Choriste du mois


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 02. [Guevara's] Are we friends or what ?

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MessageSujet: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Jeu 2 Fév - 13:15

« Mademoiselle Lopez, vous tombez bien, serait-il possible que vous remontiez le dossier de mon lit, je vois mal la télévision ? » Santana offrit un sourire crispé à son patient, un homme d'une quarantaine d'années qui passait plus de temps à la regarder comme si elle était un morceau de viande qu'à s'occuper de sa propre personne. Pourtant, elle attrapa la télécommande. « C'est mieux ainsi, Monsieur Milton ? » Son ton restait correct, mais intérieurement, elle bouillonnait. Tout ce qu'elle avait envie de lui dire se résumait à peu près à « Espèce de vieux porc, tu ne peux pas juste étendre ton gros bras et appuyer sur le p*tain de bouton ?! Si je pouvais, je te ferais bouffer la télécommande histoire d'avoir le plaisir d'effacer ton sourire de gros dégueulasse dès que tu poses tes yeux sur mes fesses. Conn*rd»
Pourtant, son sourire ne quitta pas ses lèvres et elle attendis patiemment que l'homme soit confortablement installé pour enfin changer la poche de médicaments qu'il avait en perfusion. Résistant à l'envie d'augmenter la dose de morphine afin de plonger le pervers dans un coma profond, elle se contenta de réajuster les oreillers avant de quitter la pièce. La jeune femme poussa un soupir de soulagement. Milton était son dernier patient et elle avait enfin terminé sa journée. Consultant sa montre, Santana se rendit compte qu'elle avait fait une bonne demi heure de plus, temps qui, contrairement aux deux heures supplémentaires qu'elle venait d'effectuer, ne serait pas payé. Ce fut en maugréant contre son travail, sa collègue malade et sa vie en générale que Santana se dirigea vers les vestiaires. Elle ouvrit son casier avec un peu trop de force, faisant sursauter la stagiaire qui tentait visiblement de faire une sieste. La jeune femme ne prit même pas la peine de s'excuser ni de lui jeter le moindre regard. Elle se jeta sur son téléphone et consulta ses messages. Rien, pas un texto. Rapidement, elle tapa quelques mots et envoya le tout à son baby sitter du jour avant de quitter sa blouse. Elle enfila à la hâte sa robe noire avant de contempler son reflet dans le miroir. Lâchant un soupir, elle attrapa sa trousse de maquillage et, un œil toujours fixé sur l'écran désespérément sombre de son téléphone, elle s'évertua à tenter d'effacer les traces de fatigue de son visage. Se sentant enfin correcte et plus ou moins présentable, elle saisit sa brosse et la passa dans ses cheveux qui avait bien malgré elle prit le pli de sa queue de cheval. Une fois fin prête, elle attrapa de nouveau son téléphone et composa le numéro d'Aaron. Mordillant sa lèvre inférieure, elle attendit, avec un peu de peur, que le jeune homme décroche. Ce qu'il ne fit pas. De plus en plus stressée, la jeune femme enfila sa paire de talons, cacha sa robe un peu trop courte sous son manteau et, son sac à main au bout du bras, quitta les vestiaires d'un pas rapide.

Elle avait peur. Pourquoi avait-elle été assez stupide pour demander à Aaron de garder Liam pendant quelques heures ? Lorsque la chef de service lui avait imposé deux heures supplémentaires suite à l'absence de l'une de ses collègues, Santana avait dû trouver un remplaçant à Brittany – dont le rendez-vous chez le médecin pris des semaines auparavant ne pouvait être changé – pour garder Liam le temps qu'elle quitte l'hôpital. Elle savait que personne à la colocation n'était disponible aujourd'hui – comme par hasard, c'était toujours lors de moments de galère qu'on ne trouvait aucune solution simple et efficace – et plutôt que de demander à Quinn, elle avait appeler la première personne de son répertoire : Aaron Guevara. Son ancien ami – qu'étaient-ils à présent, Santana n'en savait rien – avait presque immédiatement accepté de se rendre chez Brittany et de garder le bébé jusqu'au retour de Santana, et la jeune femme s'était sentie instantanément soulagée. Jusqu'à ce qu'elle se rendre compte, peut-être dix minutes après son appel et tandis qu'elle s'évertuait à changer le pansement d'une mamie récalcitrante, que ce n'était peut-être pas une bonne idée. Certes, Aaron et elle avaient été amis par le passé – et même un peu plus que ça d'ailleurs. Mais cela remontait à presque dix ans, et depuis le retour d'Aaron à Lima, le jeune homme et elle se voyaient en coup de vent et souvent de façon impromptue, ne prenant pas vraiment la peine de discuter et de refaire connaissance. Donc, pour ainsi dire, Santana ne connaissait rien de lui. Comment avait-elle pu laisser son fils dans les bras d'un homme qu'elle ne connaissait en réalité pas du tout ? Comment avait-elle pu être aussi négligente ? La peur fit naître des larmes de rage dans ses yeux, mais elle cligna les paupières afin de les chasser. Elle entra dans sa voiture et mis le contact avant de quitter le parking de l'hôpital. Au diable les limites de vitesse, tout ce qu'elle voulait c'était s'assurer que son fils allait bien.
Aaron Guevara... Près de dix ans auparavant, seule l'évocation de ce nom suffisait à la mettre dans un état de colère que peu de personne pouvaient se targuer de créer chez elle. Même encore maintenant, la déception qu'elle ressentait à son égard lui serrait légèrement le cœur. Rencontré l'été de ses quinze ans, Aaron avait été son premier coup de cœur. Il avait été le premier garçon avec lequel elle avait accepté d'aller un peu plus loin qu'un simple baiser. Il n'avaient pas été jusqu'au bout – Puckerman avait été l'heureux gagnant – mais ils avaient suffisamment expérimenté de choses ensemble que Santana s'était attendue à plus qu'à un silence radio de la part de celui pour lequel elle avait éprouvé ses premiers émois d'adolescente. Personne ne savait combien l'absence totale de nouvelle de la part d'Aaron l'avait affectée à l'époque, jusqu'à ce qu'elle se rapproche de Puck et qu'elle l'oublie enfin. Lorsqu'elle l'avait recroisé quelques mois auparavant à l'hôpital, elle l'avait tout de suite reconnu, et le mélange de surprise et de rancoeur l'avait laissée quelque peu sans voix. Depuis cette rencontre, leur relation plus qu’ambiguë la rendait à la fois mal à l'aise et euphorique. L'adolescent qu'elle avait connu à l'époque était devenu le genre de garçon que Santana aimait particulièrement, et si leur passé n'était pas ce qu'il était, si Aaron n'avait uniquement été qu'un inconnu sexy et sûr de lui, elle aurait probablement cédé la la tentation. Mais ce n'était pas le cas. Elle le connaissait, peut-être plus très bien mais certaines choses ne changeaient pas, et elle ne pouvait pas se permettre de retomber dans ce genre de relation qui, à son âge, la laisserait plus profondément blessée que simplement triste comme lorsqu'elle n'avait que quinze ans.

Soupirant et secouant la tête pour remettre de l'ordre dans ses pensées, Santana s'engagea dans l'allée qui menait à la maison d'Aaron. Ses sentiments envers le jeune homme n'était pas ce qui importait à cet instant précis. Seul son fils comptait. Elle se gara rapidement et se dirigea d'un pas vif vers la porte d'entrée. Sans prendre la peine de sonner, elle pénétra dans la maison, à bout de souffle, frigorifiée et totalement paniquée, et s'écria : « Guevera, espèce de conn*rd, tu ne réponds jamais à ton téléphone ?! Je te jure que si quelque chose est arrivé à Liam... » Une silhouette se profila à l'autre bout du couloir et Santana attendit une réponse tout en espérant que la peur qu'elle ressentait n'était pas trop perceptible.


Dernière édition par Santana A. Lopez le Jeu 9 Fév - 18:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Mer 8 Fév - 16:36


« Hé ! Mon gars, tu veux bien monter un peu le volume du poste de radio steuplaît ? On entends rien avec tout ce beau monde qui cause. » lança une voix bourrue depuis l'autre bout du comptoir de service. C'était Joshua, l'un des plus fidèles clients du Little Havana. En toute heure de la journée, il n'était guère exceptionnel de croiser le vieil homme dans les parages, d'autant plus depuis la retraite de ce dernier. Depuis le décès de sa tendre moitié quelques années plus tôt, il s'accordait quotidiennement la compagnie des clients du restaurant et, profitant dans un même temps de la savoureuse cuisine cubaine qu'il avait appris à apprécier - lui-même possédant des talents culinaires très limités, cette solution était la préférable pour sa santé. Si dans un premier temps il avait eu des difficultés à cerner le caractère du vieil homme, Aaron en était toutefois venu à s'y accoutumer et, à affectionner l'aîné. « Il faudrait songer à changer ton appareil auditif, vieillard » railla t'il, tandis qu'il terminait de ranger les verres à leur place, un rictus insolent dessiné sur les lèvres. Il s'exécuta néanmoins, tandis que le concerné étouffait une remarque aiguillée sur l'effronterie croissante des jeunes envers leurs aînés, par un gloussement enroué. Le téléphone du jeune homme vibra dans la poche arrière de son jean, mettant un terme à leur joute amicale. « Damaris, remplace-moi au bar s'teplait » dicta t'il distraitement à la nouvelle employée, en découvrant le joli minois d'une vieille connaissance s'afficher sur le cadran lumineux du mobile. Il décrocha dès qu'il fût dans un espace moins bruyant que la salle commune.

Une dizaine de minutes plus tard, le jeune cubain avait enfilé une veste de cuir et, était désormais stoppé dans son élan par l'un des multiples et, irritants feux rouges de la rue principale de Lima. Il vérifia une énième fois l'adresse que la jeune femme lui avait laissé, s'appliquant à la mémoriser machinalement 903, City center, Lima OH 45802. Il était presque certain de connaître le bâtiment de vue et, n'aurait jamais soupçonné que quelqu'un ait les moyens de vivre là-dedans. Un bref soupir s'échappa de ses lèvres, tandis qu'il s'accoudait à la portière. Mais pourquoi diable avait-il accepté de jouer les baby-sitters ? D'autant plus, pour Santana ! Inutile de dire que son appel l'avait relativement surpris - il n'aurait jamais deviné qu'elle puisse ne serait-ce que songer à lui, pour s'occuper d'une tâche aussi importante à ses yeux. Dire que leur relation était seulement indéfinie serait un euphémisme. En réalité, elle était bien plus nuancée que ça. Ils avaient été très proches l'un de l'autre sur le plan physique - et, sans doute également sur le plan émotionnel. Mais ils n'avaient pas conservé de contact suite à leur brève fréquentation. Enfin, il ne l'avait pas fait. Aaron avait été réellement étonné de la retrouver à Lima, lors de son emménagement quelques mois plus tôt. Plutôt que d’arborer une attitude embarrassée qui aurait été conventionnellement légitime en ces circonstances, il avait préféré se comporter comme s'il n'avait jamais été le plus grand salaud du monde envers elle. Et, leurs rapports avaient redémarré - bien différents de ceux qu'ils avaient eu lorsqu'ils avaient quinze ans. Oui, décidément, il n'y avait que Santana pour lui faire faire du baby-sitting, un soir de semaine. Il appuya sur l'accélérateur lorsque le feu passa au vert et, le véhicule avança docilement sur la route.

S'il avait cru pouvoir compter sur le savoir-faire et, l'expérience de sa mère en matière de bébés, il avait rapidement dû se confronter à la réalité des choses, en découvrant une note rédigée à son intention, dans l'entrée : à l'évidence, ses deux frères avaient embarqué leur mère pour une sortie au restaurant et, celle-ci ne rentreraient pas avant un bon moment - malgré son âge avancé, la cubaine demeurait une véritable fêtarde dans l'âme. Dans la chambre occupée par Lola lorsque celle-ci venait dormir-là, il avait déposé le sac que Britanny lui avait confié en lui répétant plusieurs fois comment utiliser ceci-cela et, en lui demandant de l'appeler au moindre problème. Il s'était ensuite retrouvé entre quatre yeux, avec le bébé en question. Liam. « Hé muchacho » avait-il dit simplement, en le prenant doucement sur ses genoux avec une pointe de curiosité. Il n'aurait jamais pensé que Santana puisse tomber enceinte aussi jeune. Sans qu'il ne puisse dire pourquoi, l'idée en elle-même lui semblait saugrenue. La jeune femme ne lui avait jamais rien dit de cette histoire, ni qui pouvait bien être le père de Liam - et, pour être de bonne foi, il ne l'avait pas non plus interrogé, demeurant désintéressé à ce propos, jusqu'à présent.

Liam n'avait pas tardé à crier famine, mettant rapidement à l'épreuve son nouveau baby-sitters. Après quelques maladresses avec le biberon, le jeune homme était parvenu à maintenir le bambin dans l'angle de son coude et, à le nourrir convenablement. Lorsqu'il fût venu à bout de cette tâche incroyablement inconfortable, il consacra quelques longs instants à distraire son protégé de la soirée : ses tentatives se révélèrent peu concluantes et, le cubain dû admettre que le rôle de nourrice n'avait rien de bien palpitant. Les enfants de cet âge étaient particulièrement ennuyeux à vrai dire. Toutefois, il refusa de se laisser aller à l'exaspération de ce manque d’interactivité et, poursuivi son monologue en espagnol, ponctué à certaines occasions, de furtifs "areuh", du fils de son amie - dont il ne tarda pas à noter quelques ressemblances physiques, frappantes.

« Guevera, espèce de conn*rd, tu ne réponds jamais à ton téléphone ?! Je te jure que si quelque chose est arrivé à Liam... ». Le connard en question se tendit comme un arc en percevant le ton peu amène de la jeune mère. Inquiet, il baissa légèrement les yeux et, grimaça en constatant que le nourrisson commençait à s'agiter dans son sommeil, perturbé par les éclats de voix sonores - le cubain avait passé les trente dernières minutes à bercer Liam tranquillement contre lui, afin d'en arriver à ce résultat des plus paisibles et, voilà que ces efforts se réduisaient désormais à zéro. Il grinça légèrement des dents et, s'empressa de rejoindre le couloir menant à l'entrée, les sourcils froncés : « Baisse d'un ton Lopez, ton petit essaie de dormir » rétorqua t'il à voix basse, sentant les petits doigts du bébé se refermer sur son t-shirt. D'une main, il tâtonna la poche arrière de son pantalon et, se rembrunit instantanément : « J'ai dû laisser mon téléphone au restaurant. Excuse-moi d'être parti plus rapidement que prévu. » Il était contrarié, en effet. Il ne s'était pas attendu à la voir débarquer dans cet état-là et, encore moins à être traité de la sorte, après avoir rendu service. « Il va bien, il est seulement un peu fatigué. J'allais justement l'allongé »s'adoucit-il néanmoins, avec un bref haussement d'épaules. Il s'avança doucement vers elle et, se pencha légèrement en avant afin qu'elle puisse récupérer son fils. Il nota dans un même temps, le soulagement nettement perceptible sur son visage : « Tu t'attendais à quoi ? » l'interrogea t'il, en plissant les yeux.


Dernière édition par Aaron J. Guevara le Sam 28 Avr - 14:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Lun 13 Fév - 17:54

L'immense soulagement que Santana ressentit à la vue de son fils paisiblement endormi dans les bras d'Aaron l'a fit cligner des yeux. Elle se disait toujours qu'avec le temps, elle finirait par cesser d'imaginer les pires scénarii, mais chaque fois qu'elle restait sans nouvelles de son fils plus d'une heure, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter plus que de raison. Elle, Santana Lopez, qui jamais n'avait vraiment pris le temps de s'inquiéter pour quelqu'un d'autre que sa propre personne, avait l'impression d'être sur le point de faire une crise cardiaque dès que son fils se trouvait loin d'elle. Elle tentait tant bien que mal de cacher cet aspect de sa personnalité au commun des mortels, mais elle savait que parfois son visage d'ordinaire stoïque laissait échapper son tumulte intérieur.

Incapable de prononcer le moindre mot, elle laissa son ami s'approcher d'elle doucement, les yeux du jeune homme toujours posés sur Liam dont le petit poing serrait le tissus du t-shirt d'Aaron. Un mélange d'attendrissement et de quelque chose qu'elle n'arrivait pas – ou ne voulait pas – nommer fit naître un léger sourire sur ses lèvres. Sa colère et son inquiétude s'étaient envolées et elle déposa ses lèvres sur la joue rebondie de Liam avant de chuchoter. « Vu comment il s'accroche à toi, Guevara, je pense qu'il t'a adopté. » Du plus doucement qu'elle put, elle glissa ses mains sous Liam avant de l'attirer à elle. Le bébé se pelotonna contre sa mère, laissant échapper un petit soupir. Enfin rassurée de sentir la chaleur de son fils tout contre elle, elle offrit un dernier regard attendri à Liam avant de reporter son attention sur Aaron. « Si, bien sûr, ça ne te dérange pas qu'on s'éternise un peu, j'aimerais l'allonger ici. Liam a quelques problèmes de sommeil en ce moment, donc s'il pouvait grappiller quelques heures, ça m'arrangerait. »
Dire que l'enfant avait des soucis pour dormir était en soit un euphémisme. Cela faisait plusieurs jours que Liam la maintenait éveillée chaque nuit, ne lui laissant qu'une ou deux heures de sommeil par-ci par-là. Après en avoir discuté avec ses collègues infirmières, Santana en était venue à la conclusion que son fils commençait probablement à faire ses dents. Après tout, il entrait dans son sixième mois, ce qui concordait, selon les mamans avec qui elle avait parlé de son problème, aux symptômes de Liam. L'une d'elles lui avait conseillé d'acheter un anneau de dentition, une espèce de rond en plastique qui, selon ses dires, se mettait au frigidaire et permettait grâce au froid de calmer les douleurs, mais Santana n'avait pas encore eu le temps d'en acheter un, ni même de prendre rendez-vous chez le pédiatre de son fils. Elle s'avait que cela était une négligence de sa part, mais avec les heures qu'elle effectuait à l'hôpital et le peu de temps de sommeil dont elle avait le droit chaque nuit, elle ne trouvait pas un moment pour s'occuper du reste. Dire que sa vie de mère était difficile à gérer était en fait bien loin de la réalité. Alors si Liam pouvait dormir un peu et ainsi cesser d'être grognon durant quelques heures, elle était prête à tout faire. Même à supplier Aaron s'il le fallait.

Tentant de garder un visage impassible et non pas celui d'une jeune femme totalement épuisée, Santana adressa à son ami son plus beau sourire – celui qu'elle savait être un juste milieu entre flirt et confiance en soit – avant de déposer un baiser sur sa joue, faisant volontairement durer le contact un peu plus que nécessaire. « Merci Aaron. Et je ne m'attendais à rien, j'ai juste paniqué un peu, c'est tout. » ajouta-t-elle en haussant les épaules. « Je ne t'aurais pas demandé ton aide si je n'avais pas eu confiance en toi. » Ce qui n'était pas forcément vrai. Si Santana avait appelé Aaron, c'était parce qu'il était le premier de la liste, et non pas parce qu'elle pensait qu'il était le plus à même pour s'occuper d'un bébé qu'il ne connaissait pas. Et pourtant... Certes, elle s'était inquiétée lorsque son ami n'avait pas daigner répondre à ses appels, mais si elle devait être honnête avec elle-même, une partie d'elle lui faisait confiance, peut-être même plus qu'à Puckerman, alors que ce dernier était son meilleur ami depuis aussi longtemps qu'elle pouvait s'en souvenir. Aaron et elle n'étaient même pas des amis, pas encore du moins, ils se contentaient de se chercher continuellement dès qu'ils se voyaient, utilisant la plupart du temps des sous-entendus lourds de sens, reflétant la tension qui existait entre eux sans pour autant y céder. Pour l'instant. Parce que Santana, malgré ses grandes résolutions et ces promesses qu'elle se faisait à elle-même, trouvait de plus en plus difficile de résister aux avances de celui qui lui plaisait plus qu'il ne le devrait.

S'éloignant d'un pas, elle se dirigea vers ce qui semblait être le salon et déposa son fils dans le lit pliant que Brittany n'avait pas manqué de donner à Aaron. Elle remonta la couverture sur la silhouette endormie avant de faire de nouveau face à son ami. Elle laissa ses yeux voyager le long du corps d'Aaron avant de plonger ses yeux dans les siens. « Tu ne m'offres pas de café ?! » s'exclama-t-elle tout en croisant les bras sur sa poitrine.
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MessageSujet: Re: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Mer 14 Mar - 17:25

Aaron soutînt le poids du nourrisson contre son épaule avec une douceur qu'on lui aurait difficilement soupçonné ; comme si en tout instant il avait craint de voir l'enfant se briser telle une brindille dérisoire face à une bourrasque invisible, tant il lui semblait fragile et, vulnérable. Nous le sommes tous, à cet âge songea t'il simplement, en baissant légèrement les yeux vers la minuscule silhouette, espérant voir le battement de ses délicates paupières s'apaiser et, rejoindre les brumes de l'assoupissement.

Il réprima la flopée de grommellements qu'il avait au bord des lèvres en découvrant une touche d'attendrissement sur le visage délicatement ciselé de la jeune femme ; touche sentimentale qu'il était très loin de lui connaître. Pour cause, il était probablement la dernière personne au monde - et encore ! - à pouvoir prétendre à déclencher pareille démonstration d'affection chez l'infirmière. Il évacua la contrariété apportée par le débarquement brusque de la jeune femme d'un bref soupir inaudible, avant de s'approcher de celle-ci de manière à ce qu'elle puisse saisir son enfant, sans l'éveiller. La remarque de Santana fit naître un sourire en coin sur les traits adoucis du cubain : « Tu dis ça comme si c'était une surprise » répliqua-t-il, en haussant les épaules avec désinvolture. Évidemment que c'en est une, abruti s'assomma t'il, sans toutefois se détacher de son sourire et sans rien laisser transparaître de ses réflexions auto-flagellatrices. Il était très loin de venir vanter des qualités pédagogiques - qui, le concernant serait plus qu'inopinées ! - à vrai dire, ce qui pourrait passer pour une attitude trop laxiste - ou trop naturelle - révélait en réalité une maladresse, un manque de pratique inconfortable. Si généralement il parvenait à briller aux regards des gosses concernés, les parents de ces derniers l'envisageaient d'un œil totalement différent. Non pas qu'il est fréquemment l'occasion de croiser le chemin de moins de dix ans, cela dit.

La demande de l'infirmière le pris totalement au dépourvu, si bien qu'il ne parvînt qu'à laisser échapper un vague assentiment, accompagné d'un hochement de tête succinct, de sorte à ce que cette approbation irréfléchie demeure à la fois détachée et, naturelle - loin de lui l'idée de laisser entendre que la présence de Santana l'indisposait, au contraire. En toute franchise, il ne s'était seulement pas attendu à ce qu'elle s'attarde dans les parages à cette heure-ci et, encore moins après la scène qu'elle venait de lui jouer sous l'emprise de l’inquiétude. Depuis leur rencontre quelques mois plus tôt, il lui semblait que la jeune mère s'appliquait consciencieusement à limiter leurs rapports à un cadre strictement impersonnel, qui n'incluait définitivement pas une entrevue aussi tardive. Évidemment, la présence de Liam et le prétexte qu'elle invoquait, délestait la situation de l’ambiguïté qui flottait généralement entre eux, lorsqu'ils venaient à se croiser en ville. Décidément, Santana Lopez était devenue une femme surprenante et il devait admettre que ce genre de spontanéité, ce caractère imprévisible, avait tout pour lui plaire. Il lui retourna un sourire semblable à celui dont elle le gratifia et apprécia plantureusement le contact prolongé des lèvres féminines sur sa joue, savourant éhontément la proximité qui s'en suivait - qui suffit à balayer complètement l'effort du service rendu.

« Ravi que tu l'aies fait dans ce cas » feignit-il sans daigner émettre le moindre commentaire sur l'utilisation du terme confiance. Il savait que Santana était capable de l'apprécier, de passer du temps avec lui autour d'un verre, de rire à ses blagues vaseuses et même de lui accorder service éventuellement. Mais n'était certainement pas en mesure de lui associer une impression de fiabilité. Pas avec le passé qu'ils avaient en commun. Et il était loin de l'en blâmer - d'où son silence, tandis qu'il observait la jeune femme déposer son enfant dans le lit pliant que Brittany lui avait remis quelques heures plus tôt. Non décidément, malgré ses propos, leur relation n'avait pas atteint cette marche-là et il doutait même que cette situation ne se reproduise à l'avenir. Le cubain se surprit à songer à méditer la satisfaction qu'il aurait retiré d'un éventuel renouvellement. Drop it. se reprit-il prestement, en chassant ses pensées comme si elles avaient constituée un parasite.

« Sucré ? » l'interrogea t'il, tout en désignant le couloir d'un mouvement du menton, l'invitant à le suivre dans la cuisine afin de poursuivre tranquillement leur conversation sans craindre de perturber le sommeil de Liam. Il referma la porte derrière leur passage et lui désigna un tabouret près de la table, tandis qu'il se dirigeait vers la cafetière, qu'il mit promptement en marche. Il passa quelques doigts dans ses cheveux accentuant l'effet de désordre capilaire qui le poursuivait quotidiennement, tandis que l'eau commençait à chauffer. « Longue semaine ? » la questionna t'il en préparant deux tasses, soulignant la mine fatiguée qu'elle arborait sur ses traits halés.

Il servit généreusement la jeune femme, avant de se servir lui-même. Puis il emporta le tout sur la table et s’assied auprès d'elle en la gratifiant d'un mince sourire. « J'espère que tu le préfères noir parce que je n'ai plus de lait » l'informa t'il, en poussant doucement le mug fumant devant elle. « Alors, Lima hein ? » lâcha-t-il avec un rictus, exprimant enfin la surprise qu'il avait eu en découvrant qu'elle vivait toujours là, après tant d'années. « Et infirmière en plus. J'étais persuadé que tu voulais devenir mannequin. » poursuivit-il, avec une touche de malice. Il était curieux à vrai dire. Lorsqu'il était à New-York, il avait passé que très peu de temps à s'interroger au propos de la jeune adolescente qu'il avait laissé derrière lui, sans plus de considération. C'était plus ou moins différent aujourd'hui. Il n'aurait pas à quitter Lima cette fois-ci.


Dernière édition par Aaron J. Guevara le Sam 28 Avr - 14:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Ven 30 Mar - 15:24

Santana le suivit dans la cuisine, un léger sourire aux lèvres. Son regard se perdit un instant sur le corps d'Aaron sans qu'elle ne puisse s'en empêcher. Elle l'avait plus ou moins rayé de son existence avec le temps. Certes, les mois qui avaient suivi son départ avaient été particulièrement durs à vivre, mais sans aucune nouvelle de la part du jeune homme, elle avait fini par l'oublier. Cependant, depuis qu'il avait fait de nouveau irruption dans sa vie, Santana se surprenait à envisager un peu plus qu'une certaine amitié. À l'époque, Aaron était déjà attirant, mais le temps avait très agréablement fait son travail, et il était maintenant bien plus qu'un adolescent mignon et irrésistible. Il était devenu réellement séduisant et surtout tout à fait au goût de l'adulte que Santana était à présent. Et ce serait mentir que de dire qu'il ne lui plaisait pas du tout. Santana s'installa sur le tabouret et commença à jouer avec le bracelet qui ornait son poignet pour s'empêcher de le fixer avec un peu trop d'insistance. Santana avait beau être ce qu'elle était, il lui arrivait parfois de douter d'elle et de ses charmes, surtout lorsque la personne qui l'intéressait était quelqu'un qu'elle connaissait. De toutes façons, elle était persuadée qu'Aaron ne la voyait pas du tout comme une proie potentielle. Alors autant ne pas se ridiculiser et tenter plutôt de construire une amitié.

Elle releva la tête lorsqu'il posa la tasse devant elle. Le café était devenu sa nouvelle drogue depuis son retour à Lima. Elle qui n'en buvait jamais auparavant ne pouvait passer une journée sans ingurgiter des litres de caféine. « Si seulement ce n'était que la semaine qui était longue... » murmura-t-elle alors qu'elle entourait la tasse fumante de ses mains. Elle avait l'impression que sa vie n'était qu'une accumulation de jours tous plus interminables et difficiles les uns des autres. Quand elle ne travaillait pas, elle courait à droite à gauche pour s'occuper de Liam et de toutes les choses qu'avoir un bébé impliquait. Mais elle n'était pas ici pour se plaindre, et elle était persuadée qu'une fille déprimée était loin d'être l'image qu'un homme se faisait d'une fille sexy et sûre d'elle. Sa question la bouleversa plus qu'elle n'y laissa paraître. Souriant légèrement, elle but une gorgée de café, gémissant doucement tandis que le liquide roulait sur sa langue, avant de reprendre la parole. « Figure toi que j'ai été mannequin. Je l'étais encore il y a un an. » Tous ses souvenirs remontaient à la surface, laissant derrière eux un sentiment de douce mélancolie. Elle était triste d'y repenser, et d'en parler réellement pour la première fois depuis la naissance de Liam, mais en même temps elle était heureuse de se remémorer cette époque de sa vie, ces quelques années de bonheur et d'insouciance.

Reposant la tasse sur la table, elle laissa son regard se perdre sur le jardin qu'elle pouvait entrapercevoir à travers la petite fenêtre. « Je suis partie à Paris après le lycée, pour étudier le français à l'université. J'ai été repérée en faisant mes courses en réalité. » ajouta-t-elle en riant doucement. « Tout a été très vite, en fait. Et en peu de temps je passais mon temps entre Londres et Paris à courir les photoshoots et les défilés entre deux cours de littérature. » Dieu que cette époque lui manquait. Elle donnerait tout, ou presque, pour poser une nouvelle fois pour un photographe de mode. « D'ailleurs, » continua-t-elle en plongeant son regard dans celui d'Aaron tandis qu'un sourire séducteur étirait ses lèvres « je pense que certains de mes photoshoots te plairaient. Tout particulièrement ceux que j'ai fait pour Maxim et FHM. Je ne porte pas grand chose, si tu vois ce que je veux dire. » termina-t-elle en lui adressant un clin d'oeil. Elle se souvenait encore combien ses parents avaient été choqués de la voir si peu vêtue. « Et puis je suis tombée enceinte, et ma carrière était finie. Au moins, j'ai arrêté le mannequina en plein moment de gloire. » Soupirant légèrement, Santana but quelques gorgées de café avant de reporter son attention sur Aaron. Elle savait qu'il devait penser que Liam était le fruit d'une relation, ou même probablement d'un plan d'un soir, mais elle avait trop honte de la raison de la venue au monde de son fils pour s'étaler là-dessus. Presque personne à Lima ne savait pour sa grossesse en tant que mère porteuse, exceptées Quinn et Brittany. Et elle n'avait pas envie qu'Aaron la voit comme une fille sans cœur qui ne pensait qu'à l'argent et à la notoriété. Même si cela avait été vrai un an plus tôt.

Santana secoua la tête avant de lui adresser son plus beau sourire. « Et toi, alors ? Raconte moi un peu ta vie, Guevara. J'ai besoin de matière pour pouvoir t'embêter un peu. » Elle avait envie que ça marche, qu'ils deviennent au moins de bons amis. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, et c'était d'ailleurs plutôt curieux compte tenu de leur passé commun, mais elle se sentait à l'aise avec Aaron. En confiance, et peut-être même en sécurité. Le fait qu'il prenne si bien soin de son fils jouait probablement en sa faveur. Mais elle avait envie de le connaître un peu plus. Et même de passer un peu plus de temps avec lui. Et ce même si elle ne l'avouerait jamais de vive voix à quiconque.
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MessageSujet: Re: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Sam 7 Avr - 23:29

Un sourire enjôleur étira les lèvres du cubain tandis qu'il couvrait son invitée d'un regard doucereux par-dessus sa tasse, dans lequel brillait une claire lueur d'intérêt. Intérieurement, il devait reconnaître qu'il était relativement satisfait de pouvoir engrener cette discussion avec la jeune femme. Les circonstances ne leurs avaient guère permis d'entretenir de véritables conversations depuis son emménagement à Lima - et les deux adultes n'avaient pas daigné fabriquer plus d'occasions, pour diverses raisons déjà citées précédemment. Cependant, il n'était plus certain d'avoir envie de se contenter des échanges auxquels ils s'étaient mutuellement accoutumés jusqu'à présent. Aaron n'était pas le genre d'homme à planifier consciencieusement son avenir, ni même à faire preuve d'une très grand pragmatisme, toutefois il était suffisamment mature pour s'interroger à un certain point, sur la suite des évènements. À qui pourrait bien mener une relation comme celle-ci, si elle n'évoluait pas dans un futur proche ? Il viendrait tout simplement un temps où ils ne pourraient plus être aussi détachés l'un envers l'autre, où ils ne pourraient plus flirter dans l'implicité connue d'eux seulement, sans dépasser leurs limites. Il n'était pas plus certain de vouloir lui laisser l'image d'un garçon peu concerné, comme unique modèle social auquel se référer. C'était probablement stupide à penser désormais, mais il ne désirait pas qu'elle pense à lui comme à l'adolescent qu'il était, mais comme à l'homme qu'il est à présent. Une image qu'il aura certainement à travailler dans les prochaines semaines, s'il souhaitait l'avoir dans les parages. Il s'accorda une brève gorgée de café, plissant légèrement lorsqu'il sentit l'amertume de la mixture trouver le chemin de son palais. Il n'avait jamais été un très grand adepte de la caféine ; de manière générale, il s'y résolvait dans l'unique but de tenir à distance les intempestives torpeurs, que la nuit amène avec elle. Usuellement, il accompagnait ceci d'une cigarette ; selon lui, la nicotine était une méthode comme une autre de se dispenser du goût répulsif du café noir - comme un enfant ferait passer ses épinards en buvant de grands verres d'eau.

- Vraiment ? s'étonna t'il en haussant légèrement les sourcils. Je sens venir une histoire intéressante. » Il appuya nonchalamment son menton contre sa paume et lui accorda son entière attention, la mine avenante. Il imaginait difficilement ce qui avait pu advenir pour que le train de vie de la jeune femme s'en retrouve modifier en si peu de temps. Toutefois, il était évident que Liam était l'un des facteurs décisifs de la carrière avortée de Santana. Cédant à son besoin de nicotine, le jeune cubain s'empara de son sachet de tabac, d'une fine feuille à rouler et d'un filtre, gisant près de la boîte à sucre depuis sa dernière utilisation quelques heures plus tôt. Il laissa échapper un gloussement amusé lorsqu'elle lui appris avoir été repérée dans des circonstances appartenant au quotidien. Il n'en doutait pas le moins du monde ; Santana avait toujours eu ce charme profondément séduisant et il n'était guère surpris d'entendre que d'autres après lui, y avait été sensibles. Naturellement, celui-ci avait été travaillé par les ans ; de l'adolescente encore novice en relation avec le sexe opposé, elle était devenue la femme assurée et elle n'en était que plus désirable. Ses doigts s'activèrent tandis qu'elle poursuivait son récit ; malgré l'interruption précoce de sa carrière, la jeune femme avait eu quelques temps pour voir du pays et mener une existence exaltante. Il pouvait relativement concevoir que ce fût difficile de revenir à d'anciennes habitudes, après avoir vécu quelque chose d'aussi différent. Un nouveau sourire s'installa sur son visage, après qu'il eût brièvement passé sa langue sur le bord de sa feuille à tabac, tandis qu'elle lui vantait quelques photoshoots spécifiques. « Je serai très curieux de les voir » répliqua t'il, d'une voix suave. Il fût incapable de retenir le regard suivant, qui glissa doucement sur les courbes de la plastique parfaite de Santana, s'attardant une seconde supplémentaire sur sa poitrine généreuse. Oui décidément, ces photoshoots devaient être très intéressants à voir, songea t'il appréciatif, tout en détournant les yeux, cherchant un briquet dans la poche arrière de son jean. L'instant suivant, un petit amas de fumée s'échappait avec indolence en direction du plafond. Aaron expira tranquillement, avant de prendre une nouvelle gorgée de café, soudainement beaucoup plus appréciable.

« Tu ... ? » lui proposa t'il, accompagné d'une légère inflexion des sourcils, tout en lui tendant la cigarette fumante. Il approcha le cendrier, avant de laisser échapper un bref soupir pensif, réunissant à son tour les éléments de son passé. « Je crains que mes histoires soient bien plus banales que la tienne amorça t'il, amusé. J'ai laborieusement terminé le lycée à New-York, après avoir quitté Miami. Ma sœur a décroché une bourse en journalisme à Columbia, du coup on l'a tous accompagné pour la soutenir - après tout, c'était la première de la famille à suivre des études supérieures. » retraça t'il avec une touche de fierté dans le ton à l'égard de la concernée. Il se souvenait très bien d'avoir été relativement contrarié d'avoir à quitter Miami, après être finalement parvenu à y trouver sa place. Il avait été séduit par l'influence cubaine qui régnait dans certains quartiers de la ville et, était presque parvenu à mettre de côté le fait que Cuba demeurait ailleurs. Cependant, il était parvenu à faire quelques concessions et à rendre le déménagement facile pour tout le monde, sans faire de scène. « J'ai eu quelques boulots par-ci, par-là - c'est pas ça qui manque à New-York. Mes frères ont décidé de monter un garage à Lima, pour retrouver mon oncle Sergio. » poursuivit-il, s’interrompant quelques instants pour récupérer sa cigarette et tirer une nouvelle fois dessus. Il pris soin de taire les raisons du départ de ses aînés : le décès de son père était à la fois une information bien trop lourde pour cette conversation et, bien trop peu agréable en ce qui le concerne pour qu'il souhaite le partager. « Et puis voilà, nous avons décidé de rejoindre mes frères au mois de juin dernier. Et puis c'est tout. Je n'ai rien d'aussi passionnant que des voyages à Paris à te faire partager, mais si ça peut te réconforter je t'enverrais peut-être quelques clichés de moi à demi-nu. » conclut-il en lui adressant à son tour un clin d’œil.

Le jeune homme laissa tomber quelques cendres avant de finir son café d'une traite. Un court silence passa avant qu'il ne se décide à reprendre la parole, les yeux dardés dans les prunelles de la jeune femme. « Je sais que c'est un peu tard maintenant, mais quand même. Désolé pour le silence radio. » déclara t'il, la paupière victime d'un léger tic. Il n'avait pas prévu de faire des excuses - aussi piteuses, d'autant plus ! - toutefois, l'évocation de leurs passés respectifs lui avaient donné une espèce d'élan irrépressible.


Dernière édition par Aaron J. Guevara le Mar 31 Juil - 2:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. [Guevara's] Are we friends or what ?   Lun 11 Juin - 16:05

Un sourire étira les lèvres de Santana lorsqu'Aaron montra un certain intérêt pour ses clichés sexy. Peut-être qu'elle l'intéressait un peu, après tout. Elle se promit de lui montrer ses photos un peu plus tard, impatiente de voir quelle serait sa réaction. La jeune femme secoua doucement la tête lorsque le mécanicien lui proposa sa roulée. Elle plongea la main dans son sac et s'empara d'un paquet à peine entamé duquel elle sortit une cigarette qu'elle alluma avec plaisir. Pour une fois qu'elle pouvait fumer sans devoir se cacher au risque de subir les critiques de ses colocataires ou de ses amis, elle n'allait pas se priver. Elle aspira une première bouffée avec délice et sirota doucement son café tandis qu'Aaron lui parlait de lui. Santana l'écouta avec attention, savourant cette complicité qui semblait renaître entre eux. Aaron avait été l'un des garçons avec lequel elle s'était sentie le plus en confiance durant son adolescence et la jeune femme était ravie de voir que, tout naturellement, leur relation reprenait un chemin presque semblable. Penchant légèrement la tête, Santana sourit affectueusement alors que Aaron évoquait sa sœur, la fierté clairement visible sur les traits du Cubain. Elle se souvenait vaguement de la jeune fille un peu gauche qui s'était, à l'époque, presque immédiatement prise d'affection pour Santana. La jeune femme se demandait ce qu'elle était devenue, et elle prit mentalement note de questionner Aaron au sujet de Silvia. Santana se souvenait d'une famille unie, et savait combien ces liens étaient importants pour les Guevara. La jeune fille de quinze ans avait d'ailleurs été très jalouse face à cette famille si soudée, comparé aux relations froides et superficielles qu'elle avait toujours entretenu avec ses propres parents. Et maintenant qu'elle avait Liam, et surtout qu'elle ne parlait plus à son père et sa mère depuis plusieurs mois, elle sentit un brusque éclair de jalousie traverser son corps. Tirant sur sa cigarette pour cacher son malaise, Santana s'évertua à adresser à Aaron un léger sourire lorsqu'il parla du garage de son oncle, où il travaillait à présent. La jeune femme secoua la tête pour échapper à ses pensées négatives et sourit de plus belle face à la proposition d'Aaron. Son regard glissa le long du torse du jeune homme, s'arrêtant sur ses bras musclés dans lesquels, Santana en était persuadée, on devait se sentir en sécurité, si ce n'était pas autre chose. Aaron avait plutôt très bien vieilli, et ce qu'elle pouvait discerner à travers les vêtements du Cubain lui plaisait déjà beaucoup. De plus, le métier de mécanicien devait probablement permettre au jeune homme de garder une certaine forme, ce qui était loin de déplaire à la jeune infirmière.

Santana releva brusquement la tête lorsque Aaron déposa avec un peu trop de force sa tasse de café. Le jeune homme plongea ses yeux dans les siens avant de s'excuser pour son comportement dix ans auparavant, et Santana resta un instant sans voix. Elle ne s'attendait pas à des excuses de la part de Aaron. Elle savait combien il était fier et elle était persuadée que ces quelques mots devaient lui avoir beaucoup coûté. Et puis cela était arrivé il y avait si longtemps que Santana pensait qu'ils passeraient le reste de leur existence à éviter le sujet, le contourner sans jamais l'évoquer. Et pourtant, Aaron venait de mettre les pieds dans le plat. Si elle devait être honnête, Santana avait été profondément blessée par le comportement, ou plutôt l'absence de nouvelles, d'Aaron dix ans plus tôt. Elle en avait beaucoup souffert, et lorsqu'elle avait revu le jeune homme, les sentiments qu'elle avait ressenti à l'époque, bien qu’atténués par les années qui avaient passé, avaient ressurgi bien malgré elle. Certes, elle n'était plus cette jeune fille inexpérimentée et naïve - elle avait maintenant bâti un mur pratiquement infranchissable, la laissant éloignée des déceptions et autres déconvenues sentimentales – mais les blessures que Aaron avait laissé derrière lui n'avaient jamais réellement cessées d'exister. C'était d'ailleurs ce qu'elle avait vécu avec lui qui avait plus ou moins influencé ses relations avec le sexe opposé par la suite. Qu'il s'excuse à présent lui enlevait un poids.

Détournant le regard, elle se mordit la lèvre inférieure avant de murmurer « Tu m'as faite souffrir, connard. » Reportant son attention sur Aaron, elle lui adressa un sourire avant de reprendre. « Mais le passé est le passé. On ne peut pas revenir en arrière, donc il faut savoir oublier et passer à autre chose. Tu as maintenant le reste de ta vie, ou tout du moins le temps que tu vas passer à Lima avant de disparaître une nouvelle fois, pour te rattraper et me prouver que tu n'es plus un sale petit con égoïste. » ajouta-t-elle avec un clin d'oeil. « Tes excuses, et surtout le fait que tu ais gardé mon fils sans qu'il n'ait une seule égratignure sont déjà un bon début. Et puis, soyons honnête, j'étais un peu... insupportable à l'époque. Quoique je le suis toujours ! » Un rire léger s'échappa de ses lèvres. Elle se sentait mieux, à présent. Glissant de nouveau la main dans son sac, elle en extirpa son téléphone portable. Elle pianota plusieurs fois sur l'écran de son iPhone avant de lui tendre l'appareil. « Je suppose que tu as le droit à une récompense pour l'effort que tu viens de faire en t'excusant. » dit-elle avec un sourire entendu. « Tiens, une des photos d'un de ces fameux photoshoots un peu hot. En attendant de recevoir une de toi à demi-nu que tu m'as promis... » murmura-t-elle d'une voix aguicheuse. Elle posa le téléphone devant Aaron avant de se pencher légèrement, dévoilant un peu plus son décolleté plongeant. Maintenant que les choses étaient claires entre eux concernant leur passé, Santana était prête à se tourner vers un futur qu'elle espérait prometteur. Et un peu de flirt n'avait jamais fait de mal à personne. Elle fixa le visage du jeune Cubain, attendant avec impatience une réaction de sa part face à cette photo plus qu'explicite.
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