Choriste du mois


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 08. What have you done?

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MessageSujet: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyJeu 25 Aoû - 21:41

Les lumières éblouissantes de l’amphithéâtre s’allumèrent avec un claquement. Rachel se pencha vers la console qui servait à contrôler les différentes lumières, et son regard parcourut les nombreux boutons. Elle voulait une lumière douce, tamisée, quelque chose qui irait avec son humeur, pas les spots qu’elle affectionnait d’ordinaire. Après quelques tâtonnements, elle finit par trouver ce qu’elle voulait, et les spots laissèrent la place à un éclairage bleuté, une lumière douce qui n’était pas sans rappeler celle d’une veilleuse, et satisfaite, Rachel s’avança jusqu’au centre de la scène.

Elle avait eu du mal à revenir au lycée, après ce qui s’était passé avec Finn, et l’idée de le croiser tous les jours au Glee Club l’avait tant fait souffrir, qu’elle avait bien cru ne pas en avoir la force. Finalement, ce n’est que la compétition qui l’avait fait sortir de sa chambre. Ses camarades des New Directions comptaient tous sur elle, elle ne pouvait pas les décevoir, mais elle s’efforcait de ne pas se retrouver trop près de Finn. Elle faisait comme s'il n’était pas là, l’ignorant… ou du moins essayant. Elle avait été obligée de demander à Mr Shuester de ne plus la faire chanter avec le jeune homme, au moins pendant un moment, et le professeur, compatissant devant sa mine défaite et ses yeux gonflés, avait gentiment accepté. Par conséquent, Rachel n’avait plus adressé la parole à son ancien petit ami, depuis que celui-ci lui avait avoué qu’il avait embrassé Ecaterina, choisissant au passage de bien la faire souffrir en lui balancant quelques horreurs à la figure. La jeune fille avait eu beaucoup de mal à s’en remettre, et d’ailleurs, il ne se passait pas une seule journée sans qu’elle ne pleure. La douleur, tellement forte, ne lui laissait aucun répit, et elle avait sans cesse l’impression d’avoir un trou béant, dans la poitrine, que rien ne parvenait à combler. Il fallait bien se rendre à l’évidence : Finn lui manquait, atrocement même. Elle n’arrivait plus à penser à autre chose, ne parvenait même pas à se concentrer sur quoi que ce soit d’autre. N’était-ce pas ce qu’on appelle communément « un chagrin d’amour » ? Et bien, Rachel était malheureuse, plus qu’elle ne l’avait jamais été.
Au sein de la chorale, tout le monde avait rapidement compris que quelque chose n’allait pas, mais tous avaient eu la délicatesse de ne pas s’attarder là-dessus, ce que Rachel avait grandement apprécié. Désireuse de se protéger néanmoins, la jeune juive s’isolait le plus souvent, se donnant le temps de réparer son cœur brisé. Pour l’heure, elle se sentait si fragile, que le simple fait de croiser Finn dans les couloirs l’amenait automatiquement à pleurer à gros sanglots. Elle ne parvenait pas à l’oublier. C’était ainsi : il avait été son premier amour.

Debout sur scène, Rachel garda les yeux baissés quelques minutes. Son regard fixa sans les voir le bout de ses ballerines noires. Sa rupture avec Finn avait entrainé un changement vestimentaire que des gens comme Kurt n’avaient pu que saluer. C’était provisoire, bien sûr, Rachel n’attendait qu’une chose, c’est que son cœur aille mieux afin de pouvoir un rythme de vie un peu plus normal. En attendant, elle ne portait que des couleurs sombres, et aujourd’hui, sa jupe plissée bleu marine, et son pull gris anthracite semblaient être un écho à sa douleur et à sa peine. Afin de dissimuler ses yeux rougis, elle laissait ses cheveux, qu’elle portait bouclés, retombaient sur ses épaules, afin de pouvoir se dissimuler derrière comme elle ferait avec un rideau de scène. Elle ne voulait pas attirer l’attention sur son visage ravagé par les larmes.
Aujourd’hui, elle avait ressenti le besoin de chanter. Mais elle n’avait pas exigé de solo pendant la répétition avec la chorale, comme elle le faisait d’ordinaire. Non, elle s’était, une fois de plus, isolée, et s’était finalement retrouvée à l’auditorium, son endroit préféré à McKinley. Relevant la tête, elle se mit à chanter.

« You used to call me your angel
Said I was sent straight down from heaven
You'd hold me close in your arms

I loved the way you felt so strong
I never wanted you to leave
I wanted you to stay here holding me

I miss you
I miss your smile
And I still shed a tear
Every once in a while
And even though it's different now
You're still here somehow
My heart won't let you go
And I need you to know
I miss you, sha la la la la
I miss you

You used to call me your dreamer
And now I'm living out my dream
Oh how I wish you could see
Everything that's happening for me
I'm thinking back on the past
It's true that time is flying by too fast

I know you're in a better place, yeah
But I wish that I could see your face, oh
I know you're where you need to be
Even though it's not here with me
»

A ce moment de la chanson, la tension et la douleur fut la plus forte, et elle pressa la main contre sa poitrine, sentant cette horrible vide à la place de son cœur. Mais elle avait tellement pleuré aujourd’hui, que ses yeux, gonflés, ne purent produire la moindre larme. A la place, elle s’assit au bord de la scène, et fixa d’un air morne la première rangée de siège. Finn lui manquait.


Dernière édition par Rachel Berry le Sam 27 Aoû - 14:40, édité 2 fois
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Ecaterina S. Robertson
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Age : 26 ans
Occupation : Bibliothécaire à l'OSU-Lima, auteure publiée, membre des Awesome Voices
Humeur : Changeante
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptySam 27 Aoû - 13:13

Ecaterina serra doucement son gobelet dans ses mains, le liquide brûlant s’était refroidi depuis mais, elle sentait toujours la chaleur agréable lui réchauffer les paumes et machinalement, elle bu une gorgée de son chocolat chaud. Assise dans le noir, les genoux repliés, elle regarda les combles de l’amphithéâtre qui se déployaient au-dessus d’elle et détailla du regard les spots puis les vieux décors de scènes qui y avaient été déposés par les élèves du club de théâtre. Dans un soupir, elle laissa sa tête toucher délicatement le mur derrière elle et ferma les yeux. Les coulisses de l’amphithéâtre lui offraient une sécurité, un refuge réconfortant où elle pouvait sans crainte laisser tomber le masque d’impassibilité qu’elle arborait d’ordinaire. Elle n’avait pas ressenti le besoin d’y revenir depuis très longtemps mais, ces temps derniers, tout était devenu compliqué si bien qu’elle préférait s’isoler plutôt que de céder à cette envie irrationnelle de ne plus jamais mettre les pieds au lycée et de se terrer dans sa mélancolie. Personne ne semblait remarquer qu’elle n’allait pas bien, c’était tant mieux. Elle n’avait pas envie d’expliquer les raisons de son mal-être grandissant, elle savait que la culpabilité lui brûlerait la gorge et lui picoterait les yeux, prenant le dessus sur elle avec une facilité déconcertante. Son frère l’avait bien questionné, remarquant ses yeux anormalement rougit lorsqu’elle était sortie de la salle de bain, le matin même, mais elle avait habilement esquivé, comme d’habitude. De toute façon, il n’y avait pas de solution à son problème : elle s’était disputée avec un ami, un bon ami. Elle avait été odieuse et ne parvenait même pas à imaginer qu’une fille comme elle, aussi fragile et foncièrement gentille, avait pu déblatérer autant d’horreur à la seconde. Elle se détestait pour avoir perdu son sang-froid, cédant lâchement à la colère et maintenant, ce n’était plus à Finn qu’elle en voulait le plus, mais bien à elle.

Elle ne savait pas depuis combien de temps exactement elle était assise, ici. Peut-être qu’elle avait raté un cours, voir deux tout au plus. Toutefois, ça ne l’inquiétait pas plus que ça : elle était une bonne élève, elle rattraperait son retard et remontrerait la pente, comme toujours. Elle espérait juste que son comportement anormal n’alarmerait personne -elle n’avait pas envie de finir dans le bureau de Miss Pillsbury-. Quand elle avait franchi les portes du lycée ce matin, elle avait tout fait pour ne croiser personne sur son chemin, même pas Gale et s’était dirigée immédiatement vers l’amphithéâtre, sac sur l’épaule et gobelet à la main. Bien sûr, c’était trop facile d‘agir de la sorte. Fuir toujours et ne pas affronter le regard des autres, leur jugement et surtout passer outre les petits potins qu‘on racontait derrière son dos. Ecaterina était comme ça, elle n’était pas assez intrépide pour accepter toutes ces choses difficiles ; la pilule avait clairement du mal à passer, c’était douloureux, mais elle devait s’y faire et continuer à avancer, coûte que coûte. D’ailleurs, elle prit une décision radicale en avalant une autre gorgée attiédie de sa boisson : à partir de maintenant, elle ne pleurerait plus.

Ouvrant les yeux, elle pinça les lèvres, estompant le mélange sucré de son baume à lèvre à la cerise et du chocolat froid qui s’insinuait tout doucement dans son corps. Finn aussi devait souffrir. Il avait perdu sa petite amie et son amie en à peine quelques jours. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui, de se mettre à sa place et elle éprouva soudain le besoin de lui parler, de le rassurer peut-être. Machinalement, elle posa son gobelet à ses côtés et glissa son téléphone hors de son sac. Un court instant, elle tapota d’un doigt expert sur les touches pour lui envoyer un texto, mais… elle se rendit compte qu’elle ne pouvait pas le lui envoyer : ils avaient cessé de s’adresser la parole depuis bientôt une semaine. Une boule se forma dans sa gorge, elle sentit son nez lui picoter atrocement et d’un revers de manche, elle balaya ces fourmillements, écarquillant volontairement les yeux pour ne pas verser de larmes et laissa son portable posé sur ses genoux -elle espérait sincèrement qu’il aille mieux qu’elle.

S’apprêtant à consulter les messages qu’elle avait reçu pendant tout ce temps, Cat empoigna de nouveau son téléphone et fixa l’écran. Les sourcils froncés, elle lu rapidement celui de Lynn qui lui demandait si elles déjeunaient toujours ensemble. Elle ne prit pas la peine de répondre, de toute façon, elle ne mangerait pas, ce midi. Soudain, elle entendit une voix s’élever de la scène, non loin d’elle. Laissant son téléphone de côté, elle tendit le cou et fixa l’entrebâillement qui lui permettait d’avoir une vue sur le plateau. Sentant son cœur se serrer, elle la vit s’avancer sur le devant de la scène : Rachel. Elle était talentueuse. La jeune fille ne pouvait s’abstenir de le penser chaque fois qu’elle entendait sa voix débiter avec talent n’importe quel standard de Broadway, elle était vraiment faite pour ça. Rachel avait fait un choix de chanson qui mirent les larmes aux yeux à la blondinette qui s’ efforça pourtant de ne pas flancher ; pour elle non plus, ça ne devait pas être facile. Si Cat craignait de parler à Rachel ? Évidemment que oui, leur premier échange n’avait pas été des plus chaleureux et elle craignait que si elles en venaient à discuter suite à cette histoire, cela ne finisse en règlement de compte. Mais non, elle ne se laisserait pas prendre à nouveau dans ce jeu, cela ne lui ressemblait pas et elle estimait avoir déjà fait assez de mal comme ça, elle ne voulait pas enfoncer le couteau dans la plaie. L’écoutant d’une oreille attentive terminer sa chanson, elle eu du mal à déglutir mais, ne pleura pas pour autant -Finn lui manquait, c’était normal. Rassemblant ses affaires, Ecaterina se leva et se dirigea vers la scène, d’un pas timide. Elle ne se sentait pas particulièrement coupable de l’avoir espionné, ses oreilles la remerciait de lui avoir fait profiter de ce moment. Néanmoins, elle voulait qu’elle sache qu’elle était là alors, témérairement, elle s’avança. Tout d’abord cachée par le rideau imposant, elle le contourna pour se montrer et d’un ton empreint de douceur, elle déclara :

« C’est une jolie chanson. » Elle s’avança d’un pas de plus, se raclant la gorge avec discrétion. Les spots ne l’éclairèrent pas, elle préférait rester dans l’ombre, tout cette lumière la gênait. Rachel était de dos, elle ne pouvait donc pas voir son expression et estima qu’il valait peut-être mieux qu’elle la laisser seule, après tout. Furetant dans son esprit, elle chercha quelque chose de gentil à lui dire ; des mots d’excuses lui traversèrent la tête. Toutefois, elle ne savait pas si Rachel les prendrait bien alors, elle préféra se taire, son discours au bout de la langue, la bouche entrouverte. La regardant une dernière fois, elle la gratifia d’un petit sourire sincère qu’elle ne pouvait pas voir puis, se retourna pour rejoindre les coulisses.
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptySam 27 Aoû - 14:34

Les jambes pendantes, le regard fixé dans le vide, Rachel laissait son esprit divaguer. Elle s’efforçait de ne pas penser à des choses douloureuses : Finn, leur rupture, Ecaterina, les mensonges, la jalousie. Consciente qu’elle avait ses torts dans l’histoire, Rachel pouvait difficilement se plaindre. Mais en même temps, elle n’était pas la plus fautive, aussi il lui était difficile de ne pas s’apitoyer sur son sort. Elle se consolait en se disant que cela allait passer, qu’un jour la peine et le ressentiment seraient moins grands, et qu’elle pourrait enfin passer à autre chose. Elle en sortirait plus forte.
Mais pour l’instant, la seule chose dont elle avait envie, c’était de revenir en arrière. Au moment où elle avait réalisé que Finn avait de l’attirance pour Ecaterina. Alors, elle ne se serait pas contentée d’intimer à la jeune blonde de garder ses distances. Elle aurait eu une conversation avec Finn pour mettre les choses au point avec lui. Fronçant les sourcils, elle secoua la tête. Non, ce n’était pas non plus une bonne chose que d’aller voir son petit ami en lui disant : « Je sais qu’elle te plait, alors fais gaffe à ce que tu fais où ça ira mal. », cela n’aurait rien arrangé. Mais alors, qu’aurait-elle du faire ? Quelle attitude aurait-elle du adopter, en de pareilles circonstances ? Avec Finn qui en désirait une autre, que cela soit réel ou de l’ordre du simple fantasme, et elle-même qui ne se trouvait pas jolie… Impossible d’avoir une relation amoureuse stable, dans ces conditions. Peut-être que si Rachel avait eu pleinement confiance en elle et en son physique, Finn n’en aurait pas regardé une autre ? Peut-être… Non, ce n’était pas non plus la chose à faire que de se perdre en suppositions. Se recroquevillant sur elle-même, Rachel pressa ses deux mains contre sa poitrine et ferma les yeux très fort. Elle ne devait pas penser à ça, elle devait…
Mais que devait-elle faire, en fait ? Pour l’heure, elle ne se sentait pas capable de faire quoi que ce soit d’autre que rester là, toute seule, à attendre que le temps apaise sa douleur et sèche ses larmes. Incapable de bouger, elle attendit que le trou béant dans sa poitrine se fasse moins présent, et elle se redressa doucement. A cet instant, une voix brisa le silence qui s’était installé dans l’amphithéâtre depuis que Rachel avait terminé sa chanson, et la juive se retourna. Dissimulée dans l’ombre, une silhouette se tenait à quelques mètres, et Rachel plissa les yeux un instant, ne sachant à qui elle avait affaire. Pourtant, cette voix lui disait quelque chose. Rachel n’avait pas seulement une bonne voix, elle avait également une bonne oreille, et elle savait qu’elle avait déjà entendue cette voix. C’est lorsque la silhouette fit demi-tour qu’elle comprit qu’il s’agissait d’Ecaterina.

« Pourquoi est-ce que tu t’en vas toujours ? » demanda-t-elle à voix basse, faisant allusion à la curieuse habitude qu’avait Ecaterina de tourner les talons sitôt qu’elle avait fini de parler.

Elle réalisa alors qu’elle avait en face d’elle, celle qui avait embrassé son petit ami –ex petit ami, plus exactement. Enfin, celle qui l’avait embrassé, ou celle qui s’était laissé faire, peu importe, le résultat était le même. Occupée à fuir Finn, elle n’avait pas réalisé qu’il lui fallait aussi éviter une autre personne, et pourtant, elle ne se souvenait pas d’avoir vu Ecaterina dans les couloirs depuis sa rupture avec Finn. Alors soit la blonde l’évitait, soit le hasard avait voulu qu’elles ne se retrouvent pas face à face avant aujourd’hui. Elle réfléchit une seconde, se demandant si elle avait vraiment envie de parler à celle qui, d’une façon ou d’une autre, avait provoqué, volontairement ou non, la fin de son couple. Ne devrait-elle pas être en train de l’insulter copieusement, l’accusant d’être la cause de tout ce qui lui arrivait, pour finir par se jeter sur elle, toutes griffes dehors ? Peut-être. Un autre jour, sûrement. Mais là, Rachel était trop étourdie par sa douleur. Sa peine et sa tristesse étaient devenues si envahissantes que plus rien d’autre ne parvenait à se frayer un chemin jusqu’à son cœur. Aussi, c’est sans animosité qu’elle fixa Ecaterina, mais plutôt d’un air misérable et torturé. Toute sa souffrance se lisait visiblement sur son visage, et ses yeux gonflés ne laissaient aucun doute sur ce qu’elle traversait.

« Qu’est-ce que tu faisais là ? » soupira-t-elle, puis elle se rendit compte que c’était la seconde fois qu’elles s’adressaient la parole, et les deux fois avaient été ici, dans l’amphithéâtre, avec Rachel qui chante et Ecaterina qui débarque. « C’est drôle de se retrouver à nouveau ici, avec toi. La boucle est bouclée, on dirait. »

Un sourire amer se dessina sur ses lèvres, mais disparut bien vite, et elle reprit sa position initiale, le regard fixé sur les sièges. Doucement, elle se mit à chanter à nouveau :

« What can you do when your good isn't good enough
And all that you touch tumbles down?
Cause my best intentions
Keep making a mess of things,
I just wanna fix it somehow
But how many times will it take?
Oh, how many times will it take for me to get it right, to get it right?
»

Elle se tut, et inspira profondément, comme si elle prenait son courage à deux mains.

« Alors, comment les choses se passent-elles maintenant, pour toi..? » enchaina-t-elle sans se tourner vers la blonde, subitement incapable de la regarder.


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Ecaterina S. Robertson
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptySam 27 Aoû - 16:26

Ecaterina ne savait pas ce qu’elle allait faire quand elle tourna les talons. Si elle allait retourner en cours ou tout simplement errer dans les couloirs à la recherche d’une classe vide où elle s’isolerait jusqu’à la fin de son emploi du temps. Rachel était à quelques mètres à peine d’elle, c’était le moment rêvé pour qu’elles s’expliquent toutes les deux. Seulement, la jeune fille ne parvenait pas à savoir ce qu’elle lui dirait. Elle était lucide quant au fait que la brunette devait la haïr du plus profond de son petit corps, et toutes les excuses, toutes les tirades sincères ne suffiraient jamais à la convaincre qu’elle était vraiment désolée. La première chose qui s’imposa à elle fut de partir pour la laisser en paix -et pour ne pas affronter la situation peut-être aussi, mais cette fois, c’était indépendant de sa propre volonté. Exécutant un premier pas, Cat ne s’attendait pas à ce que Rachel lui réponde ou la retienne, elle avait déjà accepté qu’elle ne veuille plus jamais s’adresser à elle et, même si c’était relativement difficile à admettre, elle le comprenait. Toutefois, Rachel la gratifia d’un murmure. Ecaterina fronça brièvement les sourcils, se stoppant peu à peu dans sa course. Elle mit du temps avant de saisir ce qu’elle lui avait dit, mais elle esquissa un sourire triste quand elle se rendit compte que la jeune fille venait là de pointer du doigt le pire de ses défauts.

La fuite était une notion qu’on lui avait inculqué lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant. Son père avait fuit, sont frère avait fuit. Il s’agissait presque d’une tradition familiale que de partir loin et ne pas endosser toutes les choses les plus désagréables qu’il était possible de vivre. La jeune fille savait que ce n’était pas une solution et qu’elle devrait sans doute se résigner à ne plus agir de la sorte lorsqu’elle deviendrait plus âgée. Peut-être même qu’elle en voulait un peu à son père de lui avoir donné le mauvais exemple quand elle était gamine. Mais aujourd’hui, c’était toujours ce qui lui venait à l’esprit en premier : partir pour ne revenir que quelques temps plus tard en agissant comme si rien ne s’était jamais passé. Elle qui avait demandé à Finn de grandir un peu, s‘aperçu soudain qu‘elle ne se comportait pas mieux que lui en vérité. Restant les bras ballants un moment, crispant nerveusement ses doigts sur le haut de son gobelet fermé, elle hésita à répondre à sa camarade. Néanmoins, elle se retourna et lui lança un regard par-dessous ses longs cils ; Cat constata que la peine était perceptible sur le visage de Rachel. Ses traits étaient si tristes et mornes que cela serra davantage le cœur déjà bien douloureux de la blondinette. Ecaterina prit de ce fait plus de temps avant de l’apostropher en retour, mais après un moment, elle lui décocha un sourire timide et ouvrit la bouche ;

« Parce que j’aime sortir de scène avec panache. » rétorqua-t-elle avec une pointe d’humour dans la voix -inutile de préciser que cela sonnait drôlement faux à ce moment précis-.

Bien que son sourire s’était élargit, Ecaterina ne parvint longtemps à le garder affiché sur son joli visage et les commissures de ses lèvres charnues tressaillirent dangereusement quand elle se baissèrent de nouveau, lui donnant une mine chagrine. Expliquer à Rachel pourquoi elle partait toujours c’était lui cracher à la figure qu’elle n’était qu’une lâche et il en était hors de question : il lui restait assez d’orgueil pour ne pas s’enfoncer encore plus -parce qu’elle craignait de ne plus réussir à se dépêtrer de ses révélations et qu’elle dévoilerait son vrai visage au grand jour et c’était inimaginable sur l’instant-. Dans un soupir, Rachel lui demanda ce qu’elle faisait ici. Haussant les épaules, la jeune fille lui répondit spontanément :

« La même chose que toi, je m’isole. C’est la folie ici avec la fin de l’année qui approche et tout ces examens. » Mensonge, il ne s’agissait pas que de ça, mais avait-elle le droit de lui dire qu’elle se sentait trop coupable pour oser fanfaronner la mine placide dans les couloirs de McKinley ? Dégageant son visage d’une mèche de cheveux, elle s’approcha doucement de l’endroit où Rachel était assise. Une fois arrivée à son niveau, elle resta debout, gauche « Toi aussi, tu sèches les cours ? »

Rachel la prit de court, s’amusant de cette rencontre alors qu‘elle s‘installa à ses côtés, s‘asseyant avec grâce à une distance sécuritaire de la brunette ; elle n’avait pas tort, leur première discussion avait eu lieu en cet endroit et quasiment dans le même ordre. D’ordinaire, cela l’aurait fait sourire, mais Cat se contenta de baisser la tête avec mélancolie, furetant le sol qui s’étalait sous ses pieds d’un œil désintéressé alors que ses doigts triturèrent l’étiquette du gobelet qu’elle tenait dans les mains. Brusquement, la jeune chanteuse se mit à chantonner, sans musique et l’adolescente tourna la tête vers elle. Elle ne connaissait pas cette chanson et tachant de ne pas se départir de la maîtrise de sa quiétude, elle pencha la tête et demanda avec douceur :

« Je ne la connais pas, elle est de toi ? Finn m’a dit que tu écrivais, parfois. » Un temps, elle cilla furieusement puis, pinça les lèvres en fermant les yeux quand son erreur lui monta au cerveau. Cat mordit sa lèvre avec force, marmottant à peine, la voix toute tremblante « Pardon, Rachel… je… je n’ai pas… »

Préférant se taire, la jeune fille laissa sa phrase en suspend, déglutissant avec difficulté, elle détourna la tête promptement et se concentra sur la rangée de sièges qui lui faisait face. C’était difficile de ne pas parler de Finn en sa présence parce que dans son esprit, Finn allait irrévocablement avec Rachel, ils étaient étroitement liés. Comme Sam et Quinn ou Monsieur Schuester et Mademoiselle Pillsbury. Elle ne pouvait se restreindre à ne pas les imaginer ensemble. Ecaterina s’en voulu cependant d’avoir fait cette maladresse, mais elle ne se laissa pas démonter et reposa ses douces pupilles sur sa camarade, toussant discrètement pour s’éclaircir la voix quand alors, Rachel s’adressa de nouveau à elle ;

« Hum, j’avance… il le faut » se contenta-t-elle de répondre. Ecaterina posa son sac à ses côtés, puis son gobelet et joignit les mains entre ses jambes, balançant ses pieds au rythme des vifs battements de son cœur ; devait-elle lui retourner la question ? Plissant les paupières un instant, Cat frotta ses lèvres fruitées l’une contre l’autre et inclina la tête « Toi ? Comment tu t’en sors ? »
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyJeu 1 Sep - 20:00

Rachel avait-elle envie de discuter avec Ecaterina, avec celle qui avait échangé un baiser avec son petit ami, provoquant ainsi la fin du couple Finn-chel ? Avait-elle envie de s’expliquer, et éventuellement, de lui hurler sa douleur à la figure ? Si d’ordinaire Rachel aimait bien mettre les choses au clair, en s’évertuant au passage à avoir le dernier mot, pour une fois, elle n’avait même pas envie d’aborder le sujet. Peut-être que lorsque sa peine se serait atténuée, elle serait en mesure d’exprimer à Ecaterina tout ce qu’elle ressentait à son encontre, mais pour l’heure, elle était même incapable de savoir où elle en était à l’égard de la jeune fille. Tout son esprit et tout son être était tourné vers Finn, et pour l’instant, rien d’autre ne comptait que leur rupture violente, et ce vide qu’elle sentait dans sa poitrine. Comme si plus jamais elle ne pourrait être heureuse. Bien sûr, et d’un point de vue tout à fait rationnel, il était évident que Rachel finirait par se remettre. Mais elle ne parvenait pas à se projeter au-delà de cette douleur. Tout juste parvenait-elle à se lever le matin. Ses pères, inquiets depuis déjà plusieurs semaines –depuis que Rachel avait appris que Shelby avait adopté la fille de Puck et Quinn- avaient demandé au thérapeute de la jeune fille de la recevoir en consultation plus fréquemment, et lui avait également proposé de prendre quelques jours pour se recentrer, lui offrant un petit voyage pour se changer les idées. Incapable de prendre de décisions, Rachel avait repoussé cette alléchante proposition, sachant que la fuite ne l’aiderait pas, et prête à affronter Finn tous les jours.
Accaparée par le trou béant dans sa poitrine, Rachel n’avait pas le temps ni l’énergie d’en vouloir à Ecaterina. Aussi la présence de la blonde la laissait-elle de marbre, de la même façon que lorsque Puck, intrigué et peut-être compatissant, s’était proposé pour lui remonter le moral à a façon « Pucksaurus » ; Rachel n’avait pratiquement pas réagi devant les propositions douteuses du jeune homme, signe évident qu’elle n’allait pas bien. Non, elle n’était pas en mesure de s’occuper d’Ecaterina. Pas encore.

La jolie blonde lui rétorqua avec une pointe d’humour qu’elle aimait faire de belles sorties, précisant néanmoins que sa présence en ces lieux était surtout dû à son envie de sécher les cours et voulant savoir si Rachel aussi s’était abstenue d’aller en classe. Ce à quoi la brune ne répondit pas, mais Ecaterina n’avait pas tort. L’année touchait à sa fin, et les élèves semblaient être pris par une hystérie collective qui n’avait rien d’agréable. Les loosers recevaient encore plus de slushy que d’habitude, les plus populaires passant allègrement leurs nerfs sur eux pour évacuer le trop plein de stress que l’approche des examens et compétitions en tout genre provoquaient chez eux. Les dernières années devaient se préparer à leur départ du lycée. Les Cheerios souffraient tellement du concours de cheerleading qu’elles se montraient aussi irascibles que le coach, et même les chanteurs des deux chorales devaient travailler d’arrache-pied afin de pouvoir représenter l’école lors des nationales. Personne n’était épargné.
Méditant sur ses propres études, Rachel songea que si elle ne se reprenait pas bien vite, ses notes finiraient pas en pâtir, et l’idée de profiter du voyage que ses pères voulaient lui offrir lui revint à l’esprit. Peut-être pourrait-elle en profiter pour passer un été loin de Lima. Elle avait récemment visité le site internet de la très célèbre Tish School of Arts de New York, et le programme d’été lui avait fait les yeux doux. Ayant déjà, et depuis longtemps, réfléchi à son avenir, Rachel savait qu’elle irait à New York après le lycée, et ce quoi qu’il arrive, aussi passer un été là-bas serait un bon avant-gout. C’est la voix d’Ecaterina qui la ramena à la réalité, lorsque celle-ci lui demanda si les quelques paroles qu’elle venait de chanter était de sa création, et un prénom flotta dans l’air.

Aoutch ! Rachel sentit son cœur se serrer douloureusement, et elle se recroquevilla légèrement sur elle, en un geste convulsif et automatique visant à se protéger d’un coup qui ne venait pas. Sauf que le coup était déjà porté, inconsciemment certes, mais trop tard. Finn. Finn. Finn. Ce mot tournait dans la tête de Rachel, en boucle, et elle ferma très fort les yeux, comme pour effacer le lieu où elle se trouvait. Peut-être que si elle le souhaitait assez fort, elle se retrouverait dans sa chambre, dans son petit lit, bien à l’abri sous sa couette. Mais le craquement discret des planches de la scène lui confirma que tout était bien réel, et qu’elle ne pouvait pas se contenter de se boucher les oreilles en espérant que l’orage passe. Elle ne réagit pas aux excuses d’Ecaterina, pas plus qu’elle n’avait réagi jusqu’à présent, et elle rouvrit les yeux. Des yeux qui ne pleuraient toujours pas, et l’idée qu’elle avait peut-être, sait-on jamais, épuisé son stock de larmes faillit l’amuser. Mais Ecaterina voulait savoir comment elle allait, et Rachel se força à répondre. Elle ouvrit la bouche, hésita comme si elle cherchait ses mots, referma la bouche pour avaler sa salive, et se lança :

« J’ai l’impression que tout mon corps est blessé, pas seulement mon cœur. J’ai mal à la tête, et j’ai envie de vomir. Je suis si fatiguée… » C’était si misérable, comme réponse, qu’elle se reprit : « Tout est si douloureux. Tout me fait mal. Et là.. » dit-elle en désignant son cœur. « C’est pire. Mais j’irais mieux. Il me faut juste… du temps. Je crois. »

C’était moins pathétique, mais ce n’était pas encore ça. Décidant qu’il fallait qu’elle se bouge un peu les fesses si elle ne voulait pas finir par s’étaler par terre comme une serpillère, ou comme une méduse hors de l’eau, elle se leva.

« Je vais te chanter ma chanson, si tu veux bien. Je l’ai écrite après.. » Elle ne termina pas sa phrase, le regard dans le vague, mais la vue du micro à quelques mètres la fit se redresser. La chanson, c’était toute sa vie, et c’était, pour l’heure, la seule chose qui lui permettait de réellement s’exprimer. Renonçant à en dire davantage, elle revint au centre de la scène, et prit quelques minutes pour inspirer. Et alors, elle se mit à chanter :

« What have I done?
I wish I could run,
Away from this ship going under
Just trying to help out everyone else
Now I feel the weight of the world is on my shoulders

What can you do when your good isn't good enough
And all that you touch tumbles down?
Cause my best intentions
Keep making a mess of things,
I just wanna fix it somehow
But how many times will it take?
Oh, how many times will it take for me to get it right, to get it right?

Can I start again, with my fate again?
Cause I can't go back and endure this
I just have to stay and face my mistakes,
But if I get stronger and wiser, I'll get through this

What can you do when you're good isn't good enough?
And all that you touch tumbles down?
Cause my best intentions keep making a mess of things,
I just wanna fix it somehow
But how many times will it take?
Oh, how many times will it take for me to get it right?

So I throw up my fists, throw a punch in the air,
And accept the truth that sometimes life isn't fair!
Yeah, I'll send down a wish and I'll send up a prayer
And finally someone will see how much I care

What can you do when you're good isn't good enough?
And all that you touch tumbles down?
Oh, my best intentions keep making a mess of things,
I just wanna fix it somehow
But how many times will it take?
Oh, how many times will it take to get it right, to get it right?
»

A ce stade la chanson, la douleur la submergea, telle une vague dévastatrice, et elle se rendit compte que non, elle n’avait pas épuisé ses larmes, qu’il lui en restait encore, et qu’elles dévalaient ses joues pour s’écraser sur son pull. Elle se mit à sangloter et gargouilla faiblement un : « Il me manque. », avant de finalement tomber à genoux, pleurant à chaudes larmes.
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Ecaterina S. Robertson
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyVen 2 Sep - 16:27

Bien sûr, Ecaterina s’attendait à ce que Rachel lui en veuille, c’était quelque chose à laquelle elle s’était préparée depuis très longtemps malgré son réel désir de ne jamais plus la croiser dans les couloirs du lycée ou même en ville. Elle s’était pourtant imaginée encaisser les reproches sans relever, acceptant d’endosser une grosse part de responsabilité dans cette histoire pour ainsi éviter à Finn d’avoir le mauvais rôle à plein temps. Tant pis si les faits ne s’étaient pas déroulés comme Rachel devait farouchement le penser, Cat assumerait pour une fois, occultant difficilement sa propre douleur. Installée sur le bord de la scène, Ecaterina attendit presque patiemment de recevoir des piques acerbes de Rachel, mais rien ne se passa : pas de cris, pas de larmes, pas même une lueur de reproche ne luisait dans les yeux éteints de la jeune fille. Rachel souffrait. Elle souffrait tellement qu’elle n’avait même pas la force de déverser sa colère sur elle et gardant elle aussi le silence, Ecaterina ne put s’empêcher de prendre cette quiétude pesante bien plus mal que des paroles blessantes à son égard ;

La culpabilité était un sentiment désagréable, Cat n’avait jamais eu à ressentir ça auparavant. Certes, il lui était arrivé de vaguement s’en vouloir pour des broutilles sans grands intérêts. Toutefois, ce n’était absolument pas comparable au petit drame qui était en train de se jouer à guichet fermé depuis quelques jours. Rachel n’était peut-être pas consciente que son attitude la rendait encore plus malheureuse, mais elle ne lui en voulait pas du tout. Après tout, Cat était à mille lieux de pouvoir se représenter la souffrance que Rachel devait éprouver à ce moment précis. C’est vrai, elle n’avait jamais aimé quelqu’un au point d’en souffrir. Évidemment, elle aimait son père, son frère, mais ce n’était pas le même amour : elle, elle n’était jamais tombée amoureuse.

Ce n’était pas pour se donner bonne conscience qu’elle demanda à la brunette comment elle se sentait. Même si elle savait que la réponse la plongerait de nouveau dans une profonde tristesse, Ecaterina souhaitait savoir comment elle s’en sortait, si elle parvenait à avancer avec l’idée que Finn et elle ne soient plus ensemble. La blondinette avait déjà essayé de se mettre à sa place. Elle s’était contrainte à multiplier sa douleur par dix -au moins- pour tenter de comprendre au plus près l’état dans lequel elle pouvait se trouver. Ce fut bien plus facile que ce qu’elle n’avait cru, elle avait sous-estimée son empathie. Très vite, elle avait baissé les armes. Elle espérait du plus profond de son être ne jamais vivre un chagrin pareil car contrairement à sa camarade, elle était convaincue que jamais elle ne s’en relèverait.

Rachel lui donna une réponse qui lui noua la gorge si fort, qu’elle ne parvint même pas à prononcer ne serait-ce qu’un mot de réconfort à son encontre. D’aussi près, Cat pouvait voir sur son visage chacune des larmes qu’elle avait versé au cours de ces dernières heures. Elle ne devait pas dormir beaucoup, elle paraissait si épuisée. D’ailleurs, Rachel appuya ses pensées en lui avouant être fatiguée. Cela la rendait plus vulnérable et cette détermination qui transparaissait habituellement dans le moindre de ses mouvements théâtralement exécutés n’était plus aussi nette maintenant ; elle paraissait si fragile, si chétive que l’adolescente aurait voulu la prendre dans ses bras pour la rassurer et pour lui faire comprendre que, même si elles étaient loin d’être des amies, elle pouvait lui parler ou l’insulter et même la frapper si elle en avait envie. Ecaterina réussirait à ne pas craquer en sa présence et puis de toute façon, elle ne se donnait pas le choix : elle devait garder le contrôle coûte que coûte.

« Bien sûr, la scène est tout à toi. » murmura-t-elle dans un hochement de tête encourageant. Sa propre voix était transformée. Étouffée, moins rauque mais encore plus éraillée qu’à l’accoutumée, cela trahissait son émotion, elle s‘en était déjà rendue compte. C’était le genre de petit détail stupide qu’on ne pouvait pas cacher et cela la mis particulièrement mal à l’aise de savoir que Rachel avait pu elle aussi s‘en apercevoir ;

Ecaterina pivota pour s’asseoir face à Rachel et dos aux rangées de sièges qui comblaient l’arène jusqu’à très loin alors. Balançant ses longs cheveux derrière son épaule, elle se montra attentive, opinant faiblement du chef quand Rachel lui avoua qu’elle avait écrite cette chanson après sa rupture avec son petit ami. Cat se préparait donc à se prendre une claque d’émotions en plein dans la figure et sa gorge se serra davantage, ne lui laissant que peu de place pour déglutir sans peine. Il était évident qu’elle tacherait avec la plus grande des dextérités de ne pas s’effondrer à la fin de la dite chanson. Rien que dans son état normal, Rachel était déjà parvenue à la faire avoir la larme à l’œil lors d’une représentation des New Directions. Elle n’osait même pas s’imaginer à quoi elle allait être confrontée à présent.

Les sourcils froncés quand Rachel débuta sa chanson, le visage de la blondinette s’adoucit au fur et à mesure qu’elle débitait avec une facilité effarante les notes -même les plus difficiles. Sa tristesse ne parvenait même pas à ébranler ce talent fou dont elle était dotée. Sa chanson était poignante, jolie et elle fut surprise de constater à quel point elle était une auteure douée ; cette fille avait tout pour réussir, voilà pourquoi les gens s’évertuaient à vouloir la détester. Si seulement elle avait un tant soit peu plus confiance en son physique -en elle tout simplement-. Le cœur aux bords des yeux, Ecaterina ne cessa de la regarder pendant toute la chanson. Quand les dernières notes de celles-ci arrivèrent, elle ressentit une tension telle que cela lui fit détourner promptement la tête pour ne pas montrer à la chanteuse qu’elle avait les yeux embués. Tout se passa très vite alors ; Ecaterina entendit Rachel marmotter que Finn lui manquait et tomba à genoux, éclatant en sanglots. Rapidement, la blondinette se leva et alla la rejoindre. Elle se baissa lentement, et l’attrapa par les poignets avec douceur pour qu’elle se lève ;

« Rachel, lève-toi, regarde-moi. » Secouée de sanglots, Rachel avait les joues ruisselantes de larmes. Ecaterina lui maintint les épaules droites ; elle n’avait pas besoin de baisser le visage pour lui faire face : elles faisaient exactement la même taille « Regarde-moi. » répéta-t-elle doucement. Elle faisait un effort considérable pour ne pas pleurer avec elle et se força à garder une attitude digne, presque froide alors qu’à l’intérieur, elle criait au secours ; elle ne savait pas comment gérer ce genre de situation, mais elle se contraint à ne pas paniquer, elle lui devait bien ça, elle devait la résonner. Pourtant, dans un geste amicale, elle lui dégagea le visage de ses cheveux bruns et les glissa derrière ses oreilles avec douceur « C’est normal qu’il te manque, Rachel. » dit-elle en calant sa main droite sur la nuque de la jeune fille. Après une seconde, elle baissa les manches de son top pour qu’il recouvre ses mains et passa le pan du tissu sur les joues humides de la brunette en continuant avec calme « Finn a été ton premier amour, il te manquera encore longtemps puis, ça s‘atténuera. » Dans une mine concentrée, elle eu cependant le temps d’esquisser un sourire triste tout en séchant avec délicatesse les larmes de Rachel avec ses manches « On passe tous par là à un moment donné, c’est difficile, je veux bien te croire. Mais, ce sont les ruptures les plus douloureuses qui font les plus belles histoires, c’est-ce que mon père dit toujours. » Marquant une courte pause, elle posa de nouveau ses mains sur les épaules de Rachel. Plongeant ses yeux clairs dans ceux de sa camarade sans ciller, Ecaterina la regarda ; bien qu’elle tentait de rester sereine, la lueur dans ses yeux étincelait d’une profonde émotion « Ça doit te paraître insurmontable pour le moment parce que tu es aveuglée par la souffrance. Seulement, on fini toujours par se relever de ce genre d’histoire et tu sais pourquoi ? » Inclinant furtivement le visage, Ecaterina lui sourit avec bienveillance et conclut dans un chuchotis « Parce qu’on pardonne tout à notre premier amour. »


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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyMar 13 Sep - 17:26

Écrasée par le poids d'un chagrin trop lourd à porter pour ses frêles épaules, Rachel ne semblait plus être en mesure de se contrôler. Elle avait de gros efforts, pendant les cours et les répétitions des New Direction, pour ne jamais pleurer en public, préférant se réfugier dans les toilettes ou mieux, dans des coins déserts du lycée. Mais alors qu'elle chantait pour la première fois sa douleur, elle ne put se contenir. Cette chanson, elle l'avait écrite avec son coeur brisé, avec son âme blessée, et c'est en inondant ses feuilles de larmes qu'elle avait retranscrit son chagrin en paroles. Peut-être était-ce d'exprimer sa peine à haute voix qui brisa ses faibles résistances, quoi qu'il en soit elle se retrouva vite en larmes, ses jambes ne parvenant plus à la soutenir. Le temps effacerait sans nul doute ce petit drame d'adolescente, elle ne s'en relèverait que plus forte et parviendrait, au fil des semaines, des mois, peu importe, à tourner la page. Mais pour l'instant, elle vivait pleinement cette rupture et la douleur qui l'accompagnait. Rien d'autre ne comptait, même si d'une certaine façon, c'était en écrivant une chanson qu'elle était parvenue à exprimer sa peine, et non pas seulement par des larmes. Sa voix, son talent pour l'écriture et la musique, son don inné en tant que chanteuse n'était pas altérée par ce qu'elle traversait, et elle ne s'en rendait pas compte.

A genoux sur scène, elle sentit qu'Ecaterina l'agrippait par les poignets pour la forcer à se relever, et Rachel se laissa faire. Elle se retrouva sur ses deux pieds, et prit conscience du tableau pitoyable qu'elle devait offrir à Ecaterina : celle d'une pauvre fille au visage bouffie et inondé de larmes, en train de renifler et de sangloter comme une âme en peine, incapable de tenir sur ses jambes comme si la misère venait de s'abattre sur elle et les cheveux dans les yeux. On était bien loin de la Rachel fière et indomptable qui arpentait les couloirs la tête haute, insensible aux moqueries et qui gardait les épaules droites même après une bonne douche au slushy. Les mains douces mais néanmoins fermes d'Ecaterina lui dégagèrent le visage de ses cheveux emmêlés, et séchèrent ses larmes. D'une voix compatissante mais curieusement enrouée, la blonde lui souffla qu'il était normal de ressentir un tel chagrin et un tel manque. Les sanglots de Rachel finirent par s'apaiser, à mesure que la voix d'Ecaterina lui caressait les oreilles pour la consoler, la rassurer, et calmer sa peine. Les mains toujours un peu tremblantes et la lèvre inférieur légèrement crispée, Rachel s'accrocha à la jeune fille pour reprendre surface.
Et elle put reprendre son souffle. Elle réalisa soudain à quel point le poids dans sa poitrine l'avait empêché de respirer, ces derniers jours. A quel point cette douleur l'avait envahie, réduisant tout en charpie et ne laissant de la Rachel brave et vaillante qu'une coquille vide à peine capable de ne pas se laisser dépérir. Elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, mais la chanson, la présence d'Ecaterina, et cette énième crise de larmes lui avait fait prendre conscience à quel point elle était détruite.

Elle hocha la tête faiblement.

" Je ne comprends toujours pas pourquoi les choses se sont passées ainsi. " avoua-t-elle d'une voix brisée par les sanglots qui persistaient à nouer sa gorge. " Mais je n'arrive pas à en vouloir à qui que ce soit. Je me contente juste d'aimer Finn, même maintenant. " chuchota-t-elle douloureusement.

Ramenant ses mains contre sa poitrine, elle les posa sur son coeur et le sentit battre de façon régulière. Elle avait toujours mal, mais sa prise de conscience parvenait à lui faire considérer cette douleur d'un oeil nouveau. Elle n'était pas guérie, loin de là, et il y avait fort à parier qu'elle pleurerait encore souvent. Mais Ecaterina avait raison : elle irait mieux, avec le temps. Dévisageant sans mot dire la blonde qui la tenait toujours par les épaules, elle ne put lui offrir un sourire, mais ses lèvres s'incurvèrent très légèrement, en une ébauche de sourire. Ses yeux étaient toujours baignés de larmes qui ne coulaient pas, et elle en essuya une qui perlait au coin de sa paupière.

" Même à toi, je ne t'en veux pas. Pas encore. Plus tard, peut-être. Quand je serais moins triste. "

La franchise coutumière de Rachel venait de refaire surface, et ce n'était pas une provocation ou une mise en garde, juste un constat. Pour l'instant, la jeune chanteuse était incapable de ressentir autre chose que de la colère et du ressentiment, elle se contentait d'avoir mal au coeur. Et une fois que cela se serait atténué, elle serait en mesure d'en vouloir à Finn, à Ecaterina, et peut-être aussi à elle-même. Elle serait suffisamment calmée pour pouvoir analyser correctement la situation. Mais pas encore. Il était trop tôt.
Rachel se mordit alors la lèvre, songeuse et hésitante. Puis elle décida de se lancer.

" Ecaterina.. je n'ai pas... " Elle s'interrompit, leva les yeux au plafond et inspira à fond. " Quand Finn m'a avoué qu'il t'avait embrassé, et qu'il avait couché avec Santana l'an dernier... " Une pointe de douleur lui vrilla la poitrine et elle prit le temps de la laisser passer. " Je n'ai pas eu le courage de lui demander... J'ai besoin de savoir, tu comprends. Je veux savoir ce qui s'est passé, ce jour là. " exigea-t-elle en plantant son regard dans celui de la blonde.

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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyMer 14 Sep - 16:21

Ecaterina ne croyait pas son père quand il lui disait que ce sont les ruptures les plus douloureuses qui font les plus belles histoires. Elle estimait qu’il était inutile de souffrir autant pour considérer une histoire comme étant merveilleuse. Si elle devait ressentir la même peine que Rachel en tombant amoureuse d’un garçon et bien, elle préférait rester seule au moins jusqu’à la fin du lycée. Elle n’était pas prête à ajouter un maillon de plus aux épreuves qu’elle avait déjà vécues par le passé, c’était bien trop difficile pour elle à envisager. Elle savait que personne ne le comprendrait. De toute façon, personne ne la comprenait jamais.

Seulement voilà, les choses n’étaient pas aussi simples. L’amour n’est pas une chose qui peut se commander et elle était plutôt bien placée pour le savoir parce que bien qu’elle tachait de s’en dissuader avec une farouche conviction, Ecaterina était amoureuse en ce moment et maintenant qu’elle était consciente de ce que cela pouvait bien lui apporter en voyant Rachel aussi détruite, elle ne savait plus sur quel pied danser et renier l’évidence lui paraissait bien plus raisonnable que de l’avouer et de sauter le pas. Peut-être qu’elle passerait à côté de jolies choses et qu’elle le regretterait toute sa vie, mais Ecaterina n’était pas masochiste.

La gorge serrée, Cat couva Rachel du regard alors qu’elle tentait de se calmer, en vain. Cela lui faisait tellement de peine de la voir dans cet état, aussi vulnérable et tout ceci à cause d’une histoire aussi stupide, en définitive. Du moins, elle l’était pour Cat car ce baiser n’avait eu aucune importance pour elle. Il n’avait pas compté, elle ne l’avait même pas apprécié. Malheureusement, elle ne l’oublierait jamais parce qu’il était le premier qu’elle avait reçu. Ce n’était pourtant pas la motivation qui lui manquait. Elle avait tout fait pour se retirer cette sensation de la tête. Néanmoins, ce n’était pas l’image qu’elle se faisait d’un vrai premier baiser au sens romantique du terme. Finn lui avait gâché son moment. Elle ne lui en voulait pas –pas pour ça en tout cas.

Rachel parvint à marmotter quelques mots et Cat resserra son étreinte autour de ses épaules comme pour l’encourager à lui parler davantage. Pourquoi les choses s’étaient passées ainsi ? Ecaterina n’en savait rien et préféra ne pas lui répondre. Bien sûr, Finn lui avait donné des explications. Il lui avait dit qu’elle avait été un fantasme pour lui quand il était plus jeune et qu’il avait assouvit un désir refoulé depuis des années. Cat ne l’avait pas bien pris. C’était tout ce qu’elle avait toujours voulu éviter. Ce qu’elle craignait par-dessus tout. Finn lui avait craché à la figure l’explication qu’elle redoutait le plus et à cause de cela, elle souffrait parce qu’elle était persuadée d’avoir réussi à ce que personne ne la reconnaisse ! Elle pensait que Finn s’était attaché à elle pour de bonnes raisons. Visiblement, elle s’était trompée. En plus, elle avait échoué ! Et ce n’était pas aisé de le concevoir. Enfin peu importe. De nombreuses personnes souffraient dans cette histoire et ce n’était pas juste. Finalement, cette explication pourtant limpide et concise du jeune homme n’avait pas fait faiblir cette incompréhension qui s’entêtait à vouloir perdurer aussi longtemps qu’elle le pourrait dans son esprit et Ecaterina cherchait, tout comme Rachel, d’autres réponses qui l’éclairerait.

Quand Rachel lui avoua ne pas lui en vouloir, Ecaterina baissa les yeux. Elle était heureuse de le savoir et salua sa franchise en opinant lentement du chef pour approuver ses propos. N’empêche que ça n’arrangeait rien et reposant ses pupilles claires sur sa camarade, elle lui prit la main et l’entraîna délicatement sur le devant de la scène.

« Viens, on va s’asseoir. » lui proposa-t-elle doucement. Quelques pas à peine furent nécessaires et s’asseyant à la même place que plus tôt, Cat ne lâcha pas la main de Rachel pour autant.

Sur le chemin, Rachel lui demanda des explications. Ecaterina croisa les chevilles et assise sur le rebord de cette scène immense, elle entrecroisa ses doigts à ceux de la brunette en posant son autre paume sur le dos de la main de la jeune fille Elle ne savait pas si elle devait lui dire la vérité. Devait-elle lui mentir pour préserver l’image qu’elle se faisait de Finn en grossissant sa responsabilité dans les faits ou alors, tout lui dire quitte à lui faire encore plus de peine ? Ecaterina n’était pas une menteuse. L’idée d’user de mensonge la gênait profondément. Pas parce qu’elle craignait la colère de Rachel, mais parce que cela n’entrait pas dans sa façon de faire les choses. Pinçant les lèvres, Cat tiqua quand Rachel lui parla de Santana. Toutefois, elle jugea qu’il était inutile de s’y attarder puis cessant d’ergoter mentalement, elle se lança enfin :

« Je ne… je ne sais pas si… » commença-t-elle, hésitante. Tournant la tête vers Rachel, elle détailla d’un air grave son visage de plusieurs coups d’œil angoissés et soupira en lui lâchant la main « On jouait à un jeu vidéo. J’ai gagné cette stupide partie. Tu sais, ça s’est passé très vite. » Gênée, Cat fronça les sourcils avec force et sentit les larmes lui monter aux yeux –parce qu’elle était embrassée, mais pas seulement : elle se rendit compte que c’était cette soirée qui avait tout fait chavirer et elle regretta amèrement d’avoir pris l’initiative d’inviter le quaterback chez elle alors que Rachel l’avait sommée de garder ses distances. Se mordillant brièvement la lèvre, elle poursuivit sur le même ton incertain « Je l’ai serré dans mes bras une seconde et il m’a embrassée. Je l’ai repoussé et c’est tout. »

Les dents serrées, Ecaterina se força à ne pas regarder Rachel. Son estomac se contracta violemment et sa gorge lui piquait atrocement –elle avait soif. Est-ce que c’était à son tour de craquer ? Est-ce que Rachel réussirait à comprendre qu’elle n’avait jamais voulu que tout ça se déroule ? Elle n’en était pas sûre. La tête abaissée, elle ferma les yeux subitement, serrant si fort les paupières qu’elles devinrent douloureuses. Elle pouvait sentir les larmes s’insinuer entre ses longs cils et elle ne tenta pas de les retenir, cette fois. Rouvrant les yeux, Cat tourna le visage vers Rachel et ébauchant un sourire qui contrastait douloureusement avec ses yeux humides, elle termina d'une voix brisée :

« Je suis vraiment désolée, Rachel. »


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Sam 14 Jan - 16:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyMar 27 Sep - 23:43

Pourquoi chercher la vérité ? Pourquoi vouloir à tout prix savoir lequel des deux était le plus fautif ? C’était idiot, et masochiste. Rachel souffrait déjà énormément, alors pour quelles stupides raisons voulait-elle s’enfoncer encore un peu plus dans la douleur ? Finn lui avait déjà dit que c’était lui qui avait embrassé Ecaterina, il n’y avait rien d’autre à savoir. Et si Ecaterina lui avouait que leur baiser avait été formidable, un mélange de douceur et de passion ? Et si Finn l’avait embrassé avec amour ? Et si Finn aimait Ecaterina ? Et si, en vérité, ils étaient ensembles depuis que Rachel et Finn s’étaient séparés ? L’imagination de Rachel se mit à galoper, lui soufflant des scénarios plus catastrophique les uns que les autres, et elle sentit son cœur se serrer. A nouveau prête à pleurer, elle se contint, s’attendant au pire, et laissa Ecaterina lui répondre. Elle comprit vaguement que de toutes évidences, le jour où tout s’était produit, Finn et Ecaterina s’étaient retrouvés chez l’un ou l’autre. Ce n’était pas au détour d’un couloir, ce n’était pas par le hasard des choses qu’ils s’étaient retrouvés face à face. Non, ils passaient du temps ensembles. Ils avaient rendez-vous … Enfin non, ce n’était pas tout à fait exact, on ne pouvait pas parler d’un rendez-vous, mais c’était tout comme. Rachel se souvenait parfaitement d’avoir demandé à Ecaterina de ne plus voir Finn, et pourtant, ils s’étaient retrouvés seuls tous les deux. Certes, cela n’avait rien de romantique, puisqu’ils étaient en train de jouer au jeu vidéo, mais le résultat était le même, et Rachel fronça légèrement les sourcils, le regard fixé sur le visage de la blonde, qui semblait mal à l’aise. Elle avait de quoi ! Finalement, Rachel détourna les yeux et les baissa, s’attardant sur la main qu’Ecaterina ne tenait pas, fixant son vernis à ongle. Ecaterina répéta ses excuses, et en levant la tête, Rachel vit que la jeune fille pleurait. Incapable de ressentir quoi que ce soit devant le visage humide de la blonde, Rachel resta silencieuse. Finalement, elle récupéra sa main, forçant Ecaterina à la lâcher.

« Je croyais que tu ne devais plus le voir. » murmura-t-elle d’une voix à peine audible, le regard toujours posé sur Ecaterina, une lueur de reproche au fond des yeux –était elle enfin capable d’éprouver autre chose que de la douleur ? La colère venait-elle enfin de faire son apparition ? « C’est précisément pour cela que je ne voulais plus que tu le vois, Ecaterina. Parce que, pour je ne sais quelle raison, il était comme hypnotisé par toi. Enfin, si je sais pour quelles raisons : il suffit de te regarder. Toi, la jolie fille aux cheveux si blonds et au visage si parfait. C’est normal que tu plaises aux garçons. Mais là, tu plaisais à un garçon déjà pris. A mon petit ami, le mien ! » Une légère hystérie se faisait entendre dans la voix de Rachel, mais elle restait immobile, son épaule touchant presque celle d’Ecaterina, et elle la fixait toujours. Elle ne criait pas, mais une certaine incrédulité mêlée d’un ressentiment se lisait sur son visage. « C’est pour ça que je ne voulais plus que tu le voies. Et pourtant, vous vous êtes vus, et en cachette, puisque je n’étais même pas au courant. C’était chez lui, ou chez toi ? Et Finn qui me parlait de confiance… » siffla-t-elle avec amertume, les lèvres serrées. Elle ferma les yeux, étouffant sous le poids de ce puissant sentiment de trahison. « Pourquoi as-tu continué de le voir ? Pourquoi est-ce que finalement, Finn m’a fait tous ces reproches, pourquoi est-ce que je m’entends dire que je n’ai aucune confiance en lui, et dans mon couple, si au final, on me trahit ? Pourquoi est-ce que tu m’as fait ça ? » La lèvre inférieure tremblant légèrement elle posa un regard plein de reproches sur Ecaterina, puis finit par se détourner. « C’est dégoutant. »

Elle se replia sur elle-même, les épaules voutées et les bras serrés contre sa poitrine, et laissa le silence s’installer. Une larme dévala sa joue, et elle l’essuya rageusement.

« Tu l’aimes ? » demanda-t-elle abruptement, adressant un regard furieux et douloureux à Ecaterina.
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MessageSujet: Re: 08. What have you done?   08. What have you done? EmptyDim 2 Oct - 15:01

Quand Rachel récupéra promptement sa main, Ecaterina devina qu’elle ne serait pas félicitée pour sa franchise quasi exemplaire. Elle le comprenait, elle n’avait même jamais espéré que Rachel lui fasse des louanges et lui pardonne de lui avoir, en quelque sorte, désobéit. Elles ne deviendraient jamais amies, c’était triste, mais c’était ainsi. La jeune fille se souvenait du jour où sa camarade lui avait demandé de prendre ses distances avec le quarterback. Elle avait tout d’abord ressenti de l’amertume à l’égard de la jeune fille qui voulait la priver de son seul et unique ami à l’époque. Elle l’avait trouvé particulièrement culottée de s’immiscer autant dans les relations amicales de son petit ami, d’ailleurs. Puis très vite, elle s’était remise en question : est-ce qu’elle agissait mal en étant ami avec ce garçon ? Ou Rachel était un peu trop –comment dire, parano ? Cat connaissait déjà la réponse. Elle ne cherchait absolument pas à se dédouaner, mais elle n’avait rien fait de mal. Elle n’était pas responsable du manque d’assurance de Rachel et elle trouvait injuste qu’elle lui fasse payer le fait d’être mignonne en l’obligeant à ne plus côtoyer Finn. Ecaterina ne draguait pas son petit ami, l’idée ne lui avait même jamais traversé l’esprit. Pour qui Rachel la prenait-elle exactement ?

Ecaterina renifla discrètement en écoutant Rachel lui reprocher d’avoir rompu sa promesse. On y était : le drame dans le sens le plus théâtrale du terme allait débuter et en bonne actrice qui se respecte, Ecaterina s’attendait à recevoir une panoplie de tomates avariées en plein visage. Cat était triste, elle ne pensait pas pouvoir pleurer autant en à peine quelques jours et tout le chagrin qui s’était abattu sur ses frêles épaules semblaient peser trop lourd. Ses membres étaient douloureux, sa tête ne raisonnait plus convenablement, elle devait même faire un peu de fièvre à force de pleurer –cela ne lui ressemblait pas de se montrer aussi fragile. Rachel pensait peut-être avoir réussi à la faire culpabiliser ? Bien sûr qu’elle culpabilisait ! Mais à la seconde même où la jeune chanteuse invoqua les raisons évidentes de la béatitude de Finn en sa présence, une colère fulgurante s’insinua en elle.

« Pourquoi tu te sens toujours obligée de remettre ce sujet sur le tapis, c’est ridicule. » Ecaterina ne cherchait pas à peser ses mots. Elle en avait assez, elle était épuisée de se laisser faire par cette fille qui cherchait la moindre occasion pour lui rappeler qu’elle n’était rien d’autre qu’une jolie poupée. Rachel l’énervait. Elle avait eu de la pitié pour elle, elle avait même pris sa défense : c’était terminé.

Ses raisons étaient peut-être légitimes, mais l’adolescente ne se sentait pas capable de partir sans se défendre à son tour et essuyant rageusement ses larmes d'un revers de main, Cat se leva brusquement « Je n’ai pas choisi d’être jolie ! Comme toi tu n’as pas choisi d’être ce que tu es aujourd’hui. Tu es une chanteuse extraordinaire et je suis celle qui fait se retourner les garçons sur son passage. On est différentes toi et moi ! »

C’était la première fois que Cat disait toutes ces choses et qu’elle ne cherchait pas à renier tous les compliments qu’on lui avait fait –qu’on lui faisait quelquefois. Ecaterina était en train de donner raison à sa mère ! Elle ne parvenait pas à y croire !

Dans un rire amer, Cat continua pourtant en écartant maladroitement les bras « Tu ne seras jamais moi et je ne serai jamais toi. Il faut que tu l’acceptes, Rachel. Il faut que tu cesses de croire que toutes les jolies filles sont des garces prêtes à tout pour te faire du mal. Finn était mon ami et être ami avec quelqu’un implique de se voir régulièrement. Je n’ai rien inventé, c’est l’un des principes de l’amitié ! »

Sans y avoir réfléchi au préalable, la jeune fille pointa sur elle une main accusatrice. Ecaterina était hors d’elle : c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Elle n’était d’ailleurs pas habituée à se mettre en colère et sa voix déraillait à chaque son trop aiguë qui sortait d’entre ses lèvres –elle émit un soupir rageur.

« Ta jalousie te rends aveugle –ouvre les yeux, Rachel ! La vie ne se résume pas aux étiquettes que les autres nous collent sur le dos. » Cat regarda le plafond une seconde et laissa sa tête partir en arrière –elle continua sur le même ton « Je ne serai pas toute ma vie la fille aux cheveux blonds parfaits et au visage parfait. Il faut prouver aux autres ce dont quoi nous sommes capables. Dans cinq ans, je deviendrai quelqu’un d’autre. » Un hochement de tête concis accompagna ses paroles et elle reporta son attention sur sa camarade « Toi qu’est-ce que tu deviendras ? Une grande chanteuse ? Je l’espère pour toi. Sincèrement, parce que je crois que ton talent est la seule chose qui te sauvera : je ne suis pas sûre que tu changes un jour, Rachel. »

Ecaterina se dirigea vers la place qu’elle avait quittée auparavant et se pencha pour reprendre son sac puis son gobelet. Elle ne voulait pas rester une seule seconde de plus en sa présence. En s’accroupissant à côté de Rachel, elle tourna la tête vers elle et l’asséna durement « Si tu attends de moi que je m’excuse d’être jolie pour que tu puisses te sentir mieux, tu te fourres le doigt dans l’œil. »

Elle la défia du regard et se releva. Rachel avait allumé l’incendie, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Jouer les victimes comme elle était en train de le faire n’était pas raisonnable. Ecaterina la trouvait même drôlement hypocrite parce qu’elle aussi était amie avec des garçons ! Et soyons honnêtes, elle avait peut-être l’étoffe d’une ratée comme les autres le disait injustement, mais elle n’était pas vilaine à regarder : est-ce que ça faisait d’elle une traînée pour autant ?

La voix de la brunette résonna une nouvelle fois à ses oreilles. Ecaterina en avait assez, ne se taisait-elle donc jamais ? Alors qu’elle avait eu mal pour elle plus tôt, il se trouvait maintenant qu’elle ne ressentait plus rien à son égard si ce n’est que du ressentiment, de la colère qui grandissait au fur et à mesure qu’elle jacassait comme une furie.

« C’est moi qui l’ai invité et après ? » lâcha-t-elle à bout de nerfs en se retournant sur son chemin –elle soupira très fort « T’avais pas le droit de me demander d’arrêter de le voir et tu le sais ! Tu n’es pas toute blanche dans cette histoire, Berry ! Tu souffres, tu es en colère et blah, blah, blah… » Un petit moulinet de la main en roulant des yeux suffirent pour illustrer ses paroles puis elle reprit de plus belle « Mais ce n’est pas une raison pour chercher à me faire porter le chapeau. J’ai eu tort –et encore ! Ce n’est pas de ma faute si ton petit ami ne sait pas garder sa langue dans sa bouche ! »

Encore une fois, Ecaterina fixa Rachel sans ciller. Jamais elle n’avait été aussi dure avec quelqu’un –si : avec Finn. Debout sur la scène, la jeune fille regardait Rachel qui lui lançait des regards furieux. La façon dont elle plissait les yeux avec conviction la faisait rire intérieurement. Cette fille était théâtrale jusqu’au bout des cils, c’était franchement ridicule. Elle pensait peut-être la transpercer avec ses œillades ? Bah ! Elle pouvait toujours espérer ! Elle était bien plus forte qu’elle à ce jeu.

« Oui, je l’aime. » rétorqua-t-elle du tac-au tac « Comme un ami, un ami très cher. Pas comme un amoureux. Désolée de te décevoir, tu vas devoir chercher une autre fille à persécuter : il est ami avec ma cousine aussi. » Elle arqua subtilement l’un de ses sourcils bien dessinés et ébaucha un sourire narquois en penchant la tête d’un air amusé « Inutile de te préciser qu’il ne faut même pas que tu penses à l’approcher. On est très soudés dans la famille. Si tu t’en prends à l’un, c’est l’autre que tu trouves –mais moi je dis ça… »

Ecaterina leva les mains devant elle en parfaite innocente tout en pivotant sur ses pieds. Un petit rire narquois s’échappa de ses lèvres charnues et cette fois, elle reprit son chemin. Rachel avait été trop loin, elle aussi, sans aucun doute. Mais ce n’était pas son genre de laisser couler pareil affront. Ecaterina but une gorgée de son chocolat froid puis soudain, elle s’arrêta dans sa course.

« Oh hey, Rachel ? » Elle se retourna gracieusement et répondit au regard interrogateur de la jeune fille « Tu ne m’en voudras pas si je ne signe pas ton annuaire à la fin de l’année. » Ecaterina la gratifia d’un petit clin d’œil et elle rejoint les coulisses pour quitter l’amphithéâtre ; étrangement, la jeune fille se sentait nettement mieux maintenant.

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