Choriste du mois


Partagez | 
 

 01. Answer or let me talk you want.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: 01. Answer or let me talk you want.   Sam 31 Déc - 18:06

Après, avoir regarder un bon nombre de fois par la fenêtre de son logement, si la pluie allait s'arrêter ; Samuel dû se résigner à admettre que la journée allait presque être maussade. Il aurait presque aimer qu'il fasse soleil, et que la pluie ne tombe pas autant. Pourtant, c'était le temps qui faisait ça, et ça il ne pouvait pas y changer grand-chose. D'ailleurs, le programme de sa journée, était presque aussi maussade. Il n'avait rien de prévu de bien intéressant, n'ayant même pas prévu de voir quelqu'un. En tant que fainéant, il aurait pu rester au lit, à dormir, à regarder des films. Sauf que ce matin, la pluie l'avait réveillé, pour une raison qui restait encore inconnu dans son esprit. S'il aurait pu, il aurait dormi, et n'aurait rien de fait de sa journée ; bien que malheureusement il aurait été obligé de se lever un jour ou l'autre. Poussant un soupir, il regarda l'heure en se disant que oui peut-être il se devait de faire quelque chose. C'était presque l'après-midi, bien qu'avec le temps non agréable, qu'il faisait dehors, il était difficile de savoir exactement. Mais, dans tout les cas, Samuel avait mangé, était habillé, et ne savait pas quoi faire, donc il pouvait pourquoi pas pas sortir faire un tour. Puis, cela faisait pas mal de temps qu'il n'avait pas rouler avec sa moto, mise à part pour se rendre à McKinley. Ça ne pouvait qu'être positif. Prenant sa veste habituel, il prit les clés de sa moto, son portable, son porte feuille, et son casque de moto. Vérifiant qu'il n'avait rien oublié, ce qui serait bien étonnant, le jeune homme sortit de chez lui, en fermant la porte à clé, derrière lui. Ce qu'il y avait de bien dans l'immeuble dans lequel il vivait, c'est qu'il savait, que ses voisins n'aimaient pas spécialement parlés et que quand il les croisés, il pouvait les ignorés, cela était sans grande importance. Puis, il y avait toutes sortes de cas dans l'immeuble, passant par la personne gentille, qui n'avait presque rien à dire ; en passant par la personne qui pouvait avoir des problèmes, fumer, bref faire toutes les choses inimaginables. Peut-être que c'était ça qui faisait le charme de l'immeuble. Mais, Samuel se moquait quand même de cela ; cela lui importait peu. Tant qu'il avait un toit c'était le principal. Puis, c'était toujours mieux que de finir comme un sans-abri. D'ailleurs, il espérait que jamais il ne finirait comme ça, même dans ses pires cauchemars.

Ne prêtant pas grandement attention à la pluie, le jeune homme se dirigea directement vers son scooter, en mettant son casque. Il n'avait toujours aucune idée de là où il allait aller, se disant qu'il verrait bien au fur à et à mesure qu'il roulerait. Démarrant, il essaya de ne pas aller trop vite, ne voulant pas avoir un accident. Ce qui serait bien dommage. Puis, si ça se trouve, des personnes pourraient croire qu'il n'était pas sobre ; et ça même s'il l'était entièrement. Certes, dans son appartement, traînaient des bouteilles vides, mais ce n'était pas pour autant que cela voulait dire qu'il les avaient tous bu en une seule journée. Pas du tout. En roulant toujours en scooter, Samuel tourna dans une banlieue, où il ne s'était jamais beaucoup attarder. A vrai dire, dans cette sorte de banlieue, se trouvait beaucoup beaucoup d'endroits où il n'était pas grandement nécessaire d'y aller. Mais, peut-être que si, là ça pouvait être nécessaire. Quand son regard tomba sur une galerie, il ne put s'empêcher de s'arrêter, persuadé de connaître la personne qui était dedans. Non, il ne rêvait pas, c'était bien Anna Preston. Elle semblait seule. Ce qui voulait donc dire, que peut-être cette galerie lui appartenait ; oui peut-être. Trouvant que cela allait l'occuper, il décida de garer sa moto et d'aller rendre visite à la jeune femme. Ils n'étaient pas super proches, mais ne se détestaient pas beaucoup non plus ; ils avaient une relation assez particulière ce qui pouvait être vue comme étonnante pour les autres. Qu'importe. Après, avoir garé sa moto, le surveillant enleva son casque de moto, le gardant à la main ; il ne voulait pas que l'on lui pique. Oui, car il fallait être sur ses gardes, après tout. Il entra dans la galerie, notant bien avant d'entrer que la galerie portait le nom Preston. Ce qui de toute évidence, cela voulait bien dire que la galerie appartenait bel et bien à Anna. Son ami avait dû lui dire que sa copine travaillait dans un domaine de l'art, ou peut-être pas. Il ne s'en souvenait plus trop. Son regard se perdit sur les toiles accrochés sur les murs de la galerie. Il fallait avouer que c'était beau, et dire que c'était affreux, serait quelque chose de purement mensonger. Se décidant enfin à avancer dans la pièce, au lieu de rester devant l'entrée, Samuel se dirigea directement vers Anna. « Salut Anna ! Je ne savais pas que tu avais ta galerie ici. » Un petit sourire qui passait presque inaperçu était apparut sur son visage. Il se doutait bien que la jeune femme ne s'était pas attendu à sa visite, et que peut-être elle devait être étonnée. Du moins, il le pensait. Puis, contre toute attente, il lui vint à l'idée qu'étant donné qu'il se trouva ici, il allait peut-être pouvoir savoir des choses sur Madeleine. Car le jeune homme avait appris que la blonde devenue rousse, vivait avec la demoiselle ; ce qui était une chose de plus pour lui, pour ainsi savoir quelques trucs, pour attirer la belle dans ses filets. Et la rouquine qui se trouvait devant lui, allait bien pouvoir le renseigner. Obligé. « Je suis passé devant ta galerie par hasard, et j'ai vue que tu t'y trouvais. J'me suis donc dit que ça serait pas plus mal de venir te dire bonjour. » dit-il d'une voix charmante. Posant son casque sur la table, il ne fit même pas attention si son casque de moto était mouillé ou non, et si cela pouvait salir la table.


Dernière édition par Samuel Youngblood le Ven 13 Avr - 18:50, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
You cannot find peace by avoiding life.
Age : 27 ans
Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
Humeur : Progressivement maritale
Statut : Moitié d'Ainston
Etoiles : 799

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Running - No Doubt
Glee club favori : Awesome Voices
Vos relations:
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Sam 31 Déc - 22:50

Plantée devant les murs chargés de tableaux de la galerie, Anna tournait et retournait le problème dans sa tête sans trouver de solution.
Comment annoncer à ce type, que décidément, malgré tout le talent qu'il avait, l'exposition serait un échec cuisant s'il ne se décidait pas à baisser ses prix ? C'était exorbitant, tout "nouvelle vague" que c'était...
Agacée, la jeune femme soupira bruyamment avant de porter la main à son front. Elle entortilla machinalement les quelques mèches de sa frange.

-Ok, ok, ok, Anna ça suffit, tu ne vas pas te ruiner la santé pour ça, passe à autre chose, se somma-t-elle à voix haute.
Elle en avait déjà discuté avec Lexie et J.J et tous les trois étaient tombés d'accord sur le fait qu'accueillir les oeuvres de cet artiste mexicain très en vogue était une opportunité sans nom pour The Gallery. Ce qu'ils n'avaient pas prévu c'est qu'il reverrait complètement et à la hausse ses prétentions de vente... Enfin, il n'avait pas joué les divas lors de l'installation, c'était déjà ça.
L'aînée des soeurs Preston recula puis détourna enfin son regard des cadres pour se diriger vers le bureau situé dans un angle de la salle d'exposition. Elle attrapa son téléphone portable pour vérifier qu'elle n'avait manqué aucun appel -elle avait pour habitude de le mettre en mode silencieux dès qu'elle avait besoin de réfléchir- et décida de se plonger dans les autres problématiques qui l'attendait cet après-midi. Elle était pour l'heure seule dans la galerie, ses deux associés et autres membres de la fratrie vaquant à leurs occupations, qu'elles soient professionnelles ou personnelles. Lexie avait évoqué quelque chose comme "des muffins hallucinogènes avec Charlie" et J.J. avait clamé son besoin de "méditer en toute liberté". La jeune femme avait depuis longtemps renoncer à essayer de comprendre quoi que ce soit aux élucubrations de ces deux là. Ou des autres membres de la pension Preston d'ailleurs.
Anna embrassa la pièce du regard et sentit une bouffée de fierté l'envahir : c'étaient ses murs, son projet qui prenait vie devant elle et malgré les aléas du moment, le trio avait toutes les raisons de croire à son succès. The Gallery venait d'ouvrir ses portes et la curiosité des habitants de Lima était encore faible, mais ils avaient déjà des retours positifs de certains magazines professionnels et avaient bon espoir pour le long terme... Il fallait simplement qu'ils ne relâchent pas leurs efforts et ne s'éparpillent pas, ce qui était plutôt difficile quand le noyau directeur d'un tel lieu était formé par trois personnages aux caractères et aux envies aussi différents que possible... Mais c'était aussi cela qui ajoutait à leur force, il ne fallait pas se leurrer.

Le bruit de la clochette de la porte d'entrée la fit sursauter. Elle fronça les sourcils : elle avait encore oublié de la fermer à clef.
La rouquine se retourna brusquement et commença son laïus :
-Nous sommes exceptionnellement fermés au public aujour... avant de s'interrompre brutalement, reconnaissant celui qui venait de faire son entrée sur son territoire.

Samuel Youngblood. La démarche aussi nonchalante qu'un félin et la même assurance irritante. Le partenaire de crime de Timothy, celui qui devait être le plus proche d'un confident pour lui... Et avec lequel Anna avait du mal, bien évidemment.
Leur relation était... Ambiguë dirons nous. Il ne s'agissait pas de franche animosité ni même de mésentente évidente. Non pour ce genre de relation elle avait Robbie qui, avouons le, le lui rendait bien même s'il ne comprenait pas tout à la haine sans limites que la jeune femme lui vouait.
Non, avec Samuel c'était différent. Un mélange de respect mêlé de crainte sur tout ce que l'autre pourrait savoir sur soi ou sur l'élu de ses pensées. Car Anna n'ignorait pas combien le surveillant s'intéressait à la colocataire de son coeur, la pétillante Madeleine Wild.
Et bien, l'après-midi s'annonçait finalement beaucoup plus remuante que prévu...

-Youngblood... Comme quoi le hasard fait bien les choses... Tu ne savais pas mais tes pas -ou ta moto- t'ont mené jusqu'ici quand même... Et moi qui croyait que tu évitais les lieux culturels comme la peste... lança-t-elle avec ironie en guise de salutation.
Il n'était pas obligé de franchir la porte et pourtant il l'avait fait... Il devait avoir ses raisons et Anna n'allait pas tarder à les connaître. Le jeu du chat et de la souris, c'était leur spécialité. Un petit sourire se dessina sur le visage de la jeune femme.

-Je suis ravie que tu aies eu envie d'entrer... Et je te remercie de faire preuve d'autant de politesse en venant me dire bonjour, ce sera répété à qui de droit... Mais c'est bête, tu viens de rater Madeleine, elle avait une course à faire avant de retourner au lycée je crois... ?

Même pas vrai, mais autant prêcher le faux pour entendre ce que vous vouliez savoir... Et rien de mieux qu'un appât sans failles pour lancer la discussion la plus passionnante et la moins professionnelle pour l'aînée des Preston depuis des heures.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Lun 2 Jan - 14:34

Quand Samuel entra dans la galerie Preston, une infime partie de lui avait pensé qu'il y aurait peut-être un peu plus de monde ; que peut-être à ce moment même il y aurait eu une exposition. Ce qui ne serait guère étonnant, étant donné que ce qu'il y avait dans la galerie était plutôt jolie. Si c'était Anna qui avait réalisé cela, alors le jeune homme devait reconnaître qu'elle avait un talent. Oui, car, on ne devient pas photographe, peintre, sculpteur, en un temps record. C'était du travail, voir beaucoup de travail ; puis même si c'était un métier où il était très difficile de se faire une place, il fallait reconnaître que la jeune femme avait quant à elle, réussit à se faire une place. Pourtant, Samuel ne s'y connaissait pas du tout en art, ce n'était pas quelque chose qu'il se voyait faire, préférant passer ses temps libres à faire autre chose, qu'il jugeait de bien plus intéressant. Chacun avait donc peut-être son avis. Dans tous les cas, il ne n'y connaissait rien, et n'y connaîtrait sûrement jamais rien. Puis, la raison de sa visite imprévu était liée à autre chose que de vouloir des informations sur l'art. Au départ, il était vrai, que quand il avait pénétré dans la galerie, cela était juste pour pouvoir parler à la rouquine, pour avoir une discussion tout les deux ; tout simplement. Sauf, que quand il avait remarqué qu'ils étaient tous les deux, et que personne ne pourrait ainsi écouter leur conversations, il s'était dit que c'était une parfaite occasion d'ainsi lui demander des informations sur celle qu'il voulait avoir. Madeleine. La colocataire d'Anna. Elle ne cessait d'esquiver, d'échapper, de repousser les avance qu'il pouvait lui faire. Cela le mettait tellement en rage, en désespoir, qu'il essayait de trouver des nouvelles manière de la séduire. Quoi de mieux, alors de savoir des choses sur elle. De nature ordinaire, il n'était pas curieux ; mais là c'était diffèrent, car la jeune femme était quelqu'un de différente à ses yeux, différente des autres femmes qu'il avait pu séduire. Alors, il voulait demander à la rouquine, car il savait que celle-ci devait avoir des choses à dire sur sa colocataire. Toutefois, malgré cette envie, cette espoir de détenir des anecdotes, des informations sur la femme de ses rêves, Samuel savait que peut-être cela n'allait pas être une tâche difficile. Sa relation avec Anna était plus qu'évasive. Lui même ne saurait pas décrire clairement la relation qu'ils pouvaient avoir. Quelquefois il se disait qu'il la détester quand il voyait son ami Tim avec ; mais, d'autres fois il l'appréciait un peu, trouvant qu'elle était assez sympathique. D'un côté, il ne la détestait pas vraiment, on ne pouvait donc pas dire qu'ils étaient ennemis, ni amis. C'était peut-être un peu les deux. D'ailleurs, même si le jeune homme ne l'avouerait peut-être jamais à quiconque, il ressentait envers Anna un certain respect, étant donné qu'elle était la petite amie de son meilleur pote. Il ne pouvait pas non plus la critiquer ouvertement, ou alors lui trouver tous les défauts du monde, alors que cela ne serait point vrai. Et ça même s'il ne cessait de répéter à Timothy, qu'il avait le droit à une copine qu'il lui ressemblait mieux, qui soit de style. Seulement, au bout d'un certain temps, il savait, qu'un jour ou l'autre, il serait obligé de s'y faire, que l'amour à ses raisons que la raison ignore, et donc qu'il ne pourra rien faire contre ce couple qu'il lui déplaît quelquefois et qui lui plaît aussi certaines fois. La relation entre Anna et Samuel était donc complexe et peut-être même quelquefois imprévisible.

Alors, que la jeune femme avait déjà commencé à dire que The Gallery était exceptionnellement fermés au public, sûrement sans regarder le jeune homme, Samuel était déjà arrivé devant elle. Il n'allait pas lui faire la bise, ou lui serrer la main. Ce n'était guère son genre. Il commença directement à parler, lui disant qu'il ne savait pas qu'elle avait une galerie ici. Et celle-ci lui répondit que le hasard faisait bien les choses, qu'il ne savait pas pourtant ses pas l'avaient mené quand même ici ; et qu'elle croyait qu'il évitait les lieux culturels comme la peste. Un sourire vint combler les paroles de la jeune femme. Le surveillant leva la tête vers elle, ayant senti l'ironie qui avait était présente dans ses paroles. « Disons que c'est juste parce que je n'avais rien à faire, que je suis venue faire un tour ici. C'est vrai, j'évite les lieux culturels, ce n'est pas ce qui m’intéresse plus que ça. » Il était vrai qu'il n'aimait pas grandement fréquenter des lieux culturels ou encore éducatifs. A ses yeux cela était une perte de temps. Puis, il ne se voyait pas du tout fréquenter ce genre de lieu, à moins de ne pas avoir tout ses esprits. Dans ce cas ça pouvait être probable. Dans le cas contraire, ça ne le serait pas. Il n'était pas comme ses personnes intellectuelles qui pouvaient passé leurs journées dans un musée, une galerie, et qui passaient des heures entières à regarder la même œuvre, comme-ci ils cherchaient à détailler chaque parcelle de l’œuvre, et qu'ils cherchaient à découvrir un secret. Pour lui, à ses yeux, c'était stupide et inintéressant. Il avait son avis là dessus. Juste après, il ré entendit la voix d'Anna qui déclarait qu'elle était ravie qu'il avait envie d'entrer, et qu'elle le remerciait qu'il fasse preuve d'autant de politesse en venant lui dire bonjour ; mais que cela était bête étant donné qu'il venait de rater Madeleine, qui avait dû faire une course avant de retourner au lycée. Samuel ne pu s'empêcher d'étouffer un rire, son rire habituel, quand il entendit la rouquine lui dire qu'il avait été polie de lui venir lui dire bonjour. Certes, c'était vrai. Seulement, il était tout, sauf poli et même si cette acte pouvait être vu comme quelque chose de sympathique, de respectueux, alors dans le fond c'était peut-être un peu faux. Bref, ça n'avait pas grande importance. Toutefois son rire s'arrêta net quand il entendit le nom de Madeleine et qu'il entendit qu'il venait de l'a rater. Il ne savait pas si cela était vrai, mais c'était vrai que c'était un peu désolant. « Je ne savais pas que Madeleine avait une course à faire. C'est dommage, j'aurais bien aimé la voir avant qu'elle ne retourne au lycée. » Il voyait cela comme quelque chose de mirobolant, le fait d'avoir raté celle qu'il cherchait à charmer, était quelque chose qu'il n'aurait pas pensé. Et pourtant si. Enfin, il le croyait. D'un geste de la main, il remit ses cheveux en place, avant de regarder Anna. « D'ailleurs, tu n'aurais pas de choses à me dire sur elle ? Des choses susceptibles de me plaire par exemple ? Je sais que c'est ta colocataire, et que vous devez avoir des discussions de filles quelquefois. » déclara t-il, un petit sourire en coin. Samuel se doutait aussi que la jeune femme savait qu'il n'était pas insensible à l'ancienne blonde devenue rousse. C'était en partie pour cela qu'il lui demandait ça.


Dernière édition par Samuel Youngblood le Mer 15 Fév - 18:12, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
You cannot find peace by avoiding life.
Age : 27 ans
Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
Humeur : Progressivement maritale
Statut : Moitié d'Ainston
Etoiles : 799

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Running - No Doubt
Glee club favori : Awesome Voices
Vos relations:
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Lun 9 Jan - 15:24

Ainsi Anna avait deviné juste : derrière la politesse se cachaient les véritables intérêts de Samuel. Il venait lui soutirer des informations sur Madeleine... Comme s'il y avait franchement des chances qu'elle lui réponde !
Depuis le lamentable incident d'Anna dans les toilettes de McKinley en janvier dernier et l'arrivée de Maddie à la pension, les trois surveillants et la galeriste formaient plusieurs équipes, ce qui pouvait parfois devenir un peu confus : la team Ainsblood vs la team Wildston donnait en général de bons résultats mais la team Ainston, officielle, se faisait récemment rattraper par la team Wildblood, en passe de le devenir justement... Ou pas ?
Anna avait parfois l'impression de jouer sur tous les fronts, avec Tim en s'amusant des deux tourtereaux en puissance, avec Maddie quand il s'agissait de dire du mal des deux chasseurs de vampires qui gâchaient leurs soirées à la pension avec leur cynisme fini, et avec Maddie encore, quand il s'agissait de décrypter les derniers agissements de Youngblood afin de savoir, si, oui ou non, ce petit avait le potentiel nécessaire... Mais si ce dernier justement venait s'en mêler et se mettait à lui demander des infos sur sa colocataire, la jeune femme risquait de ne plus savoir où donner de la tête... Prestblood FTW ?

Plutôt que de lui faire le plaisir d'entrer clairement dans son jeu, Anna se contenta de sourire et prit place derrière son bureau, faisant mine de ranger quelques papiers.

-Et qu'est-ce qui t'intéresse dans la vie alors Youngblood, hein ? La chasse aux vampires ? Ou la chasse tout court ? Toi, ton blouson de cuir, ta moto et les grands espaces pour attirer les jeunes filles... Pas étonnant que Tim aie craqué pour toi...

Elle s'était retenue de lui demander si ce qui l'intéressait au fond c'était Madeleine, puisqu'elle connaissait déjà la réponse : il n'y avait qu'à voir comment il avait mordu à l'hameçon quand elle avait évoqué le passage de la surveillante à la galerie...
Elle ne discutait pas trop de l'éventualité de Wildblood avec Timothy, encore un de leurs accords tacites. Malgré leur curiosité à tous les deux, ils étaient bien trop fiers quand ils étaient ensemble pour s'abaisser à interroger l'autre sur ce qu'il savait ou ne savait pas de l'avancée de la situation. Tim aurait de toute façon haussé les épaules d'un air dédaigneux en lui rétorquant qu'elle se faisait des idées et qu'elle ferait mieux de se mêler de ce qui la regardait, et de son côté, elle ne se serait pas gênée pour lui dire que son pote était bien trop imbu de lui-même, tout comme lui, pour intéresser quelqu'un d'aussi original et passionné que Madeleine. Foutaises.

Samuel par contre n'avait manifestement aucune envie de dissimuler son envie et sa curiosité envers ce que pouvait ressentir à son égard l'ex seule blondinette de la pension Preston. Anna lui accordait au moins ça : il fallait du courage et une dose d'audace sans limite pour oser se planter devant la colocataire de l'objet de votre convoitise et lui demander de but en blanc si elle parlait de vous. Ou une bonne dose d'égocentrisme, au choix, ce dont la jeune femme ne doutait pas non plus. Restait à savoir si elle allait se décider à lui lâcher au moins un petit bout du morceau... Pas avant de le cuisiner encore un peu en tout cas !

-Des choses susceptibles de te plaire hein ? Et bien je suis certaine que tu seras ravi d'apprendre qu'elle a beaucoup apprécié que tu acceptes d'échanger vos horaires la dernière fois, pour qu'elle puisse se rendre à son rendez-vous galant... De même qu'elle déteste quand tu arrives en retard les matins où vous ouvrez ensemble et qu'elle doit se farcir toutes les listes d'appel seule... Ah et si, après votre dernière réunion avec Figgins, elle l'a traité d' "otarie mal embouchée" pour avoir fait remarquer que vous aviez du mal à vous comporter en "adultes responsables responsables de jeunes adultes"... Mis à part ça... Autre chose que tu voudrais savoir Youngblood ?

L'aînée des Preston arborait son sourire le plus taquin. Il ne croyait quand même pas qu'elle allait tout lui servir sur un plateau, si ?


Dernière édition par Anna L. Preston le Mar 24 Jan - 1:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Ven 20 Jan - 22:28

Samuel regardait Anna comme-ci c'était la première fois qu'il la voyait. Elle semblait dégager une profonde sérénité voir même une âme de manipulatrice en chef. Il s'était toujours demandé comment sa sœur – Lexie – pouvait être, si elle était vraiment différente d'elle, que les gens pouvaient le dire. Il ne s'était jamais grandement intéressé à la vie des Preston, n'ayant jamais était proche avec l'une d'entre elles. Il n'avait jamais partagé de moments de profondes intensités avec Anna ni avec Lexie. Jamais ces moments qu'on gardent au fond de notre esprit pour toute la vie, ceux qui sont inscrit au marqueur indélébile dans notre mémoire. Il ne lui était jamais même venue en tête de vouloir mieux connaître Anna ou Lexie. Bien que s'il l'aurait voulu, le jeune homme savait qu'il ne connaîtrait jamais Lexie ; mise à part par l'intermédiaire de Wyatt. Quant à Anna, il pouvait approfondir sa relation avec elle, s'il le voulait. Enfin, si ils le voulaient tous les deux. Une infime partie de lui, se doutait que la rouquine n'était pas enchantée, ni empresser de le connaître plus qu'elle ne le connaissait déjà. Lui, il se basait juste sur la première impression et sur le fait qu'elle était la copine de son meilleur ami. Ses avis qui étaient qu'elle était coincée, qu'elle ne correspondait pas au type de femme qui saurait satisfaire amplement Timothy, il les garantissaient complètement. Pourtant, cela ne faisait pas énormément de temps qu'il connaissait le rebelle, mais ils avaient presque le même caractère, alors pour lui s'était une évidence. Peut-être qu'il se trompait, peut-être que c'était simplement parce qu'il n'y connaissait rien. Ce n'était pas totalement faux. Il n'avait jamais réellement compris les bases de l'amour, les intenses sentiments que pouvait ressentir quelqu'un pour une autre personne. Quand il avait été adolescent, son côté indiscipliné faisait charmer les jeunes filles, arrivant ainsi à lui faire avoir pas mal de conquêtes amoureuses. Quelquefois, malheureusement, les histoires se terminaient souvent tragiquement. Des larmes, des cris, des insultes, tout ça par la jeune fille bafouée. Quelquefois, elle apprenait que Samuel l'avait trompée avec une autre ou alors c'était parce qu'il venait de la quitter. Tragique. Navrant. C'était un adolescent. Il apprenait la vie. Profiter et jouir de la vie. Jouer avec la vie. Ce fut à partir de l'adolescence qu'il commença à déraper, ça avait commencé à partir de ça. Maintenant, il était devenu comme tel qu'il était à présent. Un jeune homme qui jusque là avait toujours trouvé que l'amour était une absurdité, que l'amour n'était rien, seul les relations intimes, l'amusement, et l'argent compter ; jusqu'à que son regard croise celui d'une sublime femme. Aussi stupide, invraisemblable que cela pouvait paraître.

S'il aurait été quelqu'un de très ingrat, de sans cœur, il aurait avouer à Anna ce qu'il pensait de sa relation avec Tim. Sauf, qu'il se doutait qu'elle le savait déjà, ne s'étant pas déjà gêné pour lui faire sous entendre quand il voyait les tourtereaux flirtaient près de lui. Mais, ce n'était pas la raison de sa venue dans la galerie, alors il essayait de chasser ces idées, ces pensées de sa tête pour se consacrer sur la véritable raison de sa venue. Celle de savoir ce que Madeleine pensait de lui. Si la rouquine pouvait lui dire des informations, des choses sur la surveillante, qu'il n'était pas au courant. Elle allait capituler. Il le voulait, l'affirmait, l'espérait. Il avait tord. Seulement, il ne le savait pas. Voyant la jeune femme sourire et prendre place derrière son bureau, la question de savoir quelle était la cause de ce sourire ne lui venait pas à l'esprit. Il l'ignorait, et ce n'était pas grandement important. Il la regarda, entendant les paroles qu'elle prononçait. Elle se mit à parler de Tim. Ce qui pouvait être vu comme normal. Le jeune homme prit soudain conscience qu'elle était prête à jouer au jeux du questionnement, celui où chaque question serait détournée par une autre. Du moins c'est ce que ça semblait être. « Tu t'intéresses à ce que j'apprécie dans la vie ? Ça à l'air de ne pas t'étonner que Tim et moi soyons proches ? Tu sais la chasse s'est bon pour la santé. » Encore une phrase stupide. Pas un seul instant, Samuel ne pouvait s'empêcher de lancer des piques à Anna. Des piques qui peut-être pouvaient l'atteindre ou au contraire l'éviter. Leur relation était terriblement ambiguë. Il arrivait même, quelquefois, au surveillant de se demander s'il l'appréciait, si c'était un jeu qu'ils jouaient tous les deux, ou alors s'il la haïssait ; même s'il ne lui faisait pas clairement savoir. C'était explicite. Au fond, s'il y réfléchissait calmement, amplement, sereinement, intelligemment, il se disait que peut-être c'était ça qui donnait autant de piment à leur relation évasive. Puis, c'était mieux si ça restait ainsi. C'était comique. Bien que quelquefois, les propos, le comportement de la rouquine, l'agaçait fortement ; comme le fait qu'il n'arrivait pas à comprendre la raison totale de son ami pour l'attirance envers cette fille.

La galerie était couverte de tableaux en tout genre. Samuel se mit à les regarder, ne prêtant plus attention à la jeune femme, pendant une seconde. Il ne savait pas si c'était Anna qui avait fait la plupart des tableaux, mais il essayait de s'affirmer dans sa tête que c'était beau. Pourtant, il n'y connaissait rien en art. Strictement rien. Aucune connaissance, rien. Alors, il ne pouvait pas affirmer avec une profonde certitude que ces tableaux étaient parfait. Se contentant simplement de les regarder, il ne dit rien. Quelques minutes après, il retourna la tête vers l'aînée des Preston, quand il l'entendit parler au sujet de Madeleine. Il ne savait pas si ce qu'elle disait été vrai, mais il ne pouvait que la croire. Même si des questions persistaient dans son esprit. Des questions purement banales. Quand Anna eut terminée de parler, il ne mit pas longtemps à répliquer. « C'est exactement ce que je voulais savoir Anna. » Il laissa planer un silence avant de poursuivre dans sa lancée. « Je ne pensais pas que tu allais me dire tout cela, aussi facilement. J'espère pour toi que c'est la vérité. » Loin d'être ami, ni ennemi, il se demandait quand même si cela était vrai. Peut-être que cela l'était, ou peut-être que non. Rien n'était plus pratique qu'en le demandant. Son regard se posa sur un tableau qui était accroché pas très loin de la rouquine. Il le regarda comme-ci il était en pleine réflexion, alors que ce n'était pas le cas. « Est-ce qu'elle te parle de moi ? Je suis sûr que des fois vous devez avoir des discussions sur moi ou Timothy. » Curieusement insolent. En fixant toujours la toile, un petit sourire s'était dessiné sur ses lèvres, un sourcil s'était relevé.


Dernière édition par Samuel Youngblood le Mer 15 Fév - 18:12, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
You cannot find peace by avoiding life.
Age : 27 ans
Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
Humeur : Progressivement maritale
Statut : Moitié d'Ainston
Etoiles : 799

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Running - No Doubt
Glee club favori : Awesome Voices
Vos relations:
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Dim 29 Jan - 17:42

Anna ne connaissait pas suffisamment Samuel pour savoir comment il allait réagir aux perches qu'elle lui tendait. Il pouvait tout à fait mordre à l'hameçon comme exploser de colère et lui dire d'aller se faire voir en lui balançant deux ou trois atrocités sur sa relation avec Tim...
Peu importe, la jeune femme se sentait d'humeur joueuse et elle prenait le risque, rien que parce qu'elle pourrait raconter tout ça aux filles devant un verre de rhum le soir même à la pension.
D'ailleurs, elle n'était apparemment pas la seule à être prête à tout pour faire avouer à l'autre ses secrets les plus vils.

-Je ne m'intéresse pas à toi Youngblood, lâcha-t-elle sans se départir de son sourire, en plantant ses yeux bleus dans ceux du surveillant.
Pas étonnant que la moitié des étudiantes de McKinley soient folles de lui, il avait un regard à faire fondre la banquise : tout à fait le genre qu'elle détestait. Elle préférait mille fois l'air mi-méprisant mi-amusé de Tim quand il posait les yeux sur elle à cet air de lover latino intouchable et beaucoup trop sûr de lui à son goût...

-Par contre je m'intéresse à Timothy, et Timothy s'intéresse à toi... reprit Anna avec une franchise qui la surprit elle-même. Il n'y avait pas plus vrai : Youngblood faisait partie de sa vie parce qu'il comptait dans celle de Tim, et qu'il était impensable de pas tenir compte de leur amitié, malgré toute la jalousie qu'elle déclenchait chez elle.
-Alors tu vois, malgré nous, nous sommes liés, acheva-t-elle en se mettant à jouer avec un crayon de papier posé sur le bureau.
Elle l'observa qui se mettait à détailler les tableaux exposés sur les murs.
Il était tellement étrange de le voir dans cet environnement si familier pour elle : le croiser ou même passer un soirée avec lui à la pension était différent, ça se terminait toujours mal de toute façon, soit avec Maddie soit avec elle, et il disparaissait sans qu'elle juge nécessaire de lui dire au revoir.
Non, en fait, il ne semblait pas "hors contexte" dans la galerie et c'était ce qui perturbait le plus la jeune femme. Contrairement à son acolyte de travail, trop impulsif pour se contrôler quand il n'aimait pas quelqu'un ou quelque chose, Samuel avait l'air de pouvoir se fondre dans tous les milieux, de s'adapter à toutes les situations, un vrai caméléon et c'était sans doute ce qui attisait sans qu'elle se l'avoue l'intérêt d'Anna à son égard. Elle ignorait tout de lui, de son passé, de son enfance, elle ne le connaissait qu'à travers les statuts facebook qu'il postait, le peu de choses que lui confiait Tim et les quelques fois où ils s'étaient retrouvés -et soigneusement évités- dans la même pièce. L'occasion était donc idéale pour assouvir sa curiosité.

-Je t'avouerais que je n'ai jamais moi-même beaucoup pratiqué la chasse, Samuel, mais je te crois sur parole, tu as l'air d'avoir beaucoup d'expérience en la matière...
Anna se leva pour venir se poster, les mains derrière le dos, à côté du jeune homme qui s'était immobilisé devant une toile.
-Et je suis ravie que tu sois satisfaite de ma réponse... Tu vois, je ne suis pas aussi contrariante que tu sembles le penser, dit-elle en arrachant ses yeux du tableau pour se tourner vers lui. Je dis toujours la vérité Youngblood, sauf quand je mens, c'est quelque chose que tu apprendras vite si nos chemins sont amenés à se recroiser...

Aucun des deux ne semblait prêt à capituler ou renoncer à l'image que l'un se faisait de l'autre. La fierté pouvait être le premier des points communs qu'ils pourraient se trouver s'ils cherchaient bien...
Ça et l'obstination, songea-t-elle tandis que Samuel relançait le sujet "Madeleine Wild". Elle n'aurait pas fait mieux.

-Bien sûr qu'on parle de toi Youngblood, et de Tim aussi. N'importe qui de normal se plaint de ses collègues de travail régulièrement, non ? Et puis on ne peut pas dire que ton état d'ébriété à la dernière soirée Preston nous aie donné envie de faire voeu de silence... Quant à Tim, je pense avoir le droit d'en discuter avec qui je veux... Mais peut-être que tu as quelque chose à redire à ce propos ?

Faisant comme lui mine de s'absorber dans la contemplation de la toile - pourtant loin d'être la meilleure de cet artiste- Anna ne put cependant retenir un sourire malicieux que son interlocuteur, elle le savait bien, n'allait pas manquer de remarquer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Dim 29 Jan - 20:17

L'art un moyen pour s'évader l'espace d'un instant du monde extérieur. Chaque artiste qui peignaient une toile, avait un enjeu derrière. Le plus souvent, quand l'envie de peindre leurs venaient, alors c'était pour fuir à cette vie monotone qui les habitaient. Rare étaient les artistes qui faisaient cela simplement car ils n'avaient rien d'autre à faire. Alors, peut-être qu'au fond de chaque toile, il y avait un message implicite écrit par le peintre lui-même. Peut-être que c'était un message invisible, que seul le peintre lui même pouvait comprendre. Ou alors peut-être que les personnes qui pouvaient percevoir le sens réel de chaque toile, pouvait comprendre ce message, ce signe. Samuel non. Lui, il ne faisait pas partie de ces personnes qui réussissait à comprendre la raison du pourquoi le peintre avait peint ceci et pas cela. Il ne comprenait pourquoi une œuvre qui n'avait seulement qu'une tâche sur un fond blanc, pouvait intéresser autant de personnes. C'était quelque chose de purement incompréhensible pour lui. La vision de l'art lui était inconnue. C'était quelque chose qui le dépassait. Mais, au fond, il se disait que ça n'avait pas grande importance, que cela ne lui serait d'aucune utilité dans la vie. Alors, il se contentait de regarder une toile, d'essayer pendant quelques instant de chercher son sens, et il se contentait ensuite, d'abandonner tout simplement. Avouant que cela était quelque chose d'étranger à ses yeux. Et ça serait sûrement toujours ainsi. Quand certaines personnes entraient dans la galerie Preston, elles devaient sûrement trouvé un intérêt quelconque pour les œuvres accrochées au mur, elles devaient sûrement se dire que c'était magnifique, que la personne qui avait fait cela avait un réel talent. Ces personnes oui. Mais, pas le surveillant. Non, car il pouvait passé des heures devant la même œuvre, il n'arrivait jamais à comprendre réellement ce qu’apprécier les autres personnes dedans. Il se disait même que c'était facile de peindre certaines œuvres, du moment que l'on était doué en dessin. A ses yeux, ça avait l'air simple. Sûrement, parce qu'il ne voulait pas regarder entièrement la vérité en face, il ne voulait pas comprendre ce qu'il ne voyait pas. Et ça, aussi bizarre que cela pouvait semblait paraître. D'ailleurs, lorsque que le jeune homme décidait de rentrer dans la Galerie, alors ce n'était pas parce qu'il venait d'un coup se passionner pour les arts, mais plus parce qu'il y avait un intérêt personnel. Soit c'était parce qu'il avait besoin de parler avec une des sœurs Preston, ou alors pour faire mine qu'il venait voir les photographies de Madeleine. Ô grand jamais cela n'avait une réelle raison sur les Galeries. Oui, car une infime partie de lui, se moquait bel et bien de cette galerie. Ça ne lui importait rien, et cela n'allait pas changer sa vie de venir contempler des toiles dans une galerie. Seulement, aujourd'hui il y était pour une raison qui se nommait Anna. Une raison rousse qui résonnait au doux prénom de Anna Preston. Quand, il avait franchit le seuil de la galerie, Samuel savait d'ordres et d'avance que son objectif d'obtenir des informations sur son coup de cœur prénommé Madeleine, n'allait pas être une chose facile. Cela devait faire plusieurs minutes qu'il était à présent rentré dans la pièce, et déjà il avait eu le droit aux esquives parfaites de Anna. Non, ce n'était pas du tout quelque chose de facile.

Si un jour, quelqu'un lui demandait, de dire sincèrement ce qui pouvait le déstabiliser chez la rouquine, alors il répondrait que c'était sûrement son sourire. Son sourire narcissique, voir quelquefois malin, comme-ci elle se moquait de lui, le manipuler, sans le montrer clairement. C'était presque le même sourire que le jeune homme, mais au féminin. C'était assez étrange si l'on y pensait. Sauf, qu'il ne s'attardait pas souvent sur ça. Puis, ça montrait le fait qu'elle jouait, alors ça lui, ça lui plaisait. Tout simplement, parce qu'il aimait jouer. Entre eux, c'était presque tout le temps un jeu. Quelquefois, ils pouvaient s'éviter, faisant croire qu'ils se détestaient entièrement, et d'autres fois ils pouvaient avoir une discussion sans que chacun ne crie des injures à l'autre personne. En fait, c'était comme-ci aucun des deux ne voulaient comprendre l'autre. Samuel ne voulait pas reconnaître que Anna et Timothy formait un beau couple, car à ses yeux c'était impossible. Sauf, qu'il ne connaissait pas réellement toute l'histoire du couple Ainston, il ne pouvait se baser que sur ce qu'il voyait. Pour lui, ça lui suffisait. Ça lui suffisait à juger, à dire que la rouquine l'énervait, à la critiquer. Ça pouvait être perçue comme de la mauvaise foi. Peut-être bien que ça l'était un peu, d'ailleurs. Quand il entendit l'aînée des Preston lui dire qu'elle ne s'intéressait pas à lui, il ne prit même pas la peine de lui répondre. Pour la simple et bonne raison, qu'il n'avait rien de plus pertinent à lui rétorquer. Et il ne voulait pas spécialement se prendre la tête avec elle. Du moins, pas pour le moment. Quand il l'entendit parler avec une franchise non dissimulée, une petite partie de lui fut surprise. Il y avait de quoi. Lorsque le mot lié sortit de sa bouche, le jeune homme ne put s'empêcher de rire d'un goût amer. Il était vrai qu'ils étaient tous les deux liés par un moyen ou un autre ; et ça contre tout ce qu'ils pouvaient dire. Timothy était la personne qui les reliaient. D'un côté, Tim était le petit ami de Anna, et de l'autre côté il était le meilleure ami de Samuel. Il était donc logique que les deux personnes aient quelque chose en commun ; et ça contre toute attente. « Malheureusement oui. » Si Samuel avait était quelqu'un de fort sympathique, alors peut-être qu'il aurait été emballé par le fait que lui et la jeune femme ai des points communs. Seulement ce n'était pas souvent son genre de mâcher ses mots, quitte à ce que cela lui retombe dessus. Il passa la main dans ses cheveux, avant qu'un sourire ne vienne se glisser sur ses lèvres et avant de répondre à la rouquine. « Plus d'expériences que tu le crois. » Avec n'importe quelle fille, il jouait de son côté séducteur pour arriver à ses fins. Alors, il pouvait bien essayé avec Anna, même s'il se doutait que cela n'allait pas être une tâche facile. Bien entendu, il n'était pas expert à la chasse aux vampires. Au début, il avait même trouvé cela complètement stupide, mais lorsque son ami lui avait dit que c'était une excuse pour filer en avance, alors le jeune homme avait très vite adopter cette excuse de chasse. Puis, Figgins semblait tellement y croire, que ça en était presque drôle. C'était quelque chose qui faisait bien rire Samuel. Bien qu'il n'employait pas souvent cette excuse contrairement à son ami, qui lui devait l'employer souvent. Immobilisé devant une toile, qui n'avait aucun sens à ses yeux, il vit Anna se rapprocher de lui. Ses yeux se dégagèrent de la toile, pour se poser sur la jeune femme et ainsi plonger ses yeux dans les siens. « J’admets que tu es différente de ce que j'avais pensé. » Il était vrai que Anna n'avait pas le même caractère de ce qu'avait pensé Samuel. Elle semblait bien plus différente. Comme quoi, il fallait bien avouer qu'il ne la connaissait pas, ne se basant que sur la perception qu'il pouvait avoir d'elle. « Il serait dommage qu'un jour tu me dises pas la vérité et que tu préfères me mentir. » Il reposa ses yeux sur la toile, abandonnant le regard bleuté de la rouquine. Il la laissa parler, avant de se tourner une nouvelle fois face à elle. A la fin de ses paroles, il vit le petit sourire malicieux qui s'était dessiné sur le visage de la jeune femme. En train de contempler la toile, elle avait l'air – ou du moins elle le faisait croire qu'elle l'était – si innocente ; comme-ci elle cachait bien son jeu. Elle venait de reparler de Tim, ce qui laisser penser qu'elle de son côté, elle ne semblait pas prête à abandonner le sujet Ainsworth. « Mon dernier état d’ébriété vous as autant marqués au point de ne pas garder le silence ? Tim est ton petit ami, je comprend tout à fait que tu parles de lui d'ailleurs. Tu sais, si tu t'attends à ce que je te balance des infos sur lui, alors c'est pas de cette manière qu'il faut que tu t'y prennes. » Ses paroles semblaient être dites d'un ton si insolent, qu'une dame aux valeurs respectables serait choquée. Seulement, Samuel ne voulait pas que Anna croit qu'elle pouvait le manipuler, et qu'il n'aurait pas les informations qu'il voulait sur Madeleine. Étant de nature têtue, il n'était pas quelqu'un à abandonner aussi facilement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
You cannot find peace by avoiding life.
Age : 27 ans
Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
Humeur : Progressivement maritale
Statut : Moitié d'Ainston
Etoiles : 799

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Running - No Doubt
Glee club favori : Awesome Voices
Vos relations:
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Dim 19 Fév - 0:00

La joute verbale entre Samuel et Anna prenait tout à fait le tournant que la jeune fille avait imaginé : inventive, instantanée, décalée...
C'était beaucoup moins hostile et maladroit qu'ils auraient pu s'y attendre, mais n'importe qui pénétrant dans la galerie à ce moment précis aurait pensé qu'il s'agissait d'un passe temps auquel les jeunes gens avaient l'habitude de s'adonner. Ces deux là étaient faits pour se titiller.
Les points communs entre eux sautaient aux yeux d'Anna au fur et à mesure que le surveillant répliquait avec malice et sans mesure à ses attaques. Pas de temps mort et aucune retenue : elle aurait presque pu commencer à comprendre pourquoi Tim l'appréciait autant...

Son sourire avait eu l'effet escompté : Samuel ne perdit pas de temps et réagit avec tout le charme et la suffisance dont il était capable. Lorsqu'il lui souffla presque à l'oreille combien il était expérimenté, sous entendant qu'elle était en train de rater le meilleur coup de sa vie, elle se mordit les lèvres pour ne pas éclater de rire. C'était vraiment comme ça qu'il voulait la convaincre d'être le parti idéal pour sa colocataire ? Et la tête de Tim s'il avait assisté à cette scène... Incroyable, ce type était tout bonnement incroyable.

La jeune fille choisit pourtant de poursuivre dans cette voie dangereuse de "flirte-avec-moi-si-tu-le-peux-mais-surtout-n'oublie-pas-que-c'est-un/e-autre-qui-m'intéresse" et lui susurra avec ironie :

-Awwwww, et que se passerait-il si je me mettais à te mentir, hein Samuel ? De toute façon je suis sûre que tu ne verrais pas la différence... Tout comme tu ne serais pas capable de dire à quel courant artistique appartiennent les toiles accrochées sur ces murs...

Aouch, c'était un peu plus dur et méchant que cela ne sonnait dans sa tête... Tant pis, l'ego de Mr Irresistible en prendrait un coup.

-Tu veux jouer cartes sur table Youngblood ? Très bien, allons-y ! Oui, Madeleine et moi parlons de toi et de Timothy, tout comme je suis sûre que vous ne vous gênez pas pour parler de nous dès que nous avons le dos tourné. Oui, tout comme tu meurs d'envie de savoir ce qu'elle pense de toi, je meurs d'envie de savoir ce que Tim peut te dire sur moi, quoique, à la réflexion, peut-être pas en fait... Et si tu crois que je ne suis pas parfaitement consciente des horreurs que tu as pu balancer sur mon compte, tu te trompes misérablement... En fait Savannah et toi devriez fonder un club. Le "Anna Preston Antisocial Club" tiens...

Reprenant son souffle, Anna réalisa qu'elle s'était laissée emporter plus facilement que prévu. Elle recula un peu, autant pour se redonner de la contenance que pour laisser son interlocuteur apprécier le contenu de ce qu'elle venait de lui balancer à la figure. Elle l'observa sans rien dire pendant quelques fractions de seconde, avant de reprendre :

-En fait la seule chose qui nous différencie, c'est que Tim est mon petit ami, pas mon fantasme du moment, et que si je veux savoir toutes ces choses, je n'ai qu'à lui demander pour avoir des réponses, peu importe qu'elle me satisfassent ou pas. Et Madeleine n'est rien d'autre pour toi qu'un collègue de travail, ce qui m'amène à la véritable question, Youngblood : si tu es aussi intéressé par Maddie que tu prétends l'être, pourquoi est-ce que tu ne lèves pas le petit doigt ?

Assez joué : l'aînée des Preston avait décidé qu'il était temps de passer aux choses sérieuses...


Dernière édition par Anna L. Preston le Mar 28 Fév - 2:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Dim 26 Fév - 15:41

Si un client entrait dans la Galerie, alors il y aurait de forte chance que la personne croit qu'elle avait en face d'elle deux personnes en train d'avoir une conversation des plus normales. Ce qui n'était pas totalement faux. Bien que Samuel et Anna étaient en train d'avoir une conversation des plus sérieuses à leurs yeux. C'était comme-ci aucun des deux ne s'attendait à ce que l'autre réponde telle ou telle phrase. C'était entièrement imprévisible. Au fil de la discussion, le jeune homme avait même l'impression de découvrir une nouvelle facette de la rouquine. Peut-être qu'il l'avait juger un peu trop tôt. Il était vrai qu'il n'avait jamais chercher à la connaître, et ne s'était basé que sur les simples fois où il l'avait rencontré. Mais, aussi étrange que cela pouvait paraître, une infime partie de lui semblait ressentir de la sympathie pour elle. Pas au point à ce qu'ils deviennent amis, mais au moins à ce que leur relation ne se dégrade pas très négativement. De plus, ça lui plaisait lui, de lancer des piques à Anna, de faire comme-ci il la détestait, alors qu'en réalité il l'appréciait. Elle rendait son pote heureux. N'était-ce pas le principal ? Peut-être. Seulement, cela, le surveillant ne l'avouerait jamais entièrement, pour la simple et bonne raison, qu'il s'en moquait un peu. Tant qu'elle n'était pas un obstacle à sa quête de conquérir Madeleine, alors cela allait. Puis, mise à part les défauts qu'il lui trouvait, il n'avait pas grand chose à lui reprocher. Le fait qu'elle sorte avec Timothy, son meilleur ami n'était pas quelque chose de grave. Il se servait plus de cela comme une excuse pour l'agacer. Tim ne lui appartenait pas. C'était vrai. Et quand il y réfléchissait plus sérieusement, il se disait qu'il même s'il faisait tout pour que ces deux là ne soient plus ensemble, ça ne marcherait jamais. Car il savait que Tim et Anna se connaissaient depuis pas mal de temps, et qu'ils étaient heureux ensemble. Peut-être qu'il ressentit une petite part de haine envers ce couple, car eux ils connaissaient le vrai amour. Alors que lui, Samuel, non. Certes, quand il avait été plus jeune, à l'adolescence, il avait connu l’extase du premier amour, de ce bonheur d'être avec la personne qu'on aime ; mais plus il avait grandit et plus il avait perdu cela. Le mot amour n'était pour lui qu'un mot stupide. Pour lui, l'amour n'était pas quelque chose d'indispensable dans une vie. Il pouvait y avoir du sexe sans amour. Il n'aimait pas s'attacher. A ses yeux, s'attacher à quelqu'un, ça voulait alors dire qu'il fallait qu'il fasse une croix à sa vie autant libertine. Non, il ne voulait pas. Pourtant, Madeleine faisait ressentir cela en lui. Il semblait plus attirer par elle qu'il ne pouvait le penser. Il la voulait comme conquête, certes ; mais il voulait bien plus avec elle. Si il n'avait pas pensé cela, il ne serait pas venu voir Anna pour essayer de récolter des informations. C'était évident.

Un court silence s'était emparé de la pièce, avant que la rouquine ne brise le silence par un susurrement purement ironique. Lorsque Samuel entendit les paroles de Anna, il ne put s'empêcher de rigoler de sa voix grave. Il avait l'impression qu'elle ne savait pas sur quoi elle s'embarquer. Ou alors si peut-être qu'elle le savait, et qu'elle voulait jouer de ça avec lui. Alors, si c'était le cas, il allait s'en faire un plaisir. « Je ne préfères pas te dire ce qu'il se passerait si tu aviserais de me mentir Anna. C'est vrai que tu as une bonne capacité à mentir, tu dois beaucoup jouer de cela. » Il s'écarta de la jeune femme pour aller se poster devant une toile d'art. Il fit mine d'essayer de comprendre la toile. En vain. « Je ne m'intéresse pas à l'art. Je n'ai jamais été doué en Art Plastique. Alors, non effectivement, je ne pourrais pas te dire à quel courant appartiennent ces toiles. » dit-il en haussant les épaules. Il se retourna face à la rouquine, et vit que celle-ci l'observait avec ces yeux vert-gris. Il ne la lâcha pas du regard. Le surveillant poussa un soupir quand il entendit ce qu'elle venait de lui proférer à la figure. Mais, avant qu'il ne prononce le moindre son, elle avait déjà recommencer à parler. Cette fois-ci il prit un air légèrement surpris. La jeune femme venait de mettre le point sur quelque chose. Leur discussion devenait plus sérieuse. Sans tarder, Samuel s'exclama. « Comme ça c'est clair. Tu sais, en fait, je pense que c'est normal si toi et Madeleine parlaient sur moi et Timothy, vous êtes des femmes. C'est normal aussi si moi et Timothy, à l'inverse, parlons de toi et Madeleine, on est des hommes. Alors tout compte fait, je me demande pourquoi je suis venu te demander cela. Je me doutais bien que tu n'allais rien me dire ; mais d'un autre côté je me suis dit que peut-être tu voudrais que Madeleine soit heureuse et que tu contribuerais à son bonheur en m'aidant à la conquérir. Mais, je vois que non. » Il mit une main dans sa poche, avant de revenir vers Anna. « Qui te dit que je balance des horreurs sur toi ? Qui te dit qu'au contraire quelquefois je ne fais pas des éloges à ton égard ? » Ces paroles furent prononcés d'un ton très sérieux. Néanmoins, il ne put s'empêcher de siffler une autre phrase entre ses dents. « Bonne idée pour le club. » Samuel passa la langue sur ses lèvres, d'une manière toujours normale. Ses yeux se posèrent sur le visage de Anna. Il n'allait pas la laisser gagner la partie aussi facilement. Elle était têtue, ça tombait bien, lui aussi il l'était. Bien qu'il avait envie de lui dire complètement ce qu'il pensait de ces dernières paroles, il décida de ne rien dire pour le moment. Si elle voulait passer à l'heure des confidences, alors il faudrait qu'elle attende encore un peu. « Tu crois que je suis comme Savannah, et que je n'ai qu'une seule envie qui est que toi et Timothy rompiez ? » Son rire résonna dans la pièce. Ce n'était pas un rire de joie, mais plutôt un rire moqueur. « Tu te trompes Anna. Arrête de croire que je balance toujours les pires horreurs sur toi. Si c'était le cas, alors je ne me gênerais pas de venir te les dires en face. Quitte à ce que cela te fasse pleurer ou que tu te venges par la suite. Je m'en fous. Mais, si c'est ce que tu veux penser, alors pense. » Le surveillant posa les mains sur le comptoir pour éviter que sa colère ne soit encore plus présente qu'elle ne pouvait déjà l'être. D'habitude, il ne s'énervait pas comme cela, mais face à cette situation, un tel comportement était de mise. Il poussa un soupir, avant qu'un sourire rebelle ne vienne se dessiner ses lèvres. « Bien maintenant tu veux jouer au jeu des confidences ? Tu veux vraiment que je te dise pourquoi je ne lève pas le petit doigt envers Madeleine ? Bien. Alors, non pour moi ce n'est pas qu'une collègue de travail, à mes yeux c'est bien plus. Étant donné que vous parlez de moi, peut-être t'as t-elle déjà dit qu'elle pensait que je la voulais juste comme une conquête. Malgré tout ce que je peux lui dire. Je ne suis pas quelqu'un qui abandonne aussi facilement, sauf que j'ai beau levé le petit doigt comme tu dis, ça ne change rien. Alors, dis moi à quoi ça sert ? » Voilà, qu'il se mettait à se confesser à elle. Stupidement absurde. Seulement, cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas reparler de ça avec son meilleur pote, Timothy, que dire ça à Anna, ça semblait naturel pour lui. Quelques secondes s'écoulèrent, avant que le sourire du jeune homme ne se transforme en un rictus. « Putain. Pourquoi je te dit ça ? Tu vas aller le répéter à Madeleine, vous allez rire de ce pauvre petit Samuel désespéré par une rouquine qui l'évite. En plus ce n'est même pas ce que j'étais venue te dire. Tu fais chier quand même Anna. » Il prononça ses dernière paroles en regardant la jeune femme dans les yeux. Il ne disait pas cela pour être méchant, mais juste pour lui montrer, que peut-être ça avait été une bonne chose qu'elle lui ai posé cette question. Puis, Samuel savait qu'elle n'allait pas prendre mal ces derniers mots. Mise à part, si elle avait un cœur de pierre, autant que le sien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
You cannot find peace by avoiding life.
Age : 27 ans
Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
Humeur : Progressivement maritale
Statut : Moitié d'Ainston
Etoiles : 799

Piece of Me
Chanson préférée du moment : Running - No Doubt
Glee club favori : Awesome Voices
Vos relations:
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   Ven 13 Avr - 1:09

Après le flirt, les menaces.
Anna haussa les sourcils avec amusement en entendant Samuel lui prédire le pire si la jeune fille se risquait à lui mentir... Il se prenait pour qui au juste, son père ?
Mais Youngblood ignorait sans doute que rien ne plaisait plus à Anna Preston que d'aller à contre-courant de ce qu'on lui demandait de faire, ou mieux de ce qu'on attendait d'elle. Ses parents s'arrachaient encore les cheveux en pensant aux longues études d'art qu'elle aurait pu faire s'ils avaient arrêté de la pousser en ce sens, Lexie et J.J savait pertinemment que la meilleure façon de la dissuader d'accueillir à la galerie un artiste qu'ils jugeaient douteux, c'était d'en parler à longueur de journée, quant à Tim... Tim avait depuis longtemps renoncé à essayer quoi que ce soit, et cela fonctionnait très bien comme ça.

Samuel par contre, demeurait novice en la matière, et la jeune femme allait se faire un plaisir de lui donner un cours accéléré sur le "comment-s'attirer-les-foudres-d'Anna-Preston-en-trois-leçons".

Numéro Un : proférer des menaces, quelles qu'elles soient et même avec la voix la plus sexy du monde.

-Sérieusement Samuel ? Tu débarques ici, dans une galerie d'art et tu me balances que non seulement tu ne t'intéresse pas à mon gagne-pain, mais en plus tu te permets de m'interrompre sur mon lieu de travail pour me dire comment je dois gérer ma vie, c'est à dire en accord avec tes attentes ? Je crois que tu passes bien trop de temps avec les cheerios du lycée pour garder le sens des réalités... Non, dans la vraie vie, les vraies femmes ne sont pas aussi jeunes, aussi soumises et aussi... Écervelées ! Prends en bien note, ça pourra te servir quand tu te décideras à entrer dans la cour des grands...


Numéro Deux : essayer de lui faire dire ce qu'elle n'a pas envie de dire en utilisant un peu de chantage au passage.

-Quant à te donner quoi que ce soit en pâture à propos de Madeleine, tu devais bien te douter quand même, que je n'étais pas la bonne personne à qui parler ? J'ai conscience que ni elle ni moi ne correspondons au cliché de la fille girly, qui passe tout son temps à tout se dire avec sa bande de copines, mais de là à penser que j'allais te balancer le fond du coeur de ma meilleure amie ? Et si tu crois en effet que je veux contribuer à son bonheur, ce n'est pas avec tes gros sabots et tes techniques de drague douteuses que tu vas réussir à me convaincre que tu es le meilleur parti de Lima pour Miss Wild !

Numéro Trois : tenter de l'amadouer en lui parlant de choses ou de gens qui comptent plus que tout à ses yeux, aka dans ce cas précis, Madeleine Wild ou Timothy Ainsworth...

-Alors laisse moi, une bonne fois pour toutes, te reformuler tout ceci de façon claire et précise, Samuel Youngblood: oui, j'ai bien compris que Madeleine est la prochaine sur ton tableau de chasse et que je ne peux rien y faire, oui, j'ai également saisi que Tim est ton alter-ego et que je n'ai pas intérêt à me mettre entre vous deux, mais ce que toi tu ne sembles pas entendre, c'est que rien de ce que tu peux dire ou faire n'influencera le cours de ma vie. Si je devais agir en fonction de ce que les gens pensent ou attendent de moi, j'aurais fini recluse et traumatisée seulement une heure après le début de ma première journée de lycée !

Anna se tut enfin, plutôt satisfaite de son petit numéro de fille imbuvable et insupportablement sûre d'elle. Elle ne s'attendait en revanche pas à recevoir en échange un déballage de confidences de la part du surveillant, déballage à contre-coeur certes, si l'on en croyait les jurons de remords qu'il laissait échapper, mais déballage tout de même.
En un clin d'oeil, et à sa grande suprise, Anna descendit de ses grands chevaux.

-Waow... commença-t-elle en hésitant un instant sur la décision à prendre : fallait-il qu'elle le rejoigne à côté du bureau ou devait-elle le laisser se remettre tranquillement de la confession qu'il venait de faire à la fille qui devait l'exaspérer le plus à Lima ? Non, il était préférable de rester là où elle était, un peu de distance ne leur nuirait pas. Si je m'attendais à ça...

Anna prit sa mine la plus sérieuse, et, jouant nerveusement à entortiller ses mains derrière son dos comme le font les petites filles prises en faute, elle poursuivit :

-Je ne dirais rien à Madeleine... Elle serait trop déçue qu'une pareille déclaration lui arrive de moi. Si tu penses vraiment ce que tu viens de me dire, il ne te reste qu'une chose à faire, prendre ton courage à deux mains, donner un grand coup de pied à ta foutue fierté, et crois-moi, je sais de quoi je parle, et aller lui répéter tout cela en face... Et je sais que je fais chier, Samuel, Timothy ne se gêne pas pour me le rappeler 15 fois par jour...

Cette fois-ci, la jeune femme souriait franchement. Qui aurait pu penser qu'une après-midi avec Samuel Youngblood pouvait tourner de la sorte ?
Au même instant, le téléphone se mit à sonner derrière elle et elle adressa un petit geste à son interlocuteur.

-Excuse-moi, il faut que je prenne... Mais ne te gêne pas pour continuer à regarder les tableaux si le coeur t'en dit ?

Et elle décrocha de sa voix la plus professionnelle :

-The Gallery j'écoute ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: 01. Answer or let me talk you want.   

Revenir en haut Aller en bas
 

01. Answer or let me talk you want.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Glee RPG :: 
Archives
 :: Archives Saison 2 :: Episode 1
-