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 08. Mais de quoi je me mèle ? [PV - Gale(ounet)]

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MessageSujet: 08. Mais de quoi je me mèle ? [PV - Gale(ounet)]   Jeu 18 Aoû - 16:58



Gale Hemmens & Finn Hudson

"Mais de quoi je me mêle ?"


« Ecaterina, attends ! » Lâcha Finn en la poursuivant dans la mêlé que formait les élèves de Mc Kinley High School, pendant cette heure de repos. Il se glissait avec difficulté, de toute sa grandeur, dans la foule, l’observant s’échapper peu à peu dans le néant. Mais il ne pouvait la laisser partir, il fallait qu’ils discutent. Finn avait besoin de s’excuser, de comprendre et de mettre un terme à ce fossé qui s’était installé entre eux. Mais la jeune lycéenne ne l’entendait pas de cette oreille. Depuis quelques jours, elle s’efforçait de l’éviter. Lui, ne comprenait plus son comportement. Il n’avait qu’une idée en tête : Comprendre le problème pour pouvoir en être désolé. Au lieu de cela, il se morfondait, tel un zombi devant sa console à se faire tuer toutes les cinq secondes dans le mode le plus facile. Non, il fallait mettre un terme à tout cela. Le tableau des scores sur le net le placerait bientôt derrière le seul gamin de huit ans ayant l’accord de ses parents pour jouer à un divertissement aussi violent. Mais être derrière un gamin de huit ans, c’était la honte assuré, à tout jamais, chez les gamers. La solution se trouvait devant lui. Mais il semblait qu’elle n’en ait rien à faire de sa réputation. A vrai dire, lui aussi. Le visage neutre de la jeune blonde lui fendait bien plus le cœur.

Mais il n’était plus question de repousser le temps des explications. Dansant entre les élèves dans une maladresse dont personne n’était témoin, puisque tout le monde était occupé à autres choses, il rattrapa la belle et arriva à poser sa main sur son épaule. Dans une sorte de soupire, il laissa un simple : « Ecat » passer ses lèvres légèrement entrouvertes. C’était un mélange d’agacement et de satisfaction. Devoir lui courir après n’était pas réellement un pur plaisir. Mais réussir là où il avait toujours échoué depuis quelques jours lui décrocha un très semblant de sourire. Malheureusement, ses doigts glissèrent le long du bras de la jolie blonde et il fut trop tard lorsqu’il pensa à agripper sa main. Un élève lui fonça dessus, lui offrant un coup d’épaule innocent, le ralentissant inévitablement dans son parcours. Il Jeta un œil au coupable qui n’avait pas l’air fier de sa maladresse. Finn ne retint pas, conscient que pour une fois, cela n’avait pas était intentionnel. Car pendant de nombreux mois, depuis son entrée au Glee club, il avait été la victime de bon nombre de gestes identiques, mais bien moins innocent. En général, ils avaient été suivis de slushies en plein visage. Aujourd’hui encore, il était susceptible d’en recevoir. Mais il s’y était fait. Dans son sac, des affaires de rechange étaient prévus à cet effet. Il les utilisait en générale le lendemain, lorsque la journée se passait sans incident, mais Finn avait appris à être prévoyant.

Regardant de nouveau devant lui, il aperçut son amie s’éloigner. Reprenant sa route, décidé à ne pas lâcher l’affaire, il vit un jeune homme blond se poser devant lui, le fixant comme dans un air de défi. Le jeune quarterback s’arrêta interloqué. Fronçant d’abord les sourcils, il surveilla son amie se fondre peu à peu dans la foule. Reprenant son attention sur l’inconnu, il resta figé avec un air lasse : « Tu veux bien te pousser ? J’aimerais passer. » Mais le jeune homme ne bougea pas, décidé apparemment à rester planté devant lui afin de laisser échapper Ecaterina. Dans l’esprit de Finn, cette partie n’était pas claire. Pour lui, ce garçon avait un problème. Il était inconscient qu’il pouvait faire obstacle au jeune quarterback. Peut-être était-il tout simplement aussi stupide que lui…Non, Finn n’était pas stupide, quelle idée. Ce dernier imagina, alors, très vite une de ses actions dans son sport favori, plaquant ainsi l’élément perturbateur au sol pour sprinter vers le ballon…ou plutôt vers la jeune blonde qui filait à vive allure vers son but. Combien de point cela allait-il valoir ? Songea le jeune brun. Secouant la tête pour chasser ces idées de sa tête, il pensa que tout cela était impossible, trop de témoin verrait son comportement qui pourrait être pris pour de la violence. Pourtant, Finn ne voyait pas son sport favori comme de la violence, ou un peu. Cependant, la fin d’année approchée, il ne souhaitait pas être privé des nationales ou d’une dernière année de McKinley juste pour mettre au clair des histoires qu’il ne comprenait pas. D’ailleurs, s’il devait plaquer à chaque fois qu’il ne comprenait pas quelque chose, c’était très vite avec une camisole qu’il finirait ses jours.

Naïvement, il se décida à tenter une percée sur la gauche, puis sur la droite. Mais le jeune homme devant lui semblait vouloir jouer avec ses nerfs. Fulminant intérieurement, le visage de Finn se durcit un peu plus. Regardant le garçon droit dans les yeux, comme s’il pouvait le faire disparaitre par un simple regard. « Mais c’est quoi ton problème toi ? Qu’est ce que tu ne comprends pas dans ce que je viens de te dire ? ». Jetant un œil pour vérifier la présence de la fuyarde dans le couloir, il remarqua qu’elle passait, à présent, la porte de sortie, sans même se retourner. Déçu, Finn reprit son attention sur le jeune homme qui, apparemment, n’avait pas envie de le laisser tranquille. Etait-ce un admirateur ? pensa Finn. Il aurait au moins un sourire… Non, il avait un problème avec lui et s’il n’était pas muet, il en serait davantage sous peu de temps. Manquerait plus qu’il lui parle dans la langue des signes… Avec la veine qu’avait le jeune sportif depuis peu de temps, il n’en serait pas étonné. McKinley acceptait ce genre d’handicap dans le lycée ? Finn l’imaginait,…




Dernière édition par Finn Hudson le Mer 24 Aoû - 22:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 08. Mais de quoi je me mèle ? [PV - Gale(ounet)]   Lun 22 Aoû - 19:10

Le bruit aigu de la sonnerie se propagea et résonna à vitesse éclair dans l’ensemble de l’établissement, mettant fin aux monologues assommants des professeurs face à leur auditoire souvent peu enthousiaste. Gale, qui était pourtant un garçon tout à fait sérieux, ne dérogeait pas à cette règle et ne put réprimer un soupir de soulagement lorsque le vrombissement de la cloche lui fit vibrer les tympans. Assis confortablement sur son siège, le jeune garçon fureta brièvement dans son sac pour y dénicher son agenda ; il y inscrivit les devoirs assignés par son professeur –des devoirs que certains de ses camarades ne crurent vraisemblablement pas nécessaires de noter. Les autres, Gale s’en fichait éperdument ; cela faisait désormais deux mois qu’il était arrivé dans ce lycée et il n’avait seulement tissé des liens qu’avec très peu d’entre eux –suffisamment à son goût, la popularité étant incontestablement le cadet de ses soucis. L’échec scolaire inévitable de certains de ses petits camarades ne l’affectait donc pas le moins de monde ; il avait compris depuis bien longtemps que l’une des règles de ce lycée consistait à jouer pour soi, et rien que pour soi. Satisfait des quelques mots qui recouvraient la page préalablement vierge de son carnet, le blondinet s’empressa donc de ranger soigneusement ses affaires avant de quitter la salle –non sans ressentir une pointe d’entrain en franchissant le seuil de la porte.

Cette émotion, il le savait, n’était pas simplement le fruit de la fin des cours. Et pour cause, la pause du jeudi était généralement celle où Gale rejoignait Ecaterina, une jeune fille tout à fait charmante qu’il avait rencontré le jour de son arrivée dans des circonstances pourtant très cocasses. Depuis, les deux adolescents étaient parvenus, malgré leurs caractères bien trempés, à développer une amitié qui comptait désormais beaucoup pour le jeune garçon –même si ces derniers temps, leurs rapports avaient quelque peu tendance à le troubler sans raison apparente. En somme, Gale s’était profondément attaché à Cat, si bien qu’il profitait de chaque occasion qui se présentait à lui pour lui rendre visite –connaissant désormais par cœur l’emplacement de son casier. Tandis qu’il sillonnait les couloirs, qui à cette heure-ci faisaient salle comble pour la grande majorité, le blondinet songea à quel point son attitude avait changé, pendant ces deux longs mois. Désormais beaucoup moins méfiant, il se surprenait à marcher presque tranquillement dans les couloirs, sans constamment tourner la tête pour s’assurer qu’aucun danger ne se profilait à l’horizon. Il craignait naturellement toujours autant la présence pesante de ces brutes épaisses de footballeurs, ou encore celle des cheerleader, mais avait en quelque sorte appris à faire avec. A tel point qu’il lui arrivait de croiser parfois certains d’entre eux sans vraiment s’en rendre compte ; ce qui était indubitablement la preuve qu’il avait définitivement perdu son statut de nouvel élève.

Mais Gale savait aussi que ce mystérieux traitement de faveur auquel il avait droit –pour l’heure, du moins- n’était pas simplement le fruit du hasard, ni même un coup de chance. Il n’ignorait pas que son amitié avec Ryder, un jeune garçon bien connu malgré lui par les Titans, ou encore celle avec Ruby, une cheerleader avec une timidité inhabituelle, jouaient pour beaucoup en sa faveur du point de vue de son statut au lycée –même s’il était bien clair que, dans le cas présent, il ne les fréquentait pas par intérêt. Il était d’ailleurs profondément convaincu que cette immunité n’était en quelque sorte qu’une vulgaire épée de Damoclès qui pouvait, au moindre faux pas, s’abattre sur lui, et préférait donc continuer à rester discret au possible. Ecaterina, de son côté, vivait dans cette discrétion avec une complaisance tout à fait admirable. Le garçon, arrivé à destination, constata avec désarroi que le casier de cette dernière était inoccupé et poursuivit donc sa marche de quelques mètres, pour venir s’adosser au premier mur libre qu’il trouva. De là, il pouvait aisément surveiller l’arrivée de sa camarade et ainsi la rejoindre une fois ses affaires rangées ; attendre la blondinette sagement posté devant son casier n’était sans doute pas une bonne idée, songea-t-il. C’est sur cette dernière pensée que son regard fut happé par l’entrée en scène de son amie, qui comme il l’avait espéré, se dirigeait droit vers son casier. Il détourna toutefois son regard, gêné de l’espionner de la sorte, et fixa la porte de sortie, qui se trouvait à seulement quelques mètres sur sa gauche. Faisant un décompte improvisé dans sa tête, Gale entreprit finalement à marcher vers sa camarade, et braqua son regard face à lui.

Pourtant, il stoppa net après seulement quelques pas ; devant lui, il avait remarqué de Cat n’était plus seule. En vérité, il aurait difficilement pu faire autrement puisque le garçon qui peinait à attirer l’attention de la jeune fille était relativement grand et le blondinet eut rapidement fait de le reconnaître. C’était Finn, un footballeur qui était aussi connu pour être membre d’une chorale ; et depuis quelques temps d’ailleurs, celui-ci semblait souvent courir après Cat –alors que cette dernière, au contraire, semblait l’éviter avec une curieuse insistance. Mais Gale ne préférait pas se poser trop de questions ; son esprit était d’ailleurs trop tourmenté par la vision du footballeur pour y réfléchir posément. La blondinette, qui nonobstant la présence de l’importun conservait un air neutre, accéléra toutefois sa démarche dans la direction de la sortie, et finit par semer derrière elle le garçon. La circulation était rendue difficile par les gens qui restaient postés au milieu du couloir, surtout pour un individu aussi large. Sans se manifester, Gale observa attentivement son amie avancer puis retrouver une allure normale à mesure qu’elle se rapprochait des portes de sortie. Et, alors que son instinct lui criait de la suivre, ses jambes n’obéirent pas ; elles le conduisirent tout droit, au milieu du couloir.

Profondément crispé, sans raison apparente pourtant, Gale se retourna rapidement vers celui qui venait faire fuir Cat. En soi, ce garçon lui parut tout à fait sympathique, mais il ne pouvait s’empêcher de le percevoir d’un œil méfiant ; si Ecaterina cherchait à fuir sa présence, ça n’était pas bon signe. Adoptant à l’approche du garçon un air bougon, le jeune homme se raidit et camoufla ses mains dans ses poches, observant l’énergumène s’approcher de lui. Bloquant volontairement son chemin, Gale fit dans un premier temps la sourde oreille lorsque Finn lui ordonna de se pousser ; en temps normal, il ne se serait pas fait prier mais pourtant, quelque chose l’empêchait de bouger. Cette soudaine rébellion qui lui échappait totalement ne manquait pas d’effrayer Gale, qui se ressaisit lorsqu’il réalisa qu’à quelques mètres à peine se trouvait le bureau du directeur –avec un peu de chance, la perspective de lui rendre une petite visite dissuaderait son camarade d’en venir aux mains. Ce dernier insista une deuxième fois et questionna ouvertement le blondinet sur la raison de son obstination. Lui, fixant d’un regard froid son interlocuteur, n’hésita pas à froncer les sourcils et serra la mâchoire pour accentuer ce qui lui semblait être de la colère. Finalement, sa voix se fit entendre. « Il faut que je te parle, tout de suite. » intima-t-il, fixant avec un semblant de défiance le footballeur. « On ne t’a jamais appris que ça ne se fait pas, de poursuivre les gens comme ça ? » lui dit-il, sans bouger d’un poil sauf latéralement pour empêcher qu’il ne s’échappe. « Ecaterina ne t’a rien fait, fiche-lui donc la paix » . Gale sentait son cœur battre à toute vitesse mais ne voulait pas en démordre ; il fallait que ce garçon promette de laisser son amie tranquille, coûte que coûte.
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MessageSujet: Re: 08. Mais de quoi je me mèle ? [PV - Gale(ounet)]   Mer 24 Aoû - 16:47


Être populaire à McKinley High school avait ses avantages et surtout peu d’inconvénient. Mais pour cela, il fallait savoir garder sa place. C’était probablement la chose la plus difficile à réaliser. Finn n’en avait jamais eu conscience jusque là. Deux ans auparavant, il avait marché, au bras de sa petite amie cheerleader, Quinn Fabray, en tant que leader de ce lycée, sans même se préoccuper de la réputation de ce dernier. Ce qu’il y avait de bien dans le mot « popularité », c’est qu’il donnait l’impression d’être important aux yeux du monde, d’être à la tête d’un peuple et de le représenter. Finn n’avait jamais encore réalisé que son peuple à lui n’était que des losers, dans un lycée à la plus faire réputation et au résultat peu élevé. Il y avait des exceptions, mais le jeune quarterback n’en faisait pas partie. Très loin de là. Au sommet de sa popularité, il n’avait d’yeux que pour les filles, le sport, les jeux vidéos et sa môman. Le reste n’avait que trop peu d’importance. Les études, il savait qu’il n’était pas fait pour cela. Il y avait des gens qui étaient trop bête pour comprendre qu’il n’était pas intelligent. Lui, il était suffisamment intelligent pour savoir qu’il était assez bête. Mais partant de là, il avait toutes ses chances de réussir dans la vie, puisqu’il n’en partait pas perdant. Cependant, il était conscient, à défaut, que son unique échappatoire était le sport et sa popularité. Ses rêves de grandes études, ils les tenaient au creux de sa main, mais il les lacherait un jour marché lui pour se rattraper à une branche. Il en était conscient.

Aujourd’hui, il n’avait plus que le sport. Et malgré sa motivation et son talent dans ce milieu, il n’était pas près de percer. Si le jeune homme a perdu de sa popularité, ce fut uniquement par le fait de son intégration dans la chorale, New Directions. Il ne comprit jamais comment il atterrit dans ce glee club. Une affaire de drogue…Dieu que c’était étrange à entendre. Finn se sentait comme un délinquant juvénile à chaque fois qu’il y repensait – Même s’il ne comprenait pas le sens du mot « juvénile » et qu’il pensait que ce dernier était lié à la religion de son ex-petite amie, Rachel Berry. Cette histoire de substance illicite avait anéantit sa réputation, alors qu’il se contentait d’être un élève modèle, sans les résultats scolaires probants qui allaient avec. On ne pouvait pas être bon sur tous les plans. D’ailleurs, même s’il existait une note sur la popularité, il l’aurait foiré ! Il n’avait jamais cherché à comprendre le pourquoi du comment de cette affaire de drogue. Si Will avait trouvé ce sachet dans sa poche, c’est qu’il devait s’y trouver, il avait entièrement confiance en son mentor. Mais tout ceci n’exclue pas que le glee club a fait de lui un loser. Sa petite amie de l’époque, Quinn, bien que cheerleader, n’avait pas pu soutenir leur popularité, chutant comme un ange perdant ses ailes en plein vol. Comment avait-il pu en arriver là ?

Bien qu’il n’ait aucune réponse à ce sujet, la question expliquait pourquoi il connaissait une telle situation actuellement. Jamais personne ne l’aurait défié s’il avait été encore au sommet de sa popularité. Y’a toujours des lions qui tentent de marquer leur territoire, de prendre la place du roi, mais vu la hauteur de Finn, personne ne s’y était essayé. Là, ce n’était apparemment pas sa place qu’on voulait lui prendre, puisqu’il n’en avait plus nulle part. Alors pourquoi ce jeune blondinet à la tête d’ange se mettait au travers de son chemin ? Parce qu’il fallait être sérieux deux minuit, ce lycéen, devant lui, avec ce petit air de provocation, n’avait pas du tout l’air d’un grand méchant, ayant choisi ce jour et cette heure pour faire vivre l’enfer au jeune sportif. D’ailleurs, après lui avoir demandé qu’elle fût son problème, il s’était autorisé un regard sur les mains de son obstacle, afin de s’assurer qu’aucun gobelet de slushy ne s’y trouvait. Eviter de se faire arroser par un gars de son équipe n’était pas une mince affaire, mais retourner l’attaque d’un lycéen anonyme était tout à fait envisageable. Cependant, rien ne se trouvait dans ses mains de suspect. Replongeant son regard dans celui de l’inconnu, Finn montra toute sa méfiance. Lorsque l’autre se décida enfin à parler, Finn eut, malgré lui un sourire amusé. La surprise, probablement, lui donna un air de rictus silencieux. Lui parler, à lui ? Ils ne se connaissaient pas, il ne connaissait même pas son prénom…qu’est ce qu’il pouvait bien lui vouloir ? Bon, après tout, Finn était le quarterback et malgré son impopularité, il restait quelqu’un de connu dans ce fichu lycée… Alors peut-être que, finalement, la conversation allait devenir intéressante. Intéressante, peut-être mais elle était tombée au mauvais moment. Finn ne put s’empêcher de jeter un œil à la porte de sortie, là où Ecaterina avait disparu. Il tenta une percé à gauche, puis à droite, mais on l’en empêcha.

C’est alors que le jeune homme lia ses paroles au regard de Finn. Celui-ci fronça les sourcils. Des mots allaient venir sans qu’il ne puisse les retenir tout seul. Et puis la suite le ralenti dans son élan. Tout ceci devenait bizarre. Il ne comprenait plus rien de la situation. Depuis quand Ecaterina avait-elle un garde du corps ? Enfin, ils auraient pu être plus sélectifs pour le rôle, mais quoi qu’il en soit, le jeune blond semblait tenir à cœur son rôle de protecteur. Et les paroles de Finn arrivèrent : « De quoi je me mêles ? Qu’est ce que tu en sais si elle m’a rien fait ? » Demanda-t-il sans attendre de réponse. Les élèves passaient sur leur côté, et Finn ne put s’empêcher de vérifier si l’un d’entre eux suivait leur confrontation. C’était encore une situation qui lui vaudrait une mauvaise réputation. Celui du méchant qui avait fait quelque chose de mal. Ce n’était pas comme s’’il avait violé la jeune blonde ! Jamais il ne pourrait faire ça. Voler un baiser, ce n’était pas un viol. Vol et viol, c’est différent, y’a un « i » en moins, pensa Finn. Non, il n’avait rien à se reprocher, à part le fait de ne pas avoir pu se confondre en excuse depuis l’incident. Le regard revenant sur celui de l’âme charitable pour cette jolie blonde, il lui demanda dans un air de frustration : « Et puis t’es qui d’abord ? On ne t’a jamais dit de ne pas importuner les plus grands que toi ? » Répétant la phrase dans sa tête, il s’aperçut que cette expression lui semblait sonner fausse. Déjà, il se demandait pourquoi il l’avait utilisé puisqu’il ne comprenait pas la totalité du mot « importuner ». Il savait ce que « tuner » voulait dire, mais ca n’avait, sans doute, aucun rapport… Et autre chose n’allait pas, mais il ne sut de quoi il s’agissait. Malgré sa réflexion intense, il murmura malgré lui : « les plus petits que toi. ». Oui, c’était bien ça… Mince ! l’expression ne fonctionnait pas...Peu malin, il observa son interlocuteur et lui somma, pour passer sa bêtise à la trappe : « Allez pousses-toi de là, j’aimerais passer. »

Finn n’était pas un violent. Il était rare qu’il utilise la force pour se défendre ou pour obliger certains faits. Il préférait la parole ou l’échappatoire. Le jeune blond avait de la chance de tomber sur lui plutôt qu’un autre. Mais il fallait avouer que le quarterback commençait déjà à en avoir marre de cette situation. Sa mâchoire se serrait peu à peu qu’il observait ce visage, qui lui semblait si hautain pour se présenter ainsi devant lui.



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MessageSujet: Re: 08. Mais de quoi je me mèle ? [PV - Gale(ounet)]   Mar 30 Aoû - 22:20

Gale était profondément lucide, et savait pertinemment que sa démarche hostile à l’égard du quaterback lui vaudrait indubitablement de se faire réprimander par la principale intéressée. Pourtant, il refusait d’en démordre ; ses pulsions guidaient ses gestes et, à cet instant, elles lui ordonnaient de faire barrière. Le jeune garçon tenta de se rassurer et n’y parvint qu’en songeant à quel point ses agissements étaient loin d’être aussi ridicules et injustifiés que ceux de Jacob –le malheureux poursuivait la jeune fille de son regard vicieux à longueur de journées, lorsqu’il ne s’agissait pas de lui balancer des remarques déplacées. S’agissait-il d’une excuse suffisante pour attaquer Finn de la sorte ? Gale faisait de son mieux pour s’en dissuader mais, lorsqu’il se résolvait à lâcher prise, il ne pouvait réprimer un étrange sentiment qui lui criait de poursuivre. Il n’osait pas l’admettre, même pas à lui-même, mais il ne s’agissait là que d’une infime part de jalousie qui, si l’on en jugeait par son corps raide et sa mine renfrognée, tendait à se développer incommensurablement. Toujours posté face au grand garçon, malgré son esprit tiraillé qui menaçait de le faire fuir, ses pupilles bleutées maintenant le contact avec celles de son camarade, Gale s’efforçait de paraître froid, rigide, et s’autorisa même quelques pas-chassés pour bloquer toute parade de son adversaire. Il était désormais trop tard pour faire marche arrière et Gale déglutit en réalisant l’audace dont il faisait soudainement preuve ; au risque de s’attirer, à tout jamais, les foudres de l’équipe entière de football.

Le blondinet crut bon de feindre une première fois de ne pas entendre la remarque du footballeur, laissant de cette manière une avance supplémentaire à Ecaterina que devait désormais avoir emprunté la sortie. La deuxième fois cependant, Gale ne se dégonfla pas et répondit avec une pointe d’arrogance à l’adolescent manifestement agacé par son obstination, prétextant vouloir lui parler –sans vraiment savoir pourquoi, ce furent ces parole qui lui traversèrent l’esprit. Il songea presque aussitôt à se raviser et s’excuser bêtement mais fut surpris de constater l’air ironique qu’adopta le garçon face à lui. Etait-il en train de se moquer de lui, lui qui gardait pourtant un air farouchement impassible et s’évertuait à le fusiller du regard ? Profondément vexé, Gale s’ôta de l’esprit tout espoir de battre en retraite, et fronça ses sourcils presqu’au point de les rejoindre, témoignant de cette manière l’exaspération extrême dont il était la proie. Gratifiant le footballeur d’un coup d’œil perçant, le blondinet pinça ses lèvres et crispa ses yeux, cherchant activement la réplique à formuler pour inspirer la crainte, et non l’euphorie, au grand costaud qui, par chance, semblait peu futé. Un avantage dont le jeune garçon comptait bien tirer profit, même au risque de récolter, en retour, des sévices physiques –qui ne laisseraient devant le principal aucun doute quant à la culpabilité du footballeur. Reprenant rapidement ses esprits, Gale poursuivit donc son discours et réprimanda Finn sur la manière peu élégante avec laquelle il la poursuivait depuis déjà plusieurs jours –prenant ainsi le risque de paraître tout à fait déplacé. Comme il s’y attendait, le grand garçon lui fit remarquer que tout ça ne le regardait pas mais le blondinet, même heurté par cette réalité indubitable, ne montra aucun signe de faiblesse. Tentant au possible de contenir ses ardeurs, il ne mit pas longtemps à rétorquer, toujours avec antipathie, une justification qui lui sembla légitime. Craignant tout excès, il vint réfugier ses deux mains dans le creux de ses poches avant de rompre un court instant le contact avec son camarade –obliquant la tête à gauche, faisant mine de réfléchir. « Ecaterina est mon amie. Ca n’est pas son genre de causer du tort aux autres » expliqua-t-il avec conviction, tout en hochant la tête pour appuyer ses propos. « Je le sais, c’est tout » .

Gale tapota discrètement du bout du pied sur le sol pour dissiper un tant soit peu la colère qui bouillait au fond de lui. Il disait vrai : Ecaterina était la toute première personne avec laquelle il avait sympathisé à McKinley, et celle à laquelle il s’était le plus confié. Il ne connaissait pas très bien tous les détails de la vie de la jeune fille, mais en savait suffisamment pour être sûr que nuire aux autres n’était pas dans ses habitudes. La blondinette avait une curieuse emprise sur lui, c’était indéniable et toujours très confus pour le jeune homme, mais ça n’était pas pour cela qu’il l'idéalisait pour autant –il la voyait telle qu’elle était, point. Gale ignorait tout de la relation qu’entretenaient Finn et Cat, en s’en fichait éperdument ; ce qui lui déplaisait, au fond, c’était plutôt la manière dont Finn évoquait la jeune fille et semblait remettre en cause les qualités que Gale lui trouvait. Celui-ci, méditant dans son silence, sentait ses mâchoires trembler, tant il peinait à contenir son agacement à l’égard du brun. Il fut toutefois ramené à la réalité lorsque Finn, maladroitement, lui déclara qu’il n’était pas en position de le déranger. Ravalant un sourire moqueur qui traduisait son exaspération face à sa bravade, le jeune homme souffla par le nez et releva ses yeux vers ceux de son interlocuteur ; il doutait qu’il s’agisse là d’une vulgaire combine pour le déstabiliser mais préféra demeurer neutre. « Peu importe, qui je suis » lui répondit-il avec une voix ténue. Tournant occasionnelle sa tête de part et d’autre du couloir pour s’assurer qu’aucun autre Titan ne venait en renfort, le soulagement se peignit sur les traits du garçon. « Tu le dis toi-même : ne jamais importuner plus petit que soit. Alors laisse donc Cat tranquille ! » renchérit-il, fier de retourner les propos de son camarade contre lui, non sans esquisser un sourire satisfait en coin.

Tout ça ne lui ressemblait pas, Gale s’en rendait bien compte. Cette colère mêlée de panique animait une part de lui jusqu’ici inexplorée et cette impression d’agir sans pouvoir se contrôler l’effrayait et lui plaisait à la fois. Pourquoi diable agissait-il ainsi ? Après tout, Ecaterina se débrouillait toujours très bien sans son aide, alors quelle pouvait bien être cette insaisissable motivation qui, l’air de rien, la poussait –quasiment- au suicide ? Tout était encore très trouble et la situation –cet endroit, ces personnes- ne lui permettait pas d’éclaircir les choses. Le pragmatisme légendaire du garçon n’était pas de circonstance et ne le serait certainement que lorsqu’il comprendrait pourquoi il rechignait autant à laisser filer l’adolescent. Fermant ses yeux une fraction de seconde, Gale s’intima d’arrêter d’y réfléchir ; aligner plusieurs paroles intelligibles restait la meilleure chose à faire dans ce moment où le flux de ses pensées était brouillé comme jamais auparavant.

Une troisième fois, Finn le somma de le laisser passer ; Gale demeura muet, sans bouger du chemin pour autant. Il ne le ferait que lorsqu’il aurait ses réponses, et pas avant. Le cas contraire, il continuerait inlassablement de se triturer l’esprit avant de finalement poser la question fatidique à son amie, par dépit. Mais pour l’heure, Finn était à sa portée et l’occasion était beaucoup trop belle pour qu’il ne se résigne à la laisser s’échapper. Balayant du regard les traits de son camarade, la blondinet adoucit légèrement son expression et se recula modérément de son adversaire, soudainement gêné par cette proximité qu’il s’était efforcé de maintenir. « Laisse-moi deviner, c’est un truc entre footballeurs, c’est ça ? » lâcha-t-il avec un ton plus caustique, cette fois-ci, avant de poursuivre. « Vous choisissez une fille, vous la poursuivez aussi longtemps qu’elle vous résiste et, lorsque qu’elle vous cède, vous passez à la victime suivante » détailla-t-il tout en décomptant chaque étape avec ses doigts. Son hypothèse tenait parfaitement la route et, à en croire les bruits qui circulaient, c’était tout à fait le genre de plan sadique dont les sportifs étaient capables. « J’espère seulement que tu sais à qui tu te frottes, Hudson. » ajouta-t-il en insistant sur le nom de jeune homme, pour montrer que, lui, il savait qui se trouvait face à lui. « Écoute-moi bien. Ecaterina ne se laissera pas faire, je viens simplement t’éviter de lui courir inutilement après. »
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08. Mais de quoi je me mèle ? [PV - Gale(ounet)]

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