Choriste du mois


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 08. Do not wake the Beiste up

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MessageSujet: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyLun 5 Sep - 20:31


Yesterday, all my troubles seemed so far away,
Now it looks as though there here to stay,
Oh I believed in yestereday

Madeleine se promenait dans les couloirs d’un air jovial qui tranchait avec les paroles qu’elle fredonnait en passant devant un groupe d’élèves en pleine discussion qui lui jeta un regard interrogateurs. Depuis la fin du championnat, elle se sentait plus légère et ne se privait jamais de chanter sa joie à haute voix dans les couloirs. Contrairement à ses attentes elle avait effectivement touché ses heures supplémentaires passées à quadriller le lycée le soir après les cours, et Figgins qui ne se doutait pas des bêtises qu’elle pouvait faire dans son dos semblait lui accorder de plus en plus sa confiance. La surveillante ne se sentait pas particulièrement touchée de cette reconnaissance que le principal avait pour le travail qu’elle fournissait, ou faisait semblant de fournir. Elle avait bien d’autres choses en tête. Comme par exemple ce qu’elle allait faire de ses vacances après la fin des examens à surveiller et des problèmes administratifs de dossier pour les universités. Ou encore le prochain match des Titans qu’elle irait voir  pour se rincer l’œil.

Le tournoi de football américain organisé par le lycée n’avait pas révolutionné sa vision de ce sport, ça c’était le moins qu’on puisse dire : elle connaissait toujours les règles de manière très approximative malgré sa participation. En revanche elle avait appris à mieux connaître les élèves et se réjouissait d’avoir amélioré un peu l’ennui du quotidien. Parmi ses nouvelles rencontres il y avait eu le contact utile à avoir dans ce lycée : Oxanna Prescott. La petite blonde avait certes négocié de manière assez coriace les privilèges qu’elle pourrait retirer des informations qu’elle lui fournirait, mais sa compagnie restait agréable au détour d’un couloir. Mais il y avait aussi, et presque surtout, les footballeurs. Bien évidemment Mad ne connaissait pas le début de leur prénom, et elle avait déjà oublié leur tête individuellement, mais pas leurs muscles d’adolescents en plein développement. La jeune femme avait plus que largement profité de sa présence dans l’équipe de Will Schuester pour flirter avec à peu près tout ce qui était mâle et avait moins de 21 ans. Rien de bien sérieux, du flirt ! Son inconscience avait des limites et elle savait pertinemment que si jamais elle s’aventurait à avoir une liaison avec l’un des élèves du lycée, les problèmes allaient pleuvoir : renvoyée d’abord, poursuivie par les associations de parents d’élèves ensuite, obligée de déménager pour finir. Le film était clair comme de l’eau de roche, et elle s’abstint donc de pousser le jeu un peu trop loin. Sa conscience était libre de toute culpabilité, et elle ne se privait pas de rendre visite aux sportifs en herbe de temps à autre pour jouer avec leurs hormones en folies, et ce malgré la présence du coach Beiste dans les parages.

Madeleine lui en voulait d’avoir gagné ; mauvaise joueuse jusqu’au bout elle avait refusé de trinquer avec elle à la petite soirée organisée par Figgins entre professeurs membres du tournoi pour fêter le bon déroulement de cet événement. Cette femme lui faisait peur. Elle avait d’ailleurs le plus grand mal à se convaincre que c’était une femme. Le coach faisait plus d’une tête de plus qu’elle, sûrement le double de son poids, elle marchait toujours de manière assez pataude dans les couloirs, en bref, elle n’avait rien de gracieux ni de féminin. Elle n’avait pas l’air d’avoir d’âge, sûrement la trentaine comme Holly, mais l’idée de comparer les deux professeurs était une idée à mourir de rire. Sans être une langue de vipère la surveillante avait des idées sur tout et sur tout le monde, et Shannon Beiste méritait bien son surnom de « la Bête » à son sens. Et l’amour qu’elle lui vouait semblait être réciproque, à tel point qu’elle évitait soigneusement de se retrouver seule en sa présence, de peur de devoir s’expliquer sur son comportement avec les joueurs qu’elle trouverait certainement déplacé ou tout simplement parce qu’elle l’impressionnait. Habituée à toujours être à l’aise partout et avec tout le monde, le fait que cette femme la trouble énervait Mad au plus haut point. Malgré ses efforts pour surmonter ce physique hors norme, rien n’y faisait, elle n’arrivait pas à se débarrasser de son appréhension en présence de l’entraîneuse des Titans.

Suddenly, I’m not half the man I used to be,
There’s a shadiw hanging over me,
Oh yesterday came suddenly

Poursuivant sa ballade dans les couloirs elle chantait un peu plus fort et remuant les bras pour marquer la mesure, puis au détour d’un couloir repérant la veste d’un sportif, la surveillante abandonna son itinéraire initial qui devait la reconduire dans son bureau pour rejoindre le petit groupe qui attendait devant la salle des professeurs.


    Hey handsomes ! Vous n’êtes pas en cours ? Vous ne seriez pas en train de sécher exprès pour que je vous colle hein ? Vous savez si vous voulez qu’on se retrouve après les cours, il y a d’autres moyens moins risqués de le demander.

Appuyée sur l’épaule de l’un deux elle riait, mettant en avant le décolleté de sa robe bleue. Tellement absorbée dans son petit jeu de flirt avec les garçons elle ne remarqua pas l’ombre titanesque se former petit à petit derrière la porte de la salle des professeurs et ne présageait rien de bon pour elle. Si elle avait réfléchi un instant elle aurait vite compris que la seule raison pour laquelle quatre sportifs attendent dans les couloirs c’est leur coach parti chercher x ou y papier. Réfléchir avant d’agir n’était pas dans ses habitudes, et elle allait le payer une fois de plus.

Ce ne fut que lorsque la porte s’ouvrit enfin que la jeune femme leva les yeux pour tomber nez à nez avec Beiste, qui n’avait pas l’air des mieux lunées. Retirant immédiatement son bras de l’épaule du jeune homme dans un mouvement trop précipité pour être innocent la surveillante offrit un large sourire à la nouvelle arrivante, prenant garde de ne pas regarder ses élèves pour ne pas la froisser davantage si jamais sa mine avait quoi que ce soit à voir avec elle.


    Oh… bonjour Coach ! Je me demandais justement ce que faisaient ces garçons dans les couloirs à cette heure, mais s’ils sont avec vous alors…

Il fallait qu’elle se sorte de là, et vite. C’était la première fois qu’elle se retrouvait en tête à tête avec la grande gagnante du championnat, et ça ne lui disait rien qui vaille. Deux solutions s’offraient à elle : entrer dans la salle en faisant mine d’aller prendre un café, espérant qu’elle repartirait avec son petit troupeau de protégés ou bien faire demi-tour immédiatement pour retourner au plan A, bureau-boulot. Malheureusement la simple évocation du café la fit craquer pour la première solution, qui était de loin la plus risquée, et qui allait lui valoir un sale quart d’heure à n’en pas douter.


    J’allais prendre un café en fait, vous ignorez ça vous les élèves, mais le café de la salle des profs est juste le meilleur que vous pourrez trouver à Lima, bon, après Starbucks, et puis après celui du bar dans le vieux centre. Enfin, il est bon quand même, n’est-ce pas Shannon ?

La narguer en parlant avec ses garçons sous son nez et l’appeler par son prénom c’était une première, décidément, Madeleine cherchait la guerre. Après tout, pourquoi gâcher tant d’énergie en ne faisant rien alors qu’on peut taquiner sa collègue favorite gratuitement ?


    Donc euh… beh je vais passer hein ! Tu m’excuses ? Bonne journée les garçons, Titans… go go go Titans hein !

Se faufilant entre la porte et le corps massif de Beiste la surveillante fit un petit geste pour saluer l’attroupement de lycéens hébétés par son mime de Cheerio. Se dirigeant droit sur la machine à café pour moudre les grains de café kenyans que Figgins devait acheter à prix d’or pour satisfaire Sue Sylvester, elle ne fit que peu de cas de la porte qui se refermait dans son dos.


Dernière édition par Madeleine Wild le Ven 6 Sep - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyDim 18 Sep - 15:43


L’année allait toucher à son terme. Shannon pensait déjà aux vacances, en fait, elle était déjà en vacances. Les élèves cancres se concentraient plus sur leur travail, pensant que bosser comme des malades le dernier mois pourrait augmenter leur moyenne et permettre l’obtention de leur diplôme du lycée. Parmi ces cancres, il y avait bien sur une majorité de footballeurs, des footballeurs qui ne portaient le blouson des Titans que pour leur image, une image qui allait vite être détériorée par Beiste qui marquerait sur leurs relevés des appréciations handicapantes sur leurs absences aux entrainements au profit des études. Heureusement, il y a ceux qui sont réguliers, ceux qui malgré la fin de l’année viennent aux entrainements, ceux qui sont organisés dans leur travail et ont déjà leur diplôme sans se stresser le dernier mois de cours. Et parmi ces perles rares, il y en a qui veulent faire du football leur vie. Shannon n’avait que beaucoup de respect pour ces élèves modèles, et elle avait fait beaucoup de recherches sur les différentes universités où le football avait une place importante. Ces footballeurs étaient au nombre de quatre, et tandis que Shannon préparait toutes les photocopies dans la salle des profs, ils attendaient sagement devant la porte.

Lorsque Beiste sortit de la salle, elle comprit pourquoi ses petits ados testéronés l’attendaient très sagement. On peut dire qu’ils avaient l’honneur d’être en de très bonne compagnie. Madeleine Wild, vêtue d’une petite robe bleue très légère, que ce soit en tissu qu’en décolleté, retira rapidement ce bras qu’elle avait posé sur l’épaule du jeune Rory, enfin jeune, ils n’avaient que 4 ans d’écart. La différence d’âge n’était en effet pas bien grande, et la surveillante l’avait bien compris, puisqu’elle prenait le lycée pour un baisodrome géant. Shannon ne pouvait pas comprendre comment quelqu’un pouvait autant se négliger, n’avoir aucun respect, que ce soit avec elle-même, les étudiants ou même son travail.

La pionne prétexta un café, et s’éclipsa dans la salle des profs. Shannon ne lui répondit même pas, laissant la question de Madeleine en suspens, arborant plutôt une mauvaise mine qu’ont les dictateurs lorsqu’ils s’adressent à la foule. Prendre un café, comme si elle en avait besoin. C’est vrai que Madeleine travaille beaucoup, normalement un pion ça fait pion pour payer ses études, mais Wild n’avait pas vraiment l’air de se préoccuper de son avenir, du moins, Shannon n’en avait pas été mise au courant. Un avenir… Les jeunes qu’elle venait de relooker du regard, eux, avaient un avenir, et elle ne méritait même pas de leur adresser la parole. Devant ses joueurs, Madeleine avait appelé la coach par son prénom, ce qui est très provocateur, sachant que les prénoms, au même titre que l’âge et les goûts des professeurs, sont des choses que les élèves ne doivent pas savoir, par principe. Il faut bien instaurer une distance entre l’autorité maître et l’élève. C’est un peu vieille école, mais ça permet aux professeurs les moins sérieux de ne pas se faire marcher sur les pieds. La surveillante continua son petit show devant une Beiste de marbre, et puis elle rentra dans la salle des professeurs, faisant semblant de ne pas avoir assez d’espace pour passer la porte à cause de Shannon. Si les élèves n’avaient pas été là, à coup sur elle aurait commencé à s’énerver et serait montée vitesse grand V dans l’intensité de sa voix.

Enfin bref, la coach essaya d’oublier cet épisode ridicule et tandis à ses quatre joueurs les dossiers qu’elle avait préparés: « Vous trouverez tout ce qui pourrait vous intéresser. J’ai envie de vous féliciter pour cette année, vous avez été exemplaires, et inutile de préciser que… vous allez manquer l’année prochaine, que ce soit à l’équipe, qu’à moi. » Beiste leur tapota l’épaule un par un et fut très émue. Il arrivait parfois à la coach de laisser parler son cœur, ce qu’elle fit, à la grande stupéfaction des futurs diplômés. Versant une petite larme, Shannon leur souhaita une bonne journée avant de s’en retourner vers la salle des profs.

Elle avait oublié un instant que Madeleine était elle aussi entrée dans la salle des professeurs. Il ne fallait pas partir en guerre, c’était la fin de l’année, peut-être qu’elles ne se reverraient plus après la fin de cette année. Comme prévu, la surveillante était près de la machine à café. Tant qu’à faire, elle pouvait bien lui faire un café à elle aussi, au moins elle aurait servi à quelque chose dans l’année ! Beiste s’assit à la table des professeurs, rangea un mouchoir avec lequel elle venait de finir d’essuyer ses petites larmes et demanda à Madeleine: « Puisque tu y es, tu pourras me faire un café aussi, s’il te plait ? »

Hum… Rien ne présageait que la situation allait partir en cacahuètes. Avec ses petits airs de duchesse, la pionne refuserait d’être au service de Beiste, et encore moins avec le vent qu’elle lui avait mis lorsqu’elle était avec les joueurs. Mais Shannon en avait assez de tout ça. Si Madeleine voulait la guerre avec Beiste, elle serait celle qui lancerait la prise de tête en premier.
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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyDim 25 Sep - 13:09

    Maudite machine, qui est-ce qui a serré ça comme une brute épaisse encore ?!

Les deux mains accrochées à la poignée du percolateur pour tâcher d’en défaire la capsule, Madeleine tirait de toutes ses forces en grommelant. À coup sûr c’était le colosse Beiste qui s’était fait un café en dernier, elle sortait de la salle après tout. Comment était-il possible d’avoir à ce point la délicatesse d’un éléphant ? La machine toute entière commençait à glisser sur le comptoir tandis que la surveillante s’acharnait à essayer de faire se mouvoir la vis mais rien n’y faisait, elle ne parvenait pas à faire bouger la poignée d’un seul millimètre. .
    Oh et puis merde hein !

Donnant un dernier coup sec sur la machine, la surveillante abandonna l’idée de réussir à savourer un café délicieux aux frais de la princesse et se replia sur la solution du café instantané. Toujours affairée devant le lieu du crime pour touiller le liquide marronâtre brûlant qui n’avait rien à voir avec l’idée qu’elle s’était faite de sa pause, elle entendit retentir derrière elle une voix grave qui la fit sursauter. Sa main tremblante renversa une partie de l’infâme mixture sur sa robe, achevant de parfaire sa colère noire. Se retournant vers le coach Beiste sans pour autant lever les yeux vers elle, seule propriétaire possible d’une telle voix, Madeleine s’adossa au comptoir d’un air excédé en ne quittant pas des yeux les dégâts de la tâche sur sa robe. Maintenant il faudrait qu’elle aille la porter au pressing. Comme si elle avait besoin de ça. Décidément il y avait quelque chose chez le coach qui lui portait la poisse et entretenait l’animosité qu’elle avait à son égard.
    Désolée mais il semblerait que quelqu’un ait un peu trop forcé sur la machine je n’arrive pas à la débloquer. Donc si tu veux un café je te propose de t’en faire un avec la poudre instantanée qui reste.

La surveillante n’avait aucunement l’intention de lui préparer un café alors qu’elle était intimement persuadée que cette montagne de muscles stupide était la raison pour laquelle elle était privée du percolateur italien. Abandonnant finalement sa tenue du regard, elle releva le nez vers Beiste qui se tenait à une table dans le fond. L’air de mépris avec lequel le coach la contemplait lui glaça le sang en un battement de cil. Elle savait qu’elle ne l’appréciait pas, et elle pensait savoir pourquoi. Pourtant, même sans effet de surprise, son regard dur et sans pitié l’aurait forcée à reculer si elle n’avait pas déjà été acculée contre le comptoir où trônait l’inutilisable machine à café. Au cours du championnat William Schuester lui avait assuré qu’elle était une femme profondément gentille, avec un cœur tendre, et qu’elle méritait vraiment d’être connue. À la petite soirée entre professeurs il avait une fois de plus réitéré ses compliments en la félicitant abondamment pour sa victoire éclatante. Déjà sur le moment Madeleine avait eu du mal à le croire, et ce n’était pas près de changer. On aurait dit que de la haine mêlée de condescendance brillait dans ses petits yeux mesquins avec lesquels elle la dévisageait. Bien qu’impressionnée la jeune femme se redressa un peu comme pour montrer qu’elle n’avait pas peur de cette brute et qu’elle ne se laisserait certainement pas faire. Est-ce que c’était de sa faute si elle était plus jolie qu’elle et que les lycéens la regardait autrement que comme un professeur ? Non. Et puis qui lui avait dit qu’elle était sa boniche. Si elle voulait un café, elle n’avait qu’à venir se le faire en entrant dans la salle plutôt que d’aller s’installer à l’autre bout de la salle et d’attendre le service.

Malgré sa colère qu’elle maîtrisait tant bien que mal, un détail n’échappa pas à la blonde. Est-ce qu’elle venait vraiment de voir Shannon Beiste ranger un petit mouchoir dans sa poche ? Est-ce qu’elle venait vraiment d’essuyer des larmes au bord de ses yeux ? Cherchant toutes les autres raisons qui auraient pu faire qu’elle ait à sortir un mouchoir pour essuyer ses joues, la seule explication vraisemblable était indéfectiblement celle-ci. Peut-être que la haine qu’elle avait lu un instant auparavant dans ses yeux n’était qu’une interprétation de la surveillante qui ne la considérait que comme une bête sans sentiment et que ce n’était que les vestiges d’une petite larme versée à on ne sait quelle occasion. Le visage de Madeleine s’illumina à cette perspective, et sa moue dégoûtée et boudeuse qui cachait mal ses impressions sur le coach fut remplacée par un large sourire. Si ses pointes de sarcasme étaient déjà passées, elle se sentait d’humeur à entamer une nouvelle partie en tête-à-tête avec Beiste pour voir jusqu’où elle serait capable d’aller. Elle osait d’autant plus se lancer que son adversaire semblait momentanément en état de faiblesse, plongée dans une mélancolie improbable. C’était la fin de l’année, autant en profiter pour régler ses comptes en bonne et due forme. S’avançant d’un pas décidé pour traverser l’espace qui la séparait encore du professeur de sport, Mad tira une chaise à sa table et s’assit avec toute la délicatesse du monde.
    Oh mais on a une petite baisse de moral ? Tu sais en tant que surveillante c’est aussi un peu mon travail d’écouter les problèmes des gens, si tu veux en parler n’hésite pas surtout.

Son ton doucereux sonnait terriblement faux et n’allait absolument pas avec son sourire épanoui. Pour compléter le tableau mélodramatique la surveillante poussa son gobelet de café à moitié renversé mais encore intact vers une Beiste au visage crispé. Comme si ça n’était pas encore assez pour énerver sa collègue, la jeune femme ajouta en riant :
    Ils doivent t’en faire voir de toutes les couleurs ces adolescents. C’est qu’ils ont de l’énergie à revendre pas vrai ?

La partie était lancée. Restait à présent à voir si elle mordrait à l’hameçon mais quoi qu’il en soit, la tâche de café était déjà oubliée tant Mad était excitée à l’idée de se frotter d’un peu plus près à la Bête qui lui faisait d’ordinaire bien plus peur qu’autre chose.
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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyVen 30 Sep - 23:04


Beiste n’avait qu’une envie, qu’on la laisse tranquille et seule. Tout cela semblait clair, et pourtant Madeleine ne ressemblait pas à la définition du tranquille et du seule qu’on peut se faire. Son but ? Pousser à bout Beiste, c’était certain, et la coach de football l’avait très bien compris, cependant, elle ne voulait pas aller dans son jeu. Pour joindre l’inutile à l’agréable, Shannon avait gentiment demandé à la pionne en CDD de bien vouloir lui servir un petit café, chose qu’elle était incapable de faire. Apparemment, la machine était bloquée, et la blonde ne manqua pas de faire supposer que c’était l’œuvre de Beiste. Sur une échelle de 1 à 10 de zenitude, Beiste était rapidement tombée à 3, un stade qu’elle atteint généralement lorsqu’elle parle à Sue APRES avoir bu un café. Sans ce café, les limites de la patience de Shannon n’arrivaient que plus rapidement. En plus, Wild avait le culot de dire à Shannon de se faire du café avec de la vieille poudre datant du temps où George Clooney était encore le chef du central hospital de Lima.

Contrôle… Contrôle. Sur notre échelle de zénitude, Beiste tombait à 2,9. Pardon, 2,8 ; la zénitude baissait à chaque pas que faisait Madeleine pour rejoindre Beiste. Elle s’assit à côté d’elle, lui faisant gouter son parfum dont elle avait vidé la bouteille sur son cou. Beiste manqua d’éternuer, ça devait être une contrefaçon. En tout cas, Wild voulut que Beiste lui conte toutes ses petites aventures, et surtout le pourquoi du comment la Bête pouvait bien essuyer ses larmes, ou plutôt pleurer. Shannon n’avait aucune envie de répondre à cette question, surtout que le ton de la voix de son interlocutrice était atroce et regorgeait d’hypocrisie. Le gobelet de Madeleine roula vers Beiste qui se leva aussitôt. Elle zappa volontairement ce que venait de dire Madeleine pour revenir sur le café. « Mon problème c’est que je n’ai pas mon café. C’est quand même pas compliqué de mettre une capsule et d’appuyer sur le bouton. » Et elle alla vers la machine défaillante au sens de la surveillante.

C’est vrai que mettre la capsule, ce n’était pas évident, quelque chose coinçait. La surveillante n’avait pas tort, pour une fois, puisque Shannon s’était un peu énervée sur la machine auparavant. Lui montrer qu’elle avait raison fit tomber sa note de zénitude à 0,0001. Ca pouvait éclater n’importe quand, et Shannon comptait bien régler ses comptes avec la blondasse. Bataillant avec la machine et sentant qu’on se moquait derrière elle, elle n’eut pas le temps de prier Dieu pour que la capsule ne rentre dans la machine et qu’elle se mette en route. Shannon mit deux gobelets sur le présentoir et attendit qu’elles soient remplies. Et le tour est joué ! Voyez comment Shannon ne cherche pas la guerre, elle avait même versé un café pour Madeleine, qui était restée assise à la table.

En même temps, celle-ci avait parlé des footballeurs. Evidemment qu’ils ont de l’énergie à revendre, ce sont des jeunes qui ne demandent qu’à se défouler grognasse va ! Beiste se retourna vers elle avec un gobelet rempli dans chaque main et avança vers Madeleine, recréant la scène précédente, mais à l’inverse. « Oh oui, ils sont en pleine forme ces jeunes, mais bon, ils seraient beaucoup plus performants si des parasites ne venaient pas les draguer à cause de leurs pulsions cougarisées. Certains auraient très bien pu faire de meilleures performances si un paquet de seins ne leur avait pas masqué la vue des buts. » Et elle s’arrêta devant Madeleine, lui tendant le gobelet : « Un café fait made in Beiste, je crois que c’est la première et dernière fois que je te fais un tel cadeau, j’espère que tu n’es pas prête de l’oublier. » Et elle lâcha le gobelet au-dessus de sa « collègue », l’arrosant de liquide chaud par la même occasion. Avec une tignasse trempée, teintée de marron et d’une robe crade, la Madeleine Wild n’avait plus rien d’excitante. « Maintenant tu ressembles plus à l’image que tu laisses de toi, une pauvre fille dégueulasse ! Qu’est-ce que tu cherches ? Tu veux qu’on ait des problèmes ? Tu n’as plus qu’un mois à me voir dans les couloirs, alors pourquoi chercher à me provoquer ? »

Il est clair que Beiste venait de péter un câble, très rare pour cette race de panthère ! En tout cas, grande première, elle restait statique et ne détruisait rien autour d’elle. Normal, puisqu’elle avait son propre café dans l’autre main, elle ne voulait pas le renverser, lui.
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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptySam 1 Oct - 12:21

S’il y avait bien une chose au monde à laquelle Mad tenait plus que tout c’était son ego. La jeune femme qui avait eu une enfance assez difficile de ce point de vue appréciait particulièrement les compliments, même s’ils n’étaient pas totalement sincères, simplement parce qu’ils étaient une forme de reconnaissance. Sa mère avait passé son temps à la rabaisser, à lui dire qu’elle ne faisait pas assez d’efforts, qu’elle ne valait rien comparée aux autres filles plus talentueuses. Elle avait sûrement lu ça dans un mauvais bouquin de psychologie et tâchait de la pousser à travailler davantage en lui montrant qu’elle devait mieux faire pour obtenir ses faveurs. Malheureusement pour elle, ce comportement n’avait fait qu’éloigner la jeune Madeleine dans un monde d’imaginaire et de déraison. Tout ce que sa mère aurait souhaité qu’elle ne connaisse jamais, elle le cherchait. Tout ce qui pouvait la contrarier, elle le faisait. Tout ce qui allait dans le sens de l’avis de ses parents, elle le refusait. Mais pour survivre dans ce monde de brute qu’est le lycée, elle s’était forgé une image parfaite de blonde rayonnante, aux goûts éclectiques, capable de se fondre dans n’importe quel milieu. Si le narcissisme était l’un de ses plus gros défauts c’était parce qu’elle avait appris à s’admirer pour trouver dans le reflet de son miroir quelque chose qui manquait par ailleurs dans sa vie : de l’amour. Elle aimait son image, elle aimait l’image qu’elle donnait d’elle aux autres et qui petit à petit avait fini par effacer toute trace de l’ancienne Madeleine toujours taraudée par les doutes et tentée de se replier sur elle-même. La séduction n’était qu’un jeu de plus dans l’immensité de son envie de se faire remarquer, d’être désirée, de s’épanouir comme les autres. Et elle y avait trouvé son compte, tant et si bien qu’elle avait toujours eu une nette tendance à en abuser, sans pour autant porter préjudice à qui que ce soit. Voler le petit ami de sa copine Cheerio à l’époque du lycée n’avait sans doute pas été la chose la plus futée qui soit, mais tout cela avait été bien innocent en fin de compte et ça ne s’était produit qu’une seule fois. Et le badinage léger qu'elle entretenait avec les lycéens de l'équipe de football n'était en rien comparable à de la séduction. Il n'y avait rien de sérieux là-dedans, elle le savait, et ils le savaient aussi. Mais ce qu'elle ignorait c'était que leur professeur l'ignorait.

Le problème d’une réputation c’est qu’on n’en contrôle pas toutes les répercussions. Et si elle savait que dans le lycée le mot circulait qu’elle n’était pas parmi les plus strictes, elle était bien loin de s’attendre à passer pour une idiote. Après tout, même si elle n’avait pas fait d’études, ce n’était pas par défaut, mais parce qu’elle avait choisi de ne pas en faire. La jeune femme fut très blessée par le ton méprisant de la coach Beiste qui la traitait ouvertement d’écervelée. Haussant un sourcil marquant le choc que cette réflexion tout à fait déplacée avait produit en elle, elle n’en fut pas moins superbement ignorée. Avalant d’une traite l’infâme café instantané qu’elle avait fini par se préparer en désespoir de cause, elle ne réprima pas le petit ricanement de vengeance qui lui vint en entendant Shannon Beiste grogner pour tenter de débloquer la machine. Pour qui se prenait-elle à la juger comme cela alors qu’elles n’avaient pas échangé plus de quelques mots au long de l’année scolaire ? Madeleine était de bien mauvaise foi sur ce point et n’aimait pas qu’on lui fasse ce qu’elle-même faisait aux autres. Si elle avait la critique facile jamais elle ne tournait ses réflexions en rumeurs et il ne lui serait jamais venu à l’idée de le dire de manière aussi directe à l’intéressée. Mais il semblait bien que politesse et délicatesse ne faisaient pas partie du vocabulaire de cette professeur rustre au possible. Alors qu’elle venait de s’asseoir à la même table qu’elle, sa présence lui avait de toute évidence été insupportable car la femme large d’épaule avait immédiatement traîné sa masse loin d’elle, piquant une fois de plus Mad à vif dans son ego. Elle n’avait jamais vu qu’on l’ignore de la sorte et qu’on la méprise sans même essayer de savoir qui elle était. La surveillante avait de plus en plus de mal à comprendre ce que le professeur d’espagnol et directeur de la chorale des New Directions avait vu en elle de gentil. Lui qui était pourtant la crème des hommes, un peu vindicatif lorsqu’il s’agissait de Sue Sylvester et Bryan Ryan, mais adorable avec tous les autres, et jamais le premier à juger une personne sans faire l’effort de la connaître. Lui, être amie avec une bête pareille, voilà qui dépassait totalement Mad.

La machine à café s’était remise à fonctionner par un miracle certain et la jeune femme s’était tournée sur sa chaise pour garder sa collègue dans son champ de vision. Elle respirait doucement pour calmer la colère amère qui s’était emparée d’elle et lui serrait le cœur. Les mots de Beiste n’avaient pas été pas tendres, mais ceux qui allaient venir étaient encore bien pires. Avant d’avoir véritablement eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, elle était à présent couverte de café brûlant en plus d’être insultée à tort sur toute la ligne. Trop choquée pour répondre immédiatement, Madeleine se dégagea de la chaise sur laquelle elle était encore assise, la faisant tomber la renverse, essuyant le liquide marron qui coulait sur ses joues, y laissant de fins grains de café moulu. Regardant tour à tour sa robe à présent ruinée et l’air supérieur et irrité de Beiste, la jeune femme finit par pousser un grand cri :
    Nan mais ça va pas ?! Vous avez quel âge ? C’est vous qui apprenez à vos gamins à lancer des slushies sur les autres lycéens maintenant, vous essayez de vous faire bien voir d’eux en reproduisant les mêmes recettes ?

Se reculant de plusieurs pas pour s’éloigner de celle qu’elle redoutait à présent ouvertement en la dévisageant toujours avec une profonde incompréhension, elle peinait à remettre ses idées en place. Continuant sur un même ton indigné et blessé, la blonde sentait les larmes lui monter aux yeux. Elle se sentait tellement vulnérable dans cette situation qu’elle aurait voulu disparaître à l’instant pour trouver du réconfort dans l’enveloppe de sa couette et se remonter le moral en parlant avec ses amis imaginaires.
    Je vous ai fait quoi mis à part vous faire remarquer que la machine ne marchait plus ? Et de quel droit est-ce que vous m’insultez de la sorte ? Je vous interdis formellement de me parler de la sorte vous m’entendez !

Elle pointait son index en direction de Beiste avec un air de défi qui dissimulait mal sa peine. Jamais elle n’aurait imaginé que le mépris que cette femme éprouvait à son égard allait jusque là. S’en prendre physiquement à elle, c’était tout simplement intolérable et elle pouvait être certaine qu’elle ne laisserait pas cet incident couler tout seul. Elle aurait des excuses, elle lui ferait regretter tous ces mots atroces qu’elle venait de lui adresser gratuitement, et elle irait en parler à Figgins si jamais elle n’obtenait pas ce qu’elle voulait dans les minutes qui allaient suivre. Dans l’état dans lequel elle était à présent, brûlée par le café qui dégouttait toujours de ses jolis cheveux blonds sur ses épaules, agrandissant la tâche humide et sombre sur sa robe, personne ne pourrait lui nier l’agression et il faudrait vraiment être tordu pour imaginer qu’elle s’était fait ça toute seule. Elle n’avait pas de témoin, mais s’il y avait une chose dont elle avait hérité de son père c’était sa rhétorique d’avocat, et son registre ne serait jamais vulgaire dans une telle situation. Elle savait se défendre avec des mots, sans avoir besoin de solliciter la force ou la méchanceté et elle avait besoin de faire sortir ce qui lui pesait sur le cœur.
    Pour qui est-ce que vous vous prenez ? Parce que j’ai le malheur de parler de temps à temps avec des élèves de ce lycée, je suis une « pauvre fille dégueulasse » ? Je suis une frein à leur carrière ? Mais de qui est-ce que vous vous moquez ? Vous n’avez pas gagné un seul match cette saison ! La plupart de vos joueurs sont assurés de ne pas avoir de bourse pour aller à l’université ! Et croyez-moi s’il y a quelqu’un à blâmer pour le manque d’attention sur le terrain ce n’est pas moi, je conçois que ma poitrine vous fasse envie étant donné qu’elle ressemble plus à une poitrine qu’à des pectoraux mais je crois que si vous regardiez du côté des bancs de touche vous y trouveriez des Cheerios plus que disposées à fricoter avec vos chers joueurs.

Malgré la rage qui l’habitait, la surveillante avait opté pour un vouvoiement instinctif, marquant une cassure nette entre les deux femmes. Un abîme venait de se creuser et jamais plus elle ne tenterait de traverser le fossé qui les séparait. À d’autres les joies de découvrir le grand cœur du coach, tout ce qu’elle voyait c’était une femme amère et jalouse de son physique qui ne trouvait de recours que dans la violence et l’agression gratuite. Elle la détestait.

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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyDim 2 Oct - 21:24


Il arrive parfois aux gens saints d’esprit de péter un câble. Après une année laborieuse à essuyer les reproches de la majorité du lycée à cause de son physique, Beiste avait besoin de déchainer toute cette colère enfouie en elle. Malheureusement, Madeleine était celle qui allait tout se prendre dans la figure, même si elle avait cherché la petite bête ou plutôt la Bête tout court. Et c’était Shannon la fille anormale maintenant ! C’est sur, ayant passé toute l’année à fermer les yeux sur les insultes et également sur les avances de Madeleine sur ses joueurs, il était anormal pour elle de s’énerver à ce stade. A chaque fois la personne remplie de bonté est passée pour folle lorsqu’elle ose s’énerver quelques fois. A contrario, Sue Sylvester serait considérée comme malade si elle n’aboyait pas sur les gens. Madeleine avait bien choisi ses mots en parlant des footballeurs qui raffolaient de lancer des slushies sur les « loosers ». Wild jouait sur l’incompréhension, une très mauvaise idée, puisque cela énervait profondément Beiste. La prendre pour une imbécile était la dernière chose à faire ! Quand une personne est en colère, il est préférable d’aller dans son sens que plutôt aller contre son sens, si vous voulez apaiser sa colère et son angoisse, bien sur. Mais apparemment, Madeleine semblait bien s’amuser avec une Shannon hystérique.

Elle venait de bondir de son siège pour reculer, mais elle restait dans la salle. Elle avait surement quelque chose à se prouver. Tenir tête à Beiste ? Ca serait difficile, car la coach ne se calmerait pas. L’année était presque terminée, et Beiste n’avait plus rien à perdre, elle quittait McKinley pour un job encore plus stable que coach pour adolescents instables. Avec un petit air de duchesse et pointant son doigt vers Beiste, elle continua à faire la morale, et attaqua non pas seulement Beiste, mais aussi son travail. Ses jeunes n’avaient gagné aucun match ? Madeleine n’avait-elle jamais regardé le panneau d’affichage du lycée ? Shannon se sentait vexée, profondément vexée. Il fallait que cette altercation s’arrête là, sinon elle en viendrait aux mains. Shannon posa son gobelet de café encore plein sur la table et s’avança progressivement vers son ennemie: « Faudrait que t’apprennes à te mettre à ta place Wild. T’es dans une salle des profs, et toi, qu’est-ce que t’es ? Nada ! » Beiste qui s’essaie à l’espagnol, aussi exceptionnel que Beiste faisant de la danse classique. « Mes jeunes ont gagné plus de matches que tu n’as reçu de A au lycée. Si tu ne t’étais pas contentée de regarder leur popotin lors des matches, tu aurais remarqué que je les fais monter dans le classement. Les Titans n’ont jamais été aussi performants. »

Madeleine se mettait à vouvoyer Beiste, mais ce n’était pas réciproque. Wild ne méritait pas une once de politesse de Shannon. Et ça continuait, et ça continuait, la surveillante faisait semblant de ne pas comprendre la crise de la coach de football. Beiste réussit à se reprendre un petit peu et arrêta de s’avancer vers cette robe bleue tachée. « En parlant des cheerios, tu devrais t’inscrire au club d’abstinence, ça éviterait à mes joueurs de se fatiguer avec toi. Arrête de jouer à ce petit jeu avec moi, je sais très bien ce que tu fais avec mes joueurs. » A défaut de s’avancer, Shannon pointa son doigt vers la surveillante, comme elle avait fait précédemment sur Beiste. Shannon finit, ou plutôt crut finir : « Va t’en, hors de ma vue. DEGAGE ! »

En espérant que Madeleine ait compris ce que Shannon voulait, la coach se retourna et s’assit à la table, remballant sa colère. Mister Hyde avait de nouveau laissé place au Docteur Jekyll et Beiste but son gobelet de café d’une traite en une fraction de seconde. Elle rêvait qu’en tournant la tête, elle ne verrait plus le visage déplaisant de Madeleine.
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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyMer 5 Oct - 22:01

Se tenant chancelante sur ses jambes Madeleine ne réalisait toujours pas exactement ce qui venait de se passer. Elle n’avait fait que prolonger sa pause en allant prendre un café, elle était tombée sur des membres de l’équipe de football avec qui elle avait innocemment papoté, elle avait ensuite eu affaire à Beiste qui semblait royalement énervée, pas de café, du café et là voilà qui se faisait insulter dans la salle des profs. La scène semblait tout droit sortie de la quatrième dimension. Elle dévisageait Beiste cherchant à comprendre quelle mouche avait bien pu la piquer. Le coach avait l’air d’une véritable furie, ou plutôt d’un taureau en rogne et elle était de toute évidence le drapeau rouge sur lequel elle fonçait tête baissée. Madeleine avait honnêtement espéré que ses mots parviendraient à la raisonner, au moins en partie, et qu’elle s’excuserait de son geste aussi violent qu’incompréhensible. Mais le professeur de sport en décida autrement en se remettant à braire après elle. Les mots qu’elle lui jetaient étaient quasiment incompréhensibles tant elle aboyait sans même réfléchir à ce qu’elle disait mais la surveillante resta impassible. Elle ne s’énerverait pas contre elle, de toute façon en force brute elle était perdue d’avance, Shannon Beiste devait faire le double de son poids en muscles, elle pourrait la broyer comme un grain de café dans le merveilleux percolateur qui avait causé sa faiblesse quelques minutes plus tôt.
    Ah parce que maintenant il faut un laissez-passer spécial pour venir dans la salle des profs ? Jusqu’à preuve du contraire je fais partie du corps enseignant, que ça te plaise ou non. Quant à ce que je suis ou je ne suis pas, je ne vais pas me laisser dicter ma conduite par quelqu’un dans ton genre ! Et pour ta gouverne, je ne suis pas un objet, ce serait donc nadie. Mais je ne dis ça que parce que je n’ai jamais eu autre chose que des A en espagnol.

La jeune femme était outrée, complètement dépassée par les événements, elle ne voyait plus que sa colère qui brouillait complètement sa raison. Il était hors de question qu’elle se laisse marcher dessus par ce tas de muscles sans cervelle. Ah elle avait la part belle pour parler de « ses jeunes » à toutes les sauces. Elle s’attribuait leur mérite, qu’elle ait raison ou non, mais elle se gardait bien de les rappeler à l’ordre quand il s’agissait des slushies et autres débordements. Au diable le respect et au diable la peur, Madeleine Wild n’entendait pas être la victime de cette idiote de Beiste. Elle avait toujours eu la langue bien pendue et ce n’était pas maintenant qu’elle allait commencer à se retenir de dire ce qu’elle avait en tête.
    Oooh, alors comme ça ce sont vos jeunes ? Mais dis-moi, Shannon, ils sont à toi à mi-temps ou quoi ? Vous vous arrangez entre vous, quand il y en a un qui bizute un gamin de la chorale tu t’occupes des autres, ça se fait par un système de roulement ? Non parce qu’il faut m’expliquer maintenant tu vois, je n’ai pas eu assez de A dans ma scolarité.

La blonde s’était rapprochée d’un pas et affichait maintenant un large sourire moqueur. Elle essuya une goutte de café qui coulait le long de sa joue pâle pour l’essuyer sur sa propre robe en signe de défi. Elle pouvait bien ruiner toute sa garde-robe qu’elle ne cèderait rien, il fallait vraiment qu’elle sorte de ses clichés misérables de la jeune blonde débile qui ne pense qu’aux garçons et aux vêtements. Mad était plus que ça. Elle était bien plus que ça et elle le savait. Elle commençait à être excédée par tous ces malentendus sur ce qu’elle était simplement parce qu’elle avait choisi d’être surveillante pour passer le temps sans chercher de quoi occuper son avenir. Est-ce qu’elle se chargeait de rappeler à Figgins tous les jours de la semaine que son lycée était mal coté, que ses élèves étaient violents et que les granités étaient tout sauf bus dans cet établissement de malheur ? Non. Est-ce qu’elle allait voir Beiste pour lui dire que ses chers élèves étaient des brutes épaisses sans un neurone en état de marche en dehors du terrain pour la plupart et qu’elle n’avait même pas à essayer de les draguer pour qu’ils tombent à ses pieds à cause de leurs maudites hormones ? Non. Alors pourquoi fallait-il que les gens s’acharnent à venir la trouver pour lui dire ses quatre vérités, en se trompant généralement sur toute la ligne. Elle n’était pas idiote. Et elle n’avait rien à se reprocher dans ce lycée. Dans la famille Wild, on avait l’envie de gagner dans le sang, et si c’était un combat à mort et bien qu’on prépare son épitaphe parce qu’elle ne lâcherait rien. Beiste semblait visiblement noyée dans sa propre colère, elle tenait un discours sans queue ni tête, tâchant à la fois de se défendre et d’attaquer à l’aveuglette. Elle était une caricature d’elle-même, une sportive qui n’avait vraiment rien de féminin qui ne savait pas plus manier les mots de la langue anglaise qu’un immigrant cambodgien fraîchement débarqué d’Ellis Island. Ne retenant plus l’envie de rire qui la travaillait depuis que Beiste s’était remise à parler, la surveillante explosa. Elle suivit Beiste jusqu’à la table où elle venait de s’installer à nouveau pour boire son maudit café. Posant une main sur la table à côté d’elle en se penchant pour se mettre à son niveau sans toutefois s’asseoir la jeune femme reprit d’un ton moqueur et ironique :
    Mais qu’est-ce que je fais au juste avec tes joueurs ? Je leur parle ? Oh mon dieuuuu !

Se redressant pour mettre ses mains en guise de porte-voix autour de sa bouche la surveillante criait quasiment dans la salle des professeurs en marchant en zigzag dans toute la pièce.
    Appelez les parents d’élèves, le proviseur, la conseillère d’orientation, la poliiiice ! La surveillante du lycée cette vile tentatrice parle à des élèves !

Cessant sa petite mascarade, elle revint se coller contre le comptoir sur lequel trônait tout le petit attirail d’électroménager pour le déjeuner des professeurs. S’éclaircissant la gorge elle reprit plus doucement et plus calmement cette fois-ci :
    Je crois que tu n’as pas bien saisi la situation, je ne pars d’ici que quand j’en ai envie. Et là, je crois que je n’en ai pas envie. Alors si tu arrêtais de me beugler dessus et que tu t’expliquais un peu, je ne suis pas voyante à la fin ! Je t’ai fait quoi de si terrible qui vaille que je sois couverte de café de manière très mature ?

Elle avait accompagné ses dernières paroles d’un haussement de sourcils, gonflant ses joues et elle leva ses deux mains au plafond en haussant les épaules pour montrer toute l’étendue de son incompréhension. En un instant elle avait retrouvé toute son énergie et sa dynamique de toujours. Elle n’allait pas se laisser abattre par ce genre de situation absurde et ridicule et au contraire tout ceci commençait à terriblement l’amuser.
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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptySam 8 Oct - 18:10


Beiste s’était peut-être un peu emportée sur ce coup là, mais en tout cas, Madeleine l’avait quand même un peu provoquée. Le pire, c’est que la surveillante continuait de narguer Beiste, à croire que la coach ne l’effrayait pas du tout. Shannon ne savait plus quoi faire pour répondre à ces gamineries ; d’habitude, elle n’a qu’à allonger le bras et la personne se retrouve KO sur le sol, mais ce geste aurait eu des conséquences assez handicapantes, que ce soit pour Madeleine qui se serait retrouvée à l’hôpital, paralysée du côté gauche, ou Beiste qui se serait retrouvée au tribunal, suspendue de sa profession. Madeleine enchainait clichés sur clichés, et Beiste ne savait plus trop quoi répondre. Comme si les Titans continuaient de mettre les membres du glee club dans une poubelle ! Shannon se sentait blessée, elle qui avait fait tout son possible pour changer la mentalité des footballeurs, elle venait de se rendre compte que tout le monde gardait en mémoire les préjugés, et les croyaient encore d’actualité. Madeleine disserta sur l’espagnol et les A qu’elle avait reçu dans sa jeunesse lointaine. Beiste aussi pouvait sortir son bulletin de sa poche et crâner. Elle méritait, si ce n’est un point dans la face, une bonne paire de claques. Beiste avait retrouvé un certain calme en quelques secondes, sans doute grâce au café, ce qui lui permit de ne pas exploser. « Mes jeunes, puisque tu n’as pas l’air d’avoir compris que grâce à moi ils peuvent s’ouvrir à une carrière, mes jeunes, eux, ont autre chose à faire que persécuter les autres élèves, comme tu peux le croire. En fait tu n’es qu’une pauvre fille commère qui gobe les préjugés et qui a le culot de dire qu’elle est intéressante. Hum ? En effet, tu mérites un A, haha ! A comme arrogante, arriérée, agressive, artificielle, aguicheuse, mais surtout, hard discount ! »

Madeleine s’était avancée vers Beiste, quelle provocatrice, elle ferait tout pour la mener à bout ! Shannon fit la sourde oreille lorsque son interlocutrice blatéra des phrases d’un niveau très enfantin pour l’énerver. Elle tourna sa chaise pour l’avoir dans son dos, de toute façon elle n’oserait pas l’attaquer, à part avec ses expressions puériles, n’est-ce pas ? Shannon amena à elle son calepin qui était sur la table depuis le début de leur altercation et le feuilleta. Cependant, il lui était impossible de ne pas écouter Wild, et Shannon, en ayant ras le bol, serra très fort son gobelet de café au point de le casser. Heureusement qu’elle avait bu tout son contenu. Madeleine se retira et retourna à côté de la machine à café, mais surement pas pour faire du café, puisque c’était trop dur pour elle d’appuyer sur un bouton. Elle joua encore à l’incomprise, rejetant toute la faute sur Shannon, alors qu’elle était directement l’instigatrice de toute cette histoire. Beiste se leva de sa chaise et la pointa du doigt: « Madeleine… Madeleine… J’ai beaucoup de respect pour les Madeleine, ma grand-mère s’appelait Madeleine, mais elle n’a jamais cherché la petite bête à qui que ce soit. Tu veux te frotter à Shannon Brzenk, ma petite Ker Cadélac ? D’abord tu viens, tu te moques ouvertement de moi devant mes jeunes, et tu oses me narguer pendant ma pause. Contrairement à toi, je ne suis pas en pause toute la journée, j’ai autre chose à faire que d’aller voir Emma pour m’interroger sur mon avenir. Tu veux qu’on s’explique ? D’adulte à adulte ? Je pense pas que ce soit possible puisque dans ta tête t’es encore au lycée. »

Beiste n’avait plus rien à faire là, si ce n’était pas Madeleine qui partait, ce serait Shannon. Et comme tout ado turbulent, Madeleine aime tenir tête aux adultes, refaisant le monde alors qu’elle n’est qu’une rebelle dénuée de cervelle. Madeleine avait gagné son petit jeu, elle devait s’estimer contente. Shannon tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Elle attrapa violemment la poignée de la porte de la salle des professeurs et voulut fermer violemment la porte, mais la poignée lui resta dans les mains. Elle soupira et laissa tomber le bout de ferraille. Shannon avait raté sa sortie titanesque, elle en était devenue plus que ridicule. Plusieurs élèves étaient dans le couloir, certains attirés par le boucan qu’avaient les deux femmes, mais bizarrement, aucun ne l’ouvrit pour savoir ce qui s’était réellement passé. Beiste passa parmi les élèves dans un silence de plomb.

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MessageSujet: Re: 08. Do not wake the Beiste up   08. Do not wake the Beiste up EmptyDim 16 Oct - 23:12

De toute évidence Shannon Beiste prenait sur elle pour ne pas exploser une nouvelle fois et renouveler d’une manière ou d’une autre l’exploit du café renversé sur Madeleine. On pouvait voir sur son visage massif et carré de petites ridules apparaître çà et là quand elle pinçait les lèvres. Pour compléter le tableau, les veines de son cou qu’on apercevait à peine derrière le col haut de son maillot de sport semblaient anormalement gonflées par la colère. La surveillante avait visiblement tapé dans le mille en insistant sur ses petits protégés et il semblait que l’une comme l’autre n’avait pas les idées tout à fait au point sur ce qu’il en était de l’équipe de Titans. De toute évidence le coach ne surveillait pas ses joueurs de très près pour arriver à les considérer encore comme des saints sportifs au rythme de vie athlétique. Quant à Madeleine, elle ne se tenait pas vraiment au courant des résultats des matchs et encore moins de la progression sur le tableau général du classement de la région. Toujours était-il qu’on n’avait pas vu de recruteur dans les murs de McKinley cette année non plus et que la saison était sur le point de toucher à sa fin. Tandis que du côté des bruits de couloirs qui parvenaient à la commère qui gobe tout, les fêtes lycéennes allaient bon train. Complètement dépassée par les événements Mad ne comprenait plus vraiment ce qui lui arrivait ni ce que comptait faire la femme qui se tenait à quelques mètres d’elle. Shannon Beiste était un bien plus grand mystère qu’attendu. Elle avait certes l’air massive et peu féminine, mais jamais elle ne l’aurait crue aussi impulsive et cassante. Cette journée resterait probablement longtemps gravée dans la mémoire de Mad qui riait à son accumulation de mot culminait dans un magistral A comme « hard discount » qui une fois de plus lui arracha un rire nerveux. La jeune femme ne se sentait plus vraiment atteinte dans son orgueil par un tel déversement de mépris et de condescendance. Elle observait la scène comme un spectateur l’aurait fait. Elle avait presque l’impression de regarder un show télévisé comique et souriait de toutes ses dents blanches en hochant de la tête comme l’idiote qu’elle devait être aux yeux de la coach sans plus ajouter un mot.

Une fois revenue contre le comptoir sur lequel elle avait attrapé une serviette en papier pour essuyer quelques gouttes de café qui continuaient à s’échapper de ses mèches blondes humides elle ne prêtait plus attention à son interlocutrice tout en reprenant toutefois la parole. Mais il fallait admettre que la voix grave du professeur de sport portait loin et qu’elle avait une capacité à attirer l’attention que la voix de Madeleine, fluette en comparaison, ne pouvait rêver d’avoir. La blonde resta perplexe face à cette ultime tentative de Beiste de la rabaisser plus bas que terre. Grand-mère ? Ker Cadélac ? La communication était décidément brouillée entre les deux femmes et elle n’avait pas vraiment l’envie de tenter de chercher plus loin pour trouver un décodeur. Se contentant d’ignorer ces remarques incompréhensibles, la surveillante n’en était pas moins outrée par le reste. Elle avait beau ne pas être le membre le plus efficace ou le plus sérieux, ni même le plus assidu du personnel elle faisait ses heures comme tout le monde. Et n’en déplaise au reste du lycée, traîner sa vie et ses chaussures à talons hauts dans les couloirs faisait partie de son job. Ça et remplir un nombre démentiel de papiers administratifs dont elle ne comprenait pas l’intérêt. Pourtant pour la première fois de la conversation — ou ce qui pouvait être considéré comme une sorte d’échange verbal — Beiste touchait juste en parlant de son manque flagrant de maturité. Peut-être était-ce là ce qu’elle lui reprochait au fond ? Ne pas véritablement savoir faire la différence entre ses années de lycée et son travail et parler aux footballeurs comme à des copains de lycée. Pourtant, depuis qu’elle avait été embauchée à McKinley il n’y avait pas eu un jour où Mad n’avait pas compris que le fossé qui se creusait entre elle et les lycéens était de plus en plus grand. Ils avaient encore toute cette liberté et cette insouciance qu’elle leur enviait tant. Elle s’entendait avec les sportifs non pas parce qu’ils avaient de grands rêves de devenir des stars montantes du football plus tard mais parce qu’ils étaient terriblement ancrés dans le quotidien, aussi préoccupés par la prochaine Cheerio qu’ils tenteraient de séduire que par la sortie du dernier jeu vidéo à la mode. Ils n’avaient pas à penser à ce qu’ils allaient mettre dans leurs placards à la fin du mois ou bien à signer tout un tas de contrats et remplir des formulaires sans queue ni tête. On s’en chargeait pour eux. Et puis comment avait-elle su pour le rendez-vous qu’on lui avait imposé avec Emma Pillsbury ? D’abord amusée de plus belle par le doigt brandi par la coach dans sa direction avec un air de défi, son expression hilare s’était petit à petit dissipée laissant place à une moue amère. Resserrant les lèvres jusques là étendues par son sourire brillant la jeune femme jeta un regard noir en direction de la coach qui semblait décidée à sortir de la salle de manière digne. Malheureusement pour la Bête sa force brute allait une fois de plus lui jouer des tours et en voyant la poignée de porte restée dans sa main et la porte entrouverte sur le couloir où passait un petit groupe de lycéens Madeleine retrouva le sourire en pouffant de rire avant de se laisser franchement aller au fou rire. Alors qu’elle pensait être au bout de ses peines la scène parvenait à atteindre un pic de ridicule. Elles faisaient une fine paire toutes les deux, l’une couverte de café et l’autre la poignée de porte en métal dans la paume de sa main crispée. Après qu’elle eut lâché le bouton de métal désormais inutilisable, Beiste poursuivit son chemin imperturbable au milieu des spectateurs ahuris et silencieux qui découvraient à présent la surveillante couverte de café. Toujours secouée par son fou rire, la jeune femme s’appuya sur le cadre de la porte, jetant un regard discret en direction des lycéens qui la dévisageaient sans oser ouvrir la bouche et lança d’une voix haute et claire à sa nouvelle meilleure amie qui s’éloignait :
    Passe une très bonne après-midi Shannon !

Après un coup d’œil rapide dans les vitres en face d’elle qui lui renvoyèrent un reflet des plus pathétiques, la surveillante s’échappa rapidement en direction du bureau des surveillants où elle espérait ne pas avoir à tomber sur l’un des autres surveillants et devoir expliquer le pourquoi du comment. Elle pourrait toujours envoyer un message à Lexie Preston qui avait à n’en pas douter une tenue de rechange dans l’un de ses immenses sacs remplis d’une tonne de choses plus ou moins utiles. La journée commençait en beauté.

[RP clos]
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