Choriste du mois


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 01. just ask me what you need, it's all yours.

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MessageSujet: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyJeu 24 Nov - 14:21

    4H30 - APPARTEMENT DE LYNN S. & SHANE G.
Le réveil entonnait Runaway de Ryk-C, la chanson qu’avait prédéfinie l’homme pour se réveiller. Inutile de dire qu’adorer cette chanson ne suffisait pas à lui permettre de se lever du bon pieds. Bien au contraire, Shane détestait être levé si tôt. Il lui semblait même qu’il venait à peine de se coucher… Et c’était un peu le cas ! Il n’avait dormit que deux heures. Il avait passé la soirée à livrer des pizzas, son patron lui demandant exceptionnellement de venir plus tôt le lendemain, s’excusant de lui demander une journée presque entière de boulot sans dormir. Aussi difficile à croire que cela puisse paraître, Shane avait accepté pour l’amour de son métier. Il adorait faire et livrer les pizzas, façonner la pâte, la parsemer d’une bonne dose de plusieurs aliments en fonction des clients. On avait souvent rit de cette passion et parfois même, les gens lui avouaient ne pas comprendre pour quelles raisons il préférait être un simple petit pizzaïolo qu’un grand avocat de renom. Shane se gardait bien répondre. Dans ces moments là, il préférer sourire et repartir en cuisine que d’avouer ses raisons.

Désamorçant l’alarme du téléphone afin de ne pas réveiller sa colocataire, le brun passa son regard sur sa fenêtre dont la nuit continuait de perdurer, la lune bien en vue en cette matinée. Baillant férocement, il se levait déjà, cherchant sur sa table de nuit le tee shirt qu’il avait enlevé la veille. Lorsqu’il sortit de sa chambre pour faire passer le café qu’il avait fait en prévision de cette heure matinale, il remarqua la porte de la chambre de la brunette encore ouverte. Esquissant un bref sourire, il se détournait de cette vision… Ce n’était pas aujourd’hui qu’il commencerait à faire les voyeurs ! Laissant son café passer, l’homme se dirigeait vers la salle de bain commune aux deux colocataires. La petite étagère qu’il avait monté pour Lynn était remplie de produits cosmétiques. Il n’avait lui besoin que d’une boîte de gel qu’il avait rangé dans le meuble en haut du lavabo. Passant de l’eau sur son visage, histoire de se rafraîchir, il prit une douche rapide, avant de ressortir, portant de vieux habits, comme chaque fois qu’il devait pétrir. Son café but d’une traite , il fit rapidement un café pour Lynn lorsqu’elle se réveillera avant de partir pour le Breadstick.

    5H05 - PIZZERIA DU BREADSTICKS.
Lorsqu’il franchit la porte de la pizzéria, l’homme saluait la dernière femme de ménage encore présente, qui se préparait à partir. Elle lui sourit et partit, un carton de pizza sous le bras. C’était un petit cadeau de Shane, qui laissait souvent à la vieille dame une pizza avant de partir à son parfum favori. Elle était certes froide à présent, mais il savait qu’elle ferait plaisir aux petits enfants de la femme de ménage qui l’en remerciait chaque fois en lui apportant de très bonnes parts de gâteaux qu’elle faisait justement à ses descendants. L’homme soupira, programmant le pétrin pour une première tournée. Il déversa rapidement la farine, l’huile et tout ce qui était nécessaire pour une bonne pâte avant de se préparer un nouveau café, piochant dans son paquet de cigarette pour allumer son bout de goudron. Il avait à présent ses petites habitudes ici… Habitudes qu’il allait devoir oublier dans les heures à venir mais ça, il n’était pas encore au courant.

Sortant son portable de sa poche, sentant que le silence commençait à être pesant, il démarra sa liste musicale favorite. Les heures passèrent, Shane continuant son travail, certains qu’il n’aurait pas de client avant au moins dix heures. C’était à cette période de la journée que les travailleurs venaient le plus souvent commander leur pizza pour être certain de ne pas avoir à faire la queue à midi. C’est d’ailleurs à onze heures, alors que le restaurant commençait à se remplir qu’une tête blonde passa la porte. Shane ne put s’empêcher de sourire - un geste qu’il lui était rare de faire, surtout lorsqu’il était en plein travail. « T’as enfin lâché cet abruti pour venir voir le meilleur des deux » lançait-il sur le ton de la plaisanterie. L’abruti, c’était bien entendu Sheldon, le coéquipier de la belle. S’il se permettait une telle remarque, c’était seulement parce que l’homme était un habitué des lieux et en prime, son meilleur ami. Certain que la belle venait lui rendre une petite visite, il ne put s’empêcher d’apprécier cette action. Il ne voyait pas souvent Oxanna depuis qu’elle ne vivait plus à Lima, vivant de son travail dont elle semblait passionnée.

Se détournant du comptoir, il vint l’embrasser sur la joue, en signe de bonjour. Il plissait les yeux, la dévisageant d’un air curieux. « C‘est que l‘amour te rend encore plus belle » finit-il par décréter. Le sourire en coin s’étirant sur son visage était teinté d’une belle dose de moquerie. Il savait qu’entre elle et Sheldon, il n’y avait rien -déjà parce qu’il était apparemment interdit entre agent de nouer une relation extra-professionnelle - pourtant, Shane ne pouvait s’empêcher de vouloir unir les deux tourtereaux. Ils étaient fait pour être ensemble. Il les connaissait tout les deux et savait parfaitement que leur couple pourrait durer. « Ca fait vraiment plaisir que tu viennes me voir. Je commençais à croire que t’oublier ton pizzaïolo préféré ! »
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Oxanna Prescott
OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
Etoiles : 2957

Piece of Me
Chanson préférée du moment : death cab for cutie ; transatlanticism
Glee club favori : Urban Hymns
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyJeu 24 Nov - 17:15

HUIT HEURES TRENTE – BUREAU DU FBI DE COLUMBUS.

Quand elle avait voulu devenir Agent du FBI, Oxanna savait que tout ne se passait pas sur le terrain, en salle de débriefing ou encore dans les laboratoires scientifiques du département. La paperasse faisait partie intégrante de ce métier et bien que cela ne la réjouisse pas, elle était évidemment prête à composer avec cette tâche ennuyeuse. Après tout, emporter des dossiers à la maison afin de les rendre dans les temps n’était qu’une petite concession, si cela lui permettait d’avoir la carrière de ses rêves. Seulement jamais encore elle n’avait imaginé une telle masse de travail. Non, jamais. Quand elle était arrivée ce matin, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir une monstrueuse pile de feuilles volantes sur son bureau – si haute qu’une fois assise sur sa chaise, Oxanna ne pouvait plus rien voir de ce qui se passait en face. Son assignation ? Trier et ranger. Jusqu’au dernier morceau de papier. Bien que déçue que sa journée ne soit pas aussi palpitante qu’elle l’avait espéré, Oxanna s’était mise au travail avec courage. Quand on était une bleue, on se devait de passer par les tâches ingrates avant d’être celui qui les refilait aux autres, n’est-ce pas ? A ses côtés, Sheldon avait eu du mal à dissimuler sa moquerie et lui avait régulièrement envoyé des regards amusés, auxquels Oxy répondait par un va te faire voir à peine perceptible.

Désormais seule – son coéquipier se trouvait sur une affaire en centre-ville – la blondinette regarda sa montre. Il ne devait pas être loin de midi, non ? Elle manqua s’étouffer en apercevant que les aiguilles indiquaient seulement huit heure trente. Sérieusement ? Et alors qu’elle se disait que la journée allait être longue, son boss l’appela dans son bureau. Oxanna soupira d’aise, croisant les doigts pour qu’il l’envoie en extérieur, et rejoignit la pièce réservée au Chef du Bureau. « Prescott, j’ai quelque chose sur tes trafiquants de Columbus. On a arrêté George Spencer ce matin à Lima mais il ne veut pas parler, et un deal ne l’intéresse pas. Toutefois, on a quand même réussi à avoir une info de la plus haute importance grâce à son téléphone. Le mec qui passe chercher les cartons de pizza pour les ramener dans leur planque ici passera ce matin pendant l’heure de rush, à midi trente. Je suppose que Spencer en profite pendant que ses collègues triment et n’ont pas le temps de repérer son petit manège. Et ce n’est pas tout. Celui qui est à la tête de cette bande de criminels viendra aussi, apparemment pour discuter pognon. Il semblerait que Spencer ait demandé de toucher plus sur les ventes et ça ne lui plait pas… Bref. Sheldon n’est pas dispo, il bosse sur autre chose. Débrouille-toi pour me le coller derrière les barreaux, une fois qu’on aura le chef, on aura le reste. C’est le moment de me montrer ce que tu sais faire, Prescott. »

Sans ajouter un mot, Oxanna hocha la tête et retourna à son bureau. Il venait de lui sous-entendre que cette affaire était sa chance. Si elle réussissait seule, alors elle prouverait à tous ses coéquipiers qu’elle n’était pas qu’une bleue fraichement sortie de Quantico, qui ne connaissait encore rien. Elle leur montrerait tout simplement qu’elle était faite pour ce job. Et ils la féliciteraient.

ONZE HEURES – PIZZERIA DU BREADSTICKS, LIMA.

L’Agent Prescott avait un plan bien en tête. Cependant, il était risqué. Elle aurait du dire à son patron ce qu’elle comptait faire avant de le mettre en route, parce qu’il comprenait une personne de sa connaissance. Shane et elle se côtoyaient depuis le lycée et elle s’apprêtait à l’utiliser pour une enquête alors que normalement, ce n’était pas autorisé. Mais tant pis. C’était la solution la plus rapide et sûre pour obtenir les aveux du chef de bande, et honnêtement, Oxanna préférait que ce soit elle qui couvre les arrières de Shane plutôt qu’un autre de ses collègues. Ainsi, arrivée à la pizzeria du Breadsticks, elle prit une grande inspiration et poussa la porte. Ca promettait d’être mouvementé ce matin… Bien sûr, son ami était sur place et l’accueillit avec un sourire radieux, qu’elle lui rendit au centuple. Ils s’entendaient tellement bien tous les deux, qu’on aurait presque cru qu’ils faisaient partie de la même famille. Pourtant ce n’était pas le cas, loin de là. Ils étaient même sortis ensemble durant leur adolescence, pour se rendre compte qu’ils s’entendaient mieux en tant qu’amis. Ils s’étaient quittés sans aucun grief et avaient gardé une certaine complicité, toujours présente malgré les années. « Absolument ! Tu sais très bien qu’il ne t’arrivera jamais à la cheville, » dit-elle, espiègle à son tour. Il l’embrassa sur la joue pour la saluer et lui fit un compliment lourd de sous-entendus. Oxanna leva les yeux au ciel et lui donna un coup de poing amical dans l’épaule. « Mais t’es terrible ma parole ! » Elle éclata de rire, dissimulant son malaise avec perfection. En fait, Shane avait raison, bien qu’elle n’ait pas encore trouvé le moyen de le lui dire. La blondinette était carrément sous le charme de Sheldon, seulement il y avait un petit bémol dans cette histoire : Shane pensait visiblement que le sentiment était réciproque, et elle ne pouvait s’empêcher d’en douter. Si son coéquipier et lui n’étaient pas les deux meilleurs amis du monde, elle en aurait sûrement parlé à Shane afin de lui demander conseil. Seulement voilà… A cause de la proximité des deux hommes, cela lui était impossible.

« Comment veux-tu que j’oublie mon pizzaïolo favori ? » demanda-t-elle dans le but de chasser ses pensées précédentes, prenant un air faussement offusqué, la main sur le cœur. Mais très vite, elle reprit son sérieux. Elle ne devait pas oublier la raison pour laquelle elle était venue ici, même si elle aurait cent fois préféré papoter avec Shane. « En fait, je suis là pour le boulot. Attends deux minutes, tu veux bien ? Je reviens. » Elle se dirigea à l’autre bout de la pièce où se trouvait le patron : il était arrivé à la demande d’Oxanna, elle lui avait téléphoné avant de partir de Columbus pour l’informer de la garde à vue de George, et de ce qu’elle comptait faire à la pizzeria ce matin. Oxanna se présenta et échangea quelques mots avec lui, insistant bien sur l’importance de ne pas changer les habitudes et de faire comme si de rien n’était. Une fois qu’elle fut assurée d’avoir sa coopération, elle rejoignit de nouveau Shane et l’entraîna par le bras dans la cuisine, là où les clients ne pourraient ni les voir ni les entendre. Puis, les mains sur les hanches, elle commença à fournir des explications à son ami. « Je sais que ce que je vais t’expliquer va sans aucun doute t’étonner, mais George a été arrêté dans la nuit. Il trempe dans un trafic d’armes et malheureusement, a entraîné l’établissement dans ses activités illégales. Maintenant, je vais avoir besoin de toi, Shane. Avant que je ne te dise exactement ce qui se passe, est-ce que tu es prêt à filer un coup de main au FBI pour que l’on mette ces gens en prison ? Parce que je t’informe tout de suite d’une chose : si tu acceptes, tout reposera sur toi. » Puis, gardant le silence, le regard plongé dans celui de Shane, elle attendit sa réponse avec appréhension. Elle lui faisait confiance, elle savait qu’il se montrait toujours présent pour elle. Mais là il s’agissait d’une situation bien différente… et il n’était peut-être pas prêt à accepter.
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyJeu 24 Nov - 17:57

Avoir vu son patron si tôt dans la journée aurait dut lui paraître suspect. Mais voilà, Shane n’était pas le genre d’homme à se poser une multitudes de questions. Lorsqu’il bossait, il était à fond dans son travail d’autant plus qu’il n’avait dormi qu’une poignée d’heure cette nuit là. Il aurait haït son patron s’il ne lui avait pas donné sa chance d’être ce qu’il est aujourd’hui. Simple pizzaïolo et livreur pour certain, mais un homme changé pour lui-même. Ici, il avait apprit la ponctualité, l’amour du travail et le résultat d’heure de travail pour obtenir un salaire mensuel qui lui permettait de s’amuser et payer ses factures. Il pensait d’ailleurs s’abonner à un tout nouveau jeu sortit avant de se faire à l’idée qu’il n’aurait jamais le temps de jouer. A sa réflexion, il ne put s’empêcher de sourire, sourire qui s’effaça lorsqu’elle osa poser la main sur lui. Prenant cette fois une mine faussement choqué, ne pouvant cacher son amusement, il lâcha un « Hey ! » rauque. Passant sa main sur son épaule, jouant un peu les victimes, Oxanna avait parfaitement réussit son coup.

L’homme n’était pas vif d’esprit. Aussi, le simple fait d’user d’un sourire et d’une petite frappe lui fit oublier la gêne qu’il opérait chez la jeune fille chaque fois qu’ils en venaient à parler d’une possible relation avec Sheldon. Il le savait, son ami en pinçait pour elle malgré tout ce qu’il pouvait dire ou faire. Il pouvait lui cacher ses sentiments en apparence, tout comme Oxanna, mais il était impossible de dire que ces deux là n’étaient pas fait pour être ensemble. « Attends là ! T’es en train de me dire que tu m’lâches pour mon patron? »

Se tournant pour observer la blondinette parler à l’homme à l’apparence bien sévère et sérieuse - une expression qu’il n’avait vu que rarement chez Mr. Hollowin , d’ordinaire jovial et un brin porté sur la bibine. Elle était donc là pour le travail. Quelque chose lui faisait penser que cela ne présageait rien de bon. Il sentit le regard de son patron se poser sur lui, avant de finalement retourner sur l’agent du FBI. Malheureusement pour lui, son attention fut détournée par une jeune femme qui lui demandait un nouveau cappuccino, tenant aussi à commander sa pizza pour midi trente. Opinant du chef, le jeune homme s’empara de son bloc-note et crayon pour pendre la liste des pizzas, faisant chauffer du lait pour le cappuccino de l’inconnue. Alors que cette dernière le remerciait en s’éloignant, le brun levait les yeux vers Oxanna qui venait de revenir.

Le bras de la belle s’enroula autour de celui de l’homme, le traînant ainsi jusqu’aux cuisines. Tentant de rendre la situation bien moins bizarre qu’elle n’en avait l’air, il s’accorda un sourire en coin et une phrase lourde de sous entendu. « Si tu veux un endroit plus intime, les toilettes, c‘est pas mal ! » Bon d’accord… Pas très drôle en fait. D’autant plus qu’il reprit une attitude normale en voyant la belle les mains sur les hanches, un visage parfaitement impassible, voire très sérieux. Piqué au vif dans sa curiosité, il l’écouta.

Coupant la belle dans son discours lorsqu’elle lui dit que George avait été arrêté, il ne put s’empêcher d’éclater d’un rire rauque. « C’est une blague? George? ! » Elle lui expliquait alors qu’il trainait dans une affaire d’importation d’arme illicite ou il ne savait quoi qui intéressait apparemment beaucoup le FBI. D’après Miss Prescott, l’homme avait terni la réputation de la pizzéria en utilisant l’enseigne comme moyen de couverture, plus encore, elle lui avouait avoir besoin de lui. Cette révélation ne manqua pas à le surprendre. « Tu me mets une grosse pression là ... » murmurait-il, un brin stressé de devoir jouer un rôle majeur dans une affaire dont le FBI s’était emparé.

« Je dis pas que je le ferais avec joie si ça n’engageait que le FBI mais … Avec ce regard de chienne battue, tu sais que je peux rien te refuser. » . L’humour était sa seule arme face à cette scène qui le rendait mal à l’aise. En fait, il n’avait aucune idée de la situation dans laquelle il s’embarquait. Mais il savait aussi qu’Oxanna n’était qu’une bleue, une petite dans la grande organisation fédérale, et s’il pouvait ne serait-ce qu’un peu l’aider à gravir les échelons, il était prêt à beaucoup pour l’aider. « C’est d’accord. Je suis ton homme . Mais quand même… George quoi ! Il savait à peine manier une pâte à pizza ... » Le regard perdu dans le vide, il se ressaisit rapidement, plongeant son regard dans celui de la belle, attendant ses directives.
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyJeu 24 Nov - 18:48

Parce que je t’informe tout de suite d’une chose : si tu acceptes, tout reposera sur toi. Oxanna avait prononcé cette phrase sans réellement se soucier des conséquences – elle l’entendait souvent dans le cadre de son travail. Mais un homme comme Shane, qui ne passait pas ses journées à chasser des criminels, n’avait pas besoin qu’on mette une telle pression sur ses épaules. Face à sa remarque et bien que celle-ci n’ait en aucun cas été accusatrice, la blondinette ne put retenir un sentiment de culpabilité. Pourquoi avait-elle été lui dire une chose pareille ? A sa place, rien que ces quelques mots l’auraient poussée à dire non !
Mais même si Oxy pensait y avoir été un peu trop fort, elle savait aussi que lui faire comprendre le sérieux de cette situation était de la plus haute importance. Il devait réaliser avant de choisir de l’aider ou pas, que ce n’était plus du niveau du lycée, quand celle que l’on surnommait la Fouine l’embarquait parfois dans ses « enquêtes » comme complice, afin d’obtenir un renseignement. Là, elle jouait dans la cour des grands et ne pouvait pas se permettre le moindre écart. S’il acceptait d’apporter son aide, il fallait qu’il se rende compte des conséquences.

Shane, malgré son malaise apparent face à la demande de son amie, donna une réponse positive accompagnée d’un brin d’humour – un humour qu’elle connaissait bien. Il l’utilisait très souvent, mais surtout quand il se sentait embarrassé ; en l’occurrence, il dissimulait son stress derrière une remarque drôle. Néanmoins, il formula un « C’est d’accord » aussitôt, et Oxanna se sentit soulagée. Sans lui, les choses auraient été beaucoup plus difficiles. Elle ne pouvait pas jouer le rôle qu’elle confierait à son ami : depuis l’affaire Juan Muñoz, tous ceux qui avaient lu le journal concernant son arrestation savaient qu’Oxanna Prescott bossait pour les autorités. Oh, elle n’avait pas eu droit à son portrait en première page ni à son nom écrit en toutes lettres dans l’article… Mais le cliché représentait clairement plusieurs figures de l’autorité en train d’escorter Juan dans une voiture noire appartenant au FBI. Certes, les chances pour que le chef de bande des trafiquants ait vu cette photo étaient minces, mais pas inexistantes. Et Oxy ne pouvait pas se permettre de prendre des risques. S’il la repérait, elle mettait non seulement sa vie en danger, mais leur permettrait aussi de s’en sortir sans qu’ils ne soient inquiétés. Prêts à faire entrer plus d’armes sur le territoire Américain, armes qui blesseraient voire tueraient des innocents.

« Comme quoi, il savait bien jouer la comédie. Remarque, on peut être bon en trafic d’armes et ne pas savoir cuire une fichue pizza, » dit-elle en haussant les épaules, un sourire en coin – bien évidemment, elle plaisantait elle aussi. « Ecoute, je suis contente que tu acceptes de m’aider, mais ne te dis pas que tu le fais pour moi, d’accord ? Je te le demande uniquement parce que là, tout de suite, tu es le seul capable de les mettre derrière les barreaux. Et puis, rassure-toi, je ne vais pas t’envoyer dans la gueule du loup, même pour arrêter des criminels je ne permettrais pas que ta vie soit clairement mise en danger. Viens avec moi. » A nouveau, elle prit les devants et guida Shane dans le garde-manger. Une pièce pas forcément très grande mais qui donnait sur la chambre froide d’un côté, et sur l’extérieur de l’autre. La porte s’ouvrait pour faire face à une ruelle, et sur la droite se trouvaient les bennes à ordures du restaurant. On ne pouvait pas faire plus discret : c’était justement par là que ceux qu’ils cherchaient à piéger arriveraient d’ici une heure et demie. Une fois à l’intérieur, Oxy commença son travail. Alors qu’elle cherchait un endroit stratégique où dissimuler une caméra avec micro intégré, elle expliqua en détails ce qu’elle attendait de Shane. « Bien. Ces gens-là ne sont pas nés de la dernière, c’est la raison pour laquelle je cache ça plutôt que de mettre un micro sur toi. Ils voudront sans aucun doute te fouiller pour s’assurer que tu n’es pas en train de collaborer avec les flics. » Ayant trouvé la cachette idéale, Oxanna débuta son installation sans se couper dans son discours. « Je ne te demande qu’une chose : amène le chef de bande à avouer qu’il utilise les boîtes qu’il vient chercher, comme cachette pour déplacer des armes incognito. C’est la partie la plus importante car cela constituera le seul élément que nous aurons contre lui. Mais grâce à cela, il aura une peine importante de prison et voudra sans aucun doute la réduire si on lui en donne l’opportunité : alors, nous aurons tous les autres éléments, complices, lieux etc. »

Elle fit une petite pause, utilisa son téléphone pour se régler sur la fréquence de la caméra, et aperçut bientôt Shane ainsi qu’elle-même dans l’encadré de l'iPhone. Mettant l’appareil contre son oreille, elle toussa et put s’assurer que le son fonctionnait aussi bien que l’image. Puis, enfin, la jeune agent fit de nouveau face à Shane. Cette fois, elle se concentra uniquement sur les explications qu’elle devait lui donner, montrant ainsi à quel point ses prochaines directives étaient capitales. « Tu vas leur faire croire que George t’avait mis au courant de leur petite affaire et qu’il comptait leur en parler, que tu voulais être des leurs et participer. Afin de montrer ta bonne foi, tu vas leur annoncer que tu as reçu un appel de George ce matin depuis le poste de police où il est retenu, et qu’il t’a demandé de prendre en charge la livraison d’aujourd’hui. Dis-leur aussi que George t’a assuré qu’il ne dirait rien, qu’il ne les vendrait pas et que les flics n’ont aucun élément, qu’ils le relâcheront d’ici 48 heures. Et qu’en attendant, c’est toi qui prends sa place. Je pense que tu verras rapidement qui dirige sur les deux hommes qui seront présents, c’est sur lui que tu vas devoir concentrer tes efforts. Mais sois délicat dans les mots que tu choisiras, ne lui fais pas sentir qu’il doit absolument « dire » ce qu’il manigance, ou il sentira ce qui se passe. Essaie d’y aller par des chemins déviés. Tu t’en sens capable ? » Avant que Shane ne puisse répondre, elle ajouta. « De toute façon ne t’inquiète pas, on a un peu de temps pour en discuter plus en détail avant qu’ils n’arrivent. Ton patron restera seul à servir les clients, il est au courant, il sait ce que tu es en train de faire et il ne te posera aucun problème. » Elle sortit son arme, prête à passer à la séquence des paroles qui rassurent. « Ils seront sûrement armés, ou tout du moins celui qui commande, et histoire de te mettre la pression, il n’hésitera pas à te balancer son flingue sous ton nez. Cela dit, un corps dans le garde-manger d’un restau, ça ne le fait pas des masses en matière de discrétion. Il ne passera pas à l’acte mais malgré tout, comme tu le vois, j’ai de quoi te défendre aussi. Je serai planquée juste derrière, tu n’as rien à craindre, je couvre tes arrières. Ca va jusque-là ? » Elle souffla un coup, espérant ne pas avoir perdu Shane dans tout ça et surtout, espérant qu’il ne décide pas subitement de ne plus être son homme…
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyVen 25 Nov - 14:28

Il lui semblait soudain qu’à présent, il était dans l’une de ces séries télévisés policier dont on se servait d’une personne comme appât . C’était à la fois inquiétant et déboussolant. A ce moment là, Shane ne se sentait pas vraiment l’âme d’un héros, encore moins d’une personne courageuse. Il n’avait qu’une envie, retrouver son comptoir et servir ses pizzas chaudes à des clients conquis par le goût. En cet instant, son métier lui semblait bien loin… Comme seulement secondaire. C’était comme s’il pouvait sentir le fil de son destin palpable, tanguant dangereusement entre la vie et la mort. Peut-être en faisait-il trop, mais le jeune homme savait bien que dans le trafic d’arme, il y avait des morts.. Des traitres, des lâches, des assoiffés par le pouvoir qui ne reculaient jamais devant un meurtre pour obtenir ce qu’ils voulaient. C’était comme s’il pesait à présent le poids de sa décision.

En d’autre circonstances, il n’aurait vraiment pas apprécier qu’on traite de « fichue » ses pizzas. Mais la jeune fille n’était pas n’importe qui, et la situation dans laquelle elle l’avait mis le rendait à présent bien silencieux. Suivant la blonde jusqu’au garde-manger, où ils stockaient farine, tomates et autres produits dans différentes salles adjacentes, elle observa l’endroit d’un œil expert. Elle savait quoi faire, Shane n’avait pas de doute là-dessus. Elle lui apprit qu’ils le fouilleraient sans doute. Laissant tomber son regard sur son propre tee-shirt, il fronçait les sourcils. Cette simple idée ne le rassurait pas tellement. Il profitait d’être dans la zone autorisée pour fumer pour allumer une cigarette. Inutile de dire que, même stressé comme il pouvait l’être en ce moment même, il avait besoin de détendre son esprit. Rien de tel qu’une cigarette pour tenter d’assoupir son esprit. L’idéal aurait été d’y rajouter un petit quelque chose, mais il n’en avait pas, il avait arrêté cela depuis quelques années et même si le joint le tentait un peu en cet instant, il n’était pas certain que la belle apprécie. « Le faire avouer .. .Compris »

Tentait-il de récapituler, tandis que la jeune fille avait à présent les yeux plongés dans son cellulaire. Arquant un sourcil en tirant sur la cigarette, il extirpa lentement la fumée, conscient que les paroles qui suivaient seraient primordiales. La belle fédérale lui expliquait à présent ce qu’il devait dire, faire dans les moindres détails. Cela semblait bien simple en en parlant, mais Shane était certain que sur le terrain, ça ne serait pas la même chose. Ces types là étaient tous paranoïaque, il comprenait à présent pourquoi George le laissait s’occuper des clients flics. Il lui avait jusqu’alors dit qu’il se sentait juste trop mal à l’aise en leur présence pour être efficace et honorer l’ancienne. Il savait apparemment que Shane aimait beaucoup la pizzeria, assez pour tomber dans le panneau. Elle avait beau lui demander s’il s’en sentait capable, elle ne manqua pas de reprendre sans en savoir la réponse. Fronçant les sourcils, l’homme écrasa le reste de sa cigarette… Elle venait de lui couper toute envie de s’aérer l’esprit avec de tel bienfait.

D’après elle, il serait menacer par une arme tôt ou tard . C’était pas marqué dans le contrat ça ! Tentant de garder un semblant de calme - fierté oblige, il restait parfaitement silencieux, la gorge soudain aride. S’imaginait-elle vraiment qu’elle lui demandait de risquer sa vie? Peut-être qu’elle resterait dans les parages, mais s’il venait l’envie à l’homme d’oublier qu’il était dans un restaurant et d’exploser la cervelle du livreur, la proximité de l’arme avec son crâne gagnerait sur l’habileté de la blonde. Il se gardait bien d’y penser, mais il était à présent terrorisé. De surcroit, elle osait lui demander si « Ca va jusque là ». Tentant un sourire, Shane était déterminé. Il n’allait pas faire faux bond après avoir donné son accord; « Je -Hem. J’ai du mal à mettre ‘’arme‘’ et’’ça va‘’ dans la même phrase là.»

Sheldon et Oxanna faisait ce métier toute la journée, risquait leur vie tout les jours pour que les gens comme lui puissent vivre tranquillement. Il ignorait la moitié des affaires sur lesquelles ils travaillaient. Cette simple situation était pour eux une routine et peut-être que Shane n’était finalement pas aussi courageux qu’il voulait le prétendre. Tout cela le dépassait, pour lui, la seule fois où il risquait sa vie, c’était lorsqu’il livrait en période de noël sur le verglas. Il n’avait jamais été question d’arme sur sa tempe. « Complice de George, faire avouer, vouloir rentrer dans leur manigances, arme sous le nez, faire avouer… Compris » finit-il par résumer, pas vraiment sur d’être exactement l’homme qu’il lui fallait.

Pourtant il le savait, il allait falloir se créer un puissant masque pour cacher ses peurs. Inspirant profondément, il souriait, plongeant son regard dans celui de la belle. « S’il m’arrivait quoi que ce soit - on sait jamais… Veille sur mes parents s’il te plait.  » Son sourire en coin se voulait rassurant, bien plus que sa phrase. Mais il ne savait pas vraiment comment tout cela se passerait. Il n’avait personne dans sa vie à part sa famille. Il savait que sa mère serait anéantit, son père dévasté et son petit frère, déjà un brin rebelle ne supporterait pas la nouvelle. Ils avaient beau être demi-frères seulement, les deux s’entendaient vraiment bien. « Et sur Sheld', il faudra le nourrir quand je ne lui apporterais plus de pizza.  » Cette fois c’était certain, l’humour revenu, il reprenait du courage. Il en aurait bien besoin pour la suite. Un petit clin d’œil en faveur de son amie pour la rassurer et ainsi lui faire comprendre qu’il irait jusqu’au bout. Qu’il ferait avouer à cet homme tout ce qu’ils avaient planifiés.
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyVen 25 Nov - 18:49

La réponse de Shane, ainsi que son sourire plus ou moins forcé, arrachèrent un sourire contrit à la jeune femme. Oxanna était consciente des énormes efforts qu’elle demandait à son ami. Jouer les faux acolytes de vrais criminels ne constituait pas son quotidien et son stress était donc normal. Mais son propre rôle était de le rassurer, de lui faire comprendre qu’il ne risquait absolument rien et que quoi qu’il arrive de toute façon, elle était là pour assurer ses arrières. La blondinette commençait peut-être tout juste sa carrière au sein du FBI, mais il ne fallait pas oublier qu’elle avait vécu une année entière de formation avant cela. On n’envoyait pas les bleus seuls sur le terrain sans aucune compétence. Par conséquent, Oxy se sentait parfaitement capable de mener cette affaire à bien. Dans le cas contraire, jamais elle n’aurait accepté l’offre de son supérieur. Elle aurait attendu que Sheldon revienne de sa propre enquête, et ils seraient venus voir Shane ensemble. Peut-être la présence d’un coéquipier aurait-il plus rassuré leur ami commun ? Seulement voilà, elle était là, seule, et il faudrait bien que cela suffise.

Alors que Shane résumait les étapes de son propre travail, Oxanna l’écoutait attentivement et hochait la tête à chaque élément. Il avait bien suivi et malgré tout, elle le sentait d’ores et déjà plus enclin à apporter son aide, plus sûr de lui. Etait-ce là encore forcé, ou avait-il sincèrement repris contenance ? Il fallait que lui-même se sente à la hauteur, car si une seule once de doute transparaissait dans sa voix devant le chef de bande, ce dernier n’hésiterait pas à le pousser à bout. Et surtout, à suspecter que les flics trempaient dans cette histoire. Logiquement, ils avaient déjà un certain nombre de choses qui jouaient en leur faveur. Les trafiquants ne savaient pas encore que George avait été arrêté. Le fait que Shane le leur annonce et sache quand ils étaient sensés passer pour récupérer les boîtes, constituait déjà un bon point pour lui. George n’était pas une balance, la police le savait maintenant et ses collègues devaient tout aussi bien en être conscients. Alors à moins qu’ils soupçonnent les autorités d’avoir obtenu des informations via son téléphone portable, ils n’avaient aucune raison de douter des paroles de Shane. C’était l’une des raisons pour lesquelles Miss Prescott sentait que tout se passerait bien.

« Oui, quand je parle de chemins dérivés pour le faire avouer, tu peux par exemple utiliser ton statut de nouveau dans leur trafic pour les questionner sur les détails. Du genre : George m’a informé que vous transportiez des armes là-dedans, mais il m’a pas dit quel genre. C’est du gros modèle ? Tu vois, le truc qui fait innocent un peu, mais sans paraître stupide pour autant, surtout n’en fais pas trop. Franchement, si tu étais à leur place, tu ne voudrais pas d’un ahuri dans ton équipe, si ? » dit-elle avec un sourire en coin. Elle regarda sa montre et constata qu’il leur restait encore du temps avant qu’ils ne débarquent. Discuter un peu permettrait peut-être à Shane de se détendre, de mettre un instant de côté ce qu’il s’apprêtait à faire pour le FBI. Oxanna était sur le point de prendre des nouvelles de sa famille quand lui-même se tourna vers elle. Comme d’habitude, son humour était omniprésent dès que le stress s’emparait de lui. La blondinette leva les yeux au ciel quand il parla de prendre soin de ses parents s’il lui arrivait quelque chose, mais ne put retenir un rire étouffé à l’évocation de Sheldon et de son estomac. « Ne t’en fais pas, si jamais tu t’en sors pas, j’imagine que t’auras au moins droit à une médaille ! » s’exclama-t-elle sur le même ton de voix que lui. Elle n’avait pas envie de casser son humeur joviale, seulement là tout de suite, il fallait quand même qu’elle lui dise quelque chose d’important et qui achèverait tous les doutes qu’il essayait de cacher derrière ses blagues.

Alors, elle se posta en face de lui, riva ses yeux dans les siens, et posa ses deux mains sur ses bras pour être certaine qu’il ne bougerait pas, qu’il l’écouterait jusqu’au bout. « Bon, sérieusement. Shane, je te connais assez bien pour savoir qu’au fond, tu t’inquiètes et c’est normal. Mais je te le dis encore et tu sais que tu peux me faire confiance : jamais je ne t’aurais demandé un tel service si ça impliquait que tu pourrais y rester – et ça, même avec de très infimes chances que ça tourne mal. Je tiens à toi plus qu’à coffrer une poignée de trafiquants, avec le temps tu devrais finir par le savoir, non ? » Elle esquissa un sourire complice, avant de reprendre. Il ne fallait pas qu’elle oublie la dernière partie du plan, et elle considérait Shane prêt à l’entendre désormais. « Si je reste derrière avec mon arme à la main c’est uniquement parce qu'ils vont être arrêtés ici. La police locale est sur le coup, ainsi que deux collègues du FBI. Tu ne les vois pas, mais ils se trouvent près de la pizzeria depuis ce matin. Avec ça, » expliqua-t-elle, exhibant un casque avec micro intégré qu’elle porterait une fois cachée, « je serai en contact direct avec eux. A la seconde où les criminels avoueront leurs méfaits, les autorités feront le tour jusqu’à la ruelle et nous les arrêterons. C’est l’unique raison pour laquelle je tiens mon arme de service prête, point barre. Tu ne risques rien. » conclut-elle finalement.

Elle avait déjà tout planifié, dans son esprit comme avec les autorités qui patientaient à l’extérieur et surveillaient les alentours, discrètement. Dès que son patron l’avait mise sur le coup, elle s’était ruée sur le dossier pour étudier la moindre piste à exploiter, celle qui lui permettrait de les coincer, enfin et pour de bon. Utiliser Shane lui avait paru comme une évidence à la seconde où elle s’était rendue compte que jamais, jamais ils ne lui feraient quoi que ce soit. Même s’ils arrivaient à repérer que le pizzaïolo travaillait avec les flics, ils se contenteraient de se jeter dans leur camionnette et de repartir, le pied au plancher, priant pour arriver à semer les voitures qui se mettraient à leurs trousses. Ils ne perdraient pas de si précieuses secondes à abattre un inconnu. Oxanna le savait, c’était sa spécialité, le profilage. Elle les avait étudiés depuis que cette affaire était arrivée sur le bureau de Sheldon et sur le sien. C’était comme si elle les connaissait personnellement, chaque geste lui donnait un indice sur la façon dont ils réagiraient dans une situation donnée. Et là, Oxy pouvait être sûre d’une chose : quoi qu’il se passe, qu’ils arrivent à les choper ou pas aujourd’hui, la vie de Shane n’était pas en danger.
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyMer 14 Déc - 14:04

Inutile de dire que malgré le calme apparent avec lequel il tentait de couvrir sa peur, il était terrifié. Il n’avait jamais vraiment vécut l’expérience d’un braquage, aussi, avoir un flingue sur le crâne n’avait jamais été une occasion de s’endurcir et il aurait espéré ne jamais avoir à vivre ce moment. Mais qui sais? Peut-être qu’Oxanna se trompait et que l’homme voudrait seulement ce qu’il venait chercher sans vraiment chercher à comprendre pourquoi George n’était pas là? Arrêtes de rêver , vieux murmurait une petite voix dans sa tête, le remmenant à la raison. Tout ne se passerait surement pas comme sur des roulettes, mais il savait une chose: il pouvait compter sur Oxanna. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’il avait dans un premier temps accepté d’être son bouc émissaire. Non pas que cela l’enchanté mais quelque part, l’excitation d’être au cœur de l’action l’amusait un peu. Malgré cela, il devait se dire que ce n’était pas un jeu et que tout serait bien réel… La chose qui lui permettait de tenir était l’assurance d’Oxanna qu’il ne lui arriverait rien. Après tout, c’était elle la plus à même à répondre à ses interrogations et jusqu’à présent, elle le faisait avec brio.

Elle lui donnait des idées pour engendrer la conversation, il hochait la tête sans dire un mot, convaincu de devoir garder toute ses forces pour ce qui l’attendait dans quelques minutes. Il nageait dans l’inconnu le plus total, chacun des instants passés avant cette confrontation était comme un cadeau du ciel. Il devait en savourer chaque instant, comme chaque trait de sa cigarette. Peut-être sa dernière? Il le savait, il faisait en ce moment dans le mélodrame, mais il n’avait aucune envie de mourir si jeune. « Rassurant ! » répondit-il sur un ton faussement outré alors qu’elle lui promettait une médaille s’il mourait. Cette simple attention, ce simple brin d’humour de la jeune fille suffisait à le rendre bien moins anxieux. Il fronçait pourtant les sourcils, elle avait bien entendu compris qu’il s’inquiétait et il s’en voulait un peu d’être aussi transparent à ses yeux.

Il hocha simplement la tête à son explication, ne manquant pas de regarder à l’extérieur, comme s’il cherchait les policiers en planque. Finalement, il étirait son sourire en coin, écrasant sa cigarette. « Ça va aller, d’accord? Je te l’ai dis, tu peux compter sur moi. C’est pas si grave si je me fais descendre après tout ! J’ai personne qui m’attend gentiment chez moi » c’était son truc, tenter d’apitoyer les autres sur son propre sort. C’était en quelque sorte l’assurance qu’il allait un peu mieux et qu’il irait jusqu’au bout. « Je ne veux pas que tu t’en fasse, c’est clair? » Son regard planté dans celui de la jeune fille, il plaqua une main sur sa joue tendrement, lui caressant du pousse sa peau douce. Il n’avait cessé de se sentir bien en sa présence depuis tant de temps. Son amitié lui était chère, c’était l’une des seules qu’il possédait et chérissait. Reculant finalement, il s’accotait aux étagères de farine, plantant son regard dans la caméra qu’elle avait installé plus tôt. Elle ne faisait pas les choses à moitié. Elle avait un réel talent pour faire ce qu’on lui demandait et ceux depuis toujours.

« Parles pas de ça à Sheldon d’accord? J’ai pas envie qu’il sache que sa future petite-amie compte sur le plus beau des deux pour parfaire ses plans. Il serait vert de jalousie et n’accepterait plus de me parler pour lui avoir voler sa chère et tendre… Je perdrais mon meilleur client et le resto’ mettrait la clé sous la porte ! » Cette fois, si les doutes quant à la motivation de Shane avait put être évident, ils s’étaient effacés. Elle avait tenté de le rassurer et bien qu’il ne le soit pas entièrement, il cachait ses peurs pour ne pas inquiéter plus qu’elle ne l ‘était déjà la blonde. Elle comptait sur lui et quel genre d’ami il serait s’il ne pouvait pas lui donner un coup de main lorsqu’elle lui demandait. D’ici, Shane pouvait entendre son patron prendre une commande. Il n’avait pas vraiment l’habitude de voir le vieil homme bosser, et il s’en voulait un peu de le voir ainsi travailler. Il avait énormément de respect pour l’homme qui lui avait donné sa chance. Il l’aimait comme un père et faisait son possible pour lui donner l’exemple d’un employé modèle… Aujourd’hui, il se devait d’honorer la pizzeria en effaçant toute trace de trafics illicites.

Le silence s’installait entre les deux jeunes. Shane avait beaucoup à dire à Oxanna mais le moment était mal venu. Il ne savait pas quand les hommes devaient arriver et ne préférait pas entammer de discussions auxquelles il devrait surement mettre fin avant la fin. Chaque fois qu’il entendait le bruit d’une voiture se garer, il s’imaginait qu’il s’agissait d’eux. Il était surprit c’était certain, mais il ne laissait rien paraître. Il se préparait mentalement à ce qui allait suivre… Au diable ses craintes, c’était maintenant qu’il devait faire ses preuves !
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Oxanna Prescott
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptySam 17 Déc - 17:11

Shane était entré dans la vie de la jeune femme lors de sa première année au lycée. Encore toute nouvelle dans cet établissement, sa forte personnalité et son répondant lui avaient vite causé des problèmes avec les footballeurs plus âgés – rares étaient les garçons en pleine adolescence qui supportaient qu’une fille se montre plus douée qu’eux, surtout dans le domaine de la répartie. Sans l’intervention de son ami, Oxanna aurait certainement passé un sale quart d’heure. Mais il l’avait sortie du pétrin sans même la connaître et surtout, sans rien lui demander en retour. De fait, ils s’étaient rapidement trouvés, puis étaient même sortis ensemble avant de revenir à une relation certes amicale mais toujours très complice.
Aujourd’hui, la blondinette considérait Shane comme l’un de ses amis les plus proches, et cela signifiait beaucoup de la part d’une personne qui n’avait qu’un père pour famille. Les gens pour qui elle donnerait sa propre vie se comptaient sur les doigts d’une seule main. Le pizzaïolo en faisait partie sans aucun doute possible aux yeux d’Oxy : pour lui, parce qu’elle avait confiance en lui et l’aimait profondément, elle irait jusqu’à planquer un cadavre dans sa penderie – ce qui faisait vraiment moyen de la part d’un agent du gouvernement, en plus des nombreuses lois qu’elle bafouerait. Oui, elle l’adorait, et pourtant en cet instant précis, sa seule envie était de le prendre par les épaules et de le secouer, tout en lui hurlant dessus comme s’il venait de faire la plus grosse bêtise de sa vie.

Qu’est-ce qu’ils avaient tous, ces foutus mecs, à utiliser un humour complètement pourri quand ils se retrouvaient dans une situation qui les stressaient ? Au moins, si elle avait douté un jour que Shane et Sheldon soient les meilleurs amis du monde, désormais elle ne pouvait qu’être certaine des liens qui existaient entre eux. Aussi bien l’un que l’autre, ils ne savaient rien faire de mieux que de faire mine de sortir les violons, dès lors qu’un mini-drame se présentait. Bon, d’accord, en l’occurrence, Shane s’apprêtait à jouer les complices devant des trafiquants d’armes eux-mêmes porteurs de flingues… Mais et alors ? Etait-ce une raison pour balancer des trucs du genre « J’ai personne qui m’attend chez moi » ? Si Oxanna pouvait lui faire ravaler cette phrase aussi absurde qu’énervante, elle n’hésiterait pas. En fait, elle commença par lui lancer un regard assassin et fut sur le point de rétorquer, quand Shane posa une main sur sa joue et lui intima, plus sérieux et plus calme, de ne pas s’en faire pour lui. Et alors, sa colère se fit la malle aussi vite qu’elle était arrivée.
Oxanna n’était pas dénuée de bon sens non plus. Elle était parfaitement consciente que Shane avait juste voulu rire un peu, probablement pour que le poids qui pesait actuellement sur ses épaules lui paraisse moins difficile à porter. Mais elle n’aimait pas l’entendre dire des choses pareilles, peu importe les circonstances. Shane était aimé et entouré, il devait forcément le savoir dans sa petite tête de faux provocateur, nan ? « J’ai entièrement confiance en toi, et je n’ai aucune raison de m’en faire, » dit-elle simplement, esquissant un sourire réconfortant à son attention.
Le sérieux de Shane ne dura que quelques secondes puisqu’il ne tarda pas à évoquer Sheldon. Lorsqu’il formula l’expression « future petite-amie », la blondinette poussa un grognement agacé. Shane pensait que les deux coéquipiers étaient faits l’un pour l’autre, et même si intérieurement Oxanna l’espérait de tout son cœur, elle en doutait. Sheldon ne semblait pas spécialement intéressé : il vivait de ses aventures sans lendemain, n’ayant pas envie de s’attacher à une seule femme. D’ailleurs, Oxy doutait qu’il soit capable de rester fidèle, ce n’était juste pas dans ses gènes. Cela lui était plutôt douloureux de l’admettre, mais il ne se passerait jamais rien entre Sheldon et elle. Sauf, peut-être, si la jeune femme acceptait la simple relation charnelle sans aucune attache sentimentale. Et contrairement à Sheldon, elle était beaucoup trop romantique pour en arriver là. En tout cas, en ce qui concernait son collègue de travail en particulier.

Shane ne se doutait pas un seul instant du mal qu’il pouvait faire à Oxanna en plaisantant sans arrêt sur un couple dont elle se languissait, mais qui ne resterait à jamais qu’un rêve. Ceci étant dit, elle ne lui en tenait pas rigueur : lui-même était inconscient de ce que son amie ressentait pour Sheldon. Il ne savait pas à quel point elle était tombée amoureuse de lui, et il ne le saurait probablement jamais. Elle lui faisait confiance, seulement dans l’histoire, Shane était tout de même le meilleur ami de Sheldon. Il jouait déjà bien assez les entremetteurs sans être au courant du moindre détail pour qu’Oxanna en raconte davantage. Et puis, quand on avait des sentiments non partagés pour quelqu’un, mieux valait les garder pour soi. Ainsi, on était moins ridicule. « Loin de moi l’idée de voir fermer la pizzeria, j’irais où moi après ? Sheldon est peut-être ton meilleur client, mais tu sais bien que je suis pas loin derrière, du moins quand j’ai l’occasion de passer sur Lima, » se défendit-elle, une expression amusée éclairant ses traits. « Malheureusement, Sheldon lira forcément mon rapport et ton nom se doit d’apparaitre. Ne te plains pas, t’auras l’occasion de passer pour le héros du jour, alors à ta place j’en profiterais ! Pour une fois, au lieu d’écouter les récits sur la façon dont Super-Sheldon a désarmé un méchant dealer, c’est toi qui auras la chance de décrire ta journée de civil qui a détruit tout un réseau de dangereux criminels. Et à mon avis, c’est de ça dont il sera le plus jaloux ! » s’exclama-t-elle, éclatant de rire à cette – agréable – pensée.

Son téléphone portable se mit à vibrer dans la poche de son jean. Levant un doigt pour signifier à Shane qu’elle devait prendre cet appel, Oxanna s’éloigna de quelques pas et décrocha. Les flics en planque à quelques centaines de mètres du bâtiment venaient de repérer un van qui pourrait correspondre à celui des trafiquants. La blondinette s’assura que tout le monde se trouvait en place, raccrocha, et démarra la caméra avant de rejoindre Shane. « Ils arrivent. Ca va être à toi de jouer, maintenant. N’oublie pas : fais-les avouer en douceur, et pour justifier ta participation, dis-leur que George t’a mis dans le coup et qu’il sera bientôt libéré sans avoir rien lâché aux autorités, » lui rappela-t-elle tout en fermant la porte d’accès vers la ruelle. Les criminels se feraient connaitre dès qu’ils arriveraient. S’ils n’étaient pas complètement stupides, ils avaient sûrement une certaine façon de frapper pour annoncer leur présence, et George les attendait normalement déjà à l’arrière. « Je serai juste derrière cette porte, » dit-elle en montrant celle qui reliait le garde-manger et placard de rangement aux cuisines. « Je surveille le moindre de leurs mouvements grâce à la caméra, et encore une fois, tu n’as strictement rien à craindre, ils ne risqueraient pas leur peau pour s’en prendre à un inconnu, » annonça-t-elle dans une dernière tentative de le rassurer – tout en restant parfaitement franche. Puis, sans plus de cérémonie, elle s’éclipsa vers sa cachette, se connecta sur le live feed de la caméra grâce à son smartphone, et attendit. A la seconde où des coups de faisaient entendre contre la porte extérieure, elle mit son micro en route et murmura. « A toutes les unités, ils sont arrivés sur place. Restez aux aguets, et ne faites rien tant que je ne l’ai pas ordonné. A la seconde où je vous donne le feu vert, on les attrape ! » « Bien reçu, Miss Prescott, » entendit-elle plusieurs fois, depuis les divers véhicules postés.

C’était maintenant ou jamais. Et Shane ne pouvait que réussir.
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyDim 8 Jan - 16:04

Depuis qu’il avait grandit, l’homme avait complètement zappé les dimanches à l’Eglise, les confessions et tout ce qui faisait de lui un bon chrétien. Après tout, Dieu était celui qui avait voulu que ses parents l’abandonne, il avait aussi fait en sorte qu’il reste sept ans dans un foyer avant qu’on ne lui ouvre les portes de l’amour et d’une maison chaleureuse. C’était à cette période qu’il avait été le plus proche du tout puissant. C’était ses parents qui le lui avait obligé, qui lui avait inculqué des valeurs religieuses strictes. Depuis qu’il avait quitté la seule maison où il s’était un jour sentit heureux, il avait une nouvelle fois tourné le dos à l’Église et aujourd’hui, il le regrettait amèrement. Peut-être qu’il aurait dut remercié le créateur pour la vie qu’il lui avait modelé… C’était trop tard, les paroles d’Oxanna raisonnaient maintenant dans sa tête: ils arrivent. Tandis que la blonde donnait ses dernières recommandations, l’homme se préparait mentalement. Il posa son regard sur le garde-manger dans lequel la fédérale se cachera durant sa confrontation avec les dealers. Tant bien que mal, il trouva le courage d’opiner du chef, la voyant disparaître. Soufflant une dernière fois pour s’insuffler du courage, il entendit une série de coup précise. Il ne put qu’esquisser un sourire en reconnaissant la marseillaise. Il n’était pas un grand fan du ballon rond, mais il avait tout de même quelques connaissances sur les hymnes. Toutes traces d’incertitude quittèrent son visage tandis qu’il appuyait de son pouce sur le bouton rouge ordonnant l’ouverture de la porte métallique. Deux hommes attendaient , sur la défensive devant une voiture de couleur noire, vitres teintées et tout ce qu’il faut pour éviter les regards. En parlant de cela, Shane put voir une fraction de seconde la surprise dans les yeux du plus grand, l’autre contenait très bien ses émotions aussi, jugeait-il qu’il était la tête.

« Vous excuserez Georgy, ce con s’est fait pincer. » fut sa première phrase. Son ton était détaché, presque amusé. Une nouvelle fois, il put voir un éclair de surprise traverser le regard de la brute. « Vous en faites pas, je sais tout. Entrez. » Sur ces paroles, Shane rentra de nouveau d’un air confiant. « Les ordres, c’est pas toi qui les donnes ici. Referme. » Roulant des yeux, le pizzaiolo faisait descendre le rideau métallique, à présent prisonnier des deux malfaiteurs. Esquissant un sourire alors qu’il vit le plus grand s’approcher sous un ordre muet du premier, Shane levait les bras tandis qu’il sentait les mains de l’homme tâter son corps. « Pour la fouille rectale, je préfère éviter. Rien ne rentrera dedans. » Il sentit alors un poing fondre sur son visage, le faisant reculer de quelques pas tandis qu’il crachait du sang, sa lèvre ouverte. « D’accord. Compris. Vous êtes les boss, ça me va. Vous en faite pas, George m’a prévenu de tout. Il comptait me présenter mais vu les circonstances, on va dire qu’il n’en a pas eut le temps. Il m’a demandé d’être votre homme alors.. Me voilà. »

Ils restèrent silencieux. Shane se doutait qu’il n’avait pas leur confiance. C’était normal, la paranoïa était de mise dans des cas comme ceux-là, mais le simple fait qu’il sache cela les confortait d’une certaine manière. Tout ce qui comptait pour eux, c’était d’avoir leur marchandise et de partir. Tandis que la brute repartait vers son camarade, Shane analysait la situation rapidement. Il n’avait pas le droit à l’erreur, il le savait. Il enfourna les mains dans ses poches et les hommes se redressèrent, comme s’ils craignaient qu’il cache une arme. Esquissant un sourire, le livreur mit à nouveau ses mains en évidence. « Du calme les gars ! Je suis pas armé. C‘est tout nouveau pour moi, heureusement, George revient dans deux jours . Les flics n‘ont rien contre lui, il m‘a passé un coup de fil ce matin pour me dire qu‘il crachera pas le morceau et qu‘ils ont rien pour le retenir au-delà de la garde à vue .» Oxanna avait raison, il sentit les deux balaises un peu plus à l’aise à cette idée. Shane en profitait pour sourire, s’approchant d’une étagère pour poser sa main sur l’un des cartons. « J’ai toujours rêvé de faire partie de la mafia! Comme dans les films ! Vous êtes haut placé dans la hiérarchie? » Il sentit alors les mains du plus grand attraper ses épaules et le retourner pour le plaquer contre l’étagère, faisant tomber l’un des cartons. Shane était serein, il le regardait dans les yeux et esquissait un sourire en coin. « Le message est passé. Vous aimez pas trop parler de votre rang. Je comprend , ça doit pas être évident d‘être en bas de l‘échelle… Je sais de quoi j‘parle!» . Et tandis qu’il voyait le poing se lever pour frapper de nouveau, le plus petit stoppa d’un ordre le colosse, comme le pizzaiolo s’y attendait. Il fut reposé sur le sol. Se massant l’épaule, l’homme soupirait. Ils avaient besoin de lui pour obtenir la marchandise et tant qu’ils ne l’auraient pas, la seule chose qu’ils pouvaient faire, c’était faire pression sur lui. « D’après vous, j’aurais une arme un jour? Je sais que c’Est-ce que vous transporter, mais George n’a pas put me dire ce que c’était. J’ai toujours rêvé de brandir un flingue mais mes parents me trouver déjà nul en cours, ils n’ont pas jugé bon de m’offrir le permis d’arme. »

« Si les Rifles t’intéresse, je vais t’en faire bouffer quelques munitions, t’en pense quoi? Maintenant magne toi, on n’a pas que ça à faire. » Et en esquissant un sourire, l’homme opina une nouvelle fois, s’approchant des étagères qui renfermaient la caméra d’Oxanna. Il ne lui accorda aucun regard. Il avait au moins réussi à faire dire quel types d’armes ils transportaient. Impressionnant, faire tenir ce type d’arme à feu dans un carton de pizza révélait vraiment de l’exploit. Il ne devait pas paraître ahuri, c’est en tout cas ce que lui demandait la blonde. Il s’agissait pour lui de la seule manière d’obtenir des réponses. Il savait qu’un questionnement même détourné attirerait l’attention de ces deux balèzes. Il savait aussi qu’ils interdiraient à George de confier des missions à un abruti pareil par la suite et d’une manière comme d’une autre, il n’y aurait pas de prochaine fois.. Alors s’il faisait mauvaise impression, tant pis. Son immobilité tandis qu’il pensait avait certainement dérangé les deux dealers. Il sentit quelque chose de froid se poser sur son crâne. Son cœur fit un bond en comprenant qu’il s’agissait d’une arme. « Écoutes moi bien gamin, je ne suis pas très patient. Je commence à me demander si t‘es pas un flic.» . Cette fois, Shane ne put éviter le regard à la caméra judicieusement camouflée. Un rire nerveux s’échappait de ses lèvres avant de se retourner , l’arme glissant jusqu’à son front. « C‘est un silencieux, hein? Plutôt pratique pour descendre vos gars incognito. Vous en cachez sans doute aussi dans les boîtes, hein? »

Le cran de sécurité fut retiré tandis que l'homme acquiesçait, un sourire malsain étirant ses lèvres. Le pizzaiolo regardait à présent le mafieux dans les yeux sans ciller. A cet instant, la peur l’avait quitté. Il ne craignait pas ce qui allait arrivé car il se savait en position de faiblesse.« Qu’on soit bien clair. Abattez moi ici et cette pizzeria sera un lieu de crime. On enquêtera, on fermera les lieux , et vos boîtes gratuites, vous pourrez les oublier. » L’éclair d’un instant, il sentit l’hésitation dans les yeux de l’homme, ce dernier ne lâchait pourtant pas la gâchette de l’arme, allant même jusqu’à sourire. « C’est qu’il a du cran le petit, hein Bob? La première fois, George s’est pissé dessus. T’a peut-être un avenir dans le métier finalement. » . Le dénommé Bob se mit à rire, accompagnait du chef de bande, Shane souriait, il tentait de donner une dimension arrogante à cela. Louchant une dernière fois sur le silencieux, l’homme finit par abaisser son arme tandis que Shane empoignait une dizaine de carton dans lesquelles il avait pour habitude de glisser les pizzas chaudes. Tandis que le livreur commençait à charger la voiture, le chef de gang dont il ignorait toujours le nom décidait de commencer à converser sans pour autant aider le brun.

« T‘es sûr qu‘il ne nous dénoncera pas? J‘ai jamais put avoir confiance en ce type. Jusque là, c‘était simple de le faire taire, mais si les flics lui jurent une protection, je suis pas sûr qu‘il gardera le silence, George est pas connu pour être courageux.. » Shane ne s’était pas attendu à ça. C’était comme s’il avait en quelque sorte gagnait leur confiance en leur tenant tête. Haussant les épaules, il se devait de rentrer dans leur jeu… Seulement comme ça il pourrait obtenir ce qu’Oxanna voulait. « C’est justement la peur qui le fera taire. Arrêtez moi si je me trompe, mais vous avez forcément des gars tombés en prison. S’il venait à dire quoi que ce soit, je suis certain que vous leur demanderez de le buter. Georgie n’est pas bête, il le sait et c’est-ce qui lui liera la langue. » Il n’en revenait pas lui-même d’arriver à garder un tel calme. Les deux brutes échangèrent un regard avant de juger cette tirade juste. « Pas bête. Y a quand même un truc qui va pas. Pourquoi George t’a parlé de nos petites affaires? » « Vous voulez parlez de vos trafics d’armes? » et alors qu’il chargeait de nouvelles caisses, il posa son regard sur le chef qui fit un simple geste positif, geste que la caméra ne pouvait pas rater. Le pizzaiolo s’approchait une nouvelle fois de là voiture tout en reprenant la parole, surprit par sa qualité de menteur. « Je l’ai comprit c’est tout. Chaque fois qu’un flic débarquait dans la pizzéria, il me demandait de prendre leur commande, d’après lui, ils les rendaient mal à l’aise. Il m’a testé à plusieurs reprises avant de m’avouer ce qu’il faisait pour être certain d’avoir un allié dans les cas où.. Où il se faisait chopper. »

Haussant une dernière fois les épaules en enfournant une nouvelle dizaines de carton à l’arrière du véhicule. « Il a bien fait. Le boss est haut placé. Il ne peut pas se permettre de rater une commande. L’Iraq l’enrichit et sans toi, nous n’aurions pas put livrer les armes à temps… Dommage qu’on ne puisse pas faire confiance à quelqu’un que George recommande. Tu aurais vraiment été utile. » . Cette fois, c’était clair, l’arme pointé vers lui ne serait pas un moyen de le menacer. L’homme comptait tuer. Sans s’en rendre compte, il avait rempli la voiture trop rapidement. Tandis qu’il sautait à couvert derrière le véhicule, une première balle érafla sans un bruit la carrosserie. . « O-Oxyy ! Tu comptes vraiment qu‘ils me butent?!. » Si les deux brutes échangèrent un regard interrogateur en se demandant à qui parlait Shane, ils comprendraient surement bien assez tôt qu’ils n’étaient pas seul. Accroupi derrière le véhicule, Shane attrapa une boîte de tomate concentré qu’il balançait sans viser en direction des gars. Bob la reçu en pleine tempe.
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Oxanna Prescott
OXY ∞ Home sweet home.
Age : 24 ans
Occupation : Détective à la Police de Lima
Humeur : Enfin heureuse
Statut : En couple avec Keegan
Etoiles : 2957

Piece of Me
Chanson préférée du moment : death cab for cutie ; transatlanticism
Glee club favori : Urban Hymns
Vos relations:
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MessageSujet: Re: 01. just ask me what you need, it's all yours.   01. just ask me what you need, it's all yours. EmptyMer 11 Jan - 14:57

Quantico était un passage presque obligatoire pour chaque futur agent du Bureau. Seules les personnes dotées d’une grande expérience du terrain dans le domaine des autorités – donc la police ou les autres agences gouvernementales – pouvaient prétendre à un poste au FBI sans passer par la case formation. Cette année d’apprentissage avait pour but de préparer les nouveaux venus, en les mettant face à un large panel de situations qu’ils seront susceptibles de rencontrer plus tard dans le cadre de leur profession. Les « élèves » commençaient par un peu de théorie, mais la pratique et surtout les simulations étaient davantage mises en valeur. On ne pouvait décemment pas envoyer un bleu dans la gueule du loup s’il n’avait jamais appris à utiliser l’environnement immédiat pour se protéger. Ou encore, il était impossible de nommer un coéquipier à quelqu’un qui ne savait pas comment couvrir ses collègues. Ainsi, chaque élément que la formation à Quantico enseignait devait être retenu et appliqué au besoin. Contrairement aux cours d’histoire du lycée, on ne pouvait pas se permettre d’oublier les leçons données, même s’il s’agissait d’un détail. Car justement, c’était parfois un simple détail qui finissait par sauver une vie.

Oxanna avait beaucoup appris au cours de ces douze mois en Virginie, et ne s’était jamais montrée aussi attentive. Elle se comparait souvent à une éponge, absorbant la moindre information et la stockant dans sa mémoire, afin d’être capable de la ressortir au moment le plus opportun. Elle avait aussi participé à ces fameuses simulations de nombreuses fois, jouant le rôle d’une criminelle ou d’un agent selon l’exercice demandé. Par conséquent, elle s’était sentie absolument prête en débarquant au Bureau de Columbus, l’attestation de sa formation en poche – avec les compliments des professeurs en prime, rien que ça. Sheldon avait vite cassé ses ardeurs, dès le premier jour, en lui expliquant que se retrouver face à une personne qui pouvait vraiment vous tuer n’avait rien à voir avec les faux assaillants que jouaient vos camarades à Quantico. Que tout cela était bien joli, mais qu’elle réaliserait dès sa première mission qu’il y avait un fossé énorme entre l’apprentissage et la réalité. Bien sûr, Oxanna ne l’avait pas cru, pensant qu’il exagérait ou qu’il tentait de lui faire peur afin de s’en débarrasser – vu qu’il préférait bosser en solo.

Mais là, tout de suite, maintenant, elle réalisait enfin ce qu’il voulait dire. Elle voyait avec une parfaite clarté où il avait voulu en venir. Cette histoire de trafic d’armes était la première grosse affaire de la blondinette. Bien évidemment, elle s’était déjà retrouvée le flingue à la main, tirant pour se protéger des balles adverses. Mais elle ne combattait pas seule, toujours protégée par la grande expérience de Sheldon en la matière. Seulement aujourd’hui, il n’était pas là et elle menait cette opération arrestation sans aucune aide. Oh, les flics n’attendaient qu’un signe de sa part pour intervenir, toutefois ils étaient beaucoup trop loin pour débouler dans la seconde. Ce qui faisait d’Oxanna la seule personne capable de défendre Shane – ainsi qu’elle-même – si les choses venaient à mal tourner. Cette pensée l’effrayait plus qu’elle ne l’admettrait jamais. Ne commence pas à flipper, tu t’es montrée extrêmement confiante jusque-là alors fais en sorte de le rester. Tu peux le faire, tu l’as dis toi-même : jamais ils ne risqueraient de laisser un corps qui pourraient faire remonter la police jusqu’à eux. La vie de Shane n’est pas en danger. Elle avait beau essayer de se convaincre, c’était comme si son sixième sens refusait de céder au calme. Un sixième sens qu’elle détestait alors au plus haut point.

Shane ouvrit la porte métallique, et Oxy se concentra uniquement sur les images que transmettait son smartphone. Désormais, il n’était plus question d’avoir l’esprit embrouillé par les doutes : elle devait être d’une attention parfaite et observer le moindre mouvement des deux dealers. Seule son anticipation pourrait sauver Shane dans le cas où elle se serait trompée sur leurs intentions. Concentrée, elle écouta la conversation qui suivit, décortiquant aussi chaque mot de Bob et son acolyte. Après des débuts plutôt houleux, l’assurance de son ami lui fit gagner la confiance – temporaire toutefois – des armoires à glace qui venaient d’arriver. Lorsque Shane se prit un coup, Oxy se mordit la lèvre et resserra sa prise sur son arme, restant cependant immobile. Elle détestait l’idée que le pizzaiolo se fasse frapper pour réussir sa mission, mais n’avait pas le choix. Il lui était impossible d’intervenir maintenant : elle n’avait encore rien enregistré d’intéressant grâce à sa caméra et ses micros. Foncer dans le tas reviendrait à dévoiler les éléments que le gouvernement avait en sa possession. Les trafiquants auraient donc tôt fait de disparaître de la surface de la Terre, recommençant leur activités illégales ailleurs, hors de portée de la police Américaine. Et, pour le coup, il en serait fini de la – courte – carrière d’Oxanna. Non, du moment que Bob et compagnie ne menaçaient pas directement la vie de Shane, la blondinette se devait de rester dans son coin, et de se contenter de suivre la scène depuis l’écran de son téléphone.

Les minutes qui suivirent, elle se sentit vraiment très fière de son ami. Lui qui avait peur une heure plus tôt encore, il leur tenait tête et les menait en bateau avec une confiance qu’elle ne lui reconnaissait pas dans ce genre de situations. Rapidement, alors qu’il chargeait les cartons dans le véhicule, il réussit à leur faire avouer assez de choses pour qu’ils pourrissent en prison. Ainsi, Oxanna appris qu’ils transportaient des Rifles, et qu’ils envoyaient leurs armes en Irak. Bien, avec tout ça, ils finiraient en tenue orange avant le coucher du soleil, sans aucun espoir de ressortir un jour. Sans compter que leurs petits copains, tout comme leur boss, les suivraient de près. Oxy ne doutait pas qu’ils se mettraient à parler si le gouvernement leur promettait quelques « améliorations » quotidiennes en prison – comme une cellule privée, un accès internet ou un temps de promenade plus long. Et s’ils se refusaient toujours à ouvrir la bouche, menacer de supprimer leur droit aux visites conjugales devraient les convaincre de tout balancer. Ravie, la blondinette se dit qu’ils touchaient au but quand un discours plutôt inattendu lui parvint aux oreilles : le chef présent affirma qu’ils ne pouvaient faire confiance à une personne recommandée par George, et leva son arme pour la pointer sur le visage de Shane. Aussitôt, ce dernier se planqua derrière la voiture et Oxy vit une boite de conserve atteindre l’un des malfaiteurs, après que son nom ait résonné dans la pièce. « Putain, enculé ! Fais-le tour ! » lança le vilain à son complice, se massant la tempe non sans arborer une horrible grimace. Il partit vers l’avant du véhicule alors que l’autre rejoignait l’arrière. Shane n’avait aucune chance : il se retrouverait coincé en sandwich entre deux hommes armés et passablement énervés.

« FBI, LÂCHEZ VOS ARMES ! » hurla Oxanna en faisant irruption, son propre revolver pointé droit devant elle. La jeune femme ne tremblait pas et dégageait une assurance presque palpable tant elle était incontestable. Désormais, tous les doutes qui l’avaient prise de cours un peu plus tôt s’étaient envolés. Elle se fichait que sa formation ne l’aide pas tant que ça sur le terrain ; de toute manière elle savait exactement quoi faire et se jurait que cette journée se finirait bien pour le camp des Gentils. Mais comme elle s’y attendait, personne ne laissa tomber son flingue à terre et deux silencieux se pointèrent bientôt sur son propre visage. Au dernier moment, elle se cacha derrière un rayonnage et les balles se fichèrent dans la porte qui la dissimulait auparavant. A son tour, elle tira, profitant de la diversion pour crier à Shane de la rejoindre. Pendant que l’un des criminels la gardait éloignée, l’autre se dirigeait vers le bouton pour ouvrir la porte métallique. Ils allaient se faire la malle si elle ne réagissait pas immédiatement. « A toutes les unités, voiture un et deux, postez-vous dans la ruelle, voiture trois et quatre restez à l’intérieur de la pizzeria près de la porte menant aux cuisines. Présence de deux suspects armés de silencieux, à vous. » Elle entendit plusieurs « On arrive » et espéra qu’ils se placeraient assez rapidement. Aussitôt, les trafiquants changèrent d’optique. Ils avaient entendu la conversation radio, ils se sentaient désormais acculés, sur le point de se faire arrêter, et ils n’hésiteraient pas à prendre tous les clients de la pizzeria en otage si cela leur permettait de s’enfuir. Oxanna le savait, elle pouvait percevoir leur réaction comme si elle se trouvait dans leur tête en cet instant précis. Alors qu’on lui tirait dessus – les projectiles faisant exploser les diverses boites de nourriture – elle se tourna vers Shane. « J’ai besoin que tu fasses une dernière chose pour moi, » dit-elle tout bas, même si cette fois, les autres étaient trop loin – planqués derrière la voiture – pour entendre quoi que ce soit. « Il faut que tu sortes de cette pièce et que tu fasses le tour. Rejoins l’autre côté de la porte métallique et active-la de l’extérieur. J’imagine que tu as la clef ou le code, sinon demande à ton patron qu’il te donne ça immédiatement. Quand les flics seront en place, tu l’ouvriras. Les trafiquants réaliseront alors qu’il n’y a aucune issue et se rendront. Tu peux y arriver ? » Evidemment, cela signifiait qu’il devait s’exposer le temps de rejoindre la porte, de l’ouvrir et de la refermer derrière lui. Shane était loin d’être stupide et y avait forcément pensé. « Je te couvre, ne t’en fais pas. » Il fallait qu’il accepte, sinon Oxy serait peut-être obligée d’abattre les criminels pour mettre un terme à cette situation, et elle n’en avait absolument pas envie.

Parce que jusqu’à preuve du contraire, les morts ne parlaient pas.
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