Choriste du mois


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 02. This is war !

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MessageSujet: 02. This is war !   Jeu 26 Jan - 21:38

    « It’s the way I’m feeling I just can’t deny
    But I’ve gotta let it go
     »


    C'était dans sa voiture qu'Holly entonnait fièrement ces quelques paroles dont la musique résonnait dans l'habitacle. Elle emmenait sa petite voiture grise, un peu délabrée, mais qui tenait la route. Enfin, il fallait qu'elle fasse changer quelques trucs, les pneus et d'autres bricoles. Le garage des Hummels était l'endroit idéal pour faire ces changements, déjà habitué au garage, elle pourrait peut-être même faire un petit bonjour au propriétaire.

    Elle arriva finalement dans la banlieue de la petite ville, avança dans quelques ruelles, et arriva enfin devant le garage. La porte du bâtiment était grande ouverte, comme d'habitude pour laisser entrer les clients. Elle entra avec la voiture, et s'arrêta à l'emplacement habituel. L'endroit était vide, la jeune femme descendit, prenant son café en provenance du Starbucks avec elle. Appuyait contre la porte, elle regarda un peu partout, mais personne ne semblait dans les alentours. « Bonjour, il y a quelqu'un ? » demanda t-elle. Elle voulut boire une gorgé de café, mais le café étant à présent froid, elle décida de ne pas y goûter. Elle entendit des pas, et se retourna naturellement afin de voir qui était là. C'est alors qu'elle crût que c'était une mauvaise blague. Le visage de la personne qu'elle avait à quelques mètres d'elle, lui était bien familier : Domenica. Elle haussa un sourcil à la vue de cette dernière. Que faisait-elle là celle-là ? C'était bien sa veine tiens ! L'hispanique était une ancienne professeure de McKinley, et également une ancienne amie de la blonde. Mais il y avait cinq ans de ça, elle était partie sans dire un mot, et sans prévenir qui que ce soit. Holly avait pourtant tenté – en vain – de reprendre contact avec la brune, mais elle n'avait jamais répondu à ses coup de fil ou à ses courriers. Elle l'avait donc eut en travers de la gorge, et n'avait plus tellement envie d'entendre parler de celle qui l'avait planté sans rien dire. Et voilà qu'elle débarquait comme une fleur, en bleu de travail, comme si tout était normal.

    La professeure s'écarta de sa portière et ferma cette dernière. « Tiens ! Si je m'attendais à … toi. » dit la jeune femme d'un ton sarcastique. Effectivement, elle ne sautait pas de joie, bien loin de là. Elle regarda la jeune brune distinctement, elle n'avait pas changé, c'était comme si hier encore elle l'avait vue dans les couloirs du lycée. Mais ce n'était pas le cas, elle avait lâchement abandonné tout le monde, et puis voilà. Elle refusait de lui retomber dans les bras comme si rien ne s'était passé. Déjà, à l'époque, elles étaient très bonnes amies, même si les deux adoraient se taquiner et s'envoyer l'une et l'autre des répliques cinglantes. Quand était-il maintenant de la Domenica d'antan ? Certainement perdue dans l'alcool, la drogue et la prostitution ! Dans ce genre de situation Holly était loin d'être cool, car lorsqu'on la laissé comme ça, sans prendre le soin de la prévenir, ça avait tendance à l'agacer. Et tout le monde le savait, la blonde en mâcher pas ses mots, encore moins dans ces cas là, et surtout pas avec l'hispanique. Et si cette dernière ne lui donnait aucunes raisons, elle n'allait pas être des plus gentille avec elle. Puéril ? Un peu peut-être, mais après tout, qui allait faire attention à cette histoire ? Pas grand monde, ça ferait peut-être les potins de Lima, un peu d'animation, pour les vieux qui peuplaient la ville.

    « Bon, ma voiture à besoin de quelques réparations, j'espère que tu es meilleure mécanicienne que tu n'étais professeure. » déclara cette dernière sèchement. Sur ce point là, elle mentait peut-être un peu, Domenica n'était pas une mauvaise professeure, plutôt du même genre qu'Holly d'ailleurs, mais à quoi bon, à priori, ce n'était plus sa vocation. Il arrivait souvent que les deux se retrouve en salle de professeurs à l'époque, et rigolaient sur tout et n'importe quoi. L'ancienne professeure d'espagnol avait petit à petit gagné la confiance de la remplaçante, mais avec ce départ précipité, elle l'avait perdu plus vite qu'elle l'avait finalement gagné. On ne se jouait pas d'Holly ainsi, elle n'avait pas dénié répondre à ses lettres, ses appels et autre tentatives de contact de cette dernière, elle en payerait les conséquences. Chacun ses responsabilités après tout ! Il y a cinq ans, tout était différent, il fallait bien l'avouer, elle vivait seule dans un appartement, voyait des gars de temps à autres pour des relations qui ne duraient jamais et elle avait cinq ans de moins bien sûr. Mais maintenant, elle vivait avec Jessica, psychologue de Lima et également une très grande amie de la jeune femme, elle avait accueillit sa nièce avec elles, son frère était décédé et elle était – depuis peu, certes – en couple avec Tyler. Autant dire que les temps avaient changé ! Ces retrouvailles s'annonçaient d'ors et déjà plus que glaciale.
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MessageSujet: Re: 02. This is war !   Mar 31 Jan - 20:49

Depuis qu'elle avait été engagée, Domenica n'avait pas eu une seule seconde à elle. Son époux le lui avait subtilement reproché un soir, alors qu'elle rentrait du travail. Les affaires n'étaient pas très bonnes au garage, la nécessité de mettre les bouchées doubles se faisaient plus pressante. Pour l'instant, l'intégration s'était à peu près bien passée. Elle n'avait eu aucun problème apparent à proprement parler, pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait encore recroisé personne de sa vie d'avant. Et dans un sens, même si elle mourait d'envie de savoir ce qu'ils étaient tous devenus, elle craignait les retrouvailles. Devoir affronter leur regard, devoir leur dire la vérité. Il y avait dans l'honnêteté quelque chose qui échappait à la jeune femme hispanique, c'était un monde inconnu qui lui était inaccessible. Mentir ou omettre c'était sa façon de fonctionner. Elle se débrouillait toujours pour ne révéler que ce qui l'arrangeait. L'exemple avait été des plus flagrants, cinq ans auparavant, lorsqu'elle avait enfin raconté l'histoire de sa vie à son père. Même à un membre de sa famille, elle était incapable de dire la vérité. Était-ce si mal ?

Derrière des moteurs depuis l'aurore, Domenica s'occupait de la voiture d'une vieille femme du quartier lorsqu'elle fut dérangée dans sa besogne. Au fond, réparer ce vieux tacot n'avait rien de réjouissant, cette visite soudaine était donc la bienvenue. L'hispanique reconnut d'abord une démarche féminine, dynamique tout en étant décontractée. Elle en déduit rapidement qu'il s'agissait d'une femme, entre vingt et trente ans probablement. Ce fut lorsque la cliente s'adressa à elle que la panique monta dans les yeux de Domenica. Elle reconnut immédiatement ce timbre, ces intonations. La démarche et le ton coïncidaient, elle ne pouvait pas se tromper. De dos, cherchant du regard un employé, Holly se retourna rapidement vers son ancienne collègue, qui se hissa furtivement en dehors des pièces automobiles. Comme il n'y avait personne d'autre, Domenica fut contrainte de s'occuper d'elle et s'avança avec précaution et scepticisme. Il y avait quelque chose dans le visage d'Holly que Domenica connaissait bien et qui ne prévoyait rien de bon. L'hispanique n'était pas un monstre, elle comprenait parfaitement celle qui, jadis, fut son amie. Néanmoins, tout s'était compliqué, Domenica avait ressenti le besoin de couper tout contact avec cette ville et ces habitants... L'air neutre, presque blasé, bien que ce ne furent pas ses véritables sentiments, Domenica écouta la remarque apathique de la jolie blonde. « Je ne m'attendais pas à te voir toi non plus, c'est fou, hein ? » rétorqua-t-elle avec un ton faussement amusé. Elle ne pouvait pas s'empêcher de rentrer dans le jeu de sa partenaire, de lui renvoyer ses répliques, de l'envoyer paître avec des répliques toutes plus sarcastiques les unes que les autres. Visiblement, Holly l'avait en travers de la gorge. Elle n'était pas prête à lui pardonner, à tourner la page comme si rien ne s'était passé. La confiance qu'elles avaient partagée semblait s'être évaporée, ou n'avoir tout bonnement jamais existé. Ce lien si étrange et comique qu'il y avait entre elles avait uniquement l'air d'exister pour les mauvais côtés. Le positif était parti, comme si rien sur cette Terre ne pourrait les rapprocher. Jamais. C'était triste que la fin soit si radicale, mais qu'aurait-elle pu faire ? Si Domenica avait fui, laissant de côté une merveilleuse amie comme Holly, ce n'était pas sans raison.

Holly informa l'hispanique que sa voiture rencontrait quelques problèmes ces temps-ci. Son ton était assez formel, comme si rien ne les avait liées, comme si elles n'avaient été que des inconnues l'une pour l'autre. Cette constatation déçut légèrement Domenica. Elle se doutait que retrouver sa place ne serait pas évident mais elle n'imaginait pas que la rancune serait si tenace. Néanmoins, elle fit semblant de ne pas se préoccuper de la tension palpable qui régnait autour d'elles, comme une fumée invisible qui les recouvrait sans qu'elle ne puisse la saisir et l'envoyer valser ailleurs. « Hm. Et il a quoi, exactement, ton tas de ferrailles ? » demanda-t-elle avec détachement, comme si elle ne s'y intéressait pas vraiment. Évidemment, la question était inutile puisqu'elle le découvrirait d'elle-même. Mais si Holly savait ce qui n'allait pas, l'entrevue irait plus vite et elles ne se feraient pas face trop longtemps. « Au bruit que tu as fait en arrivant, je dirais que tu as maltraité l'accélérateur. Que tu sois violente et intolérante n'est pas nouveau mais il faut éviter de trop forcer, sinon tu vas devoir aller donner tes pseudo-cours en vélo, ma grande ». Sa voix n'était pas courroucée, mais pleine d'acidité, comme si Holly eût été une ennemie de lycée que Domenica retrouvait au bal des anciens élèves. Elle ne mâchait pas ses mots et, dans un sens, c'était tant mieux. Le plaisir que lui procurait le rabais de la jolie blonde était indescriptible. La charrier, être peu tendre avec elle et la regarder de haut lui avaient manqué. Cependant, le sens n'en était plus le même. Il n'y avait plus le même jeu, la même légèreté dans leurs propos. L'agressivité dissimulée sous un calme bouddhiste se faisait plus forte que le reste.
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MessageSujet: Re: 02. This is war !   Sam 11 Fév - 20:29

    [center]Son café à la main, la blonde se tenait debout face à son ancienne amie. Elle n'avait pas changé d'un poil, même sa répartie était la même, à croire que la dernière fois que les deux s'était vue n'était finalement, pas si loin. Pourtant cinq ans séparaient les deux fois. Holly se remémora l'espace d'un instant, la dernière fois que les jeunes femmes s'étaient parlées. S'était en juillet 2011 si sa mémoire était bonne, à la terrasse d'un café. Les professeures s'étaient retrouvé pour jogger ensemble – pour une raison qui échappait à présent à la remplaçante – et avaient par la suite décidé de se remettre de leurs efforts. Une fois n'était pas coutume, elles n'avaient pas arrêté de se charrier tout le long de la matinée sur tout un tas de sujets. Ça remontait maintenant, cette amitié faisait parti du passé a priori pour les deux. Holly ne serait pas allé jusqu'à dire que cela l'arranger, que s'était bien mieux ainsi, et qu'elle n'était que plus heureuse sans elle, car au final s'était faux. C'était d'ailleurs la raison qui poussé la jeune femme blondes à se comporter comme cela. Elle aurait pu lui sauté dans les bras – bien qu'elle savait que Domenica n'aurait pas forcément apprécié -, elle aurait pu lui demandé de ses nouvelles comme si de rien n'était, que rien n'avait changé, mais elle avait au contraire mit en marche une guerre. C'était dubitative qu'elle regardait celle qui fût un temps sa collègue et amie. Mais en même temps, la professeure était plutôt curieuse de savoir qu'est-ce qu'elle faisait là, en bleu de travail, du cambouis plein les mains. Elle avait dit sur un ton sec qu'elle ne s'attendait pas à la voir ici, ce à quoi la brune avait rétorqué qu'elle non plus sur un ton ironique.

    Holly charia, un peu méchamment l'ancienne professeure lorsqu'elle lui dit que sa voiture avait besoins d'un contrôle et de quelques réparations, disant également qu'elle avait tout intérêt d'être bonne mécanicienne. Ce fût sur le même ton que la jeune femme lui demanda ce qu'avait sa voiture, qu'elle désigna de « tas de ferraille ». Cette appellation eut le don d'agacer Holly, qui fronça les sourcils après ces quelques paroles. « C'est toi la mécano que je saches, tu dois le savoir. Tu veux pas non plus que je démonte la voiture à ta place pendant qu'on y est ? » répondit la blonde toujours aussi sèchement. Elle lui en voulait, et n'importe qui aurait pu le voir, mais elle ne tenait pas à le cacher, et encore moins à la principale intéressée. « Au bruit que tu as fait en arrivant, je dirais que tu as maltraité l'accélérateur. Que tu sois violente et intolérante n'est pas nouveau mais il faut éviter de trop forcer, sinon tu vas devoir aller donner tes pseudo-cours en vélo, ma grande » dit la mécanicienne comme si elle crachait son venin à la blonde. Tout avait bien disparu, et la guerre entre les deux était officiellement commencée. Dans un sens, la professeure devait avoué que ça l'amuser, et que tout cela lui avait terriblement manqué. Elle ne parlait à personne comme elle parlait à Dom', avec ses petites phrases si bien placées. Seulement, la chose la plus regrettable, c'était qu'avant que l'hispanique ne parte, c'était un jeu, elle le savait l'une comme l'autre, leur répliques n'était qu'un jeu de gamins qui n'étaient jamais réellement le fond de leur pensée. Tandis que ce jour-là, ce n'était plus des répliques en l'air, mais de vraies armes de guerre. Il n'était plus question d'amitié. « En même temps cette voiture est bien plus vielle que tout tes enfants illégitime réunis, car contrairement à certaines personnes, j'arrive à garder les choses auxquels je tiens plus de quelques semaines. » rétorqua la blonde sur un ton qui laissait suggéré sa rancœur. Évidemment elle faisait ici encore référence à leur ancienne amitié que Domenica n'avait pas su préserver. « Bon, tu peux faire quelque chose pour ma voiture ? Sinon je vais dans un autre garage où les employés ne reviennent pas d'une carrière de strip-teaseuse dans un bar mal famé. » lança aussi sèchement qu'elle le pouvait la remplaçante. Soutenant le regard de la brune, elle ne comptait pas laisser tout cela passer. Dans un sens, elle n'avait pas envie d'aller voir dans un autre garage, car même si elle ne l'avouerait jamais, elle était quand même contente d'avoir retrouvé Dom'. Mais par fierté elle ne lui dirait jamais, car même si elle était un peu heureuse de la revoir, rien ne lui enlevé la rancune qu'elle avait accumulé envers cette dernière, en cinq ans. Où tout cela allait mener les deux femmes ? Est-ce qu'un jour elles seraient de nouveau amies ? Est-ce que c'est possible au moins ? Il ne faut jamais dire jamais, et même si ça semblait impossible et qu'Holly refusait pour le moment que ce soit le cas, elle avait au fond – tout au fond – une once d'espoir que petit à petit Domenica et elle redeviennent ce qu'elles étaient avant.
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