Choriste du mois


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 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer

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MessageSujet: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptyDim 30 Oct - 14:50

01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer Kaley-kaley-cuoco-15266360-100-10001. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer MV5BMTg1MzgzMDA5Nl5BMl5BanBnXkFtZTcwMDQzMDgwNw@@._V1._CR0,0,2136,2136_SS100_


    Candice n’avait quasiment aucun souvenir de la veille. Ses pensées étaient floues et entrecoupées de vides. Elle avait l’impression que sa cervelle était un gruyère, pleine de trous noirs et incapable de faire quoi que ce soit. Elle se souvenait d’être allée à cette nouvelle boîte de nuit au centre-ville. Evidement, elle avait immédiatement commandé un whisky dès qu’elle avait franchi le seuil de l’entrée. La fête battait déjà son plein, et prise dans l’euphorie de groupe, elle avait suivit le mouvement et s’était déhanchée sur la piste de danse. A partir de là, sa mémoire défaillait. Il lui semblait avoir fait connaissance d’un mec sympa, lui aussi bien alcoolisé – à moins que ce ne soit le barman ? – ils avaient sûrement dansé ensemble, puis discuté dans un coin plus tranquille en buvant verre sur verre. De quoi avaient-ils parlé ? Qu’avaient-ils fait exactement ? Elle ne se souvenait même plus de son nom, mais il lui semblait qu’il était plutôt bien foutu, qu’il lui plaisait. Elle supposait qu’ensuite l’envie de fumer fut trop forte, elle avait dû sortir s’en griller une avec ce jeune homme, vomir sur le trottoir puis s’être effondrée par terre. Elle ne savait pas qui avait appelé les pompiers, si c’était le gars qu’elle convoitait ou un videur. Elle avait déjà glissé dans les ténèbres de l’inconscience.

    Lorsqu’elle avait rouvert les yeux, une femme en blouse blanche la regardait avec à la fois de l’angoisse et de la pitié. Elle avait l’air sévère de la cinquantaine, des lunettes qui durcissaient davantage cet aspect de froideur et des cheveux courts et décolorés. Candice ne se réjouissait pas de voir cette femme dès son réveil, elle se sentait incroyablement déprimée : elle était sobre. Il faut dire que ça n’arrivait pas souvent en ce moment ! Elle comprit vite qu’elle se trouvait à l’hôpital lorsqu’elle distingua les rampes longeant les murs et les appareils dont l’utilité lui échappait bipper d’un peu partout. Elle avait un tube dans le bras relié à une poche au dessus de sa tête. Elle grimaça, devinant ce qui c’était passé. Mais l’infirmière le dit tout de même, histoire de remuer le couteau dans la plaie. « Mademoiselle, comment vous sentez-vous ? Vous étiez au bord du coma éthylique hier soir, vous vous souvenez ? » Candice lui décrocha un regard mauvais. « A votre avis ? » rétorqua-t-elle. La blondinette n’était pas très sympathique lorsqu’elle n’avait pas bu ni fumé. Elle demanda ensuite son téléphone portable et appris avec joie qu’on ne l’avait pas trouvé sur elle. Super. Non seulement elle ne sortirait pas de là avant ce soir, mais en plus on lui avait volé son sac à main. Et pas n’importe quel sac à main : un Channel hors de prix avec à l’intérieur au moins cent dollars en liquide, son iPhone dernière génération et un mascara Dior à au moins cinquante dollars. Son père n’allait pas être content. Elle passa le reste de la journée à se creuser la tête sur ce qu’elle allait lui dire, et opta finalement pour une agression, un vol de rue. Quelques heures après son réveil, l’infirmière revint avec des papiers dans les mains. Quelque chose qui ne lui disait rien de bon. Et cette femme qu’elle détestait tant avec cette pitié lisible dans ses yeux ne lui disait rien qui aille.

    Et merde. Il lui fallait quelqu’un pour la raccompagner chez elle, sans quoi elle ne pourrait pas sortir. « Nous pouvons vous prêter un téléphone pour appeler vos parents. » lui dit la dame en bouse blanche « Vous savez, nous pouvons vous aider à prendre contact avec des associations pour vous aider … » « J’ai pas besoin de ça. » la coupa Candice, sèchement. « Donnez-moi votre téléphone. »
    Une fois l’appareil en main, elle réfléchit sur la personne qu’elle pourrait appeler. Certainement pas son père, lui qui n’était même pas au courant qu’elle buvait. Elle pensa alors à Damon. Lui devait connaitre ce que c’est que de se réveiller aux urgences un lendemain de soirée. Elle composa son numéro et tomba sur son répondeur. « Mec, je suis aux urgences là, et aussi sobre qu’à ma naissance. Bouge-toi, et ramène des clopes s’te plait. A toute. »

    Candice était sur les nerfs : cela devait faire 20h qu’elle n’avait pas fumé, elle était en manque et, le pire de tous, elle avait l’impression d’être une abstinente. Et dire que l’infirmière lui avait proposé de s’inscrire à des associations ! Et pourquoi pas les alcooliques anonymes pendant qu’elle y était ?! L’ancienne Cheerio n’avait nullement besoin d’aide, elle ne voulait même pas s’en sortir. A quoi bon ? Elle savait qu’elle renoncerait ses bonnes résolutions à la minute où elle les prendrait. La motivation lui manquait et personne ne semblait capable de l’aider, même ses amis les plus proches. Seul peut-être son père en serait capable, or elle ne pouvait pas le mettre au courant. Elle aurait trop honte d’elle, elle n’osait même pas imaginer le regard de déception que Grégory Connell lui lancerait si jamais il apprenait que sa petite princesse est une alcoolique droguée et fêtarde. Il la déshériterait peut-être, ou il l’aiderait vainement à s’en sortir en faisant appel au plus grand nombre de psy possible … Candice suivait déjà une thérapie avec le Dr Randfield, elle n’avait pas besoin de quelqu’un d’autre. Déjà qu’elle faisait tout son possible pour garder ces rendez-vous secrets …

    La jeune femme se rassit sur son lit et attendit patiemment que son ami daigne se montrer, en espérant qu’il ne soit pas trop alcoolisé pour se souvenir du chemin de l’hôpital. Elle n’avait personne d’autre à appeler, il restait la seule personne qu’elle avait envie de voir à cet instant.


Dernière édition par Candice E. Connell le Ven 2 Déc - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptyLun 14 Nov - 14:12

Lorsque la sonnerie de son téléphone retentit dans la pièce silencieuse, Damon se contenta de grogner sans esquisser le moindre geste. Il savait que s'il ne serait-ce qu'étendait le bras pour mettre la main sur l'empêcheur de cuver en paix son estomac lui rendrait son action au centuple. La voix de Ke$sha lui semblait bien trop aiguë à son goût en cet instant, aggravant la migraine qu'un réveil beaucoup trop matinal avait déjà causé. Après de longues minutes d’immobilité absolue, Damon se décida à chercher à tâtons son téléphone. La sonnerie qui venait d'écourter sa nuit était celle de Candice – choix de la jeune femme, bien entendu, puisque Damon détestait cette chanson autant qu'un verre de coca sans whisky – et il se doutait que si la jolie blonde l'appelait à cette heure indue – midi était son équivalent de deux heure du matin pour le commun des mortels – c'était qu'il y avait un problème. Les paupières légèrement entrouvertes, Damon enfonça quelques touches avant de porter le portable à son oreille. Le timbre de son amie lui indiquait combien elle était énervée, et très certainement en manque, et le jeune homme ne put retenir un sourire entendu. Combien de fois s'était-il retrouvé dans cette situation ? Que ce soit cloisonné entre les murs trop blancs de l'hôpital ou étalé sur son lit, incapable de bouger, il avait déjà ressentit ce sentiment de manque, d'envie plus que douloureuse de boire une goûte d'alcool ou de fumer une cigarette, juste pour échapper à cette impression insupportable de n'avoir aucun contrôle sur sa vie ou son corps.

Laissant échapper un grognement, Damon s'extirpa tant bien que mal de son lit avant de grimacer lorsque ses pieds rencontrèrent le sol glacé. Il se traîna jusqu'à la salle de bain, semant derrière lui ses vêtements sales de la veille qu'il n'avait pas pris le temps de retirer avant de se laisser tomber sur son lit vers six heure du matin. Son mal de tête ne faisait que s’accroître au fil de ses pas, la lumière trop aveuglante s'échappant des fenêtres agressant ses prunelles bien trop sensibles. Une fois sous le jet brûlant de la douche, le jeune homme ferma les yeux, savourant l'eau chaude qui, peu à peu, détendait ses muscles douloureux le faisant se sentir de nouveau vivant, ou presque. Il resta ainsi vingt bonnes minutes, avant de trouver le courage de sortir. Il s'habilla rapidement, enfilant un jean délavé qu'il avait probablement déjà porté plusieurs fois assorti d'un t-shirt propre mais bien trop froissé pour paraître comme tel. Son regard se posa sur la veste emblématique de l'équipe de foot de l'université dont il avait été la star, et il resta un instant interdit, la souffrance que causait encore dans son esprit sobre la réalisation de l'échec et de l'impuissance lui donnant la nausée. Fixant toujours le tissus rouge et bleu, sa main glissa sous son lit avant d'en sortir une bouteille de tequila à moitié vide. Sans lâcher des yeux ce symbole d'un passé révolu, Damon vida la bouteille, grimaçant tandis que le liquide laissait derrière lui une longue traînée brûlante. Il allait trouvé Candice, et tous les deux iraient s’enivrer à l'abri des regards indiscrets, mettant de côté tous ces problèmes qui les minaient respectivement. Dans un élan de colère, le jeune homme lança la bouteille en direction de la veste ; le verre vint percuter le mur avant de se briser en mille morceaux, laissant derrière lui un Damon satisfait. Ce dernier enfila une paire de chaussures, attrapa ses clefs de voiture et glissa un paquet de cigarette dans sa poche avant de rejoindre son véhicule, pressé de rejoindre la seule personne qui le comprenait vraiment.

Candice, en plus d'être l'une des filles les plus jolies, et sexy, qu'il connaissait, était celle dont il était la plus proche. Leurs histoires n'avaient rien en commun, et leurs motifs de faire de l'alcool l'une de leur raison de vivre étaient différents et pourtant c'était comme si elle devinait sa souffrance mieux que quiconque. Dans ce monde où personne, ni même sa sœur ou sa mère, n'essayait de se mettre à sa place ou de l'aider réellement en tentant de le comprendre, Candice était une bouffée d'oxygène, un moyen pour lui de ne pas sombrer réellement dans la solitude. Depuis ce jour où Damon lui avait adressé la parole, pas une journée ne se passait sans qu'il ne lui parle au moins une fois au téléphone. Leur relation, bien que platonique – et ce même si parfois Damon se surprenait à penser à elle d'une façon très peu catholique – était si fusionnelle qu'il savait qu'elle effrayait sa sœur. Et en cet instant, tandis qu'il pénétrait dans cet hôpital qu'il connaissait presque aussi bien que le commissariat de Lima, il n'avait envie que d'une chose : retrouver Candice et pouvoir enfin être lui-même, ce mec paumé et brisé, incapable de vivre sans l'illusion que lui offraient l'alcool et la drogue.
Une infirmière au physique plutôt avantageux lui indiqua le numéro de chambre de son amie non sans lui adresser un clin d’œil suggestif que Damon ignora tant bien que mal. Il se dirigea vers le couloir en question, l'absence d'alcool dans son estomac rendant difficile chacun de ses mouvements. Il pénétra dans la pièce où l'attendait une Candice sur les nerfs. Damon ne put empêcher un sourire attendri face à la moue boudeuse de son amie qui poussait de longs soupirs de désespoir, le regard perdu à travers la petite fenêtre de sa chambre.

« Hey Connell, j'ai fait aussi vite que j'ai pu. T'es prête à te casser d'ici ou j'ai le temps d'aller prendre un peu de bon temps avec la charmante petite infirmière de l'accueil ? »


Il se dirigea vers elle et posa ses lèvres sur son front, dégageant une mèche de cheveux indisciplinés qu'il plaça derrière son oreille.

« T'as vraiment une sale gueule. Qu'est-ce qui s'est passé ? Trop de whisky ou d’ectasie ? »
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MessageSujet: Re: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptyDim 20 Nov - 12:27

    Candice sentait son cœur battre de sa tête. Ces « boum » réguliers lui faisaient l’impression d’avoir un champ de bataille en guise de crâne, ne cessant de lui rappeler sa migraine persistante accompagnées des habituelles nausées d’une bonne gueule de bois un peu trop matinale. Les antalgiques qu’on lui avait refilé ne faisaient aucun effet, à croire que son esprit était encore trop embrumé par l’alcool pour laisser passer des antidouleurs, aussi bénéfiques soient-ils. De plus, elle avait terriblement envie de fumer. Ses mains tremblaient, elles ne cessaient de les serrer en deux poings énervés, vainement. Elle avait perdu le contrôle sur son corps et ses neurones étaient en vrac. Effets extrêmement frustrants. Mais c’était connu : pour les éliminer, mieux valait encore boire quelques verres de whisky ou fumer un bon joint pour faire passer tout cela. Fallait-il encore que Damon arrive. Après quoi ils iraient boire un verre – bon d’accord, quelques bouteilles – et se droguer assez pour oublier tout, mais pas trop pour ne pas refinir à l’hostau. Elle avait eu sa dose pour la journée.

    Consultant sa montre, la jeune femme vit que cela faisait à peine un quart d’heure qu’elle l’avait appelé. S’il ne rappliquait pas dans l’heure qui suit, elle se promit non seulement de lui mettre une bonne gifle pour « être sûre qu’il est bien réveillé cette fois » et de le sermonner jusqu’à la fin de ses jours. Il lui manquait tellement qu’elle se retournait régulièrement pour guetter le bruit de ses baskets sur le sol glissant du couloir. Sinon elle regardait inlassablement par la fenêtre de sa chambre, exaspérée, poussant de gros soupirs toutes les cinq minutes. Ses envies avaient pris le dessus sur tout le reste. Ses pensées ramenaient tout à l’odeur de la cigarette, au goût de l’alcool brûlant d’une chaleur douce son estomac ou à la vue d’une seringue. C’était plus fort qu’elle, ces excès étaient très vite devenus des obsessions, de sorte à ce qu’elle soit devenue accro avec une rapidité déconcertante. Il faut dire qu’elle en a aussi terriblement besoin : tous ses problèmes étaient écartés d’un verre cul-sec. Une façon comme une autre de faire l’autruche, de contourner ce qui la dérangeait dans sa vie – c’est-à-dire beaucoup de choses.

    Enfin, elle vit Damon franchir le seuil de sa chambre. Aussitôt, toutes ces mésaventures s’effacèrent en un clin d’œil. Elle eu un petit sourire désolé. Elle savait qu’elle l’avait sûrement réveillé au beau milieu de la « nuit », elle-même dormait toujours à cette heure-là d’habitude. Voir le soleil était devenu rare, ne sortant que la nuit elle ne croisait que très peu ses rayons, et ce toujours le soir bien sûr, voir au petit matin. Elle se sentait soulagée maintenant qu’elle le voyait, malgré les cernes sous les yeux du jeune homme.

    « Hey Connell, j'ai fait aussi vite que j'ai pu. T'es prête à te casser d'ici ou j'ai le temps d'aller prendre un peu de bon temps avec la charmante petite infirmière de l'accueil ? »

    Du Damon tout craché.

    « Dans tes rêves, on se casse d’ici ! » répondit-elle tandis qu’il déposait un baiser sur son front. « Merci d’être venu. »

    On pourrait presque croire qu’ils sortaient ensemble tant leur relation était fusionnelle. D’ailleurs, cela n’aurait pas déplu à Candice : elle avait toujours eu un petit faible pour lui. Pour l’instant, il était plus qu’un frère, comme un meilleur ami, un confident … Elle se sentait elle-même uniquement lorsqu’il était auprès d’elle, là au moins elle n’avait plus besoin de cacher ses souffrances. Il la comprenait et c’était réciproque. Pourtant, personne ne voyait d’un très bon œil leur relation. A commencer par Ashandra, la sœur de Damon un peu trop protectrice, secondée par Beverly, une sorte de garce qu’elle ne pouvait pas sentir. Elle serra les épaules du jeune homme en une accolade amicale.

    « T'as vraiment une sale gueule. Qu'est-ce qui s'est passé ? Trop de whisky ou d’ectasie ? »

    Damon avait raison, Candice avait une tête de déterrée. Son maquillage avait un peu coulé, le reste était effacé. Son teint était livide, ses cheveux coiffés à la va-vite, de sorte à ce qu’elle ressemble à une mort-vivante. Rien de très sexy, par conséquent.
    Il la connaissait bien, il savait que le whisky était sa boisson préférée. Cela la fit sourire, malgré les événements mouvementés de la veille qui lui revenaient de temps en temps en mémoire.

    « Trop de whisky, à c’qu’il parait. Dommage, j’avais une touche hier soir, avant de m’écrouler sur le trottoir. »

    Candice n’avait plus de sac à main, plus de téléphone, plus rien. Elle se sentait affreusement vide, comme si son âme était un grand trou noir. Elle prit Damon par le bras et sortit de la chambre. Elle croisa l’infirmière qui était près d’elle à son réveil, celle qui l’insupportait depuis le début de la matinée, ainsi que celle dont Damon devait parler, plutôt jolie. Il avait toujours eu du goût en matière de fille, pensa Candice en lançant un regard en coin à son ami.
    Les papiers signés, ils quittèrent l’hôpital, non sans une certaine satisfaction de la part de Candice. Elle tremblait toujours, le jeune homme devait le sentir. D’ailleurs, à peine eurent-ils franchi les portes du bâtiment qu’elle s’arrêta, soulagée d’être enfin sortie de cet endroit désagréable.

    « T’as pensé aux clopes j’espère ? » demanda-t-elle, toujours obnubilée par ses manques.
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MessageSujet: Re: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptySam 26 Nov - 14:56

« Une touche, vraiment ? Je suis sûre qu'il n'était pas aussi hot que moi, de toutes façons. » lança Damon tandis que Candice le tirait vers la sortie. Ils croisèrent alors la petite infirmière au physique plus qu'attrayant et le jeune homme oublia un instant son amie tandis qu'il offrait son plus beau sourire à la charmante demoiselle, qui lui répondit en rougissant. Lorsqu'il aurait un peu de temps, et surtout s'il s'en souvenait, il reviendrait ici et la laisserait prendre soin de lui. Damon retint un sourire satisfait : même s'il n'était plus que l'ombre de lui-même, il parvenait encore à attirer des filles normales et sans problème. Preuve que son charme n'avait pas disparu sous les litres d'alcool.

Ils atteignirent enfin la sortie. Candice tremblait toujours, et l'espace d'un instant Damon éprouva l'envie de la serrer contre lui et de la rassurer. Mais il ne pouvait pas faire ça, pas quand il était aussi brisé qu'elle, autant perdu. La seule chose que le jeune homme pouvait lui offrir, c'était le paquet de cigarettes que Candice lui demandait. Il vit le visage de la jolie blonde se fendre d'un sourire.

« J'ai même encore mieux que ça. »
ajouta-t-il avant de sortir une flasque de la poche intérieur de son blouson. Il ouvrit le bouchon avant de tendre la petite bouteille à Candice. Lorsque son amie la prit entre ses doigts tremblants, Damon ne put s'empêcher de se sentir fier. Il venait de remonter le moral de Candice, il le savait, et ce même si la façon dont il venait de le faire pourrait, de l'extérieur, paraître totalement malsaine. Pourtant, il savait que Candice lui en était reconnaissante. Il la connaissait par cœur, bien mieux que n'importe qui d'autre. Il n'avait qu'à la regarder pour savoir ce qu'elle pensait ou voulait. Damon se souvenait comme si c'était hier de leur rencontre dans ce bar miteux où il s'était rendu pour, une fois encore, noyer son mal être dans l'alcool. Il avait déjà ingurgité quelques litres de whisky quand elle était arrivée. Tout s'était arrêté lorsqu'il avait posé les yeux sur elle : une âme déchue, magnifique dans cette souffrance qu'était la sienne. Ils avaient bu jusqu'à n'en plus pouvoir, partageant une conversation qu'eux seuls pouvaient comprendre, et pas un instant Damon n'avait pu détacher son regard de cet ange tombé du ciel. Lui qui était si seul, que personne ne semblait ni ne voulait comprendre, venait de trouver en cette jeune fille au sourire irrésistibles, aux yeux profonds et à l'histoire aussi troublée que la sienne, une oreille attentive, une personne qui le cernait sans même qu'il n'ait besoin de dire la moindre chose.

Depuis ce jour, rien n'avait véritablement changé. Candice représentait toujours, dans son esprit torturé, cette fille superbe et merveilleuse, un peu comme son âme sœur dans ce monde trouble qu'était le leur. Parfois, l'idée de la perdre le faisait boire plus que de raison, parce qu'envisager de passer sa vie sans elle, ou plutôt, de redevenir seul, le paniquait et lui donnait presque envie de pleurer. Il avait conscience que c'était par pur égoïsme qu'il souhaitait garder Candice à ses côtés, tant la solitude lui faisait peur. Mais au fond de lui, il savait aussi que c'était un peu plus que ça. Que parfois il se surprenait à espérer un peu plus qu'une complicité sans faille et une amitié à toutes épreuves. Il ne disait rien, il ne voyait pas l'intérêt de mettre des mots sur quelque chose qu'il ne comprenait pas et que Candice ne souhaitait probablement pas. Alors il se contentait de la garder presque jalousement près de lui.

Damon secoua la tête. Toutes ces pensées négatives n'étaient dues qu'à une seule chose : il était bien trop sobre pour son propre bien. Il avait besoin d'un peu plus qu'une simple cigarette et quelques gorgées d'alcool. Cherchant dans les poches de son jean sale et maintenant bien trop grand pour lui, il en extirpa un petit sachet dans lequel il restait trois petits comprimés. Damon secoua le bout de plastique devant ses yeux, n'y voyant rien d'autre qu'un moyen d'atteindre la plénitude. Il plongea ses doigts à l'intérieur avant de déposer une des pilules magiques sur sa langue. Il tendit ensuite le sachet à Candice et s'exclama « J'ai une idée. On devrait se trouver un coin tranquille pour discuter et s'amuser un peu. Je crois que j'ai des restes de bouteilles dans mon coffre. Ou alors on va emmerder tous ces cons de cul bénis à la sortie de l'église. Oh et il y a une fête ce soir chez John, on y va et on passe la soirée à s'éclater. J'ai besoin d'alcool à volonté et de filles en mini jupe. »

L’ectasie faisait peu à peu effet. La sensation de froid commençait à se dissiper, tout comme ce vide insupportable à l'intérieur de lui qui petit à petit semblait se combler. Les couleurs autour de lui se faisaient plus vives, et le monde redevenait beau et supportable. Il savait néanmoins qu'il aurait bien vite besoin de plus, mais pour le moment cela lui suffisait. Il releva les yeux vers Candice, qui lui paraissait encore plus belle, presque innocente. Il laissa échapper un rire heureux, son absence de sommeil oubliée au profil d'une envie de faire la fête jusqu'au petit matin. Peu importait ce que les autres, comme Ashandra, pouvaient lui dire : rien n'était meilleur qu'un peu de drogue arrosée d'alcool en compagnie de sa meilleure amie. Il ne lui manquait plus qu'une fille au derrière irrésistible et il serait totalement comblé.
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MessageSujet: Re: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptySam 3 Déc - 17:50

    Damon avait toujours été ce que Candice avait voulu qu’il soit. Elle avait voulu être son amie, ils étaient devenus très complices. Elle avait voulu qu’il soit son confident, il l’avait écoutée avec énormément d’attention. Elle était certaine que si elle l’avait voulu, Damon aurait été son petit-ami. Sauf qu’elle ne pouvait pas pour un million de raisons. Son père n’était pas au courant de leur amitié mais il avait en horreur les drogués et les alcooliques, surtout jeunes – il éprouvait même de la pitié à leur égard, disant que la jeunesse n’était plus ce qu’elle était avec un ton mélancolique à en faire pleurer les fleurs. S’il savait que sa fille faisait partie de cette « malheureuse jeunesse » ! Et qu’elle sortait avec un garçon du même genre ! Ce serait un scandale chez les Connells. Et pas seulement : vu comment Ashandra et Beverly se dressaient contre elle, elle n’aurait pas été au bout de ses peines. De plus, Damon était incapable de rester fidèle et donc il lui semblait inimaginable d’être plus proches qu’ils ne l’étaient déjà. Surtout que c’était bien connu : une histoire d’amour peut gâcher une histoire d’amitié. Or Candice tenait bien trop à lui pour cela. Son confident passait avant tout le reste.

    Candice éprouva un soulagement fou lorsqu’elle vit le paquet de cigarettes sortir de la poche de Damon. Comme si elle n’avait pas mangé depuis des semaines et qu’elles étaient en chocolat et sur le point de fondre. Elle en prit une et tira de la poche de Damon un briquet afin de l’allumer. La première bouffée fut une bénédiction. Elle parvenait peu à peu à se détendre et à détendre chaque muscle tendu par le manque de nicotine. Heureusement, il avait tout prévu. Il lui tendit une fiasque, dont elle ne s’enquit même pas de savoir ce qui se trouvait à l’intérieur. Du moment qu’il y avait de l’alcool, cela lui suffirait amplement. Elle but de grandes gorgées de ce qui semblait être du whisky, il brûla son œsophage puis son estomac d’une chaleur douce et agréable. Elle lui en laissa un peu, devinant qu’il était encore trop sobre pour pouvoir sourire. Ils allaient avoir besoin d’un peu plus pour tenir le coup de toute façon. Elle lui rendit donc ce qu’il en restait, faisant tinter le liquide à l’intérieur, aussi précieux qu’un vampire aurait besoin de sang. C’est alors que Damon sortit le meilleur. L’unique moyen d’atteindre le paradis tout en restant sur Terre et en vie. Trois cachets d’ecstasy flottaient devant ses yeux bleus grands ouverts, comme si elle était une petite fille qui voyait là les plus beaux jouets du monde. L’innocence de l’enfance en moins. Une fois qu’il fut servi, elle en glissa à son tour un sur sa langue et attendit qu’il fasse effet tout en écoutant les projets de Damon. Qu’importe ce qu’il déciderait, elle le suivrait où qu’il aille. Même dans un bar gay s’il le faut, pensa-t-elle en souriant, l’alcool et la drogue faisant peu à peu leur petit effet.

    Candice songea avec amusement qu’on aurait pu voir d’un très mauvais œil leurs échanges plus que suspects devant l’hôpital St Rita. Mais qu’importe. Elle était à nouveau heureuse. Le monde monochrome qu’elle voyait depuis son réveil avait repris des couleurs vives et gaies. Sa cigarette avait un goût de fraise, malheureusement elle était déjà presque terminée. Même les médecins, sortis un moment pour fumer, semblaient tous beaux et sexy, comme issus de Grey’s Anatomy ou de Dr House. Oubliés, ses problèmes. Sa mère, son sac volé, les tabous chez son père … Partis ! Candice se sentait si bien ainsi, si légère qu’elle avait l’impression de pouvoir voler comme un ballon gonflé à l’hélium. Elle regarda son ami et vit le même regard troublé et excité à la fois vibrant d’un bonheur éphémère. Une malheureuse vérité dont ils n’avaient pas conscience pour le moment : ils étaient noyés dans cette renaissance du monde épanoui dont ils avaient toujours rêvé.

    « Mmmh on n’a qu’à emmerder les culs bénis et après discuter. Non, d’abord, on va boire une de tes bouteilles. J’ai soif ! »

    En effet, Candice avait l’impression d’être desséchée tellement cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas bu, et les quelques gorgées généreusement offertes par Damon n’y avaient rien fait. Elle avait sérieusement besoin d’un bon remontant qui se combinerait à la drogue. Elle écrasa ce qui restait de sa cigarette – ses mains ne tremblaient plus, ses manques étaient comblés – et elle entraina son ami avec le parking. Repérant sa voiture, elle s’y dirigea avec la ferme intention de vider une ou deux bouteille avant d’aller à l’église. Etait-on un dimanche au moins ? Peu importe, ils n’auraient qu’à lancer des cailloux sur les passants pour passer le temps, du moment qu’ils s’amusaient un peu. Ce qui était bien avec Damon, c’était qu’il y avait toujours quelque chose à faire. Même discuter faisait passer le temps à une allure folle, leurs conversations étant souvent captivantes autant pour elle que pour lui. Cependant Candice avait terriblement envie de s’amuser et de faire la fête, or ils avaient une journée entière devant eux avant que la nuit ne tombe à nouveau et que les premières notes de musique techno ne retentissent des boîtes de nuits et des maisons des fêtards. Le temps semblait long, mais elle savait qu’il passerait vite en sa compagnie.

    Elle attendit qu’il déverrouille la voiture et qu’il ouvre le coffre, sautillant légèrement sur place. L’excitation la gagnait, effet secondaire de la drogue mêlée au whisky. Elle se sentait heureuse, sentiment devenu rare ces dernières années. A chaque fois, elle en oubliait la saveur et n’était qu’un peu plus contente lorsqu’elle y regoûtait. Le bonheur, c’était si éphémère et rare ! Il s’apparentait d’ailleurs bien vite aux cachets d’ecstasy ou aux bouteilles qui dansaient à présent devant ses yeux, lui lançant un appel inaudible auquel elle ne pouvait résister. Elle saisit une bouteille de bière encore pleine et la décapsula afin de boire le précieux liquide avec avidité.

    « Tu sais quoi ? Je crois que ta sœur peut vraiment pas me blérer. Tu verrais comment elle m’a reluqué l’autre jour ! »

    Candice partit d’un rire étrange, presque dément. Elle repensa au regard d’Ashandra Moon lorsqu’elle avait posé les yeux sur elle, assise au comptoir de leur bar favori quelques jours plus tôt, alors qu’elle venait chercher son frère trop ivre pour conduire. Candice était d’ailleurs dans le même état que lui, incapable de marcher droit sans tituber et tenant des propos peu cohérents. Ainsi terminaient la plupart de leurs soirées, cependant la jeune femme n’aimait pas lorsque c’était Ashandra qui venait le chercher : elle non plus n’aimait pas cette fille. Avec Beverly, elles menaient une guerre où tout était permis. Candice savait ce qu’elles lui reprochaient : elles mettaient tous les excès de Damon sur son dos, à croire qu’elle lui mettait le couteau sous la gorge pour qu’il prenne sa drogue ou sa dose d’alcool. Mais elle ne se laissera pas faire comme ça, dépressive ou non. Le combat ne faisaient que commencer.
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MessageSujet: Re: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptyDim 5 Fév - 16:08

Damon saisit une bouteille de whisky à moitié vide et retira le bouchon avant de le jeter sur le pare-brise de la voiture d'en face. Le petit bruit de collision le fit rire et il manqua presque de s'étouffer avec la gorgée d'alcool qu'il venait d'avaler. Près de lui, Candice était occupée à vider une canette de bière aussi vite que si elle participait à un concours stupide. Pour la première fois depuis des heures, Damon se sentait à sa place. Là, dans le froid qui sévissait à Lima, sur le parking de l'hôpital, avec pour seule compagnie Candice, de l'alcool et un esprit rendu libre par le pouvoir de la drogue, il se sentait parfaitement bien. Heureux. D'ici quelques minutes, ils se rendraient près de l'église et s'amuseraient, cachés derrière une voiture, à insulter les passants. Candice insisterait probablement pour ajouter un lancé de cailloux qui serait la cause de fous rires incontrôlables, leur donnant l'impression d'être insouciants et intouchables. Souriant face à cette pensée, il termina la bouteille avant de jeter son dévolu sur une autre. Peu de temps auparavant, l'idée même d'exister lui avait donné envie de se cacher sous sa couette pour le reste de sa vie, mais à présent, le temps passait plus vite et la vie paraissait plus simple. Une fois encore, Damon était surpris par le pouvoir de l'alcool et de la drogue, et ne comprenait pas pourquoi tout le monde en faisait toute une histoire. Certes, toutes ces substances étaient mauvaises pour la santé, et l'overdose n'était jamais vraiment très loin – Damon le savait mieux que quiconque, après ce qu'il avait vécu peu de temps auparavant. Mais tout le monde finissait par mourir, n'est-ce pas ? C'était bien le but même de la vie : vivre pour ensuite mourir et, selon sa sœur et sa mère ainsi que les autres culs bénis de la paroisse, finir au paradis dans un espèce de « tout est bien qui finit bien » qui le faisait rire autant qu'il lui donnait la nausée. Alors pourquoi ne pas profiter de ces instants passés sur cette planète de la meilleure façon qu'il soit ? Pourquoi se laisser submerger par les soucis et les problèmes alors qu'un simple petit comprimé ou une bonne bouteille de vodka suffisaient à rendre la vie plus facile et l'esprit plus léger ? Damon avait du mal à comprendre pourquoi ce qu'il faisait était soit-disant mal et répréhensible, alors que tout ce qu'il cherchait, et obtenait, était un moyen de supporter sa propre existence. Comment sa sœur ne pouvait-elle pas voir que tout cela était son seul et unique moyen de tout supporter ?

Comme si elle avait lu dans ses pensées, Candice évoqua Ashandra, avec tellement de venin dans la voix qu'un petit rire s'échappa des lèvres de Damon. La relation entre sa sœur et sa meilleure amie était si houleuse que le jeune homme s'amusait de la situation chaque fois qu'elle se présentait. Candice portait toujours cet air de dégoût lorsqu'elle parlait d'Ashandra, la même expression qui se trouvait sur le visage de sa sœur lorsqu'elle critiquait la jolie blonde devant lui. Au début, cette animosité l'avait rendu fou de rage, mais avec le temps, l'amusement avait pris le pas sur la colère. Rien de ce que pouvait dire sa sœur ne le ferait s'éloigner de Candice. Et s'il en venait à être amené à choisir entre Ashandra et sa meilleure amie, Damon n'hésiterait pas une seconde à couper les ponts avec sa sœur. Riant de bon cœur, Damon attrapa la main libre de Candice avant de l'attirer à lui. Il entoura son bras autour des épaules frêles de la jeune femme avant de s'exclamer : « Ma sœur te déteste, c'est un fait. Mais Ashandra n'est qu'une miss je-sais-tout insupportable et égoïste, alors on s'en fout. » Il but une nouvelle gorgée avant d'ajouter « Elle peut faire ce qu'elle veut, je préfèrerais vivre sous les ponts et me nourrir de rats crevés que de te perdre. Alors qu'elle aille se faire foutre. » Il déposa un baiser sur ses cheveux avant de soupirer de contentement. La vie pouvait parfois être supportable.

Se saisissant de nouveau de la main de Candice, il ouvrit la portière et la poussa gentiment vers le siège. « C'est l'heure d'aller emmerder les amis de cette chère Ashandra. Je me demande d'ailleurs si ma sœur n'est pas à la paroisse en ce moment même. » Damon fit le tour de la voiture, jeta la bouteille sur la plage arrière avant de s'installer derrière le volant. Il attendit patiemment que Candice face de même, se moquant gentiment de son amie face à son état certain d'ébriété. Le jeune homme mit le contact et se dirigea vers la sortie du parking, manquant de renverser un ou deux piétons. Se moquant des limitations de vitesse, il se rendit à toute allure vers l'église. « Tu sais, » dit-il tout en grillant un feu rouge sans sourciller « on devrait faire quelque chose pour l'énerver encore plus. Genre avaler un cachet d'ecsta ou se faire une ligne de coke au moment où elle arrive. Ou alors s'embrasser. » ajouta-il tout en gloussant sans s'en offusquer le moins du monde.
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MessageSujet: Re: 01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer   01. Ain't got a care in the world, but got plenty of beer EmptyJeu 23 Fév - 21:19

    Damon rit à l’évocation de sa sœur. Candice devinait que lui non plus ne supportait pas Ashandra. Bien sûr, il lui avait parlé de sa relation avec elle – ils se confiaient à peu près tout – ce qui n’avait fait que créer une empathie un peu plus profonde entre elles. Candice, elle, n’aurait jamais abandonné Damon. Elle savait ce qu’il ressentait pour être dans la même situation, elle savait toujours précisément quoi lui dire et comment l’écouter. Ashandra ne savait rien faire de tout cela. Elle se contentait de l’insulter, de le critiquer, de lui promettre que tout ira mieux alors que tout ne pouvait pas aller plus mal non plus … Elle le rendait encore plus malheureux, mais tout ce qui lui importait, c’était sa bonne confiance de « cul béni », comme disait Damon. Candice n’était pas croyante, mais si gagner sa place au paradis c’était sacrifier celle de son frère, alors elle ne voulait même pas de cette place. A la différence qu’elle était fille unique : le jeune homme était son frère de cœur, la moitié d’elle-même. Elle n’imaginait pas sa vie sans lui.

    Une fois la canette de bière vide, Candice repéra un chat et la lui lança dessus. Sa vue n’était pas bien claire, elle le manqua de peu, cependant l’animal poussa un miaulement de protestation qui la fit rire à nouveau. Damon lui prit la main et l’attira contre lui, passant un bras autour de ses épaules. Il la rassurait, lui montrait qu’elle était la plus importante des deux, ce qui fit apparaître un sourire béat sur son visage. Elle se sentait si bien près de lui qu’elle aurait pu y rester toute sa vie.

    « Merci … » se contenta-t-elle de répondre en le serrant dans ses bras.

    Inutile de lui dire pourquoi elle le remerciait, cela se résumerait à un seul mot : tout. Il était toujours là pour elle quand elle avait besoin de lui, elle passait toujours en premier même devant sa propre sœur, il ne râlait jamais quand il venait la chercher à l’hôpital un lundi matin … Il était tout bonnement parfait pour elle – en tant que frère bien sûr. Même si parfois elle imaginait qu’ils pourraient être bien plus que ça, avant de chasser cette idée très vite. S’il y avait une chose qu’elle ne voulait absolument pas perdre, c’était leur amitié. Or s’ils sortaient ensemble et que ça ne marchait pas, elle le perdrait pour toujours … Même s’il était sûrement l’un des gars les plus sexy de la terre, et qu’il était le seul au monde qui la comprenait vraiment.

    Interrompant leur seconde « câlin », il la prit par la main et la poussa sur le siège conducteur. Elle faillit tomber et se rattrapa de justesse à la portière, puis se mit difficilement sur le siège, sous le regard moqueur de Damon.

    « Ok, j’y suis allée un peu fort pour un dimanche matin … Mais j’ai une bonne raison. Mon infirmière était nulle et moche. » fit-elle, un index levé pour se justifier comme une enfant tandis que son ami démarrait.

    Damon roulait vite, mais Candice n’en était nullement dérangée. Au contraire, elle avait hâte d’y être et de s’amuser. Elle n’avait pas conscience des piétons sur leur chemin, de la couleur des feux et des limitations de vitesse. Elle n’avait pas mis sa ceinture de sécurité et elle s’en fichait royalement. Totalement oubliés, comme tout le reste.

    « Ouais ! Miss-je-sais-tout va en avoir plein les yeux ! » répliqua-t-elle, toujours avec ce sourire béat.

    Embrasser Damon ne la dérangeait pas. Il l’avait peut-être déjà fait, lors d’une soirée un peu trop alcoolisée, mais elle n’en avait pas souvenir. La seule chose dont elle était sûre et certaine, c’était qu’ils n’étaient pas allés plus loin. Bien qu’elle ait aussi souvent terminé la nuit chez lui que lui chez elle, elle s’en serait souvenue s’ils avaient fait autre chose que dormir. Candice attrapa une paire de Ray Ban dans la boîte à gant et les passa sur son nez. Oubliée, sa gueule de bois. Tout le monde savait que pour y remédier, il suffisait de boire un petit coup de quelque chose de fort dès le réveil. Cependant elle ne sortait pas souvent la journée, ce pourquoi les rayons du soleil lui brulaient les yeux.

    Enfin, la voiture arriva devant l’église, où les cloches sonnaient un air joyeux et niais. La fin de la messe, apparemment. Ils arrivaient pile au bon moment : dans quelques minutes, tous les croyants de Lima sortiraient et leur lanceraient des regards indignés. Voir des insultes, des regards de mépris ou de haine. Ils ne seront ni les premiers, ni les derniers. Candice s’extirpa de la voiture avec autant de difficultés que pour y entrer. D’un pas titubant, elle alla récupérer deux canettes de bière dans le coffre et en donna une à Damon. Elle se sentait excitée, voir euphorique, effets bénéfiques de la drogue. Elle n’en avait jamais assez. Il lui fallait encore et toujours de l’alcool, de l’ecstasy et des cigarettes. Enfin, les portes du bâtiment s’ouvrirent et les premiers à sortir pointaient déjà le bout de leur nez en murmurant entre eux. Il leur faisait pitié, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Elle se baissa tant bien que mal et attrapa quelques petits cailloux au sol, qu’elle lança sur les gens avec de grands éclats de rire, accompagnés parfois d’insultes.

    Son rire s’arrêta lorsqu’elle aperçut Ashandra. Elle la pointa du doigt et secoua sans s’en rendre compte le bras de Damon pour attirer son attention.

    « Elle est là ! » s’exclama-t-elle sans pour autant faire quoi que ce soit.
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