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 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]

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MessageSujet: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Sam 21 Jan - 21:06

Avec un soupir de satisfaction, Christabella se redressa, et contempla la cuisine rutilante. On était dimanche matin, et après être revenue de la messe, la jeune femme s’était attelée au ménage de l’appartement. Depuis qu’elle avait emménagée avec Leah et Timothy, une certaine routine s’était installée entre les trois colocataires. Leah et Christa s’occupaient le plus souvent de tout ce qui était intendance, mais Christabella s’était peu à peu transformée en véritable fée du logis. Avoir, pour la première fois, son chez elle –autre qu’une chambre étudiante, bien sûr- avait fait d’elle une femme d’intérieur moderne. Et elle adorait ça. Elle aimait faire le ménage, et sa chambre était la plus impeccable. Partout où elle passait, tout finissait par briller. Et elle s’était peu à peu mise à la cuisine, ce qui ravissait Leah. Les deux jeunes femmes s’entendaient déjà très bien avant d’emménager ensemble, mais depuis l’arrivée de Christabella, elles étaient plus proches que jamais. La jeune femme était plus que reconnaissante à Leah pour l’avoir accueillie comme elle l’avait fait. Sa vie s’était considérablement améliorée, et elle se sentait beaucoup mieux à présent. Certes, elle avait encore de violents pincements au cœur en pensant à sa famille, qui détournait les yeux quand il leur arrivait de se croiser par hasard… mais vivre avec Leah lui avait fait beaucoup de bien.
Elle ne pouvait pas affirmer la même chose concernant Timothy, son autre colocataire. Leur relation avait quelque chose d’étrange. Très différent l’un de l’autre, ils avaient des habitudes totalement opposées, et par moment, Christabella se demandait s’ils parviendraient à échanger autre chose que des politesses du genre « bonjour », « bon appétit », « merci ». Pourtant, elle aimait bien le jeune homme. Elle ne se souvenait pas vraiment de lui, du temps où ils étaient tous deux élèves à McKinley, mais elle avait appris à connaitre certaines choses le concernant. Elle savait notamment qu’il fumait et buvait régulièrement, mais qu’il se nourrissait assez mal. Elle savait qu’il vivait davantage la nuit, se couchant tard, et dormant tard les jours où il ne travaillait pas. Elle savait qu’il avait une petite amie, qu’elle avait brièvement croisée. Petit à petit, elle s’était habituée à la présence de son colocataire aux mœurs étranges, et était littéralement fascinée par les nombreux tatouages de celui-ci. Et comme avec Leah, elle aimait s’occuper de lui. Malheureusement, ils ne se voyaient pas souvent, Christabella jonglant entre ses études et son job au cinéma, et Timothy… et bien, il vivait sa vie, le plus souvent hors de l’appartement. Mais aujourd’hui, elle savait qu’il était là. On était dimanche, et Leah avait dû se rendre au studio photo à la dernière minute. Christabella se faisait un peu de soucis pour elle, lui trouvant l’air fatigué. Néanmoins, elle allait pouvoir profiter de cette absence pour se retrouver seule avec Timothy, qui ne travaillait pas, et dormait en ce moment-même, comme en jugeait la porte fermée de sa chambre, d’ordinaire grande ouverte sur le bazar du jeune homme. Jetant un coup d’œil à l’horloge murale, elle vit qu’il était déjà 11h : Timothy n’allait pas tarder à se lever. Elle récapitula mentalement tout ce qu’elle avait accompli depuis son retour de l’Eglise : elle avait nettoyé complètement la salle de bain qu’elle partageait avec Leah, mais avait soigneusement évité d’entrer dans la chambre de la blonde, respectant l’intimité de celle-ci même quand elle n’était pas présente. Le salon était impeccable, de même que la cuisine. Une douce odeur emplissait peu à peu l’appartement, Christabella s’étant mis aux fourneaux pour préparer une tarte aux pommes-caramel. La jeune femme sourit, ôta son tablier et se réfugia dans sa chambre pour se changer, marchant sur la pointe des pieds afin de ne pas déranger Timothy. Abandonnant la robe qu’elle avait mise pour la messe, elle enfila prestement un jean et un t-shirt à manches longues. Un léger bruit dans la chambre de Timothy l’informa qu’il devait probablement être en train de se réveiller, et elle fonça vers la cuisine, dérapant sur le plancher à cause de ses chaussettes.

Après avoir vérifié la tarte, qui prenait une jolie couleur dorée, elle s’affaira à préparer le brunch, espérant que Timothy aurait faim et surtout, accepterait de manger. En sortant du bacon et des œufs du réfrigérateur, elle songea qu’il aurait sûrement envie de café, aussi enclencha-t-elle la machine à café, avant de préparer des œufs au plat et de faire frire le bacon. Faisant l’aller-retour entre la cuisine et la table qui servait de table à diner, dans le salon-salle à manger, elle mit la table, énumérant au fur et à mesure ce qu’elle y disposait.

« Beurre, confiture, chocolat à tartiner. Jus d’orange. Cacao en poudre… lait et céréales. Les œufs et… le bacon. » dit-elle fièrement en posant l’assiette sur la table.

Esquissant un petit pas de danse, elle s’aperçut alors que Timothy s’était non seulement levé, mais qu’il la dévisageait. Elle lui adressa un sourire, assez gênée d’avoir été surprise en train de sautiller partout comme une gamine.

« Bonjour Timothy. Tu as bien dormi ? » demanda-t-elle doucement. « J’ai préparé un petit brunch. » ajouta-t-elle en se laissant glisser sur une chaise, et en désignant celle qui se trouvait face à la sienne, invitant Timothy à la rejoindre.


Dernière édition par Christabella A. Gillespie le Ven 22 Juin - 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Mar 31 Jan - 15:16

Timothy ouvrit un œil et le referma aussitôt. Il répéta l'opération avec l'autre mais le bilan fut sans surprise plutôt similaire. Tirant sur la couette qui trainait à moitié sur le sol, il gémit et plaqua avec frénésie son oreiller contre son visage. Il le savait. Il savait qu'il allait tôt ou tard regretter d'avoir, par pure paresse, soigneusement négligé de fermer les volets, les stores, ou quelconque autre précieuse invention qui le préservait des lueurs matinales du soleil. En plus, il avait voulu jouer les plus malins en sachant pertinemment qu'à cette époque il avait plus de chance de se faire réveiller par le martellement des gouttes de pluie sur la vitre plutôt que par le soleil. Il s'en mordait les doigts maintenant, réfugié comme un enfant sous un amoncellement de couvertures et d'oreillers. Puis, dans un élan soudain de volonté inespérée, il envoya valser ses multiples protections, prêt à lutter contre Dame nature. Il se redressa, les yeux toujours précautionneusement fermés, puis se décida enfin à les ouvrir. C'était dans ces moments qu'il comprenait pourquoi les plus avisés des débauchés portaient des lunettes de soleil en toutes circonstances, même quand le blizzard soufflait avec fougue des flocons aussi gros qu'une balle de tennis. Lui il était plutôt de ceux qui restaient dans leur lit et prétextaient une grippe atrocement contagieuse pour ne pas avoir à subir les civilités du monde extérieur. Il demeura un instant les yeux plissés, se dirigeant d'un pas incertain vers la salle de bain, avant de retrouver finalement une vue plutôt correcte. Il ouvrit le robinet et se pencha immédiatement au dessus du lavabo, évitant avec soin de rencontrer son reflet dans le miroir. La veille il n'avait pas véritablement fait la fête, d'ailleurs il ne s'était jamais attendu à ce que cette soirée passée à la Pension Preston soit une des plus mouvementées de sa vie. Samuel n'avait pas pu venir, alors il s'était contenté de faire acte de présence, d'acquiescer lorsqu'on daignait lui adresser la parole ou d'esquisser un rictus parfaitement hypocrite lorsqu'il fallait de toute évidence rire aux éclats. Il n'avait pas fallu longtemps pour qu'il communique sa mauvaise humeur à Anna et, sans surprise, ils avaient fini par s'engueuler dans les règles de l'art. Tim ne savait pas vraiment ce qu'il en était pour Anna, mais pour lui ç'avait été un bon prétexte pour s'éclipser en toute légitimité. Il avait alors passé le reste de sa soirée à regarder des clips idiots à la télé pour pouvoir s'occuper pendant qu'il vidait le réfrigérateur de toutes les substances alcoolisées qu'il pouvait bien contenir.

Et cela se voyait, il avait une mine épouvantable, mais pas pour autant plus que d'habitude. S'il ne se sentait pas si mal dans sa peau il se serait sans doute dirigé vers la cuisine dans cet état lamentable mais il lui restait assez de dignité pour le pousser vers la porte de la douche. Il enfila ensuite un jean usé et un débardeur blanc dans lequel il nageait confortablement - bien que moins qu'à l'époque du lycée. Il constata le bordel organisé de sa chambre avant d'entreprendre de rejoindre la société, à savoir Leah et Christabella. Il appréciait les deux jeunes filles - Leah plus que Christa, mais cette dernière le savait sans doute - et également le fait de vivre en colocation, mais parfois il rêvait de pouvoir se faire un café sans devoir échanger des politesses qu'il articulait avec contrainte et rudesse. Il savait que Leah en était consciente et même s'il appréciait pousser Christabella dans ses retranchements, jamais il n'aurait pour objectif de la faire craquer au point de vouloir déménager. Même s'il était loin d'être au courant de sa vie, il savait du moins qu'elle en avait vu des vertes et des pas mûres. Un peu comme Leah et lui... peut-être que leur cohabitation n'était pas si hasardeuse, après tout.

Les pieds trainant sur le parquet froid, il se laissait guider par les effluves plutôt agréables qui émanaient de la cuisine. Ces odeurs le menèrent tout droit vers une Christa parfaitement enthousiaste... peut-être un peu trop d'ailleurs. Elle lui faisait étrangement penser à cette Mme Doubtfire qui faisait le ménage avec un entrain qu'il n'aurait jamais, le rembourrage en moins. Il arqua un sourcil face à ce curieux spectacle et entreprit de sa racler la gorge pour annoncer sa présence mais la jeune fille ne tarda pas à s'en rendre compte. Avec courtoisie elle lui demanda s'il avait bien dormi et lui présenta son "petit brunch". Malgré sa mine moins zombifiée, il n'était pas certain de devoir répondre à l'interrogation de la brunette, alors il se contenta de lui glisser une remarque amusée, même si on pouvait lire un certain mépris sur son visage. "Un petit brunch hein ?" dit-il pour souligner l'euphémisme du siècle. Des petits brunches de ce genre il n'en avait jamais pris de sa vie. Pour lui une telle quantité de prévenance ne présageait rien de bon. Il était habitué à l'indifférence de ses proches : un père absent, un beau-père violent, une mère soumise. Les rares fois où sa mère lui préparait des pancakes présageaient une nouvelle plus ou moins bonne : "ton père est parti", "nous allons déménager de l'autre côté de l'océan", "j'ai rencontré un connard avec lequel je vais me marier". Bien heureusement tout ceci était derrière lui, mais encore aujourd'hui il n'était pas habitué aux petites attentions. "Leah n'est pas là ?" demanda-t-il en prenant place sur une chaise, assez fasciné par toute cette nourriture. "Sinon, c'est en quel honneur ce petit brunch ?"

En plus d'être étranger à ce concept, Timothy avait quelques tendances paranoïaques, alors pour lui c'était évident : il y avait anguille sous roche.
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Sam 18 Fév - 1:58

Lorsque Leah lui avait proposé d’emménager avec elle, lui précisant qu’elle avait une chambre de libre et qu’elle cherchait une colocataire de plus, Christabella avait dabord hésité. Non pas qu’elle ne voulait pas vivre avec Leah, ou même simplement vivre avec quelqu’un, puisqu’elle avait passé cinq ans dans une résidence étudiante avec d’autres filles. Tout avait été trop rapide, en fait, mais sachant qu’il lui fallait un logement, elle n’avait pu tergiverser trop longtemps. Saphira avait été très gentille de l’héberger pendant quelques jours, mais il lui fallait un endroit où vivre, et non pas un canapé prêté par une amie. Leah lui avait alors précisé qu’elle aurait pour autre colocataire un ancien élève de McKinley du nom de Timothy Ainsworth, mais la mention du jeune homme n’avait rien éveillé de particulier chez Christabella. C’est en posant ses valises dans le grand appartement de Leah, qu’elle avait alors su que si la blonde était déjà bien différente d’elle, Timothy était carrément son opposé. Il l’avait certes accueillie poliment, mais n’avait jamais cherché à réellement nouer une relation amicale avec elle. Disons qu’il vivait dans son coin, et Christabella dans l’autre. De temps en temps, ils se croisaient, sans plus. Pourtant, Christabella avait longuement eu l’occasion de l’observer, et elle en savait à présent beaucoup sur son style de vie, ce qui avait confirmé son impression que Timothy et elle auraient bien du mal à devenir amis.
Les journées de Christabella se ressemblaient plus ou moins, selon son emploi du temps. Elle se levait tôt, prenait son petit déjeuner, une douche, et occupait sa matinée soit à travailler ses cours sur son ordinateur, sauf les jours où elle se rendait à Colombus. Quatre soirs par semaine, elle travaillait au cinéma de Lima, mais le reste de ses soirées, elle les passait à réviser, ou à visionner des films. De temps en temps, elle sortait avec Leah, ou Madison, elle essayait de voir Ezrael et Clayton, et elle passait du temps avec Cassandra également. Une vie simple, bien rangée et sage au possible. Mais Timothy… les jours où Christabella restait à l’appartement, elle ne pouvait que constater qu’il se levait tard, qu’il mangeait peu alors qu’il buvait beaucoup, qu’il n’était pas très sérieux et avait un caractère assez… particulier. En faisant le ménage, elle avait vite compris qu’il avait à nouveau consommé une grande quantité d’alcool, à en juger par les bouteilles vides. Elle ne le jugeait pas, il vivait sa vie à sa convenance. Elle était juste intriguée par son choix de vie, et aurait bien aimé pouvoir le connaitre davantage. Elle s’efforçait de se montrer aimable avec lui, et sa générosité naturelle la poussait à aller vers lui, emplie de gestes amicaux. Mais il ne répondait que très rarement à ses attentions. En vérité, elle ne le comprenait pas. Aussi s’efforçait-elle d’être attentionnée envers lui, pour obtenir de lui peut-être autre chose qu’un vague merci murmuré du bout des lèvres. Peut-être s’ouvrirait-il davantage. C’est pourquoi elle avait pris le temps de préparer un brunch.

L’apparition de Tim la fit sursauter, et elle se sentit légèrement confuse à l’idée de s’être fait surprendre en pleine explosion de bonne humeur. Bonne humeur qui s’évapora tout doucement lorsqu’elle nota le sourcil haussé, le sourire moqueur et l’air légèrement dédaigneux. Si Leah se serait enthousiasmée à l’idée de se remplir le ventre de bonnes choses, Timothy quand à lui semblait trouver l’attention étrange, voir même suspecte. Cette méfiance naturelle, Christabella ne la comprenait pas non plus. Pourtant, elle-même était devenue moins confiante envers beaucoup de choses. Elle avait été trop blessée, par sa propre famille, et elle voyait les choses bien différemment à présent. Mais elle n’aurait pas été jusqu’à se méfier d’un simple brunch. Perdant un peu contenance, Christabella resta un moment les bras ballants, attendant que le jeune homme prenne place, avant de se résoudre à ne pas se laisser abattre. Il n’avait pas l’habitude des brunchs ? Aucune importance, Christabella adorait cuisiner, et elle était prête à lui en préparer tous les dimanches s’il le souhaitait. Contournant la table, elle se glissa sur une chaise à son tour.

« Non, elle avait du travail en retard au studio photo. » répondit-elle en tendant la main vers la carafe de jus d’orange. Elle remplit un verre qu’elle glissa doucement en direction de Timothy, avant de s’en servir un pour elle. Un bip retentit, la faisant se lever prestement pour aller chercher la cafetière qu’elle déposa soigneusement au centre de la table. « Je n’en bois pas mais je me suis dit que ça te ferait du bien. Il est bien serré. » dit-elle avec un petit sourire. « Sers-toi, n’hésite pas. »

La perplexité de Timothy le poussa à lui demander pour quelles raisons elle avait subitement décidée de préparer un brunch, et alors que Christabella tendait le bras pour attraper les toasts, elle s’immobilisa quelques secondes, avant de poursuivre son mouvement. Prenant le temps d’étaler du beurre sur son pain grillé, elle ne répondit pas tout de suite.

« Et bien, j’avais envie de passer un peu de temps avec toi, et je me suis dit que ce serait plus convivial autour d’une table remplie de bonnes choses à manger. » expliqua-t-elle simplement. « J’avais l’habitude d’un grand repas de fa… » Ses mots s’étranglèrent dans sa gorge et elle ne put terminer sa phrase. Oui, elle avait l’habitude des grands repas pendant lesquels toute sa famille se réunissait autour de la table, serrés les uns contre les autres, et c’est ce qu’elle avait failli dire. Une longue seconde s’écoula pendant laquelle elle se sentit perdue, avant qu’elle ne se reprenne. « …le dimanche. Euh, hm… j’aime bien cuisiner, alors je me suis dit que ça te ferait plaisir. » termina-t-elle misérablement, et elle mordit dans son toast sans réelle conviction. Bien décidée à ne pas gâcher ce moment, elle s’efforça de se concentrer uniquement sur son colocataire. « Et j’ai aussi fait une tarte. Alors, dis-moi : ta soirée s’est bien passée ? Tu sortais hier soir, non ? » demanda-t-elle avec intérêt.
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Dim 26 Fév - 18:41

Même Anna n'était pas si prévenante avec lui. Non pas qu'elle était incapable d'agir comme le parfait stéréotype de la petite-amie modèle, mais simplement parce qu'elle le connaissait assez pour savoir que les attentions mielleuses ne lui plaisaient pas plus que ça. Foncièrement le problème résidait ici : Christabella ne le connaissait pas et c'était cette raison pour laquelle elle croyait bien faire à s'armant de son tablier et de ses gants de velours. Quant à Timothy, il ne la connaissait pas plus pour déterminer si oui ou non ce brunch était un gage sincère de bonté ou un moyen peu subtil de lui signifier qu'elle attendait bien plus de leur relation que des politesses purement conventionnelles échangées à la hâte. Pour Timothy, la jeune brune était comme piégée dans un passé plus ou moins révolu où les rôles de mère et d'épouse étaient plus qu'étroitement liés, presque indissociables. Il lui était alors difficile de percevoir si en agissant avec cet instinct qui lui paraissait maternel, elle endossait le costume de mère ou celui de potentielle épouse. Peut-être que dans son monde à elle c'était une tentative subtile de drague mais pour lui c'était terriblement confus. Il évitait avec soin son regard, comme s'il avait peur de croiser cette fausse lueur de tendresse qu'il pouvait voir briller dans ceux des adolescentes qui se croyaient amoureuses de Samuel. En un instant son dédain s'était transformé en angoisse.

Malheureusement pour lui il ne pourrait pas compter sur Leah pour interrompre ce tête à tête embarrassant. Sans détacher les yeux de la table il s'empara du verre que venait de lui glisser Christabella avant de le porter avec incertitude à ses lèvres. Clairement il avait raison, elle lui expliqua avec un naturel presque attendrissant qu'elle avait fait tout ceci pour passer un moment convivial avec lui, pour lui faire plaisir. C'était presque triste de le voir complètement décontenancé et troublé par un simple acte de bonté, si bien qu'il défia le regard de Christa, un rictus pendu aux lèvres. Elle avait fini par bafouiller, sans même que Tim se rende compte qu'elle avait juste failli mentionner un sujet qui apparemment lui nouait l'estomac. Lui-même n'en revenait pas d'être si peu empathique. "C'est sympa." glissa-t-il alors qu'il empoigna la cafetière avec une pudeur qui ne lui ressemblait pas. "Personne n'est très cordon bleu dans ma famille, moi encore moins. Je me contente de manger parce qu'il le faut mais voilà, ma relation avec la nourriture s'arrête là." dit-il alors qu'il se versait du café dans une tasse, sans même se rendre compte que sa relation avec la nourriture s'apparentait presque à celle qu'il entretenait avec Christabella. Il sentait d'ici que cette dernière n'avait pas plaisanté lorsqu'elle l'avait qualifié de "serré". Elle avait bien fait, il en avait bien besoin pour éveiller ses sens un peu brumeux. Christa essayait juste de se montrer amicale, elle était une parfaite chrétienne en plus de ça, alors peut-être n'y avait-il rien de si anormal dans son comportement. Tim était d'ailleurs certain qu'elle était aussi peinée pour lui qu'il ne l'était pour elle. Elle devait trouver d'autant plus pathétique son hygiène de vie que lui trouvait qu'elle était formatée à devenir femme au foyer. C'était un débat sans fin dans lequel il n'avait même pas envie de s'engager. Il détaillait ses gestes appliqués, à la fois amusé et affligé, alors qu'elle l'interrogeait sur sa soirée de la veille. Il avait beau vouloir faire des efforts pour mettre de côté ses intuitions totalement saugrenues, cet intérêt soudain le mettait grandement mal à l'aise. Il aurait voulu se la jouer confiant, les pieds posés sur la table, mais c'était comme s'il se retenait d'être lui-même. "Ouais c'était moyen..." se contenta-t-il de répondre, bien conscient qu'il avait autant de conversation que la cafetière qu'il venait de déposer avec soin sur la table. Quelque chose lui disait même que Christa n'était pas dupe et qu'elle posait cette question simplement pour déterminer s'il était un bon menteur ou pas. Au moins avec cette réponse vague elle n'aurait pas de quoi alimenter les faux vrais préjugés qu'elle avait à son égard. Le silence commençant à lui peser sur les épaules, il décida d'y mettre fin de façon peu banale. "Écoute Christa, faut que je te dise quelque chose." admit-il. Déterminé, il soutenait son regard, guidé par ses instincts totalement défectueux.

Now listen to me baby
Before i love and leave you
They call me heart breaker
I don't wanna deceive you

If you fall for me
I'm not easy to please
Imma tear you apart
Told you from the start, baby from the start.

I'm only gonna break break your break break your heart
I'm only gonna break break your break break your heart
I'm only gonna break break your break break your heart
I'm only gonna break break your break break your heart ♫

Soulagé d'avoir finalement déballé ce qu'il avait sur le cœur, il attendait impatiemment la réaction de Christa, toujours vissé sur sa chaise. C'était on ne peut plus clair et Christa était sans doute une jeune fille intelligente, il ne doutait pas qu'elle comprendrait son point de vue.
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Ven 9 Mar - 20:05

Avait-elle fait une erreur ? S’était-elle trompée sur toute la ligne, en décidant d’offrir à Timothy un brunch et en pensant qu’il apprécierait l’attention, et même qu’il serait d’accord pour passer du temps avec elle, y prenant du plaisir par la même occasion. Christabella avait fait de son mieux, mettant tout en œuvre pour rendre les choses agréables. Elle avait nettoyé derrière Timothy, après qu’il se soit employé à vider les réserves d’alcool, et elle avait passé la matinée à lui cuisiner de bonnes choses à manger. Elle avait même fait une tarte ! Persuadée que cela leur permettrait de briser la glace, et d’entamer un début d’amitié, qui sait, elle avait fait beaucoup d’efforts. Mais de toute évidence, elle avait fait fausse route. Le regard suspicieux dont il la gratifia, assorti d’une grimace un tantinet moqueuse lorsqu’il avait vu le brunch en question, le tout accompagné d’une méfiance qu’elle ne pensait pas mériter, tout lui prouvait qu’elle avait eu tort. Elle avait cru que ce serait suffisant, mais Timothy ne semblait pas être le genre de personne sensible à de bons petits plats, ou même à de simples petites attentions. Pourtant, qui pouvait résister à une bonne tarte aux pommes ? Christabella sentait au fil des minutes que ce n’est pas avec ce brunch que leur relation allait s’améliorer et prendre le tournant qu’elle souhaitait. Ce qu’elle voulait, c’était s’entendre mieux avec Timothy. Elle ne voulait pas forcément qu’ils deviennent les meilleurs amis du monde, ce serait difficile dans la mesure où elle avait très peu de choses en commun avec lui. Mais s’ils pouvaient dépasser le cap de la simple politesse, ce serait déjà formidable aux yeux de Christabella, qui trouvait fort dommage que depuis son emménagement, elle ne soit pas parvenue à nouer un vrai lien avec son colocataire. C’est dans ce but qu’elle s’était mise aux fourneaux.
Alors pourquoi est-ce que ça ne marchait pas ? La distance qu’elle avait toujours pu percevoir entre Timothy et elle ne semblait pas du tout sur le point de se réduire. En somme, ce petit fossé n’était pas forcément important, puisqu’ils parvenaient à entretenir une relation cordiale lorsqu’ils se croisaient dans l’appartement. Bonjour, s’il-te-plait, merci, il n’y a pas de quoi… Mais Christabella voulait plus. Et son brunch ne parvenait pas à résoudre le problème, loin de là. Timothy semblait plus réservé que jamais, daignant à peine lâcher quelques mots non pas pour la remercier mais pour lui signifier qu’il trouvait l’attention « sympa ». Pourtant, ce n’était pas du tout l’impression qu’avait Christabella, alors qu’elle s’efforçait de terminer son toast, les bouchées semblant rester coincées dans sa gorge. La réserve qu’elle sentait chez Timothy la mettait un peu mal à l’aise, parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi il persistait à se méfier. Elle savait qu’ils étaient très différents l’un de l’autre, et c’était peut-être la source de ce malaise qu’elle sentait depuis que Timothy avait pris place à table. Elle se demanda quelle opinion il pouvait bien avoir à son sujet. La jugeait-il niaise et stupide, d’avoir de telles croyances et des principes si profondément ancrés, que même à son âge, elle continuait à prier le soir avant d’aller au lit ? Peut-être qu’il la méprisait, lui qui ne semblait pas croire en Dieu ni même croire en quoi que ce soit. Il devait la considérer comme une pauvre bigote coincée, même pas digne de son amitié. Christabella n’en aurait pas été surprise, au lycée c’est ainsi que tout le monde la voyait, à part les membres du club de chasteté et quelques rares élus. A l’université, les choses s’étaient un peu améliorées. Ses camarades de dortoir ne l’avaient jamais jugée, la diversité étant présente partout à Colombus. Les filles avec qui elle avait vécu savaient qu’elle était croyante, et avait respecté ce choix de vie, tout comme les quelques camarades de classe qu’elle s’était faite. Christabella s’était plusieurs fois dit que c’était parce qu’elle avait affaire à des personnes plus matures. Non pas que Timothy soit dépourvu de maturité, mais il vivait avec une fille qui croyait en Dieu, priait tous les jours et faisait passer le bonheur des autres avant le sien, par pur altruisme et sans jamais rien demander en retour. Il avait beau être ouvert d’esprit, il aurait été difficile de lui demander de ne pas se forger une opinion. Et de toute évidence, l’opinion en question n’était pas des plus positives. C’est peut-être pour cela que le brunch n’avait pas l’effet escompté.
Mais il était hors de question pour Christabella de renoncer. Elle ne baisserait pas les bras, et tant pis si cela lui prenait plus de temps et de brunch que prévu. Jouant avec les miettes de son toast, elle réfléchit à ce qu’elle savait sur Timothy et qui pourrait lui servir. Il aimait la musique, puisqu’il faisait partie d’une chorale –la même qu’Ezrael, d’ailleurs peut-être celui-ci pourrait-il l’aider. Elle nota mentalement de lui en toucher un mot. Il devait bien connaitre Timothy, il saurait lui donner quelques conseils. Malheureusement, à part la musique et l’alcool, Timothy ne semblait pas être intéressé par grand-chose d’autre. Peut-être que si Christa se faisait faire un tatouage, cela suffirait à les rapprocher. Cette pensée la fit légèrement sourire, jusqu’à ce que Timothy se décide à parler… et que Christa n’ouvre de grands yeux.

Stupéfaite, elle l’écouta lui expliquer en chanson ce qu’il pensait de tout ça. N’osant l’interrompre, elle sentit sa mâchoire se décrocher peu à peu, la laissant bouche ouverte devant son jus d’orange, à mesure qu’elle comprenait. Ce brunch, elle l’avait organisé dans l’espoir de se rapprocher de Timothy, de nouer un lien avec lui, et cela, il l’avait bien saisi, en revanche il s’était complètement trompé sur les raisons qui auraient pu la pousser à vouloir ce rapprochement. Alors qu’il chantait les derniers mots et qu’il attendait une réaction de sa part, Christa se força à fermer la bouche. La méprise était grande. Timothy croyait qu’elle cherchait à le séduire, amoureuse de lui, et il voulait mettre les choses au clair, peut-être pour lui éviter un chagrin d’amour ou une humiliation si elle venait à se déclarer. Une drôle de sensation naquit dans la poitrine de Christa, qui chercha les mots, quelque chose à dire, à répondre. Et finalement, elle éclata de rire.
Les épaules tressautant au rythme de son rire, elle dissimula son sourire derrière sa main. Le soulagement s’était mêlé à l’amusement, et le comique de cette situation l’avait frappé, la faisant rire aux éclats, elle d’habitude si discrète. Elle ne voulait pas que Timothy se sente vexé, aussi se força-t-elle à reprendre le contrôle d’elle-même.

« Excuse-moi Timothy. Je ne me moque pas de toi, c’est juste… » S’éclaircissant la gorge, elle se pencha vers le jeune homme avec un sourire rassurant. « Je ne suis pas amoureuse de toi. » lui assura-t-elle. « Et je suis désolée que tu aies pu te méprendre sur mes intentions. Tout ça… » Elle désigna du bras la table garnie de nourriture. « … ce n’était pas du tout un moyen de te séduire. C’était juste une tentative un peu désespérée de ma part pour passer du temps avec mon colocataire. Je voulais juste qu’on apprenne à se connaitre. Après tout… » Christabella soupira, toutes traces de sourire ayant disparues de son visage. « Après tout, on vit ensemble. Et je n’ai plus de famille. Alors, j’aurais voulu… » Les mots moururent avant qu’elle ne les prononce, et elle haussa les épaules, comme si ce n’était pas important. « Je voulais juste qu’on soit plus que des colocataires. Désolée si ça prête à confusion. » sourit-elle en attrapant son verre de jus d’orange pour se donner une contenance.
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Ven 30 Mar - 15:54

Le rire de Christabella lui sembla d'abord nerveux, puis il réalisa à quel point c'était une façon comme une autre de se moquer de lui. Il aurait bien voulu croire qu'elle riait simplement pour masquer le malaise qu'il avait provoqué, pour feindre être indifférente à ses propos alors que foncièrement il anéantissait ses espoirs, mais il savait autant qu'elle à quel point ce rire était sincère. Il fronça les sourcils un instant, les lèvres pincées par la honte qui brûlait en lui, avant de se perdre dans ses songes. C'était presque cruel comme la situation venait de s'inverser. Il aurait clairement préféré embarrasser Christa plutôt que se sentir lui-même oppressé par sa confusion. Il lui en voulait d'ailleurs beaucoup pour avoir contrarié ses plans, même s'il avait su dès le début que ses suspicions pouvaient s'avérer fausses. Chaque éclat de rire transperçait son égo jusqu'à l'engloutir complètement. Malgré son air penaud Tim essayait de se donner une consistance mais il vivait clairement cette réaction comme un affront. Certes Christa avait fait des efforts pour les rapprocher autour d'un brunch convivial, mais ce manque de retenue l'avait frappé sans qu'il y soit préparé. Du peu qu'il la connaissait Christabella était une jeune fille pudique qui ne se laissait jamais envahir par ses sentiments. Il se trompait peut-être, il ne la connaissait que superficiellement après tout, et sûrement s'était-elle aussi fourvoyé sur son compte. Malgré les excuses qu'elle formulait entre deux gloussements il ne s'était jamais senti aussi insulté. Pendant un moment il avait eu envie de disparaître, littéralement, ou de se téléporter dans son lit pour se dire que tout ceci n'était qu'un cauchemar. Il avait aussi hésité à l'attaquer verbalement pour son flagrant manque de tact, mais il s'était aussitôt rétracté. Cette histoire finirait par lui retomber dessus, et il était hors de question de se retrouver sans toit sous lequel crécher au risque de se voir offrir une place de luxe à la Pension Preston.

Pour une fois dans sa vie, Tim avait réfléchi avant d'agir. Il avait analysé la chose sous tous les angles, et en avait finalement conclu que c'était dans ces moments d'embarras que l'auto dérision lui était d'une aide précieuse. Il éclata alors d'un rire jaune, tandis que Christa articulait des explications absolument pas nécessaires. "Aaah tu me rassures." dit-il en décontractant ses muscles. Dans un sens c'était vrai, elle le rassurait, même s'il aurait aimé croire qu'il intéressait quelqu'un d'autre qu'Anna. Il ne lui aurait jamais dit, certes, mais cela aurait pas mal contribué à revaloriser sa confiance en lui. "En vérité c'est un petit numéro que j'ai préparé pour une gamine au lycée qui me suit partout. Je devrais peut-être le garder pour moi, j'ai peur que si elle réagit de cette façon ma réputation en prenne un sacré coup." Il s'étonnait lui-même du naturel avec lequel il venait de proférer ce mensonge. Tim était connu pour faire preuve de mauvaise foi, mais il venait clairement de dépasser tous les niveaux. Pour détendre l'atmosphère il la gratifiait d'un sourire légèrement forcé et scrutait d'un regard envieux les mets disposés sur la table. Comme il aurait aimé que Leah débarque tout de suite pour mettre fin à ce cauchemar. Il se sentait comme contraint d'assister à un repas de famille auquel, paradoxalement, il n'avait jamais assisté. Tout ce à quoi il pensait c'était l'heure. Et pourtant une partie de lui voulait faire ce plaisir à Christa. Hormis sa mère lui non plus n'avait pas véritablement de famille. Il avait Anna mais l'idée de la ranger dans une case lui faisait curieusement peur. Il y avait son nouveau beau-père également, mais c'était différent. Jamais il ne pourrait considérer Christa comme sa famille, mais il pouvait bien entretenir l'illusion en lui laissant une chance de faire partie du cercle très fermé des gens qu'il appréciait. "J'ai un peu tout fait foirer." dit-il l'air désolé. "Je t'avoue que j'ai trouvé ça louche quand j'ai débarqué dans la cuisine, ça ressemblait un peu à une affiche de propagande des années 50 avec la femme aux fourneaux et le mari qui rentre fièrement du travail et n'a plus qu'à mettre les pieds sous la table. C'est... différent de ce que j'ai côtoyé dans ma vie... Mais j'ai pas cru que t'étais amoureuse..." se défendit-il en insistant particulièrement sur cette dernière phrase.

Aussi incroyable était-ce, c'était la première fois en plusieurs semaines de colocation que Tim échangeait plus de trois mots avec Christabella. Elle n'avait rien demandé de plus et il était prêt à lui donner cette attention qu'elle avait si subtilement réclamée. Dans la mesure du possible. "En tout cas ça a l'air définitivement meilleur que ce qu'on nous sert à la cafétéria, que ce soit celle de l'OSU ou celle de McKinley." ajouta-t-il en portant le plat à tarte plus près de son assiette. Il était résolu à enterrer à jamais la honte qu'il venait d'essuyer avec une finesse peu ordinaire.
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Dim 6 Mai - 17:47

Ainsi donc, Timothy avait cru que Christa avait des sentiments pour lui. Pas étonnant qu’il se soit méfié d’elle ! Il avait dû s’imaginer qu’elle s’était amouraché de lui parce qu’il était l’un des rares garçons qu’elle côtoyait, et que dans la mesure où elle avait grandie loin de tout contact rapproché avec les membres de la gent masculine, elle en était devenue rêveuse, que cela lui faisait croire au prince charmant, et que Tim pouvait être ce fameux prince. Même s’ils se connaissaient peu, il savait plus ou moins de quelle façon elle avait été élevée, et peut-être avait-il craint qu’en plus d’être tombée amoureuse de lui, elle attende de sa part qu’il tienne des engagements particuliers, comme par exemple, l’épouser. Il y avait des dizaines de scénarios possibles et tous plus loufoques les uns que les autres qui avaient pu traverser l’esprit de Timothy, et le pousser à se tenir loin de Christabella. En la voyant si attentive, si polie et prête à se plier en quatre pour lui, il s’était senti obligé d’être sur ses gardes, elle le comprenait à présent. La situation qui au départ l’avait fortement inquiété, elle qui ne comprenait pas pourquoi il s’obstinait à la tenir éloignée de lui, la faisait à présent franchement rire. Son intention n’était nullement de se moquer de Tim, mais il fallait bien avouer que c’était assez drôle. Et surtout, elle sentit qu’on lui enlevait un poids des épaules. Rassurée, elle se surprit à imaginer à quoi pourrait ressembler la colocation avec Timothy, à présent. Même s’ils étaient différents, ils pourraient peut-être échanger plus de trois mots dans une journée, puisque Tim n’avait plus à craindre une intention cachée derrière les petits gestes attentionnés de Christa, et que cette dernière n’aurait plus à se demander ce qu’elle avait bien pu faire pour le contrarier. Pour ne pas envenimer la situation et donner l’impression qu’elle se moquait de lui, elle étouffa un dernier éclat de rire et se racla la gorge pour retrouver contenance.
Alors seulement Timothy lui expliqua que son petit numéro de chant avait été planifié en vue de faire comprendre à une des lycéennes de McKinley qu’il n’était pas disponible. Apparemment, il s’était entrainé sur elle, mais ce n’était pas parce qu’il avait eu peur d’un éventuel amour qu’il avait chanté cette chanson. Clignant des yeux, Christabella hésita un instant, avant de hocher vaguement la tête. Vraiment ? Pourtant, elle y avait vraiment cru. Elle avait vraiment eu l’impression qu’un énorme quiproquo s’était installé entre eux, mais apparemment elle s’était trompée, comme elle avait cru que Tim s’était trompé concernant ses intentions. Assez déstabilisée, Christa fronça légèrement les sourcils, mais lorsque lui vint à l’esprit que Timothy venait de lui débiter un beau mensonge, elle se persuada que c’était impossible, qu’effectivement il devait avoir une admiratrice dont les ardeurs devaient être calmées, et hocha la tête avec un peu plus de conviction. « C’est normal que tu aies des fans parmi les lycéennes. » lui dit-elle alors d’une voix douce, avec un petit sourire. Allait-il prendre cela pour un simple compliment, ce que c’était, ou bien verrait-il là une nouvelle tentative de séduction ? Non, il venait de le lui dire, il n’avait pas cru un instant qu’elle puisse être amoureuse de lui, et s’il le disait, c’était la vérité. Parce que Christabella, bien qu’étant une jeune femme autonome et responsable, était parfois bien trop crédule et innocente, et elle ne pouvait concevoir qu’on lui mente. Mais elle était également sincère, et dénuée de toutes intentions cachées. Si elle disait à Timothy qu’il était naturel pour lui d’avoir des admiratrices, c’est qu’outre le fait qu’il n’était pas vilain garçon, bon nombres de demoiselles aimaient les mauvais garçons plein de tatouages, et d’autant plus lorsqu’ils étaient plus âgés. Il devait faire battre plus d’un cœur à McKinley, elle en avait la certitude.

« Je me souviens des repas à la cafétéria du lycée. J’ai été malade un jour, après avoir mangé du poulet qui apparemment était avarié. Je n’ai plus jamais osé mangé la viande qu’on nous servait, après cela. » se souvint-elle avec une pointe de nostalgie, et beaucoup d soulagement parce que maintenant, elle mangeait ce qu’elle voulait, et c’était toujours frais et non pas vieux de plusieurs jours. Elle ne se souvenait plus du nombre de fois où Figgins leur avait fait une annonce concernant la nourriture servie au déjeuner. Aujourd’hui, elle trouvait cela amusant, mais elle plaignait sincèrement les lycéens, et se promit de dire une petite prière pour eux avant d’aller au lit ce soir, afin qu’ils aient de bons petits plats au lieu de l’infâme bouillie qu’on devait leur servir.
Relevant les yeux vers Timothy, et ne pouvant retenir un sourire en le voyant rapprocher le plat à tarte, elle tergiversa un instant, avant de se lancer : « A quoi ressemblait ta vie, avant ? Je veux dire… pas de femme aux fourneaux si j’ai bien compris. » plaisanta-t-elle, et pour ne pas que Timothy ait l’impression d’être le seul à se confier, elle ajouta d’un ton qu’elle espérait indifférent : « Chez moi, c’était comme ça. La femme aux fourneaux. Le mari qui met les pieds sous la table. C’est comme ça que ça doit se passer. Devait… devrait se passer. Aurait dû se passer. » s’embrouilla-t-elle en fronçant les sourcils, et elle lâcha un soupir agacé. « Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas grave. » Ce qui n’était pas vrai, mais elle aurait été bien incapable de savoir ce qu’elle avait voulu dire.
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Ven 15 Juin - 16:15

En apparence Christabella était un aussi gros cliché que lui. Elle vivait une vie sans doute idéalisée par ses parents et exécutait des gestes dont la maîtrise parfaite pouvait tromper quant à leur provenance. Christa donnait l'illusion d'être libre d'agir comme bon lui semblait mais se rendait-elle compte qu'elle n'était que le fruit de la société religieuse dans laquelle elle s'enfermait ? Sûrement que non, mais Timothy ne la jugeait plus sur les apparences maintenant qu'il était disposé à entretenir une véritable discussion avec elle. Peut-être qu'à son tour elle finirait par réaliser qu'il était lui-même bien plus que ce jeune homme ingrat qu'il paraissait être. Il était tout le contraire de Christabella, ses geste étaient le produit d'intentions précises tandis que ceux de la jeune fille étaient dénués de tout calcul. Mais c'était cette différence qui rendait leurs échanges si intéressants et leur relation si passionnante, à défaut de passionnée. Même si Timothy n'avait pas pour but de la brusquer, il nourrissait néanmoins un désir tout nouveau de faire prendre conscience à Christa que la vie qu'elle menait n'était peut-être pas la sienne. Paradoxalement sa sincérité était bien trop développée pour être sincère. Elle n'était que le résultat de son conditionnement précoce à une vie de femme exemplaire et soumise. Christa était une fille tout à fait charmante, mais elle était bien trop plate à ses yeux pour vivre convenablement. Peut-être était-ce son rôle de la secouer et de la tirer hors de ce pré carré dans lequel elle n'arrivait pas à s'épanouir.

Sa franchise lui arracha un sourire maladroit, qui tendait davantage vers la grimace que vers la démonstration d'une certaine complicité. Il savait bien qu'elle ne nourrissait absolument aucun sentiment plus profond que celui qui semblait les lier, mais malgré tout sa délicatesse l'obligeait à rester sur la défensive. Il avait envie de passer outre ces expressions d'inconfort qu'elle produisait en lui, aussi essaya-t-il de détendre l'atmosphère. "Merci... je suppose." dit-il, peu sûr de lui.

La tendance sembla progressivement glisser vers la confidence, et l'enthousiasme avec lequel Christa sembla partager ses souvenirs de lycée lui fit totalement oublier le malaise qu'ils venaient de traverser. "Tu dois être très malchanceuse parce que jusqu'ici je suis toujours tombé sur les bons morceaux de poulet." confia-t-il avec une pointe d'amusement. Encore aujourd'hui il était dans l'obligation de déjeuner à McKinley deux fois par semaine et cette confidence ne sembla pas pour autant l'effrayer. C'était peut-être son prétexte à elle pour être végétarienne.
Puis lorsqu'elle lui posa des questions sur son passé, Tim n'hésita curieusement pas à peser ses mots ou à lui glisser avec délicatesse que ce n'était pas ses affaires. Christa semblait véritablement atentionnée, aussi se disait-il que s'il était amené à lui confier des choses c'était en tant qu'ami. Contrairement à ses anciens professeurs ou à Emma Pillsbury, Christa n'était pas tenu de s'intéresser à lui. Ce n'était pas son métier, c'était simplement ce qu'elle était et ce qui faisait son authenticité. Après réflexion Tim n'était plus certain de vouloir la faire changer. Après tout, qui était-il pour décider de ce qui était le mieux pour elle ? Il était déjà bien assez préoccupé par sa propre vie pour s'encombrer de la sienne. "J'ai aucune idée de comment devraient se passer les choses, mais si tu veux mon avis cette conception de la famille est gravement démodée. Moi j'ai vécu seulement avec ma mère et elle devait cumuler plusieurs jobs pour même pouvoir se payer le luxe de préparer un repas décent. Je doute que tu fasses des études pour plus tard devoir vivre dans ta cuisine." dit-il sur un ton solennel inaccoutumé. "Les mœurs évoluent, mais certains n'évoluent pas avec. Certains enfants sont élevés seulement par leur père, d’autres par leur mère, certains ont même deux pères ou deux mères… Je ne t’apprends rien mais tout ça pour dire que les rôles ne sont plus définis maintenant."
L’hésitation de Christa l’avait mis sur la piste : elle-même ne savait pas comment devaient se passer les choses. Même s’il n’était pas de nature curieuse et que son empathie très peu développée ne lui permettait pas de déceler les signes d’une certaine tristesse, il avait compris que Christa avait des problèmes avec sa famille. Il en avait eu lui aussi, qui n’en avait pas ? Cependant ces problèmes semblaient l’atteindre davantage elle qui ne savait comment vivre de manière indépendante. C’était comme si elle avait été lâchée trop tôt dans la nature et qu’elle peinait à prendre ses marques. Tim était curieusement réceptif à sa détresse et même s’il ne savait comment s’y prendre il avait envie de l’aider à surmonter ces épreuves. "Mais j'ai pas répondu à ta question n'est-ce pas ?" dit-il avec un sourire mélancolique. "Si ça peut te rassurer beaucoup de gens ont des problèmes avec leur famille. C'est... normal."
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MessageSujet: Re: 02. [Wood, Ainsworth & Gillespie's] Weird roommate, isn't it ? [CLOS]   Ven 22 Juin - 15:30

Une odeur de café chaud mêlée au parfum sucré d’une tarte aux pommes qui sort du four, une table joliment dressée, et le plaisir de partager des mets simples mais bien cuisinés avec quelqu’un qu’on a envie de mieux connaitre. En somme, Christabella avait appris à se contenter de choses très simples, et elle n’était pas exigeante. Etre assise à manger un toast beurré, boire une gorgée d’un jus d’orange bien frais et, pour la première fois, échanger plus de deux mots avec son colocataire, tout ceci suffisait à lui faire plaisir. Elle avait été élevée dans cette optique, à ne rechercher rien de plus que ce que Dieu accepte de lui offrir, à ne pas s’attacher aux choses matérielles et à ne rien exiger qui ne lui pas utile. A l’époque où elle vivait chez ses parents, les déjeuners qui suivaient la messe étaient toujours moins rigoureux que le reste de la semaine, néanmoins, il fallait toujours être prêt à céder ce qu’on avait dans son assiette. Il fallait retenir la main qu’on tendait vers un petit pain frais pour mieux laisser son voisin l’avoir. La jeune femme ne comptait plus le nombre de fois où elle avait dû se priver de son plat préféré, parce que ses parents avaient estimés que les sans –abris en avaient davantage besoin qu’elle. Ce qui n’était pas totalement faux, en vérité, mais cela avait fait de Christabella une personne très simple et qui avait toujours été prête à se sacrifier pour les autres. Si Timothy s’exclamait soudainement qu’il voulait la tarte aux pommes pour lui tout seul, Christabella risquait fort de la lui céder sans broncher. Mais heureusement, elle avait grandie, elle avait changée, et aujourd’hui, peut-être serait-elle capable de se garder une part de côté, et de la savourer. Habituée à n’avoir que le strict minimum, elle s’en contentait sans peine, et c’est pourquoi elle était tout simplement heureuse d’être assise là, en ce dimanche matin, à partager un brunch. Si au départ elle s’était presque préparée à ce qu’ils ne se parlent pas beaucoup, ou plutôt à ce que Timothy ne lui adresse la parole que pour les formules d’usage, comme d’habitude, elle avait été agréablement surprise de constater qu’il laissait enfin tomber les barrières qu’il avait érigé entre lui et le reste du monde, pour la laisser entrer dans son petit univers. Oh bien sûr, elle n’avait pour l’heure posé que le bout du pied dans le territoire fermé de son colocataire, mais pour elle, c’était déjà un énorme progrès, et rien n’aurait pu la rendre plus heureuse.
C’était rare d’entendre Timothy parler, et Christabella se rendait bien compte qu’elle ne connaissait presque pas le son de sa voix. Elle buvait littéralement ses paroles, le fixant avec sérieux et savourant ce petit instant d’intimité, sachant que cela pourrait ne pas se reproduire de sitôt. Ils avaient deux vies tellement différentes, avec des rythmes et des habitudes totalement opposées, ils se croisaient assez rarement et ce même quand ils étaient tous les deux à la maison. Si aujourd’hui il avait accepté de partager un brunch avec elle, peut-être refuserait-il la prochaine fois, décrétant qu’une fois, ça va bien, mais qu’après tout, ils n’avaient pas élevés les cochons ensembles et qu’il n’avait pas à perdre son temps à manger de la tarte. Pourtant, Christabella était prête à varier les fruits.

Timothy avait une opinion bien arrêtée sur ce qui devait être accompli par les femmes et les hommes. Christabella s’était depuis longtemps habituée à ce que les autres ne puissent concevoir les choses comme on le lui avait appris. Toute son enfance, puis son adolescence, on lui avait dit que son rôle serait de savoir tenir une maison –et les leçons avaient payées, puisqu’elle était une excellente femme d’intérieur, elle adorait faire le ménage et savait plutôt bien cuisiner- et de donner des enfants à son époux –pour cette partie en revanche, elle avait apparemment raté la pratique. Sa mère n’avait jamais travaillé, puisqu’étant passé de sa vie tranquille de fille sage et obéissante, à celui de femme toujours aussi obéissante. Lorsque Christa avait appris que le mari de sa petite sœur avait été choisi par ses parents, elle s’était subitement demandé si sa propre mère avait choisie d’épouser son père. Probablement pas. Peut-être l’y avait-on forcée. Quoi qu’il en soit, il était évident que pour sa famille, son chemin se devait d’être le même. On lui avait appris à faire le ménage, la cuisine, à s’occuper de ses frères et sœurs plus jeunes, on lui avait appris à se taire et à obéir sans broncher, et on lui avait affirmé un certain nombre de fois qu’elle n’était pas obligée de faire des études, qu’elle pouvait s’arrêter avant le lycée ou à la rigueur, après, dans la mesure où son mari serait là pour subvenir à ses besoins. Ses sœurs avaient toutes suivies les « conseils » parentaux. Mais pas Christabella.
Aujourd’hui, elle pensait plus que jamais que les femmes étaient en droit de travailler, et même si elle n’était pas certaine de ce qu’elle voudrait faire plus tard, elle savait qu’elle voulait pouvoir payer ses factures toute seule. Toutes les filles qu’elle avait pu côtoyer avaient toutes le même avis concernant la position de la femme dans la société, et même si l’éducation de Christabella avait laissé des marques profondes dans son esprit, elle savait qu’elle avait fait le bon choix. Aussi eut-elle un hochement de tête quand Timothy lui fit remarquer qu’elle n’était pas étudiante juste pour passer le temps, que son destin n’était pas de mourir dans une cuisine, armée d’un balai et d’un rouleau à pâtisserie. Une fois de plus, elle pouvait constater à quel point Tim et elle avaient eu deux vies totalement opposées. Il avait vu sa mère s’échiner à travailler pour survivre, tandis qu’elle avait pu voir la sienne s’effacer devant son mari. Nul doute qu’il ne serait jamais un mari qui impose ses choix et ses principes à sa femme –et de toutes façons, sa copine semblait avoir un caractère suffisamment affirmé pour lui coller sa main dans la figure s’il osait lever le ton.

Consciente qu’elle devait avoir, en ce moment, le même sourire un peu triste, elle baissa brièvement les yeux et accorda une pensée à sa famille. Pas à ses parents, mais à ses frères et sœurs qui lui manquaient terriblement. Elle espérait qu’un jour, ils parviendraient à échapper à la pression de leurs parents, et qu’ils comprendraient ce qui s’était réellement passé. En attendant, elle devait apprendre. En levant les yeux, son sourire devint plus franc, et c’est tout naturellement que Christabella tendit la main pour attraper le couteau à tarte, non pas pour en découper une part à Timothy, mais pour qu’il le fasse lui-même.

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