Choriste du mois


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 02. Not alone anymore !

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MessageSujet: 02. Not alone anymore !   Lun 30 Jan - 20:40

La matinée était déjà relativement avancé lorsque Dorian décida enfin de mettre le pied hors du lit. Il était de repos ce matin et le Gramophone était entre les mains de Declan, son acolyte le plus précieux. Et unique en ce moment. Le Gramophone Record manquait d'un petit salarié qui permettrait à la boutique de tourner parfaitement. Mais malheureusement, il était impossible d'engager quelqu'un sans faire de gros efforts financiers sans influer sur le stock d'albums ou sur le salaire de ces employés déjà présents, tous des personnes de confiance. Il fallait donc laisser les choses dans cet état. Mais ce qui préoccupait le plus le fils Robertson était la conjecture de ses finances. Il croulait sous les différents emprunts. C'était cette accumulation qui était la source de ces inquiétudes. Il devait dans un premier temps rembourser le studio d’enregistrement, qui sans se mentir, lui avait coûté un bras. Mais il y'avait aussi cet immense appartement qui est le sien. C'était une très belle garçonnière, rien à dire dessus, mais elle était devenu trop dispendieuse pour un seul habitant. Il avait longtemps vécu avec sa soeur, puis sa cousine, ainsi la part du loyer était partagé, les dépenses aussi. Mais là, il devait tout payer tout seul, et plus le le temps avançait, plus c'était devenu une nécessité. Au grand damne de Dorian qui aimait sa solitude et son petit train de vie quotidien. Mais il savait que cette situation de dettes ne serait plus viable. Voilà à quoi se résumait son diplôme en économie, à se rendre compte qu'il lui fallait avoir un colocataire. Chose qu'il avait du mal à s'imaginer.

Ce n'était pas qu'il refusait vraiment cette idée de partager son appartement avec un inconnu, mais plutôt qu'au final, la dernière personne a avoir signé le bail avec lui était sa cadette. Autant dire que tourner une telle page de son histoire était brusque. Certes, cela faisait des années que cet épisode s'était déroulé, des mois qu'il s'était clôt sur une note heureuse. Mais pourtant, Dorian avait toujours cette petite impression qu'elle reviendrait un de ces jours. Et paradoxalement, plus les jours défilaient, plus le blondinet sentait le retour de sa cadette proche. Il voulait que tout soit parfait à son retour, qu'elle retrouve l'appartement comme elle l'avait quitté. Dans sa chambre, toujours cette étagère remplie de livres qu'elle n'avait jamais eu le courage de revenir chercher. Ainsi, en acceptant l'idée d'une colocation, il tirait un trait sur tous ces espoirs d'une famille unie à nouveau sous un même toit. Ce n'était peut-être pas si mal, comme si le destin en avait décidé autrement. Et que la seconde chance qu'Ecaterina lui avait donné était en compensation de cette idiote qui s'était immiscé bien profond dans le crâne de Dorian.

Mais pour le moment, c'était un bon mal de tête qu'il avait. Il posa doucement les mains sur ses yeux puis frotta doucement ses pupilles. La lumière du soleil qui traversait la fenêtre le tira de son sommeil partiellement réparateur. Il s'était couché très tard la veille. après s'être produit au piano-bar, il était resté avec des amis boire un coup. Finalement, ce n'est pas qu'avec une seule bière dans l'estomac qu'il est rentré chez lui. Aux alentours de 4 heures, il avait laissé les quelques survivants à leurs occupations alcoolisées puis était rentré chez lui à pied. Un périple qu'il avait l'habitude de sillonner, s'accrochant même régulièrement à quelques poteaux. Ainsi, lorsqu'il rentra chez lui, il s'affala fatalement sur son divan. Et c'est un réveil aux alentours de 9h qui l'attendit donc. Avec donc un mal de crâne. Réflexe d'un habitué, le propriétaire du Gramophone se précipita sous la douche, cela l’aiderait certainement un peu plus à se remettre d'aplomb. En se frottant, les souvenirs de la veille revenirent petit à petit. La prestation, les shooters. Tout était clair à présent. Mais malheureusement, le mal de crâne était toujours présent.

En sortant de la douche, il se dirigea, nu, vers sa chambre. Il eut un soupir de soulagement lorsqu'il ne vit personne caché dans ses draps. Il avait souvent la mauvaise habitude de ramener quelqu'un pour éviter de passer la soirée tout seul. Le lendemain, il regrettait souvent cette impulsion. Ainsi, il n'eut donc aucun problème engendré par le sexe opposé. Lorsqu'il mit son jean, il se regarda dans la glace, passa rapidement une main dans ses cheveux. Son visage était buriné, ses cernes ressortaient. Et la barbe de quelques jours donnaient encore plus un air de zombie au Robertson. Tant pis, ce ne serait pas aujourd'hui qu'il se raserait. Il prit un chewing-gum pour cacher l'haleine d'alcool qui émanait de sa bouche, et cela malgré ses trois minutes quotidiennes de brossage de dents. Dorian fouilla sa chambre de long en large pour remettre la main sur ses clés de voiture pour partir voir si Declan avait besoin d'aide. Cependant, il tomba sur un post-it qui lui rappelait une chose très importante. C'était aujourd'hui la visite de deux possibles colocataires.

Le blondinet resta plusieurs secondes a fixer le morceau de papier, il plissait les sourcils puis releva la tête. ces yeux s'éclairèrent, ou plutôt s'assombrirent, lorsqu'il regarda autour de lui. C'était un véritable capharnaüm. Son appartement était sale, tout était mal rangé. Lorsque l'ainé des Robertson posa les yeux dessus à nouveau, il remarqua l'heure. 10h30. Puis il posa un œil sur sa montre. 9h57. Il avait donc à peu près 30 minutes pour tout ranger. défi accepté pour le propriétaire du Gramophone. Il commença par ranger les livres de la première chambre, puis remis les instruments à leur place dans la seconde. Il s’occupa ensuite de la salle de bains, nettoyant rapidement la douche. Il arrangea ensuite le salon pour que cela ne paraisse pas trop en désordre, quitte à mettre quelques magazines sous le tapis et le divan. Vint finalement le plus gros chantier de la maison, la cuisine. L'évier débordait d'assiettes, les plaques était toutes grasses. Si sa soeur avait été là, elle aurait très certainement fait une crise cardiaque puis tout nettoyer parfaitement à la suite. Sauf qu'elle n'était pas là et il faisait ça pour la remplacer. Ainsi, avec beaucoup d'effort, tout fut relativement propre. Il était 10h24. Dorian se posa sur le canapé, les pieds sur la table, pas peur fier de lui mais avec toujours un gros mal de tête. Quelques minutes plus tard, la sonnette retentit dans l'appartement.
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MessageSujet: Re: 02. Not alone anymore !   Mar 7 Fév - 22:05

Hank était quelqu’un de discret, vivant très bien seul et surtout appréciant son autonomie comme un grand. C’est un fait et n’importe qui le connaissant un petit peu se dirait qu’il vivrait seul toute sa vie à moins de se trouver une copine. Sauf que ce fut en se levant un matin quelques mois plus tôt qu’il fit une constatation quelque peu alarmante dans sa vie : En se réveillant, il était morose. Très morose. Pas le genre de morosité qui accompagnait une heure de levé un peu (lui de base ne pouvait pas dormir plus de trois heures par nuit, quand il dormait), le genre de morosité qui vous frappe quand vous vous rendez compte à quel point votre vie est vide et sans réel but. Alors non, il ne s’était pas posé de questions existentielles de l’ordre de « où suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? », mais en entreprenant sa routine matinale qui lui permettait d’être totalement opérationnel et prêt à affronter la journée, il avait l’impression que tout était là pour lui rappeler à quel point il était seul, dans le fond. Jusqu’ici ça ne l’avait pas dérangé et dire à quoi ce revirement soudain était dû s’avérait ardu et semblait tenir de la mission impossible. Or il n’était pas Tom Cruise, donc il allait s’abstenir de tenter l’impossible. En revanche tenter de trouver une solution à cette morosité ambiante était dans ses moyens.

En parlant de moyens, ses finances n’étaient, malgré ses deux jobs, pas au meilleur de leur forme. Il n’avait pas beaucoup changé ses habitudes, mais ses études allant bon train, il avait besoin de plus de matériel et le loyer du box qu’il louait pour monter ses équipements avait augmenté. Ca n’aidait pas vraiment pour les finances, même s’il habitait dans la banlieue de la ville. Il avait d’ailleurs hésité à contacter la jeune rousse stalkeuse du parc Lincoln, mais non ; il avait dit non, il allait s’y tenir. C’est ayant ces deux problématiques (morosité à vaincre et ses problèmes d’argent) en tête qu’il eut, vers 11h ces quelques mois plus tôt, une idée de génie. Pourquoi ne pas chercher une colocation ? Ca ferait moins de frais de logement, ce qui lui permettrait d’étaler sur d’autres dépenses. Cela faisait donc plusieurs mois que Hank cherchait une colocation dans la commune de Lima. Il en avait déjà visité trois. Une avec deux hippies très sympathiques au demeurant mais cherchant un peu trop à communier avec lui à son goût. Une autre où c’était un gars qui vivait seul, mais il était bizarre et avait un air de psychopathe (en plus son appart’ était dans un coin improbable). La troisième, enfin, était une belle bande de tarés. En bref, pas de chance avec celles-là.

Et aujourd’hui, il allait enfin en visiter une autre. Encore un type vivant seul et cherchant des colocataires. Il espérait que celui-là n’allait ni vouloir communier avec lui, ou avoir une tête de psychopathe ou ÊTRE un psychopathe. Il l’avait donc appelé pour prendre rendez-vous afin de visiter. D’où le fait qu’il se retrouve, aujourd’hui, devant la porte d’un appartement qu’il ne connaissait pas, mais qui risquait de devenir un peu le sien dans les temps à venir, à sonner à la porte, un poil en avance.
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MessageSujet: Re: 02. Not alone anymore !   Sam 25 Fév - 2:23

Il était 8h30 quand Tyler franchit le seuil de son studio. Épuisé, ce dernier jeta ses clés sur son lit avant de s'y affaler tel un paresseux de Papouasie sur son arbre. Très belle comparaison n'est-ce pas ? Et bah c'est exactement ce cas pour Ty'. En même temps, quand tu bosses toute la nuit, c'est sûr que t'est un peu fatigué. Le quaterback avait bossé de 20h à 7h. Le temps de pointer, de ranger et de rentrer, il était 8h30. Heure à laquelle quelqu'un ayant un rythme normal, se lève. La ville commençait à s'activer tandis qu'un homme était allongé sur son canapé-lit à essayer de s'endormir. Alors que dans un mouvement très peu académique et bruyant, Tyler tenta de se retourner pour changer de position, il aperçut un post-it sur sa table de nuit.

Citation :
Rdv colloc' 10h30 ! Penser au dossier, repasser la chemise !!

Pendant une vingtaine de secondes, Tyler resta sans un mot. Puis, au bout de trente secondes, il lança un grognement qui en disait long avant de finalement se lever pour commencer à repasser. Si il y'a bien une chose que le quaterback détestait, c'était le repassage. Quoi de plus énervant pour un homme ? La vaisselle ? Aucun soucis ! Le ménage ? Aucun problème ! Mais le repassage. Ty' en avait une sainte horreur. Encore plus à 9h du matin pour repasser une chemise qu'il va mettre seulement deux heures. Au bout de cinq minutes, le garçon se mit avec ardeur à chercher ce fameux questionnaire qu'on fait parvenir au nouveau locataire d'un logement. Bizarre mais bon, si c'est la procédure. Encore fallait t'il qu'il le trouve ce fameux questionnaire et là, c'est une autre histoire. Non pas que le studio de Ty' soit un vrai bordel mais ... un peu quand même m'enfin, un simple questionnaire, ça ne devrait pas être si compliqué à trouver. Ce n'est qu'une heure plus tard que les recherches aboutissent enfin. Le papier était sous le matelas .. allez savoir le pourquoi du comment il s'était retrouvé ici. Bref, Tyler mit donc sa belle chemise tout fraîchement repassé, prit ses clés, sa tasse de café ( Oui dans la voiture, on le pardonnera à 9h30 ), son questionnaire et se mit en route vers cette apparemment qui lui semblait bien sympa au dire de l'annonce.Pourquoi Ty' avait besoin d'une colocation ? Tout simplement car c'est la crise pour lui . Et, son simple job au bar karaoké ne lui permet pas d'assurer le paiement de son studio, de sa dernière année de cours et enfin de la location de son studio. Malgré la prime de match avec les Buckeyes également .. Donc c'est pour vous dire. Les finances ne sont pas au plus haut du coté de nôtre quaterback.

Quand Ty' arriva devant l'immeuble, il claqua la porte de sa voiture, et sa première impression fut pas mal. Un bel immeuble, grand, avec une belle vue sur la ville et ses alentours. Même une vue sur le stade. Si l'appartement était au dernier étage, il pourrait même voir les matchs dis donc. Tyler pénétra donc dans l'immeuble et prit cette ascenseur qui était quand même pas mal fichue pour un ascenseur. Pas tagué de partout, c'est un bon point. Arriver au dernier étage, il vit un homme qui était déjà à la porte de l'appartement. A en déduire de son allure, on aurait dit qu'il était soit avocat, soit le troisième colocataire. Ty' pencha pour la deuxième solution. Ce dernier sortit donc de l’ascenseur avec un sourire forcé, essayant de masquer le plus possible sa fatigue et ses cernes. Il lui tendit la main en disant « Tu doit être le troisième colocataire ? Salut, moi c'est Tyler , enchanté de te rencontrer ! Tu est là depuis longtemps ? Non parce que tu est avances là ! Remarque, moi aussi un petit peu » Ty' n'était pas très bien réveillé. Pour ne pas dire, même pas endormi. Il ré ajusta sa chemise avant de croiser les bras, attendant que ce fameux propriétaire daigne ouvrir la porte
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MessageSujet: Re: 02. Not alone anymore !   Dim 18 Mar - 12:54

Les pas étaient lourds, saccadés en direction de la porte. Dorian marchait doucement, se tenant la tête entre les mains. Il se demandait pourquoi il était sorti hier soir, surtout en sachant que le lendemain, il devait faire la meilleure impression possible à ces potentiels colocataires. Le blondinet avait eu le temps de ranger l’appartement, c’était déjà pas mal puisqu’il ne le faisait jamais. Du moins, il repoussait souvent l’occasion. C’était sa cadette et Lynn qui s’occupaient du ménage pendant qu’ils vivaient ensemble, Dorian appréciait alors être dans le rôle du pacha à la maison, rentré après avoir travaillé pour poser les pieds sous la table en sirotant une bière avec affection. Mais depuis le départ, il devait s’occuper de ranger, passer la serpillère. Le fils Robertson rechignait à la tâche et trouvait toujours le moyen de la donner à une de ses conquêtes. Cela ressemblait à un marché correct entre les deux partis : en échange d’un ménage de printemps, il dépoussiérait la jeune femme. Ca avait plutôt bien marché durant ces dernières années mais il ne prenait plus autant de plaisir à jouer avec ces femmes naïves. Alors fatalement, le propriétaire du Gramophone s’était mis au ménage. Quelque chose qui le rebutait auparavant. Comme si, maintenant, le ménage lui servait de moyen de se reposer, rester calme et faire partir le stress. C’était son yoga personnel. Néanmoins, cela témoignait de sa maturité toute nouvelle. Auparavant, Dorian boudait comme un enfant lorsque sa sœur demandait un petit coup de main, ne voulant pas avoir à faire avec ce travail de femme comme il aimait le rappeler dans un élan de sexisme parfaitement assumé. Mais, aujourd’hui, cette misogynie ne faisait plus parti du vocabulaire du jeune homme mais en plus, il se baladait toujours avec un gel pour les mains. Comme quoi le temps et une action coup de poing pouvait avoir des effets plutôt bénéfique sur une tête de mule comme Dorian.

Ce dernier arriva en face de sa porta d’entrée. Il avait du mal à rassembler correctement ses idées, le contrecoup de sa soirée un peu trop arrosée au Piano-bar. Son penchant pour l’alcool pouvait être problématique. Heureusement, cela ne le rendait pas violent mais sa franchise naturelle était démultipliée. C’est ce qui avait provoqué le départ précipité d’Ecaterina. Le blondinet essayait de devenir un peu plus raisonnable à propos de l’alcool mais il avait tout de même du mal à refuser une petite bière entre amis. Dorian prit une grande bouffée d’air mais aussi un petit coup de pression. Qui pouvaient être ces personnes derrière le judas ? Des possibles colocataires, ça c’était sur mais qui ? Une ancienne connaissance avec qui il aurait eu une relation un peu trop poussée, une mère de famille avec une centaine de bambins à s’occuper ou alors un retraité dont il fallait s’occuper tout le temps. C’était les aléas de la colocation. Et toutes ces appréhension paraissaient crédibles et plus effrayante les une que les autres. Le blondinet devrait abandonner sa solitude, son appartement calme pour une maison communautaire. Il y avait déjà réfléchi, bien évidemment. Cette possibilité de ne plus être tranquille, d’avoir son petit coin de paradis après une journée de travail ardue. Mais cette solitude était devenue pesante pour Dorian. Ce dernier sentait trop de blanc dans l’appartement, tant de place qui était occupé auparavant par des gens proches, qu’il appréciait. Tout ça, le jeune homme l’avait envoyé balader, d’un revers de la main après une soirée d’excès. A présent, le propriétaire du gramophone sentait qu’il avait besoin de tourner cette page noire de son existence, il fallait remplir le trou béant de sa cadette. Et la colocation était la solution envisagée, malgré les risques que cela comportait. Mais bon, Dorian était un homme de défi et vivre avec deux autres hommes, femmes ou aliénés était dans ses cordes. Le blondinet se sentait prêt à passer un cap dans sa vie, dans la peau d’un adulte qui s’assume jusqu’au bout.

Naturellement, le propriétaire du Gramophone se passa la main dans les cheveux avant de soupirer une dernière fois, pour évacuer toute la pression de cette rencontre relativement importante. Il ne passa même pas un coup d’œil à travers le judas, ce serait presque gâché la surprise. D’un coup de main peu rassurant, il tourna le loquet qui verrouillait la porte puis appuya doucement sur la poignée. La porte s’ouvra doucement, grinça un petit peu à cause des gonds relativement bien rouillé et s’ouvrant sur deux jeunes hommes qui discutaient entre eux. Se connaissaient-ils ? Peut-être mais en tout cas, ils semblaient bien jeunes. Dorian croisa leur regard surpris et émit un petit sourire devant leur mine perplexe. Certainement par rapport à son âge. Quoi de plus normal, il allait bientôt atteindre un âge que certains refusent même d’y penser. Un âge où on est marié, où on a une vie de famille stable. A 33 ans, le jeune homme n’avait rien de ça. A son plus grand désespoir. Et pourtant, dans son comportement, il n’avait rien de marginal. Au contraire, le fils Robertson sortait souvent entre ami, se produisait de temps à autre et principalement s’entendait parfaitement avec sa chorale. Et pourtant, il était coincé, comme dans une impasse. Sa vie sentimentale se résumait à une femme qu’il attendait depuis plusieurs mois alors qu’il ne savait même pas s’il y’avait un chemin à parcourir ensemble. Dorian n’avait pas la vie qu’il rêvait, c’était certain. Fatalement, il s’en accommodait comme il pouvait. Ainsi, vivre avec deux jeunes hommes pourrait peut-être lui donner une grande claque et le faire repartir sur de bonnes bases.

Ne sachant pas trop quoi dire face aux deux jeunes, il les observa, perplexe pendant quelques secondes. Eux-mêmes ne surent pas comment réagir face à l’ancien. Dorian passa à nouveau la main dans ses cheveux avant de se gratter le bout du manteau. Trop de silence pour une première rencontre. Le blondinet fit un pas en avant vers eux et tendit la main. Il serra avec poigne chacune des pinces de ses possibles colocataires. Il ajouta avec un ton un peu pâteux : « Bonjour, je m’appelle Dorian Robertson, j’imagine que vous êtes là pour la colocation ? ». Le propriétaire du Gramophone remarqua l’approbation d’un des deux jeunes hommes. « Alors, suivez-moi » lança t’il alors qu’il avait déjà tourné le dos et mit un pied à l’intérieur de l’appartement. Le blondinet daigna leur adresser un clin d’œil lorsqu’ils parcoururent le couloir qui menait au salon. Un pot de fleur sur la table, le soleil baignait doucement la pièce. Il faisait bon, de bonne augure pour cette réunion. Tranquillement, le fils Robertson s’assit et invita ses deux invités à prendre un siège. Quelques feuilles devant les yeux, Dorian posa un regard inquisiteur sur ses visiteurs. A nouveau, le blondinet se gratta le bout du menton. Aucun mot n’avait été échangé, le climat d’appréhension n’aidant forcément peu. Un sourire en coin, le propriétaire du Gramophone prit les devants. « Alors, avant de vous faire visiter, j’aimerais vous connaitre un peu plus. Mais je vais commencer par moi, pour vous montrer que je n’ai rien d’un dealeur. » lança t’il avec une pointe d’humour, pour détendre un peu l’ambiance pesante. « Donc je me prénomine Dorian, je me nomine Robertson et je suis le propriétaire du Gramophone Record. Vous m’avez peut-être déjà vu lors d’une représentation que je fais. Ah oui, je suis musicien donc j’espère que vous aimez la musique parce qu’avec moi, vous risquez très fortement d’en avoir tout le temps. Aussi, si ça peut rassurer votre côté mâle, je suis un grand fan de sport. Je crois que c’est tout si vous avez des questions, n’hésitez pas. » conclua t’il avec un clin d’œil. Il espérait avoir fait le tour de la question, en omettant ses quelques défauts comme son penchant pour l’alcool ou sa vieillesse assumée. « A votre tour mes proies ! » balança t’il avec un large sourire.
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