Choriste du mois


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 07. Battle(Rand)field

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MessageSujet: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyLun 25 Juil - 18:10

    Gregory, le père de Candice, était un homme doux et gentil, bien qu’un peu trop papa-poule envers sa fille unique, en particulier depuis le décès de sa femme où il avait endossé la responsabilité de mère en plus de celle de père. Il lui avait fallu un bon moment d’adaptation, mais à présent il sentait qu’il tenait le bon bout. Il allait s’en sortir, il en était persuadé. Alors lorsqu’il reçut un coup de fil du principal du lycée McKinley, il tomba de haut. Candice avait la moyenne dans presque toutes les matières, elle n’était pas une lumière, certes, mais elle n’était pas non plus bête ! Le principal le rassura immédiatement : il ne voulait pas parler des notes de sa fille, mais de son comportement. Pire ? Si on veut. Greg savait qu’elle avait pas mal d’amis au lycée, néanmoins elle ne lui en parlait jamais, et encore moins de ses ennemis. Il y eut alors un déclic chez lui : Candice ne se confiait pas à elle. Et c’était normal : il n’était pas sa mère. C’était un véritable problème auquel il n’avait jamais songé, ne pensant même pas y être confronté un jour. Il pensait qu’il lui suffirait, qu’une mère ne serait pas indispensable à son équilibre instable d’adolescente. Que faire pour y remédier ? Il ne trouva qu’une solution : faire appel à un psychologue pour que sa fille ne garde pas tous ses problèmes pour elle, puisqu’elle ne semblait pas prête à lui confier quoi que ce soit. Le soir même, il lui en parla vaguement, évoquant un rendez-vous chez une personne qui l’écoutera … La soirée s’est bien sûr terminée en cris, chacun haussant le ton petit à petit. Candice n’était pas du genre à se laisser faire, et Gregory non plus. Ca n’allait pas être une partie de plaisir.


    Candice n’avait aucun problème, ou du moins aucun qui ne suscitait l’intervention d’un psychologue. Quelle adolescente n’avait pas de problème de mec, d’ami ou de rivale ? C’était tout bonnement ridicule. Peut-être qu’il avait su qu’elle « martyrisait » certaines élèves au lycée ? En tout cas elle n’avait besoin de personne pour l’aider dans des problèmes qui n’existaient pas. Pour le premier rendez-vous fixé par son père, elle lui demanda innocemment l’adresse et partit faire les boutiques au centre commercial au lieu d’aller voir cette Jessica Randfield qui ne lui inspirait rien. Quand on lui disait « psychologue », elle voyait plus une personne âgée qui notait ses mots et ses gestes sur en calepin sans rien dire plutôt qu’une jeune femme belle et dynamique qui discuterait avec elle comme le ferait une amie. Et puis ce n’était pas un genre de médecin pour les personne un peu dérangées psychologiquement – les fous quoi – ? En quoi cela pourrait l’aider ?
    Bien sûr, lorsqu’elle rentra en fin d’après-midi, elle ne fut pas très bien accueillie par son cher paternel. C’était toujours mieux que d’aller à ces fichus rendez-vous, ce pourquoi elle sécha les deux prochaines entrevues sans remords. Son père n’était pas content, par soucis d’autorité sans doute. Elle ne lui désobéissait pas d’habitude, mais lorsqu’elle décidait qu’elle ne ferait pas ce qu’il lui dirait, elle ne le ferait pas. Elle n’était pas qu’indisciplinée, elle était aussi têtue comme une mule.

    Ce que la cheerleader n’avait pas prévu, c’était que son père serait plus rusé qu’elle pour leur prochain entretien. Il lui avait proposé d’aller faire du shopping ensemble, ce qui voulait dire un tas de fringue payés de sa poche à lui. Elle avait accepté volontiers, était montée dans sa voiture côté passager, et ils avaient pris la route du centre ville. C’était trop facile. Pourtant, tout lui semblait normal … Jusqu’à ce qu’il se garde dans une rue proche de la place Bellefontaine. Le centre commercial abritait un parking souterrain, alors pourquoi marcher dix minutes au lieu de payer quelques dollars de plus ? « Tu vas voir ! » avait-il répondu gaiment après qu’elle lui ait demandé où ils allaient. Elle n’aimait pas les surprises. Ce n’est qu’en voyant la plaque dorée annonçant l’entrée du docteur Randfield qu’elle commença à protester.

    « Non papa, j’y irais pas j’t’ai dit. J’ai rien à faire là, j’suis pas folle ! » cria-t-elle.

    Tournant les talons, elle tira son père loin du cabinet, sauf que celui-ci ne se laissa pas faire. Il avait déjà appuyé sur la sonnette et poussé la porte d’entrée, attrapant sa fille par le poignet pour la faire entrer de force. Candice ne pouvait lutter contre lui : il restait son père, et elle ne voulait pas se retrouver comme dans ces séries où les parents coupent les vivres à leurs enfants après une grosse dispute. Elle atterrit malgré elle dans le hall d’entrée où une secrétaire la dévisageait d’un air étonné. C’en était gênant. Candice arrêta de se débattre. Il avait gagné cette partie-là. Résolue, elle se dirigea vers la salle d’attente qu’on lui indiquait, son père sur les talons.
    Elle ne décrocha pas un mot à son père, trop énervée contre lui. Bien sûr, de nombreuses insultes lui passaient par la tête, mais elle se garda bien de les dire à haute voix. Le temps s’écoula, de longues minutes interminables durant lesquelles elle se demanda ce qu’elle allait bien pouvoir dire à cette fameuse Jessica Randfield. « Rien » fut sa première idée, « Je n’ai pas envie de vous parler » sa seconde. Elle aurait pu passer l’après-midi au centre commercial au lieu de s’ennuyer avec ça. Elle en profita pour se recoiffer et pour défroisser ses vêtements, c’est-à-dire un t-shirt jaune canari au col en V et un jean slim gris foncé avec des escarpins brillants dont les ongles de pieds visibles étaient peints en un rose saumon assorti aux ongles de ses mains. Enfin, des bruits de pas se firent entendre dans le couloir et elle ne tarda pas à apercevoir une jeune femme blonde dans l’embrasure de la porte.
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyMar 26 Juil - 14:21

    La journée avait bien démarré. Jessica avait eu beaucoup de patient - comme presque tous les autres jours de la semaine - et elle n'était même pas fatiguée. A vrai dire, ce n'était que le début de l'après-midi, l'heure à laquelle la psychiatre recevait beaucoup de patients. De plus, aujourd'hui c'était samedi. Et le week-end était le jour où les lycéens de McKinley n'avaient pas cours, donc la jeune femme recevaient plus d'adolescents que les autres jours. Même si cela était loin de lui déplaire. Avoir plus de travail le week-end ne la dérangeait en rien. Son métier de psychologue ne la dérangeait jamais. Non pas, qu'elle pourrait ce damer rien que pour son métier, mais elle l'adorait vraiment. Comprendre les gens, elle adorait ça. Surtout les adolescents, elle trouvait qu'ils avaient des problèmes vraiment intéressants et était toujours à l'écoute pour les aider, si jamais ils avaient vraiment besoin de soutien ou d'aide. C'était un peu son côté généreux, sa façon d'être. Elle était comme ça et cela depuis toute petite. Profitant du temps de pause qu'elle s'accordait. Jessica, lut les notes qu'elle avait écrites sur le patient précédent. Lire les notes d'un patient, elle appréciait beaucoup cela. Non pas pour juger ensuite la personne, mais, pour mieux la comprendre, pour savoir quelle méthode utilisée, qu'est-ce qu'elle pouvait faire pour la pousser au bout de ses limites. Même si elle devait choquer par a façon d'agir, qu'importe c'était mieux que tout au final. Personne ne c'était encore plein de ses méthodes, bon certes quelquefois, mais les parents étaient toujours satisfait du résultat. Voir leur enfant plus discipliné qu'il ne pouvait déjà l'être leur faisait grandement plaisir. De plus, la psychologue gagnait bien sa vie, n'ayant jamais déçu aucune famille et entre les rentes de son livre, elle pouvait vivre dans une maison au lieu d'un appartement. Encore fallait-il qu'elle trouve la personne avec qui y vivre, puis elle se plaisait dans son petit appartement. Toute seule, la tranquillité en seule compagnie, elle ne s'en était jamais plainte. Son boulot occupant la moitié de son temps. Certes, un jour elle pourrait décider de trouver le grand amour, ou se trouver juste un homme pour vivre avec le reste de ces jours, mais, elle n'avait que vingt- neuf ans et voulait profiter de sa vie de femme. En aucun cas, elle ne voulait d'un homme qui ne comprend rien à son travail, qui lui reproche le fait que même chez elle, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de lire les dossiers de ses patients ou les notes qu'elle avait prises.

    Cinq, dix minutes de pause. Le temps de souffler entre deux patients. Même si cela ne la dérangeait pas. Elle qui était toujours aussi enthousiasme à l'idée de parler, d'écouter les soucis d'un adolescent. Avec toujours son côté souriant, son côté vraiment sociable. L'arrivée d'un nouveau patient se fit entendre. Jessica arrêta la lecture de ses notes, en le rangeant sur son bureau. Sortant de son bureau, elle regarda Sonia sa secrétaire qui eut un petit sourire, comme amusé par la scène qu'elle avait pu voir. La psychiatre se dirigea vers la salle d'attente pour ouvrir la porte et y découvrir un père accompagné d'une jeune fille blonde. Elle comprit tout de suite qui est-ce que c'était.
    « Bonjour. Si vous voulez bien me suivre. » Elle regardait la jeune fille en s'adressant à elle. Elle n'était pas spécialement contre à ce que le père vienne aussi, mais, les adolescents qui se trouvaient seul, se confier plus facilement. Bien entendu, après il y avait des parents qui étaient curieux de nature et qui voulait savoir ce que leur chère enfant disait à la psychiatre, comment est-ce qu'elle arrivait à les faire changer. Sauf que la jeune femme s'y opposait, ils comprenaient parfaitement ça, du moins elle l'espérait. Attendant que la jeune fille se lève, elle vit Sonia qui semblait les observer du coin d'elle, en fouineuse qu'elle était. Jessica adressa un sourire chaleureux avant de regagner son bureau, accompagné de l'adolescente. Elle ne savait pas si le père de la jeune blonde, allait attendre bien patiemment ; dans tous les cas, elle comptait sur sa secrétaire pour répondre aux questions de l'homme - si jamais il en avait bien entendu. La psychologue laissa entrer sa patiente avant de refermer la porte derrière soi. Elle ne supportait pas que la porte soit ouverte, que n'importe qui pouvait écouter la conversation. S'asseyant sur son fauteuil, elle la regarda. Même si le dossier de Candice lui avait été transféré, elle n'avait aucune idée si celle-ci allait être réticente à lui parler ou si elle allait ignorer complètement ses questions. Elle allait bien voir. « Tu es bien Candice ? Je pense que tu sais déjà qui je suis, le Dr Randfield. » Elle voulait y aller tout en douceur, en aucun cas elle voulait la mettre mal à l'aise. Ce n'était pas ce qu'elle recherchait- elle ne recherchait jamais cela. Tendant le bras, elle prit un dossier jaune concernant Candice. Elle l'ouvrit et se rappela de suite de quelque chose. Monsieur Connell avait déjà pris un rendez-vous avec elle, en lui disant que cela concernait sa fille. Mais, le jour du rendez-vous, Jessica n'avait pas vu Candice. Alors, elle avait appelé Monsieur Connell, en lui demandant si sa fille n'avait pas oublié le rendez-vous, qu'elle ne l'avait pas vu dans son cabinet. Bien entendu, elle ne voulait pas créer de problème dans cette famille, mais quand un patient ne venait pas, sans donner d'explications, le mieux était de comprendre pourquoi. Le père de l'adolescente n'en savait rien et il lui avait dit qu'il tâcherait de dire deux mots à sa fille pour essayer de la faire venir aux rendez-vous suivant. C'est tout naturellement, que le même scénario se répéta aux rendez-vous suivant. Et en ce week-end, Jessica pouvait enfin voir la jeune fille, qui semblait, elle, ne pas vouloir la voir. Ne résistant pas à la tentation de savoir les raisons du pourquoi, la psychiatre lui demanda alors : « Comment se fait-il que tu as séché les deux derniers rendez-vous ? » Si cela pouvait détendre l'atmosphère, permettre à l'adolescente de se sentir peut-être un peu plus à l'aise alors soit. La jeune femme savait que Candice avait ses raisons, à vrai dire elle savait que beaucoup d'adolescents croyaient que voir une psychologue c'était parce qu'ils étaient fous, mais ils se trompaient. Personne n'a besoin d'être fou pour aller voir une psychologue, malheureusement il y avait – trop – souvent de préjugés. Enlevant de son visage une mèche blonde, elle regardait Candice, en se demandant quel était son excuse.


Dernière édition par Jessica Randfield le Lun 1 Aoû - 14:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyVen 29 Juil - 12:03

    Le père de Candice était nerveux. Elle pouvait le sentir à des kilomètres, et ça la stressait elle aussi, ce pour quoi elle fourra un chewing-gum dans sa bouche qu’elle mâcha machinalement. Il craignait sûrement que sa fille ne parle très mal à la psychologue. Comme il la connaissait bien ! Celle-ci était très remontée contre lui. Elle lui en voulait à mort pour ce mauvais coup, qu’elle lui revaudrait d’ailleurs. Depuis qu’il s’était mis en tête de l’emmener voir quelqu’un, leurs disputes étaient plus fréquentes, surtout lorsqu’il abordait le sujet. Selon elle, c’était une très mauvaise idée, mais pour qu’il s’obstine comme ça, c’était qu’il devait penser le contraire. Ce désaccord avait créé une tension entre eux depuis quelques jours et elle détestait ça. Elle l’aimait beaucoup, il représentait beaucoup pour elle. Il était sa seule famille, elle ne voulait même pas imaginer le jour où elle le perdra. C’était à cause de ça qu’elle n’aimait pas ces pertes de temps à se maudire et à se crier dessus. Le temps était bien trop précieux, elle le savait à cause de tous ses regrets après la mort de sa mère. Longtemps elle avait pensé qu’elle aurait pu lui offrir ci, l’emmener là … Elle ne voulait pas que cela se reproduise lorsque son père partira, que ce soit dans un an ou dans des dizaines d’années. Ce fut la seule bonne raison qu’elle trouva pour ne pas être trop méchante avec le docteur Randfield.

    Elle qui s’imaginait une femme au visage ridé et sévère fut bien surprise de voir arriver au bout d’à peine quelques minutes une demoiselle jeune, à peine la trentaine, aux cheveux blonds et à l’air … confiant. Oui, la psychologue savait ce qu’elle faisait et son métier semblait vraiment lui plaire, Candice s’en aperçu tout de suite. Elle croisa le regard inquiet de son père sur elle tout en restant ferme et autoritaire, l’air de dire « Si t’y vas pas ça va barder ! » Résignée, elle se leva et suivit la psychologue sans rien dire et sans le moindre sourire bien sûr. Elle croisa la secrétaire qui affichait un demi-sourire en baissant les yeux. Candice n’aimait pas cette femme, elle avait l’impression qu’elle se moquait d’elle. Elle suivit le docteur jusque dans son bureau, toujours dans une silencieuse colère contre son père. Elle n’arrivait pas à croire qu’il avait osé lui faire ça. Elle s’assit en face de la psychologue sans la regarder, tournant la tête pour se concentrer sur la fenêtre menant à l’extérieur. Et dire qu’elle aurait pu aller faire du shopping à l’heure qu’il est ! « Tu es bien Candice ? Je pense que tu sais déjà qui je suis, le Dr Randfield. » Comme si elle ne savait pas à qui elle parlait ! Elle préféra ne pas lui répondre, faisant comme si elle n’avait rien entendu. Les secondes s’écoulèrent lentement. Pourvu que le Dr Randfield n’espère pas une réponse, sinon elles en auraient pour la journée. « Comment se fait-il que tu as séché les deux derniers rendez-vous ? » demanda-t-elle. Là, Candice fut bien obligée de lui répondre. Prenant une grande inspiration, et regarda la doctoresse droit dans les yeux en lui disant de façon sèche tout en mâchant son chewing-gum :

    « Ecoutez, j’ai rien à vous dire alors pourquoi pas dire à mon père que je n’ai pas besoin de vous, histoire qu’on évite de perdre notre temps ? »

    Croisant les jambes et mettant son poing sous son menton, la lycéenne reporta son regard vers la fenêtre, l’air de s’ennuyer ferme, comme si la psychologue n’était pas là. C’était vrai, elle n’avait pas envie de lui parler.
    La Cheerio réalisa qu’elle et son père avaient du s’inquiéter lors de sa « disparition ». En tout cas le Dr Randfield l’avait remarqué puisqu’elle avait appelé son père, même si Candice aurait préféré qu’elle n’en dise rien et qu’elle puisse passer ses samedis après-midi à faire les magasins.

    « J’étais juste au centre-commercial, vous vous êtes inquiétés pour rien. » fit-elle, fixant inlassablement la fenêtre.
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyLun 1 Aoû - 14:55

    Tout le monde a une excuse, la jeune fille avait une excuse, n'importe soit-elle. Jessica comprenait très bien le fait, mais, on était jamais sûr, elle préférait toujours se demander pourquoi son patient ne venait pas. A vrai dire, on n'était jamais sûr du danger qui pouvait régner - il faut toujours être sur ses gardes. Le regard toujours posé sur la jeune femme, Jessica attendait bien patiemment que celle-ci veuille répondre à sa question. Le temps ne manquait pas, ce n'était que l'après-midi et la psychiatre n'était jamais pressé que ses patients répondent à ses questions. Elle savait que pour certain c'était difficile de se confier à une parfaite inconnue. A une personne dont on ne connaissait rien sur elle, mais, dont elle connaissait parfaitement tout sur les autres. Ça pouvait faire peur. Pour les rassurer, les mettre en confiance, la jeune femme leur promettait que tout ce qu'il dirait resterait dans ce bureau, que rien n'en sortirait. La plupart du temps, cela suffisait à les mettre à l'aise. Mais, si cela ne suffisait pas, elle leur disait alors, qu'elle était là pour ça. Là pour les écouter, pour écouter tous leurs problèmes, leurs soucis, choquants ou non. Ce qui lui permettait de construire une certaine confiance avec ses patients. Quelquefois oui, quelquefois non. Ça ne pouvait pas marcher à tous les coups.

    Le dossier était toujours en face de Jessica, par simple précaution - ou plutôt par nécessité - il était ouvert devant elle. Cela lui permettait de savoir quelles questions posés à Candice, pour essayer de mieux la comprendre et peut-être l'aider, si elle en avait besoin. Alors, que ses yeux étaient toujours rivés sur l'adolescente, celle-ci regardait la fenêtre. Soit alors, si elle préférait cela. La psychologue ne pouvait pas lui en vouloir. Quand, elle lui demanda pourquoi est-ce qu'elle avait séché les deux derniers cours, la réponse de la patiente ne se fit pas attendre. En la regardant droit dans les yeux, elle lui répondit d'un ton sec qu'elle n'avait rien à lui dire, et pourquoi ne pas dire à son père qu'elle n'avait pas besoin d'elle, afin d'éviter de perdre du temps. Juste après avoir dit ces paroles, elle avait déjà reporté son regard sur la fenêtre. Pour le moment, Jessica ne dit rien, retenant seulement le fait que la cheerios n'était pas décidé à lui parler et qu'elle allait devoir la pousser à bout. C'était assez fréquent, qu'elle fasse cela, et ça contre le refus de certains parents qui au fil du temps ont compris les raisons du pourquoi. La jeune femme entendit sa patiente dire qu'ils ne s'étaient inquiètes pour rien, qu'elle était juste partit faire les magasins. C'était compréhensible. Entre faire les magasins ou aller à un rendez-vous psychologique, le choix était vite choisit. En signe de compréhension, la psychiatre hocha la tête. C'était bien la première fois, qu'elle avait une patiente qui préférait faire les magasins de la ville, plutôt que de comprendre les problèmes ou les soucis qu'elle pouvait avoir. Enfin, même si elle avait d'autres patients de ce genre, mais qui eux avait des raisons bien différentes pour ne pas vouloir venir la voir. Dans tous les cas, elle savait dès le début où elle avait décidé de se spécialiser dans les problèmes d'adolescents, que cela ne serait pas facile. C'était son choix, et elle ne le regrettait pas. D'ailleurs, ça lui faisait souvent étrange d'avoir des adultes comme patient, étant donnés qu'elle était plus habituée aux adolescents et à leurs problèmes de jeunes. Du fait que les jeunes essayaient de comprendre ce qui les tracassaient, de rentrer dans l'âge adulte comme il se doit ; alors, que les adultes eux c'étaient différents, ils n'avaient guère les mêmes problèmes - ce qui étaient compréhensible aux yeux de la jeune femme. Quelques secondes s'étaient écoulées après les dernières paroles de la cheerios, voir même quelques minutes. Qu'importe. Jessica laisser le temps s'écouler, pour mieux comprendre les raisons de la venue de Candice. - même si bien entendu c'était contre la volonté de la jeune fille -. Elle baissa les yeux pour se concentrer une nouvelle fois sur le dossier jaune.
    « Et à ton avis, pourquoi ton père a décidé que tu avais besoin de me voir ? » Ses yeux s'étaient encore posés sur la jeune femme en disant cela, quoi de plus normal à vrai dire. Une main posée sur le dossier, elle tenait un crayon dans son autre main, afin de pouvoir écrire d'éventuels choses, comme elle en avait l'habitude. La psychiatre avait hésité quelques petites secondes à poser cette question, mais elle avait une technique bien particulière. Elle espérait qu'avec cette technique, cela lui permettrait d'essayer de savoir quelques trucs sur sa patiente. Comme elle savait si bien le faire. Il fallait y aller en douceur, c'était la meilleure chose à faire à ses yeux. Jessica avait déjà essayé de mettre Candice en confiance, mais, elle pouvait voir dans le regard de celle-ci qu'être ici était une perte de temps pour elle. Elle avait ses raisons - encore une fois - et elle n'était guère la première à penser que voir un psychologue était la chose la plus stupide, surtout quand on pense que l'on a rien à dire. Fort heureusement, la jeune femme avait de la patience, de la détermination et tout ce qu'il y avait d'autre pour qu'elle soit vue comme un excellent psychiatre. Bien naturellement, elle en était fière, complètement fière.

    Il y avait encore certaines choses qu'elle voulait savoir, mais, le mieux était que ce soit l'adolescente qui aborde le sujet la première, la psychiatre voyait les choses de cette manière, c'était une nouvelle fois une autre façon de procéder.

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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyVen 5 Aoû - 16:25

    Jamais Candice ne s’était ne serait-ce qu’imaginée assise devant un psychologue un jour. Sa présence était un exploit, son père pouvait être fier de lui et de sa « prouesse » plutôt incroyable, voir impensable. Est-ce que sa mère aurait approuvé ? Se demanda-t-elle en fixant la fenêtre. Sûrement pas. Elle aurait certes fait tout ce qui aurait été en son pouvoir pour le bonheur de sa fille, mais de là à l’envoyer chez un psy … C’était un peu radical. Elle désapprouverait sûrement. Cependant la jeune fille n’aborderait pas ce sujet avec son père, ni avec personne d’autre d’ailleurs, puisqu’à coup sûr la discussion se terminerait en dispute. Tous les sujets étaient voués à une dispute de toute façon … Candice supposait que c’était à cause de leurs caractères très différents – la lycéenne tirant plus du côté de sa mère – et du fait qu’il essayait tant bien que mal de se faire respecter devant une adolescente rebelle à la forte personnalité.
    Depuis toute petite, Candice croyait que tous les fous et les personnes pas très bien dans leur tête allaient voir quelqu’un, mais pas les gens « normaux ». Non, seulement ceux qui avaient un réel problème mental, ceux qu’on devrait enfermer et à la limite ceux qui seraient dangereux pour les autres ou pour eux-mêmes. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? se demanda-t-elle, en écho à la question de la jeune femme. Elle n’en savait rien. Elle ne voulait pas être là. La seule chose qui la retenait clouée sur cette chaise, c’était son père qui bien qu’absent faisait planer une épée de Damoclès au dessus de sa tête. Une épée qui disait « attention, tu te comportes mal et tu es punies jusqu’au restant de tes jours ! » d’un ton menaçant. Il la connaissait bien, il savait qu’elle n’aimait pas leurs querelles et il en profitait. Elle pestait toujours intérieurement contre lui, mais elle ne supportait plus les cris dès l’instant où elle franchissait le seuil de leur maison.

    Poussant un long soupir, Candice se força à quitter la fenêtre des yeux, son unique communication avec l’extérieur qui la tentait terriblement, les baissant vers ses mains. Elle ne parvenait pas encore très bien à regarder le Dr Randfield en face.

    « Je crois qu’il a décidé que je devais me confier à une figure féminine … Depuis un coup de fil de mon lycée. »

    Male à l’aise, Candice se redressa sur son siège et osa enfin épier la réaction de la psychiatre. Elle n’aimait pas toutes ces questions. Et puis à tous les coups elle voudrait savoir pourquoi Candice ne pouvait pas se confier à sa mère, or elle n’avait pas du tout envie d’en parler avec cette inconnue. Pour cela, la blondinette continua avec l’art de détourner la conversation.

    « Et comme j’imagine que vous allez vouloir savoir pourquoi le lycée a appelé … C’est à cause de mon manque de discipline pour … A peu près tout. »

    La Cheerio sourit légèrement, peu mécontente d’elle. Quitte à choisir entre parler du lycée et parler de sa mère, mieux valait prendre le lycée. Et puis ce que les professeurs appelaient « manque de discipline » s’appelait chez les jeunes une réputation. Elle n’avait pas envie de passer pour une première de la classe par exemple, une partie de ce pour quoi elle ne fichait rien en classe. L’autre moitié était simplement qu’elle n’aimait pas l’école, elle n’avait jamais aimé ça et elle n’était pas prête de changer. Si elle répondait aux professeurs, ce n’était pas non plus seulement pour faire la rebelle. Elle détestait qu’on lui donne des ordres depuis toujours, et ce n’était pas un inconnu qui allait lui faire perdre cette habitude.
    Revenant au Dr Randfield, Candice afficha son plus beau sourire.

    « Est-ce que je peux y aller maintenant ? »

    Elle n’espérait pas une réponse positive – ce serait trop beau ! – mais elle tentait sa chance tout de même. Quand bien même, cela montrerait à la doctoresse qu’elle n’avait pas plus envie que ça de rester et qu’elle en avait bien assez dit pour aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyJeu 11 Aoû - 23:45

    Jessica regardait l'adolescente. Elle voyait bien qu'elle allait devoir avoir beaucoup de patience si jamais elle voulait faire son travail de psychologue comme il se doit. Cela n'allait pas être de tout repas, heureusement, elle savait s'y prendre. Les années de travail lui avaient aussi appris cela, et un tas d'autres choses. Bien entendu, elle ne s'attendait pas à ce que la jeune fille soit vraiment sympathique avec elle. Cela serait bien trop irréel. Tous les adolescents qu'elle avait en consultation, se montraient réticents à l'idée de se confier à elle. Cette parfaite inconnue dont ils ne connaissent rien. Juste son prénom et son nom. Il y avait de quoi à ne pas vouloir se confier. Cela ne durait jamais bien longtemps. Elle arrivait toujours à les faire dévoiler ce qu'elle voulait entendre. Néanmoins, avec Candice cela allait être un peu plus compliqué. Elle le savait, du moins, elle se doutait un peu de cela. Il fallait qu'elle est tord, enfin, elle voulait qu'elle est tord, sinon cela allait être une consultation bien difficile. Avec son talent d'observatrice, la psychiatre essayait de savoir pourquoi l'adolescente ne la regardait pas en face. Il y avait bien une raison, une raison cachée peut-être. Ou alors, s'était juste parce qu'elle n'osait pas. Peut-être que pour le moment elle n'était pas encore en totale confiance, ce qui était compréhensible. Totalement compréhensible. Quelques minutes passagères.Elle avait tout son temps. Tout son temps, pour que l'adolescente se décide enfin à répondre à sa question. Certes, elle avait encore quelques visites, mais, cela ne pressait pas. Il leur restait une bonne heure de consultation. A vrai dire celle-ci n'avait débuté que depuis une vingtaine de minutes, le temps ne passait pas bien vite. Le tic-tac de l'horloge résonnait, mais, Jessica n'y faisait pas gaffe. Quelques minutes après, elle entendit enfin Candice qui lui répondit qu'elle pensait que son père avait décidé qu'elle avait besoin de se confier à un psychologue depuis un coup de fil de son lycée. Sans un mot, la psychologue la regardait toujours. Elle eut le droit à un regard de la cheerios, qui avait enfin décidé de la regarder en face. Pourtant, elle voyait bien qu'elle était encore mal à l'aise, ça se percevait, elle le percevait. Mais, Jessica ne disait rien - pas pour le moment - non, elle laissa l'adolescente continuer sur le fait qu'elle allait sûrement lui demanda pourquoi le lycée McKinley avait appelé, cela était dût à son manque de discipline pour a peu près tout. A ces mots, la jeune femme écrivit sur son cahier de note cela. Une habitude aussi fâcheuse soit-elle. Le sourire qu'eut Candice juste après avoir prononcé ses paroles, elle l'avait vu. C'était un sourire, qui devait sûrement être purement hypocrite voir méprisant. Ce n'était pas la première fois, qu'elle avait le droit à ce genre de sourire, non au contraire. Elle en jouait, cela était mieux. Dans un coin de sa tête, elle se demandait pourquoi l'adolescente pouvait avoir un manque de discipline qui poussait son père à l'emmener la voir. Le père de celle-ci lui avait dit, bien évidemment, mais, pas entièrement. Juste ce dont elle avait besoin. Après, elle avait le dossier, celui qu'elles s'était procurer, et qui contenait quelques informations dont elle allait sûrement aborder avec Candice. Dans pas très longtemps, si elle en voyait l'occasion.

    Soulignant un mot de son stylo bleu, elle releva la tête.
    « Est-ce que je peux y aller maintenant ? » Si, elle s'était attendue à cette question. On ne lui avait jamais - jusqu'à présent - fait le coup, du est-ce que je peux partir. Pourtant, Jessica voyait bien que pour Candice croyait qu'elle en avait déjà trop dit. Mais, ce n'était que le commencent. Juste des questions basiques, pour la comprendre un peu mieux avant les autres séances. Néanmoins, elle ne voulait pas la laisser partir. Elle jeta un coup d'oeil assez discret à l'horloge au-dessus de sa tête. « A ce que je remarque, tu es pressé de partir. Mais, la séance n'est pas encore totalement fini, si tu le permets bien. » Elle était d'une politesse remarquable, elle s'étonnait elle-même quelquefois de ne pas être aussi brutale avec ses patients. Cela avait été dit d'une façon assez froide mais qui se voulait douce à la fois. Pour ne pas offenser la personne. Naturellement. Elle avait encore certaines choses à savoir, ce n'était pas terminé, non pas encore. « Comment se fait-il que tu as un manque de discipline au point que le lycée appelle chez toi ? Il y a une raison particulière ? » dit-elle d'un ton curieux. Sur son visage, il n'y avait la trace d' aucun sourire, elle était sérieuse. La jeune femme voulait savoir, voulait vraiment faire son métier comme il se doit, comme elle faisait depuis des années. Puis, peut-être que cela allait lui permettre de creuser. Pour une première séance, ça ne serait pas mal. Ça éviterait que la cheerios reparte de chez elle, avec le totale sentiment d'avoir perdu son temps, ce serait dommage et idiot. Jessica était prête à lui prouver qu'elle avait totalement tord, et que si son père lui avait dit que cela serait bien qu'elle se confie à une figure féminine, alors elle devait peut-être oser. Mais, la psychiatre n'allait pas la forcer à parler. Ce n'était pas réellement un cas extrême, qui refusait le fait de parler, c'était limite entre les deux. Cela n'était que le début à vrai dire. Se demandant bien ce que sa patiente allait lui répondre, elle referma le dossier jaune qu'elle avait sur ses genoux. Cela ne lui serait pas vraiment d'une totale aide, elle n'en avait plus vraiment besoin, plus pour le moment.


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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyLun 29 Aoû - 11:01

    Candice voyait au regard perçant de la psychologue que celle-ci ne comptait pas lui annoncer que la séance était terminée avant même qu’elle n’ait ouvert la bouche. Le courant ne passerait peut-être jamais entre les deux jeunes femmes … Elles étaient trop différentes, apparemment. Enfin, elle ne demandait qu’à être surprise, si elle se trompait. L’adolescente avait sans cesse l’impression que Mme Randfield l’analysait, comme si elle la passait d’un simple coup d’œil dans un scanner pour comprendre les moindres petits rouages de son organisme et de sa cervelle … tordue. C’était dérangeant, la mettant un peu plus male à l’aise face à cette inconnue qui voulait tout savoir d’elle. En tout cas, le ton froid qu’elle employa ne plut pas à la Cheerio, faisant l’effet d’une douche froide. Par ailleurs son sourire s’effaça du tout au tout, affichant désormais une mine boudeuse et renfrognée. Elle se dit que la psychologue ne voyait sans doute pas tous les jours une lycéenne aussi insolente et irrespectueuse envers elle. Cette pensée fit sourire intérieurement Candice. Elle aimait sortir du lot, être différente sans pour autant faire pitié ou quoi que ce soit comme une handicapée ou un choriste du Glee Club. Parfois, ne pas faire comme les autres avait du bon, or elle ne prenait que le meilleur et délaissait le pire. Sinon, elle aurait intégré les Awesome Voices ou les New Directions dès la rentrée afin d’améliorer sa voix. C’était dommage, elle le savait, mais elle ne tenait pas à devenir la risée du lycée ni à se prendre des sodas en pleine figure tous les matins. Mieux valait rester la cheerleader vulgaire et insolente plutôt que la chanteuse has been faussement méchante.

    Poussant un soupir audible, Candice se recula sur son dossier et reporta son regard vers la fenêtre, l’air de s’ennuyer ferme. Du moins, jusqu’à la prochaine question. « Comment se fait-il que tu as un manque de discipline au point que le lycée appelle chez toi ? Il y a une raison particulière ? » La lycéenne pinça les lèvres, peu envieuse de répondre à ces questions déjà trop personnelles à son goût. Elle n’avait pas envie de parler de ce qui se déroulait au sein du lycée. Tout ce qui s’y passait ne devait pas en ressortir, c’était une sorte de règle entre étudiants. Surtout en ce qui la concernait. Si son père apprenait ce qu’elle faisait à certaines filles, comme Erin et une ou deux autres, il pèterait sûrement les plombs et il la changerait de lycée … Voir même de ville ! Lui qui ne supportait pas la violence, il n’apprécierait certainement pas de savoir que sa fille levait la main sur des premières années. Il en aurait honte. Candice ne savait pas si McKinnley avait appelé parce que quelqu’un l’avait dénoncée, mais en tout cas le principal ne lui avait rien dit de concret. Sinon, elle serait déjà morte et enterrée.

    Haussant les épaules, la Cheerio refit face au Dr Randfield sans pour autant la regarder droit dans les yeux, préférant fixer ses mains aux ongles soignés.

    « J’aime pas obéir. » répondit-elle au bout de quelques longues secondes.

    Sachant que cette réponse n’assouvirait certainement pas la curiosité de la jolie blonde, Candice se mit à réfléchir à ce qu’elle pourrait ajouter pour détourner le sujet. Malheureusement, elle ne trouva rien de bien intéressant en rapport avec son insolence et son manque de discipline. Il lui fallait donc continuer sur sa lancée.

    « J’ai toujours été comme ça. Les professeurs croient qu’ils pourront me changer, et comme ça marche pas ils me virent de leur cours. »

    Un demi-sourire se dessina sur le visage de l’adolescente. Elle préférait avoir la main sur le fil de la conversation, et pour l’instant elle ne débrouillait plutôt bien. Elle croisa les bras sur sa poitrine, pas encore prête à affronter de nouveau le regard perçant et à la fois curieux de la psychologue.
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyVen 2 Sep - 18:02

    Jesssica était vraiment déterminée à savoir pourquoi le père de Candice avait décidé qu'il était bien qu'elle vienne la voir. Bien entendu elle avait étudié le dossier de la cheerio. C'était bien obligé. La psychiatre avait étudié le dossier de Candice, avec attention, elle savait donc que celle-ci avait perdu sa mère. Elle espérait que l'adolescente se confie un peu à elle, qu'elle lui dise ses craintes, ses pensées, ce qu'elle pensait réellement. Et là, qu'elle décide de lui parler de son manque de discipline au lycée McKinley, était une bonne chose. Avoir quelques problèmes au lycée pouvait souvent être vu comme néfaste pour le travail scolaire, ainsi que pour l'avenir. De plus, plusieurs choses étaient liés. Un lien entre plusieurs problèmes était toujours possible. Jesssica attendait que Candice veuille bien répondre à sa question. Néanmoins, elle voyait bien dans son attitude, que l'adolescente n'était pas totalement à l'aise. Il n'y avait qu'à percevoir le fait qu'elle n'osait pas regarder la psychologue dans les yeux. Loin d'être un peu déstabilisé par cette attitude, la jeune femme posa son regard sur son carnet. « J'aime pas obéir » Comme à son habitude, ce que venait de dire la cheerio, Jessica l'écrivit. Même, si ce n'est pas grandement utile. Mais, sa manière de travailler. C'était comme cela qu'elle avait appris son métier, avec toutes les études qu'elle avait pu faire. Quand la jeune fille lui dit qu'elle avait toujours été comme cela, et que les professeurs la mettaient à la porte de leur cours, car elle avait un tempérament jugé trop insolent, la psychiatre pris conscience que cela allait peut-être plus difficile qu'elle ne le pensait. Et quand elle leva les yeux vers sa patiente, elle put remarquer le sourire qui s'était dessiné sur le visage de celle-ci. En aucun cas, Jessica savait si cela été un sourire ironique ou alors simplement sincère. La seule chose qu'elle savait c'était que cela allait être difficile d'obtenir la confiance de la cheerio. Quoique ce n'était que le premier rendez-vous. D'ailleurs, la psychologue savait que beaucoup de jeunes s'attendaient à ce qu'elle leur pose des questions, encore et encore, alors que ça ne se passait pas du tout de cette façon. Sauf, le premier rendez-vous comme c'était le cas avec Candice.

    Passant la main dans ses cheveux blonds, Jessica voyait bien que sa patiente n'était pas décidée à la regarder dans les yeux, étant donné qu'elle semblait obnubilée par la fenêtre. Si tout le reste du rendez-vous allait se passer comme cela, alors soit. La main toujours dans ses cheveux, Jessica regarda Candice avant de lui dire - voyant bien que sinon, le rendez-vous n'allait pas grandement avancer.
    « Ne penses-tu pas qu'il est temps pour toi de changer ? De savoir obéir pour pouvoir réussir dans la vie ? » Bien évidemment, elle savait d'avance, que l'adolescente allait avoir une réponse négative. Mais, elle voulait quand même essayer de lui faire prendre conscience que plus tard il faudra bien qu'elle obéisse à ses supérieurs quand elle travaillera. De plus, un adolescent doit obéir à ses professeurs, qu'il le veuille ou non. Voilà, ce que Jessica avait essayé de faire comprendre à la cheerio à travers ses paroles. Malgré, le ton calme avec lequel elle parlait et la patience qu'elle avait pu acquérir au fil des années, la psychiatre savait bien qu'elle pouvait toujours autant choqué. Autant par son indiscrétion, que pour la fâcheuse tendance qu'elle avait de pousser ses patients au bout de leurs propres limites.

    Jessica posa son stylo sur le carnet, croisa les jambes et regarda Candice dans les yeux, en essayant que celle-ci ne détourne pas une nouvelle fois le regard.
    « Cette mauvaise habitude, se déroule-t-elle aussi chez toi ? Contestes-tu les ordres que peut te donner ton père ? » L'idée que la jeune fille s'entende bien avec son paternel, étant un peu réfléchi. Il pouvait y avoir une complicité entre eux, comme il pouvait y avoir une mauvaise entende entre eux deux. Sauf, que si la cheerio n'appréciait pas le fait de devoir obéir à quelqu'un, alors, il y avait de fortes chances pour que cela soit pareil dans son milieu familial. Jessica se doutait bien de cela, mais penser à des conclusions aussi tôt, n'était jamais conseillé, à vrai dire. Même si elle savait que ce premier rendez-vous n'allait peut-être pas mettre en totale confiance Candice et qu'elle n'allait peut-être pas se confier aussi facilement à elle ; la psychiatre voulait quand même essayer, un peu. Puis, c'était beaucoup mieux pour apprendre à connaître l'adolescente. Toutefois, Jessica avait quelques appréciations sur le caractère de sa patiente. Elle avait un peu peur que la jeune fille ne soit pas décidée à changer, qu'elle continue sûrement à croire qu'un suivi psychologique ne lui servirait à rien et que cela n'est pas fait pour des gens comme elle. Ne pas baisser les bras, croire en chaque patient, c'était exactement ce que pouvait se dire la psychiatre. Puis, il n'y avait pas de raison à ce qu'elle ne réussisse pas à gagner la confiance, la sincérité de Candice. Pas du tout.

    C'était toujours avec le stylo posé sur le carnet, qu'elle attendait de voir la réaction de la cheerio. S'attendre à des confessions aussi rapidement, serait un peu stupide. Jessica le savait et ne s'attendait pas vraiment à ça. Cela serait peut-être un peu trop beau, sincèrement. Pourtant, c'était toujours avec la même expression sur son visage et la même curiosité qu'elle attendait. Encore.
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field EmptyLun 5 Sep - 13:02

    Candice était une très bonne menteuse. La manipulation, c’était quelque chose d’inné chez elle. Elle savait instinctivement ce qui fallait dire ou faire pour qu’une personne l’apprécie ou pour qu’elle croie en ses mensonges. Le problème avec le Dr Randfield, c’était qu’elle semblait suffisamment maligne pour déceler le vrai du faux. La preuve : elle ne lui rendit pas son sourire, mais elle lui lança ce regard plein de curiosité que Candice commençait à maudire. Manipuler une psychiatre s’avérait plus difficile que prévu, elle aurait du s’y attendre. Elle avait certainement fait de grandes études, elle n’était donc pas née de la dernière pluie. « Ne penses-tu pas qu'il est temps pour toi de changer ? De savoir obéir pour pouvoir réussir dans la vie ? » demanda la jolie blonde.
    Cette fois, la Cheerio mit un moment à répondre pour réfléchir. Son avenir l’inquiétait beaucoup, bien qu’elle n’en ait jamais parlé à personne. Sans le savoir, la psychologue avait soulevé là un point important pour elle. Elle n’avait aucune idée du métier qu’elle ferait plus tard. Dans sa famille, aussi bien du côté de sa mère que de son père, tout le monde avait fait de grandes études pour devenir médecins, chimistes, ingénieurs … Etant donné que Candice monnayait déjà des élèves pour détourner la tâche des devoirs à la maison, elle n’était pas certaine d’obtenir son diplôme même si elle fera tout son possible pour l’avoir quand même. Et après ? Si elle l’avait, son père ma forcerait sûrement à aller dans une bonne université. Sinon … Elle préférait ne pas y penser.

    « Je ne sais pas … Tout dépendra de ce que je ferais après le lycée je suppose. Pour l’instant, j’en ai aucune idée alors … »

    La lycéenne pinça les lèvres en relevant les yeux vers la doctoresse. Pour la première fois depuis le début du rendez-vous, elle avait parlé d’un ton hésitant. Mauvaise tactique, son interlocutrice allait poser beaucoup de questions maintenant. D’ailleurs, elles ne tardèrent pas à tomber. « Cette mauvaise habitude, se déroule-t-elle aussi chez toi ? Contestes-tu les ordres que peut te donner ton père ? » La réponse semblait évidente. Si elle n’aimait pas obéir à qui que ce soit, son paternel n’allait pas faire exception à la règle. Néanmoins si elle était devant elle ce jour-là, c’était bien parce qu’elle avait obéi – de force, certes, mais obéi quand même – à son père.

    « Evidemment. Ca crée beaucoup de tensions entre nous, mais on se supporte. »

    Léger sourire de Candice, plus sincère que le précédent. Petit à petit, elle parvenait à se détendre. Mieux valait tard que jamais ! Et puis étant donné que la manipulation ne marchait pas vraiment sur le Dr Randfield, autant lui donner ce qu’elle voulait. Elles avanceraient plus vite, en principe. Sauf si la conversation reviendrait vers sa mère, bien sûr. Elle préférait encore parler de son père. C’était un sujet moins … glissant, bien que toutes les questions que la psychologue posait fussent gênantes. Candice n’avait pas l’habitude que qui que ce soit se penche sur sa vie d’aussi près, cela avait quelque chose de désagréable, de dérangeant, mais de nouveau. Après tout, mieux valait se confier à quelqu’un qui n’allait répéter ses secrets à personne. Elle ne faisait jamais suffisamment confiance en ses amies. Elle était bien placée pour savoir que rares étaient celles qui étaient sincères au point de garder des secrets. Il fallait faire avec. Il ne lui restait plus qu’à s’assurer d’une chose.

    « Vous me promettez que rien ne sortira de cette pièce ? Même pas à mon père ? »

    La lycéenne affronta le regard du Dr Randfield tant bien que mal. Bien qu’elle s’attendait à la réponse positive qu’elle allait lui donner, elle voulait en être sûre. Avoir sa parole. Surtout avec son père, qui allait sûrement vouloir savoir ce qui s’était dit dès leur sortie du cabinet.
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MessageSujet: Re: 07. Battle(Rand)field   07. Battle(Rand)field Empty

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