Choriste du mois


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 02. Please, save me from money !

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MessageSujet: 02. Please, save me from money !   Ven 20 Jan - 22:25

Brittany fixait la devanture du Gramophone Record depuis l’autre côté de la rue, dubitative. Non que la vitrine soit en une quelconque façon repoussante, mais elle ne correspondait pas à ce qu’elle attendait. Et ce même si elle aurait été incapable de préciser ce qu’elle espérait au juste. Une bourrasque de vent rappela finalement la jeune femme à l’ordre. Rester plantée là par cette météo infecte n’allait servir qu’à la rendre malade. Dieu, que ce mois d’octobre était lugubre !

Elle renfonça son chapeau sur ses cheveux tressés d’une main et resserra son trench autour d’elle de l’autre. Après quelques coups d’œil rapides, elle traversa la rue déserte d’un pas pressé. Evitant les flaques malgré ses bottines de cuir, elle monta sur le trottoir et trouva refuge sous la devanture du magasin. Après un dernier coup d’œil hésitant sur les inscriptions de la porte d’entrée, elle poussa cette dernière et pénétra dans l’espace chaleureux, accompagnée d’un léger bruit annonçant l’arrivée d’un nouveau client.

Elle s’essuya machinalement les pieds sur un paillasson tandis qu’elle balayait les étagères de disques du regard. Lentement, elle s’avança jusqu’à l’espace réservé aux instruments de musique. Elle remonta son sac sur son épaule et effleura d’un doigt un piano droit. Elle le retira rapidement, effrayée à l’idée d’abimer ou de casser l’objet d’une quelconque manière. Elle n’avait jamais été très à l’aise avec les instruments de musique. L’un de ses cousins était un pianiste hors pair et lorsque, enfant, elle avait joué quelques notes de son Bechstein dans son dos, il l’avait tant et si bien tancé qu’elle avait été effrayée de jamais retoucher à un quelconque instrument.

Un bruit lui fit tourner la tête. Elle aperçut alors la véritable venue de sa visite et s’approcha. Elle offrit un sourire timide à Dorian Robertson, craignant qu’il ne se souvienne pas tout à fait d’elle. Elle ne lui en tiendrait pas rigueur : si Quinn ne lui avait pas noté son nom, elle ne l’aurait pas retenu ou l’aurait sévèrement écorché. Après tout, ils ne s’étaient qu’aperçus brièvement durant les rares réunions des Urban Hymns ayant eu lieu jusqu’ici, restant éloignés, n’échangeant qu’une salutation polie. Elle lissa distraitement le devant de son trench en s’approchant du comptoir.

« Bonjour. » débuta-t-elle, incertaine de la façon dont elle devait lancer la conversation. Elle commença par retirer son chapeau de feutre brun pour se donner un peu de contenance. « Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis Brittany Pierce-Holcomb, de la chorale. » A vrai dire, Dorian l’intimidait un peu. Plus âgé, plus réfléchi et cultivé, il n’était certainement pas le genre d’hommes avec qui elle avait l’habitude de discuter. Elle se reprit néanmoins rapidement. Son défunt époux, Hendrick, était exactement ce genre d’hommes et elle n’était jamais restée à le fixer bêtement comme une cruche, contrairement à ce qu’elle était en train de faire à l’instant. Son sourire se fit plus franc. « Quinn… Quinn Fabray, m’a dit que vous pourriez peut-être m’aider. » se lança-t-elle. « Je ne sais pas trop comment dire ça en fait… »


Dernière édition par Brittany Pierce-Holcomb le Mer 14 Mar - 11:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Dim 22 Jan - 15:03

Un jour d'octobre comme les autres pour Dorian. Des flux de potentiels acheteurs ou de simple contemplateur de la collection d'albums que possédait le magasin se baladaient entre les différents rayons. Le propriétaire de la boutique était seul aujourd'hui, Declan avait pris un congé et son autre vendeuse ne travaillait pas le samedi. Alors le fils Robertson se retrouvait tout seul, en charge de son magasin. De plus, le samedi signifiait forte affluence était donné que les jeunes de Lima, n'ayant pas cours, venaient ici pour se réapprovisionner musicalement. Alors, le blond se mordait les doigts d'avoir accepté le congé de son ami. Mais il travaillait tellement qu'il fallait bien lui laisser ces petits plaisir du quotidien. Ainsi, accoudé au comptoir, Dorian observait ces clients. Toujours ses habituelles groupies qui venaient au magasin pour le draguer, attirer son attention. En toute politesse, l'homme leur souriait, ce qui peut-être les rendait plus insistante et hystérique, mais il n'attendait qu'une chose, qu'elles partent pour qu'il puisse faire son travail tranquillement. De ces yeux bleu clair, il posa les yeux sur sa devanture de magasin afin d'observer le temps extérieur. il avait prévu un petit match de basket avec Will Schuester mais il serait très certainement reporté. De telles bourrasques n'auraient pas permis aux deux sportifs de s'affronter dans des conditions optimales. Et de toute manière, même là-bas, certaines jeunes filles l'auraient suivi. Ainsi, Dorian sortit de sa poche son téléphone en envoya un message à son rival pour le prévenir que malheureusement, sa défaite sera repoussé. Par la suite, un sourire se posa sur le visage du propriétaire du gramophone. Leurs parties de basket étaient tout sauf jouées d'avance !

L'attention du guitariste se reporta sur son magasin lorsqu'il sentit la bourrasque s'engouffrer dans son magasin en même temps qu'un client pénétra dans l'enceinte. Ou plutôt une cliente. Le petit cliquètement habituel d'une boutique accompagna aussi son entrée. Elle portait un chapeau sous lequel on devinait des tresses blondes. Mais ce qui attira tout de suite Dorian, ce n'était pas l'élégance de la jeune femme qui escorta son arrivée mais plutôt ses yeux d'un bleu-gris perçant. Ce regard à la fois magnétique et puissant, il l'avait déjà croisé. Il essaya de se souvenir tant bien que mal où il l'avait pu l'apercevoir tandis que son propre regard suivit les pas de la belle blonde. Fatalement, il ne se souvenait plus du nom de cette demoiselle hypnotique.

Elle avançait d'un pas décidé et à la fois désorienté entre les différentes allées de la boutique. De son comptoir, Dorian ne l'avait pas lâché des yeux. En même temps, il essaya de se souvenir avec fougue du nom de cette jeune fille. Il mâchouilla machinalement son cure-dents, coincé entre ses lèvres pulpeuses. Il s'en voulait de ne plus se rappeler le nom de la belle blonde qui arpentait son magasin. Elle continuait à avancer et s'arrêta brutalement devant le piano qui était en exposition. Elle l'effleura d'un doigt incertain. Le propriétaire du Gramophone s'interrogea alors sur le motif de venue de la svelte demoiselle. Depuis longtemps, il n'avait pas vu une personne du sexe opposé qui s'intéressait plus au piano qu'à lui. Un sourire s'étala le long de son visage et sobrement, il lança sobrement à l'égard de la potentiel acheteuse : « En quoi puis-je vous aider ? »

La jeune blonde fit volte face et se tourna vers Dorian. Dans ces yeux, on pouvait lire un fort soulagement. Elle lança un petit sourire timide au propriétaire qui lui renvoya la pareille pour la mettre à l'aise. C'est avec cette minuscule vision supplémentaire qu'il se souvint où il avait pu voir ces yeux, ce sourire. Pendant l'une des quelques réunions des Urban Hymns. Alors qu'il interprétait une chanson pour se présenter à la chorale, il avait remarqué cette somptueuse créature qui le fixait d'un air affectueux. A la fin de la prestation, elle applaudit et ce plaisir qui apparaissait sur son visage se propagea jusqu'au guitariste. Brittany Pierce-Holcomb, voilà comment elle se nommait. Le blond s'en voulait de ne pas avoir eu ce déclic plutôt. Alors, lorsqu'il la vit s’approcher de lui, le propriétaire du Gramophone fut soulagé. Apparemment, elle aussi se souvenait de lui.

Brittany s’approcha donc du comptoir de la boutique où Dorian était accoudé. Il passa une main dans ses cheveux avant de la rentrer dans sa poche. Il fixa durablement la belle blonde dans les yeux. Il était même plongé dans ce bleu grisâtre tellement envoutant. Elle lança un petit bonjour de politesse, d'une manière peu sure d'elle. Le fils Robertson allait devoir la mettre en confiance mais il comprenait parfaitement son hésitation. Elle enleva d'une manière gracieuse son haut-de-forme pour laisser place à sa chevelure blonde. Dorian souriait amicalement à la jeune fille et acquiesça lorsqu'elle se présenta. Malheureusement, le blondinet sentait que le poids de son âge intimidait Brittany alors il fit encore plus d’effort pour diffuser son plaisir. Et cela marcha. Néanmoins, elle avait du mal à trouver ces mots et lorsqu'il entendit le nom de Quinn, il prit conscience de la venue de Brittany.

Plusieurs jours auparavant, il était sorti avec son amie des Urban Hymns, dans un bar. Les deux aimaient se retrouver comme ça, assis à discuter sans aucun tabou. Alors que Quinn s'intéressa à Dorian, il lui expliqua clairement que sa situation personnelle n'était pas forcément des plus radieuses. Il ne souhaitait plus se contenter de coups d'un soir et souhaitait se poser. Mais aussi, il avait de plus en plus de mal à boucler ces fins de mois entre le loyer de l'appartement, les emprunts à rembourser pour la construction du studio. Il lui fallait trouver une réponse à ses problèmes financiers très rapidement. C'est alors que la charmante Quinn lui proposa une solution. Elle connaissait une personne qui aurait besoin d'un conseiller financier pour quelques heures par semaine. Et notamment, elle ne rechignait pas sur le montant de la paye. La jeune femme promit à Dorian de lui en toucher quelques mots.

C'était certainement la raison de sa venue. Alors, un large apaisement apparu chez Dorian. Afin de mettre la belle blonde en confiance, il allait tout simplement être naturel et jouer avec son humour. et il commença immédiatement. « Désolé mais je ne connais pas de Quinn Fabray, juste une Quinn Evans. » dit-il amicalement, avec un rire rauque qui surprit Brittany et tous les clients du magasin. « Je vous taquine juste. Et bien évidemment que je me souviens de vous, vous avez été parfaitement gentille à mon arrivée chez les Urban Hymns, je tiens d'abord à vous remercier. ». Il lança un petit clin d’œil à l'attention de la jeune femme. « Quinn m'a parlé d'une personne qui chercherait un conseiller financier, serait-ce vous ? » questionna-t'il d'une manière sobre et intéressé.
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Dim 22 Jan - 16:34

Sous le regard doux et patient de Dorian, Brittany réalisa bientôt que ce n’était pas tant l’âge de ce dernier que sa ressemblance avec son défunt mari qui l’intimidait. Non qu’ils se ressemblaient physiquement, sur ce point ils étaient plutôt l’opposé l’un de l’autre, mais ils dégageaient cette même prévenance et gentillesse qui l’avaient autrefois comblé. Elle dut se faire violence pour passer outre cette réflexion et ne pas s’enfoncer dans une mélancolie que le pauvre disquaire aurait du mal à comprendre.

Elle cligna des yeux, troublée, lorsque Dorian commença par lui dire qu’il ne connaissait pas de Quinn. Comment ? Ce serait elle trompée de personne ? Mais elle était pourtant sûre… Elle se couvrit soudainement le visage d’une main lorsque son interlocuteur termina sa phrase, lui faisant réaliser sa bêtise. Glissant ses longs doigts sur sa moue gênée, elle jeta un regard penaud à Dorian. Des années à appeler Quinn par son nom de jeune fille créait des habitudes dures à abattre. Evans, bien sûr, il fallait qu’elle se le rentre dans le crâne ! Elles avaient beaucoup plaisanté sur le sujet le jour du mariage, pourtant, soulignant combien prénom et nom marital étaient harmonieux ensemble. Mais dès qu’il s’agissait de l’utiliser sans réfléchir pour nommer Quinn, le nom de Sam ne lui venait pas automatiquement. Elle se mordilla la lèvre, gênée, mais heureuse que Dorian le prenne avec humour, l’apaisant ainsi quelque peu. Le coin de ses lèvres se rehaussa tandis qu’elle répondait : « Bien sûr, excusez-moi : Evans. »

Brittany inclina la tête lorsque le trentenaire mentionna son arrivée à la chorale. Elle avait accueilli chaque membre avec le même enthousiasme – ou presque, elle avait probablement un léger penchant pour les anciens membres des New Directions, c’était inévitable. Tous avaient du talent et elle était simplement heureuse de faire de nouveau partie d’un groupe comme celui-ci. Ainsi, la cordialité avec laquelle elle avait accueilli chacun lui paraissait tout à fait normale et naturelle. Elle se contenta donc d’un « Je vous en prie. », avec un petit sourire amusé par le clin d’œil qu’il lui adressa.

Elle s’appuya contre le comptoir lorsque Dorian aborda le vif du sujet. Son soulagement était visible à l’idée que Quinn lui ait déjà donné quelques détails. Elle aurait été incapable de présenter la chose aussi simplement : conseiller financier, ça sonnait bien… elle l’aurait probablement formulé autrement, comme : sauveur sans peur et sans reproches. Elle hocha la tête avec enthousiasme.
« Tout à fait. Elle m’a dit que vous aviez besoin d’un revenu en plus et que je pouvais avoir confiance en vous. La plupart des personnes que j’ai approché jusqu’ici n’étaient pas fiables d’après mes amies, ou alors sans aucune patience. C’est une qualité qui se perd. » assura-t-elle gravement « Si vous acceptez, votre prix sera le mien. C’est une question de santé vous comprenez : mes factures et les placements de mon défunt mari vont me rendre folle. »

Durant sa tirade, Brittany s’était approchée sans le réaliser de son interlocuteur. Sa passion et sa proximité avec le charmant propriétaire ne semblait pas être du goût de tout le monde et deux adolescentes s’approchèrent. L’un d’elle s’imposa, forçant Brittany à se décaler, et demanda à Dorian, charmeuse : « Excusez-moi, vous auriez le dernier Scorpions ? »
Brittany la fixa, médusée mais se reprit rapidement. Si ces idiotes se pensaient tout permis elles allaient déchanter. On ne s’en prenait pas à une ex-cheerleader impunément, même si celle-ci avait toujours été là plus douce du lot. Elle répliqua vivement : « Cherche dans un zoo : là où tu devrais te trouver. Le vernis noir est peut-être démodé mais pas la politesse, ma fille. Les grandes personnes parlent, va donc te regarder dans une glace avant que Monsieur Robertson ne parte en courant devant ces piercings qui te déforment la figure. » Indifférente à la stupéfaction des deux fausses gothiques, Brittany les repoussa d’un mouvement de son sac. « Allez, ouste ! » Et comme si elles étaient déjà de l’histoire ancienne, elle se retourna vers Dorian et conclut son discours précédent avec gravité : « Si vous devez supporter ces idiotes tous les jours, je ne crois pas que la patience soit un problème. »
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Lun 23 Jan - 20:40

Le hochement de tête de la belle blonde suffisait tout simplement pour faire comprendre à Dorian l'ampleur de la situation. Il écouta ensuite ce que Brittany avait à dire. Apparemment, sa compère l'avait plutôt bien renseigné sur ses problèmes d'argent, même s'il aurait aimé que Quinn omette ce détail. Certes, il était en manque de liquidité mais il ne souhaitait pas que son employeur croit que sa seule et unique motivation dans ce travail soit l'oseille qui sortirait de la poche de son patron. Par contre, il allait remercier sa confidente pour avoir parler de la confiance qu'on pouvait avoir en lui. Surtout parce que lui même ne se trouvait pas forcément digne de confiance. Il avait toujours quelque chose à redire sur ses agissements. Pas par rapport à lui mais sur les conséquences que ça avait sur les autres. Il essayait de faire de son mieux pour ne pas blesser, sa droiture étant un défaut, mais aussi pour ne pas donner une image déformé de la réalité. Ainsi, le propriétaire du Gramophone ne se considérait pas vraiment comme quelqu'un dont la confiance était précieuse. Au contraire, il la trouvait néfaste, comme avec sa petite soeur Ecaterina. La charmante blonde continua en parlant de la fiabilité, une qualité qui se perdait selon elle. Beaucoup de ses compagnons considéraient le blondinet comme quelqu'un de fiable, qu'on pouvait compter sur lui en toute circonstance. Il espérait que ce soit le cas, que les gens voient en lui une personne qui ne recule pas mais qui, justement, avance sans arrêt. parfois un peu bêtement et sans réellement réfléchir aux contrecoups de ces actions. Mais au moins, lorsqu'on avait besoin de lui, il répondait toujours présent. Comme aujourd'hui, lorsque Declan l'avait demandé si ça le dérangeait de tenir la boutique tout seul. Bien évidemment, faisant souvent passer son plaisir après celui des autres, il avait accepté. Et il ne regrettait pas.

Quand la question du salaire sortit de la bouche de Brittany, le fils Robertson se demanda alors à quelle point elle pouvait être riche. Mais, il enleva rapidement cette interrogation de son esprit. Ces quelque secondes de péché amenèrent un sourire sur son visage pâle. Il n'avait aucune intention d'extorquer de l'argent à cette pauvre femme, perdue dans sa petite bulle, complètement déconnectée du monde réel. Certains auraient pu le faire comme elle l'avait précisé auparavant mais il n'était pas de cette trempe. en plus, s'il choisissait cette voie, il trahirait Quinn, Brittany et tirait certainement définitivement un trait sur sa soeur. Fatalement, cette solution était écartée, il la laisserait aux grands bandits de ce siècle. lui se devait alors de protéger cette charmante blonde du monde extérieur qui pourrait la happer dans un tourbillon de séquelles financières incurable. Les grands yeux bleus de Brittany s'illuminèrent de plus en plus que la conversation avançait. Mais, subitement, d'un coup, elle baissa la tête lorsqu'elle plaça le mot de mari, juxtaposé avec défunt.

Dorian avait entendu quelques bribes à ce sujet. Il ne cherchait jamais à en savoir un peu plus. D'une part, ce n'était pas forcément correct et il ne connaissait pas la principal concernée pour approfondir. D'autre part, la mort d'une autre personne lui ramenait fatalement le souvenir d'Annabelle, sa défunte mère. Et il ne préférait même pas y penser, rien qu'une seconde. Cette réminiscence était comme une blessure qui n'arrivait pas à être pansé. et Dorian pensa qu'il en devait d'être la même chose pour Brittany. Alors, il essaierait de faire le moins possible d'allusions même s'il se pourrait que la connaissance d'un individu ayant connu une mort d'un proche puisse la rassurer et l'accompagner dans son chemin. Finalement, cette rencontre était très intéressante et profitable pour les deux. La charmante jeune femme pourrait se reposer sur son conseiller tandis que Dorian pourrait toucher un salaire avantageux en faisant un travail relativement intéressant avec une personne au demeurant très sympathique. Autant dire, que c'était tout bénef' pour les deux. Du donnant-donnant.

Une voix le sortit de ses pensées. Il remarque qu’au fur et à mesure que les secondes passèrent, la proximité entre les deux blonds s'était agrandie. Ainsi, seul le comptoir les séparait. Accoudé dessus, Dorian avait son visage à quelques centimètres de celui de Brittany. Et s'il avait pu, il se serait baigné dans ses yeux d'un bleu océan. Prenant conscience de l'endroit où il était, il écarta un peu son visage mais souriait toujours à la sublime veuve. Le Gramophone Record ne faisait pas parti de ces endroits où il aimait affiché cette partie relativement inconsciente et séductrice de lui-même. Dorian eu du mal à tourner les yeux de la petite frimousse attendrissante de Brittany. Enfin, une jeune gothique en compagnie d'une amie bouscula un peu la blonde pour attirer l'attention du propriétaire. Il n’eut même pas le temps de répondre ou bien de réprimander que la kalachnikov blonde était parti. Et autant dire qu'elle n'y allait pas de main morte. Le fils Robertson aurait bien croisé les doigts pour éviter que Brittany ne fracasse la tête de la pauvre fille sur ce pauvre comptoir. Mais en même temps, elle le méritait.

Dorian étant un garçon attirant, beaucoup faisaient des pieds et des mains pour l'attirer. Et avec l'expérience, le propriétaire du Gramophone ne faisait même plus attention à ces différentes tentatives, peu de fois couronnée de succès. Et autant dire que voir une femme inculquer la politesse à une adolescente et à la fois la balayer définitivement le réjouissait. Décidément, plus leur conversation avançait, plus il s'attachait pour ce petit bout de femme à l’apparence si fragile. Alors qu'il avait du mal à réprimer le sourire qui se dessinait sur son visage, Dorian remarqua la mine déconfite de ses prétendantes qui voyaient rouge. Au moins, celles-là, il risquait de ne pas les voir avant un certain temps. Il se serait alors bien mis à genoux pour remercier Brittany. La charmante jeune femme reporta son regard sur le fils Robertson et conclua avec une petite remarque sur sa patience. « Et encore, vous n'avez eu à faire qu'au menu fretin de Lima. Certaines en viennent même au main juste pour pouvoir m'offrir un verre. Autant dire qu'avec ce genre d'énergumènes, je dois prendre mon mal en patience. Et surtout, il faut essayer d'éviter les petits pièges qu'elles me tendent, comme une invitation à un faux concert. » rétorqua-t'il sereinement et avec détachement.

Ainsi, avec les deux jeunes filles parties, il allait enfin pouvoir discuter plus sérieusement avec son futur patron. Qui ne rêverait pas d'avoir un boss avec un aussi beau physique et une gentillesse aussi prégnante. Autant dire que Dorian avait touché le gros-lot en rencontrant Brittany. « J'aimerais pouvoir discuter de ce travail autour d'un verre mais je dois m'occuper de la boutique donc on peut continuer à discuter ensemble. Allez y, renseignez moi sur ce que vous attendez de votre, je l'espère, futur conseiller financier ! » lança t'il souriant.
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Jeu 9 Fév - 10:03

Rares étaient les occasions où Brittany sortaient les griffes et le venin. Placide, elle était plus habituée à prendre les coups qu’à en donner. Pourtant, ces dernières années, sa nature soumise s’était atténuée pour laisser place à une femme déterminée à garder la tête haute. Il ne lui était pas encore aisé de tenir tête aux personnes l’intimidant le plus, mais elle n’allait certainement pas se laisser embarrasser par des lycéennes. Son honneur d’ancienne cheerleader le lui interdisait tout autant que sa dignité de veuve. Ainsi, même si le volte-face était surprenant, ses interlocuteurs devaient s’attendre à un minimum de répondant lorsqu’elle était insultée. Bien qu’elle s’en voudrait probablement, quelque temps plus tard, en y repensant, d’avoir été aussi brusque, les réflexes acquis aux côtés de Santana et Quinn ne s’atténuaient pas aisément. Heureusement pour ses victimes, même avec tous les efforts du monde, elle n’arriverait pas à égaler sa meilleure amie en termes de méchanceté.

Pour le moment, Brittany n’avait qu’une chose en tête : à savoir convaincre Dorian de prendre en charge sa comptabilité. La culpabilité attendrait donc. « Vraiment ? » s’étonna-t-elle en entendant les explications de Dorian sur ce à quoi il devait faire face de la part de ses groupies. « Eh bien… Vous n’aurez pas ce genre de problèmes avec moi. Je suis très franche… comme vous avez pu le remarquer. » Elle passa une mèche de cheveux derrière son oreille avec un petit sourire contrit. Elle réalisait combien son éclat aurait pu troubler la plupart des gens. Heureusement, Dorian semblait s’en amuser plus que s’en offusquer. Sa tolérance était prodigieuse.

Brittany releva la tête lorsque le disquaire aborda le sujet sensible. Elle ne put empêcher un sourire ravi d’étirer ses lèvres et hocha la tête avec enthousiasme. « Bien sûr ! Je comprends. » Un client la frôla en passant derrière elle pour accéder à un rayon et elle réalisa qu’elle bloquait le passage en restant fixée ainsi devant le comptoir. « Ah, je vais me caser dans un coin alors… » proposa-t-elle. Elle se glissa là où elle ne gênerait personne tout en restant à une longueur de bras de Dorian. Elle put alors fouiller dans son sac pour en sortir le petit classeur rouge qu’elle avait amené. Elle le tendit à son futur sauveur par-dessus le comptoir.

« Mon précédent comptable, de New York, a fait ce résumé pour moi, pour que je n’ai pas à tout expliquer… je m’y serais un peu perdue. » avoua-t-elle en se frottant la nuque, penaude. De l'index, elle indiqua les pages que Dorian feuilletait. « Il vous a laissé un petit mot je crois… Je l’ai lu, mais je n’ai pas tout compris, c’est rempli de termes techniques pour vous expliquer ma situation. » En réalité, elle n’avait retenu que les derniers mots : ’Bon courage’. « Ah, et il vous a laissé ses coordonnées aussi. Dans les documents, d’abord, il doit y avoir la liste de tout ce qui me rapporte des sous, et de tout ce qui m’en enlève. » simplifia-t-elle allègrement. « Ensuite, il y a un historique, je crois, et puis des courbes, des graphiques, des pourcentages, des chiffres… ne me demandez pas à quoi ils servent. »

Elle posa un coude sur le comptoir pour suivre son exploration du regard et précisa : « Si vous acceptez, j’ai tous les papiers dont vous aurez besoin dans la voiture. » Ils remplissaient trois énormes classeurs, mais chut. « Vous y trouverez tous les codes et accès pour mes comptes. Honnêtement, je serais incapable de surveiller ce que vous faites avec mon argent, même si je le voulais, et je serais incapable de comprendre tout ce que vous m’expliquerez, même avec beaucoup de volonté. Mais je veux bien essayer si vous me donnez un résumé de temps en temps… Simplifié au maximum, de préférence. Je vous poserai des questions parfois, et elles seront certainement stupides, mais j’espère que vous pourrez m’expliquer ce dont j’ai besoin. Ah et, je ferai sans doute des erreurs en voulant donner de l’argent aux mauvaises personnes, dans ce cas prévenez-moi. Et… » Elle s’arrêta en croisant son regard. Elle se sentit rougir en réalisant qu’elle était un véritable moulin à paroles. Elle avait à peine laissé Dorian s'exprimer.
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Dim 12 Fév - 15:56

Peu de temps avait fallu à la belle blonde pour faire bonne impression à Dorian. Elle avait l'air tout à fait adorable mais à la fois, elle ne semblait pas si faible que certains pouvaient le dire. Il avait entendu de nombreuses fois le nom de l'héritière dans la bouche des habitants de Lima comme étant une jeune fille crédule à qui on pouvait extirper de l'argent aussi facilement qu'on pouvait voler une sucette à un enfant. A cette époque, le propriétaire du Gramophone ne connaissait la jeune femme que par ces petites rumeurs. Et lorsqu'il l'a rencontra pour la première fois, lors de sa première participation aux réunions des Urban Hymns, il l'avait trouvé pas aussi bête et candide qu'on le racontait. Certes, elle était facilement contrôlable mais cette image de la blonde un peu enfantine l'attendrissait. Il y'avait cet instinct protecteur qui était ressorti lors de leur première rencontre. Brittany était comme un oisillon qu'il fallait protéger de la rudesse du monde extérieur avec ses carnassiers qui cherchaient à déposséder l'héritière de tout son argent. Ce sourire constamment sur son visage, cet air un peu béat et ces petites remarques dénuées de sens, cela renforçait la première impression de Dorian. Et comme on dit, la première impression est toujours la bonne.

Cependant, leur relation restait relativement distante. Ne se voyant que pendant les réunions des Urban Hymns, ils n'eurent jamais l'occasion de vraiment discuter ensemble. Dorian pouvait avoir l'air impressionnant et déroutant. Mais c'est surtout la présence de Santana aux côtés de la charmante blonde qui contraignait les choses. Le fils Robertson était devenu très rapidement la tête de turc préférée de la latino. Elle appréciait tellement se moquer de son âge, il était le plus vieux du groupe, ou du fait qu'il ne venait pas de McKinley High qu'à chaque réunion, elle ne pouvait s’empêcher de lancer une petite pique à l'intention du blondinet. Mais, il ne lui en tenait pas rigueur. Déjà, il ne voulait pas se mettre certaines personnes à dos dans le groupe, il prônait la bonne entente. Mais aussi il laissait les règlements de compte avec Santana à Ectaerina, qui n'appréciait pas forcément la brune. Petit à petit, il ne se sentait plus mal lors des différentes attaques de la jeune mère. Au contraire, il la trouvait de plus en plus attachante et si par malheur si aucun mot n'était dit sur lui, il aurait été déçu de ne pas avoir attiré l'attention de Santana. Toujours un petit sourire pour la brune et aucune réaction, voilà l'attitude à adopter.

Dorian en apprit beaucoup plus sur Brittany lors de ses différentes sorties avec une autre membre des Urban Hymns, Quinn. C'était même cette dernière qui a rencardé le blondinet pour le boulot. Avec l'aide de sa confidente, il en découvre beaucoup plus au sujet de l'héritière. Et après avoir renseigné la jeune mariée sur ses problèmes financiers, elle prend en chose les mains pour vanter le talent du jeune homme à Brittany. Quinn était vraiment quelqu'un d'adorable et Dorian lui serait toujours reconnaissant. Elle le connaissait aussi sous son côté de célibataire malheureux et elle faisait son maximum pour lui trouver un parti.

Dorian regarda à l'extérieur, les branches des arbres battant sous le souffle du vent. Il se remémorait ses dernières semaines à l’Université, après avoir décroché son diplôme en finance. Il avait été dans les premiers de sa promotion et il aurait pu avoir un très bon boulot et bien rémunéré dans un firme multinationale mais il préférait suivre sa passion. La musique. Il n'y avait aucune regret dans ses pensées. Son regard se reporta sur la blonde qui lui tendit un carnet rouge. Avec douceur, il le prit en effleurant la pomme de la jeune héritière. Il souffla un petit merci avec un large sourire et un clin d'oeil. Avant d'ouvrir le petit classeur, il écouta attentivement les recommandations de Brittany. Il acquiesça avec plaisir à chacune de ses paroles. Elle avait l'air vraiment très concerné par son argent bien qu'elle n'avait aucune idée comment cela marchait au final. Lorsqu'elle avait finalement fini de parler, il posa une main rassurante sur son épaule, accompagné d'un rire rauque. « Ne vous inquiétez pas, j'ai passer des années à manger des chiffres matin, midi et soir. J'ai l'habitude et je pourrais même vous réciter la table de multiplication de 17. Mais avant tout, je vais lire votre dossier.» informa-t'il la blonde avec un de ses sourires qui réconfortait immédiatement et donnait une grande confiance dans le blondinet.

Lorsque Dorian se plongea concrètement dans le classeur, il fut surpris par le montant de la somme des acquisitions patrimoniales de Brittany. Elle avait des actions dans les plus grandes firmes du pays, un compte en banque bien rempli et de l'argent déposé sur des comptes sûrs. En tout cas, le précédent comptable avait fait du très bon boulot. Dorian feuilleta rapidement les autres pages, c'était de nombreux graphiques représentant les différentes sommes placées dans les différentes entreprises. Puis il tomba sur une note de l'ancien employé de Brittany, comme elle en avait informé le propriétaire du gramophone. Il la parcourut rapidement. Il expliquait à son successeur que la belle blonde possédait une fortune colossale mais qu'elle était surtout trop gentille et qu'elle essaierait de se faire avoir. Ainsi, il conseilla à son remplaçant d'informer Brittany qu'elle devrait demander l'accord avant chaque transaction financière. Un petit mot termina la lettre : bonne chance. Il allait en avoir besoin, c'était un défi de s'occuper d'une aussi grosse fortune. Mais s'il ne le faisait pas, la charmante blonde allait se faire dépouiller par des charognards.

Dorian releva la tête et adressa un clin d'oeil à la jeune héritière. « Et bien, vous allez être un sacré client ! Si vous avez n'importe quelle question, même la plus idiote, n'hésitez pas à m'en informer. Par contre, je veux qu'une seule chose soit claire entre nous, je vais vous injecter une puce pour vous contrôler vous et vos dépenses. » ajouta Dorian avec un air des plus sérieux. Voyant que Brittany était apeuré, il éclata de rire ce qui décontenança la jeune fille. « Je rigole, je ne me permettrai pas. Par contre, j'aimerais que vous m'informiez de tout ce que vous faites. Ça marche ? » Il le fallait bien sinon la fortune aurait été rapidement dépouillée.
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Jeu 23 Fév - 22:11

Rassurée par l’assurance apparente de son comptable (en effet, même si ce n’était pas encore officiel, c’était tout comme), Brittany sourit encore un peu plus – si seulement c’était possible. Il n’y avait pas à dire, Dorian avait l’art et la manière de la mettre en confiance. Si cela ne suffisait pas, il était d’une gentillesse à toute épreuve, avait le sens de l’humour, et même les piques que lui adressait Santana ne pouvaient le froisser. C’était un homme remarquable. Pas étonnant qu’une foule de jeunes filles se pressent à sa porte. De manière assez paradoxale, il rappelait cependant bien trop son défunt mari à Brittany pour qu’elle lui voue plus qu’une affection pseudo-fraternelle. Ce sentiment étrange et son origine n’étaient probablement pas étrangers à la relation complexe qui avait uni les Holcomb, mais ce n’était pas le sujet du jour.

« Je vous admire. » avoua-t-elle très sincèrement et sans aucune arrière-pensée. « Je ne suis même pas capable de me souvenir de la table de 3. » Elle soupira et secoua la tête devant sa propre ignorance. Ce n’était pas faute d’avoir essayé pourtant. Apprendre ses tables avait été une torture hebdomadaire durant de nombreuses années avant que ses parents et professeurs n’abandonnent. Aujourd’hui, elle n’en avait retenu que la table de 2, de 10, et plus ou moins celle de 5.

Attendant patiemment que Dorian ait épluché le dossier, Brittany observa ses ongles fraichement manucurés. Elle avait testé un nouveau vernis pastel qu’elle aimait beaucoup. Les couleurs douces ou acidulées lui convenaient bien mieux que ce qui était flashy, il n’y avait pas à dire. Elle enroula distraitement une longue mèche autour d’un doigt tandis qu’elle réfléchissait à sa prochaine commande de maquillage.

Brittany fut sortie brutalement de ses débats internes sur le meilleur mascara à acheter, lorsque Dorian reprit la parole après avoir consulté l’épaisse paperasse. Alors qu’un sourire s’était de nouveau faufiler à ses lèvres en entendant son aîné insister pour qu’elle le questionne autant qu’elle le souhaitait, elle cligna bêtement des yeux à sa remarque suivante. Les yeux légèrement écarquillés par l’inquiétude et l’incompréhension, elle émit un très digne « Eeeh ? ». Une puce ? L’un de ces insectes horribles qui piquaient méchamment chiens, chats et bêtes de tout poil ? Elle avait lutté contre nombre d’entre elles avec Lord Tubbington. Cependant, elle ne se souvenait pas avoir jamais entendu parler d’en injecter… Qu’est-ce que ça voulait dire au juste, ce mot ? C’était effrayant.

Totalement incapable d’apprécier l’humour de Dorian à sa juste valeur, elle lui jeta un regard méfiant lorsqu’il éclata de rire. Elle avait côtoyé assez de personnalités douteuses pour savoir que mieux valait ne pas provoquer un individu lors d’une crise de nerfs. Ca finissait toujours par passer tout seul. Manque de sucre et abus de caféine, certainement. Elle se redressa légèrement lorsque Dorian se remit à parler anglais, rassurée par son discours plus intelligible.

« Bien sûr. Brittany au rapport ! » annonça-t-elle très sérieusement en se mettant au garde à vous, la main droite contre la tempe.

Voilà son humour à elle : plus basique et visuel, d’apparence tellement sérieuse qu’on ne savait pas si elle plaisantait vraiment ou non à moins bien de la connaitre. S’ils allaient travailler ensemble à l’avenir, il allait falloir en effet qu’ils s’habituent l’un à l’autre… y compris à leurs sens de l’humour respectifs.

Lorsqu’elle se détendit, elle ajouta : « Oh, eh bien, tant que j’y pense… J’aide deux de mes amis. Vous en connaissez un, c’est Artie, de la chorale. Et l’autre est Kurt Hummel, du garage, un ami de Finn. Ils ont tous les deux des difficultés alors je les aide financièrement. Pour Kurt, je vais payer ses études. Et pour Artie, je lui donne ce dont il a besoin. »
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Dim 11 Mar - 18:09

Ce n’était pas forcément très drôle mais au moins, Brittany eut le mérite de tirer un sourire au blondinet. Ce n’était pas non plus très difficile tellement le bonhomme était bon public et surtout, il ne souhaitait froissé personne. Dorian avait cette facilité à jouer avec les mots, toujours apporter une pointe d’humour dans une discussion qui s’enlisait. C’était l’un de ses traits les plus appréciables, il était souvent drôle, joyeux. Il était heureux de vivre, tout simplement, surtout dans cette période où les problèmes pouvaient se compter sur les doigts de la main d’un manchot. Il avait trouvé un moyen de renflouer son compte en banque personnel, par des moyens légaux même si certaines auraient préféré le voir au Cabaret, dans une tenue légère, ou sans tenue tout court. Heureusement que Brittany avait été là, comme ça, il pouvait éviter cette suprême humiliation qui l’aurait suivi pendant des années. Et qui aurait très certainement valu de très nombreuses railleries de la part de sa cadette et ses amis. Mais bon, quand on a besoin d’argent, on ne fait pas forcément la fine bouche, et ça, le blondinet l’avait compris. Alors avoir un travail qui correspondait à sa formation, avec un patron qui vous paie plutôt bien et qui en plus est sympathique, Dorian n’allait pas cracher dans la soupe. Il prendrait ce job, pour sur. Brittany avait les moyens de se payer la majorité des meilleurs comptables du pays et pourtant, elle avait choisi ce propriétaire d’un magasin, qui croulait sous les dettes. Cela faisait chaud au cœur de Dorian qui, selon lui, ne pourrait jamais assez remercier la blonde. Enfin, pour la gratifier de sa confiance, il ferait en sorte que son argent soit fructifié parfaitement dans ses différentes actions immobilières. Et tout ça légalement bien évidemment. Mais il n’y avait pas d’inquiétude à ce sujet là.

Le propriétaire du Gramophone posa ses coudes sur le comptoir et verrouilla sa tête dessus, fixant ses yeux dans ceux de Brittany. La très grande danseuse semblait plutôt troublée par l’attitude de Dorian qui la regardait tendrement. Elle devait peut-être penser que le fils Robertson était attiré par son physique, ce qui était normal au regard de la classe naturelle de son interlocutrice. Mais il n’y avait aucun sentiment de ce type chez Dorian. Il observait juste la blonde, comme à présent celle dont il devrait s’occuper constamment. Et il savait très bien que ça n’allait pas être de tout repos. Le jeune homme avait entendu parler, grâce à Quinn, du passé de la jeune femme. Avant tout surpris par ce passé plutôt malheureux qui contrastait avec la joie de vivre de la jeune femme, il s’était mis en quelque sorte une barrière avec elle. Il ne pouvait la considérer que comme amie, ou plutôt patron maintenant. Il ne souhaitait pas que la jeune femme ait le cœur brisé, surtout après la disparition de son mari. Le blondinet trouvait déjà assez difficile de se remettre d’une telle perte, sans qu’un vautour vienne rôder autour. Ainsi, Brittany, sauf malentendu, ne devrait pas être une nouvelle conquête dans la triste longue liste de Dorian. Il avait conscience de son côté charmeur et attirant. Mais le propriétaire du gramophone avait aussi la particularité de ne s’être attaché beaucoup dans une relation avec une femme. Sa plus longue romance était avec Madeleine, et elle n’avait duré qu’un été. Cette recherche de la femme parfaite, qui comblerait tous ces désirs avec la mauvaise conséquence de briser le cœur d’autre. Et le pire, c’est que Dorian en avait conscience. De ses yeux attachant et son sourire charmeur, il les attirait. Mais très rapidement, cette arme se révélait être aussi celle qui briserait le cœur de ces jeunes filles transits d’amour pour le blondinet. Et il ne voulait pas que ça arrive à Brittany, elle en avait déjà assez vu.

Reprenant le dessus sur le regard observateur du guitariste, l’ex-danseuse se détendit un petit peu et se concentra à nouveau sur la raison de sa venue. Elle respirait cette joie de vivre et la transmettait à tous ceux qui la connaissaient. Et Dorian ne faisait pas exception à la règle, il semblait être encore plus enthousiaste que le matin même, où il avait reçu une caisse d’albums qui devraient se vendre comme des petits pains d’ici une semaine. Et pourtant, dans cette période morose, il lui en fallait beaucoup pour retrouver cette lueur d’espoir. Et la blonde avait réussi avec succès. Le fils Robertson passa la main dans ses cheveux avant de se gratter le bout du menton, perplexe. Il pensait déjà à comment il pourrait économiser l’argent de l’héritière. Mais il n’eut pas le temps d’y penser trop longuement puisque la jeune femme attira son attention, à propos de ceux qu’elle couvait. Il connaissait plutôt bien Artie, le garçon en fauteuil roulant des Urban Hymns. Il appréciait beaucoup la personne sincère, sympathique et sa voix était très agréable à accompagner à la guitare. Dorian ne connaissait cependant pas Kurt, il en avait entendu parler quelques fois mais rien de plus. Mais en tout cas, il faisait confiance à Brittany sur ses choix. En tout cas, le propriétaire du Gramophone les trouvaient très louable et il ne s’opposerait pas à ces dépenses là. Le blondinet se releva un peu et se mit droit derrière son comptoir et s’adressa joyeusement à la blonde. « Par conséquent, je n’y toucherai pas. Et Brittany, je suis peut-être plus vieux que vous mais quand vous me vouvoyez, j’ai l’impression d’avoir un dentier et une canne. Alors, adressez-vous à moi comme à un ami.» lança t’il avec un clin d’œil significatif. Il complexait déjà assez de trainer avec une bande de jeunes, de l’âge de sa sœur, alors si en plus on se mettait à le vouvoyer, il en serait plus diffcile à vivre. « Voilà mon numéro, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à m’appeler, je serais là pour voir. Même très tard dans la nuit.» adressa le blondinet à son nouveau boss.
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   Mer 14 Mar - 11:39

« Vous… tu as raison ! » accorda Brittany, les yeux pétillants d’amusement. « D’autant plus qu’entre le glee glub et ça, on ne va pas manquer de se voir régulièrement. » constata-t-elle. Elle hocha la tête, ravie par cette idée. Elle avait d’ores et déjà beaucoup d’affection pour Dorian. Pas de sentiments passionnels, non, mais plutôt fraternels, comme la confiance et l’amitié qu’elle ressentait pour Sam. Bien qu’ils ne soient qu’au début de leur relation, Brittany espérait bien construire quelque chose d’aussi agréable et sain avec son nouveau comptable. Ce n’est pas pour rien qu’elle avait préféré le choisir à un type en costume-cravate coincé dans son bureau. « Mais du coup, l’inverse est tout aussi vrai ! Ce n’est pas parce que je vais te verser un salaire que tu dois me tutoyez ! J’aurai l’impression d’être une vraie patronne, Dieu m’en protège ! Tu imagines si je prenais la grosse tête ?! » plaisanta-t-elle, avec de grands yeux horrifiés.

Tandis qu’un tube de pop-rock résonnait dans les haut-parleurs de la boutique, Brittany secoua distraitement la tête au rythme de la chanson. Elle jeta un dernier coup d’œil à tout ce qu’elle venait de confier à Dorian, avant d’accepter le papier qu’il lui tendait. Son sourire s’élargit de nouveau. L’idée de pouvoir compter sur quelqu’un à n’importe quelle heure du jour et de la nuit était vraiment grisante. Oh, bien sûr, elle aurait toujours pu appeler l’une de ses amies si elle en avait eu besoin, mais elle ne le se serait jamais permis : Quinn comme Santana avaient leurs vies privées et leurs propres soucis. Avec Dorian, comme elle le payait pour et puisqu’il le lui avait expressément et sincèrement permis, elle aurait bien moins de réticences. Elle s’empressa d’insérer le numéro dans son carnet d’adresses. Elle lutta quelques minutes contre son iPhone avant de réussir.
« Merci beaucoup ! » s’exclama-t-elle avec enthousiasme. « Mon numéro doit être dans les papiers que je t’ai remis. Pour tout t’avouer, je ne m’en souviens jamais. »

Ils virent ensemble quelques derniers détails avant que des clients n’osent s’approcher de la caisse. Brittany eut la présence d’esprit de choisir ce moment pour prendre congé. « Encore merci pour tout Dorian. C’est vraiment un grand soulagement pour moi. On se voit dans quelques jours, à la réunion des Urban Hymns. On pourra en reparler, alors. Bon week-end ! » Elle se décolla du comptoir et rit joyeusement lorsqu’il la salua avec son charme tranquille. Elle agita la main en un au-revoir enfantin et quitta le magasin d’un pas guilleret.

Elle n’avait plus rien à craindre. Ses finances ne viendraient pas la dévorer dès qu’elle aurait le dos tourné, ni aucun créancier et inspecteur des impôts. Pour la première fois depuis bien des mois, elle voyait l’avenir d’un œil plus serein. Elle allait enfin pouvoir dormir tranquille.

- RP clos -
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MessageSujet: Re: 02. Please, save me from money !   

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02. Please, save me from money !

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