Choriste du mois


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 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]

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MessageSujet: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Mar 31 Jan - 6:56

    Pour une fois Alec allait sortir ce soir-là. Ça faisait des lustres qu'il n'était pas sortit. Enfin, sortir c'est peut-être un grand mot, puisqu'il allait faire une représentation. C'était même plus que ça, il allait jouer quelques unes de ses compositions devant un public. Il l'avait déjà fait, une ou deux fois lorsqu'il était à New York, mais c'était quand même plutôt rare. La plupart du temps, il reprenait des chansons déjà existante à sa sauce, surtout lorsqu'il les chantait dans les bars. Il travaillait pourtant dans le milieu de la musique, chantait régulièrement, jouait tout autant, mais ses compositions, il avait toujours peur de ce qu'allaient dire les gens, n'étant jamais convaincu à 100% de ce qu'il faisait.

    Ce soir-là, il allait au Bar Karaoké. Il connaissait bien le patron et ce dernier l'avait invité à venir faire une représentation, et il lui avait demandé de chanter ses propres chansons. Il n'avait donc pas refusé, peut-être qu'il était trop gentil, ça lui arrivé souvent de l'être trop. Il préparait donc sa guitare et ses quelques partitions qui allait lui servir strictement à rien puisqu'il ne les regardait jamais. Lorsqu'il vit qu'il lui restait plus d'une heure, il attrapa une autre de ses guitares pour répéter un ou deux morceaux. Il revisitait une nouvelle fois sa maison, comme à chaque fois qu'il jouait, il ne tenait pas en place, c'était plus fort que lui. Ca pouvait agacer un bon nombre personne, qui disait de lui que s'était un hyperactif. Il ne l'était pas, il bougeait beaucoup, c'est différent.

    L'heure arriva assez rapidement, il enfila ses baskets noires et blanches, sa veste en cuir bleue. Une fois sa guitare sur le dos et ses clefs en main, il embarqua rapidement dans sa voiture et partit en direction du bar. Comme d'habitude, il mit l'un de ses CDs à fond et chanta à par-dessus la voix qui résonnait dans l'habitacle. Ce ne fût qu'à mi-chemin qu'il se rendit compte qu'il avait oublié ses partitions, mais il se dit que ça ne servirait à rien de faire demi tour pour quelque chose qu'il n'allait pas utiliser au final. Il continua alors son chemin, sans se soucier de rien.

    Il arriva enfin au bar, se gara sur le parking déjà bien remplis. Il descendit rapidement, guitare en main, et se dirigea vers l'entrée. La salle était elle aussi bien remplis. Il jeta un coup d'œil circulaire, et inspecta l'ensemble de la salle. Il ne lui semblait pas réellement reconnaître quelqu'un, ce qui dans un sens le rassurer. Il avança en discrètement, tentant de ne pas assommer quelqu'un au passage. Il se rendit au comptoir où il vit le patron et ami, qui fût a priori content de le voir. Il partit vite sur scène l'annoncer, sans même prendre le temps de mettre le principal intéresser au courant. Le musicien le suivit ne sachant pas trop quoi faire. L'homme tapota sur le micro puis le présenta. Alec salua les gens d'un petit geste avant de sortir la guitare de sa housse. Il enfila la sangle autour de son cou, passa le bras puis attrapa l'un de ses médiators dans sa poche. Il prit une grande inspiration, et commença finalement à jouer. Les premières notes résonnèrent dans la salle, tout les gens étaient silencieux, et le regardaient avec attention. Il enchaînait les accords sans soucis, puis commença à chanter par dessus la mélodie. Ces paroles-là, il les avait écrites lorsqu'il était en mal de certaines personnes. Elles étaient bien destiné à quelqu'un, mais il regrettait de les chanter maintenant. Il continua tout de même, mais au fond ça lui faisait quand même mal. S'était l'une de ses dernières compo' et il n'était pas du tout sûr du résultat.

    Il enchaîna ainsi quatre ou cinq de ses chansons, doutant tout autant à chacune d'entre elles. A la fin de la toute dernière, il fût soulager d'avoir passé cette étape, et était finalement assez fier de lui. Les applaudirent, certains plus convaincus que d'autre, mais s'était déjà mieux de faire un bide complet. Il rangea sa guitare et sortit de scène pour aller s'installer au bar. Il posa son instrument contre le bar, et s'accouda sur le comptoir. Le barman vînt à sa rencontre et lui demanda se qu'il souhaitait. Alec demanda un petit wisky, il conduisait mais ça ne l'empêcher pas de prendre un truc léger. Le barman revînt avec son verre, et lui tendit. Le brun le remercia d'un signe de tête, et bu une gorgé. Il finit par poser son verre, puis la tête baissée vers ce dernier, il en inspecté le contenu en écoutant la musique d'ambiance qui avait reprit de plus bel. Quelques personne vinrent à sa rencontre pour le féliciter ce qui, comme d'habitude, lui faisait chaud au cœur de savoir que certaines personnes avaient quand même apprécier sa musique. Au moins il pouvait être fier de ça.


Dernière édition par Alec Jayson le Mer 22 Fév - 18:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Lun 13 Fév - 16:25

Recopiant distraitement un ultime compte-rendu sur son ordinateur, Wyatt soupira lourdement. Le mariage de sa sœur allait avoir lieu dans quelques jours et pourtant il n’arrivait pas à se résigner. Comment pouvait-elle être aveugle au point d’épouser cet idiot volage ? Il n’y avait qu’à le voir se pavaner au milieu de ses élèves pour comprendre que cet homme là ne valait rien de bien. Plus il y pensait plus ça le mettait en colère. Tapant un peu trop violemment sur la barre d’espace il entendit la secrétaire sursauter dans le bureau contigu. Ils étaient les derniers, comme d’habitude, à rester au cabinet pour mettre de l’ordre dans les papiers administratifs et les dossiers des patientes. Ce genre de tâche n’était pas du niveau des deux pontes qui se partageaient les cinquante pour cent restants de la clinique, non, avec leurs trois neurones mis en commun ils préféraient rentrer tôt chez eux retrouver leurs mégères et boire une bière pour arranger leur ventre bedonnant. Décidément ce n’était pas une bonne journée, des patientes infectes, des collègues idiots, et des heures supplémentaires. Sans oublier que le faire-part du mariage de sa sœur trônait toujours sur la pile de ses papiers, lui rappelant à quel point ce mois s’annonçait déplaisant. Il aurait voulu appeler Emma, lui dire ce qu’il avait sur le cœur comme au bon vieux temps. Mais il savait que les confessions d’égale à égal n’étaient plus vraiment de mise entre eux depuis qu’il avait manifesté l’étendue de son hostilité envers le fiancé maudit. Arrachant son regard du combiné de téléphone il découvrit la jolie brune dans l’encadrement de la porte. «Excusez moi docteur mais j’aurais voulu savoir quand vous comptiez finir...» Jetant un coup d’œil à sa montre, le temps avait passé bien plus vite que d’ordinaire et il s’en voulait un peu de ne pas avoir dit à sa pauvre secrétaire de rentrer chez elle plus tôt. Ce n’était pas parce que sa journée avait été mauvaise qu’il devait en faire profiter les autres. Enfin, surtout la très aimable Victoria. «Oh oui, je suis désolé, je vais partir d’ici peu je n’ai plus grand chose à faire mais partez devant, je fermerai tout avant de rentrer ne vous en faites pas.» Elle disparut après un sourire lui souhaitant une bonne soirée, vraiment cette jeune femme était la seule personne avec qui il s’entendait dans son nouveau cabinet. L’entendant tirer la porte derrière elle, il s’étira de tout son long sur son fauteuil, manquant de tomber à la renverse dans un élan un peu trop vigoureux. Secoué par l’absence totale de motivation et d’entrain qui venait de le frapper, il laissa ses papiers tel quel sur son bureau, attrapa son manteau noir et sortit dans le froid de la rue. Un dernier tour à la serrure de la porte d’entrée et le voilà libre de toute responsabilité. Il n’avait pas envie d’appeler Lexie, qui devait de toute façon être occupée à la galerie comme ces derniers temps. Pas envie de parler de sa sœur avec qui que ce soit non plus. Non il avait surtout besoin de se changer les idées et de passer un moment seul.

Marchant sans but le jeune homme finit par buter devant la porte du Bar Karaoké. Il lui préférait d’ordinaire le cabaret lorsqu’il s’agissait de passer une soirée seul pour ressasser ses idées noires, les spectacles étaient d’ordinaires bien plus intéressants, et puis il pouvait toujours discuter avec la très jolie Tara. Mais il ne se sentait pas le courage d’aller plus loin pour aujourd’hui, mieux valait limiter la distance entre le bar et son appartement étant donné ses projets pour la soirée. Au pire il aurait droit à un concert de casseroles qu’il se ferait une joie de huer, au mieux la timidité l’emporterait et il aurait droit à un peu de repos et beaucoup d’alcool. Poussé par un petit groupe de lycéens il entra dans le bar, hésitant un instant sur l’endroit le plus stratégique pour observer la scène sans être au centre de l’attention. Il finit par opter pour l’une des alcôves où il entraîna une première bière, sans oublier d’adresser son sourire le plus enjôleur à la serveuse pour être sûr qu’elle ne l’oublie pas et qu’elle vienne prendre de ses nouvelles régulièrement. D’une humeur massacrante il s’enfonçait doucement dans l’ivresse, passant rapidement de la bière au whisky, son environnement disparaissait lentement alors qu’il se figurait déjà Emma à sa porte, en larmes avec Emily au bout du bras. Si jamais il la trompait rien qu’une fois, il le tuerait d’une main experte et se débarrasserait du corps. Il avait déjà deux ou trois idées mais son esprit regorgeait d’initiatives toutes plus horribles les unes que les autres et il se dégoûtait lui-même de passer une soirée à boire en s’imaginant le décès tragique et plus ou moins accidentel du frisé qui lui servirait de beau-frère. Il s’apprêtait à rappeler la serveuse pour commander un verre d’eau et diluer tout ce qu’il avait pu boire lorsque sa voix fut couverte par les premiers accords d’une chanson qu’il ne reconnaissait pas. Jusqu’à présent personne n’avait été assez téméraire pour se lancer sur la petite scène et massacrer un des classiques disponible sur le petit écran de télévision. Mais là, il ne s’agissait pas simplement d’un amateur venu pousser la chansonnette entre amis. Ce type là avait décidé de faire plus de bruit que les autres pour se faire entendre de tous et chanter au monde son talent. S’adossant contre la banquette, Wyatt se tourna tout à fait pour faire face à l’inconnu qui venait de prendre possession du micro pour susurrer des paroles qu’il ne reconnaissait pas plus que la mélodie. Oh oh. Il savait que la petite Ruby des Awesome Voices venait de temps à autre chanter sur cette scène mais jamais encore il n’avait eu l’occasion de venir l’écouter. Mais là c’était tout à fait différent, monsieur j’envoie des clins d’œil aux filles les plus proches de la scène était là pour vendre ses propres chansons. Il ne lui rappelait personne qu’il ait pu connaître ou croiser. Peut-être appartenait-il à l’une des chorales adverses... La première chanson s’acheva, lui arrachant un rictus en le voyant s’incliner de la manière la plus humble qui soit. Grand prince. Tendant la main pour rappeler la serveuse, son coude glissa sur le rebord de la table en entendant retentir une fois de plus sa voix dans la salle redevenue silencieuse. Profondément irrité cette fois, il abandonna l’idée du verre d’eau et reprit une bière, décidé à dire deux mots à ce fauteur de trouble qui venait d’achever le peu de tranquillité qu’il venait de trouver dans ce bar.

Il n’avait prêté qu’une attention très modérée aux paroles de ses chansons, obnubilé par le bruit lancinant de la guitare qui suintait de mélancolie et de regrets. Tout en lui hurlait «passé» et s’il y avait bien une chose dont il n’avait pas besoin c’était de quelqu’un qui lui rappelle qu’il avait raté le coche avec sa sœur et que tous ces sentiments de remords et de déception tournaient en boucle. Au final il aurait préféré une performance minable de Lady GaGa par une lycéenne hystérique. Lorsqu’enfin le chanteur eut terminé ses lamentations, il vit brun filiforme s’installer au bar avec sa guitare et saluer amicalement quelques spectateurs probablement venus le féliciter. Ce sourire qu’il voyait comme victorieux sur ses lèvres lui rappela malgré lui Will Schuester et ses éternels airs satisfaits que seul sa présence parvenait à ôter de sa mine bonhomme. Ni une ni deux, le gynécologue se dressa sur ses pieds vacillants, sans oublier d’emmener sa veste et sa bière, pour se joindre au petit groupe et écouter ce qui se disait. Dégoulinant de bonnes intentions et de gentillesse, il en avait presque la nausée. Il attendit donc patiemment que les groupies se dispersent pour s’approcher doucement du musicien tout sourire. «Jolie guitare». S’installant sur le tabouret à côté de lui, il se redressa pour toiser l’homme qui semblait plus âgé que lui et reprit de sa voix la plus suave. «Vous venez souvent chanter ici ? J’ai l’impression que vous avez vos fidèles, c’est bien pour vous, oui oui.» Il savait qu’il allait être désagréable, c’était même au cœur de ses préoccupations, mais il n’aurait de satisfaction que s’il parvenait à anéantir pour de bon ce sourire niais et pour cela, il devait avant tout lui vendre de l’espoir. «Vous ne feriez pas partie d’une des excellentes chorales de notre bonne Lima par hasard monsieur...»
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MessageSujet: Re: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Mer 22 Fév - 22:58

    Le brun faisait des cercles avec son verre, faisant cogner les trois glaçons mit par le serveur, contre les parois. Il prenait une gorgé de temps à autres, sentant l'alcool lui brûler la gorge. Il n'avait pas trop mal réussis sa prestation ce soir-là, enfin lui n'en savait pas grand chose, mais les gens qui venaient lui parler quant à eux, avaient l'air emballés. Le patron était également venu à sa rencontre pour le féliciter. Alec était un habitué du Bar-Karaoké, il connaissait bien les gens qui, comme lui, venaient régulièrement, les employés, il était connu comme le loup blanc. A vrai dire, il était connu dans à peu près tout les bars de ce genre. Il vaguait généralement entre le piano-bar et ici, il faisait même les deux dans la même soirée quand il s'ennuyait. Ce n'était pas qu'il ne savait pas quoi faire à Lima, mais presque. A New York, il avait toujours quelque chose à faire dans la ville qui ne dort jamais, tout comme lui à l'époque. Il arpentait généralement les rues de la superbe ville, à la recherche de quelqu'un pour passer le temps, ou bien avec sa guitare sur le dos pour trouver un endroit où jouer tranquillement. En bref, là-bas, il ne passait pas son temps entre deux bars d'une petite ville perdue au milieu de l'Ohio.

    C'était donc assis sur un siège de bar un soir de semaine, qu'il repensait à son ancienne vie. Il souriait aux personnes qui venaient récupérer ou déposer leur verre sur le comptoir et qui en profiter pour le saluer. Quelques lycéennes vinrent à lui, accompagné d'un lycéen qui faisait mine de ne pas être intéressait par le chanteur. Elles n'arrêtaient pas de faire son éloge, qu'il chantait bien, qu'il jouait divinement bien également. L'une d'entre elles qui avait déjà l'air bien éméchée lui dit même qu'elle le verrait bien dans son lit. Il baissa le regard gêné, et rigola doucement. Elle devait avoir à peine dix-sept ans, ce n'était qu'une gamine. Ça le choqué un peu qu'elle soit dans cet état-là si jeune, enfin après tout, il avait fait de même à son âge, il ne pouvait pas critiquer. « Merci, c'est très gentil. » dit-il toujours un sourire amusé sur les lèvres. Elles -et il- finirent par s'en allait, titubant jusqu'à une table un peu plus loin.

    De nouveau seul, il replongea son regard vers le fond de son verre de whisky. Du coin de l'œil, il vit quelqu'un s'approcher de lui. « Jolie guitare » dit une voix d'homme. Il releva alors la tête vers cet inconnu qui s'installer sur le siège d'à côté. Le musicien ne le connaissait pas, il ne l'avait jamais vue, du moins il lui semblait. C'était un grand, au cheveux châtain, qui devait avoir une trentaine d'années. Le brun le regardait, essayant tout de même de savoir si des fois il ne l'avait pas rencontré par le passé, mais rien ne lui revenait ou alors sa mémoire lui faisait défaut. L'homme le regardait également, un peu bizarrement au goût d'Alec d'ailleurs. Il hésita quelques secondes avant de répondre « Merci. ». Il n'était pas tout à fait sûr de lui, ne sachant pas ce que ce parfait inconnu lui voulait. C'était un petit sourire pas très assuré qui était dessiné sur les lèvres du guitariste, ne voulant pas paraître désagréable. « Vous venez souvent chanter ici ? J’ai l’impression que vous avez vos fidèles, c’est bien pour vous, oui oui. » reprit l'homme. Il ne semblait plus très frais, et il était près à parier que ce n'était pas sa première bière qu'il tenait en main. Le brun prit une gorgé de sa boisson, et vida par la même occasion son verre. Il fit signe au barman de lui en remettre un et poussa légèrement ce dernier en avant. « Euhm, oui je viens assez souvent, mais je ne chante pas à chaque fois. » il le regarda avant de continuer « Je ne suis pas sûr qu'on peut appeler ça des fidèles, surtout que la plupart son souvent bien chargés. ». C'était en effet bien souvent le cas, à certaines exception près bien entendu.

    La musique d'ambiance avait reprit son cours en fond, tandis que l'inconnu auquel il faisait face reprenait la parole. « Vous ne feriez pas partie d’une des excellentes chorales de notre bonne Lima par hasard monsieur... ». C'est en tendant la main vers ce dernier qu'Alec répondit « Jayson, moi c'est Alec Jayson. ». L'homme devait sans doute ne pas trop ce soucier de son nom, mais il se devait d'être poli, et aimable, car si il avait à priori bien bu, sûrement pas assez pour ne pas ce souvenir de cette soirée au petit matin. « Et, non, je ne fais parti d'aucune chorale, ce n'est pas faute de ne pas y avoir pensé. » finit le brun. Le barman amena la boisson qu'il avait commander. Il hocha la tête en levant son verre en guise de remerciement. Il bu quelques gorgé avant de se retourner vers celui qui s'était installé à ses côtés. « Et au fait, à qui j'ai l'honneur ? » lança t-il en haussant un sourcil. Si la conversation venait à trainer en longueur, il voulait au moins savoir à qui il faisait face. Il ne savait pas exactement où ce gars voulait en venir, ni où tout cela allait le mener, mais de toute façons, il n'avait rien à faire, personne qui ne l'attendait, et aucune horaire à respecter, donc tant qu'à perdre son temps, autant que ce soit ici avec un inconnu plus très frais qui sentait la bière à des kilomètres. Seul le temps allait lui dire ce qui avait amené ce jeune homme à venir lui taper la discute.
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MessageSujet: Re: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Mar 28 Fév - 19:58

Tendant l’oreille vers les discussions qui fusaient à côté de lui entre les fans hystériques et le guitariste, Wyatt manqua recracher sa bière en entendant l’une des gamines lui sortir le grand jeu du rentre-dedans. Se retournant discrètement pour l’observer de plus près, il n’avait rien de plus que les autres, vraiment. Lui, pour prendre un exemple tout à fait au hasard, était bien plus séduisant. Mais il ne savait pas jouer de guitare, juste un peu de violoncelle. Et ses derniers cours de musique commençaient à sérieusement remonter. L’effet musicien sur une scène faisait vraiment des merveilles et il secoua la tête dépité par tant d’aveuglement juvénile. Enfin, ce genre de reconnaissance ne tarderait sans doute pas à lui valoir le même genre de groupies. Il chantait tout de même, et plutôt bien à en croire sa sœur, mais il n’avait encore jamais fait usage de ce don pour séduire qui que ce soit. Exception faite de Bryan Ryan, pour intégrer les rangs de sa chorale. Et appliquer le mot de séduction à son cher directeur était tout à fait écœurant, malgré toute l’affection qu’il pouvait lui porter. Avoir intégrer les Awesome Voices était l’une des meilleures choses qu’il ait faite en revenant à Lima. Wyatt avait toujours voulu apprendre à chanter, travailler le joli ton grave et profond de sa voix, briller sur une scène, seulement il n’avait encore jamais osé. Lorsqu’il était encore au lycée, le Glee Club n’était pas exactement le lieu incontournable pour se faire une image de marque, et en tant qu’étoile montante de l’équipe de hockey sur glace, il n’était pas prêt à frayer avec les losers en mal d’attention et autres fous de la chorale de l’époque. Il avait donc sagement abandonné l’idée pour conserver l’image parfaite qu’il renvoyait aux autres. Ce n’était qu’une passion parmi d’autres après tout. Pourtant le chant ne l’avait jamais vraiment quitté. Il y repensait régulièrement, allait souvent à des concerts, fredonnait des mélodies lorsqu’il était seul. Maintenant qu’il s’était enfin décidé à passer outre le peu de cas que les incultes de Lima faisaient de la culture pour entrer dans les rangs de la chorale de l’ancienne star de Broadway, il n’attendait plus qu’une chose : monter sur scène. Les répétitions étaient souvent dures et Bryan n’était pas exactement un coach vocal performant. Combien de fois avait-il préféré démonter cette pauvre Hallie tout à fait gratuitement plutôt que de donner des conseils aux autres ? Peu importait. Ils allaient être au point pour le gala de charité organisé par sa sœur aînée, c’était tout ce qui comptait. Et ils pourraient écraser ces pauvres enfants menés par le très incompétent et bouclé William Schuester. Bien sûr, le gynécologue avait eu une petite pensée pour ces enfants aux rêves brisés, mais la vie était ainsi faite, et s’il y en avait pour avoir un talent quelconque alors il saurait passer outre une défaite pour s’accrocher. Facile à dire pour quelqu’un qui n’avait connu qu’une seule difficulté de toute sa vie : l’entêtement de sa sœur à épouser ledit William. Soupirant, il sourit à l’une des jeunes femmes qui avait tourné les yeux vers lui alors que la star du soir répondait un “merci” honteux à mademoiselle j’ouvre plus de braguettes que de dictionnaires. Décidément... “Merci”, voilà qui était particulièrement inapproprié à ce genre de propositions pour un homme de son âge.

Même assis sur son tabouret, Wyatt le toisait de dix bons centimètres et il prit garde à se tenir droit malgré le poids de la fatigue qui pesait sur ses épaules, à laquelle s’ajoutait sa soirée de beuverie. Mais le médecin savait donner le change et malgré l’état assez vaseux dans lequel il se trouvait, son esprit fonctionnait comme jamais et il avait trouvé une occasion en or de passer ses nerfs en disant ses quatre vérités à ce gentleman en herbe qui acceptait à mots-couverts mais en public de prendre les numéros ou dieu sait quelle adresse de filles mineures. Méprisable. Il venait de trouver le concurrent direct de Will dans son top dix du dédain. Et ce qu’il n’avait pas eu l’occasion de dire à son futur beau-frère, il le lui dirait à lui. Après tout, celui-ci avait beau ne pas épouser sa sœur, il ferait bien l’affaire. «Oh mais c’est que j’ai de la chance d’être venu ce soir alors !» répondit-il sur un ton bien plus sarcastique en voyant que le guitariste semblait ne pas avoir bien saisi le genre de situation dans lequel il venait de s’embarquer malgré lui. «Je vois, je vois... Comme quoi, peut-être que je n’ai pas encore assez bu pour apprécier.» termina-t-il d’une voix un peu moins forte mais suffisamment distinctement pour être sûr de se faire entendre. Détournant ses yeux verts pour les poser sur le tableau qui faisait la liste de tous les cocktails et alcools à disposition, il laissa un moment de silence passer en souriant d’un air mesquin. Il se complaisait à être désagréable, et ça irait de mal en pis. Ce n’était pas comme s’il allait avoir l’occasion de passer ses nerfs sur quelqu’un d’autre ! Si jamais il se laissait aller à expliquer clairement ce qu’il pensait de lui à Will, Emma l’appellerait probablement le soir même pour le réprimander et ils se disputeraient... Ils ne faisaient que se disputer. Plus le mariage approchait, moins ils se parlaient. L’un comme l’autre ils savaient que leurs discussions n’étaient plus aussi sincères qu’elles avaient pu l’être et Wyatt ne voyait pas l’intérêt d’aller se blesser en s’obstinant à énoncer la vérité que son aînée refusait d’entendre. L’inconnu qui pleure ses malheurs en public était donc une cible toute trouvée qu’il n’était pas prêt de lâcher. Regardant sa main tendue vers lui alors qu’il se présentait, le jeune homme hésita un long moment à présenter la sienne en retour. Estimant que le moment de flottement suffirait à faire mal à son interlocuteur, il finit par lui serrer la main d’un air doucereux. «Wyatt.» Mieux valait limiter les informations à son sujet. Il était à peu près certain de ne jamais le recroiser dans son cabinet à moins qu’il n’aille engrosser cette gamine et l’accompagne pour une procédure quelconque. L’idée le dégoûta profondément et son sourire faux s’estompa rapidement laissant place à un air profondément méprisant. «À en juger par vos fréquentations je suppose que vous n’aspiriez pas à rentrer dans les rangs de Miss Hamilton ?» Levant le menton pour le toiser encore un peu plus, il reprit sur le même ton faussement enjoué: «Ah quel dommage ! Je suis sûr que vous auriez eu votre place dans la chorale de notre très cher Will Schuester. Vous et lui semblez avoir de sacrés points communs. Comme se pavaner au milieu des lycéennes. Ou bien la sale manie de ne pas garder ses mains pour soi.» Lui souriant largement en poursuivant d’une voix tout à fait entraînante, le gynécologue porta sa pinte à ses lèvres pour boire un peu plus de bière. «Malheureusement vous n’avez plus l’âge d’aller au lycée. Remarque il vous prendrait peut-être, il paraît qu’il a un Robert qui a quasiment mon âge. Les compétitions s’annoncent vraiment rudes !» Laissant échapper un petit rire Wyatt prenait un plaisir malsain à appuyer tous les défauts et faiblesses du fiancé maudit. «Enfin, puisque vous préférez jouer en loup solitaire, la question ne se pose pas hein ! Pas d’adversaire pour vous, c’est plus facile de se mettre un public “chargé” dans la poche.»
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MessageSujet: Re: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Ven 30 Mar - 21:31

    Ce que lui voulait le brun ? Alec n'en avait absolument aucunes idées. Il n'avait jamais croisait ce gars de toute sa vie, il n'avait rien dit de blessant à son propos, personne ne lui avait parlé de lui, en bref ce n'était qu'un inconnu qui venait lui chercher des noises pour, il ne savait quelles raisons. L'alcool avait certainement beaucoup à voir avec ça, ce qui n'arrangeait en rien Alec. Il était bien délicat de répondre au jeune homme, ne sachant ni son taux d'alcoolémie, ni comment il réagirait à un mot qu'il considérerait comme de travers. C'est pour cela qu'il ne prononça d'abord qu'un pauvre « merci » qui ne sembla pas convaincre l'homme. La soirée n'allait pas se terminer comme le musicien l'avait espéré. Les questions sur ses prestations, et ses « fidèles » n'étaient sûrement qu'un moyen d'ouvrir le feu contre le guitariste qui n'avait rien demandé. Le ton sarcastique qu'employait ce gars ne plaisait pas vraiment à Alec, mais il préférait se taire.

    « Je vois, je vois... Comme quoi, peut-être que je n’ai pas encore assez bu pour apprécier. » dit-il finalement, après que le musicien ne lui ait répondu que la plupart des gens qu'il avait appellé des fidèles, avaient souvent un taux d'alcool dans le sang conséquent. Alec haussa un sourcil, à l'égard de l'homme. La remarque chargé de sous-entendu n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il bu nonchalamment un gorgé de son verre, et détourna son regard vers l'ivrogne qui scrutait le panneau des boissons face à lui. Il secoua légèrement la tête de droite à gauche, agacé à l'idée que sa soirée ne sois gâche par un pauvre type venu noyer ses problèmes dans la boisson. C'est fou le nombre de personne qu'il pouvait croiser comme lui, aimaient boire à en être saoul et se venger sur des inconnus. Généralement, il n'était pas la victime, juste le spectateur. Le plus souvent, ça se terminait en bataille, et le guitariste s'en allait avant de recevoir une bière en plein visage. Mais ce soir-là, il n'allait pas pouvoir se sauver de cette façon, mais il éviterait tout de même d'en venir aux mains. « Ou peut-être trop pour être capable d'accepter quoique ce soit... » dit-il amèrement. Ces commentaires douteux, il pouvait se les garder. Alec était très gentil, mais aussi très facilement irritable surtout tard le soir et en ce moment avec ses problèmes, dit « de coeur ».

    Quand l'homme lui demanda si il faisait partit d'une quelconque chorale, il sembla hésiter sur la façon de l'appeler. Alors Alec tendit la main, se présentant tout en répondant à la question posé par le brun. Le temps paru vraiment long avant que l'autre ne daigne lui serrer la main, cherchant à priori à mettre le musicien mal à l'aise. Il haussa de nouveau un sourcil, puis il finit par se présenter et lui accorder une pogné de main, accompagné d'un sourire qui semblait plus que faux. Wyatt ? Non, décidément, même ce nom ne lui disait rien du tout. Lima avait beau être une petite ville, jamais il n'avait vu, croisé ou même entendu parler de ce jeune homme. La phrase qui sortit ensuite de la bouche de ce Wyatt, intrigua le guitariste. Ses fréquentations ? Encore des sous-entendus, décidément, ce type était doué pour ça ! Mais contrairement à ce que semblait penser ce dernier, Alec connaissait Miss Hamilton, car il se rendait de temps à autres à l'église prier, pour sa mère, pour son père... Ce n'était pas un des plus croyants, c'était plus que sûr, mais il l'était, ses parents l'avaient emmené dés son plus jeune âge à l'église, et même si il n'était qu'à moitié convaincu, à cause de tout ce qui lui était arrivé, il continuait d'y aller. Enfant, lorsqu'il avait perdu son père, il avait prié tout les soirs, dans son lit. Il priait dieu de faire revenir son père, puis ensuite, que ça mère remonte la pente. Mais toute ces prières ne s'était jamais réalisé. Et ce soir, il priait pour que ce gars ne tombe de son tabouret et sois contraint d'aller aux urgences pour une fracture du coxis, mettant fin à leur conversation. « Et bien, figurez-vous que j'y ai pensé, je vais souvent à l'église. Mais avec mon travail, je n'ai pas le temps pour les chorales. » répondit le musicien sèchement. Wyatt continuait de le toiser, tentant de montrer une maigre supériorité vis-à-vis d'Alec. « Ah quel dommage ! Je suis sûr que vous auriez eu votre place dans la chorale de notre très cher Will Schuester. Vous et lui semblez avoir de sacrés points communs. Comme se pavaner au milieu des lycéennes. Ou bien la sale manie de ne pas garder ses mains pour soi. » reprit le jeune homme. Ce nom, Schuester lui disait quelque chose. Il réfléchit un instant, buvant une gorgé de sa boisson. L'homme continua, laissant Alec dans ses pensées « Malheureusement vous n’avez plus l’âge d’aller au lycée. Remarque il vous prendrait peut-être, il paraît qu’il a un Robert qui a quasiment mon âge. Les compétitions s’annoncent vraiment rudes ! ».
    Bien sûr ! Schuester, c'était le nom du futur marié de Lima. Tout le monde parlait de lui, contrairement au gars qu'il avait en face de lui, il avait entendu les gens qui flattaient pour la plupart les mérites du professeur. Même qu'Alec allait se produire le temps de quelques chansons lors de son mariage. Sa fiancée s'appelait... Emma, c'était ça, Emma Pillsbury ! Il l'avait eu plusieurs fois au téléphone, c'était une femme très bien, et très sympathique. Mais que venait faire ce Will dans la conversation, ces paroles tombaient comme un cheveux sur la soupe à vrai dire. Tout laissait à croire qu'il ne portait pas cet homme dans son cœur, pourquoi ? Il n'en savait rien une fois de plus. « Ah, vous connaissez William Schuester ? Un type bien ... lui ... » il enchaîna aussitôt « Je crois que j'ai assez donné il y a quelques années en ce qui concerne le lycée, donc je ne compte pas y retourner, et contrairement à ce que vous pensez, je ne traine pas avec des lycéennes. ». Il soutenu le regard de son interlocuteur un instant avant de boire une nouvelle gorgé de son verre. Ce fût le jeune homme qui reprit la parole, afin de bien lui faire comprendre que c'était bien plus facile de faire ce qu'il faisait, n'ayant aucunes concurrence, et que son public n'était qu'une bande d'ivrognes. « Il n'empêche que je préfère avoir un public chargé, plutôt que d'être le public chargé. Et puis, au moins, j'en ai un. » répondit-il ironiquement. Un sourire sarcastique apparût sur son visage et il regarda du coin de l'œil son voisin, toujours l'air aussi vaseux, mais qui se donnait un genre pour ne pas paraître trop minable. Si il n'avait pas trop osé avant, c'était bien parce qu'il n'avait rien dit de bien méchant, mais la méchanceté gratuite, Alec n'aimait pas ça, et il n'allait pas se gêner maintenant à rendre l'appareil à l'éponge assise à côté de lui.
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MessageSujet: Re: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Sam 31 Mar - 13:10

Savoir si c’était l’alcool qui parlait ou simplement l’amertume de Wyatt à l’approche du mariage n’était pas une tâche aisée. Toujours était-il que le médecin ne mâchait pas ses mots et la faute à pas de chance c’était tombé sur cet Alec qui avait choisi le soir de sa cuite monumentale pour se produire sur scène. Posant tour à tour ses yeux sur son verre presque vide et le visage amer du musicien qui encaissait tant bien que mal la critique, la scène lui sembla soudainement si vaine qu’il termina d’un trait sa bière. Oui, il avait l’air de vouloir flatter son ego de trentenaire en fricotant avec des lycéennes. Oui, il se lamentait en public dans de longues chansons d’amour déçu et nostalgique. Oui, il essayait de rester poli alors que le gynécologue ne l’avait pas épargné d’entrée de jeu. Et alors ? Pourquoi s’entêter ? Ce n’était pas après lui qu’il en avait. Il ne le connaissait pas, ne le reverrait jamais, et n’écouterait très certainement plus aucune de ses compositions. Même à travers les brumes entêtantes de l’alcool, sa raison lui disait de faire demi-tour. De le planter là avec son verre pour seule compagnie et pour continuer à se morfondre sur l’existence et ses difficultés comme il avait lui-même commencé sa soirée. Il l’aurait sans doute fait, si son voisin ne s’était pas réveillé tout à coup en cherchant à répliquer. Toute la lassitude de ce combat inégal où les coups étaient pris sans être rendus fut ravalée en un instant. Alors comme ça il était suffisamment lucide pour juger de son état d’ébriété ? Passant sa langue sur ses lèvres qu’il pinça en un sourire mesquin, Wyatt hocha de la tête pour approuver. Finalement il allait faire le difficile après avoir gobé tous les compliments et autres propositions indécentes de ces gamines ? Il allait vraiment lui faire reproche du verre qu’il tenait entre les mains ? Le gynécologue était peut-être ivre maintenant, mais le petit brun avait commencé à lui casser les oreilles bien plus tôt et l’alcool n’avait pas endommagé sa capacité d’écoute. Piqué par sa remarque, il repartit à l’attaque en montant un peu le son du cynisme, ce qui ne sembla de toute évidence pas frapper l’homme qui se tenait à côté de lui qui déclara d’une voix sèche être un fervent adepte des offices du dimanche. Quelle douce ironie. L’église catholique n’avait peut-être pas le monopole des rapports douteux à la jeunesse. Wyatt n’avait jamais été un croyant. Il n’avait jamais jugé utile de demander à Dieu ce qu’il pouvait lui-même obtenir s’il fournissait suffisamment d’efforts pour s’en donner les moyens. Toute sa vie il avait été extrêmement chanceux, et assez talentueux. Son intelligence remarquable et son visage attrayant lui avaient ouvert toutes les portes dont il avait eu besoin. La seule chose qui lui ait jamais résisté restait à ce jour le futur mari de sa sœur. Et il n’avait de toute évidence pas son mot à dire dans cette histoire. Combien de fois avait-il tenté de la mettre en garde ? Combien de fois était-il entré en conflit direct avec le frisé de service pour essayer de l’évincer de la vie de sa sœur ? Bien trop pour pouvoir encore tenir les comptes. Que ce soit depuis son arrivée à Lima ou même avant de l’autre côté du pays au téléphone, il avait toujours bataillé contre le couple de sa sœur dont il était persuadé qu’il ne marcherait pas. Et si son pouvoir de persuasion pourtant remarquable d’ordinaire ne fonctionnait pas, ce n’était certainement pas une prière à un dieu hypothétique qui arrangerait les choses.

S’il connaissait William Schuester ? En réalité, non. Il n’avait jamais passé de temps avec lui pour apprendre à le connaître. Tout ce qu’il savait de lui, c’était qu’il était professeur de lycée dans une langue qu’il peinait sûrement à maîtriser, qu’il chantait et animait une chorale dans ce même établissement à la réputation douteuse où sa sœur passait son temps à essayer d’orienter des gamins perdus et condamnés à rester dans l’Ohio. Et qu’il était infidèle. Voilà tout. Ce qui selon le petit frère Pillsbury était largement suffisant pour cerner son caractère détestable dans les différents accrochages à propos de broutilles comme un bracelet pour Emily. Il ne l’aimait pas. Viscéralement. La simple pensée du mariage lui retournait l’estomac tant il était inquiet pour sa grande sœur aveuglée par l’amour qu’elle portait à cet énergumène sans valeur. Elle était si douce, si attentionnée. Tout le monde avait le droit à sa chance pour Emma et jamais elle n’aurait toléré qu’un enfant soit laissé pour compte parce qu’il ne rentrait pas dans une case précise. Depuis toujours elle avait dévoué sa vie aux autres, n’hésitant pas à s’effacer pour permettre à un autre de briller. Mais toute cette bonté qui faisait d’elle cet être adorable la rendait aussi terriblement fragile. Elle ne se méfiait pas. Même acculée devant l’évidence d’un méfait commis contre elle, elle refusait de croire à la culpabilité de l’autre et lui trouvait toutes les excuses du monde pour justifier son comportement. Le nombre de fois où il l’avait vue s’énerver contre quelqu’un d’autre qu’elle même ne se comptait que sur les doigts d’une main. Et William n’avait pas échappé à la règle. Il l’avait trompé avec d’autres femmes. Deux fois. Et pourtant, elle lui avait pardonné. Pire encore, elle était prête à l’épouser en faisant table rase du passé. Ce comportement était tout simplement impensable pour son cadet qui ne voyait pas de salut possible pour ce coureur. Alors entendre dans la bouche de ce sombre inconnu que c’était un type bien avec un air qui sous-entendait que ce n’était pas son cas, le sang de Wyatt ne fit qu’un tour. Il garda pourtant un calme olympien observant le musicien prendre de l’assurance maintenant et se lancer à son tour dans des piques hasardeuses. «Mais je ne crois rien, je constate.» dit-il avec un sourire. Les accents de sa voix n’étaient plus aussi clairement accusateurs. Le débat serait de toute évidence stérile. Comment s’entendre avec un homme capable de nier son penchant pour les jeunettes après avoir pris le numéro de l’une d’elle et qui apprécie Will Schuester pour couronner le tout ? Ce n’était de toute façon pas dans ses intentions. Il était venu donner son avis sur cette performances ennuyeuse et mal venue dans sa soirée destinée à se changer les idées. «Je vous avouerai que j’aurais moi aussi préféré être sur scène. Ça m’aurait évité d’avoir à entendre l’étalage de votre dépression rampante.» Faisant signe au barman pour qu’il lui remette une énième pinte ou bouteille, il se tourna vers son voisin. «Est-ce que vous aimez ça ? Vous plaindre s’entend ? Ça allège votre pauvre âme ankylosée par la peine ?» Glissant en bas de son tabouret, Wyatt vacilla une seconde sur ses pieds puis s’approcha un peu plus d’Alec pour poser le bout de son index contre sa poitrine au niveau de son cœur. «Vous croyez qu’en pleurant dans les oreilles de gamines hystériques vous allez vous sentir mieux ?» Son ton se faisant légèrement plus agressif, il sentit les regards se tourner vers lui et ôta sa main de la veste de l’homme qui le dévisageait. «Si vous me le permettez, et je ne doute pas que vous le fassiez, je vais vous donner un petit conseil. Lâchez l’affaire. Vous ne ferez jamais rien de bien en vous plaignant.» Fouillant ses poches, il en tira un billet qu’il posa sur le comptoir en récupérant sa bouteille. Il s’apprêtait à s’éloigner pour retourner dans un coin plus reculé de la salle mais il tourna une dernière fois les talons vers sa cible. «Ah et pour information, Will Schuester est tout sauf un type bien, vous devriez revoir vos critères.» Lui adressant un clin d’œil il tituba en tâchant bon gré mal gré de tenir son équilibre jusqu’à la table qu’il avait quittée pour trouver le musicien du soir.
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MessageSujet: Re: 02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]   Sam 31 Mar - 14:45

    L'alcool ne semblait pas être la seul raison de l'amertume de ce Wyatt, il devait être ainsi même sobre. Il resta silencieux lorsque celui-ci rétorqua qu'il ne pensait rien, mais qu'il ne faisait que constater. Alec ne trainait pas avec les lycéennes, et cette jeune fille éméchée qui lui avait passé son numéro avant que le jeune homme ne vienne l'embêter, il ne l'avait prit que pour paraître poli. Il n'avait pas pensé un instant à quoique ce soit avec cette dernière. Ce bout de papier terminerait dans sa cheminée une fois rentré, et il n'aurait aucun remord. Alec n'était pas quelqu'un qui allait contre les lois, surtout pas dans ce cas précis. Alors que ce jeune croit ce qu'il voulait, ce n'était que des illusion dût à l'alcool de toute façon. Il déclara également qu'il aurait préféré être sur scène plutôt que d'entre la sois disant dépression du musicien. Alec laissa un petit rire lui échappé tellement c'était pitoyable. Certes, l'une des chansons qu'il avait interprété ce soir parlé de regret assez récent, mais de là à dire que c'était de la dépression ! C'était surtout de la mauvaise foi, car la plupart des chansons de nos jours sont des chansons parlant de regrets et sont pour la plupart dix fois plus déprimantes que les siennes. C'est bien le but de la musique de dire ce qu'on ressent, et de faire passer des émotions. L'homme un signe au barman afin d'obtenir une autre boisson. « Vous noyez bien la vôtre de dépression dans l'alcool, alors en chanson ou autrement, je ne vois pas le mal ! » déclara t-il sèchement.

    L'autre se retourna de nouveau vers Alec afin de lui demander si il aimait se plaindre. Le guitariste le regarda, interloqué par cette question bizarre. Il n'eut pas le temps de répondre que le brun glissa de son tabouret, prit quelques secondes pour prendre appui sur ses pieds qui avaient peine à le retenir, puis il s'avança vers le musicien et posa son index contre la poitrine de ce dernier. Alec jeta un regard à se doigt posé à l'emplacement de son cœur, puis releva le visage vers ce Wyatt qui reprit la parole. Il lui posa encore des questions auxquels il ne semblait pas réellement attendre de réponse. Il arrêta finalement de le pointer du doigts après avoir jeter quelques regards autour de lui. Effectivement les gens regardait la scène, pour la plupart bien intéressaient de savoir comment tout cela allait se terminer. Il se sentait honteux de se retrouver au beau milieu de cette histoire. Il aperçut au fond de la salle, le patron qui, comme les autres, scrutait la scène. Il croisa son regard, puis baissa les yeux comme pour s'excuser. Il revint finalement au brun qui continua son monologue. « Si vous me le permettez, et je ne doute pas que vous le fassiez, je vais vous donner un petit conseil. Lâchez l’affaire. Vous ne ferez jamais rien de bien en vous plaignant ». Alec crût halluciner après ces quelques mots. Rien de bien ? Il se prenait pour qui celui-là ! « Je vais vous en donnez un de conseil moi aussi ! Arrêtez de noyer vos problèmes dans l'alcool et réglait-les avec les principaux intéressés. Vous dites que je me plains, mais vous êtes pareil, je ne vous ai pas forcé à m'écouter. » répliqua le guitariste agacé.

    Le jeune homme sortit un billet de sa poche afin de payer sa consommation, puis prit sa bouteille avant de tourner le dos à Alec. Il repartait en direction de sa table quand il se retourna une dernière fois « Ah et pour information, Will Schuester est tout sauf un type bien, vous devriez revoir vos critères. » lâcha t-il. Un énième rire lui échappa. Venant de lui, c'était bien comique ! Même si Alec ne connaissait pas plus que ça le professeur, il savait pertinemment qu'il était bien mieux que cet ivrogne, ça ne faisait pas de doute. Il vit l'homme se diriger vers sa table, puis s'asseoir. Il ne resta que quelques instants assit sur son tabouret avant de se lever. Il termina son verre, posa la monnaie nécessaire sur le comptoir, et partit d'un pas décidé vers la table du gars. Il se posta face à lui, posa ses mains contre la table, et le fixa. « Je sais pas ce que signifie un type bien dans votre monde, mais dans le miens, vous n'en faites pas partit. Au moins, ce William, lui il va se marié, il a une fille et il est heureux. Vous, vous êtes quoi ? Rien, au lieu d'être avec hypothétique petite amie, fiancée ou je ne sais quoi encore, vous êtes là, complètement éméché, à chercher les ennuis auprès de gens que vous ne connaissez même pas. » déclara le musicien, sur un ton qui laissé paraître sa haine. Il passa sa langue sur ses lèvres avant de reprendre. « Si vous finissez pas seul dans un appartement miteux à boire comme un trou, vous avez de la chance, parce que c'est ce qui arrive au gars comme vous. ». Il dévisagea une dernière fois Wyatt, il attrapa sa bouteille qu'il porta à ses lèvres et but une gorgé. « Au plaisir de ne jamais vous revoir ! ».
    Il tourna les talons pour retourner du côté du bar. Il attrapa sa guitare, dit au revoir au barman et s'excusa par la même occasion. Il partit en direction de la sortie. Un fois dehors, il prit une grande inspiration histoire de se vider l'esprit. Décidément, cette journée n'était pas une bonne journée, et ce, jusqu'au bout.


    The End
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02. Fill another cup up. [ft Wyatt Pillsbury]

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