Choriste du mois


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 01. Lost and insecure, you found me.

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MessageSujet: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyMar 1 Nov - 0:40

Derrière le volant de sa voiture, Emma ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil au rétroviseur afin d’y découvrir le reflet de sa fille, installée derrière elle. La petite tenait une poupée dans ses bras et pour une fois n’avait pas la moindre chose à dire, ce qui était une chose particulièrement étonnante. D’ordinaire, Emily Schuester ne tenait pas en place, sans cesse en train de raconter ses péripéties de petite écolière à ses parents, n’hésitant pas à les répéter plusieurs fois dès qu’elle tombait à court d’anecdotes. Le caractère dynamique de sa fille plaisait énormément à la conseillère. Emily, c’était le petit rayon du soleil de sa vie, celle dont l’enthousiasme la faisait sourire, et dont les bêtises ne parvenaient même pas à la mettre en colère la plupart du temps. Elle y tenait comme à la prunelle de ses yeux, et profitait de chaque instant qu’elle passait à ses côtés. Emma soupira un instant de satisfaction, avant de poser de nouveau son regard sur la route. Elle avait profité d’une journée libre pour aller faire les magasins avec sa fille. Cette dernière grandissait à une vitesse folle, si bien qu’elle devait sans cesse renouveler sa garde-robe. Bien sûr, cela ne posait pas le moindre problème à la fillette qui du haut de ses de quatre ans et demi qui adorait lâcher la main de sa maman quand elle passait dans les divers rayons enfant des magasins. Contrairement à beaucoup de petites filles qui à cet âge-là trainaient les pieds en allant faire les boutiques, Emily, elle, adorait essayer de nouvelles robes et remplir son panier. Dernièrement, elle avait même réclamé une broche « comme celles de sa maman » à Emma… Ce que celle-ci avait bien entendu refusé.

Se garant dans le parking du centre commercial, Emma esquissa un sourire lorsqu’elle se retourna vers sa fille qui essayait de détacher seule sa ceinture. Coupant le contact, elle ouvrit la portière puis frémit en sentant le vent glacial lui mordre les joues. L’été n’était pas encore terminé, et pourtant les jours commençaient déjà à se rafraichir – chose étonnante puisque d’habitude, septembre était un mois ensoleillé. Haussant un sourcil, la jeune femme oublia la météo et aida sa fillette à sortir de la voiture. Emily attrapa aussitôt sa main et toutes les deux se dirigèrent vers le centre. Si Emma avait choisi d’y aller un jeudi après-midi, ce n’était pas anodin : les magasins étaient en général plus ou moins vides ce jour-là, les habitants de Lima attendaient plutôt le week-end pour faire le tour des nouvelles collections des magasins. Emma, elle, faisait tout le contraire. Pendant des années elle avait d’ailleurs évité les boutiques, légèrement agoraphobe sur les bords lorsqu’il s’agissait de faire du lèche-vitrine. Elle détestait la foule qui s’engouffrait dans une même boutique, détestait voir les vendeuses s’agitaient dans tous les sens pour pouvoir aider les clients. Elle préférait s’adonner à ce genre d’activité lorsque les diverses allées du centre commercial étaient vides, c’était plus pratique et surtout plus agréable.

Main dans la main, Emma et Emily se dirigèrent vers le magasin préféré de la petite fille, qui ouvrit de grands yeux ronds en reconnaissant l’enseigne au-dessus de la porte. La conseillère esquissa un sourire, tandis que la main de sa fille se faisait de plus en plus pressante et la tirait vers la dite boutique. Comprenant l’empressement de sa fille, elle accéléra le pas et se retrouva bientôt à l’intérieur du magasin. L’endroit était coloré et chaleureux et la jeune femme n’avait aucun mal à comprendre le choix d’Emily. De part et d’autre de la boutique, il y avait de petites robes colorées, de jolies jupes plissées, des accessoires pour les enfants, et même quelques peluches qui attiraient toujours l’attention de la fillette lorsqu’elle entrait dans le magasin. Elle haussa un sourcil puis s’agenouilla près d’Emily. « Comme d’habitude, ma chérie ? ». La petite fille savait ce que cette phrase signifiait : elle n’avait pas le droit de courir dans tous les sens et de foncer tête baissée dans les « grandes personnes » qui slalomaient entre les rayons. Elle devait prendre sagement un petit panier, dans lequel elle devrait mettre les vêtements qui lui plaisaient. Emma savait que sa fille aimait prendre son temps, ainsi elle la laissait faire la plupart du temps, se contentant de regarder de son côté tout en gardant un œil sur elle.

Par chance, le magasin était presque désert à cette heure de l’après-midi. Tournant les talons, Emma se dirigea vers les petites jupes et gilets tandis que derrière, sa fille semblait porter davantage d’attention aux robes. Souriant à la vue des cardigans, la conseillère s’approcha de ces derniers après un nouveau coup d’œil jeté à sa fille. Plissant les yeux, elle attrapa un cintre et contempla quelques secondes le gilet vert pomme qu’elle avait choisi. A vrai dire, il semblait être la réplique miniature du propre cardigan qu’elle portait sur elle ce jour-là, et après quelques secondes d’hésitation, elle finit par reposer le cintre et choisir le cardigan rose pâle qui se trouvait à côté de celui-ci. Elle n’avait pas envie d’être comme toutes ces mères qui font en sorte que leurs filles s’habillent de la même façon qu’elles. Elle trouvait ça ridicule. Se retournant vers sa fillette, elle fut rassurée en la voyant un peu plus loin et poursuivit ses investigations. Au bout de cinq minutes elle avait déniché deux petites jupes, un gilet, et une paire de leggings. Elle se retourna de nouveau et chercha Emily du regard. Fronçant les sourcils en ne la voyant pas à l’endroit où elle était quelques secondes plus tôt, Emma s’avança vers le rayon et y passa le visage, s’attendant à retrouver les yeux verts de son enfant. Il n’y avait personne. La panique commença à gagner la jeune maman, quelque chose qu’elle expérimentait beaucoup depuis qu’elle était mère. Pressant l’allure Emma fit le tour du magasin, en vain. Elle ne trouvait pas, ne trouvait plus sa fille. Le cœur au bord de l’explosion, elle commença à l’appeler sous le regard anxieux d’une vendeuse. « Emily ? Emily ? ». Elle bouscula sans le faire exprès la jeune fille qui travaillait dans le magasin et l’observa de ses yeux ronds effrayés. « Vous n’auriez pas vu ma fille ? Elle a de longs cheveux bruns, de grands yeux verts… et e-elle a quatre ans ». La vendeuse secoua la tête négativement, et Emma lui tendit aussitôt les vêtements qu’elle lâcha dans ses bras. Se retournant, elle quitta le magasin puis s’aventura dans les allées. Impuissante elle courait presque désormais, cherchant sa fille sous les regards alarmés des passants.
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyMar 1 Nov - 14:52

Assise à l’arrière de la voiture, la petite Emily était étrangement calme. Pour une fois que maman avait du temps pour se consacrer entièrement à elle car elle ne travaillait pas, elle allait être sage. Installée dans son siège automobile, elle tenait dans ses bras une de ses poupées et lui parlait à voix basse. « Maman a dit que c’est une surprise. Faut que tu sois sage. » L’innocence de l’enfant à cet âge là… Elle demandait à sa poupée d’être sage alors que c’est elle qui devait l’être. Elle l’était en quelque sorte, elle n’inondait pas sa mère de paroles et d’histoires. La fillette n’avait même pas réclamé qu’elle allume le poste radio pour mettre son disque préféré. Celui-ci allait finir par rendre dingue Will et Emma un jour où l’autre à moins que les goûts de Emily finissent par changer. Elle écoutait les chansons à la télévision, celles des chanteurs de papa à l’école. Elle aimait Rachel Berry, était même en admiration devant elle à chaque fois qu’elle la voyait sur l’écran de la télévision. Pourtant malgré tous les talents que pouvait avoir cette chanteuse, elle n’arriverait pas à la hauteur de son disque avec les musiques des dessins animés de Walt Disney. Les paroles étaient parfois dures à comprendre pour la petite fille car elle était encore jeune mais faciles à retenir. Il n’était donc pas rare de l’entendre fredonner une chanson de dessin animé.

La voiture s’arrêta enfin dans un grand parking. Emily tenta de se détacher toute seule avant d’attendre bien sagement que sa maman l’aide. Elle sauta alors de la voiture et glissa sa main dans celle de Emma alors que de son autre main elle gardait serrer fort contre elle sa poupée. Ce n’était pas Théodore mais elle l’aimait bien. En avançant vers le centre, Emily se mit à sautiller en entamant une chanson de Blanche Neige et les Sept nains. « Some day my prince will comme. Some day, we’ll meet again. And away to his castle we’ll go. » Son prince, Emily ne l’avait pas encore rencontré, elle était beaucoup trop jeune. Quoique, l’autre jour à l’école, elle avait fait un bisou sur la joue d’un de ses petits copains de classe. C’était juste par qu’il lui avait demandé et qu’elle avait relevé le défi du haut de ses quatre ans et demi. Un bisou sur la joue, ce n’était pas sale comme les bisous des grandes personnes de toute façon. Tous les grands se faisaient des bisous sur la bouche, c’était pouah du point de vue de la petite fille. Même ses parents ne dérogeaient pas à cette règle. Quand papa se mettait à faire des bisous à maman quand elle rentrait du travail, Emily mettait la main devant ses yeux ou courait en direction de ses parents pour les interrompre. Alors, le jour où son prince viendra, il lui fera un bisou sur la joue.

Emily vit soudain une grande enseigne lumineuse qui attira son attention. Ses yeux s’arrondirent alors qu’elle la reconnaissait. Elle s’arrêta sur le coup de sautiller, se remettant à marcher à côté de sa maman. Sa petite main pressa plus fortement celle de Emma dans la sienne. « On va là maman, dis ? » Elle commençait déjà à trépigner d’impatience. Sa mère passait du temps avec elle et l’emmenait dans son magasin préféré. Il n’y avait pas mieux pour la mettre aux anges. La fillette se mit alors à trottiner, tentant de traîner Emma avec elle pour qu’elle avance plus vite. Elle n’avait qu’une hâte, c’était entrer dans le magasin où elle savait qu’elle serait émerveillée. Il y avait des vêtements de partout et avec de nombreuses couleurs. Elle adorait les couleurs vives avec une préférence pour le rose et le violet. Plus que quelques mètres et elle pourrait enfin poser ses grands yeux verts autour d’elle. Elle trépignait d’impatience mais dut se calmer quand Emma s’agenouilla pour se mettre à sa hauteur. « Comme d’habitude, ma chérie ? » La réponse sortit spontanément des lèvres de la fillette. « Ouiii » Elle devait être sage, ne pas bousculer les grands et restait dans le champ de vision de maman.

La main de la petite Schuester lâcha enfin celle de sa maman. Elle s’avança aussitôt vers des robes de couleurs qui avaient déjà attiré son attention. Elle regarda une robe violette avec des motifs représentant des fleurs blanches cousus dessus. Sa bouche s’ouvrit et se referma aussitôt. Elle était vraiment trop belle. Emily la décrocha et se précipita vers sa mère pour lui donner. « Celle-là maman s’il te plait ». Elle tendit la robe à Emma, ne se préoccupant pas au passage de savoir si c’était la bonne taille. Tournant les talons, elle repartit en petites enjambées admirer cette fois des bracelets et des colliers qu’elle montra à sa poupée. Si elle continuait sur le chemin qu’elle avait déjà pris du haut de ses quatre ans et demi, Emily finirait un jour par ruiner son père en dépensant sa paie de professeur en vêtements. Monsieur Schuester allait devoir apprendre à freiner les folies de sa fille s’il ne voulait pas que ça se produise.

Quelque chose attira l’attention de la petite fille en dehors du magasin. Ses grands yeux s’arrondirent brusquement. Un adulte tenait dans sa main un sac et dépassant de celui-ci, il y avait une peluche. « Théodore ! » Elle lâcha les bracelets qu’elle tenait et se mit à courir dans la direction que l’adulte avait prise. Elle tenait toujours dans sa main la poupée qu’elle lâcha dans l’allée du centre commercial. La foule parcourant les allées du grand centre commercial n’était pas dense mais il y avait suffisamment de monde pour que Emily perde de vue l’ours qui dépassait du sac. Évidemment, sa taille d’enfant n’arrangeait pas les choses. « Théodore ! » Elle appelait son ours polaire espérant encore qu’il reviendrait. Mais il avait disparu, Emily ne le trouvait plus. Elle s’arrêta brusquement au milieu de l’allée dans laquelle elle se trouvait et regarda autour d’elle. Elle ne connaissait pas les magasins qu’elle voyait. « Maman ? » Elle appela sa mère mais la voix douce de cette dernière ne se fit pas entendre pour la rassurer. La fillette venait de déroger à la règle du comme d’habitude. Elle s’était éloignée alors qu’elle n’aurait pas du et à présent elle était perdue. Ses petites lèvres se pincèrent et ses yeux commencèrent à s’humidifier. « Maman…. »
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyMar 1 Nov - 22:12

Avec un intense sourire de satisfaction, Summer récupéra son American Express, et attrapa d’un geste brusque le sac que lui tendait la vendeuse. Puis, après un dernier au revoir, elle tourna les talons et quitta la boutique. Aujourd’hui, c’était son jour de repos, ou plutôt, Sue n’avait pas eu besoin d’elle pour la journée, et même si Summer était tenue de conserver son téléphone portable à la main en cas d’appels, elle avait quartier libre jusqu’à nouvel ordre, ce qui lui convenait à merveille. Elle en avait profité pour aller se détendre de la meilleure façon qui soit : en faisant les boutiques. Son programme était simple, elle comptait dépenser un maximum d’argent, dans un maximum de boutiques. Pourtant, elle n’était qu’attachée de presse, et même si elle gagnait bien sa vie pour une jeune femme de son âge, elle n’aurait pas dû pouvoir faire autant de folies, mais après tout, elle était une riche héritière, et son compte en banque était bien garni et réapprovisionné régulièrement. Elle avait la possibilité de se faire plaisir sans compter, et son métier l’obligeait à renouveler sa garde-robe assez souvent. Elle représentait la mairesse de la ville, cela impliquait de devoir être au top en permanence. Cela tombait bien, Summer aimait être au top. Les doigts serrés sur les poignets de ses sacs en papier, elle marqua un temps d’arrêt dans la galerie marchande, se demandant vaguement où elle pourrait aller. Elle venait de faire l’acquisition d’un nouveau pantalon avec une chemise échancrée assortie, et avait même acheté les sous-vêtements qui mettraient le mieux sa poitrine en valeur. Le sac à main qu’elle venait d’acheter irait à la perfection avec cette nouvelle tenue, il ne lui manquait donc plus que les chaussures, et peut-être qu’elle passerait à la bijouterie pour accessoiriser tout ça. Pleine d’une nouvelle motivation, elle se dirigea d’un pas vif vers son magasin de chaussures préféré.
Summer Davis, ancienne Reine de McKinley, avançait dans le centre commercial comme si celui-ci lui appartenait, à l’image de la démarche qu’elle avait autrefois quand elle foulait le sol du lycée. Ses talons claquaient en rythme, et ses cheveux bouclés tressautaient à chacun de ses pas. Libre pour la journée, elle avait pu abandonner sa tenue stricte d’attachée de presse pour une tenue plus libérée. Son jean moulant, son t-shirt long, son blouson en cuir et ses escarpins, la femme au service de Sue Sylvester était redevenue la Reine qu’elle avait été autrefois. Elle aimait pouvoir revêtir ses attraits royaux, même si ce n’était que pour quelques heures, et abandonner un peu le stress que lui imposait son poste. Les tailleurs, c’était bien joli, et cela lui allait bien, mais de temps en temps, il fallait bien qu’elle respire.
Elle récupéra son téléphone au fond de son sac afin de vérifier qu’elle n’avait pas reçu de mails, et à cet instant, elle heurta quelque chose avec ses jambes. Une petite chose moelleuse et qui lui barrait le passage. Lâchant son téléphone, elle manqua trébucher –pas facile quand on porte des talons aiguilles et agrippa la petite chose, car elle avait vu qu’il s’agissait d’un être humain, en miniature. Un enfant, aux cheveux longs. Il s’agissait donc d’une fillette, et pour qu’elle ne se fasse pas mal, elle l’empêcha de tomber. Son regard d’un bleu glacial rencontra deux yeux verts, ronds et humides, sous une crinière de cheveux châtain. Un peu agacée, elle lâcha l’enfant et chercha du regard son téléphone, qui fort heureusement était intact.

« C’est malin. » siffla-t-elle en se penchant pour le récupérer, et à genoux, elle tapota sur l’écran tactile pour s’assurer qu’il n’y avait aucun dégât. Elle releva les yeux, prête à foudroyer du regard la fillette, et surtout son idiote de mère qui n’avait pas été capable de surveiller sa progéniture. Où était-elle d’ailleurs celle-là ? Elle allait certainement la voir apparaitre sous peu, prête à se confondre en excuse pour son inaptitude à s’occuper de son enfant, mais Summer était prête à lui faire comprendre à quel point il fallait être une mauvaise mère pour ne pas être en mesure de garder sa fille près de soi, afin de l’empêcher de trainer dans les jambes des gens.
Mais c’est un regard mouillé de larmes qu’elle vit, et rien d’autre. Pas de maman, ni même de papa ou de nounou. Juste cette petite fille au menton tremblotant, qui la regardait, prête à fondre en larmes. Summer resta immobile un instant, son regard plongé dans celui de l’enfant, puis finit par se relever. D’un mouvement de la tête elle rejeta sa lourde chevelure en arrière et darda sur la fillette un regard hautain.

« Où est ta mère ? » demanda-t-elle d’un ton impérieux, encore persuadée que cette dernière allait débarquer, affolée. Et il y avait de quoi ! Comment pouvait-on être aussi irresponsable, cela dépassait l’entendement. Summer n’aimait pas les enfants, c’était un fait. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient trop petits, trop bruyants, trop agités. Elle-même avait été une enfant des plus calmes. Silencieuse, complètement autonome, mais surtout indifférente à ce qui l’entourait, elle n’avait jamais été du genre à courir dans tous les sens comme les gamins d’aujourd’hui le faisait. Elle ne supportait pas cela, et avait toujours une moue dégoutée lorsqu’une mère débarquait avec son marmot dans les bras alors qu’elle faisait les boutiques. Elle-même savait depuis longtemps qu’elle n’aurait pas d’enfants, et cela lui convenait à merveille. Et puis, franchement… une mini-Summer ? Quel cauchemar…
Constatant qu’aucun parent ne faisait son apparition, Summer dut se rendre à l’évidence : l’enfant s’était perdue. Il suffisait de voir sa petite bouille triste. Plissant les yeux, la brune resta debout à contempler la demi-portion, mourant d’envie de la planter là, et de continuer son shopping. Après tout, si la mère de cette petite fille n’était pas fichue de faire attention, ce n’était certainement pas son problème, elle s’en moquait et avait bien d’autres chats à fouetter. Elle allait tourner les talons, quand quelque chose la retint. Elle n’aurait su dire si c’était le visage de l’enfant, ou ses yeux pleins de larmes, mais elle ne put se résoudre à partir. Elle n’avait jamais été confrontée à cela, mais elle avait souvent vu les alertes enlèvements à la télévision. Et en règle générale, cela ne se terminait jamais bien. Pouvait-elle vraiment laisser cette minuscule petite fille toute seule, livrée à elle-même, dans un centre commercial avec une foule de personnes ? Parmi tous ces gens, il pouvait très bien y avoir quelqu’un de mal intentionné… Non, elle ne pouvait décemment pas faire ça. Résignée, elle soupira, déjà profondément agacée de se retrouver à jouer les nounous le temps que la mère de l’enfant se décide à venir.

« Bon, ne reste pas plantée là microbe. Tu déranges tout le monde. » lança-t-elle sèchement, et elle la conduisit vers un banc, juste à côté, sur lequel elle s’assit. Posant ses sacs à ses pieds, elle croisa les jambes, mais n’aida pas la petite fille à grimper sur le banc. « Ta mère ferait mieux de se dépêcher. Je n’ai pas que ça à faire. » soupira-t-elle en pinçant les lèvres et en consultant sa montre en diamant.
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyJeu 3 Nov - 15:34

Elle ne savait pas où elle se trouvait. Plantée au milieu de l’allée, Emily regardait autour d’elle, cherchant quelque chose de familier. Mais rien. Le magasin de vêtements qui se trouvait en face d’elle avait une vitrine monotone, aucune couleurs vives comme le sien. Juste à côté de ce magasin, il y en avait un autre. Plus exactement c’était une confiserie. En temps normal, elle serait venue avec ses parents, elle aurait peut être tentée de faire les yeux doux à Will et Emma pour qu’ils lui achètent des bonbons et ce, même si c’était mauvais pour les dents et qu’il fallait se brosser souvent ces dernières. La petite fille n’osa pas s’aventurer vers la confiserie. Ses pieds étaient comme fixés au sol de l’endroit où elle se trouvait et elle n’osait plus bouger, attendant désespérément que maman vienne la chercher. Emma ne venait pas. Emily commençait à renifler, à deux doigts de fondre en larmes.

La fillette se retourna et vit une masse énorme - pour sa taille - arriver vers elle et la percuter. Elle ouvrit la bouche, mais ne poussa pas de cri. Ce qui sortit fut plutôt une sorte de hoquet. Son équilibre s’envola sous le choc, ses fesses allaient entrer en contact avec le froid du sol de l’allée. Les yeux verts se fermèrent. Il n’y eut pas de sensation de froid. La masse qui l’avait percutée l’avait également empêchée de tomber. Les grands yeux verts d’Emily se levèrent et rencontrèrent un regard qui fit peur à la petite fille. La dame lui faisait peur et maman n’était pas là pour la rassurer. La femme la lâcha pour se baisser et chercher quelque chose. « C’est malin ». C’était malin de se mettre à genoux pour chercher quelque chose ? La dame jouait ? Cette pensée aurait pu amener un sourire sur les lèvres de la petite Schuester pourtant ce ne fut pas le cas. Elle clignait des yeux pour se retenir mais sa peur fut la plus forte. Une grosse larme coula alors le long de sa joue, suivi par une autre.

Ses petites mains se joignirent, elle commença à se triturer les doigts, comme pour se donner du courage. Celui-ci ne vint pas, bien au contraire. Les regards de la femme posaient sur elle, anéantissaient toute témérité. « Où est ta mère ? » La question fit couler de nouvelles larmes sur les joues d’Emily. Elle renifla fortement, se pinçant les lèvres. Au bout de quelques secondes, elle finit par les desserrer pour ouvrir la bouche. « Je sais pas… J’ai perdu maman… J’ai pas fait le comme d’habitude. J’ai vu Théodore et.. » Et Théodore avait une nouvelle fois disparu. La petite fille pensa alors que son ours polaire ne l’aimait plus, il ne voulait pas revenir. Ses mains se délièrent et elle passa ses doigts sur ses yeux. A cause des larmes, elle ne voyait plus grand-chose. Ses yeux verts se posèrent sur ses chaussures. Elle ne souhaitait plus relever la tête pour voir le regard de la sorcière qui lui faisait peur, sinon elle allait de nouveau pleurer.

« Bon, ne reste pas plantée là microbe. Tu déranges tout le monde ». Emily était effrayée mais à l’appellation de microbe, ses grands yeux verts se relevèrent pour rencontrer ceux de la femme. Ses lèvres se pincèrent, comme si elle était sur le point de piquer une crise. « Je m’appelle Emily pas microbe ! » La femme posa une main sur son épaule pour l’emmener à l’écart vers un banc. Le mot microbe lui avait fait reprendre du poil de la bête. Elle reniflait encore mais ses larmes se calmèrent. La petite bouille vexée prenait le dessus lentement sur sa peur. La fillette s’approcha du banc où la dame venait de s’asseoir. Ses mains se posèrent sur celui-ci. Elle ne tenta pas de monter, elle n’y arriverait pas toute seule de toute façon. « Ta mère ferait mieux de se dépêcher. Je n’ai pas que ça à faire. » Oh oui, que maman se dépêche de venir la chercher pour l’enlever à cette vieille marâtre. « Maman est au magasin plein de couleurs. Et papa à l’école avec ses chanteurs. » Ses prunelles remarquèrent alors la montre qui était au poignet de la femme. C’était comme les bijoux du magasin, la montre brillait. Emily adorait tout ce qui était brillant ou de couleurs vives. Ses mains quittèrent le banc. Elle s’approcha de la femme, la fascination pour la montre reléguant en arrière la peur pour la femme. Sa main se tendit et du bout de l’index, elle toucha le cadran de la montre. « Elle brille. Les étoiles font pareils la nuit quand suis au lit. »
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyJeu 3 Nov - 21:36

Ce n’était vraiment pas son jour de chance. Alors qu’elle profitait enfin de quelques heures de liberté, au milieu de tout ce travail qu’elle devait accomplir pour satisfaire pour Sue Sylvester, avec le peu d’heures de tranquillité dont elle bénéficiait avec tout ce qu’elle avait à faire –les journées n’étaient jamais assez longues !- voilà qu’elle tombait sur une minuscule créature larmoyante, perdue et vulnérable. Non pas que cela soit suffisant pour toucher le cœur endurci de Summer, mais elle avait beau être monstrueuse, elle n’était pas non plus du genre à laisser une enfant à la merci de prédateurs. Pourtant, elle aurait bien aimé que cela n'arrive pas, et lorsqu’elle verrait la mère de la petite fille, elle lui ferait clairement comprendre ce qu’elle pensait d’une femme incapable de garder son enfant à ses côtés. Bien sûr, Summer ne pouvait pas comprendre à quel point il pouvait être difficile de faire les courses tout en surveillant un enfant, aussi jugeait-elle très sévèrement celle de la fillette qui se trouvait avec elle. L’insensibilité de la jeune femme était telle, que même en constatant que l’enfant ne pouvait monter sur le banc, elle n’esquissa pas le moindre geste pour lui venir en aide. Rester avec elle pour lui éviter de mauvaises rencontres, d’accord. Mais jouer les nounous, il ne fallait pas trop en demander non plus, et lorsque la gamine sécha ses larmes pour lui spécifier d’un ton féroce qu’elle avait un prénom et qu’elle n’était pas un microbe, Summer lui jeta tout dabord un regard moqueur, avant de réaliser qu’elle avait en face d’elle une petite fille, qui réagissait de façon très simple. Inutile donc d’agir avec elle comme elle l’aurait fait avec n’importe qui d’autre. En somme, elle devait se contenter de l’ignorer, et de s’assurer qu’elle repartait avec sa mère, rien de plus. Elle lâcha un soupir.

« Emily, hein. » répéta-t-elle, le regard fixé droit devant elle, refusant de la regarder, alors qu’elle réfléchissait à ce que l’enfant lui avait dit. De toute évidence, elle était censée être avec sa maman, qui semblait lui avoir donné des consignes, à en juger par les termes utilisés par Emily. Mais Emily avait apparemment était attirée par quelque chose… Théodore ? S’agissait-il d’un de ses camarades d’école ? Très certainement. Oh, et puis elle s’en moquait, après tout. Ce n’était pas son problème si cette sale gamine n’avait pas été capable d’écouter sa mère, et de rester bien sage. Elle s’intéressa plutôt à cette histoire de magasins de couleur, et chercha dans sa mémoire ce qui pouvait bien, dans l’imagination de l’enfant, représenter un magasin de couleur. Une papeterie ? Avec du matériel de dessin, peut-être ? Ou bien un vendeur de pots de peinture, songea-t-elle avec un sourire narquois. Puis l’image d’un magasin de vêtements s’imposa à elle, et elle réalisa qu’il devait forcément s’agir de cela, malheureusement elle n’entrait jamais dans les boutiques qui vendaient des articles pour enfants. Elle fut donc bien incapable de savoir d’où venait l’enfant, et renonça à chercher. Elle ne fit même pas attention à ce qu’Emily venait de dire concernant le père de celle-ci.
Elle sentit soudain de petits doigts se poser sur son poignet, aussi légers qu’un battement d’ailes de papillon, et elle baissa les yeux, se crispant légèrement. Elle n’avait pas forcément envie que cette demi-portion devienne trop familière, et d’ailleurs, si elle pouvait s’écarter d’un ou deux mètres, Summer n’y verrait aucun inconvénient. Elle fronça les sourcils et faillit rabrouer Emily, mais se contint face à la touchante innocence de l’enfant, qui compara les diamants de sa montre à des étoiles. Elle haussa un sourcil, distraire un instant de son agacement, et fit quelques mouvement du poignet pour faire jouer la lumière sur les diamants. Emily semblait fascinée, ne pouvant détacher ses yeux de la montre, à tel point que Summer l’ôta et la lui tendit, plus pour l’occuper qu’autre chose. Tant que la fillette s’amusait, au moins elle ne l’embêtait pas, ne parlait pas et la touchait pas.

« Tiens. Et ce ne sont pas des étoiles, ce sont des diamants. Ta mère ne t’a jamais appris ça, demi-portion ? » se moqua-t-elle, et elle arqua un sourcil en direction de la petite fille, se décidant enfin à la regarder. Une petite bouille bien ronde, d’immenses yeux verts qui lui semblaient curieusement familiers et de très beaux cheveux. Cette enfant était déjà mignonne, mais elle serait très belle une fois adolescente. Elle allait faire des ravages, à n’en pas douter. Pour l’heure, elle avait tous les atouts d’une future Reine, mais il était peut-être un peu trop tôt pour penser à cela. Summer eut un sourire amusé, qui disparut très vite. Elle s’ennuyait, et cela la frustrait. Elle avait envie que la mère que la gamine arrive, qu’elle puisse enfin continuer son shopping. Avec un énième soupir, elle s’appuya contre le dossier du banc. « Maintenant, reste tranquille. Ton irresponsable de mère ne devrait pas tarder à retrouver sa dissipée de fille. » murmura-t-elle sèchement, le regard dur glissant sur les passants. « Et alors, je pourrais lui expliquer à quel point elle a mal fait son travail. Tu devrais être accrochée à ses jupes, pas aux miennes. »
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyDim 6 Nov - 12:04

L’index de la main de l’enfant toucha un diamant. Il glissa ensuite pour en toucher un autre, puis un autre, avec douceur, comme si elle craignait de les abîmer. Les larmes séchaient sur les joues d’Emily, toute à sa fascination, elle esquissait même un léger sourire. La dame qui n’était pas très gentille avec elle tourna alors son poignet, pour le plus grand plaisir de la petite fille qui admira la lumière se reflétait sur la montre. Au bout de quelques secondes, elle l’ôta de son poignet pour la tendre à l’enfant qui la prit mais en semblant hésiter. Les petites mains tenaient la montre mais les grands yeux verts se relevaient vers le visage de la femme. « Tiens. Et ce ne sont pas des étoiles, ce sont des diamants. Ta mère ne t’a jamais appris ça, demi-portion. » Emily grimaça sur la fin de la phrase. Après le microbe voilà que la dame l’appelait à présent demi-portion. Elle n’était même pas sûre de connaître la signification de ce terme, mais elle savait qu’une nouvelle fois, elle ne l’appelait pas par son prénom. Ses doigts se resserrèrent sur la montre durant un instant. La fascination pour les diamants s’envola en un instant.

La fillette posa la montre sur le banc avant de regarder de nouveau la dame. « Maman veut pas que je prenne les affaires des étrangers, et faut pas que je leur parle. » Elle avait dérogé à cette règle en parlant à la dame mais bon, avait-elle vraiment le choix vu qu’elle ne trouvait plus sa mère et qu’elle était perdue. Elle ne devait pas non plus suivre les étrangers, cette dame en était une, elle n’était pas très gentille en plus. Pourtant elle s’occupait d’elle en attendant que maman vienne la chercher. S’occuper était un bien grand mot car voilà qu’une nouvelle fois, la marâtre semblait s’en prendre à Emma et à elle. En plus, la dame avait repris une voix qui inquiétait un peu la fillette. « Dis, pourquoi t’es méchante ? T’aimes pas les enfants ? Pourquoi ? T’étais une enfant toi avant. » Un petit flot de questions sortit des lèvres d’Emily.

Après celles-ci la petite Schuester tenta de monter sur le banc. N’y arrivant pas, elle s’agrippa à la jambe de la dame pour s’aider à monter, écartant au passage sans faire attention la montre qu’elle avait posé sur le banc. Une fois qu’elle fut enfin assise, les petites jambes se balancèrent dans le vide. Emily regarda autour d’elle, tentant de trouver dans la foule le visage si familier de sa maman. Elle ne le vit pas et poussa un soupir. Pourquoi maman mettait-elle autant de temps pour venir la chercher. Elle finissait peut être de lui acheter des vêtements dans la boutique colorée, notamment la robe violette avec les motifs blanc qu’elle lui avait donné avant de partir à la poursuite de Théodore. Oui, ça devait être ça. Maman était au magasin et elle viendrait ensuite. Les grands yeux verts virent alors les sacs de la dame. Elle ne les avait pas remarqué jusque présent. Après la montre, les sacs attiraient désormais son attention. « Y’a quoi dans tes sacs ? Toi aussi t’aimes acheter des vêtements colorés ? »

Elle, elle adorait cela. Plus il y avait de couleurs et mieux c’était. Le violet, le rose, la petite fille aimait les couleurs. C’était beaucoup plus joyeux que ce que portaient les grandes personnes. Elle trouvait leurs vêtements tristes car ils se ressemblaient tous. Il y avait beaucoup de noir ou de gris chez eux. Pourquoi ne mettaient-ils pas du rose comme elle, ou alors du vert comme maman. Même papa mettait des couleurs parfois, fort heureusement pour lui sinon il aurait fini par avoir le droit à un relooking complet mené sous la direction de sa fille. Ses prunelles vertes ne quittaient pas la dame, attendant une réponse et espérant secrètement qu’elle lui ferait voir ce qu’il y avait au fond des grands sacs.
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyMar 8 Nov - 22:29

Il était assez curieux que la mère d’Emily lui ait justement spécifié de ne jamais parler aux inconnus et de ne surtout pas les suivre, quand c’était justement ce qui se passait. Bon, Summer n’avait pas non plus l’intention de kidnapper l’enfant pour la revendre comme petite esclave dans un obscur et lointain pays afin qu’elle travaille dans une usine, mais dans le cas présent, Emily lui parlait et l’avait suivi jusqu’à ce banc, sans la connaitre. En même temps, on ne pouvait décemment pas le reprocher à la petite fille qui se retrouvait toute seule, sans sa mère, et avait naturellement cherché à ne plus le rester. Il était heureux qu’elle soit tombée sur Summer, qui justement se disait qu’elle-même n’avait pas eu de chance que cela tombe sur elle. Elle faillit rétorquer que si la mère de la gamine lui avait dit de ne pas parler aux étrangers, ce n’était pas pour qu’elle le fasse à la moindre occasion, ajoutant par la même occasion qu’Emily devait vraiment être stupide pour ne pas avoir retenu cette leçon élémentaire, et que sa génitrice n’était pas très maligne non plus, pour ne pas avoir vu que sa fille ne serait pas capable de respecter cette règle. Mais elle se retint, une fois de plus, se répétant qu’elle avait affaire à une petite fille toute innocente, et qui ne comprenait pas grand-chose aux choses de la vie pour le moment. Quel âge devait-elle avoir ? Cinq ans ? Six, grand maximum. Selon les critères de Summer, c’était encore un bébé qui devait être tenue en laisse en permanence, et cela même si elle tenait sur ses deux jambes comme une adulte.
Toujours selon les critères de Summer, les enfants ne devraient pas être autorisés à s’exprimer. Ils ne devraient d’ailleurs même pas être doués de parole, car elle avait du mal à supporter leurs voix incroyablement aigues et perçantes. Cela l’irritait au plus haut point. Et ce qui avait le don de l’agacer présentement, c’était d’entendre Emily lui poser des questions auxquelles elle n’avait pas envie de répondre. Si elle aimait ou non les enfants ? Quelle plaisanterie ! Elle les abhorrait, et cela ne datait pas d’hier. Elle prit néanmoins le temps de réfléchir à la question. Oui, elle avait été enfant elle aussi. Mais pas vraiment une enfant ordinaire. Elle n’avait pas pour habitude de courir dans tous les sens. Elle ne parlait pas beaucoup, criait encore moins, et très tôt s’était montré suffisamment responsable pour que ses gouvernantes n’aient pas à trop s’occuper d’elle. De plus, sa famille était suffisamment riche pour que ça soit des stylistes qui se déplacent jusqu’au penthouse familial, afin de lui faire des vêtements sur mesure. De fait, elle ne s’était jamais perdue. Mais ce n’est pas parce qu’elle avait été très différente de toutes les autres petites filles, que cela l’influençait dans sa considération des autres bambins. Du moins, pas entièrement. Elle n’avait tout simplement pas la fibre maternelle. Cela était peut-être dû au fait qu’elle avait appris, quelques années auparavant, qu’elle ne pourrait jamais avoir d’enfants. Elle en doutait, n’ayant jamais, même quand elle ignorait ce fait, voulu en avoir, mais à présent qu’elle savait que cela ne se produirait jamais, elle était presque soulagée. Elle menait une vie trop débridée pour ne serait-ce que parvenir à se fixer avec un homme. Alors fonder une famille… et son cœur glacé ne pouvait éprouver l’amour qu’une mère ressent pour son enfant.
Aurait-elle voulu répondre qu’elle ne le put pas, tout dabord parce que la petite fille voulut grimper sur le banc pour s’y installer, et n’y arrivant pas, elle s’appuya sur la jambe de Summer qui se vit presque repousser l’enfant pour éviter tout contact –quelle horreur !- mais ensuite parce qu’elle persista dans son intention de poser des questions. Summer se crispa, et jeta un regard distrait à ses sacs qui reposaient à ses pieds. Si Emily espérait voir de la couleur dans ses sacs, elle se trompait. Summer en portait, de temps à autre, mais sa couleur préféré était le gris. Perle, argent, anthracite, elle aimait cette teinte qui pouvait sembler triste et monotone, mais qui lui allait bien.

« Les couleurs c’est bon pour les petites filles. Sur un adulte, c’est tout sauf sérieux. » décréta-t-elle d’un ton sans appel, et pour prouver ses dires, elle plongea la main dans un de ses sacs et en sortit une écharpe d’un blanc nacré. « Tu vois. Pas de couleur vive. Si je portais du rose, est-ce que je te ferais aussi peur ? » susurra-t-elle en serrant l’écharpe entre ses doigts. « Tu es trop jeune pour comprendre. Mais quand tu seras suffisamment grande, tu apprendras que les gens te jugent sur ce que tu portes. » Elle jeta l’écharpe dans un sac, comme s’il s’agissait d’un simple bout de tissu et non pas d’une écharpe à plusieurs centaines de dollars. Songeant que l’enfant ne comprenait peut-être pas ce qu’elle disait, elle reprit : « Selon les vêtements que tu portes, les gens se disent que tu es comme ceci, ou comme cela. Tant que tu es minuscule comme en ce moment, cela n’a pas d’importance. » Elle se pencha vers Emily. « Donc laisse mes sacs tranquille. » ordonna-t-elle.

Elle eut un geste d’agacement et se passa la main sur le front, massant ses tempes.

« Je déteste les gamins. » lâcha-t-elle dans un soupir. Elle médita un instant, puis ne put se retenir : « Ils sont petits. Ils font du bruit. Ils posent trop de questions. » Elle lança un regard appuyé en direction d’Emily. « Alors maintenant, tais-toi. » Summer fourra la montre en diamant dans les mains de l’enfant, afin peut-être, de l’occuper, et marmonna quelque chose à propos de son second prénom qui était justement « méchante ».
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptyVen 23 Déc - 14:40

De sa vie, rarement Emma Pillsbury avait eu aussi peur. Cette sensation qui l’avait submergée quelques secondes plus tôt était épouvantable. A la seconde même où elle s’était rendu compte que sa fille avait disparue, son sang s’était glacé et le rythme de son cœur s’était envolé. Ce n’était même pas comparable à la fois où elle s’était réveillée un matin dans son lit, sans le moindre souvenir de ce qu’il s’était passé la veille, les douze dernières heures représentant un trou noir qui avait fait monter la panique en elle. Ni même comparable à la fois où Carl l’avait quitté, ou encore à toutes ces crises d’angoisse qu’elle avait pu faire dans sa jeunesse à cause de ses tocs. Non, c’était bien différent mais surtout bien plus profond que cela. Elle avait perdu sa fille dans un satané magasin et si elle ne la retrouvait pas, autant dire qu’elle n’aurait plus que ses yeux pour pleurer. Complètement affolée, ses doigts s’étaient automatiquement crispés sur son sac tandis qu’elle sortait du magasin dans lequel sa fille restait introuvable. Elle ne pensait plus à rien, sauf à elle. Où diable avait-elle pu aller ? Avait-elle suivi un inconnu ? Elle le lui avait pourtant répété des millions de fois : c’était trop dangereux et il ne fallait pas faire confiance à des étrangers. Emma avait lu tant d’histoires à ce sujet, tant de faits divers terrifiants dans les journaux qu’elle refusait tout simplement de croire à cette option. Non, impossible. Emily était bien trop intelligente pour se laisser berner par un adulte. En dépit de son enthousiasme permanent, elle restait d'ordinaire méfiante et ne se laissait pas approcher aussi facilement. Lui présenter des bonbons pour l’attirer dans un piège ne fonctionnerait jamais.

Emma serra les dents, tout en accélérant le pas. Si personne ne l’avait embarquée, alors où se trouvait-elle ? Etait-elle sortie du magasin de son plein gré ? C’était là l’option qui, aux yeux de la jeune maman, était la plus probable. Elle avait dû voir quelque chose à l’extérieur du magasin qui avait attiré son attention. Elle n’avait pas attendu sa mère et s’était engagée dans les allées qui étaient désormais noires de monde. Oui, Emily devait l’attendre quelque part : Emma ne voyait pas d’autre alternative possible. En pensant à sa fille qui était sûrement pétrifiée de terreur loin d’elle, la conseillère sentit son cœur redoubler d’intensité et battre avec frénésie contre sa poitrine. A bout de souffle alors qu’elle n’avait parcouru que quelques mètres seulement, elle se figea au milieu d’une allée et essaya de reprendre ses esprits. Allez, Emma, tu n’es pas si idiote pourtant, tu connais ta fille par cœur, pensa-t-elle en se redonnant du courage. Elle se tourna légèrement et partit s’accouder au rebord d’un petit muret. Derrière celui-ci, elle pouvait apercevoir le rez-de-chaussée du centre commercial de Lima. La mezzanine lui offrait une vue plus dégagée, un avantage dont elle profita. Elle plissa aussitôt les yeux et se mit à chercher Emily du regard. Au bout de quelques secondes supplémentaires cependant, elle s’avoua vaincue : elle ne la trouvait pas. Elle ne trouvait pas sa fille.

Se prenant le visage entre les mains, la conseillère dut se faire violence pour ne pas fondre en larmes. Se redressant, elle écarta les mèches rousses qui lui barraient le visage et prit une grande inspiration, prête à reprendre ses recherches. Elle hésita à envoyer un message à Will pour l’alerter avant de choisir de ne pas l’inquiéter. Si elle le prévenait, elle pouvait être sûre qu’il débarquerait cinq minutes plus tard, complètement paniqué. Or, tout espoir n’était pas encore perdu. Emily devait forcément être quelque part, elle ne s’était tout de même pas volatilisée !

Faisant volte-face, Emma reprit ses recherches. Elle entra dans tous les magasins qui bordaient l’allée dans laquelle elle se trouvait, sans grand résultat. Ce n’est qu’au moment où elle commençait sérieusement à paniquer qu’elle la vit au loin. Assise sur un banc à côté d’une jeune femme brune qu’elle ne reconnut pas immédiatement, se trouvait bel et bien Emily. Sa fille. Ecarquillant les yeux, le soulagement se peignit sur ses traits tandis qu’elle s’avançait déjà en direction de son enfant. Arrivant à hauteur du banc, elle s’accroupit devant la fillette, sans faire attention à la jolie créature qui se tenait à côté d’elle. Tout ce qu’elle voyait, c’était Ems. « Emily, tu es là ! Tu m’as fait une peur bleue, ma puce ! » Elle tendit les bras pour la récupérer et quelques secondes plus tard, l’enfant avait le visage posé contre sa poitrine. Emma savait qu’à presque cinq ans, elle était trop grande pour tenir longtemps dans ses bras, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher, si soulagée de l’avoir enfin retrouvée.

Ce n’est que lorsqu’elle se releva qu’elle prêta finalement attention à la jeune fille qui était assise sur le banc. Lorsqu’elle croisa son regard, Emma crut un moment à une hallucination. Se tenait devant elle Summer Davis. Celle-ci était l’une de ses anciennes élèves, et pas des moindres. Ancienne Cheerios, réputation sulfureuse… et obstination à refuser toute aide de sa part. La conseillère de McKinley savait que celle-ci ne la portait pas dans son cœur : dire qu’elle lui jetait un regard noir à chaque fois qu’elle se trouvait près d’elle relevait de l’euphémisme. Elle sourcilla un moment, avant de se reprendre finalement. Elle ne comprenait pas ce qu’Emily faisait avec Summer, mais elle était néanmoins heureuse de voir qu’elle avait été en compagnie d’une personne qu’elle connaissait, même si ladite personne la détestait. S’éclaircissant la gorge d’un air gêné, elle se mordit la lèvre avant de prendre la parole. « Summer ? Je ne m’attendais pas à te voir ici ». Serrant Emily dans ses bras et ignorant la douleur qui se faisait ressentir dans ses muscles en raison de son poids, Emma adressa un sourire à la jeune femme qui se tenait en face d’elle. « En tout cas, merci d’avoir pris soin d’Ems. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’étais dans un magasin avec elle, je la surveillais et pourtant elle a quand même réussi à filer sans que je ne la voie » Sa voix était on ne peut plus douce et pourtant, il n’était pas difficile d’entendre une pointe de tristesse la percer. « Merci Summer » Répéta-t-elle une dernière fois, véritablement reconnaissante vis-à-vis de l’ancienne Cheerios.
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MessageSujet: Re: 01. Lost and insecure, you found me.   01. Lost and insecure, you found me. EmptySam 21 Jan - 15:52

Le temps semblait s’écouler à la vitesse d’un escargot, transformant les secondes en minutes, et les minutes en heure. Il lui semblait être coincée sur ce banc depuis longtemps, trop longtemps, et pourtant, comme Summer pouvait le constater en consultant son téléphone toutes les deux minutes, ce ne faisait pas si longtemps qu’elle attendait avec la petite Emily. Si d’ordinaire Summer était la patience incarnée, sachant qu’il était inutile de se presser et que tout arrivait à qui sait attendre, se retrouver avec un spécimen humain en miniature l'agaçait tellement qu’elle n’avait qu’une envie, que cela se termine. Elle se demandait encore pourquoi elle avait voulu tenir compagnie à l’enfant, se traitant d’idiote. Après tout, cela ne la concernait en aucune façon, et si quelque chose arrivait à Emily, ce n’était pas de sa faute mais celle de son irresponsable de mère. Peu lui importait qu’elle se fasse enlever, ou… Non, non évidemment. Même elle ne pouvait penser ça. Cette constatation l’irrita encore davantage, car elle s’était toujours estimée froide et détachée de ce qui se passait autour d’elle. De toute évidence, ce n’était pas le cas. Elle imagina un instant comment les choses se seraient passées, si elle n’était pas restée auprès de la petite fille, et que celle-ci ait fait une rencontre « facheuse ». Elle s’imagina allumer sa télé, le soir-même, pour voir aux informations que l’enfant avait été retrouvée dans un fossé, sans vie. Elle aurait presque aimé pouvoir dire que cela ne l’aurait pas touché, qu’elle se serait contentée de changer de chaine et qu’elle aurait vite oublié l’affaire. Mais elle sut presque au moment où ces pensées lui effleuraient l’esprit, qu’elle ne pourrait jamais se le pardonner, curieusement. Se maudissant pour ce qu’elle jugeait comme un instant de faiblesse, elle ne put s’empêcher de penser qu’elle avait bien fait. Emily était innocente. Trop bavarde, trop bruyante, trop petite, certes. Mais elle ne méritait pas de tomber sur un de ces malades, prédateurs d’enfants. Oui, elle avait bien fait d’attendre avec elle.
Pinçant les lèvres de frustration, Summer chassa ce sentiment agréable qui naissait dans sa poitrine, celui d’avoir fait quelque chose de bien pour quelqu’un d’autre que pour sa propre personne. Elle était Summer Davis, que diable ! Elle avait poussé plusieurs élèves à fuir McKinley, elle avait fait pleurer un nombre incalculable de personnes. Elle avait brisé des couples, elle avait ruiné des réputations. Elle était un monstre, ni plus, ni moins, et elle se répéta ce mantra en boucle pour chasser tout le reste.

Son regard glissant sur les passants, elle fit de son mieux pour oublier la présence de l’enfant à ses côtés. Que devaient penser les gens qui les voyaient, toutes les deux, assises à côté l’une de l’autre ? Qu’elle était une jeune mère –très jeune mère d’ailleurs, ou alors elle faisait plus vieille qu’elle ne le pensait et ça, c’était vraiment horrible comme idée- qui avait fait une pause dans sa séance shopping pour permettre à sa petite fille de se reposer. Du coin de l’œil, elle détailla à nouveau Emily. Elles n’avaient rien en commun, ce qui la rassura. Il y avait quand même peu de chances qu’on les prenne pour les membres d’une même famille, même pas sa sœur. Emily avait les cheveux plus clairs, des yeux verts et non pas bleus, et son visage était bien trop animé, comparé à celui de Summer qui était le plus souvent impassible, ou au mieux, méprisant. Mais dans ce cas, on la prendrait pour sa gouvernante ! Quelle horreur, songea Summer en refoulant une vague de dégout. Elle, héritière d’une fortune, anciennement Reine de McKinley, aujourd’hui attachée de presse pour la mairesse de Lima, petit monstre de cruauté, jouer les nounous ! Cette idée la révulsa au plus haut point, et elle accorda une prière à Dieu, à Bouddha, à Mohamed, à Satan ou peu importe qui se trouvait là-haut ou en bas, pour qu’elle soit délivrée au plus vite de cette épreuve.
Et la délivrance finit par arriver. Une rousse échevelée aux yeux brillants finit par courir dans leur direction, le regard braqué sur Emily, l’air soulagé : la génitrice. La mère et l’enfant tombèrent dans les bras l’une de l’autre, et Summer pinça les lèvres, jugeant ce débordement d’émotion avec un mépris à peine dissimulé. Elle se leva souplement, prête à réprimander à sa façon cette mère irresponsable et trop stupide pour s’occuper de son propre enfant, prête à lui recommander de se faire ligaturer les trompes pour éviter de pondre un autre marmot puisque de toute évidence, elle ne savait pas s’occuper d’un seul spécimen. Et là, les yeux brillants rencontrèrent les siens… et Summer sut pourquoi Emily lui semblait si curieusement familière. Devant elle, l’air interdit, Emma Pillsbury la regardait comme si elle n’était pas sûre de ce qu’elle voyait. Les reproches de Summer restèrent coincés dans sa gorge, alors qu’elle réalisait deux choses : la première, c’est qu’elle avait en face d’elle une des personnes qu’elle détestait le plus au monde, en dehors de ses propres parents bien sûr. C’était à cause d’Emma que sa mère avait commencé à se faire du souci à son sujet, alors qu’avant qu’Emma ne fourre son nez dans le dossier de Summer, celle-ci jouissait d’une liberté totale, ses parents ne s’occupant jamais d’elle. Mais il avait suffi d’une seule fois, et Summer s’était retrouvée trois fois par semaine à devoir raconter sa vie à une psychiatre. Elle ne lui avait jamais pardonné de ne pas s’être plutôt mêlée de ses fesses, au lieu de s’occuper de ce que Summer faisait des siennes, et elle était pratiquement certaine que si elle avait dû aller à l’université au lieu de vivre sa vie comme elle l’entendait, c’était aussi à cause d’Emma.
Emma Pillsbury représentait tout ce qu’elle abhorrait le plus dans ce monde. La seconde chose qui la frappa, c’est qu’elle avait surveillée Emily, l’enfant de celle qu’elle avait tant détesté. L’ironie de la situation ne manqua pas de la frapper. Elle rendit son regard à Emma, la fixant d’un air impassible, à présent incapable de lui dire tout ce qui lui avait traversé l’esprit au cours des dernières minutes, alors qu’elle attendait que la mère d’Emily fasse son apparition. Et maintenant, elle… ne pouvait pas. Finalement, elle avait enfin l’occasion de dire tout ce qu’elle avait sur le cœur, de dire à Emma tout ce qu’elle lui inspirait, de lui cracher sa rancœur et son mépris à la figure sans craindre des représailles du genre exclusion du lycée. A présent qu’elle était une adulte, elle pouvait sans mal lui dire tout ce qu’elle voulait. Mais elle ne le fit pas. Quelque part au fond d’elle, elle savait que si Emma n’avait pas fait du zèle en rencontrant ses parents, en tentant de leur ouvrir les yeux sur leur fille, ces derniers n’auraient pas forcés Summer à faire des études. Summer détestait Philadelphie, elle détestait son université et tous les gens qui s’y trouvaient… mais elle adorait ce qu’elle faisait. Elle aimait étudier et écraser les autres, elle n’avait pas peur de tout faire pour réussir et dans sa branche, c’est ça qui permettait d’avancer. Elle adorait travailler pour Sue Sylvester, curieusement. Elle adorait sa vie comme elle était. Et cela, c’était, en un sens, grâce à Emma Pillsbury.

Ce qu’elle voulait faire, c’était l’accabler de reproches, la traiter de mère indigne, la rabaisser, faire jaillir les larmes qu’elle voyait perler dans les grands yeux d’Emma. Elle voulait la blesser, lui faire courber l’échine. Mais elle n’en fit rien. Parce qu’elle se rendait compte, pour la première fois, que malgré l’intense ressentiment et le mépris sans bornes qu’elle ressentait à l’égard d’Emma… elle lui était reconnaissante. Lorsque Summer baissa les yeux vers Emily, elle se rendit compte qu’elle venait d’aider Emma, en évitant à l’enfant de se retrouver entre les pattes de gens moins bien intentionnés qu’elle. Sans un mot elle récupéra ses sacs d’une main, et sa montre en diamant d’une autre. Au dernier moment, elle glissa cette dernière dans la main de l’enfant, les mots « étoiles » flottant dans son esprit. Puis elle planta son regard dans celui de la conseillère.

« Faites attention à elle. » recommanda-t-elle sèchement, et elle tourna les talons.

S’occuper d’Emily lui donnait l’impression d’avoir, d’une certaine façon, remercier Emma Pillsbury, d’avoir payé une dette. Et alors qu’elle se dirigeait d’un bon pas vers l’ascenseur qui menait au parking souterrain, Summer se mit à sourire.

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