Choriste du mois


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 02. It's freaking 4 am

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MessageSujet: 02. It's freaking 4 am   Mer 1 Fév - 20:24

It's freaking 4 am...


S'il y avait bien une chose à laquelle Sheldon ne s'attendait pas en allant se coucher, c'est que son portable sonne au beau milieu de la nuit. Il poussa un grognement et se retourna pour pouvoir attraper la maudite chose sur la table de nuit, geste qu'il regretta aussitôt, c'était son mauvais bras, l'épaule dans laquelle il s'était pris une balle il y a quelques semaines de cela. Et bien que le brun raconte à quiconque qu'il ne souffrait pas, la douleur était bien là. Sheldon jura à voix basse et finit par attraper son téléphone, et, sans même voir qui avait osé le déranger, et il le balança à travers la pièce, ayant un sourire satisfait sur son oreiller en entendant le dit téléphone rebondir sur le mur. Non mais oh... Il jeta un coup d'oeil à son réveil, les chiffres rouges brillant comme pour le narguer. 03H29. Qui avait osé l'appeler à cette heure-ci? Peut importe qui c'était en fait, Sheldon lui mettrait son poing dans la figure. Il poussa un soupir et referma les yeux, avec la ferme intention de se rendormir. Enfin... C'était avant que son bipeur fasse ce bruit énervant et si caractéristique de ces appareils hautement sophistiqués... Pas de doute à présent, c'était son travail. Le brun se mit en position assise sur son lit d'un simple mouvement de sa jambe droite et se passa une main sur le visage. Non. Non. Pas ce soir, pas cette semaine, pas aujourd'hui, pas dans cette vie. Sheldon voulait juste dormir... Une heure de plus? Oui, juste une petite heure de plus c'était tout ce qu'il voulait. Il sortit de sa rêverie quand son téléphone se remit à sonner. "Okay j'ai compris..."murmura t-il se levant pour allumer la lumière. Il se frotta les yeux avant de ramasser son téléphone sur le sol. Ça avait intérêt à être d'une importance capitale ou alors Sheldon risquait de "perdre" (accidentellement bien sûr) une des balles de son arme personnelle dans le pied de quelqu'un. "Agent Blackwell à l'appareil, qui que vous soyez, parlez vite." Qu'on ne s'y trompe pas, Sheldon adorait son boulot et c'était même une de ses grandes fiertés. Il était du genre à posséder sa propre arme par soucis du travail bien fait et plus d'une fois on lui avait dit que son professionnalisme ne collait pas du tout à sa personnalité. Sheldon répondait généralement qu'il adorait donner de fausses impressions aux gens et ensuite casser avec une blague perverse l'opinion que l'on se faisait de lui.

"Il y a eu un autre corps... On m'a dit de vous appeler si ça arrivait encore et..." Sheldon raccrocha avec une grimace sur le visage, pas besoin d'en dire plus, si on avait dit à cette personne de l'appeler lui en particulier, c'était parce que c'était son affaire et rien d'autre. Sheldon n'avait plus du tout envie de dormir et il fila sous la douche le plus rapidement possible. Chaque agent avait une affaire spéciale qui lui restait en travers de la gorge et qu'il voulait à tout prix élucider et pour Sheldon c'était celle-ci, un tueur en série qui sévissait dans la région et qui s'en prenait exclusivement aux jeunes filles. Et, peut être était-ce cela le fond la véritable raison de son acharnement, la première victime ressemblait étrangement à la défunte soeur de Sheldon. Mais ça... Il était le seul à le savoir et c'était tant mieux. Quelques minutes plus tard, le jeune homme était habillé, son jean préféré avec des trous au genoux, un t-shirt à l'effigie de Metallica, ses lunettes de soleil sur le nez... Et bien entendu, la veste de son costume pour prouver que Sheldon était bien un agent du FBI. En même temps, que personne n'espère le voir en costume trois pièces à cette heure-ci, déjà qu'en tant normal il avait dû mal alors...ce n'était pas au petit matin que ce dernier allait faire un effort. Il grimpa même dans sa voiture personnelle, une mustang noire de 69 plutôt que sa voiture de service. Personne n'allait embêter Sheldon pour ce genre de détails aujourd'hui et celui qui osait le faire, se prendrait un coup de bottes dans les... Enfin bref, Sheldon démarra avec toute la joie et la bonne humeur que pouvait posséder un être humain à cette heure-ci, c'est à dire aucune. Les rues étaient encore vides et le trajet jusqu'à Lima fut très rapide, assez pour se demander qui était la victime et si Sheldon pouvait vraiment faire quelque chose. Il n'aimait pas ce sentiment, il ne pouvait rien faire à part alerter les familles et ajouter un meurtre de plus au tableau de chasse du tueur, ce dernier semblait être un maniaque de la propreté ne laissant absolument rien derrière lui. Difficile de vraiment faire quelque chose d'utile, et c'était vraiment rageant rien que d'y penser.

Sheldon finit par arriver sur les lieux, il se gara tant bien que mal à la suite des voitures de la police locale et de l'ambulance. Il sortit de sa voiture son badge à la main et se dirigea vers la scène. Il ne fut pas surpris de voir qu'Oxanna n'était pas là, quand Sheldon avait trouvé les deux premiers corps, il était seul et il s'était bien gardé de dire quoi que ce soit à la blonde. Il n'aurait qu'à ajouter cela sur la liste des choses qu'il ne disait pas à Oxanna tiens... "Monsieur Blackwell?" Sheldon hocha la tête en voyant une jeune femme qui lui faisait face, il se laissa guider dans la ruelle sombre jusqu'au lieu du crime. Sheldon n'en avait pas l'air comme ça avec ses lunettes sur le nez, mais il scannait absolument tout, se demandant qui pouvait bien traîner dans ce genre d'endroit, enfin... "Voici la victime." Sheldon baissa ses lunettes sur son nez et regarda le corps, son visage sans expression. Décidément pas le genre de choses que l'on s'attendait à voir à quatre heures du matin et c'était certain que cette année, Sheldon ne découperait pas sa dinde avec son entrain habituel lors de Thanksgiving. Pas avec ce qu'il avait sous les yeux... Et le fait qu'il arrive à penser à manger dans un moment pareil indiquait bien qu'il avait ce genre de spectacle sous les yeux un peu trop souvent. Mais bon... C'est la vie.
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MessageSujet: Re: 02. It's freaking 4 am   Ven 3 Fév - 10:26

C’était Madi, qui gardait son filleul cette nuit-là et ce n’était pas facile à vivre pour Saphira. Quand Lucas n’était pas là, la maison était bien trop vide, bien trop pleine des fantômes du passé. Et il fallait avouer qu’elle n’avait jamais été particulièrement fan de Grudge et de ses petits copains qui venaient le visiter. Et s’était d’autant plus vrai qu’elle avait lu une étude à ce sujet qui… Houlà, décidemment, elle s’ennuyait bien plus encore qu’elle ne l’avait imaginé ! Et les minutes qui refusaient de passer… Peut-être pourrait-elle appeler Madison pour lui demander si son fils dormait bien ? Peut-être même pourrait-elle aller les rejoindre ? Le sofa de son amie était assez confortable finalement… Et il n’était en fait que 2h du matin maintenant qu’elle vérifiait! Ce n’était pas si tard que ça en définitive !

Non, non, non ! Elle refusait d’être comme toutes ces mères trop protectrices qui ne donnaient pas une chance à leur fils de s’épanouir. Lucas était en sécurité avec sa marraine et voir d’autres visages lui faisait du bien. Après tout, il n’avait pas de figure paternelle à laquelle se raccrocher. Si ce n’était son parrain et ses oncles Greg et Puck. L’un était fréquentable, le second… Disons simplement qu’à deux ans un enfant n’était pas censé pouvoir reconnaître les différences existantes entre tous les sous-vêtements féminins !

A cette pensée un sourire se dessina sur ses lèvres, son meilleur ami lui manquait beaucoup ces derniers temps, et surtout il manquait à son fils. Ce qui a la réflexion et jusqu’aux 21 ans de Lucas, était probablement une bonne chose. Il ne manquerait plus que Puck décide d’emmener son fils chez le coiffeur… Quant à l’adolescence de son fils il était probable qu’elle ne décide de déménager à l’étranger, en Angleterre, dans le pays d’origine de son parrain, ça s’était une bonne idée, elle était persuadée qu’elle y serait accueillie les bras ouverts qui plus est. L’éducation y était réputée, et même non mixte si elle le décidait…
Et voilà qu’elle recommençait ! Songea-t-elle dans un soupir.

    -Pitié ! Pitié ! Trouvez-moi quelque chose pour me changer les idées !

Supplia-t-elle allongée dans son lit, la couette remontée jusque sous les aisselles. C’est alors que son portable se mit à sonner et qu’elle se précipita sur son portable.
    -Ho ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Se réjouit-elle avant même de décrocher et de reconnaître son correspondant…
    -Harper !

*
Il avait fallu à Mike 1h19 et 37 secondes très exactement pour venir la chercher chez elle ! Ce qui avait tendance à la mettre immédiatement dans une humeur de chien. Quelle idée de vivre à l’extérieure de la ville aussi ? Sérieusement, un meurtre n’attendait pas, les forces de l’ordre au grand complet devaient déjà être sur les lieux ce qui compliquerait inévitablement sa propre tâche. Mike était peut-être un formidable journaliste mais s’il voulait réussir, il fallait absolument qu’il trouve le moyen de se déplacer sur les scènes de crime plus rapidement, à l’avenir. D’ailleurs elle ne ménagea pas ses arguments tandis qu’il la conduisait au travers des rues de Lima. Elle ne pouvait pas prendre le risque de perdre un scoop, sa carrière en dépendait, l’argent qui en découlait pour élever son fils également, quant au meurtrier, la moindre information pouvait le mettre à mal. Sans compter qu’à Lima, les homicides n’étaient tout même pas monnaie courante… Enfin ça n’était pas le cas à l’époque du Lycée, s’était différent…

*
Arrivée sur place Saphira sortie de la voiture en regardant autour d’elle, déjà les vautours se rassemblaient autour du périmètre de sécurité.
    -Hummm !

Prononça-t-elle en jetant un regard consterné à son photographe. Qu’allait-elle bien pouvoir faire à présent. Comment obtenir ses informations maintenant que les collègues avaient récoltés les premières infos « croustillantes » ? La réponse était simple, mais même si elle tenait cette technique d’un de ses mentors plusieurs fois récompensé, elle ne s’était jamais résolue à jouer la carte de la « subtilité » comme il aimait à l’appeler. Enfin subtilité…
    -A la guerre comme à la guerre ! Mike dirige toi vers les autres et essais de prendre le plus de photos que tu peux. Si on te demande où je suis, dis leur que j’arrive !
    -Et toi qu’est-ce que tu vas faire ?
    -User de subtilité !

Lui répondit-elle avec un petit sourire canaille alors qu’elle déboutonnait les premiers boutons de son chemisier. Alors que plaçant en coupe ses mains sous ses seins elle s’arrangea pour rendre son décolleté plus plongeant, plus pigeonnant. Toute affairée, il lui fallut quelques secondes avant de remarquer que son partenaire du genre n’avait pas filé !
    -Qu’est-ce que tu attends ! Zou ! Allez !

Reprenant ses esprits l’homme fila alors qu’elle remontait sa juge droite jusqu’à mi-cuisse. Retirait sa veste pour la jeter négligemment sur le siège passager de la voiture. C’était ridicule. A cette époque de l’année s’était ridicule m’enfin, il n’était plus temps de reculer à présent. Ni même de s’arrêter en si bon chemin. Déroulant le foulard de soin qu’elle avait autour du coup, elle en servit pour sertir sa taille fine, l’enserrer de façon à mettre en valeur la fragilité de son corps tout en attirant le regard sur le décolleté.

Où était passé l’adolescente douce et généreuse ? Cette adolescente que ses parents avaient élevée dans le respect de soi et des autres ? Son père aurait probablement fait une attaque s’il avait pu contempler sa fille, moulée dans ses vêtements plus évocateurs que véritablement professionnels, comme elle l’était ce soir !

Rejetant la tête en avant, elle donna un peu de volume à sa chevelure avant de passer un gloss brillant sur ses lèvres. Pas trop de maquillage, elle ne voulait pas donner à penser qu’elle faisait le trottoir. Non, elle voulait juste être sexy à souhait, tentatrice alors qu’elle subtiliserait quelques informations… Il ne lui restait plus à présent qu’à pister le pigeon idéal.

Chaussée de ses talons aiguilles, usant dans sa démarche de toute la séduction qu’elle avait pu acquérir auprès de deux hommes à femmes, elle se dirigea vers le camion des forces de l’ordre. Restant nonchalamment appuyée contre, elle attendit de voir qui allait en sortir… Un bleu serait parfait ! Mais le premier qui descendit avait la cinquantaine bedonnante. Une alliance à la main il était probable qu’elle ne tire rien de lui… Il en fut de même pour le deuxième puis le troisième qui passèrent devant elle sans succès et soudain, une dizaine de minute après son arrivée. Une jeune recrue arriva en courant jusqu’à la camionnette. Se redressant elle reprit sa marche, en fouillant dans son sac, alors que se glissant sur sa trajectoire, elle le percutait.

    -Outch ! Ho pardon ! Je ne vous ai pas fait mal au moins ? Qu’est-ce-que je peux être maladroite.

L’homme l’avait emprisonnée dans ses bras par réflexe, et avait eu le temps, le temps de sa diatribe, de profiter des appâts qu’elle lui avait préparé. Il n’avait fallu qu’une fraction de seconde pour le détourner de son urgence. Une fraction de seconde avant qu’il ne la lâche. Une fraction de seconde suffisante pour qu’elle puisse se dire…

*Il a mordu à l’hameçon !*
    -Vous n’avez rien à faire ici madame, retournez vers les barrières de sécurité !

Lui dit-elle en lui indiquant l’endroit ou Mike, les autres journalistes et des petits curieux s’étaient amassés…

*Sérieusement les gens n’ont rien à faire de mieux à 4h du matin ?*

Songea-t-elle face à ce public civil un peu trop concerné.
    -J’aimerai bien, mais mon compagnon m’a laissé seule dans la voiture et je suis sortie une seconde et les clefs sont fermées à l’intérieure, avec ma veste. J’ai essayé de l’appeler mais avec tout ce monde il ne m’écoute pas. Il est photographe vous comprenez, alors quand il est dans son travail…

Lui dit-elle en papillonnant du regard, avant de poser délicatement une main sur son torse comme pour attirer à elle sa compassion…
    -L’air prend moins durement ici, et j’avoue qu’il ne fait pas chaud ce soir…

Poursuivit-elle en frissonnant pour refermer ses bras autour d’elle.
    -Je ne vous ennuierai pas, promis et puis il ne devrait pas il y en avoir pour longtemps, si ?

Lui demanda-t-elle avec un regard empli d’espoir. Le policier comme elle savaient qu’ils y en avaient probablement pour des heures. Le temps que la police scientifique relève les indices, que la morgue face son travail, le temps que toutes les autorités soient mises au courant… D’ailleurs et pour toute réponse à sa question, l’homme la regarda des pieds à la tête en soupirant. Puis retira sa propre veste pour la lui mettre sur les épaules.

*Voilà un homme galant !*
    -Ho merci mais vous n’allez pas avoir froid ?

Lui demanda-t-elle en faignant d’être mal à l’aise. Elle culpabilisait de se jouer de lui comme elle était en train de le faire, il avait l’air d’être un bon gars… Saphira n’avait jamais été particulièrement vénale, ni même menteuse et pourtant, en la regardant exercer il aurait été facile de jurer le contraire et s’était un aspect de sa profession dont elle n’était pas spécialement fière même si elle adorait son travail…
    -Merci…

Lui dit-elle finalement en s’appuyant contre le camion.
    -Au fait je m’appelle Saphira.

S’ensuivit une courte discussion où elle continua de créer le lien entre eux deux. L’homme s’appelait Jason Monroe, il était entré dans les forces de l’ordre il y avait moins de 3 ans. Et visiblement il trouvait cette vague de crime insoutenable. Il lui conseillait de ne pas rester seule le soir, et Saphira en profita pour le flatter en lui disant qu’au moins ce soir, en sa compagnie elle ne risquerait rien… Avait-il oublié que quelques minutes plus tôt il courrait dans l’urgence de quelque chose qu’il avait visiblement omis de faire ou de vérifier ? … Vint alors les questions de la journaliste maintenant que l’officier était piégé…
    -Vous n’avez vraiment aucune idée de qui il peut s’agir ? Cet homme, ils cours dans les rues, ils pourraient même se trouver parmi le groupe de curieux là-bas et vous ne le sauriez même pas…

Lui dit-elle tristement…
    -A moi bien sûr que ce soit une femme ?! Mais pourquoi commettre pareilles atrocités ? Le corps est aussi abîmé que les précédents ?

Lui demanda-t-elle doucement, consciente que si elle posait trop de questions d’un coup elle risquait de le faire douter…
    -Et bien disons que le corps n’est pas beau à voir ! Parfois être flic ressemble à un film d’horreur, les boyaux… les… Enfin j’ai peine à croire qu’une femme est pu commettre pareille chose. Il faudrait qu’elle soit quand même sacrément dérangée !
    -Pourquoi ?

S’intéressa Saphira en resserrant la veste autour d’elle dans un geste de fragile protection. Comme si elle tremblait à l’idée de ce qui avait bien pu se passer ce soir-là. Et par bien des aspects c’était bel et bien le cas…
    -Le corps est…

Commença-t-elle alors qu’une voix s’élevait derrière eux…
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MessageSujet: Re: 02. It's freaking 4 am   Dim 12 Fév - 14:48

"Est-ce qu'il y a un témoin?" demanda Sheldon aux autres officiers de police qui se trouvaient avec lui en face du corps, n'ayant soudainement plus du tout envie d'aller se recoucher. Parfois, sa mère lui demandait comment est-ce qu'il faisait pour s'endormir après avoir vu des choses pareilles. C'était un excellente question et le genre de chose que tous les agents apprenaient sur le tas et non pas pendant leur formation. On n'oubliait pas, c'était aussi simple que cela et quand Sheldon réussissait à s'endormir, c'était uniquement parce que son corps arrivait à ses limites et que les quelques heures de sommeil qu'il parvenait à glaner à droite et à gauche étaient nécessaires. "Oui, il y a un témoin, un sans abri, il est dans l'ambulance et plutôt en état de choc." Le brun eut une exclamation de dédain, qui ne serait pas en état de choc en découvrant un tel spectacle? "Okay, je vais aller le voir dans quelques minutes, mais avant..." Mais avant, une petite entorse au protocole. Sheldon sortit discrètement son portable de sa poche et prit des photos du corps et ensuite de la ruelle. Il n'y avait pas assez de sang, en tout cas, pas assez pour correspondre aux blessures que la jeune fille portaient sur elle. Ce qui voulait dire qu'elle n'avait pas été tuée ici, mais en même temps, il n'y avait rien qui indiquait qu'on l'avait traînée ou balancée ici. Sheldon grimaça, peut importe qui avait fait ça, non seulement il était doué et en plus, il ne semblait pas être prêt de s'arrêter de si tôt. "Au fait... On sait comment s'appelle la victime?" Il aurait dû demander la question plus tôt. Surtout si c'était lui qui devait prévenir ses parents. "Non mais on va faire circuler sa description dès que possible."

Le brun poussa un soupir avant de s'accroupir, histoire de prendre plus de photos. Il y avait bien longtemps que Sheldon ne l'avait pas fait et c'était un exercice qu'il détestait. Devoir dire à quelqu'un qu'il avait perdu un être proche, ce n'était pas ça le plus affreux, le plus affreux c'était le fait de devoir ajouter qu'il ne savait pas qui avait fait cela. Et de ne pas pouvoir répondre aux questions. Quand sa grande soeur était morte, le brun n'avait même pas cherché à savoir pourquoi, il avait fuit, il avait pris ses jambes à son cou, se disant que ce n'était pas Stacy, que Stacy l'attendait bien tranquillement à la maison. Ce n'était pas une blague de mauvais goût et cela lui avait pris toute la soirée pour le réaliser: sa soeur était bel et bien morte. Quelque chose qu'on ne prenait pas bien à dix sept ans... Ni quelques années plus tard d'ailleurs. Parfois, Sheldon se demandait ce qui aurait changé dans sa vie si elle était toujours là, peut être qu'ils auraient fini par quitter leur maison, échappant à leur père alcoolique et à leur mère absente, oui, ils auraient fuit dans la voiture minable de Stacy jusqu'à l'état suivant, elle aurait trouvé un job pour pouvoir les nourrir et Sheldon aurait fini tranquillement le lycée. Peut être qu'ils seraient allés à l'université ensemble qui sait? "Oh non, les journalistes sont déjà là..." Cette phrase sortit Sheldon de sa rêverie et il tourna la tête, grimaçant de nouveau en voyant les flashs et cette lumière si caractéristique d'une caméra qui tourne. Il n'avait décidément pas besoin de ça maintenant. "Okay... Dépêchez vous de relever tout ce que vous pouvez et ensuite prenez le corps, j'interroge le témoin et tout le monde sera chez lui dans une heure et les journalistes n'auront plus rien à se mettre sous la dents." Tout le petit monde qui se trouvait autour de Sheldon hocha la tête avant de bouger.

Lui, il devait traverser la foule pour aller à l'ambulance et... faire son job. Il soupira en avançant, décidément pas assez payé pour ça. Alors qu'il se disait cela, Sheldon remarqua une brune en train de parler à un officier de police. Très certainement en train de lui demander ce qui se passait et... "Putain mais c'est pas vrai!" Sheldon connaissait ce sourire si particulier et cette technique de drague qui avait fait ses preuves maintes et maintes fois. Saphira. Il retira ses lunettes avant de se diriger vers eux, avant que ce crétin de policier n'en dise un peu trop à la journaliste qu'était Saphira. Et oui, elle était dû genre à tout faire pour obtenir un scoop. "Est-ce que je vous dérange?" lança t-il en s'interposant entre les deux. L'officier de police marmonna quelque chose, apparemment gêné d'avoir été interrompu. "Euh... Je... Je disais à madame qu'elle ne devait pas vraiment... sortir seule le soir ..." "Oh vraiment? Il ne faudrait pas en dire trop, surtout sachant qu'elle est journaliste." "Quoi?" Sheldon lança un regard noir à ce demeuré avant d'attraper le bras de Saphira, l'emmenant le plus loin possible de la scène de crime. "Je peux savoir ce que tu fabriques ici? Je t'avais dit d'arrêter ce genre de petit jeu débile. Et reboutonne ton chemisier veux-tu? Non attends..." Sans même y réfléchir à deux fois, Sheldon enleva sa veste et la fit passer sur les épaules de Saphira. "Maintenant rentre chez toi s'il te plaît." Sheldon n'aimait pas le métier de la jeune femme et encore moins le fait que cela l'oblige à sortir à des heures pareilles, qu'est-ce qui lui garantissait que la prochaine fois qu'on le réveillerait à 3heures, ce ne serait pas pour identifier son cadavre à elle?
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MessageSujet: Re: 02. It's freaking 4 am   Mer 29 Fév - 10:49

Shan culpabilisait un peu, elle savait pourtant pourquoi elle agissait ainsi avec ce « bleu ». Mais ça ne l’empêchait pas de culpabiliser. Elle allait lui attirer des ennuis, elle le savait, mais elle connaissait aussi l’importance de son métier. Tout du moins, l’importance qu’elle voulait lui donner. Elle se disait que si elle portait suffisamment de sérieux à ce genre de cas, il serait plus difficile pour le tueur de recommencer. Que plus ce genre de sujet serait médiatique, plus elle aurait d’informations et plus le criminel serait contraint de reculer. Bien sûr qu’elle avait peur de lui, elle n’était pas stupide, elle avait même réussi à obtenir certains clichés de ses plus anciennes victimes… Saph n’était pas vraiment d’une nature intrépide et ces clichés révélaient bien plus qu’elle n’espérait un jour contempler, mais si elle ne le faisait pas, si elle ne repoussait pas les limites qu’on lui imposait, qui le ferait ? Qui le ferait avec respect pour les victimes et la famille ? Qui lui assurerait que son fils grandirait dans une ville tranquille ? Saph ne pouvait pas reculer, elle n’en avait pas le droit, ne s’en donnait pas le droit. Parce qu’elle était la seule à prendre soin de son enfant, le seul être qu’il avait, et elle n’était pas du genre à abandonner, pas en sachant qu’elle pouvait contribuer à faire avancer, voir même, changer les choses… Elle n’avait pas mis au monde un être pour lui offrir une vie de meurtre et de non-respect. Elle refusait de baisser les bras et d’envisager les choses de cette façon. Quant à ses méthodes d’investigations, elle parvenait à s’étonner elle-même des ressources qu’elle savait développer. Comme le dit l’adage, on ne sait vraiment de quoi on est capable qu’une fois face à l’adversité…

Mais alors qu’elle allait parvenir à ses fins, une haute silhouette se dessina dans son champ de vision. Elle n’eut pas le temps de lever les yeux sur lui que sa voix s’élevait. Une voix qu’elle ne connaissait que trop bien. Une voix qui aurait pu la faire sourire dans d’autres circonstances mais qui, sur leur terrain de travail réciproque, ne pouvait signifier que la fin de son entretien avec le jeune policier et le début des hostilités…

    -Shel…

Tenta-t-elle d’intervenir alors que son ami anéantissait en quelques phrases tous les efforts qu’elle avait fait pour avancer sur cette affaire…

De tous les policiers de cette satanée ville, il avait fallu qu’elle tombe sur lui !


*Crétin trop protecteur !*

Songea-t-elle dans un petit sourire contrit à l’adresse du policier qui venait de se faire rabrouer, avant de jeter un regard noir à l’inspecteur qui déjà l’entraînait un peu plus loin…
    -Merci… Ce que je fais ici ? Dois-je te poser la même question ou bien, tu me l’accorderas, la réponse est aussi évidente pour toi que pour moi…

Ne vous y trompez pas, Saph adorait sincèrement ce flic au grand cœur. En dehors du travail, elle avait appris à s’attacher à l’homme. Même son côté borné, macho et protecteur lui plaisait et l’amusait. Et au vu de son passé avec les hommes, c’était plutôt un compliment qu’elle lui faisait. Mais quand il s’agissait de travail, ces deux-là étaient à l’opposé.

Ce n’est pas pour autant qu’elle ne put apprécier son geste de galanterie, d’où le petit merci, énoncé sur un ton instinctif, qu’elle lui offrit avant de relever le ridicule de la question qu’il lui avait posée. Geste qui, une fois qu’elle eut enfilé et fermé le vêtement bien trop grand pour elle, lui donna suffisamment d’allant pour qu’elle puisse plonger son regard dans le sien, sans plus aucune gêne. Il ne lui restait plus à présent qu’à lui faire comprendre qu’elle n’avait pas l’intention de se laisser « mettre dehors » aussi facilement qu’il semblait l’espérer…
    -Où est Oxy ?

Demanda la brune à son ami. Deux raisons justifiaient cette question, la première : avec Oxy il était possible de tenir une discussion civilisée au travail. Or, discuter avec Sheldon du sujet, s’était filer tout droit à l’engueulade. Difficile dans ces conditions d’envisager un compromis. Oxanna était bien plus ouverte à la négociation que lui. Bref, double –premier- avantage à discuter avec Oxy sur les scènes de crimes, pas besoin d’hurler à tue-tête et elle ne risquait pas de se brouiller avec son ami…
    -Shel ! Laisse-moi faire mon travail, s’il-te-plaît ! Tu n’as aucune raison valable d’agir comme tu le fais, et tu le sais… Pas avec moi en tout cas !

Commença-t-elle d’une voix douce, dans un regard suppliant. Après tout, elle ne s’était jamais mise en travers de sa route, n’avait publié que ce qu’Oxy ou les autres flics avec qui elle arrivait à travailler l’avait autorisé à divulguer. S’il lui en donnait la possibilité, ils pourraient plus ou moins faire équipe tous les deux. Alors pourquoi s’entêter à la repousser…
    -Je suis une grande fille Blackwell ! Je sais où est ma place.

Voilà que le ton commençait à monter, du moins de son côté. Elle n’était pas très certaine de comprendre les raisons qui le poussaient à la repousser comme il le faisait. Et ça l’énervait. Elle avait parfois l’impression d’avoir passé sa vie entière à être le jouet d’hommes qu’elle ne comprenait. Et c’est Shel qui devrait payer les pots cassé…
    -Bon sang, toi plus que quiconque ! Quel hypocrite tu fais ! Pourquoi es-tu devenu flic Shel ? Est-ce que tu le sais seulement ? Si je suis devenue journaliste c’est pour pouvoir dire la vérité. Protéger la population avec des mots à défaut d’autre chose…

Saph était sportive, mais sa douceur naturelle l’empêchait à toutes actions potentiellement violentes. Une fois, et une seule elle avait giflé un homme, Duncan et tout son être s’en rebellait encore…
    - … je n’ai peut-être pas ta force, ton expérience, ni même ton courage mais je veux pouvoir protéger les miens. Dans le respect des gens, dans le respect de ce que je suis. De ce en quoi je crois…

Bon ok, ce soir la notion de respect pour ce pauvre policier avait été flouée… mais quand bien même aurait-il révélé plus qu’il ne devrait, elle n’aurait pas révélé l’identité de la source qui avait parlé. Est-ce que cela faisait d’elle une arriviste pour autant ? Elle en doutait, elle était seulement déterminée, et elle n’était pas la seule à l’être n’est-ce pas ? C’était peut-être là, justement, le fond de leurs problèmes…
    -Est-ce moi je t’empêche de te lever en pleine nuit pour aller travailler ? Et d’ailleurs qu’est-ce que tu comptes faire ? M’arrêter ? Tiens ça ne serait pas une mauvaise idée, je pourrais alors écrire un article sur la liberté d’expression, la liberté de la presse, des amendements de la constitution bafoués, je suis persuadée que mes lecteurs aimeraient savoir comment se passe une garde à vue à Lima et le zèle dont font preuve les agents du FBI...

Elle n’y pensait pas une seule seconde, elle n’imaginait pas Shel – à tort ou à raison – lui faire ce coup bas, comme elle ne prendrait pas le risque de lui mettre des bâtons dans les roues comme ça. Bien sûr qu’elle lui en voudrait. Mais si elle aurait été capable d’écrire un tel article pour un autre policier que lui, le lien qui les unissait avait de l’importance pour la journaliste qu’elle était. Saph était pleine de principe. Et que ce soit en amour comme en amitié, la fidélité et la confiance primaient…
    -L’homme qui me maintiendra chez moi quand un coup de tel m’annonce un scoop dans ce genre n’est pas encore né Blackwell. Si je suis venue ce soir c’est que j’ai mes raisons…

Conclut-elle finalement dans un petit sourire déterminé, le regard brillant, les joues rouges alors que tout son être prouvait sa volonté d’avancer quand bien même elle aurait du reculer…
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MessageSujet: Re: 02. It's freaking 4 am   Sam 3 Mar - 17:50

Dans une autre réalité, ou plutôt à un autre moment, Sheldon et Saphira étaient les meilleurs amis du monde. Pas ce soir, (ou plutôt ce matin), pas quand Sheldon venait de voir un cadavre qui l'empêcherait de dormir pendant au moins une bonne semaine et surtout pas quand il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il était en train de se passer. Était-ce personnel? Oui, cela l'était et peut être que Sheldon avait besoin d'autre chose que de son travail dans sa vie mais ce n'était vraiment pas le genre du brun. À bientôt trente ans, il faisait toujours passer son travail avant tout. Il n'avait pas une tonne d'amis, préférant généralement bosser sur sa voiture ou même aller voir sa mère, pas de petite amie (et non, ce qui se passait ou non entre Oxanna et lui ne comptait pas du tout) et tout ce qu'il avait accompli de bien dans sa vie avait un rapport avec son travail. Non, Sheldon n'était pas un workaholic , il savait tout à fait lâcher prise mais il avait quelque chose d'assez satisfaisant à mettre quelqu'un derrière les barreaux. Qui aurait cru que l'adolescent si turbulent se reconvertirait dans cette voix? Personne et certainement pas Sheldon. Mais un seul problème à la fois. Il avait toujours un corps sur les bras et des indices à relever et en plus de cela venait s'ajouter le problème Saphira. Il eut un demi-sourire en voyant la jeune fille dans sa veste à lui, beaucoup trop grande pour elle, essayer de lui faire entendre raison et débitant un discours au féminisme flagrant... Sheldon avait déjà mal à la tête et là tout de suite ce qu'il désirait faire c'était remettre ses lunettes de soleil sur son nez et retourner dans son lit avec un café brûlant histoire de bosser cette affaire au maximum. "Tu as fini?" demanda t-il finalement, le sourire au bout des lèvres et sachant que cela agacerait bien la demoiselle. Il faut dire qu'à force de se chamailler ainsi sur les scène de crimes, Sheldon savait comment faire pour irriter Saphira.

Sauf que cette fois-ci, il était vraiment sérieux. Il ne voulait pas d'elle ici, si cette affaire s'ébruitait, les conséquences pourraient être désastreuses pour son enquête. La dernière chose que Sheldon voulait c'est qu'on en parle au journal de 20heures, le meurtrier pourrait alors profiter de la panique pour s'en aller ou encore pire faire d'autres victimes. Sheldon poussa un soupir et chercha une manière plutôt polie de le faire comprendre à la brune. Oh et puis zut ce dit-il, il était 4 heures passées désormais, il ne devait de la politesse à personne à cette heure-ci. "Prends le comme tu veux Saph mais je ne veux pas savoir quelles sont tes raisons. Non Oxanna n'est pas là alors tu ne pourras pas glaner des informations comme tu le fais si bien avec elle, c'est mon affaire, compris?" Sheldon avait dit la dernière partie de la phrase avec un peu plus véhémence qu'il ne l'aurait voulu. Ce n'était pourtant pas la première fois que c'était lui le responsable d'une enquête, non, c'était ainsi que Sheldon s'était fait un nom aux bureaux et c'était bien pour cela que même les agents plus âgés le respectaient. Même quand il faisait des blagues un peu débiles en salle de réunion... Mais il faut toujours quelqu'un pour détendre l'atmosphère, pas vrai? "Ça ne me fait pas particulièrement plaisir de me retrouver ici à une heure pareille et surtout pour voir les horreurs que l'on a fait subir à une jeune femme... Voilà un truc que tu peux écrire dans ton article, le tueur a un penchant plutôt prononcé pour les jolies filles alors il ne fait vraiment pas bon de sortir trop tard. Voilà... Je suis là pour faire mon boulot... Mais avec toi dans les parages, c'est quasiment impossible. " Le brun ne pouvait pas faire plus clair que cela et si elle était blessée tant pis pour elle... Peut être qu'il pourrait s'excuser devant un verre comme ils avaient l'habitude de le faire?

Pourtant, Sheldon voyait bien cette lueur si particulière dans les yeux de Saphira, la même qu'il avait quand il était sur une enquête, elle n'était pas prête à laisser tomber. Bon eh bien tant pis... "Et puisque que tu parles de menottes... c'est une excellente idée." Le mouvement de Sheldon fut si rapide qu'elle n'eut pas le temps de réagir, il avait sorti ses menottes de sa poche et, un anneau se referma sur le poignet de Saphira et l'autre... sur la voiture de police la plus proche. "Reste ici j'ai encore deux ou trois choses à règler et ensuite je te raccompagne chez toi."lança t-il finalement avec un énorme sourire aux lèvres... Il aurait dû faire ça beaucoup plus tôt. "Et si tu essayes encore de corrompre un de mes agents avec ton joli sourire... Tu passeras la nuit au poste."
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MessageSujet: Re: 02. It's freaking 4 am   Lun 5 Mar - 20:37

[HJ: J'ai adoré ta réponse mdr.]

    "Prends le comme tu veux Saph mais je ne veux pas savoir quelles sont tes raisons. Non Oxanna n'est pas là alors tu ne pourras pas glaner des informations comme tu le fais si bien avec elle, c'est mon affaire, compris?"

Shan avait reculé sur le coup, les sourcils froncés. Autant il pouvait et savait comme nul autre être agaçant, autant elle ne lui connaissait pas cette… détermination ? Colère ? Rancœur ? Elle n’aurait su le déterminer. Toujours est-il que si leurs joutes faisaient monter le ton, jamais encore Shel ou elle n’avaient perdu le contrôle de leurs paroles. Enfin si… mais non… De la bêtise oui, de l’absurde même pourquoi pas, de la mauvaise foi à la pelle… De l’hypocrisie même, parfois… Tout était bon pour marquer des points pour son camp. Mais tous les deux n’oubliaient jamais vraiment à qui ils avaient à faire. N’oubliaient jamais que derrière le professionnel se trouvait un ami. C’est pourquoi la journaliste avait été surprise du ton employé. Shel s’imaginait-il qu’elle ne le considérait pas à sa juste valeur ? Qu’elle avait plus foi en Oxanna qu’en lui ? Avait-elle blessé son égo par cette remarque ? Saph s’avança et dans un geste spontané qui déplairait probablement au policier, elle vint poser une main sur son bras tout en essayant de l’interrompre…
    -Shel…

Elle se savait trop ce qu’elle voulait lui dire. Elle voulait plutôt être une présence pour lui. S’était difficile à expliquer. Elle avait envie de l’apaiser. Non pas parce qu’il avait raison… Il ne fallait pas pousser… Mais parce que quelque part, elle ne parvenait pas à croire qu’elle le poussait autant dans ses retranchements. Craignait-il à ce point pour elle ou était-il seulement blessé par ses dires? Parce que s’il craignait pour elle, s’était ridicule, même lui devait le reconnaître. Elle n’aurait pas été assez bête pour sortir seule, pas même de chez elle. S’était son photographe qui était venu la chercher, elle avait pris le temps de l’appeler avant de se jeter tête baissée dans le scoop qu’on lui avait annoncé. Et puis, quand bien même ne serait-elle pas le seul lien qui restait à Lucas, elle n’aurait jamais pris un risque comme celui-ci. Peut-être que si Shel avait été au courant pour son fils, aurait-il eus plus confiance en elle ? Comprendrait-il alors qu’elle avait trop à perdre pour qu’elle réagisse aussi bêtement qu’il l’imaginait pour elle ? Mais pour une raison qui lui était propre, elle évitait au possible de parler de son fils. Trop longue histoire, un père qui n’était pas au courant pour le petit, une relation avec les hommes assez compliqué. Aucune honte, non, dans la naissance de son fils, elle craignait seulement pour lui…

Et puis, durant la période d’invincibilité de l’adolescence, un ado avait tenté de la violer. Cela lui paraissait à des années lumières maintenant, mais elle avait déjà, une fois, été trop bête pour reconnaître et accepter les limites de la prudence et elle s’en mordait encore les doigts. Alors non, elle n’avait pas l’intention de tenter le diable. Elle n’avait l’intention de s’offrir en pitance au premier venu. Il avait tort de s’inquiéter de la voir là, ce soir. Doublement tort d’ailleurs. Déjà parce qu’elle était bien plus coriace qu’il ne semblait le penser (prudence faisait partie intégrante de sa personnalité), ensuite parce qu’elle voulait l’aider et non pas l’encombrer comme il en semblait persuadé. Quand comprendrait-il que ce qui faisait la différence entre les infos d’Oxanna et les siennes, s’était le respect mutuel que les deux femmes s’accordaient. Le fait d’avoir travaillé ensemble au lycée avait probablement aidé certes, mais flics et journalistes n’étaient pas constamment obligés de s’admonester. Ils pouvaient aussi s’entre-aider… S’était d’ailleurs ce qu’elle s’apprêtait à tenter pour la millionième fois de lui expliquer quand, dans un froncement de sourcil et un petit cri surpris, elle comprit soudain où les propos qu’il lui tenait la menaient…


*Tu ne vas pas oser ?*

Lui disait son regard alors que déjà il l’empoignait pour lui passer les bracelets…
    -Sheldon ! Relâches-moi…

Lui hurla-t-elle en tentant vainement de se détacher ou d’arracher l’attache de la poignée… Comment osait-il lui faire ça ? Elle n’était pas une délinquante, elle n’avait rien fait –ou presque – qui justifiait un tel comportement. Alors, trop choquée, trop surprise, ne put-elle que s’insurger tandis que sa colère et son éducation étouffaient la rage qu’elle voulait lui exprimer…
    -Au non mon vieux, tu ne me laisses pas là ! SHELDON ! SHELDON REVIENT ICI TOUT DE SUITE ! BLACKWELL… JE TE JURE… JE TE JURE… TU ME DEVRAS PLUS QU’UN VERRE MON VIEUX C’EST MOI QUI TE LE DIS… SHELDON !

Elle n’arrivait pas à y croire ! Mais quelle crédulité ! Comment avait-il osé ? S’il croyait la calmer en lui passant les menottes, il se fourrait le doigt dans l’œil. Il allait le lui payer. Elle ne savait pas encore comment, mais nul doute qu’elle trouverait bien le moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce ! D’ailleurs et si elle s’autorisait à tomber bien bas…
    -SHELDON ! JE TE JURE QUE SI TU FAIS UN PAS DE PLUS JE RACONTE A TOUS TES HOMMES TES PETITS TICS AU LIT…

Pure provocation évidemment, Shel n’était pas son amant, mais puisqu’il avait décidé d’user de fourberie, pourquoi devrait-elle se priver de le faire à son encontre. Avait-il eu des scrupules, lui, à l’enchaîner ? Rouge de colère et de confusion, son regard lançait des éclairs. Qui dans ces circonstances auraient reconnus la douce jeune femme qu’elle était ?

Elle haussa les sourcils dans un mouvement de tête provocateur, à son encontre. Irait-elle jusqu’au bout de la provocation ? Elle n’en savait rien, car quoiqu’il puisse ne penser, elle n’était pas de nature mensongère. Néanmoins… Il était le seul à pouvoir la mettre dans un état comme ce matin-là… Alors elle ne jurerait plus de rien…
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MessageSujet: Re: 02. It's freaking 4 am   Ven 16 Mar - 13:45

Il y avait deux sortes d'emmerdeurs sur cette planète. Les plus détestables qui adoraient embêter leur monde parce qu'ils pouvaient le faire et puis… Et puis, il y avait les gens comme Sheldon, avec un fort caractère qui ne l'ouvraient uniquement que s'ils étaient certains d'avoir à cent pour cent raison et surtout en ce qui concernait leur domaine de prédilection. Oui, Sheldon Blackwell était un emmerdeur de première classe et oui, il en avait tout à fait conscience. Et c'était notamment grâce à cela qu'il arrivait à effectuer son boulot correctement en dépit de ce que pouvait penser certaines personnes. Sur une scène de crime, le brun n'était pas là pour se faire des amis mais définitivement pour être le plus efficace possible et certes, les trois quarts du temps, Sheldon ne respectait pas le protocole, il avait sa méthode bien à lui. Et l'un des points importants de sa méthode était que personne ne vienne le déranger ni même Saphira Harper du haut de ses talons aiguilles. Alors oui, ce que Sheldon venait de faire était totalement injuste vu que techniquement la brune n'avait pas commis d'infraction à la loi… Mais à quoi servait le fait d'avoir des menottes et une plaque qui décrétait qu'il était bien agent du FBI si Sheldon ne pouvait pas s'amuser un peu? Non mais vraiment... Et le brun ne put s'empêcher d'éclater de rire, véritablement, rejetant la tête en arrière face aux menaces de Saphira… Sheldon n'était pas né de la dernière pluie, il en fallait un peu plus que ça pour l'impressionner. "Saph' tu peux t'époumoner autant que tu veux, je ne vais pas changer d'avis… Vas y révèle donc tous mes petits secrets et toutes les manies que j'ai au lit. On est sur une scène de crime, les gens n'en n'ont absolument rien à faire … " Le jeune homme haussa les épaules nonchalamment avant d'ajouter. "Et puis sérieusement, tu crois que je ne leur ai pas déjà tout dit, et puis ce ne serait que mentir vu qu'il ne s'est jamais rien passé entre toi et moi… Et je crois que les journalistes ne sont pas censés mentir... pas vrai?" Sheldon ponctua sa phrase par un sourire en coin, très certain d'avoir gagné cette bataille.

Saphira le connaissait plutôt bien, elle devait donc savoir qu'il se fichait pas mal de l'opinion des autres. Cependant, Sheldon avait menti, il n'était pas du genre à raconter dans des détails inutiles et affligeant sa dernière partie de jambes en l'air. Il se contentait juste d'un sourire discret quand quelqu'un lui demandait comment il avait passé sa soirée avant de passer à autre chose. Et en plus, ces derniers temps, Sheldon avait été plutôt sage. L'évènement "Santana" l'avait grandement refroidi et il n'y avait rien de pire que de fermer les yeux et de s'imaginer l'air blessé d'Oxanna quand il était sur le point… de… Enfin bref, très mauvais pour pouvoir se concentrer. Donc pour l'instant, il se contentait de boire en silence en faisant connaissance avec toutes les serveuses des bars de Lima qui prenaient pitié de lui et finissaient par boire en sa compagnie. Mais Saphira n'avait pas besoin de savoir ça, Saphira et personne d'autre d'ailleurs. Sheldon poussa un soupir en voyant l'air furibond de la brune et il fit demi-tour et ajouta rapidement."Reste tranquille pendant une dizaine de minutes s'il te plaît… Tout le monde est déjà sur le nerf et le corps n'est pas très joli à voir… On aura qu'à aller au poste et je te trouverai une autre affaire pour ta une de demain, mais pas celle-ci. " Il n'attendit même pas sa réponse et s'éloigna retournant faire son job, ignorant les regards de ses collègues qui se demandaient très certainement pourquoi est-ce qu'il avait menotté une civil sans raisons apparentes. Hmmm… Il était 4heures du matin, Sheldon n'avait pas à s'expliquer, (traduction en language de Sheldon: allez tous vous faire voir). Il fit le tour trois fois de la scène de crime et attendit que le corps soit déplacé pour prendre d'autres photos avec son téléphone portable. L'agent qui avait parlé à Saphira s'éloigna en le voyant, sûrement par peur de se faire réprimander et Sheldon eut un demi-sourire, trop occupé à prendre des photos. Il s'envoya un e-mail sur sa boite de réception aux bureaux et un autre pour son ordinateur personnel, une toute petite entorse au règlement que personne n'était obligé de savoir.

Sheldon alla observer de plus près le bout de la ruelle, fronçant les sourcils. Pas beaucoup de lumière, c'était un bon endroit pour se cacher et attendre que quelqu'un passe. Mais le tueur avait-il agi par hasard total? Le brun n'en était pas certain, la jeune fille morte correspondait au profil des autres, il y avait une connexion c'était certain, le tueur avait un penchant pour les jeunes femmes brunes pas de doute. Cependant l'avait-il suivi? Ou alors avait-il tout simplement croisé sa future victime et avait décidé en une fraction de secondes de passer à l'action… Cette affaire n'avait absolument aucun sens… Sheldon poussa un soupir avant de retourner vers la voiture à laquelle il avait attaché Saphira… En espérant qu'elle soit de meilleur humeur.
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