moment de planifier tout ça n’était pas encore arrivé, elle devrait y songer à tête reposée une fois rentrée chez elle.

D’autres choses inquiétaient Madeleine, et en tant que personne franche et sans détour, elle avoua leur nature à Oxanna dans la foulée. Apparemment, elle n’appréciait pas des masses l’association de leur plan avec la vengeance d’Oxy sur Sue, et n’hésita pas à user d’un exemple pour lui faire comprendre à quoi elle faisait référence exactement. « Ce ne sont que des films, non ? » rétorqua-t-elle en haussant les épaules. « On dit toujours que dans la vie, ça ne se passe pas du tout comme dans la fiction. Pour ma part, j’ai toujours fonctionné comme ça et ce n’est pas maintenant que je changerais. Dites-vous bien que si j’accepte de jouer un rôle dans cette histoire, ce n’est pas uniquement pour notre équipe. J’aurais plus longuement hésité, voire refusé, si je n’avais pas moi-même un grief contre notre chère coach des cheerleaders. Je suis en terminale, cette année, et je n’ai pas envie de quitter le lycée sans qu’elle ait payé pour ce qu’elle a fait. Il faudra donc vous faire à l’idée que si je peux sauver mon honneur plutôt que de suivre le plan à la lettre, je le ferais. Mais ne vous en faites pas, je serais plus rapide que le méchant sans cœur, quelle que soit son arme. » Elle esquissa un sourire victorieux, sûre d’elle et de ce qu’elle venait d’avancer. Non, c’était bien clair dans son esprit : jamais elle ne partirait de McKinley sans que Sue ait galéré au moins une fois. Ne serait-ce que pour lui faire payer cette histoire de muffins lors de la vente aux enchères.

Et maintenant, voilà que la jeune surveillante essayait de marchander les termes de leur accord. Il était hors de question qu’Oxanna se laisse impressionner – ce n’était pas son genre du tout, en plus – car elle avait besoin de ces absences. C’était presque le seul moment où elle pouvait faire ce qu’elle voulait car son père la croyait en cours et donc, ne s’inquiétait pas de ce qu’elle était en train de mijoter derrière son dos. Et puis, les matinées étaient bien difficiles quand elle avait passé la moitié de la nuit dans sa voiture, à épier des fautifs jusqu’à obtenir la photo compromettante la plus irréfutable possible. « Vous n’avez pas le choix, à moins que vous n’ayez pas spécialement envie de connaître les petits secrets de votre prof préféré, » lâcha-t-elle avec malice. De toute façon, elle savait avoir déjà gagné la bataille et histoire de changer le sujet de la conversation, demanda à Madeleine pourquoi ces informations sur Mr Kinney l’intéressaient à ce point. La réponse lui arracha une moue déçue, elle s’imaginait à des éléments bien plus croustillants. Toutefois, elle reprit vite contenance : le plus important n’était pas ce que voulait Madeleine mais ce qu’Oxanna allait de toute façon être capable de dénicher avec son petit instinct de fouine professionnelle.

Voyant la pionne signer son mot d’excuse, Oxy sentit que c’était la fin de l’entretien et observa sa montre. Oui, si elle voulait être à l’heure pour le prochain cours il faudrait qu’elle quitte son bureau maintenant – la pause était presque terminée et la sonnerie ne tarderait plus, ce n’était désormais plus qu’une question de secondes. La blondinette attrapa le mot que Madeleine lui tendait, et esquissa un sourire radieux en sa direction. Elle avait conclut un marché intéressant ce matin, qui lui permettrait de faire gagner son équipe, de se venger de Sue et de découvrir plein de choses sympathiques sur Miss Wild et Mister Kinney. En plus de cela, il y avait des mots d’excuses comme celui qu’elle tenait à la clef. Franchement, c’était sans aucun doute la plus belle matinée de toute la semaine. « Pas de problème, ce serait avec plaisir. Enfin, tant que vous promettez de ne plus me faire danser de cette façon en pleine cour, bien sûr. » Oxanna lâcha un rire franc avant de se retourner pour rejoindre la porte. Elle l’ouvrit, puis fit volte-face et adressa quelques derniers mots à Madeleine. « A plus tard, Melle Wild. Et merci. » Elle exhiba son mot, avant de sortir et de refermer derrière elle. Oxy ne pensait pas que la journée pourrait encore s’améliorer, mais elle avait tort. Car au moment où elle atteignit son casier, elle sentit deux bras passer autour de sa taille. Zack Woodward venait lui dire bonjour à sa façon, et elle allait certainement adorer…


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