Choriste du mois


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 01. we can get past this and be friends again

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Oxanna Prescott
OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
Etoiles : 2957

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Chanson préférée du moment : death cab for cutie ; transatlanticism
Glee club favori : Urban Hymns
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MessageSujet: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyJeu 27 Oct - 15:30




OXANNA PRESCOTT & LEAH WOODS
« we can get past this and be friends again. »


« Prescott ! Une assignation pour toi. » Oxanna haussa un sourcil et s’empara du papier que lui tendait son patron. Elle parcourut rapidement les quelques mots gribouillés à la main par le standard, étonnée qu’une telle enquête finisse entre les mains du Bureau. « Pourquoi nous ? » demanda-t-elle. « Ca pourrait avoir un rapport avec le réseau de drogue que les stups tentent de démanteler depuis des mois maintenant. Blackwell est occupé sur autre chose. C’est ta chance, ma grande. Ta chance de briller dans la cour des grands. » « Vous voulez dire que vous m’envoyez seule sur le terrain ? » Le boss se contenta de hocher la tête et de faire volte-face pour retourner dans son bureau. Le regard de la blondinette s’illumina alors qu’elle comprenait l’enjeu de cette proposition. Il avait raison. C’était la première occasion qu’on lui donnait de prouver sa vraie valeur, de montrer ce qu’elle était capable de faire même si Sheldon, son mentor, ne se trouvait pas avec elle. Ni une ni deux, Oxanna attrapa son sac et sauta dans l’ascenseur, direction le parking souterrain où se trouvaient les véhicules professionnels de chaque agent.

Une vingtaine de minutes plus tard, la jeune femme se gara sur le campus, devant la scène de crime et quitta sa voiture. Elle présenta un badge, et un agent de police en uniforme marron lui souleva la banderole jaune et noire qui servait à retenir les journalistes autant que les petits curieux. Son regard se promena de partout : son premier travail consistait à mesurer l’ampleur de la situation, à noter chaque détail en utilisant un sens de l’observation indispensable à tout enquêteur qui se respectait. Oxanna remarqua une flaque de sang sur le sol, pas assez grande pour que la personne à qui l’hémoglobine appartenait soit mort. Normal, puisque la victime en question se trouvait en ce moment précis à l’hôpital – il se reposait, mais ses jours n’étaient pas en danger. « Vous êtes Oxanna Prescott ? » demanda le détective en charge de l’affaire, du moins avant que le FBI ne vienne fourrer leur nez dedans. La blondinette s’attendait à se faire envoyer bouler par cet homme, probablement mécontent qu’on lui retire son enquête, mais il se montra au contraire des plus amicaux. « Comme votre patron a sûrement déjà du vous l’expliquer, un étudiant s’est fait tabasser tôt ce matin, ici même. Il est aux urgences en train de se faire recoudre mais pourra répondre à nos questions d’ici peu de temps. En attendant, il y a une jeune femme là-bas qui se fait soigner aussi. Elle n’a rien de grave, mais elle a voulu s’interposer en voyant ce qui se passait et l’agresseur ne l’a pas épargnée. Fort heureusement, que ce soit par pure inconscience ou parce qu’il se pensait trop sûr de lui, il s’est simplement arrangé pour qu’elle lui foute la paix, sans plus. Elle a eu de la chance, si le responsable de cette attaque est bien le réseau qu’on essaie de descendre, elle aurait pu se faire tuer. » « Je vais aller la voir et lui poser quelques questions. Je laisse vos hommes passer l’endroit au peigne fin, mais s’ils trouvent quelque chose, je veux en être aussitôt prévenue. » « Pas de problème. »

Le détective s’éloigna, et Oxy n’en revenait toujours pas de la façon dont il l’avait traitée. Depuis qu’elle bossait avec Sheldon, il leur était arrivé plusieurs fois de mettre les pieds dans une affaire qui n’était pas la leur, et la police locale se montrait toujours extrêmement désagréable avec eux. Peut-être que les stups étaient différents ? Ou bien c’était cet homme en particulier. Elle n’en savait rien et s’en fichait royalement, le plus important restait qu’au final, les gentils gagnaient et les méchants finissaient derrière les barreaux. Les mains sur les hanches, Oxanna se tourna finalement vers l’endroit que lui avait indiqué son interlocuteur. Une ambulance se trouvait garée à l’extérieur de la zone de sécurité, et une jeune femme qui lui sembla soudain bien familière se faisait tamponner le visage par un infirmier, assise sur l’arrière du véhicule. Super. La dernière fois qu’elles s’étaient vues, elles s’étaient presque criées dessus et Oxy avait fini par claquer la porte et rentrer à la maison, fatiguée de se faire sans cesse envoyer paître. Et voilà que maintenant, à cause du Destin ou d’une foutue coïncidence, toutes deux allaient être dans l’obligation de se parler. Le temps avait passé, certes, mais Oxanna n’avait jamais du d’excuses de sa part alors qu’elle ne demandait rien de plus. Et puis, elle était rancunière, peut-être à tort seulement ça ne changeait rien. Non décidément, si elle n’était pas obligée de le faire pour le bien de l’enquête, la blondinette ne se serait jamais avancée vers cette fichue ambulance. Mais il le fallait. Son avenir au sein du FBI et sa crédibilité étaient en jeu, elle ne pouvait se permettre de les perdre pour une dispute d’adolescentes. « Bonjour, Leah, » lâcha-t-elle d’un ton tout à fait neutre en arrivant à la hauteur de la jeune femme. Puis, ce fut le silence. Il ne fallait pas trop lui en demander d'un coup non plus.
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyJeu 27 Oct - 18:14

Leah était arrivée sur le campus de Columbus à 6h30 du matin, autant dire qu’avec presque deux heures de trajet pour rallier Lima à la fac, elle s’était levée aux aurores. Elle devait voir un professeur de la filière photographie avant le début des cours. Le premier cours du professeur commençant à 8 heures et l’entrevue qu’ils devaient avoir pourrait durer un certain temps. Leah avait un projet photographique qu’elle voudrait monter avec une promotion d’étudiants de Columbus, elle avait eu un premier contact téléphonique avec ce professeur qui avait paru totalement emballé. Alors, elle avait décidé de venir directement le voir avec le dossier complet du projet pour qu’ils en discutent et voient s’il y avait des aménagements à réaliser. Puis, elle voulait en profiter pour voir Heather Swan, sa nouvelle stagiaire. Le campus était désert, ces grands espaces, ces bancs, ce parking… Avec son tailleur bleu qu’elle affectionnait particulièrement, Leah traversait un secteur de l’université, porte-document au bout du bras. Ses talons claquaient sur les dalles, c’était le seul bruit aux alentours. C’est en pensant à cela qu’elle perçut un autre bruit sourd, comme des coups dans un sac de sable et plus Leah avançait plus il lui semblait entendre des râles humains. Mal à l’aise, elle accéléra le pas en observant tout aux alentours. Arrivant au coin d’un bloc, elle vit la scène. Dans un recoin, un homme frappait avec insistance et violence sur un autre homme qui était au sol, les seuls mouvements de son corps semblaient impulsés par les coups de son agresseur.

Indignée, sans réfléchir, Leah se rua sur l’homme qui était à peine à trois mètres d’elle. Elle le poussa de toutes ses forces et s’écria en scrutant le blessé au sol, il avait le visage en sang : « Mais vous êtes malade ! Il est inconscient ! Arrêtez de la… ». Son attaque n’avait fait reculer l’homme que d’un pas. Leah n’avait pas imaginé dans quoi elle s’embarquait. Elle pensait que cette altercation était le résultat d’un conflit entre deux personnes et que l’agresseur n’avait pas su s’arrêter à temps. Pour elle, elle lui avait fait un électrochoc, il allait se rendre compte de son erreur et partir au plus vite sans plus de mal. Mais quand Leah jeta un regard furtif à l’homme, elle vit qu’il n’avait pas l’intention de partir et c’est ce qui la fit s’interrompre en plein milieu de sa phrase. Le poing fondit sur elle, elle n’eut pas du tout le temps de réagir. Il frappa en plein sur sa pommette, elle sentit une vive douleur et bascula en arrière. Ce n’était pas un quelconque étudiant qui l’avait frappé ou alors il avait beaucoup de haine et d’heures de musculation dans les bras !

Elle avait crié pendant sa chute, à moitié assommée et quand elle toucha le sol sa tête rebondit sur le sol, sa vision se troubla. Elle ne perdit pas connaissance, elle vit l’homme partir en courant car des pas précipités se dirigeaient vers eux. Et après tout est allé très vite, le coup de téléphone à la police, l’ambulance, les questions, les interrogatoires, quelques soins… Une jeune femme était d’ailleurs en train de désinfecter sa pommette ouverte pendant que Leah se disait qu’il n’y avait qu’elle pour se mettre dans une pareille situation. Elle soupira, elle était très tendue, tellement qu’elle en avait mal au dos et un mal de tête menaçait de se transformer en migraine. Elle avait fait mine que tout allait bien devant les policiers mais elle était choquée. Le visage du garçon au sol la hantait, son visage avait eu l’air en bouilli… Les policiers lui avaient dit qu’il était hors de danger mais ses blessures étaient gravées dans l’esprit de Leah, ainsi que le regard haineux de l’homme quand il l’avait frappée. Et si elle n’avait pas crié ? Si personne ne l’avait entendue ? Qu’aurait-il fait ? Elle frissonna à cette pensée et releva la tête. Elle se trouva alors nez à nez avec Oxanna Prescott dans son uniforme du FBI. Elle resta bouche bée, tant par la surprise de voir son ancienne amie ici que d’apprendre que le FBI s’occupait de cette affaire. La salutation d’Oxanna était formelle, il était évident qu’elle s’efforçait de prendre un ton neutre. Leah, en revanche, à cause de la surprise et du choc n’eut pas le temps de maîtriser ses émotions. Elle ressentit une profonde gêne, elle avait été affreuse avec Oxanna et elle ne s’était jamais excusée par lâcheté… Et puis, elle se disait qu’elle ne méritait pas d’être pardonnée, qu’elle avait agi comme une enfant gâtée. Elle baissa les yeux immédiatement, mal à l’aise de soutenir le regard d’Oxanna et bredouilla un tremblant :

    « Oh… Oxanna… Je… Euh… Bonjour… »


Elle se mit à se triturer les mains posées sur ses genoux, à contorsionner et entrecroiser ses doigts et se masser machinalement les paumes. Autant de signes évidents de son état de stress, elle ne savait pas ce qui la mettait le plus sur les nerfs, si c’était un énième interrogatoire, le choc d’apprendre que son agresseur était certainement très dangereux aux vues de la présence du FBI ou tout simplement le fait d’être confrontée à Oxanna. Le silence pesant qui s’installa réussit à faire déguerpir l’infirmière qui s’occupait de sa pommette. Ne supportant pas plus longtemps ce climat de tension, Leah décida de briser la glace de manière plutôt maladroite :

    « Alors uhm… Ca y est tu fais partie du FBI… Félicitations… Ca doit être intéressant… »


E
lle inspira profondément en tentant de se détendre mais rien n’y faisait. Elle avait l’impression qu’une personne de 50 kilos était assise de tout son poids sur sa cage thoracique. Elle ne savait pas comment s’excuser, pas dans ces conditions, pas sans avoir le temps de réfléchir, avec la pommette fendue et le choc qui l’empêchait de réfléchir. Il fallait qu’elle détourne le sujet et de toutes façons, le sujet principal se devait d’être l’agression. Elle ajouta donc en tentant timidement d’établir à nouveau un contact visuel avec Oxanna :

    « Pourquoi le FBI s’intéresse-t-il à cette agression ? Le blessé est mort ? »


L’inquiétude perçait dans sa voix, les policiers lui avaient-ils menti pour ne pas la choquer davantage ? Ou bien ces deux personnes n’étaient pas de simples étudiants, ils trempaient dans quelque chose de plus louche… Ah dans quoi avait-elle été s’impliquer ? L’agresseur était parti avec son porte document en plus, il avait accès à son identité maintenant… Et s’il venait se venger ? Elle déglutit difficilement… Vraiment, il y avait des jours où il fallait mieux faire la grasse matinée…
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyMar 1 Nov - 12:08

Les talons de la jeune femme claquaient sur le bitume, et au bout de son bras pendaient un bloc-notes accompagné de son stylo – attention, le modèle professionnel et entièrement noir, mais qui malheureusement ne contenait aucun gadget high-tech comme on voyait dans les séries télé. Cela dit ce genre d’objets dangereux à l’apparence innocente était surtout réservé à la CIA, et Oxanna songea avec amertume que c’était toujours les mêmes qui avaient droit aux trucs les plus marrants. Pensée plus ou moins étrange quand on savait que l’agent en probation se trouvait sur les lieux d’un crime, mais l’identité de sa future interlocutrice la déstabilisait tellement, qu’elle avait besoin de se vider un peu la tête avant d’arriver à sa hauteur. Leah et Oxy avaient un passé, c’était indéniable. La revoir, surtout dans de telles circonstances, faisait naitre en elle divers sentiments : d’abord la nostalgie de leur amitié passée, puis l’agacement face à son comportement – comportement qui était à l’origine de leur séparation et de leur manque de contact depuis un bon bout de temps. L’ancienne membre des Awesome Voices n’avait pas su s’ouvrir et accepter son aide, mais pire encore, elle n’avait pas su s’excuser, et il n’y avait pas plus rancunière au monde qu’Oxanna Prescott…

Cette dernière avait le regard rivé sur sa destination, qui n’était autre que l’ambulance où se trouvaient la seconde victime / témoin de la scène, ainsi qu’une infirmière occupée à soigner son visage légèrement tuméfié. En s’approchant, Oxy constata que Leah avait du se prendre un bon coup de poing – sa pommette ne semblait toutefois pas éclatée, juste ouverte, et encore une fois elle s’étonna de la chance que Leah avait pu avoir en cette matinée. Visiblement, certaines personnes étaient nées sous une bonne étoile et ne risquaient strictement rien. Enfin à quelques pas seulement de Leah, l’agent du FBI la salua. Elle aurait aimé commencer son interrogatoire, faire comme si elles ne s’étaient jamais vues avant – ou presque, mais elle n’en eut pas le cœur. Ou plutôt, les mots restèrent coincés dans sa gorge et elle fut bien incapable d’en sortir ne serait-ce qu’un seul. Resserrant ses lèvres, elle attendit donc que Leah lui réponde, se demandant bien comment elle se sentait, elle aussi, à l’idée de revoir Oxanna.

L’embarras était de mise semble-t-il, puisque Leah bredouilla quelques mots, les yeux rivés sur des mains prises d’une soudaine et incontrôlable bougeotte. Oxy haussa un sourcil. Se pouvait-il que Leah regrette tout ce temps passé à l’ignorer ? Alors qu’elle aurait pu mettre un terme à leur froid en ne prononçant rien de plus qu’un simple mot ? Ou bien était-elle juste choquée de ce qui venait de se passer sous ses yeux, de ce qu’elle venait de vivre ? Après tout, elle était photographe, pas flic, et n’avait certainement pas l’habitude de recevoir des mandales une fois par semaine au minimum – soit par des collègues aux entraînements, soit par des méchants sur le terrain. Lorsque Leah exprima ses félicitations pour le travail d’Oxy, celle-ci se contenta de hocher la tête. Elle n’avait pas envie de se rendre sur se terrain glissant : pour le moment, sa seule préoccupation était de retrouver l’agresseur au plus vite. C’est pourquoi elle remercia intérieurement la jeune Woods lorsqu’elle posa une question en rapport direct avec l’enquête. Elles allaient pouvoir s’attaquer aux choses sérieuses. Et lorsque tout serait fini, peut-être pourraient-elles se concentrer sur leurs petites personnes. Sur ce qui les liaient, et sur ce qui s’était cassé le jour où Leah avait claqué sa porte au nez d’Oxy.

« Non. Il est aux urgences mais ses jours ne sont pas comptés. Je ne peux pas t’en dire plus en ce qui concerne cette affaire en cours, je suis désolée. Sache juste, pour ta propre sécurité, que ça cache effectivement quelque chose de plus grave qu’une simple agression comme celle que tu as vue là. Beaucoup de vies sont en danger aujourd’hui. Je sais que le détective de la police locale t’a déjà fait subir un interrogatoire, mais je n’ai pas envie de lire son rapport, je veux que ça vienne de toi. Alors on va reprendre tout depuis le début, et tu vas essayer de te concentrer au maximum pour me faire part de tous les détails dont tu puisses te souvenir. Comment l’homme qui t’a frappé était habillé, par exemple. Mais avant toute chose : portait-il un masque, quelque chose pour cacher son visage ? Ou serais-tu capable de le reconnaître ? »

La question était pertinente, et plus encore : indispensable. Car si l’attaquant savait que Leah pouvait le faire arrêter sur sa simple description, alors la jeune femme était en danger de mort. Ces gens-là ne plaisantaient pas, ils n’avaient rien de petites frappes des bas-fonds qui s’en prenaient aux autres pour se la jouer mauvais garçons. Non. Là, on entrait dans les histoires les plus glauques de tout Columbus. Il y avait si longtemps que ces trafiquants de drogue étaient recherchés, sans que les autorités ne puissent trouver quoi que ce soit pour les foutre en prison… La raison en était simple : ils savaient se protéger entre eux et couvrir leurs arrières. Ils ne laissaient aucun témoin, ils ne permettaient aucune bavure. Dans la probabilité où Leah pourrait faire un portrait robot, alors elle vivait désormais avec un flingue pointé en permanence sur sa tempe, menaçant de faire feu à tout moment. S’ils pouvaient l’éliminer, la faire taire, même après qu’elle ait donné une description viable, elle ne pourrait plus se défendre ou insister. Et alors, grâce à leurs requins d’avocats, ils gagneraient encore.
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyVen 4 Nov - 17:29

Leah était sur les nerfs, encore plus depuis l’arrivée d’Oxanna. C’était un stress en plus à rajouter à ce qui venait de lui arriver. Et elle ne savait pas quoi dire et apparemment, l’agent du FBI non plus. Elle préféra sauter à pied joint dans la perche tendue par Leah pour parler de l’affaire en cours et de rien d’autre. Les nouvelles du blessé soulagèrent Leah, même si elles n’étaient pas excellentes, il était hors de danger. Elle poussa un long soupir de soulagement. C’était autant pour essayer d’évacuer la pression que pour signifier son soulagement. Malheureusement, elle ne se sentit pas moins oppressée. Elle suivait les conseils d’Emma Pillsbury qui lui avait souvent dit de respirer profondément pour retrouver son calme dans des moments de crise. Mais ça n’avait pas l’air d’avoir d’effet pour le moment. Elle porta son attention sur les paroles d’Oxanna. Comme elle s’en doutait, ce n’était pas une simple querelle d’étudiants et son ancienne amie émettait même des réserves sur le fait qu’elle soit en sécurité. Elle déglutit difficilement et maudit sa mauvaise étoile qui semblait toujours vouloir la placer dans des situations impossibles ! Pourquoi ce matin ? Pourquoi à cette heure-ci et à cet endroit ? Elle allait finir par ne plus vouloir sortir de chez elle sans être accompagnée… Elle frissonna légèrement en se remémorant l’homme qui l’avait frappée sans aucune hésitation. Elle l’avait très bien vu, peut-être trop bien vu d’ailleurs… Cela pouvait-il lui causer des problèmes ?

Elle acquiesça docilement face à Oxanna. Ce n’était pas comme si elle se réjouissait de refaire tout le speech déjà servi aux autorités locales, mais même si elles étaient en froid, elle commençait à apprécier le fait de connaître Oxanna. Peut-être qu’elles arriveraient à se réconcilier et dans ce cas, Leah serait contente de l’avoir de son côté, surtout avec ce sentiment de danger qui commençait à la prendre à la gorge. Elle inspira encore avant de se lancer dans sa réponse. Elle tenta d’exposer tous les détails dont elle se souvenait avec un maximum de clarté et surtout de calme. Ce n’était pas le moment de faire une crise de nerfs. Elle commença :

    « Il n’était pas masqué, il avait seulement une casquette mais je l’ai vu très clairement. Sa casquette est même tombée quand je l’ai poussé pour qu’il arrête de frapper l’autre homme… Elle était rouge sa casquette et il portait un pantalon de sport… Noir je crois, ou bleu marine. Et un T-shirt large foncé aussi, sûrement noir. Il y avait des inscriptions dessus, je crois, peut-être une marque mais je ne me souviens plus… »


Sa voix tremblait légèrement, elle se détestait de ne pas avoir assez détaillé l’homme qui l’avait agressée… S’il faisait du mal à quelqu’un d’autre alors qu’elle aurait pu aider à l’arrêter ? Sans s’en rendre compte, elle se mit à nouveau à triturer ses mains en signe de stress. Elle inspira profondément et reprit :

    « Il faisait environ une tête de plus que moi, je ne sais pas de quelle origine il était mais il était très brun et avait la peau légèrement hâlée… Peut-être un hispanique. Il était plutôt musclé et j’ai vu qu’il avait un tatouage dans le cou, un genre de dessin tribal. »

E
lle fit une pause comme si parler autant la mettait hors d’haleine. Elle souffla et enfouit son visage dans ses mains, elle détestait avoir à se remémorer les traits de l’homme mais il le fallait, elle n’avait pas vraiment fait de description détaillée du visage de l’homme à la police. Ils avaient eu l’air de vouloir la laisser un peu tranquille, ils n’avaient pas insisté. Mais elle devait le faire tant que c’était encore récent. Elle vit le regard haineux, les traits crispés, puis le poing s’abattre sur elle. Elle se força à reprendre :

    « Il avait les cheveux coupés courts, une barbe de trois ou quatre jours, un nez plutôt épaté et des yeux marrons, peut-être légèrement bridés… Il m’a fusillée du regard, je crois que je n’oublierai jamais la haine que j’y ai vu… J’ai peur… Est-ce qu’il va vouloir me retrouver ? Il a du prendre mes affaires, mon porte-documents a disparu, il sait qui je suis… Oxanna… Il est si dangereux que ça ?... »


C
ette fois, les tremblements dans sa voix étaient incontrôlables et ils s’étendirent à ses mains. Sa gorge était serrée, elle avait l’impression qu’elle n’arriverait pas à dire un mot de plus. Elle commençait à se rendre compte qu’elle était dans un beau pétrin. Dans ses papiers il y avait son identité, son adresse, les coordonnées de son studio et même les coordonnées de tous les gens à qui elle tenait… Ils étaient dans son téléphone. Il y avait une photo d’Emma, Will et Emily. Et si ce fou voulait s’en prendre à eux, non elle ne le tolèrerait pas. Elle ne pensait plus du tout à sa querelle avec Oxanna pour le moment, elle était seulement terrifiée, son corps entier semblait subir un séisme, elle respirait rapidement comme si elle manquait d’air. Elle n’avait jamais fait de crise d’angoisse mais elle avait déjà vu quelqu’un en faire au lycée. Il fallait qu’elle se calme, qu’elle ralentisse son rythme cardiaque mais elle n’y arrivait pas. Hors d’haleine, elle réussit à lâcher à Oxanna quelques mots entrecoupés de respirations bruyantes :

    « Il faut… Que vous… L’arrêtiez… Vite… »

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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyDim 6 Nov - 19:53

Durant leur adolescence, toutes deux se retrouvaient bien souvent pour mener à bien quelques planques attribuées par John Prescott. Outre son petit-ami de l’époque, Leah était la seule à accompagner Oxanna quand elle travaillait pour son détective de père. Elle avait été acceptée dans l’équipe grâce à son indéniable talent pour la photographie – preuve en était sa réussite professionnelle d’aujourd’hui, puisqu’elle avait son propre studio. Au fil des mois, et malgré leur appartenance à des chorales concurrentes, Leah et Oxy étaient devenues de bonnes amies. Assez pour se raconter quelques trucs personnels, ou pour se retrouver devant un bon film et un gros amas de pop-corn sucré.
Puis il y avait eu toute cette histoire autour de Summer. Lorsque la blondinette avait voulu aider Leah qui, honteuse et blessée, avait littéralement coupé les ponts avec tout le monde, elle s’était fait rejeter de nombreuses fois. Mais, persévérante et comprenant que son amie avait besoin de temps, Oxanna avait fait montre d’une grande patience, ne lâchant pas le morceau et continuant à appeler ou à sonner chez elle. Jusqu’au jour où Leah s’était acharnée sur elle, la renvoyant en lui claquant la porte au nez sans aucune raison valable. Ok, elle venait de subir une humiliation et ok, ce n’était pas facile à vivre, mais de là à avoir un tel comportement envers une personne qui souhaitait seulement la soutenir…
Non, Oxanna Prescott n’avait pas supporté et avait grimpé dans sa voiture avec la ferme intention de ne jamais revenir. Ce fut alors la fin de leur amitié et elle ne s’étaient plus revues du tout, d’autant que la jeune femme était partie vivre à Columbus, puis à Quantico, ne revenant que récemment.
Les ponts étaient coupé, oui… Jusqu’à aujourd’hui.

S’il y a bien une chose à savoir sur l’agent du FBI nouvellement recrutée, c’est qu’elle est extrêmement rancunière. L’évocation de Leah Woods lui inspirait toujours autant de rancœur malgré le temps qui avait passé. Comme on le disait si bien, l’eau a coulé sous les ponts, mais pas pour Oxanna. Elle ne demandait que des excuses pour passer l’éponge et recommencer sur de nouvelles bases, toutefois ces mots qu’elle chérissait tant n’avaient jamais franchi les lèvres de la dénommée Leah. Pas un coup de fil, pas une visite, même pas une invitation et un message Facebook, rien. Nada. Que dalle. Et dire que maintenant, elle se retrouvait témoin ainsi que victime dans une affaire que la blondinette traitait… Décidément, la vie venait de lui faire un sacré pied de nez.
Oui, Oxy était un petit brin de femme qui n’arrivait que rarement à pardonner. Mais en l’occurrence, elle était aussi professionnelle. Ainsi, bien que ce soit plutôt étrange de se retrouver face à Leah, elle se contenta de lui parler de son expérience cuisante de ce matin, point barre. Les sujets plus personnels attendraient un autre jour, car le plus important était désormais d’arrêter ce fichu criminel qui courait toujours.

Son calepin et son stylo en main, Oxanna notait tous les détails dictés par son ancienne camarade, hochant la tête régulièrement pour indiquer qu’elle suivait. Lorsque Leah passa à une description plus poussée de son agresseur, l’agent en probation écarquilla les yeux. Le portrait robot serait bien inutile, car elle savait exactement qui avait attaqué cet étudiant sur le campus un peu plus tôt. Il s’agissait de Juan Muñoz, un jeune argentin d’à peine vingt-cinq ans mais qui avait déjà un casier judiciaire long comme le bras. Les flics savaient qu’il trempait dans cette histoire de trafic de drogue, mais ils n’avaient pas assez pour l’inculper, et il restait muet comme une tombe quand on le faisait descendre en salle d’interrogatoire. Un vrai connard, quoi. Oxanna tapota sur son iPhone et montra une photo à Leah. « C’est lui ? » demanda-t-elle, mais elle n’eut pas besoin que la photographe donne une vraie réponse. Son regard terrifié en disait déjà bien long. Il s’agissait définitivement de Juan. Oxy se garda bien de répondre aux questions de Leah, à savoir s’il était vraiment dangereux, et leva un doigt pour signaler qu’elle en avait pour une seconde. Elle s’éloigna de quelques pas seulement, son smartphone à l’oreille, et donna les nouvelles à son supérieur afin qu’il lance un avis de recherche. Pourvu que la scientifique trouve quelque chose à exploiter sur les lieux du passage à tabac ou sur la victime ! Rien qu’un cheveu suffirait, ce n’était pourtant pas trop demander… Et Juan pourrait définitivement être mis derrière les barreaux. Oxy soupçonnait même qu’il accepterait de balancer ses complices si le FBI lui offrait un deal suffisant à ses yeux.

Revenant vers Leah après avoir raccroché, Oxanna la vit en pleine crise d’angoisse. Elle tremblait et avait du mal à respirer. Observant l’ancienne New Directions, la jeune femme réussit à articuler quelques mots emplis de terreur. Oh oui, elle pouvait avoir peur. Parce que Juan ne la laisserait certainement pas tranquille. La blondinette avait eu du mal à cacher son propre effroi quand Leah lui avait avoué la disparition de son porte-documents. Juan ne disait ni ne faisait jamais rien au hasard, il était malin. S’il avait emporté les affaires de Leah, cela ne pouvait signifier qu’une chose : il voulait la retrouver et l’éliminer. Car même si elle l’avait déjà dénoncé, elle restait un témoin dans une affaire qui pourrait le mener jusqu’en prison. S’il abattait ce témoin, il ne risquait plus rien du moment qu’aucune preuve n’était retrouvée. Quelle crevure.

Remarquant la détresse dans laquelle se trouvait Leah, et réalisant qu’elle était en danger de mort, Oxanna oublia alors la querelle qui les avait séparées. Elle s’assit aux côtés de la jeune femme et passa un bras réconfortant autour de ses épaules. Puis, doucement, afin de ne pas la brusquer, elle expliqua à quel point la situation était gravissime. « Ecoute, Leah… Je ne vais pas te mentir, il va effectivement vouloir te faire taire pour que tu ne puisses pas te montrer au tribunal et faire pencher la balance en sa défaveur. Si la police scientifique ne retrouve aucun élément qui puisse le relier à l’attaque de ce matin, alors tu es la seule, tu m’entends, la seule chose – ou devrais-je dire personne – encore capable de le faire boucler, simplement en racontant au juge ce que tu as vu. » Elle fit une courte pause puis inspira profondément alors qu’elle réfléchissait à ce qui suivrait, aux démarches à entreprendre.

Afin de montrer qu’elle était présente, qu’elle ne l’abandonnerait pas, elle resserra son bras autour de Leah. « Un autre agent te conseillerait de rentrer chez toi et te promettrait une protection rapprochée. Mais je ne suis pas certaine que cela suffirait, sans vouloir t’effrayer davantage. Juan est certes un criminel mais il n’en reste pas moins rusé. Manque de chance pour lui, je l’ai pas mal étudié et il n’a plus beaucoup de secret pour moi, » expliqua-t-elle, un petit sourire aux lèvres, essayant de rassurer Leah tant bien que mal. « Trouve une personne à Lima qui pourrait t’héberger quelques temps. Quand ce sera fait, tu me donneras l’adresse et j’y enverrai deux policiers qui surveilleront en permanence. Il est impératif que tu évites le studio au maximum, mais si tu as vraiment besoin de t’y rendre brièvement, surtout laisse les agents affectés à ta protection t’y emmener. Ils n’éveilleront aucun soupçon, ils seront toujours dissimulés en civils. » Plongeant son regard dans celui de Leah, elle dit finalement. « Je t’aurais bien proposé de venir chez moi, mais Columbus ce n’est pas la porte à côté alors à moins que tu puisses prendre quelques vacances de dernières minute… » Elle laissa sa phrase en suspens, se disant que Leah ferait ce qui lui conviendrait le mieux, et espérant surtout qu’elle écouterait ses conseils…
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyMer 11 Jan - 16:43

Oxanna s’était éloignée, son téléphone contre l’oreille pendant quelques secondes qui suffirent à Leah pour s’imaginer les pires scenarios possibles quant à son futur proche. Elle risquait de nombreux ennuis et surtout d’attirer les autres dans ses problèmes. Elle sentait la panique prendre le contrôle et n’arrivait pas à se calmer en pensant à autre chose. Le regard rivé sur le sol, elle entendit plus qu’elle ne vit Oxanna revenir. Elle releva les yeux et tenta de masquer son trouble. Sans succès. Son ancienne amie parut préoccupée de son état et vint s’asseoir à côté d’elle en mettant son bras sur son épaule, comme geste de réconfort. Leah expira longuement, ressentant un certain soulagement qu’Oxanna ait agi de la sorte et semble ne pas tenir compte de leur querelle à cet instant précis.

Les paroles de la jeune femme, cependant, étaient moins rassurant que sa présence. Elle confirma ce que Leah craignait. Ce Juan était un danger public, violent et intelligent par dessus le marché. Il allait essayer de la retrouver et il avait toutes les informations en main pour se débarrasser d’elle. Sous le choc, la photographe écoutait les conseils d’Oxanna comme à travers un brouillard de confusion. Elle comprenait le sens des paroles avec un décalage comme si son cerveau fonctionnait au ralenti. Elle hochait lentement la tête pour signifier qu’elle suivait toujours mais ne dit rien avant qu’Oxanna ait fini sa tirade.

Elle lui conseillait de quitter temporairement son appartement, de fermer son studio photo au moins pour le début de l’enquête… Elle pensa à ses deux colocataires : Timothy et Christabella… Qu’est-ce qu’ils allaient devenir ? Elle n’allait pas les laisser courir le risque de ce retrouver nez à nez avec ce fou dangereux pendant qu’elle se terrait chez un ami qui risquerait aussi sa vie… Et ses employés ? Les dizaines de personnes qui travaillaient à Picture The World ? Que deviendraient-ils ? Elle déglutit difficilement… Si Juan se faisait discret pendant plusieurs jours, semaines ou même mois… Elle devrait pénaliser toutes ces personnes pendant combien de temps ?

La proposition d’Oxanna de venir vivre chez elle, étonna vraiment Leah. Elle tourna la tête pour regarder l’agent du FBI et lui adressa un pâle sourire de remerciement. Elle ne savait pas si elle avait proposé ça simplement par politesse en espérant que Leah décline ou si elle était sincère. Après tout, c’était vrai que Columbus était bien loin de Lima, mais si elle devait fermer le studio, quelle différence cela ferait ? Elle se décida enfin à parler et lâcha d’un ton désespéré :

    « Merci pour la proposition… Je ne sais pas… Je ne vois pas comment faire… Il a mon Smartphone, il y a absolument tous mes contacts dedans… Où que je me cache il pourrait me retrouver et je ne veux pas mettre en danger qui que ce soit… En plus, j’ai Timothy et Christa comme colocataires, ils devront partir eux aussi ? Et mes employés ? Je ne vais pas les priver de leur travail pour une durée indéterminée… Même si je peux continuer à les payer, je ne crois pas que me cacher soit la bonne solution… »


Une idée commençait à germer dans son esprit. Une idée effrayante, dangereuse mais radicale qui résoudrait le problème rapidement. Qui n’obligerait pas Tim et Christa à déménager pour plus d’une semaine, qui ne mettrait personne en danger… Elle n’allait tout de même pas aller habiter chez Emma, Will et Emily ! C’était plutôt risqué mais Leah avait déjà vécue terrée suite à son départ du lycée, dans la peur de sortir et de croiser des gens du lycée. C’était bien sur tout autre chose cette fois, mais elle se sentait incapable de revivre cet enfermement et d’être terrorisée à chaque ombre passant derrière sa fenêtre… Prenant son courage à deux mains, elle descendit du brancard sur lequel elle était juchée, vérifia que ses jambes arrivaient à la porter et se retourner vers Oxanna qui n’avait pas bouger. Elle commença :

    « Déjà, cela fait une éternité que j’aurai du te dire ça, je ne cessais de me détester d’avoir agi ainsi avec toi et de ne pas être venue m’excuser… Mais je n’arrivais pas à trouver la force et puis, tu étais partie, je me disais que je ne te reverrais pas vraiment et que tu n’accepterais pas de me revoir. Oxanna, je suis tellement désolée… Tu as été une des seules personnes à vraiment vouloir m’apporter ton aide et je t’ai rejetée. Et encore une fois, j’ai besoin de ton aide et tu es là. Alors, cette fois, laisse moi t’aider. Je ne veux pas vivre cachée, faire prendre des risques aux gens que je côtoie… »


Elle marqua une pause en se rendant compte de ce qu’elle allait proposer. Pour une personne totalement en panique, c’était franchement n’importe quoi d’imaginer une telle chose. Et pourtant, Leah avait beau être sous le choc, elle sentait que c’était la meilleure solution pour tout le monde. Elle déglutit et tenta d’avoir l’air déterminée et surtout de cacher ses appréhensions :

    « Laisse-moi vous servir d’appât. J’éloigne mes colocs pour quelques jours, je maintiens ma routine habituelle et je me laisse surprendre dans un endroit isolé. Vous m’équipez de micros et tout ce qu’il faut comme dans les films, vous me suivez discrètement ou je ne sais pas comment… Mais vous l’arrêtez avant qu’il ne fasse quoique ce soit… Comme ça, vous avez votre coupable et moi, je n’ai pas à craindre de le voir surgir à chaque coin de rue pendant tout le temps qu’il vous faudra pour le coincer… »


Elle avait parlé vite, comme si les mots lui brûlaient les lèvres, comme si elle avait peur de se dégonfler avant d’avoir fini d’exposer son idée. Elle reprit donc brusquement sa respiration et inspecta le visage d’Oxanna pour déceler son opinion à ce sujet sur ses traits.
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Oxanna Prescott
OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
Etoiles : 2957

Piece of Me
Chanson préférée du moment : death cab for cutie ; transatlanticism
Glee club favori : Urban Hymns
Vos relations:
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyDim 15 Jan - 13:32

La jeune femme se souvenait encore parfaitement bien de ce qu’elle avait ressenti, en apercevant Leah Woods quelques minutes plus tôt – pour la première fois depuis des années. Une immense contrariété. Une irritation des plus désagréables. Elle ne s’attendait pas à devoir interroger une ancienne camarade de classe et amie, surtout que les choses avaient mal tourné entre elles. Pourtant, Oxanna était un Agent des plus professionnels et savait quand mettre sa vie privée de côté pour avancer dans une enquête. Surtout que son coéquipier était absent et cela faisait donc de sa petite personne la seule représentante du Bureau alentours. Elle n’avait donc pas le choix : si elle ne montait pas son propre dossier sur l’unique témoin de l’agression, son patron ne se gênerait pas pour la foutre dehors. Alors ? Perdre son travail pour éviter une confrontation qui la dérangeait ou mettre son poing dans sa poche et gagner en grade ? Le choix était vite fait et ainsi, malgré la rancœur qui se dégageait encore de cette relation, Oxy avait parcouru le chemin qui la séparait de Leah et commencé son interrogatoire.

A la lumière de leur conversation, et en remarquant à quel point la photographe était bouleversée par cette histoire, l’ancienne Fouine de McKinley oublia bien vite qu’elle lui en voulait encore. C’était presque comme si toutes deux ne s’étaient jamais disputées, comme si leur mésentente et le temps ne les avaient jamais séparées. Oxanna réalisa qu’elle avait été stupide de laisser le passé empiéter sur le présent ; ce qu’elles avaient vécu au lycée remontaient à cinq longues années désormais, alors pourquoi ne pas mettre cela derrière elle et recommencer sur de nouvelles bases ? Elle était certaine que de son côté, Leah avait d’ores et déjà oublié. A elle maintenant de faire un petit effort pour gagner un autre combat contre sa nature de jeune femme beaucoup trop rancunière et, ainsi, ne pas perde une amie qu’elle venait tout juste de retrouver. « C’est déjà pardonné, » dit-elle simplement avec un sourire franc, alors que son amie s’excusait. Elle avait attendu ces mots depuis longtemps mais étrangement, ils ne lui faisaient pas l’effet escompté. Car avant même de les entendre, elle avait réussi à passer outre leur mésentente.

Comme première preuve de sa bonne volonté, Oxanna proposa à Leah de la loger le temps que cette histoire se tasse et surtout, que Juan soit mis derrière les barreaux. La photographe ne pourrait pas trouver un endroit plus sûr car rien dans ses affaires personnelles ne la reliait à l’Agent du FBI. Comme quoi finalement, le fait qu’elles ne soient pas restées en contact jouerait sans aucun doute en sa faveur. Intérieurement, Oxy espéra que la brunette accepte son idée même si cela la forcerait à quitter Lima pour quelques temps et à laisser son studio. Certes la protection rapprochée fonctionnerait aussi, seulement de cette façon, Oxanna ne serait pas en mesure de la surveiller elle-même. Non pas qu’elle n’avait pas confiance en la police, toutefois quand ce genre de situation touchait ses amis, des gens qu’elle connaissait et qu’elle appréciait, elle préférait être celle qui gérait les choses de bout en bout. Juste pour être sûre. Et aussi pour ne pas devenir folle à l’idée de se trouver impuissante, de ne faire qu’attendre.

Mais Leah n’était pas assez choquée pour accepter la solution de facilité, et pensa à ses colocataires et aux gens qu’elle employait au studio. Quand le prénom de Timothy fut évoqué, un frisson parcourut l’échine de la blondinette. Tim faisait partie de ses amis les plus proches et elle savait d’ailleurs qu’il partageait un logement avec Leah et Christabella – une jeune femme qu’elle ne connaissait que de vue depuis le lycée. C’était la raison pour laquelle Oxanna ne s’était jamais rendue chez Tim et allait toujours le voir à l’extérieur. Soit sur son lieu de travail, soit dans un café quand elle l’informait de sa présence à Lima pour quelques jours. Oui, Tim comptait beaucoup pour l’Agent du Bureau et elle ne laisserait rien lui arriver non plus. Or, Juan était désormais en possession de son adresse. Il pourrait tout aussi bien s’en prendre à lui, et contacter par la suite Leah pour lui demander de se rendre avant qu’il n’aille plus loin. En réalité, Oxy réalisait avec horreur qu’un tel comportement était tout à fait dans ses cordes. Elle se sentait prise au piège, face à un homme si intelligent que les solutions pour l’attraper sans que personne ne soit blessé étaient infimes. Voire inexistantes. Ce n’était pas dans ses habitudes de baisser les bras mais pour le coup, Oxy devait bien avouer être totalement en manque d’idées lumineuses.

Fort heureusement, ce n’était pas le cas de Leah, qui proposa bien vite quelque chose qui contenterait tout le monde. Grâce à son aide, les autorités pourraient tendre un piège à Juan avant qu’il ne se décide à passer au Plan B. Ils l’attraperaient alors et tout serait terminé. Oxy n’en revenait pas : son amie souhaitait sincèrement jouer les appâts ? Elle la savait attentionnée et dévouée, tout comme elle – cela faisait d’ailleurs partie de leurs nombreux points communs. A sa place, la blondinette en aurait fait autant, préférant se mettre en danger plutôt que de voir le criminel toucher un proche. L’Agent réfléchit avant de se prononcer, restant silencieuse alors que les pour et les contre se bousculaient dans sa tête. Elle ne rejetait pas complètement l’idée, et devait bien avouer que l’offre de Leah leur retirerait une énorme épine du pied. Mais Oxanna était-elle prête à jeter la photographe dans la gueule du loup ? Cette pratique était pour le moins courante au FBI – elle l’avait étudiée sous toutes les coutures à Quantico, et dans ces cas-là, l’appât était si bien protégé et entouré qu’il ne risquait rien. Mais ça, c’était la théorie.

« Je ne sais pas, Leah, » soupira-t-elle en passant une main nerveuse dans ses cheveux. « Je ne suis pas vraiment à l’aise avec le fait de te laisser à la merci de Juan. Qui sait de quelle façon il cherchera à t’atteindre ? Qui sait s’il ne se contentera pas de tirer sur toi depuis une voiture alors que tu marches sur le trottoir ? Les micros que tu porteras te feront une belle jambe, alors ! » Elle ne cherchait pas à l’effrayer, mais tenait simplement à lui faire prendre conscience de ce qu’elle proposait. A lui montrer que même si tout le FBI de Columbus la surveillait, cela ne garantissait pas une réussite totale de l’opération et qu’elle risquait malgré tout d’y laisser sa vie. Pour autant, son amie semblait prise d’une détermination sans faille et ne cilla même pas à l’exemple donné par Oxanna. Cette dernière réalisa que Leah était vraiment prête à mourir si cela pouvait sauver ses amis, et elle ne l’en aima que davantage. Décidément, elle était vraiment devenue une personne exceptionnelle et Oxy se montrait impatiente de réapprendre à la connaître. Après quelques secondes d’un nouveau silence plein de réflexion, Oxy haussa les épaules et capitula. « D’accord, j’en parlerais à mon coéquipier. J’ai l’air pleine d’assurance vu comme ça, mais je ne suis qu’une bleue, » lâcha-t-elle en riant de bon cœur. « Sheldon saura me dire si c’est envisageable et de quelle façon. Tu te sens prête à m’accompagner pour en discuter avec lui ? J’avoue que je préférerais t’emmener au Bureau pour les prochaines heures. Juste par précaution. » Sheldon bossait sur un autre dossier mais il serait certainement disponible en cette fin de matinée – il n’était vraiment pas du genre à louper un déjeuner car, contrairement aux personnes à peu près normales, il ne carburait pas au café mais au cheeseburger…
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MessageSujet: Re: 01. we can get past this and be friends again   01. we can get past this and be friends again EmptyVen 20 Jan - 15:45

Le pardon pratiquement instantané d’Oxanna donna du courage à Leah pour affronter l’idée qu’elle avait eu et qui lui semblait la seule solution possible. Elle avait vraiment des amis formidable, capables de la pardonner aussi rapidement. Comme Ryder qui avait été là pour la prendre dans ses bras dès la seconde où elle avait frappé à sa porte malgré ses cinq années d’absence. Elle se demandait si elle méritait des amis pareils. Ce qui était certain, c’est qu’elle ne les méritait pas cinq ans auparavant. Alors maintenant, elle essayait de leur faire honneur. C’était pour cela qu’elle n’avait pas dit à Ryder qu’elle l’aimait du plus profond de son cœur dès qu’il lui avait annoncé être en couple. Il avait eu l’air tellement heureux et fier de lui annoncer cela ! Elle se souvenait ses déboires amoureux dans leur jeunesse et surtout le fait qu’il se soit préservé longtemps pour elle espérant qu’elle cède un jour à son charme. C’est pour cela qu’elle avait retenu tout ce qu’elle avait eu envie de lui dire, qu’elle l’aimait éperdument et qu’elle avait été une idiote de ne pas tomber amoureuse de lui au lycée. Elle avait ravalé ça et s’était efforcée d’être contente pour lui. Elle avait mis de côté tous ses espoirs et ses désirs comme il l’avait fait pendant leurs années lycée, et était retombée dans les histoires sans lendemain pour oublier qu’elle était amoureuse d’un garçon indisponible…

Pour Oxanna, elle ne savait pas si l’aider à attraper ce Juan suffirait pour se racheter. Mais en tous cas, elle savait que c’était un geste envers tous ceux qu’elle aimait et qui la soutenait. Tous ceux qu’elle risquait de mettre en danger en les côtoyant quotidiennement, si elle ne faisait rien. A l’exposé de son idée, Oxanna avait l’air tout à la fois impressionnée et inquiète. Ce n’était évidemment pas anodin comme plan d’attaque, Leah se mettrait à portée du meurtrier et personne ne pourrait prédire quand et comment il allait frapper. Oxanna mit d’ailleurs ce fait en évidence et pointa un scenario possible où les forces de police n’auraient certainement pas le temps de réagir. Leah déglutit légèrement, elle était encore sous le choc et en réalité elle était terrorisée à l’idée de devoir refaire face à cette brute. Elle essaya cependant de n’en rien laisser paraître. Elle ne voyait pas d’autre moyen, elle ne voulait pas se terrer sachant pertinemment que ça la rendrait paranoïaque. Elle venait à peine de se sortir d’une longue dépression, elle n’allait pas laisser une seule possibilité à celle-ci de reprendrez le dessus. Elle devait affronter la vie, quoiqu’elle lui réserve, c’était son nouveau leitmotiv. Elle affirma donc avec le plus d’assurance possible :

    « Je suis prête à prendre le risque. »


Après une hésitation, Oxanna finit par se ranger du côté de Leah et avouer que c’était certainement le meilleur plan possible. Elle ajouta cependant que ce n’était pas à elle de faire le choix final, qu’elle devait en parler à son coéquipier. Elle plaisanta sur le fait de n’être qu’une bleue dans le milieu mais Leah n’avait pas l’impression qu’elle ait quelque chose à envier au vieil agent sûrement plein d’expérience qui l’avait interrogée en premier. Prête à se rendre directement au FBI, elle se laissa tomber de la civière qui lui avait servi d’assise. Elle sentit ses jambes encore un peu flageolantes mais ne voulait pas attendre plus. Plus vite cette opération serait montée moins elle aurait de temps pour stresser et finir paralysée par la peur que cela tourne mal. Elle regarda Oxanna et lui dit :

    « Je te suis. Merci encore d’être là. Je te promet que je vais me racheter… »


Elles commencèrent à se diriger vers le véhicule d’Oxanna qui les mènerait jusqu’à son coéquipier pour mettre en place cette opération de flagrant délit. Elle tenta une note d’humour pour se détendre autant que pour voir à quel point Oxanna l’avait pardonnée : « Si tu as besoin de quoique ce soit, dis moi. Je fais la vaisselle, les carreaux, je passe l’aspirateur et je peux même te concocter des bons repas pour me faire pardonner. ». Avec un sourire, les deux jeunes femmes montèrent dans la voiture.
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