Choriste du mois


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 02.Vernissage and other disasters

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MessageSujet: 02.Vernissage and other disasters   Mar 31 Jan - 22:31

"Le numéro que vous avez composé est actuellement indisponible. Merci de bien vouloir renouveler votre appel ultérieurement".


Pour la 15ème fois en quelques minutes, Anna raccrocha en entendant la voix pré-enregistrée et suavement insupportable de l'opératrice.
Elle ne put retenir un gémissement en jetant avec violence le téléphone sur le comptoir spécialement garni de fleurs et de cartons d'invitations dorés pour l'occasion.
L'occasion en question, c'était le vernissage de la première exposition photographique présentée par The Gallery, exposition qui avait demandé des mois de préparation, non seulement parce que l'artiste principal leur avait donné pas mal de fil à retordre, multipliant exigences et recommandations, mais également parce que, en marge de son travail à lui, seraient présentés les clichés personnels de Madeleine Wild et Anna Preston.

Anna tourna son petit minois contrit vers sa colocataire, appuyée contre l'un des murs, sa silhouette longiligne se profilant entre deux tirages de ses photos. L'aînée des Preston se mordit les lèvres avant de laisser éclater son angoisse :

-Ooooooh Madeleine, je n'ai aucune idée de ce qu'il fabrique et d'où il a pu passer... Est-ce que tu veux bien m'expliquer comment on lance une exposition si l'artiste majeur, par ailleurs supposé faire le discours d'ouverture, ne se donne même pas la peine d'être là ?

Les traits de la jeune fille trahissaient un mélange d'angoisse et de colère furibonde. Angoisse que la soirée vire au ratage complet, voire au cauchemar, et colère de s'être faite avoir comme une débutante en ne gardant pas le photographe sous la main jusqu'à l'heure de l'inauguration.
Et dire que tout avait commencé sous les meilleurs auspices...

L'idée était venue un beau matin, entre deux bols de thé et quelques pensées échangées sur la meilleure façon d'obtenir un joli contre-jour. Anna s'était replongée dans ses photos d'Afrique la nuit précédente et en avait profité pour montrer à Maddie un portrait qu'elle jugeait particulièrement réussi, se rappelant en avoir aperçu un similaire parmi les clichés de la période indienne de sa colocataire. Rien d'extraordinaire pourtant, simplement un membre de l'équipe humanitaire qu'elle avait suivi pendant 9 mois, penché dans la pénombre d'une tente vers l'une de ses patientes, une villageoise aux rides aussi profondes que les sillons d'un champ fraîchement labouré mais dont le sourire valait son pesant d'or. Les deux jeunes femmes s'étaient toutes les deux mises à remonter le temps, évoquant avec nostalgie leurs séjours et leurs expériences respectives. C'était sans conteste l'un des points qui les avait fait se rapprocher le plus rapidement, si l'on omettait l'expérience de la pataugeoire de slushy dans les toilettes de McKinley. Avant ses conversations avec Madeleine, Anna avait l'impression que personne ne pouvait comprendre à quel point sa vie avait été transformée en prenant la décision de faire ce voyage et en vivant en seulement quelques mois plus de bouleversements et de changements qu'elle ne l'avait fait en 19 ans. Elle avait définitivement rapporté un bout d'Afrique avec elle : les odeurs, les couleurs, les bruits, rien ne s'était effacé, et en se concentrant bien, elle pouvait encore sentir contre son visage la chaleur si particulière des gouttes de pluie d'été.
C'était cette magie et toutes ces émotions qu'elles avaient eu envie de partager à tout prix, et certainement plus finalement que leurs talents pour la photographie, même si l'ego sur-dimensionné d'Anna lui soufflait qu'elle avait bien évidemment amplement mérité le prix et la bourse qu'elle avait reçu pour ses clichés à son retour à Londres.

Une fois la décision prise, tout s'était enchaîné avec une facilité déconcertante : le choix du thème de l'ailleurs, la mise en place de l'exposition de l'artiste principal, centrée sur ses voyages en Colombie, son accord pour que d'autres clichés que les siens soient exposés, les subventions qui s'étaient mises à pleuvoir... Recevoir un photographe en vogue à Lima, qui plus est prêt à partager un bout de l'affiche avec deux presque amatrices juste parce qu'il trouvait que leur approche "simpliste et épurée" -c'étaient ses propres mots, et bien que ravie, Anna avait du se retenir de ne pas lui expliquer sa façon de penser- représentait une occasion inespérée de plus de faire connaître le travail et les goûts originaux du trio, c'est pourquoi la jeune femme s'était jetée dans les démarches et la paperasse avec un acharnement sans pareil.
La photo, c'était son rayon et si The Gallery était leur bébé à tous les trois, J.J, Lexie et elle, il était indéniable qu'ils avaient chacun leurs préférences et leurs points forts en matière d'art, Joachim ne cachant pas son faible pour le dessin et la sculpture, Lexie oscillant entre peintures classiques et portraits contemporain excentriques, et Anna, Anna qui en revenait donc toujours à la photographie. Ce soir, c'était son soir à tous les points de vue : organisatrice, propriétaire, directrice de collection... Et artiste angoissée au bord de la crise de nerfs.

-Je crois que si Lexie ne trouve pas une solution dans la demi-heure, il n'y aura plus de petits fours pour les visiteurs,
avoua-t-elle en se dirigeant vers le buffet situé dans un des coins de la pièce, commençant à se servir abondamment dans les plateaux disposés sur la table, sans pour autant afficher un air coupable. Tiens, tu veux goûter celui-ci, demanda-t-elle en se retournant vers Madeleine, je crois que c'est cet espèce de truc ignoble au crabe trafiqué, c'est d'ordinaire plutôt abject, mais je pense que ce soir, je vais faire une exception...

Elle avait texté sa soeur à plusieurs reprises pour savoir si elle avait eu des nouvelles du disparu, retenant à peine sa nervosité, si bien que les derniers messages échangés par les deux Preston étaient plutôt agressifs. La jeune femme avait tout de même cru comprendre que J.J était parti faire une dernière vérification à l'hôtel du photographe pour lui remettre la main dessus, et Lexie devait arriver d'une minute à l'autre avec le surplus de bouteilles de champagne qu'elles avaient jugé bon de recommander à la dernière seconde.

Renonçant à garder le semblant de calme qu'elle n'avait plus, Anna enfourna un énième amuse gueule dans sa bouche avant de se remettre à observer nerveusement l'horloge qui parait l'un des murs de la galerie. Dans 30 minutes exactement, The Gallery ouvrirait ses portes, peut-être pour dévoiler l'une des expositions les plus réussies de l'Ohio certes, mais également qui marquerait les esprits par la brillante absence de l'invité principal pendant le discours-conférence explicatif d'ouverture...
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Jeu 2 Fév - 17:03

La tête appuyée contre le mur, Madeleine se tenait de profil, dos à Anna, le regard planté sur la porte d’entrée vitrée. Il n’était pas là. Peut-être que si elle fixait la porte avec un peu plus d’intensité ça le ferait apparaître comme par magie. Tout le confort qu’elle avait ressenti en installant son petit mur de photos avait totalement disparu à présent, remplacé par une brume de confusion. Elle était plantée, son système avait complètement gelé et elle n’était même plus capable d’articuler une parole, complètement dépassée par les événements. Et Lexie qui n’en finissait pas d’arriver. La surveillante était arrivée dans la matinée avec Anna pour tout installer : le buffet commandé chez un traiteur hors de prix, les coupes soigneusement alignées à côté des rangées de petit fours, les compositions florales qu’elles avaient eu toutes les peines du mal à commander à un fleuriste excentrique qui ne jurait que par les lys et les roses noires, les stupides cartes de visite de la galerie où figuraient les noms de Joachim, Lexie et Anna. Tout aurait dû être parfait pour une inauguration en grandes pompes. Mais c’était sans compter sur ce maudit bipolaire et ses photos au combien “complexes”. Quand Lexie les avait présentés, outre son regard méprisant lorsqu’elle avait annoncé très simplement qu’elle ne cherchait absolument pas à être photographe, elle avait détesté sa manière de parler, de se tenir et d’estimer que tout lui était dû, et la totalité de ses amis imaginaires lui avaient hurlé de s’enfuir vite avant d’être tentée de lui arracher la langue pour la planter en happening au milieu de ses photos. Certes, il était un peu talentueux. Certes, il était un peu reconnu dans le milieu. Mais elle aurait tellement aimé voir Anna l’étrangler une bonne fois pour toute et lui faire ravaler les pseudos compliments prononcés du bout des lèvres qui ressemblaient bien davantage à des critiques hypocrites qu’à un véritable avis.

Madeleine ne s’occupait d’ordinaire pas des affaires de The Gallery, mais cette fois c’était différent. Cette fois Anna avait réussi à négocier deux panneaux qui ne seraient dédiés qu’à elles. Un chacune. Un espace de cinq mètres sur trois, en gros, pour afficher quelques unes des photos qu’elle avait prises en Inde deux ans plus tôt. C’était comme un rêve qui devenait réalité. La voix de sa colocataire qui finit par briser le silence qui avait suivi l’impact du téléphone sur le bureau, envoyant sûrement valser quelques papiers au passage, la fit sursauter. Se retournant le plus lentement du monde vers elle, les yeux toujours dans le vague, elle était incapable de trouver la réponse à sa question. Elle se sentait d’autant plus inutile qu’elle était parfaitement consciente qu’Anna était sûrement en train de passer un des pires moments de sa vie, mais toute cette tension avait un effet profondément soporifique et si elle s’était laissée glisser le long du mur elle aurait sans doute pu s’endormir dans la minute pour échapper à ce cauchemar. «Je ne sais pas Anna... Je ne sais pas... On peut... On peut toujours dire que sa grand-mère est morte, c’est la nouvelle excuse en vogue au lycée, ça ne marche jamais mais ça c’est parce que je suis sur-intelligente, ils n’y verront que du feu nos invités.» Elle pouffa bêtement de rire en se redressant pour décoller enfin ses cheveux roux savamment relevés du mur blanc. Se traînant jusqu’au bureau elle tira la chaise pour s’y laisser tomber lourdement sans prendre la peine d’arranger les pans de sa jolie robe noire. Pourquoi s’était-elle embarquée dans cette galère déjà ?

Dans la pension chacun avait sa spécialité, et si elle avait dû se déclarer experte en quelque chose ça n’aurait certainement pas été en photographie. Son truc à elle c’était la vidéo. Elle aimait faire des courts-métrages, des spots très brefs qui ne défendaient qu’une idée, où la rhétorique était compréhensible par le premier venu, où les images avaient droit à une bande son ou à un commentaire. Elle n’avait pris de véritables cours de photographie que pendant son année d’étude à l’université de Mumbai, pendant un semestre. Autant dire que les clichés qu’elle avait ramenés avec elle n’étaient pas des concentrés de technique, mais elle n’en avait pas honte. Au contraire, elle avait passé de longues heures à les retoucher, à essayer de leur donner plus de saveur que le cliché brut pris dans le feu de l’instant, à retravailler les cadrages pour faire ressortir les visages d’enfants qui avaient été sa cible préférée. Et puis elle en avait beaucoup parlé avec Anna. Combien d’heures passées enfermées au troisième étage de la pension avec pour seule compagnie une théière sans fond et des centaines de clichés éparpillés dans toute la pièce ? Ces deux filles que rien ne destinait à se rencontrer avaient trouvé un point commun rien qu’à elles, quelque chose qui rendait leur relation unique, quelque chose que les autres ne comprenaient pas et qu’elles essayaient aujourd’hui de partager tant bien que mal avec ces quelques photos triées sur le volet. La surveillante n’y connaissait franchement rien en art, et si elle appréciait l’ambiance qui régnait à la galerie et les différentes œuvres qui y tournaient, elle aurait été bien incapable de garder la boutique ne serait-ce qu’une après-midi pour courir le risque de croiser un acheteur qui lui aurait posé des questions. Lorsque le thème de l’ailleurs avait été décidé elle avait eu un moment de blanc et de très grande solitude. C’était comme si on lui demandait de choisir ses photos pour faire une espèce de dissertation sur mur... À des lieues de ce qu’elle faisait d’habitude. Ce concept des voix qui se répondent, de parcours imposé, tout ça ne l’intéressait pas vraiment, mais c’était le passage obligatoire pour avoir le droit de se confronter à un public plus large que ses pensionnaires préférés. «Respire, je suis sûre qu’elle va le trouver, c’est Lexie après tout... Et puis si Joachim ne trouve rien il va finir par appeler le FBI, tu le connais.» Elle jeta un coup d’œil à sa montre en priant intérieurement pour que dires se réalisent. Baby Preston était leur dernière chance de réussite. Si elle revenait bredouille il faudrait improviser, et la perspective n’était pas très réjouissante quand on voyait la mine effarée de la propriétaire des lieux. Puisant dans ses réserves d’énergie la jeune femme se redressa, frappant dans ses mains pour attirer l’attention d’une Anna à la dérive elle vint se planter devant elle, croqua dans le petit four qu’on lui tendait et posa ses deux mains sur les joues de sa rousse hystérique. «C’est pas si pire ce truc. Je suis sûre que cet arriéré ne va pas résister longtemps à l’appel du crabe transgénique tu vas voir.» Elle posa son front contre le sien en lui mettant une petite claque sur la joue gauche. «Tu vas pas me lâcher maintenant et sombrer dans la boulimie hein ? Pense à ce que dirait Glenn s’il te voyait te goinfrer comme ça. Et Timothy, il vient pas vrai ? Tu ne voudrais pas qu’il reste fixé sur ton ventre plein de crabe plutôt que sur ces maudites photos pour lesquelles on a enduré les coups de marteau, hein ?» Soupirant profondément à l’idée que le couple infernal de ses collègues surveillants ne débarque à la galerie avec leurs insupportables mines fourbes, guettant la moindre faille, elle retourna se planter contre le mur qui lui était dédié, à côté d’un petit texte explicatif qu’elle avait eu toutes les peines du monde à peindre avec un pistolet et un pochoir géant. Il fallait qu’il arrive. Sinon elle lui règlerait personnellement son compte quitte à se faire arrêter par ce charmant agent du FBI qu’elle avait vu au lycée la dernière fois. Qui vendrait d’ailleurs ? Les invitations avaient été envoyées mais elle ne savait pas à qui et elle n’avait pas la moindre idée du genre de public qui pourrait venir à un vernissage à Lima... Des gens de la ville ? Des gens du milieu artistique ? Des badauds attirés par la lumière et la chaleur ? Le ciel était passablement gris... S’il se mettait à pleuvoir ça donnerait une tonalité terriblement dramatique à la scène qui aurait presque mérité qu’elle sorte sa caméra de sous le comptoir. «Je suis sûre que Gandhi aurait un truc super à dire dans ce genre de situation. Finalement c’est lui que j’aurais dû citer, ça m’a porté la poisse Susan Sontag j’aurais pas dû recaser mon cours de...» Mais elle n’eut pas le temps d’achever sa phrase qu’une tempête rousse fit irruption dans la salle, apportant avec elle des nouvelles qu’elles espéraient bonnes.


Dernière édition par Madeleine Wild le Jeu 16 Fév - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Jeu 2 Fév - 21:10

« Quand je dis que j'arrive, c'est que j'arrive, bloody hell ! » Lexie expédia un énième message enlevé à sa grande soeur, qui pétait légèrement les plombs. A raison d'ailleurs. Ce soir, c'était le grand soir. Même si la galerie était ouverte depuis quelques mois maintenant, son existence commençait à peine à s'implanter dans l'esprit des locaux et les trois compères peinaient à trouver des artistes à exposer et pire encore, des acheteurs potentiels. Aussi, l'exposition, dont cette soirée déjà mouvementée signait le vernissage, était leur grand coup d'éclat, leur entrée triomphante dans le monde. C'était, sur le papier, un excellent coup de pub. Après avoir laissé le bouche à oreille faire son lent bonhomme de chemin dans les alentours, The Gallery orchestrait la venue d'un artiste qui possédait une certaine renommée, tout en promouvant deux jeunes créatrices locales. A la fois nouveaux talents et tampon de légitimité. Bref, juste ce qu'il fallait de buzz pour l'envolée finale de leur petit bébé dans le monde du commerce de Lima, Ohio. Enfin, ça c'était la théorie donc. Une théorie parfaite, que Lexie, Anna, Madeleine et JJ planifiaient consciencieusement depuis des semaines maintenant. Les deux photographes en herbe, l'une plus amatrice que l'autre, avaient passé des heures enfermées dans la chambre noire de la pension pour trouver les bons clichés, tandis que l'artiste principal jouait les snobs désabusés. Si la longiligne rouquine, peut concernée par l'individu, s'accommodait relativement bien de son caractère de chien, ses deux colocataires n'avaient pas spécialement bien pris ses critiques faussement inspirées. Elle et JJ avaient plutôt fait leur boulot de galeristes sur ce coup, distribuant des flyers, posant des affiches, envoyant des invitations, s'assurant que tout serait bien en place pour le jour J. Jour J, H moins pas beaucoup et tout était loin d'être en place. L'essentiel était là, il manquait juste deux choses. Une mineure et facile à trouver: la provision de champagne pour la soirée, présentement dans le coffre de la voiture d'Anna, que sa jeune soeur avait conduit à travers la ville. Et la deuxième, essentielle et introuvable: l'artiiiiiiste. Le mec qui accessoirement devait faire un discours pour inaugurer l'expo.

La londonienne, à crans, se gara mal et brusquement sur le parking derrière la galerie. Elle descendit, furibonde, ses escarpins à la main. Elle houspilla un des employés pour qu'il mette les bouteilles au frais, puis entra en trombe, interrompant visiblement la conversation. Lex pris le temps de remettre ses talons de douze puis adopta un large sourire, aussi faux qu'étincelant. JJ l'avait appelée juste avant qu'elle reprenne la route et il n'y avait aucun moyen d'annoncer la nouvelle aux filles avec subtilité. Et ce n'était de toute façon pas son fort. Aussi, elle n'y alla pas par quatre chemins. « J'ai récupéré le champagne, on est parées de ce côté là. » Oui, allez, au fait Lexie Antonia Jane Preston ! « Bon par contre, il est possible que JJ ne retrouve pas monsieur le photographe tout de suite, tout de suite. Il est passé à son hôtel et il n'a trouvé qu'une bouteille de whisky vide et un paquet de cookies éventrés. Je ne sais pas exactement ce qu'il faut en déduire, en tout cas, JJ continue à le chercher dans le secteur, j'ai appelé le commissariat et l'hôpital. » Avant de laisser l'occasion à sa grande soeur adorée de faire une attaque de spasmophilie, Lexie enchaîna avec son haut débit légendaire. « Maaaaaais, pas de panique. On dira aux gens que c'est un homme charismatique et énigmatique, qui aime surprendre et se faire désirer et qu'il a repoussé l'heure de son arrivée. Et dans le pire des cas, j'improviserai le discours d'ouverture, personne à part nous ne sait quel devait être le programme initial de la soirée. Alors pas de stress, on boit une coupette, on sourit et on assure. » le geste à la parole, elle servit une première dose de champagne à ses compagnes d'armes et à elle-même, avant de trinquer et de la descendre aussi sec. Il allait bien lui falloir ça.

Reculant de quelques pas, Lex admira la disposition de l'expo, puis prit le parti de reculer un peu les photos de l'homme invisible, histoire de le dissimuler en quelque sorte, comme un trésor que l'on trouverait parmi d'autres joyeux un peu moins resplendissants. Lexie préférait personnellement les clichés d'enfants, bruts et emplis d'une puissante émotion, qu'avait pris Madeleine au travail plus stylisé d'Anna et à celui volontiers arrogant et conceptualiste de leur star absente. Elle sourit à ses colocataires, qui la regardaient comme si elle venait de s'échapper de l'asile du coin. « Pas de stress, je sais ce que je fais. Si on dit qu'il se cache pour mieux se faire désirer, autant aller au bout de nos histoires. » Un bon mensonge se construit de A à Z, c'est la base de cet art délicat qu'est l'improvisation complète. Mais les soeurs Preston et miss Wild avaient plus d'un tour dans leur sac pour épater la galerie, dans un sens relativement littéral pour le coup. La benjamine du lot apposa la touche finale de son petit réaménagement de l'espace et enlaça ensuite son amie et sa soeur, avec une certaine force néanmoins. Il fallait se donner du courage et non pas se laisser aller à la panique et au désarroi. Keep calm and carry on disaient les affiches de propagande du gouvernement britannique, durant la Seconde Guerre Mondiale. Et bien ce soir, elles allaient être très british et adoptaient cette philosophie de tranquille résolution si digne de la patrie des Preston. Et Madeleine avait succombé au thé, il était temps pour elle de découvrir ce qui signifiait vraiment le flegme britannique. Mais avant que Lexie n'ai eu le temps de dispenser ses sages conseils, la petite clochette de la porte d'entrée retentit, les premiers convives venaient d'entrer. La grande rousse lissa sa robe de dentelle, fixa son sourire le plus chaleureusement commercial à ses lèvres, puis se retourna dans un mouvement gracieux. Show time.


Dernière édition par Lexie A. Preston le Sam 25 Fév - 14:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Dim 5 Fév - 16:39

De multitudes de pensées envahissaient l'esprit de Samuel. Il ne cessait de se demander s'il était bon qu'il aille faire un tour à la Galerie. Cela faisait depuis la première heure où il s'était levé qu'il ne cessait d'y réfléchir. Lui qui n'était pas un grand passionné d'art, qui ne connaissait rien à la peinture, à l'architecture, il était donc impensable qu'il mette les pieds dans une Galerie. Il n'arrêtait pas de se demander si cela était une bonne idée d'y aller. Il était déjà rentré dans cette galerie, un jour, pour parler à Anna. Il se rappelait très bien qu'il avait regardé les tableaux, qu'il avait fait semblant de s'y intéresser. Tout ça, pour avoir quelques informations sur Madeleine. D'ailleurs, depuis cette fameuse conversation avec l'une des Prestions, il ne l'avait plus beaucoup revu. Étant donné qu'il avait eu ce qu'il voulait, il ne voyait pas à quoi cela servait qu'il la revoit ou non. Bien entendu, il savait, se doutait, que si il décidait d'aller à l'exposition à la Galerie, alors il reverrait Anna. Seulement, il se moquait de cela, ça lui importait peu. Il se doutait aussi qu'il allait voir Madeleine. La ravissante demoiselle qui l’envoûtait. Depuis leur discussion imprévisible, ils n'avaient pas eu l'occasion de se revoir que tous les deux. Madeleine semblait éviter Samuel, ce qui ne l'étonnait pas. Il était vrai que ce jour là, il avait mal pris ce qu'elle avait dit, et lui avait des paroles loin d'être douces. Mais, il ne mâchait jamais ses mots, et il n'éprouvait aucune rancœur suite à cela. Alors, quand il y réfléchissait amplement, sérieusement, l'idée d'aller à cette exposition, le tentait terriblement. Il voulait voir la tête des rouquines, quand elles allaient le voir débarquer. Peut-être qu'elles ne s'attendaient pas du tout à le voir débarquer, lui, Samuel. Sans réfléchir une seconde plus, le jeune homme prit sa veste, ainsi que ses clés et son casque de moto, et sortit de chez lui. Enfin ce qui lui faisait office d'habitation. En effet, contrairement aux autres personnes, il n'avait pas d'habitation très correcte. Quelques nuits, il dormait chez les femmes qu'ils séduisaient et s'en aller le matin, prétextant une excuse stupide, et le matin il allait travailler au lycée, sans que personne ne se doute de quelque chose. Certes, quelquefois les cernes présentes sur son visage, et son air négligé, n'étaient pas invisibles aux yeux de certaines personnes ; mais, Samuel avait pris l'habitude de prendre des douches dans les vestiaires. Il ne s'était jamais fait attraper par quelqu'un, et pour l'instant cela lui convenait. Même s'il était conscient qu'un jour il devrait se trouver un studio digne de ce nom. Il aimerait bien avoir un colocataire, pour ne pas payer le loyer tout seul, mais encore fallait-il qu'il trouve quelqu'un. Cela était une idée qu'il avait en tête depuis quelques jours seulement, mais il n'avait pas encore eu la bonne initiative de passer une annonce. Dans sa tête, rien ne pressait, cela n'avait qu'à attendre.

Lorsque l'air doux du mois d'Octobre lui frappa le visage, il ne put s'empêcher de pousser un juron, avant de mettre son casque et de monter sur sa moto. Une infime partie de lui, espérait qu'il y ai du monde à l'exposition, il espérait aussi qu'il allait pouvoir parler avec Madeleine, ou du moins la charmer. Encore et toujours. Aussi impensable, triste, que ça l'était. Il espérait que son ami Timothy allait venir. Et Savannah aussi. Même s'il ne lui parlait pas beaucoup, Samuel aimait bien la jeune blonde, enfin, il aimait surtout critiquer avec elle le couple Ainston. C'était plus fort qu'eux. Puis, ça les faisaient rire. Roulant à grande vitesse, il arriva enfin devant la Galerie. Le fait, qu'il n'y avait presque aucune voiture garait devant le bâtiment ne le surprit guère. L'exposition devait sûrement avoir ouvert depuis quelques minutes seulement. Ce qui pouvait expliquer cela. Le surveillant gara sa moto, et décida enfin d'entrer dans The Gallery. Quand il franchit les portes, il ne s'attendait pas à être le premier client. Il avait un peu pensé qu'il y aurait d'autres personnes avant lui, que ça serait un peu bondé. Mais, il s'était trompé. Lorsque ses pieds frôlèrent le sol de la Galerie, il fut forcé de reconnaître qu'il était bel et bien le premier client. Si cela se trouvait, les trois rouquines devaient être sacrément surprise de le voir rentrer. Alors, si c'était le cas alors ce n'était pas plus mal. Il afficha son sourire habituel, et s'avança vers Madeleine, Lexie, Anna. « J'aurais pensé qu'il y aurait plus de monde. Mais je me suis trompé. Quoique ce n'est pas plus mal d'être le premier arrivé. » Même pas un bonjour, ce n'était pas dans ses manières. Ses yeux se posèrent sur les photographies, il se demandait quel était l'enjeu de cette exposition. Bien qu'une petite partie de lui s'en moquait, il pouvait peut-être faire semblant de s'y intéresser. Mais, très vite ses yeux se reposèrent sur Madeleine. Il la trouvait toujours autant magnifique. « Tu es toujours autant sexy Madeleine. » Pourquoi fallait-il qu'il la séduise encore ? Lui même ne savait pas. C'était dans ses gênes, il ne pouvait pas s'en empêcher. Son regard se posa ensuite sur Anna, et il ne put s'empêcher de lui dire aussi quelque chose. « Alors ? Pas trop stresser Anna ? » Samuel aurait pu éclater de rire, mais il ne le fit pas. C'était amusant de se retrouver seul avec trois rousses, du moins c'était ce qu'il ressentait. Continuant sur sa lancée, il aurait pu dire quelque chose à Lexie, mais il ne la connaissait pas vraiment. Mise à part ce que Wyatt lui avait dit. Il lui adressa néanmoins un clin d’œil. Ses yeux se reposèrent sur les photographies, avec presque toujours ce même sourire. L'air tendue de la pièce était fortement présente. Les clients ne devaient pas arriver en masse dans bien longtemps. Timothy aussi. Il avait intérêt. Samuel avait hâte de s'amuser, avant que ça devienne trop monotone pour lui.


Dernière édition par Samuel Youngblood le Mer 15 Fév - 18:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Lun 6 Fév - 19:33

Fan du réveil? Tara ne l'était pas beaucoup, et la blonde envoyait toujours son téléphone contre le mur, un petit sourire satisfait sur les lèvres quand elle entendait le bruit si caractéristique du combat entre le mur et la technologie. Exercice qu'elle recommandait à tous. Et étrangement, le mur l'emportait toujours. Mais pas la peine de nier l'évidence, la blonde était bel et bien réveillée. Elle ne pouvait pas ignorer l'odeur de l'alcool dans sa pièce (hmm... étrange) ni le fait que son crâne la grattait. Tara ouvrit un oeil puis l'autre et se releva, se passant une main sur le visage. Elle portait encore sa perruque noire jais, elle avait encore ses faux cils au coins de l'oeil et à en juger pas sa tenue, encore sa tenue de scène sur elle. Non, il ne fallait pas croire que Tara aimait dormir en bustier et en bas, certes, elle aimait sa poitrine mais il y avait des limites. Elle poussa un soupir en se déshabillant, elle avait très certainement dû ouvrir la porte de chez elle hier soir et tomber la tête la première sur son lit. Rien de glamour ou de sexy, juste la fatigue qui reprenait le dessus après des heures de pliés et de grands écarts pour les grands plaisirs des clients du Cabaret de Lima. Oui, sauf qu'au petit matin (non oubliez ça, pas de soleil dehors), sauf que lorsqu'elle se réveillait, la blonde ne se sentait pas du tout l'âme du star. Absolument pas. Elle avait juste l'impression d'être passée au travers d'une tornade un point c'est tout, c'était ça le revers du rock'n'roll. Pff danseuse dans un cabaret, rock star, il n'y avait qu'un pas. Bon certes, Tara ne se réveillait pas avec de groupies super sexy et un peu trop jeunes dans son lit mais... La sensation était un peu la même. Tara vivait tous les aspects de la célébrité, les bons comme les mauvais, les horaires absolument ... nulles, le rythme effréné, les incessantes répétitions, le maquillage, les costumes, plus de répétitions, sourire, toujours sourire, se souvenir des chorégraphies et blablabla... À seulement vingt trois ans, elle avait parfois l'horrible sentiment d'un avoir cinquante. Mais bon, cela ne durait pas bien longtemps car la blonde adorait être sur scène autant qu'elle détestait cela, son amour pour l'art et pour la danse reprenait toujours le dessus, et dans le fond c'était tout ce qu'elle savait faire alors...

"Non mais... ça suffit de déprimer?" Oui en plus de cela, Tara parlait tout de seule. Elle attrapa un t-shirt qui traînait sur le sol, Led Zeppelin pour changer et l'enfila avant de sauter sur son lit. Très enfantin et du genre à faire crier ses voisins mais bon elle adorait cela... C'était un des avantages de ne pas avoir de colocataires, pas encore vu que Tara était en train de chercher. Quoi que : cherche quelqu'un pour faire des pancakes tous les matins, n'était peut être la meilleure annonce du monde, mais au moins Tara était honnête. Elle sauta une nouvelle fois de son lit pour allumer sa chaîne hi-fi, et, le volume à fond et en dansant, elle alla jusqu'à la cuisine. "I got this feeling and it's deep in my body, it gives wiggles and it makes my rump shake." Solo de guitare... Tara recula jusqu'au réfrigérateur, toujours en rythme, et tourna sur elle-même avant de l'ouvrir. ... Vide. Hmm, ajoutez "et qui soit capable de faire les courses au moins deux fois par mois" sur l'annonce pour un colocataire. Bon, pas de panique se dit Tara en referma la porte du frigo, il devait bien y avoir à manger quelque part dans Lima à cette heure ci. Et gratuit. C'est alors que son regard se posa sur les différentes publicités, flyers et autres qui traînaient là sur la surface blanche. Hmmm... Tara savait où allait ce soir, la blonde n'hésita pas une seconde de plus et courut dans la salle de bain. Qu'est-ce qu'on portait pour une exposition dans une galerie? Y avait-il un véritable dress code pour ce genre de choses? Tandis qu'elle se lavait les cheveux, Tara se demandait si le seul jean qu'elle avait dans son placard pouvait passer. Peut être qu'elle serait la seul à en porter un mais bon... À force de porter des vêtements qui ne couvraient que 90% du corps alors pour un de ces jours de repos, hors de question de faire un effort maintenant. Et puis il y aurait sûrement tellement de monde que personne ne ferait attention à Tara, ou alors il la prendrait pour une artiste un peu perdue en manque d'inspiration... Cette idée lui plaisait bien. Elle finit donc par enfiler son jean préféré, son bustier noir, un béret (être artiste ou non? Telle était la question) et bien entendu des talons aiguilles. Rouges s'il vous plaît. En route pour The Gallery. Cependant, quand Tara finit par pousser la porte... Elle fut plus que surprise.

Où étaient donc les gens? Les critiques en train de s'extasier sur les oeuvres? Les fans d'art qui étaient là just because... Non, il n'y avait qu'une armée de rousse, enfin façon de parler, et un homme plutôt mignon. Bon... Tara hésita quelques instant sur le pan de la porte. Entrer ou... wow. Stop everything. Le buffet. Et bah voilà, se dit-elle quelques minutes plus tard, avec enfin quelque chose à la bouche, la soirée devenait plus intéressante. Peut être qu'elle irait dire bonsoir et jeter un coup d'oeil à une ou deux photos... Peut être.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Lun 13 Fév - 14:26

Le grand jour, le Jour J, le D day, était enfin arrivé. Après des mois d'efforts, The Gallery allait finalement présenté sa toute première exposition photographique qui rassemblait le travail d'un photographe d'une certaine renommé, mais surtout celui de Anna et Madeleine, deux de ses trois rousses préférées. Glenn savait à quel point cet événement était important pour ses amies. Il passait tellement de temps à la Pension qu'il avait été témoin des crises de nerfs impromptues, des explosions d'enthousiasme et des instants d'intenses paranoïa qui avait secoué la grande demeure pendant la préparation. Les filles avaient été complètement déchaînées, la folie douce qui régnait toujours dans la Pension s'était peu à peu transformée en folie tout court, mâtinée d'hystérie collective, et le blond s'était surpris plusieurs fois à plaindre JJ qui, étant le seul à garder un peu de son calme, devait gérer seul les trois rouquines, tout le temps, tous les jours. Glenn avait quand même offert son aide et s'était retrouver en charge des vêtements que ses amis et le photographe allaient devoir porter le jour de l'exposition. Il avait réussit à convaincre ses patrons que fournir les robes et costumes ne pouvaient qu'être bénéfique pour eux puisque le photographe était connu et que quoiqu'il arrivait, on se souviendrait de ce qu'il portait. Sa machine à coudre avait fonctionné non stop pour accomplir le travail demandé en temps et en heure et Glenn n'était pas peu fier du résultat. Lors des essayages, ses amies avaient été plus magnifiques les unes que les autres. Il ne s'était pas occupé personnellement du photographe et il en avait été heureux. Cet homme faisait vraiment honneur au cliché de l'artiste pompeux et condescendant, et Glenn avait horreur de travailler pour ce genre de personne. Il savait que Anna et Madeleine avait dû subir sa verve en silence, il s'était d'ailleurs souvent empêcher d'éclater de rire quand l'une ou l'autre se lançait dans une longue tirade décrivant point par point ce qu'elles pensaient de lui.

Le jeune créateur avait hâte de voir ce que tout ça allait donné et si beaucoup de monde viendrait, ne serait-ce que par curiosité ou pour profiter du buffet. Il savait que Santana serait présente de même que Timothy, il s'était d'ailleurs promis de tout faire pour l'éviter, et, si pour une raison ou une autre ce n'était pas possible, de se montrer poli et courtois envers lui. Glenn avait décidé d'enfermer son inner bitch à double tour pour la soirée, déterminé à se conduire comme le parfait invité pour ses amies.

L'heure H s'approchait de plus en plus et Glenn prit tout son temps pour s'habiller. Il s'était décidé pour un genre de smoking/costume détourné comme il en avait le secret. En fait, c'était un ensemble assez simple si on s'en tenait aux standards du blond : une veste et un pantalon de smoking noirs, associé avec une chemise lila et un veston. Comme accessoire, il avait ajouté une cravate, un mouchoir de poche, une petite fleur à sa boutonnière et des boots complétaient sa tenue. Une fois qu'il fut satisfait de son reflet dans le miroir, il regarda sa montre et jura. Il savait déjà qu'il arriverait en retard à l'exposition. Un dernier coup d'œil à la psyché, et il était partit.

Sur le chemin, il remercia Coco Chanel et tout ce qui était sacré d'avoir fait de Lima une si petite ville. Il y avait très peu de monde sur la route, et il n'eut aucun scrupule à griller quelques feux rouges et autres panneaux de circulation. De toute façon, Glenn avait toujours considéré les panneaux routiers comme des suggestions plutôt que des directives. Le fashionista arriva donc rapidement à destination et se gara non loin de The Gallery.

En entrant dans la galerie, il fut heureux de constater qu'il n'était pas si en retard que ça finalement. En fait, à part Anna, Lexie et Madeleine, il n'y avait que deux autres personnes, un homme qu'il ne connaissait pas et une jeune femme qui avait apparemment déclaré la guerre au buffet. Tout en jetant un coup d'œil autour de lui,iIl se dirigea vers ses trois amies en souriant et les salua en les prenant dans ses bras et les gratifiant toutes d'une baiser sur la joue. Il remarqua tout de suite l'état de nervosité dans lequel elles se trouvaient et tenta de les réconforter.

-Vous avez fait un travail magnifique les filles ! Je suis sûr que tout va bien se passer, pas besoin de stresser à ce point.

Bien sur, il savait que rien ne pourrait les calmer tant qu'elles ne l'auraient pas vu de leurs yeux mais ça ne coûtait rien d'essayer. Il se tourna ensuite vers l'homme qui était en compagnie des rouquines et, avec un sourire chaleureux, lui tendit la main en se présentant. Se faisant, il se demanda quand les autres invités arriveraient.


Dernière édition par Glenn McAllistair le Mer 29 Fév - 23:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Lun 13 Fév - 16:26

Brittany resserra la fourrure de son col autour d’elle en sortant de sa voiture. La nuit était déjà tombée sur Lima, et avec elle un vent frais persistant. Bien heureusement, la pluie ne s’était pas encore invitée au rendez-vous. Elle ferma sa décapotable à clé avant de lever les yeux sur la devanture de la galerie d’art Preston. Elle n’y était encore jamais venue mais l’invitation au vernissage avait été trop tentante pour résister. D’autant plus que Santana y serait présente et qu’il s’agissait de ses colocataire. Il fallait bien faire vivre ces derniers pour que son filleul et sa maman aient de meilleures conditions de vie, n’est-ce pas ?

Elle ne put retenir un sourire. Tout cela lui rappelait sa vie sociale à New York. Lorsqu’elle était en couple, elle avait assisté à un nombre incalculable de ce genre d’évènements culturels, notamment des vernissages. En un sens, c’était heureux : maintenant qu’elle se retrouvait seule, elle savait au moins de quoi il s’agissait et comment cela se déroulait. Ceci dit, tout cela n’était bien évidemment pas comparable aux expositions de la grande pomme, et elle avait évité de se remémorer ses souvenirs, histoire de ne pas déchanter à son arrivée.

De même, elle avait évité de sortir les tenues les plus élaborées de sa garde-robe, sachant pertinemment que – contrairement à New York où ce genre d’occasions entrainaient des compétitions officieuses de stylisme – les Givenchy, Chanel, Versace et compagnie ne s’inviteraient pas à la fête. Tant mieux d’ailleurs, car elle avait laissé la plupart de ces tenues à ses amies new-yorkaises : quel intérêt de les ramener à Lima, vraiment ?! Non, ce soir, elle s’était contentée d’une robe bleu nuit, très sobre, accompagnée d’une courte veste bordée de – fausse – fourrure blanche. Elle resserra sa prise sur sa pochette en cuir blanc et monta sur le trottoir du bout de ses escarpins tout aussi blancs.

Lorsqu’elle entra, elle balaya la salle d’un regard, plaçant et identifiant les rares personnes présentes d’un coup d’œil. Vieille habitude new-yorkaise, là encore. Elle se dirigea naturellement vers les organisatrices et notamment celle qu’elle connaissait le mieux et qui semblait la moins occupée : Lexie. Les deux autres semblaient occupées par un beau ténébreux sur le front duquel était gravé en lettres invisibles : ‘Don Juan’. Mieux valait les laisser tranquille.
Elle sourit à la terreur de ses années lycées, déposa une bise furtive sur sa joue et lui glissa au passage un simple « Merci pour l’invitation » avant de la laisser accueillir les clients suivants. Elle se tourna ensuite vers Glenn et lui fit la bise avec plus d’ostentation, soulignant d’un regard et d’un compliment amusé son appréciation de sa tenue. « Toujours le plus élégant, tu m’éblouis. »

Elle s’éloigna ensuite vers le buffet pour saluer la dernière personne présente, une solitaire. Elle sourit avec amusement pour son intérêt pour le buffet. Oh, comme elle pouvait la comprendre ! « Bonsoir. » la salua-t-elle en se servant un verre. Elle hésita à lui demander ses conseils en matière de petit-four : c’est qu’ils lui faisaient de l’œil, les vilains. Néanmoins, elle avait bien déjeuné et préféra, pour le bien de sa ligne, remettre à plus tard l’exécution en règle du buffet… s’il en restait d’ici là, bien sûr. Elle se contenta donc de soulever son verre de champagne avant de montrer l’exemple : elle se tourna vers les œuvres affichées et commença à en faire le tour. Après tout, c’était bien mignon de boire, manger, et se pavaner, mais elle avait des murs vides à décorer !

Ceci dit, Brittany étant Brittany, elle fit l’exact contraire de ce que Lexie attendait d’elle : elle se dirigea immédiatement vers les panneaux les plus reculés, bien déterminée à mettre le doigt sur les meilleurs clichés pour son loft. Elle avait à peine fait quelques pas qu’elle s’arrêta devant un portrait et fronça les sourcils.
« Gosh, il ressemble à mon premier metteur en scène. » marmonna-t-elle, horrifiée. Elle pencha la tête, se recula et plissa les yeux avant de revenir à son point de départ. « Exactement la même tête que quand il allait te postillonner à la figure. Flippant. » conclut-elle avant de s’éloigner rapidement du côté des paysages. Il y avait moins de risques pour qu'elle s'y fasse agresser.
Le problème, c'est qu'elle n'avait pas idée que ce portrait en question était en vérité un autoportrait : celui du photographe. Ce dont elle se serait rendu compte si elle avait lu le petit texte le présentant, juste en dessous.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Mar 14 Fév - 21:02

« I feel the adrenaline moving through my veins. Spotlight on me and I'm ready to break. I'm like a performer, the dancefloor is my stage. Better be ready, hope that ya feel the same » Savannah se déhanchait sur la musique de Britney Spears sans se préoccuper de l’heure ou encore du lieu dans lequel elle se tenait. C’était tout simplement sa chambre ou plutôt ce qu’on pouvait appeler une chambre. En effet il y avait un grand lit double dans la pièce ainsi que quelques habits entassés là et là dans un coin puis dans un autre. Mais ça ce n’était pas guère important tout compte fait.
La jeune femme sourit à son reflet dans le miroir tout en se faisant une queue de cheval haute entre quelques petits déhanchés parfaitement en rythme avec la chanson Circus interprété par Britney Spears. Malgré ces petits cheveux courts blonds, elle arrivait parfaitement à se faire une jolie coiffure. Elle avait gardé ses anciennes habitudes, celle qu’elle avait eue lorsqu’elle pouvait encore secouer sa crinière de lion dans tous les sens, en fouettant ses camarades au passage. Trêve de plaisanterie. Enfin prête, Blondie regarda l’heure qu’affichait son portable tout neuf. Il était l’heure de sortir un peu s’aérer l’esprit.

Arrivé devant la Galerie Preston, ses cheveux virevoltant avec l’air frais, ses chaussures à talons claquant fièrement le bitume frais, Savannah rentra à l’intérieur comme si de rien n’était. A peine venait-elle de faire un pas, qu’elle sentit le regard perçant des sœurs Prestons. Elle leur jeta un coup d’œil faisant un sourire amical à Lexie avant de détourner le regard lorsqu’elle aperçut Anna qui la regardait curieusement. Ce n’était pas le moment de s’emporter, de lui répéter encore une fois ce qu’elle pensait d’elle et encore moins de sa relation avec Tim. Non elle n’avait pas le droit de tout gâcher, de se mettre en avant même si l’idée ne lui déplaisait guère. Elle s’avança vers le trio qui était apparemment en charmante compagnie. « J’espère que ta galerie vaut le coup d’œil A-n-n-a-a-a … » Elle se délecta de bien séparer chaque lettre de son prénom lorsqu’elle le prononça, faisant bien claquer sa langue sur son palais après avoir fini. Maître en art de la provocation c’était tout elle. Puis elle se retourna vers les deux rousses comme si de rien n’était. « J’ai hâte de voir ce que tu as fait Lexie et … tu dois être Madeleine c’est ça ? » Elle lui décrocha un sourire sincère, n’attendant même pas la réponse à la rousse inconnue pour partir. Madeleine c’était une amie à Tim, une amie à Samuel … donc cela voulait dire que ces deux énergumènes devaient y être aussi. Blondie pivota sur le côté, et aperçut le regard envouteur du jeune don juan. Elle ne lui accorda même pas un sourire juste un petit regard pour lui dire en quelque sorte bonjour. Les politesses finissent après avoir salué gaiement son camarade styliste, Glenn, elle se dirigea vers le buffet qui commençait à lui faire de l’œil. Heureusement qu’elle n’était pas une grosse gourmande car sinon le buffet allait y passer. Elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil à la jeune femme qui elle apparemment ne se demandait pas ou non si elle allait manger tout le buffet. Non elle préférait voir cela en fonction des tonnes de petits fours qu’elle enfilait … Mais sa gourmandise ne fut pas la seule chose qu’elle remarqua. Possédant un œil de lynx pour les habits de mode, elle remarqua son bustier et ses talons aiguilles rouges parfaitement accordé avec la tenue qui se finissait d’un petit béret sur la tête. Apparemment il y avait des gens qui s’habillaient bien à Lima outre ses amis dis donc. « Hého miss Gourmande ! J’aime bien tes chaussures dis-moi. » Simple, courtois, facile comme technique d’approche. Elle n’avait même pas employé un ton agressif, de toute façon vu l’élégance avec laquelle cette fille avait l’air de s’habiller elle devait se montrer sociable avec. Empoignant un petit four alléchant à première vue qu’elle mit direct dans sa bouche, avant de s’empêcher de tout recracher elle s’avança vers la jeune femme. Sa robe en mousseline de soie couleur magenta épousant magnifiquement ses formes. « Je me trompe ou toi non plus tu n’es pas vraiment intéressé par l’art ? Je me présente Savannah Williams, styliste qui sera connu bien plus qu’à Lima et à Los Angeles bientôt ! » Autant se lancer des fleurs maintenant sinon elle n’allait pas y penser et ça serait bien trop tard. Repoussant les petits fours qui se tenait devant elle car finalement ce buffet ne lui faisait plus vraiment de l’œil après s’être risqué à en manger un, elle s’appuya délicatement contre la table. Heureusement qu’elle était assez fine sinon la table n’aurait jamais surmonté son poids, même si elle s’appuyait juste un tout petit peu dessus. Scrutant les alentours, elle vit une blonde faire une tête bizarre en regardant un autoportrait puis vite s’en aller vers les paysages, la même expression restant fixé sur son visage. Sa tête lui disait quelque chose mais elle ne pouvait dire clairement qui c’était. Peut-être que c’était une ancienne du lycée ça ne serait guère étonnant de toute façon. Savannah regardait les tableaux au loin avec un petit œil interrogateur. Elle n’avait jamais compris en quoi pouvait bien servir l’art à part faire plaisir. Car d’après certaines personnes, derrière cette passion il y avait autre chose de plus intéressant, chaque tableau était en fait la révélation même du fruit de l’âme de chaque individu qui l’avait peint. C’était bien trop complexe à son goût en fait. Il faudrait qu’un jour elle s’intéresse à ça pour faire genre d’avoir un sujet de quoi parler avec Lexie. Mais en y repensant elle trouvait cette idée vraiment stupide. D’ailleurs c’était la même question qu’elle se posait pour la venue de sa visite ici. Certes elle n’avait pas encore l’âge pour être atteinte d’Alzheimer mais quand même … Pourquoi était-elle venue ici déjà ?


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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Sam 18 Fév - 16:51

Santana était nerveuse. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas participé à ce genre de soirées un peu guindées où l'on se devait de porter une tenue parfaite pour ensuite tenir une conversation profondément ennuyeuse et vide de sens avec des personnes que l'on ne connaissait pas. Lors de sa brève carrière de mannequin, la jeune femme avait assisté à un nombre incalculable d'événements de la sorte, une robe de créateur sur le dos et perchée sur les derniers Louboutin, paradant tel un trophée aux bras d'acteurs du moment ou de producteur en manque de jeunesse. Elle était à la longue devenue maître en l'art de converser sur les angles parfaits d'une statue de Rodin ou sur la précision presque irréelle du coup de pinceau de Goya mais encore la perversion discutable des clichés de Sally Mann. Santana savait que la plupart des gens la prenaient pour une écervelée pas bien intelligente ni cultivée qui n'était bonne qu'à rouler des hanches pour compléter son tableau de chasse. Ce qui était faux. Avec son expérience dans ce monde impitoyable qui avait été le sien en Europe, la jeune femme était persuadée qu'elle pouvait tenir tête à bon nombre de personnes sur l'un de ces sujets. Et tout cela bien que Santana se fiche royalement de tout ce qui touchait de près ou de loin à l'art. Pour elle, la photographie n'était qu'un moyen de se faire de l'argent lorsqu'on possédait un physique comme le sien. Elle n'avait jamais éprouvé l'envie de prendre des photos, ni même de s'intéresser d'elle-même à cet art, bien qu'elle connaissait par cœur le nom des plus grands photographes de mode et qu'à la fin de sa carrière elle n'avait choisi ses contrats qu'en fonction de la notoriété de celui ou celle qui allait mettre son corps en valeur.

Mais ce soir, tout était différent. Elle ne se rendait pas à un vernissage pour faire la belle et toucher un chèque à la fin de la soirée. Elle y allait pour ses colocataires, ses amis. Elle savait combien Anna était douée, et elle aimait d'ailleurs voir ses derniers clichés quand l'occasion se présentait. Elle ne savait pas vraiment ce que valait Madeleine, et malgré elle elle avait hâte de découvrir ses photos. Mais elle avait peur de ne pas savoir quoi faire de sa personne. Pire encore, elle craignait de retomber dans une période de déprime en se remémorant ce passé qu'elle cherchait par tous les moyens à oublier. Lâchant un soupir à en réveiller un mort, Santana observa son reflet dans la glace. Elle avait ressorti une robe Vera Wang noire, courte, et simple qu'elle avait assorti avec une paire d'escarpins Chanel rose poudré qui ajoutait une touche de couleur à sa tenue. Elle espérait juste que personne ne remarquerait que tout ce qu'elle portait datait de l'année dernière. Passant ses doigts dans ses cheveux lâchés, elle se détourna du miroir. De toute façon, elle pouvait difficilement faire mieux et elle se disait qu'avec une attitude de supériorité et une démarche assurée elle arriverait à briller. Elle avait su le faire à Paris, Londres et Milan, elle n'allait faire qu'une bouchée de Lima. Santana jeta un dernier coup d'oeil à la silhouette endormie de son fils avant de se diriger vers la chambre de Porter, le babyphone à la main. Elle donna ses dernière recommandations au jeune homme puis enfila sa veste et attrapa sa pochette.

Le trajet jusqu'à The Gallery se fit rapidement mais bien vite Santana sentit l'appréhension la gagner. Avoir peur sans savoir réellement pourquoi la rendait folle, et elle fit tout son possible pour ne pas faire demi tour. Elle se gara près de la décapotable de Brittany, se relaxant quelque peu à l'idée que sa meilleure amie était déjà présente. Elle allait passer la soirée à s'amuser des paroles innocentes et pourtant vraies de la jolie blonde, et cela la rassurait fortement. Santana quitta sa voiture et se dirigea vers l'entrée de la galerie. Visiblement, elle était l'une des premières, et elle n'arrivait pas à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Poussant la porte, elle plaqua un air suffisant sur son visage avant de pénétrer dans la galerie et se dirigea vers le trio de rousses comme si elle était en plein défilé Versace. Posant une main sur sa hanche, elle se pencha légèrement vers ses amies. « Alors, comment s'annonce cette soirée de losers ? » lança-t-elle négligemment bien qu'elle savait qu'elle allait sûrement récolter les fruits de son insolence. « Wild, cette couleur de cheveux ne te sied pas vraiment, mais j'adore ta robe. Glenn fait vraiment des miracles. » ajouta-t-elle avec un clin d'oeil en direction de Madeleine. Elle offrit un sourire à une Anna visiblement très stressée avant de porter son attention sur Lexie. « Preston junior, j'espère que tu as fait honneur aux gens de notre rang et que le champagne est à mourir. » Sans un autre mot, elle se dirigea vers le buffet et se servit une coupe de champagne. Le stress la faisait devenir méchante, et elle savait que dans ce genre de situations, une seule personne était capable de la calmer. Elle parcourut la salle du regard à la recherche de sa meilleure amie. Celle-ci était visiblement occupée à observer les photos exposées. Santana se dirigea vers sa meilleure amie, la démarche toujours aussi assurée, jetant de vagues bonjours aux personnes qu'elle croisait et dont elle se fichait comme de son premier sac Prada. Une fois arrivée à sa hauteur, Santana glissa son bras sous celui de Brittany et déposa un léger baiser sur sa joue. « Britt, par pitié dis-moi qu'au moins les photos ont un peu d'intérêt. » La soirée promettait d'être longue.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Sam 18 Fév - 18:23

Timothy n'y connaissait absolument rien en art. Selon lui une toile de Picasso dégageait autant de charme et d'émotion que la fresque qui ornait le papier peint de ses toilettes. Il ne comprenait absolument pas cet univers qui se voulait élitiste au possible, encore moins ces personnes qui débattaient de la beauté d'une œuvre qui ne ressemblait à rien de son point de vue. Ces choses là étaient bonnes pour Anna et c'était bien pour cette unique raison qu'il hésitait sur la tenue la plus appropriée. Il n'avait pas la prétention de dire qu'il était un grand adepte de ces soirées huppées, mais à force de côtoyer Anna il avait fini par comprendre qu'on le dévisagerait avec un peu moins d'insistance s'il s'habillait - ou du moins essayait - avec élégance. Le choix était donc crucial. S'il faisait le bon, il pourrait parader sans que personne ne fasse attention à lui, feignant attendre quelqu'un qui ne viendrait jamais. Dans le cas contraire il devrait subir des regards de mépris dont il pouvait très bien se passer. C'était toujours ainsi, et lui mieux que quiconque savait que cette soirée était à propos d'Anna - et de sa sœur et de JJ mais c'était bien le cadet de ses soucis - alors il était hors de question d'en être l'attraction principale. Figé devant le miroir de son ancienne chambre il nouait sa cravate avec une détermination certaine, comme si cette étape était décisive et que la bâcler reviendrait à saboter tout ce travail qu'il avait minutieusement fourni depuis une heure. Ses cheveux étaient correctement coiffés et même si sa chemise - d'un blanc tout ce qu'il y avait de plus classique - parfaitement boutonnée l'incommodait beaucoup, il se rassura en se disant que ce n'était que l'espace de quelques heures seulement. Pour masquer les tatouages sur ses mains il n'aurait qu'à les mettre dans ses poches, c'était peu classieux mais il n'avait pas trouvé mieux.

Fin prêt il prit une longue inspiration qui lui gonfla le torse, avant de réaliser que c'était le meilleur moyen d'éclater un bouton de sa chemise admirablement cintrée. Il souffla alors silencieusement, puis se dirigea vers le hall. Sa mère étant déjà sortie, il se contenta d'éteindre toutes les lumières avant d'agripper sa veste qu'il enfila à la volée. Il resta un instant dubitatif devant le tas de ferraille qui lui servait encore et toujours de voiture - heureusement qu'Anna ne jugeait pas sur ce misérable détail - se jurant qu'un jour lui aussi aurait droit à une cylindrée de parfait badass comme Samuel, parce que cet engin là ne ferait plus illusion bien longtemps. Il prenait même la peine de se garer dans une rue peu fréquentée près du lycée pour que personne ne remarque ce léger problème de parcours. L'air était frais, presque piquant, si bien qu'il ne tarda pas bien longtemps à toiser cette ridicule ferraille motorisée, de la même façon que le toisaient les mamies BCBG qui promenaient la boule de poil qui leur servait d'animal de compagnie dans le parc Lincoln. Il détailla brièvement son visage dans le rétroviseur avant de faire vrombir le moteur.

La route fut longue et plutôt fade si bien que lorsqu'il parvint enfin devant la galerie il se sentit presque impatient de rejoindre cette ambiance qu'il détestait pourtant. Il claqua la portière, se retourna par réflexe pour constater si elle était toujours accrochée au reste de la voiture, puis se dirigea vers l'intérieur. L'excitation retomba bien vite alors qu'il remarquait le désastre qui s'annonçait. Machinalement il jeta un coup d'œil à sa montre. Tout n'était pas perdu, le vernissage venait à peine de débuter et la règle n°1 était toujours d'arriver au moment où la fête battait son plein... sauf que ça ne fonctionnait pas exactement dans ce cas. Posté à l'entrée il fit un bref état des lieux. Samuel était présent, Dieu merci. Savannah également, et même s'il l'aimait beaucoup c'était une nouvelle plutôt mauvaise. Il la voyait déjà médire comme il aimait lui-même le faire, placée stratégiquement dans un coin de la pièce, un sourire suffisant dessiné sur les lèvres. Il irait lui glisser deux mots, c'était certain, mais pour l'heure il se devait de trouver Anna.

D'ordinaire ce serait plutôt facile de discerner une tête rousse dans une foule clairsemée mais dans ce cas précis il pouvait en compter trois... pour le moment. Tim savait bien que Madeleine avait fait des folies de ses cheveux, il ne s'était pas gêné pour lui faire remarquer le lendemain de ses exploits capillaires qu'il ne suffisait pas de se teindre en rousse pour se revendiquer Preston. Elle l'avait sans doute mal pris et depuis ce jour ils étaient quelque peu en froid. Rien d'anormal en somme. Il s'approcha du trio - que Samuel complétait bien évidemment puisque Madeleine en faisait partie - puis surprit Anna en l'attrapant par la taille et en lui murmurant un bonsoir à l'oreille. "C'est... charmant." dit-il à l'attention des trois rousses. Ce n'était que maintenant qu'il remarquait avec un soulagement certain que JJ ne comptait pas à l'appel. Ce constat lui arracha un sourire de satisfaction. "N'hésitez pas si vous voulez qu'on mette de l'ambiance." ironisa-t-il en montrant Samuel d'un bref signe de tête. "Quelque chose ne va pas, je me trompe ?"
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Jeu 8 Mar - 15:06

Anna mastiquait consciencieusement son petit four. C'était ce qu'elle avait trouvé de plus apaisant à faire pour ne pas envoyer les assiettes et les verres voler à l'autre bout de la pièce, une habitude que ses colocataires appréciaient d'ordinaire assez moyennement mais qui faisait toujours beaucoup rire Tim, surtout quand il était la cible de cette VVPI (comprenez "Vaisselle Volante Parfaitement Identifée").
La petite blague de Madeleine lui avait arraché un sourire pitoyable et la surveillante, plantée devant elle, tentait tout pour remonter le moral de sa bientôt hystérique amie.

-Humpf, oui, je crois qu'il vient, sauf s'il décide de faire comme ce maudit photographe et trouve qu'il a mieux à faire ailleurs, marmonna-t-elle la bouche pleine, avant de soupirer. De toute façon je m'en fiche, si cette soirée est un échec, je finirai aigrie, alcoolique et bouffie, à maudire la race des artistes et ce type jusqu'à la huitième génération, et alors peu importe ce que Tim ou Glenn pourront bien penser de moi, Maddie Mad !

Elle s’apprêtait à enfourner un feuilleté au crabe supplémentaire dans sa bouche quand Lexie fit -enfin- irruption dans la pièce. Sa mine ne laissait pourtant rien présager de bon et Anna, qui avait laissé son baffrage en suspens, avala le petit four qu'elle avait toujours dans la main, avant de gémir à nouveau.

-Pas tout de suite-tout de suite, non mais je rêve... Comme si on avait toute la nuit...

La jeune femme se connaissait et l'abattement était doucement en train de laisser la place à une rage folle. Ce type ne savait pas encore combien il était chanceux que J.J soit celui qui était parti à sa recherche : Anna, elle, lui aurait arraché les yeux en lui remettant la main dessus. Elle foudroya Lexie du regard, qui avec sa nonchalance habituelle, faisait comme si tout ça était parfaitement gérable, et attrapa une coupe de champagne pour néanmoins suivre le conseil de sa soeur qu'elle trouvait le plus approprié : boire pour oublier.

Prenant une gorgée brûlante d'alcool, elle failli s'étouffer en reconnaisant le premier visiteur de la soirée. Elle jeta un regard stupéfait à Madeleine, qui semblait aussi ravie qu'elle, et marmonna des imprécations qu'elle espérait maléfiques tandis que Samuel Youngblood avançait dans leur direction...
C'est avec un sourire totalement hypocrite sur le visage qu'elle accueillit le jeune homme, ignorant sa remarque désobligeante et donnant un coup de coude à son amie devant sa tentative de drague déprimante. Elle se mordit les lèvres pour ne rien répondre et laisser à sa colocataire le loisir de le remettre à sa place et fut finalement sauvée par l'arrivée de Glenn, tendant la joue d'un air distrait pour recevoir son baiser.
Elle observait maintenant les autres visiteurs présents et remarqua qu'elle s'était trouvée une copine de buffet, une blondinette inconnue plutôt sexy et tellement acharnée qu'il allait d'ailleurs falloir qu'elle se rapproche pour éviter que le reste de la nourriture lui passe sous le nez. Une ex-cheerio, amie de Lexie venait à son tour de débarquer et de les saluer, et Savannah Williams avait apparemment elle aussi décidé de venir profiter de l'humiliation publique de sa belle-soeur préférée, faisant une arrivée triomphante, en talons et robe tapageuse.

Anna leva les yeux au ciel en guise de salutation, avant de replonger dans son champagne. Elle avait conclu que rester muette était sa meilleure chance de survivre à cette soirée catastrophique, mais cela risquait fortement d'agacer Lexie et Madeleine, aussi fit-elle l'effort de décrocher quelques mots à ses deux compères, souriant faiblement à une Santana éblouissante, qui comme d'habitude, avait compris sans qu'on aie besoin de lui expliquer quoi que ce soit, que l'heure était grave à la galerie Preston.

-Je vais essayer de rappeler J.J, commença-t-elle, cherchant finalement à se rapprocher plus du buffet que de son téléphone.
Elle sentait l'alcool commencer à faire son effet au moment même où quelqu'un l'attrapait par la taille. Elle se retourna pour se trouver face à un Timothy sur son 31, enfin sur ce qu'un 31 signifiait chez Tim. Elle décocha son premier vrai sourire de la soirée, touchée par ce détail avant de se raviser cependant : il ne pouvait évidemment pas s'empêcher de dénigrer tout ce qui se passait à la pension Preston ou à la galerie, à croire qu'il avait en fait un problème avec le concept "Preston" en lui-même, et son sourire se transforma en grimace d'agacement.

-Non en effet quelque chose ne va pas, lança-t-elle, presque en criant. Elle baissa la voix en remarquant les regards qui se tournaient vers elle. Eviter le scandale, faire bonne figure, rester une Preston dans toute sa splendeur en somme...

-Il se trouve que l'artiste principal a décidé de nous faire faux bond, continua Anna en regardant son petit ami d'un air de défi. Alors oui, si tu veux en effet mettre de l'ambiance, ou que tu as une idée de génie pour palier à ce léger problème, surtout, ne te gêne pas et adresse toi à ma chère soeur, qui s'apprêtait justement à nous faire un discours, acheva-t-elle en lançant un coup d'oeil appuyé à Lexie. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, je vais vraiment appeler le troisième membre de cette fratrie pour savoir ce qu'il fabrique...

Et elle attrapa une nouvelle coupe de champagne, ce dont elle n'avait visiblement pas besoin, à en croire le tremblotement de ses talons, saisit son téléphone resté sur le comptoir en souriant au reste de l'assemblée, et se plaça dans l'embrasure de la porte du bureau pour composer fébrilement le numéro de J.J.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Mar 13 Mar - 22:46

Des meilleures amies elle en avait eues quelques unes, il fallait bien l’admettre. Les relations allaient et venaient, amours, amis, professeurs... Madeleine aimait changer de milieu comme de t-shirt. Enfin, ça c’était avant de décider d’être adulte et de poser un peu ses valises. Mais en choisissant Lima comme repère, elle avait diminué de manière exponentielle ses chances de vivre dans l’imprévu et le dépaysement. Pourtant la Pension Preston suffisait à lui fournir sa dose de drames et surprises vitales. Et cette exposition n’échappait pas à la règle. Elle n’était pas particulièrement fâchée ou même stressée pour l’arriéré qui servait de star à cette première exposition officielle, ce qui l’inquiétait c’était Anna. Anna et la quantité astronomique d’alcool qui risquait de débarquer avec Lexie. Anna et Timothy Ainsworth aussi... La jeune femme esquissa un sourire amer en entendant la réponse de son amie. Le couple le plus rebelle de la pension, le seul vrai couple de la pension d’ailleurs, avait des hauts et des bas et aux dernières nouvelles c’était assez neutre donc possiblement radieux ou tendu. La surveillante évitait en général de lancer le sujet de peur de mettre les pieds dans le plat, et n’ayant pas forcément envie de s’étendre à son tour sur le plan épineux de ses amours passées. De toute façon, la seule chose qui comptait pour le moment, c’était de retrouver monsieur je sais tout mieux que tout le monde et de recevoir dans les meilleures conditions les quelques curieux qui daigneraient passer la porte pour goûter aux petits fours, et au champagne de Lexie qui venait enfin d’arriver débordante d’énergie, mais pas de bonnes nouvelles.

Une chance pour Madeleine, le bureau n’était pas loin et elle put s’appuyer lourdement sur la table en entendant le bref rapport que venait de leur servir la dernière rouquine attendue de la soirée. Whisky cookie... Ce type était vraiment l’artiste le plus ringard de la création. Jetant un regard noir à son autoportrait accroché sur l’une des parois, elle le maudissait de tout son être mais tâchait de rester le plus calme possible pour ne pas affoler davantage Anna. Posant à nouveau son regard sur la propriétaire des lieux pour analyser tant bien que mal sa réaction, le gobage de crabe transgénique la conforta dans l’idée que le calme n’était vraiment plus au rendez-vous... Prenant à son tour la coupe tendue par Lexie en voyant les deux sœurs descendre gaiement les leurs, elle ne fit qu’y tremper les lèvres. Et grand bien lui en avait prit parce qu’elle recracha quasiment immédiatement le liquide pétillant en voyant le premier convive passer la porte d’entrée. Elle ne connaissait qu’un seul brun avec ce genre de veste en cuir et mèche faussement négligée en ville. Et à moins qu’il n’ait eu un jumeau bénéfique (lui était de toute évidement le maléfique de la paire), Bouddha l’avait vraiment abandonnée à cet instant. Soupirant sans retenue, son regard acier croisa celui d’Anna aussi surprise qu’elle et elle réajusta nerveusement le décolleté de sa robe en le voyant fondre droit sur elles. Une chose était sûre... ce n’était pas lui qui signerait un gros chèque à la fin de la soirée pour repartir avec l’un des clichés. À moins qu’il n’attende une riche compagnie. Cependant elle n’eut pas le temps de se poser plus de questions car un coup de coude assez brut la tira de ses fantaisies pour la ramener à la cruelle réalité. Frottant ses côtes à l’endroit où Anna venait de la frapper sans doute sans réaliser la force qu’elle y avait mis, elle roula des yeux inquiets vers la photographe avant de se concentrer à nouveau sur son très cher collègue. «Toujours aussi nul en grammaire Samuel.» dit-elle entre ses dents en le gratifiant d’un sourire glacial. Elle l’aurait bien planté là avec ses remarques à la noix et ses éternelles répliques de drague auxquelles il n’avait même plus l’air de croire, mais une deuxième personne passait enfin la porte, inconnue au bataillon celle-ci. «Mais merci d’être venu» dit-elle en baissant les yeux tout à coup intimidée par la présence de cette inconnue qui avait fini par se diriger vers le buffet sans passer par la case bonjour aux hôtesses. Qui était cette fille ? Il y aurait donc des gens à ce vernissage ? Une bouffée d’angoisse enserra la gorge de Madeleine alors que Glenn venait de se jeter sur elle pour l’embrasser dans de grandes effusions. Elle n’était pas aussi indifférente qu’elle voulait bien le croire finalement. Et les invités qui commençaient à arriver lui faisaient tourner la tête si bien qu’elle posa son verre sur la table sans y avoir retouché. Son cœur manqua de s’arrêter en entendant la cloche tinter à nouveau laissant cette fois-ci place à une blonde plantureuse et bien trop chic pour Lima.

Suivant la blonde qui semblait connaître Lexie des yeux, elle n’entendit pas vraiment son commentaire face à l’un des panneaux de monsieur coosky mais cela suffit à la mettre dans tous ses états. C’était la vraie première fois qu’elle accrochait ses photos au mur. Et elle ne savait même pas si cette fille était une amie ou une critique d’art, ce qui aurait pu expliquer la tenue, ou une espèce de journaliste locale qui se donne des airs de reporter des grands événements. Elle aurait voulu poser la question à Lexie mais une fois de plus elle fut prise de court par une blonde perchée sur des talons vertigineux qui jetait son dévolu sur une Anna au bord de la crise de nerfs. «Euh... oui et vous êtes...» Question sans réponse car la tempête venait de s’abattre sur le buffet et la demoiselle aux stilettos rouges. Au moins, personne ne posait de questions sur l’artiste... C’était à la fois rassurant et terrifiant. Pourquoi est-ce que ces gens étaient là ? Détournant le regard en réalisant que sa compagne de galère avait l’air de vouloir se faire la malle, Madeleine resta là, chancelante à côté de Lexie, incapable de réfléchir. Il fallait que Lexie trouve une solution. Que JJ arrive. Que Coosky décuve et fasse son entrée de préférence sans menottes aux poignets. Il fallait qu’elle boive son verre abandonné. Essuyant ses mains devenues moites sur la robe qu’elle sentait à présent trop étroite contre sa peau, Madeleine avait du mal à respirer mais tâchait de sauver tant bien que mal les apparences en se tenant plus droite que jamais et bombant la poitrine le plus possible en ne tenant pas compte des regards de Samuel qui venaient sûrement s’y perdre plutôt que de s’intéresser aux photographies. Juste le temps de récupérer son verre et Santana arrivait enfin, sans bébé. Bonne chose pensa la rousse en lui rendant un plissement de paupières tendre.

L’arrivée de Timothy était la goutte qui allait faire déborder le vase. Elle le sentait au plus profond d’elle-même. Et il n’avait pas prononcé trois mots que déjà Anna s’emportait. Sans se retourner ni regarder les autres visiteurs, Madeleine pressa le bras de Lexie de sa main libre en se cachant les yeux avec sa coupe de bulle toujours pleine. «Tu ne crois pas qu’il faudrait lui prendre le verre..?» souffla-t-elle le plus bas possible à sa colocataire. Mais en entendant la remarque ironique du grand tatoué, la jeune femme releva la tête d’un air méprisant. Pour qui se prenait-il ? C’était ça sa meilleure réplique pour remonter le moral de la petite amie en détresse ? Certes ils n’étaient pas le couple le plus fusionnel qui soit mais de là à enfoncer le clou... Malgré la nervosité qui rendait toujours ses jambes flageolantes, elle se détacha de la table pour aller s’agripper fermement au bras de Samuel sans accorder un regard à Timothy et sa répartie à la manque. «Vous m’excusez mais je vais faire faire un tour de galerie à ce pauvre Sam qui meurt sans doute d’envie de faire impression dans les dîners mondains grâce aux photos de notre invité remarquablement absent. Un peu de culture ne nuit pas !» Pressant un peu plus son bras contre elle, Madeleine l’entraîna vers l’une des sections de l’artiste invisible loin du petit groupe. Une fois à l’écart elle lâcha enfin le jeune homme pour lui faire face. Croisant les bras sous sa poitrine, elle le fusilla du regard avant de lâcher froidement et à voix suffisamment basse pour ne pas être entendue des autres «Je ne sais pas ce que tu viens faire ici, mais je te jure que si c’est pour gâcher la soirée, tu vas le regretter amèrement. Alors n’essaye même pas de jouer à je ne sais quel jeu avec Tim. Pour une fois. Je te le demande... comme un service.» Elle ne pouvait rien pour Coosky et Ainston, mais elle pouvait au moins essayer de limiter la casse avec Youngblood. Elle se rapprocha d’un pas pour poser sa main sur son avant-bras en battant doucement des cils. «S’il te plaît.»


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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Sam 17 Mar - 19:58

Le retard annoncé - et la possible absence, mais il était trop tôt pour évoquer ce cas de figure - de l'artiste avait bien entendu eu l'effet d'une bombe chez les deux autres organisatrices. Lexie tenait le cap avec brio, relativement habituée à travailler dans l'urgence et ne rechignant pas à une dose d'adrénaline imprévue. Son stage à la Royal Academy of Arts n'avait pas manqué de rebondissements et si elle avait survécu à la perte temporaire d'un bijou égyptien d'une valeur inestimable dans la mer Méditerranée, ce n'était pas un si petit imprévu qui lui ferait peur. Haut les coeurs. Elle ne fit néanmoins aucun commentaire, laissant sa soeur tester sa capacité à boire le plus de champagne possible en moins de quelques heures. Heureusement que le breuvage délicieux était de qualité, sinon sa pauvre soeur serait déjà en train de se cogner la tête contre les murs. Mais mieux valait la laisser aller à son désespoir, tant qu'elle n'ouvrait pas la bouche et évitait de prendre un air trop mélodramatique, les choses devraient tenir la route sur ce front.

Leur premier visiteur n'était pas complètement inconnu à la jeune Preston et pour tout dire, elle aurait bien aimé ne pas voir sa mine de séducteur ce soir. Non pas qu'elle soit désagréable à l'oeil, bien au contraire. Mais Anna - et surtout Madeleine en l'occurrence - n'avait pas besoin d'agitation supplémentaire. Et ce garçon était éminemment synonyme d'ennuis. Ca se voyait à sa tête, ça se voyait dans ses propos volontiers sarcastiques, ça se voyait dans le petit clin d'oeil taquin qu'il venait de lui adresser. Lexie retint un soupir, ne pouvant s'empêcher de penser qu'un bad boy de pacotille dans son entourage proche était amplement suffisant. Qu'est-ce que ses colocataires trouvaient à ces pseudos méchants garçons, aux cheveux plus gras que rebelles et à la conversation à peu près aussi intéressante que les pages sport de USA Today? D'ailleurs, où était donc le biker sans destrier qui se prétendait petit ami d'Anna? Si Samuel a fait acte de présence, nul doute qu'Ainsworth sera de la partie. Pour le meilleur comme pour le pire.

Mais, en vérité, la jolie rousse avait des préoccupations un tantinet plus sérieuses. En tête desquelles: où était donc JJ et pourquoi ne téléphonait-il pas? Mener la soirée tambour battant malgré l'absence de sa star, elle s'en sentait très franchement capable. Mais pas sans JJ. Il serait le seul à avoir un peu de contenance, à garder son sang froid. Il était le seul qui la rassurerait vraiment et qui l'empêcherait de se faire du souci supplémentaire pour Anna et Maddie. Surtout Anna. Mais, ceci était une réception, une occasion de s'ouvrir à leur public et potentiels acheteurs. Et ça serait un véritable échec si elles se contentaient de pleurnicher dans leur coin. Se gardant bien de s'emporter, Lexie salua d'un signe de tête l'inconnue qui venait de se fondre sur le buffet, sans insister d'avantage. Elle avait un air de fille qui est entrée parce qu'il y avait de la lumière et de la nourriture et de toute façon la tornade d'affection qu'était Glenn venait de débouler, tout en couleurs et bon goût. Lex lui rendit son étreinte avec un peu trop de force, simplement rassurée de voir un visage ami et serein. « Je trouve aussi mon cher, les filles nous ont sorti le summum de leur art et je ne pense pas avoir perdu la main en ce qui concerne l'organisation d'une soirée. » Elle sourit à son ami, franchement enchantée qu'il lui offre un répit de l'air intoxiqué d'angoisse qui émanait de sa grande soeur adorée. Elle va nous ficher le moral et l'expo par terre... Ou se ressaisir comme une vraie britannique, une vraie Preston. Lexie lui accorda donc un temps d'adaptation supplémentaire et salue cordialement Brittany. Sa présence l'enchantait, sa fraîcheur et son standing ne pourront être qu'un avantage certain à cette petite sauterie. Evidemment la ravissante blondinette ne brille pas par son intelligence et son érudition, mais elle a l'habitude des grandes réceptions et malgré son tempérament de gaffeuse apporte une légèreté bienvenue dans la galerie.

Légèreté un rien entamée lorsqu'elle entreprend un petit tour de l'exposition et qu'une blonde un peu moins charmante fait son entrée. Parfait, Samuel, Savannah. Il ne manquait plus que Tim en personne pour que Lex ne réponde plus des nerfs de son aînée. La rouquine appréciait Savannah, précisément pour son tempérament enlevé et sa franchise un peu brusque. Mais sa remarque empreinte de sarcasme, de cynisme même n'était pas pour la rassurer. Elle s'apprêtait à relancer la conversation en soulignant qu'elle n'avait pas apporté grand chose à l'oeuvre, que c'était le fruit des travaux de sa soeur et de Mad. Et d'un grand artiste brillant par son absence la plus complète. Elle expliqua brièvement à Madeleine qui était la tornade blonde qui venait de débouler mais Lexie n'eut pas le loisir de s'attarder sur son cas puisque Santana vint les saluer, fidèle à elle-même. La rouquine lui sourit, ne prenant absolument pas mal sa répartie cinglante. Cette réception, cet arrière-goût de snobisme, de luxe, d'élitisme et de culture devait faire rejaillir bien des souvenirs pour l'ancienne star du mannequinat, aussi la petite anglaise prit le parti de l'humour. Comme d'habitude. Elle désigna donc le buffet avec une courbette un peu surfaite et rétorqua « Mais je l'ai choisi spécialement pour toi querida. » Elle accentua légèrement le dernier mot, comme le font tous les hypocrites de la haute société quand ils distribuent des surnoms à la pelle. Néanmoins son affection était des plus sincère, même si un peu de soutien aurait été le bienvenue. Plus tard peut-être, quand elle aura pris ses marques et se sera apaisée aux côtés de Brittany.

Le clou de ce défile d'arrivées - c'était à croire qu'il s'était donné le mot pour ne pas accorder une seconde de répit aux trois rouquines - fut bien entendu monsieur Timothy Ainsworth, l'homme à l'origine de beaucoup de bruit pour rien, de l'hystérie sororale aggravée et d'un tas de vaisselle cassée conséquent à la Pension. Absolument pas la personne qu'il fallait maintenant. Ou exactement la personne. Ca dépendait, comme toujours avec ce couple si résolument hors normes et unique en son genre. En d'autres circonstances, Lexie trouvait ça adorable et sentait sa verve dramatique en émoi. L'amour qui surmonte les obstacles, le lieu commun le plus courant et le plus efficace du monde. Mais ce soir, elle estimait avoir eu sa dose d'obstacles. Elle lança donc un regard inquisiteur et se voulant dissuasif au jeune homme, qui ne la vit pas ou bien choisit de l'ignorer. Anna criait à demi et Madeleine s'inquiétait de son taux d'alcoolémie en hausse. Lex lança un regard au reste de la salle; quelques inconnus avaient fait une entrée plus discrète et s'intéressaient aux photographies. Les choses se déroulaient aussi bien que possible au vu des circonstances. Elle répondit, pensive « J'étudie la question, je suis en train de me demander si la rendre pompette n'est pas le meilleur moyen de la rendre supportable. Mais bon, je veille ne t'en fais pas. » Puisque visiblement, elle était la seule à avoir encore toute sa tête et pas de love interest dans les pattes. Et on se demandait pourquoi elle était une célibataire endurcie.

Elle laissa Maddie s'occuper de son trouble-fête puis se dirigea vers Ainsworth, posant une main apparemment amicale sur le bras du jeune homme « Merci d'être venu quand même, je suppose que quelque part ça doit lui faire plaisir. Mais si tu veux bien, je vais m'occuper de la bête pour le moment. » La rousse lui servit un sourire éclatant et mit ensuite le cap sur le monstre en question, qui chuchotait/criait avec véhémence au téléphone. Lexie s'accouda au comptoir de la galerie et décida de suivre les conseils de leur colocataire, en s'emparant de la coupe de champagne déjà bien entamée d'Anna. La petite Preston la vida, la posa près de la caisse puis regarda sa soeur, qui raccrocha finalement. On frôlait clairement l'hystérie. Aussi, avant de demander quoique ce soit, elle posa ses mains sur les épaules de son aînée, la regarda droit dans les yeux et dit « Bon Anna, tu vas te calmer. Tu vas garder ton calme et ta tenue, tu vas respirer à fond et ne surtout pas paniquer. Qu'importe ce que JJ a dit, on va s'en sortir. Mieux, on va assurer. D'une manière ou d'une autre. Mais il faut que tu retrouves constance. Je ne peux pas faire un sort au buffet, improviser au fur à mesure pour que tout se passe bien, garder un oeil sur nos invités et m'assurer que tu ne vas pas péter un plomb en plein milieu de la soirée. Donc, rends-moi service et bon sang, reprends-toi ! » Elle la secoua un peu sur ses derniers mots, histoire de montrer qu'elle ne plaisantait pas le moins du monde. Hors de question que le goût de sa soeur pour le drame, la dépression l'hystérie et les scènes de ménage viennent foutre en l'air LEUR grand soir. Elle la lâcha enfin et ajouta, sur un ton plus calme « Bon alors, nouvelles du front? » Qu'elles puissent trouver un plan de bataille plus concret. Et mener à bien l'opération « faisons comme si de rien n'était »


Dernière édition par Lexie A. Preston le Lun 26 Mar - 17:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Dim 18 Mar - 17:57

D'un regard perdu, Samuel regardait les différents tableaux accrochés aux murs. Certains tableaux semblaient n'avoir aucune valeur ; du moins c'était ce que pensait le jeune homme. La première fois qu'il avait mit les pieds dans la Galerie, il n'avait pas prêter grandement attention à tout les tableaux qui ornaient les murs. A part critiquer des chefs-d’œuvres qui pour lui n'en étaient pas, il n'avait pas grand-chose à faire dans une galerie d'art. A ses yeux, chaque tableaux se ressemblaient. Contrairement aux passionnés et aux peintres, il ne voyait pas la petite étincelle, le petit détail qui pouvait changer un tableau. Rien ne changeait pour lui. Lorsqu'il avait décidé de venir voir l'exposition à la Galerie Preston, le surveillant avait beaucoup réfléchi. Il ne lui avait fallut seulement que cinq minutes pour décider de prendre son scooter et se rendre à la Galerie. Bien qu'il essayait de ne pas y faire attention, ne le surprenant pas, il avait remarqué les regards surpris que les trois rousses avaient jetés dans sa direction. Étant le premier arrivé, cela était tout a fait naturel. Puis, personne – même pas lui – n'aurait pensé qu'il serait allé à ce genre d'exposition. En tout sincérité, il fallait avouer que si Samuel avait décidé de venir, cela était simplement pour la jolie demoiselle qu'est Madeleine, et aussi pour voir comment Anna aller gérer le stress qui allait sûrement l'envahir à un moment ou à un autre. Rien que le fait de savoir aussi, que son ami Timothy allait être de partie, lui avait suffit pour trouver une raison de venir à la Galerie. Il n'en doutait pas, c'était évident. Son meilleur pote était allait être là, juste pour venir soutenir sa bien aimée. Samuel le savait.

Après avoir fait un brève compliment à Madeleine, il eut le droit à une remarque digne de la jeune femme. Face à cela, le jeune homme voulut éclater d'un rire faussement hypocrite, mais l'entrée d'une autre personne fit dire à Madeleine qu'elle le remerciait tout de même d'être venue. Pour répondre à la jeune femme, il la gratifia d'un petit sourire avant de poser ses yeux sur la jeune femme qui était rentrée. Apparemment, il y avait des gens beaucoup plus mal polis que lui. En effet, la jeune femme n'avait même pas adresser le moindre salut à lui et aux trois rouquines. Elle s'était tout bonnement jeté sur le buffet, ce qui peut-être pouvait signifier qu'elle mourrait de faim. Samuel ne s'attarda pas sur ce cas, vérifiant toujours qui passait la porte afin de voir si les personnes qu'il attendait allé être là. Une autre personne inconnu à ses yeux, arriva vers les trois jeunes femmes. Passant la main dans ses cheveux, le surveillant arqua un sourcil lorsque le jeune homme qui était habillé très différemment de lui, lui tendit la main pour se présenter. Sans un mot, il décida d'être agréable en lui adressant un sourire. Ce n'était pas le moment d'être insolent, ni rebelle ; ce n'était pas non plus le lieu. Plus les personnes entraient dans la Galerie et plus Samuel commençait à s'impatienter de la venue de connaissances. Une blonde chaussée de talons haut arriva enfin dans la Galerie. Le jeune homme la regarda d'un air complice, n'étant point étonné de sa venue. Lorsqu'il entendit ce qu'elle venait de dire à Anna, il ne put s'empêcher de se rendre compte, que Savannah avait elle aussi décidé de ne pas être tendre avec la rouquine. A la différence de lui, la jeune femme lançait des piques beaucoup plus virulent, ne mâchant jamais ses mots, quitte à achever son ennemie. Alors que lui, bien qu'il n'appréciait pas grandement Anna, Samuel essayait toujours de faire un effort, lui arrivant même de l'apprécier quelquefois, quand elle ne prenait pas des airs qu'il qualifiait de bien trop supérieur à son goût. Puis, elle était déjà assez stresser pour qu'il lui lance des piques. Cela ne se voyait rien qu'au regard qu'elle pouvait lancer, et à la façon dont elle attendait son petit ami. Peut-être que ce n'était pas le cas. Dans tout les cas, Samuel se disait qu'il n'avait pas besoin d'angoisser encore plus la rouquine ; jugeant que sinon il aurait les deux autres rouquines à ses trousses. Et cela ne servait à rien. Simplement à embêter son monde. Enfin, Savannah lui adressa un petit regard signifiant qu'elle le saluait ; et elle partit rejoindre l'autre jeune blonde au buffet. Le jeune homme aurait bien voulu comploter avec elle au sujet d'Anna, dire des médisances, mais étrangement cela ne le tentait guère. Il allait bien voir au cours de l'exposition, même si une partie de lui tenait à penser que la blondie allait plus occuper à se nourrir et à parler mode plutôt que de blâmer avec lui.

Une personne dont il était content de voir enfin débarquer fit son arrivée. Samuel esquissa un sourire en voyant Timothy s'approchait des rouquines et de lui. Quand il ironisa en disant qu'il ne fallait pas qu'elles hésitent si elles voulaient qu'ils mettent de l'ambiance, le surveillant fit un petit clin d’œil, d'un geste bénin. Remarquant que son ami allait sûrement essayer de rendre sa petite amie moins angoissée qu'elle ne pouvait déjà l'être, il ne mit pas longtemps avant de s'approcher de lui, afin de lui dire quelques paroles. Il mettait fort à parier que cette fois-ci, il n'allait pas non plus blâmer quoique ce soit avec son ami. Du moins pas pour le moment. C'était à voir au cours de l'exposition. «  Sympa ta cravate mec. » Contrairement à lui, Timothy s'était habillé élégamment. C'était presque la première fois que le jeune homme voyait son meilleur ami habillé de cette manière. Même s'il aurait pu lui aussi essayé de s'habiller différemment pour une fois, il ne l'avait pas fait. Aller à la Galerie, n'avait pas été dans ses projets et s'était dit que cela ne servait à rien de sortir le costard cravate. Seul une chemise comme il portait à cette instant suffisant. Puis, sa cravate était bien boutonnée, son jean était propre, ses cheveux bien coiffés, alors il était tout aussi parfaitement arrangé que son ami.

Après quelques instants à essayer de percevoir si le couple Ainston allait se disputer et si l'exposition allait subir quelque chose d'attractif, Samuel fut stupéfait par Madeleine qui s'agrippa solidement à son bras. Bien que rien ne l'avait surpris jusque là, cette fois-ci il fut contraint de remarquer que cela avait de quoi le surprendre. Il ne répondit rien quand elle s'excusa auprès du petit groupe, la laissant l'emmener. Ce fut seulement lorsqu'ils furent loin des regards indiscret du groupe de personne, que la rouquine lâcha son bras. Ses yeux croisèrent ceux de Madeleine, qui le fusillait du regard. Face aux paroles qu'elle finit par lui dire d'une voix suffisamment basse et froide, Samuel fit un minuscule sourire en coin. Avant qu'il ne dise quoique ce soit, la rouquine avait posé sa main sur son avant bras. Puis, elle battit des cils. Puis, elle lui le supplia. Le regard brun de Samuel se posa sur la main de sa collègue, et ensuite il reposa son regard sur elle. « Je ne compte pas gâcher la soirée. J'ai le droit de venir assister à une exposition non ? » Ses paroles furent prononcées d'un ton presque détachés. Il parla assez bas afin que seul Madeleine puisse l'entendre. Qui sait peut-être que le petit groupe essayait de savoir ce qu'ils pouvaient bien se dire. Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur la main de Madeleine qui ne l'avait pas enlever de son avant bras. « Si tu me le demande comme un service, peut-être que je peux te promettre que je ne ferais rien qui pourras gâcher votre exposition. » Il ne s'en rendait pas compte, mais il était faible. C'était presque ahurissant à quel point, il ne pouvait pas résister à la rouquine. Mais, elle avait peut-être raison sur un point. Toutefois, Samuel ne put s'empêcher de rester intrigué, et même si être en compagnie de la surveillante lui plaisait beaucoup, il resta quand même surpris de cette demande. Après un instant de réflexion, ses yeux plongés dans ceux de Madeleine, il s'exclama. « C'est simplement pour me dire de ne pas jouer à quoique ce soit avec Tim, que tu m'as emmener à l'écart ? » Il aurait bien voulu lui demander si une infime partie d'elle ne voulait pas reparler de leur dernière discussion ; il aurait bien voulu aussi lui demander pourquoi est-ce qu'elle l'évitait. Mais, pourtant il ne le fit pas. Il lui avait promis qu'il n'allait pas gâcher la soirée, et il y avait de fortes chances que si il lançait la discussion sur un de ces deux sujet, alors peut-être que ça allait déraper. Mieux valait essayer de rester innocent pour une fois.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Lun 19 Mar - 18:31

Le seul problème avec les petits fours c'était bien entendu qu'il était hors de question d'en manger uniquement UN seul. Oui, c'était une simple question de principes qui découlaient bien évidemment d'un raisonnement hautement scientifique. Des petits fours sur un plateau, Tara ne pouvait pas laisser passer cette occasion, cela aurait été beaucoup trop cruel. C'était le genre d'excuses que la blonde utilisait en permanence et qui pouvait en parti expliquer pourquoi est-ce que son réfrigérateur était toujours vide. Ça et le fait qu'elle était très tête en l'air et qu'elle avait une mémoire de petit pois. Sauf pour la dance évidemment, mais Tara plaçait la danse en numéro un sur sa liste de priorités et cela ne comptait pas changer avant un bon bout de temps. Revenons en donc à nos mout... nos petits fours, Tara était lancée et visiblement rien ne pouvait l'arrêter, ni même le fait que la galerie commence à se remplir petit à petit. La jeune femme s'était trompée visiblement, il y avait bien des amateurs d'art à Lima, des gens qui s'étaient mis sur leur trente-et-un exprès pour l'occasion. Wow, si elle n'avait pas la bouche pleine, Tara aurait presque pu paraître impressionnée et elle eut un mince sourire aux lèvres en voyant un jeune homme blond, vêtu d'un costume noir rentrer dans la galerie d'art. Hmmm... Peut être qu'elle aurait dû faire un effort vestimentaire... se dit-elle en reprenant un autre petit four. Tara était loin d'être une grande mordue shopping, préférant dormir pendant son temps libre. À croire qu'elle n'avait pas hérité du fameux gène blonde et accro à la carte bleue. (Ce qui était normal entre parenthèses étant donné que Tara était une fausse blonde, mais chuut...) Non, Tara préférait nettement investir son argent dans des tenues de scènes et des chaussures qui résistaient aux rudes épreuves, comprenez que la jeune femme était dû genre à absolument tout faire sur des talons aiguilles: danser, manger, courir et même parfois dormir.

La danseuse fut cependant sortie de ses pensées quand une autre jeune femme la salua. Elle portait une élégante robe bleue avec une veste en fourrure blanche. Tara espérait vraiment que c'était de la fausse fourrure et elle se contenta d'hocher poliment la tête, la regardant se servir un verre. Tara n'était décidément pas assez bien habillée pour l'occasion et elle aurait dû piquer une robe au Cabaret comme elle avait si bien l'habitude de le faire. Mais en même temps, Tara n'avait pas l'intention de s'arrêter pendant des heures devant chacune des oeuvres pour débiter des commentaires futiles qu'elle aurait tirés d'un magazine d'art. Soit dit en passant, ce genre de personnes se prenaient un peu trop la tête selon elle, quelle idée d'aller chercher autant de profondeur dans une façon particulière de peindre ou de dessiner? La blonde était certaine que tous les artistes se réveillaient un matin en se disant "tiens je ferais bien ça aujourd'hui" et tada... quelques coups de pinceaux plus tard, on avait un chef d'oeuvre. Maintenant, le plan de Tara était tout à fait différent: elle n'avait qu'à subtiliser le plus de petits fours possible et sortir discrètement d'ici. Oui mais elle ne pouvait pas les mettre dans ses poches... Dans son béret peut être? Non! Dans son décolleté, que Dieu bénisse celui qui avait inventé les bustiers. Tara s'apprêtait à passer à l'action (si, si, je vous assure, le fait qu'elle soit entouré d'une dizaine de personnes ne pouvaient pas et n'allaient pas l'arrêter) lorsqu'elle fut de nouveau interrompue. « Hého miss Gourmande ! J’aime bien tes chaussures dis-moi. » Simple et efficace, mais c'était définitivement à elle que l'on s'adressait. Tara jura entre ses dents avant de reposer le plateau de petit fours et de se tourner vers celle qui lui avait adressé la parole. Et pour une fois qu'on lui faisait un compliment, Tara pouvait bien en profiter non?

"Merci beaucoup."dit-elle simplement avant de rire quand l'autre blonde se présenta. Certainement pas de la manière la moins prétentieuse du monde, mais Tara savait apprécier les gens qui avaient du répondant. "Tara Bowen, danseuse au Cabaret et non je ne suis pas une grande fan d'art... D'ailleurs je ne sais même pas ce que je suis venue faire ici... Je crois que je n'aurais pas dû écouter mon estomac au final." Tara ponctua sa phrase par un sourire avant de jeter un regard au cliché qui étaient exposés. "Peut être qu'on devrait tout de même s'avancer et... faire semblant d'être intéressées?" Jouer la comédie, Tara savait faire... Ce serait sa façon de dire merci pour le repas gratuit.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Mar 3 Avr - 22:26

Il n'eut pas longtemps à attendre avant que sa question muette ne trouve une réponse. Peu après lui, Brittany fit son apparition, dans une tenue somptueuse que Glenn ne put s'empêcher d'admirer; C'était dingue, à chaque fois qu'ils se voyaient, son amie réussissait à le surprendre ! On pouvait dire se qu'on voulait sur Mme Pierce-Holcomb mais elle s'y connaissait en matière de mode. Il retint un rire quand elle lui fit la bise avec des airs de tragédienne et lui rendit la pareille.

Après la blonde, Savannah, Santana et Timothy firent leurs entrées, chacun de manières différentes mais remarquées. Mais le blond n'y fit pas très attention, à part Santana, les deux autres nouveaux venus ne l'intéressaient pas vraiment. Il n'avait rien contre la jeune blonde, mais ne la connaissait pas vraiment et il avait décidé d'éviter le pseudo rebelle à tout prix. Finalement, il reporta son attention sur ses chères rouquines qui étaient au bord du gouffre, surtout Anna. Il accepta donc l'étreinte de fer de Lexie même s'il eut du mal à respirer. Qui aurait-cru qu'il y avait tant de force dans ce corps de crevette ? Tout cela ne l'empêcha pas de prendre son amie dans ses bras pendant quelques instant pour la rassurer. Elle semblait en avoir grandement besoin. Après ça, sans qu'il ne comprenne pourquoi, tout sembla partir à vau l'eau

Alors que Madeleine s'éloignait avec l'inconnu, Anna, à qui Ainsworth, encore lui, venait d'envoyer une pique, perdit le contrôle de ses nerfs. Lexie s'envola à la rescousse et Glenn s'empressa de fuir le champ de bataille, le temps que les choses se calment. Il commença à s'intéresser aux photos, s'arrêtant parfois en face de l'une d'elles, se demandant ce que l'artiste avait essayé de transmettre. Ce n'était pas vraiment évident parce que ce qu'il voulait dire était très vague. Et … étrange pour certaines photos. Une chose était sûre, il n'achèterait pas une de ces photos, et il se demandait bien qui le ferait.

A mesure de ses déambulations, il arriva finalement à la hauteur de Brittany et Santana et se planta juste à coté d'elles, observant la photo en face d'eux. Mouai, c'était pas vraiment son style. Il se tourna vers les deux femmes.

-C'est moi ou la plupart des photos de ce gars sont prétentieuses ?

C'était exactement ce que Glenn éprouvait en regardant les œuvres exposées. Il n'était pas du tout expert en matière de photos, c'était sur, mais pour lui, une impression de froideur se dégageait de l'ensemble, comme si l'artiste n'avait fait ces images que pour l'argent qu'il pourrait en tirer, et non pour dénoncer ou exprimer quelque chose. Et certaines de ces photographies étaient tout simplement effrayante. Le blond regarda l'image à gauche de celle qu'observait Brittany et ne put retenir un frisson. Il attrapa vivement une flute de champagne qu'il vida d'une traite.

-Par Chanel mais qu'est ce que c'est que ça ? Ça fait froid dans le dos !?


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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Mer 4 Avr - 18:56

Inconsciente de l’inquiétude qui agitait les hôtesses de l’évènement, Brittany se penchait sur le sujet principal de la soirée. Bien qu’elle ignorât les troubles qu’avait causés l’artiste phare, elle promenait un regard fort distrait sur ses photographies. Quelque fut sa première réaction face à l’autoportrait précédent, on ne pouvait pas dire que ces œuvres étaient laides. Sur un plan purement esthétique et technique, elles étaient superbement réalisées. N’importe quel spécialiste apprécierait probablement leur qualité. Seulement voilà, Brittany était loin d’être une experte. Elle ne jugeait une œuvre que par les pensées, les sentiments et les réactions qu’elle lui inspirait. Et dans tout ce qui l’entourait, elle ne pouvait trouver quoi que ce soit capable de provoquer en elle ne serait-ce qu’une étincelle d’intérêt.

Une présence familière la tira de son observation. Brittany accueillit sa meilleure amie d’un sourire et déposa une main légère sur le bras entremêlé au sien. La solitude, qui avait tendance à se lover autour d’elle bien trop facilement à son goût, s’envola aussitôt. Un toucher, un baiser, quelques mots, et Santana lui réchauffait le cœur. Un coup d’œil par-dessus son épaule lui assura que Potter – ou quelque chose comme ça – ne viendrait pas lui gâcher ce moment. Bien. Santana, sa verve, son affection, elle toute entière, lui avaient trop manqué.

« Tu m’en vois désolée, mais pour l’instant, ma réponse est non… sauf si tu aimes les portraits de golem, mais je te connais trop bien pour ça. » Brittany posa un regard attendri sur la boule de nerfs qui se trouvait actuellement à ses côtés. Pour tous, Santana semblait fidèle à elle-même : une bitch parfaitement en contrôle dans la situation. Aux yeux de son amie, elle était totalement transparente. Elle se contenta pourtant de glisser ses doigts entre ceux de Santana, en un geste naturel lui assurant de son soutien. L’ancienne top-model pourrait parfaitement se débrouiller sans elle. Mère d’un enfant en bas âge ou pas, vêtue d’une robe de l’année précédente ou pas, elle était plus resplendissante et majestueuse que jamais. En étant à ses côtés, Brittany se contentait de lui donner le soutien nécessaire pour s’en assurer. « Dans les expositions de photographies, j’ai souvent l’impression de voir toujours les mêmes choses. Des arbres morts en noir et blanc, des visages tout ridés, des enfants à qui il manque des dents, des ruelles vides, un océan déchaîné, des avenues bondées… » remarqua-t-elle en avisant la photo d’un souk. « Je n’accrocherai rien de tout cela à l’un de mes murs. C’est trop déprimant… »

Glenn les rejoignit bientôt et Brittany lui adressa un sourire accueillant. « Je ne sais pas ce que veut dire prétentieux, » répondit-elle sincèrement, sans battre un cil. « mais tu as sans doute raison. » Sa réponse était d’une franchise confondante, mais en présence de deux très bons amis, elle n’avait strictement aucun problème à avouer son ignorance et à leur assurer de sa parfaite confiance en leur jugement. A vrai dire, cette soirée lui plaisait vraiment : elle commençait à peine, et pourtant, elle se sentait déjà à l’aise, et ce même si elle était entourée d’arbres mots, de vieilles pommes et de gamins sans dents. C’était loin, très loin, de ce qu’elle avait pu ressentir à New York, où elle n’avait jamais réussi à se sentir à sa place.

Brittany jeta un coup d’œil à ce qui avait rebuté Glenn et pencha la tête. Finalement, sans un mot, elle saisit le cadre, le retira de son support et le retourna à 180° avant de l’accrocher de nouveau. « Voilà, c’est mieux. » déclara-t-elle simplement. Ce qui avait semblé effrayant l’instant d’avant semblait désormais complètement ridicule. Elle jeta un coup d’œil à ses complices et leva un index devant ses lèvres. D’accord, ce n’était pas très correct de manipuler le travail d’autrui, mais eh… il y avait des gens sensibles ici !

Avec un sourire malicieux, elle entraina ses deux amis à l’autre bout de la salle, loin, très loin, de ces vilaines photos et de son méfait. Ils se retrouvèrent alors devant les panneaux exhibant – sans qu’elle ne le sache – les photos de Madeleine et Anna.
Là, il fallut un seul coup d’œil à Brittany pour tomber amoureuse. « LEXIE ! » cria-t-elle à travers toute la galerie. Ignorant les regards qui venaient de converger vers elle, Brittany chercha du regard sa rouquine préférée. En quelques gestes empressés, elle lui fit signe de la rejoindre. Dès qu’elle fut certaine d’avoir son attention, elle tendit un bras vers l’une des plus grandes photos. Colorée, vivante, expressive, elle représentait une danseuse indienne au sari flamboyant et luxueux, figée en un mouvement gracieux, ample et éternel. Elle semblait prête à sortir du cliché en quelques pas virevoltants pour continuer à se mouvoir dans une tornade de couleurs. C’était ça : c’était ça qu’elle attendait d’une œuvre, c’était ça qu’elle voulait dans son salon : du rêve. « Je veux celle-ci ! Peu importe le prix. » annonça-t-elle d’un ton inébranlable. « Tu en as d’autres comme celle-là ? » demanda-t-elle, laissant percer son excitation. « Bon sang Lexie, pourquoi tu ne pouvais pas les montrer plus tôt ! Tu sais comme on a eu peur, avec Glenn, en voyant celles qui sont là-bas ?! Elles sont effrayantes ! Celle-ci est superbe ! N’est-ce pas ? » dit-elle en se tournant vers ses deux amis pour obtenir leur approbation.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Lun 23 Avr - 13:45

Savannah regarda la jeune femme sans vraiment se soucier des tonnes de gâteaux qu’elle était en train de se goinfrer devant elle. Elle avait l’air très gentille apparemment, comme quoi ceux qui ont du style sont toujours gentils. Jetant un regard autour d’elle, elle aperçut Timothy bras dessus, bras dessous avec sa petite amie Anna. Cette simple vision suffit à arracher une grimace à la jeune femme. Franchement ils pouvaient penser aux autres avant de se coller l’un contre l’autre comme des limaces. Ne cherchant pas à amplifier cette vision d’horreur, elle décrocha son regard pour regarder une œuvre d’art. Du moins … aux yeux de certains c’était de l’art vraiment impressionnant, mais à ses yeux où elle ne connaissait rien du tout à cet autre monde, cela ressemblait à un tableau comme un autre où on avait pris un certain plaisir à jouer avec le pinceau. Elle ne fit pas attention à Glenn ou encore Brittany qui essayaient visiblement de comprendre le véritable sens du mot art. En fait elle se demandait ce qu’elle fichait là. Sérieusement pourquoi elle était venue mise à part pour s’ennuyer auprès de personne qu’elle n’aimait pas et qu’elle ne connaissait pas ? Mise à part Lexie, Samuel et Timothy bien sûr. Enfin … Sa relation avec Lexie était assez bizarre. Elle savait que la petite rousse essayait de la réconcilier avec sa sœur, au risque de passer pour une hypocrite, peine perdue d’ailleurs. Avec Samuel c’était assez drôle. Sauf qu’elle se voyait mal échafauder un plan en ce moment-même contre le couple Ainston, elle n’avait pas vraiment envie de voir Tim s’énerver contre elle. D’habitude ce genre de scène de ménage entre frère et sœur ne se finissait jamais vraiment très bien.

Une voix plutôt aigue la sortit de ses profondes pensées. Elle se retourna vers la fameuse Tara. Elle ne put s’empêcher d’esquisser un sourire lorsqu’elle aussi se poser la question du pourquoi elle était venue ici. Bien, deux paumés ensemble c’était parfait après tout ? Deux paumés avec classe, il fallait le préciser. « Tu as raison faisons mine d’être intéressés, sinon on risque de nous regarder d’un œil mauvais. » Bien évidemment elle pensait à celles qui avaient organisé ce vernissage, même si elle aurait bien aimé voir cet évènement ne pas se passer comme prévue. Au moins ça aurait apporté un peu de piment parce que là elle se serait amusé un peu plus à un enterrement voir pire d’ailleurs. Elle s’avança vers une photo qui représentait une personne qui tenait quelque chose dans sa main. Qu’est-ce que c’était ? Très bonne question. Savannah n’arrivait pas vraiment à reconnaître cet objet non identifié. Elle leva les yeux aux ciels. D’accord, tout le monde n’avait pas un métier en or, mais c’était quoi le principe de celui-ci ? L’argent ou le bonheur ? Partir au fin fond du Kenya ou encore au pays des Kangourous prendre des gens en piteux état puis ensuite les exposer dans une galerie pour se faire féliciter, elle ne comprenait pas en quoi cela pouvait être appelé un métier. Une passion peut-être mais ça un job … elle ne devait pas vivre dans le même monde que les rousses apparemment.
Aux premiers abords, Savannah donnait le genre d’une personne qui vivait dans un monde remplis d’argent qui se fichait bien de ce que l’on pouvait appeler les pauvres. Mais ce n’était pas réellement le cas. Ce qu’elle aimait dans son métier de styliste, c’était, certes la mode avant tout, mais aussi faire plaisir aux gens. Oui même un simple habit qui paraissait si simple, pouvait donner une petite lueur d’espoir de bonheur. Et c’était ça qu’elle appréciait dans son métier. Oh bien sûr, si elle avait voulu vraiment faire plaisir aux gens, au point de leur sauver des vies, elle aurait pu suivre les traces de son père et faire des études de chirurgien. La simple idée du sang lui donner des idées. Elle n’avait pas été habituée à ça, c’est-à-dire à faire preuve de courage en toutes circonstances et à apprécier tous ce qu’elle voyait même une simple petite chose toute ridicule. Peut-être dans une autre vie … c’était fort probable.

Revenant aux œuvres d’art, le silence fut rompu par une blonde enthousiaste. Enfin un peu d’ambiance dans cette atmosphère de mort vivant ! A l’entendre parler, on dirait qu’elle avait découvert un trésor. Cette personne n’était autre que Brittany, une blonde que Savannah ne connaissait pas vraiment. Mise à part du nom, au lycée elle s’était prise la tête avec pas mal de ces cheerios qui se croyait plus forte que tout le monde avec leur uniforme tout moche. Elle jeta un coup d’œil à Tara pour voir si sa nouvelle camarade assistait à la même scène qu’elle. Apparemment oui, mais aucune des deux ne semblait vouloir dire quelque chose. Il fallait mieux laisser les fameuses « maîtresses de maison » calmé cette hystérie, c’était la meilleure chose à faire. Elle fit un sourire à Glenn, présent juste à côté puis se détourna de la situation pour aller s’installer à côté de Samuel et Timothy. Elle n’aimait pas rester une heure dans un silence de mort devant une peinture à se demander quel pouvait bien être le véritable sens de cet art. Non ce n’était pas fait pour elle. Elle donna une tape dans le dos de son demi-frère, n’esquissant aucun sourire amicale. De toute façon, il se doutait bien qu’il fallait s’attendre à tout avec elle. « Alors, petit frère tu es venue soutenir ta chère A-n-n-aaa ? Tu as raison, elle en a bien besoin vu comment ça semble être un désastre. » Blondie prenait un réel plaisir à sans cesse lancer des piques à la rouquine. La dernière fois qu’elle avait failli en venir aux mains avec elle remontait au lycée, dans les vestiaires, et c’était à partir de ce moment-là qu’elle avait vraiment commencé à haïr cette jeune femme. Le plus pire, c’était que cette haine s’était renforcée lorsqu’avant de revenir à Lima, elle avait appris que Tim s’était remis avec elle. Ce jour-là elle avait hait Dieu, en se demandant si Cupidon n’était pas un peu idiot et niais quelquefois.
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MessageSujet: Re: 02.Vernissage and other disasters   Lun 7 Mai - 16:15

La présence de Brittany à ses côtés la rassura immédiatement. Sa meilleure amie était la seule personne capable de la calmer sans même lui dire le moindre mot. Brittany avait ce pouvoir sur elle, et c'était pour cette raison, parmi d'autres, que Santana savait que jamais elle ne pourrait se passer d'elle. Santana serra la main de Brittany dans la sienne, sachant que par ce geste sa meilleure amie venait de comprendre l'état de stress dans lequel elle se trouvait intérieurement. Ecoutant sa meilleure amie converser sur les photos exposées en face d'elles, Santana jeta un coup d'oeil aux clichés et ne put retenir une grimace. Des expositions de la sorte, la jeune femme en avait vu des tas, mais elle s'était rarement trouvé en face de photos aussi sombres et peu attractives en même temps. Elle pencha la tête à droite, puis à gauche, plissant des yeux afin de trouver un intérêt aux clichés, sans succès. Non, elle n'aimait vraiment pas ces photos et elle partageait totalement l'avis de Brittany sur ce sujet. Elle était sur le point de répondre à sa meilleure amie lorsque Glenn les rejoignit. Riant doucement face à la remarque du jeune homme, Santana se tourna vers lui « Une fois, quand j'étais à Paris, j'ai vu une exposition de photos sur lesquelles les gens étaient totalement nus et dans des positions plutôt... choquantes, si vous voyez ce que je veux dire. Et bien croyez-moi, c'était beaucoup plus intéressant que ce ramassis de clichés tous plus laid les uns que les autres. » Son sourire s'accentua lorsque Brittany attrapa l'une des photos, la plus moche de toutes, et la retourna complètement avant de l'accrocher de nouveau. Sa meilleure amie avait raison : le cliché semblait bien moins repoussant maintenant, et Santana pouvait presque y voir quelque chose de poétique.

Elle laissa Brittany les entraîner à l'autre bout de la pièce sans un mot, ses talons martelant le sol tandis qu'elle marchait la tête haute, snobant du regard tout ceux qui osaient la regarder. Même si la présence de Brittany la rassurait, elle n'était pas encore complètement à l'aise et l'envie de partir était toujours là. Elle ravala ses états d'âme et posa les yeux sur les photos qui s'étalaient sous leurs yeux. Santana entendit vaguement Brittany s'exclamer à ses côtés, entièrement plongée dans l'un des clichés offerts à son regard. Il s'agissait d'un enfant à peine plus vieux que Liam, entouré d'un tissus d'un rouge éclatant, qui posait sur une femme, très certainement sa mère, un regard de pure adoration. Le même regard que Liam lui jetait dès qu'elle le prenait dans ses bras et lui murmurait une berceuse. Santana s'approcha du cliché, complètement fasciné par la beauté et la fragilité qui s'échappaient de la photo. Une vague de sentiment s'empara de son être tandis qu'elle tendait la main vers le visage de l'enfant. Il y avait tellement de profondeur et de réalisme dans la scène qui se déroulait sur cette photo qu'elle se sentait happée par le cliché. Sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, ses yeux se remplirent de larmes et elle dût prendre sur elle pour ne pas pleurer. Santana n'aimait ni l'art, ni les photos qui ne touchaient pas au monde de la mode, mais ce qu'elle avait en face d'elle était bien plus que de simples clichés. C'était bien plus profond, bien plus réel, parfait. Elle savait que Madeleine était à l'origine de ces photos, et maintenant Santana s'en voulait presque de n'avoir jamais insisté pour voir le travail de sa colocataire. Ravalant tous ces sentiments que ce cliché créait en elle, Santana se tourna vers Lexie. « Combien pour cette photo ? » demanda-t-elle sur le ton le plus négligé possible, comme si elle souhaitait juste faire une bonne action en repartant avec un morceau du travail d'une de ses amies. Alors qu'intérieurement, elle priait pour pouvoir être en mesure de se l'offrir. « Hey, Wild ! » s'écria-t-elle, cherchant la jeune femme du regard. « Je suis étonnée, c'est moins raté que ce que je pensais. » Peut-être que quand elles seraient toutes les deux, Santana pourrait lui avouer que c'était l'une des plus belles choses qu'elle n'avait jamais vu. Mais elle avait une réputation à tenir. Se retournant vers le cliché, elle l'observa une nouvelle fois, espérant de tout cœur pouvoir repartir avec.
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