Choriste du mois


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 02. A man is known by the silence he keeps.

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MessageSujet: 02. A man is known by the silence he keeps.   Mer 8 Fév - 18:28



1.177 mots

Parfois, il valait mieux éviter de se soucier du regard des autres. Franchement. Parfois, il valait mieux simplement se murer dans un silence et faire son travail sans rouspéter. C'était ce que s'était promis de faire Dwight. Il avait trouvé ce travail ci en plus de son travail d'éboueur, et même s'il n'aimait pas trop être en la compagnie des lycéens, il se rendait au lycée McKinley pour le salaire que son travail lui ramènerait. Pour le bien de sa fille, Kirstie. Le reste, il s'en foutait. Il avait réussi à décrocher ce boulot par le fait de sa grande taille et sa débrouillardise – réparer les choses, il savait faire puisqu'il avait appris la mécanique tout petit. La cinétique, et ce genre de chose, il les flairait. Alors, un mec qui ne demandait pas trop de salaire, et qui ne semblait pas trop enclin à la merde, ça pouvait toujours être intéressant. Tant qu'il ne dépassait pas les bornes, c'était tant mieux pour lui. Et pour le lycée aussi. Non pas que Dwight ait été du genre à se plaindre. Il avait la taille et la force pour exécuter le boulot que pourraient faire deux autres hommes, donc c'était un peu une économie que de l'avoir engagé.

Il était arrivé à Lima à la mi-octobre, et, passer de Wichita Falls au Texas à Lima, en Ohio, c'était un changement plutôt brutal. Mais il s'y était fait. Plus ou moins. Le changement de température, le changement de paysage était une bonne chose aussi. C'était dans cet état d'esprit qu'il était venu au lycée ce matin là, pour son troisième jour de travail. Réparer les casiers cassés, les vitres brisées, les plombs qui auraient sauté, déplacer les cartons, et ce genre de chose. Rien de trop intellectuel. Et on ne lui en demandait pas plus, et ça lui suffisait largement. Comme ça, il avait quelque chose à faire plutôt que de repasser les derniers événements en boucle dans son esprit. Sa première tâche de la journée était, aujourd'hui, de changer deux casiers qui avaient été démontés par des élèves, dans l'espoir de découvrir le contenu de ceux ci, à coup d'il ne savait trop quoi. Peu lui importait, d'ailleurs. Il avait fait suffisamment de conneries de son temps au lycée aussi qu'il comprenait la curiosité, mais, si le principal souhaitait remplacer tant que ça se retrouvait brisé et non pas aller à la racine du problème, il s'en fichait. Ce n'était pas ses soucis. Défaisant les mailles avec une pince, il parvint à détacher l'un des casiers, et peina pour détacher le second. Il y avait cours : il entendait les voix à moitié insonorisés dans les salles de classes environnantes, et ça lui rappelait pas mal de souvenirs. Le genre de souvenirs dont on aime se rappeler et les autres aussi. Les concours de lutte, surtout. Mais à McKinley, c'étaient plutôt le Glee club et le football américain. Il ne comprenait pas trop l'intérêt du Glee Club, mais peu lui importait : il n'avait pas à donner son avis. On lui demandait de remplacer des casiers, il s'exécutait sans ronchonner.

La boîte à outil gisant à ses pieds, il fouilla quelques instants à la recherche d'un tournevis afin de se débarrasser du second casier, et, il entendit des chaises racler le sol. Le temps que les élèves changent de classe ? L'Enfer. Refermant ladite boîte d'un coup de pied habile, il déposa sa large botte – des Timberlands – sur le couvercle pour éviter que des petits chenapans ne tentent de la voler. Lançant un coup d'oeil circulaire au couloir dans lequel il se trouvait, il préféra baisser le regard pour récupérer les deux casiers qu'il venait de sortir de leur gongs et les placer sur le dessus des autres encore en place – en haut, carrément. Il n'avait qu'à tendre un peu le bras et il y parvenait sans trop de soucis. Là haut, c'était hors de portée des lycéens, et il n'aurait qu'à monter sur sa boîte à outils pour les récupérer. Une jeune fille s'approcha de son casier – Dwight était tellement large d'épaules qu'il le couvrait, et il dut reculer pour la laisser accéder à ses affaires. Décidément, s'il pouvait pas plutôt venir faire ses réparations de nuit, ça l'arrangerait. Mais le flot d'élèves finit éventuellement par disparaître, et il se retrouva plus ou moins seul. Un garçon qui semblait bloqué devant son casier à quelques mètres, et deux filles qui gloussaient en entrant dans les toilettes pour les filles.. ouais, rien de bien intéressant. Il déplaça sa botte de la boîte à outil et attrapa la pince afin de défaire un boulon.

« Pfff. » Lâchant la pince pour enfoncer sa main droite dans la poche de son jean, il tira deux écouteurs qu'il enfonça dans les oreilles. Il n'y avait absolument rien de mieux que la musique pour s'exclure complètement du monde extérieur, mais il ne se voyait pas chercher la célébrité ou la reconnaissance des autres. Il l'avait fait par la lutte, et ça avait inspiré le respect de ses pairs et même des plus âgés. De toute façon, quand vous voyez un bonhomme bâti comme Dwight, on se pose forcément des questions : deux mètres dix, cent vingt kilos. Probablement pas une once de graisse. C'était un mec à qui il ne fallait pas chercher des noises, et le genre de mec qui pouvait avoir toute sorte de passé : de la prison ? De la drogue ? Des courses de voiture ? De la boxe ? La lutte ? La mafia ? Le FBI ? Tout ce qu'on voulait. Ca ne se lisait pas. Et, avec les tatouages qui recouvraient ses bras jusqu'à la montre qu'il arborait au poignet, ça ne faisait qu'agraver l'image probablement néfaste de son personnage. Mais il s'en foutait, il était un père heureux. Et ça lui suffisait. L'alliance qu'il portait au doigt laissait entendre qu'il était marié. Sauf qu'il n'avait dit à personne qu'elle était morte dans un accident de voiture. Et bon. De toute façon il préférait ne pas y penser maintenant.

Reprenant sa pince entre les doigts, il se concentra sur son travail. Tellement, probablement, qu'il n'entendit pas le garçon partir, ni les deux filles revenir des toilettes et passer derrière lui en gloussant. Frustré que le boulon ne veuille pas se détacher, il finit par laisser tomber la pince et prit le marteau, avec lequel il donna un énorme coup, qui fit sauter le boulon à quelques mètres. Se retournant, il fit rouler ses yeux dans leur orbite. Puis, il traversa les quelques mètres qui le séparaient du boulon, se pencha, l'attrapa et le fit rouler entre ses doigts avant de se retourner pour revenir sur son travail d'homme à tout faire. Cependant, il n'était plus tout seul, et il eut un léger sursaut en s'en rendant compte. Aussi, ayant du métal qui lui arrachait les oreilles, ça ne l'aidait pas réellement. Il retira ses oreillettes qu'il coinça entre son pantalon et sa ceinture.

« Je peux vous aider? »

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MessageSujet: Re: 02. A man is known by the silence he keeps.   Jeu 9 Fév - 16:21

    La tête poser sur sa main, les yeux clos, la professeure piquer légèrement du nez. Elle réfléchissait à de nombreuse choses depuis déjà quelques minutes, et finalement, elle n'avait pas assez dormi la nuit passé. Peut-être avait elle aussi bu un petit peu trop également, ça elle ne le niait pas. Ce fût la sonnerie stridente qui résonna dans l'établissement qui la sortit de son demi sommeil. Elle sursauta sur sa chaise avant de passer une main lasse sur son visage endormi. La remplaçante devait assurer une heure de cours maintenant, une heure qui allait certainement lui paraître une éternité. Et comme si ça ne suffisait pas, elle en aurait encore une autre après avant de pouvoir rentrer chez elle et cette fois peut-être dormir.

    Les élèves arrivèrent un à un, sans se presser tandis que la blonde émerger encore. Tous s'assirent à leur place tout en papotant entre eux, comme d'habitude, rien ne changer au fil des années. La seconde sonnerie retentit, tous se turent regardant fixement la professeure. Elle prit son courage à deux mains, se leva et salua tout les élèves présents, qui la saluèrent à leur tour. Deux footballeur arrivèrent en retard, une fois encore s'était les mêmes, donc elle était habituée. Holly leur fît signe de s'asseoir et continua. Elle leva les yeux au plafond, tentant de se souvenir du cours qu'elle devait leur faire ce jour-là. Ah oui ! Une leçon de géographie. Elle descendit de la petite estrade sur laquelle se trouvait le bureau, et passa entre les rangées de tables et commença son cour. « Alors, comme vous le savez, il y a une vie en dehors de Lima, c'est pour ça que cette matière existe, donc aujourd'hui on va commencer à travailler sur la Chine. Vous avez peut-être déjà des questions sur ce pays ? ». Elle regarda les adolescents qui avaient l'air aussi réveillés qu'elle. L'un d'entre eux, un de l'équipe de foot lui aussi, finit par lever la main « Pourquoi ils sont tous jaunes ? » demanda t-il sur un ton plus ou moins moqueur. La professeure haussa un sourcil tout en regardant le dit élève. Bizarrement, ça ne l'étonnait même pas, elle avait le droit à ce genre de question en permanence, ça faisait partie de job de prof. Elle alla en direction du jeune homme, assit au fond de la classe comme la plupart de ses copains. « C'est une bonne question. Mais puis-je te poser également une question ? » demanda t-elle à son tour. Le sportif hocha la tête positivement, alors la jeune femme continua « Très bien, pourquoi a-tu la peau de couleur noire ? ». Il baissa les yeux, beaucoup moins joyeux que lorsqu'il avait posé sa question. Il s'était fait avoir à son propre jeu, en même temps, il ne valait mieux pas jouer avec Holly, elle était toujours plus forte à ce genre de jeu. Elle repartit à marcher dans les allées, demandant de nouveaux si il y avait d'autres questions. Aucunes mains ne se leva cette fois, alors la jeune femme partit dans le vif du sujet. Elle sortit tout un tas de cartes, de globes, et autres objets et photos pouvant se ramener à la Chine.

    L'heure passa plus rapidement que l'avait craint la blonde, et la sonnerie retentit de nouveau. Chacun rangea rapidement ses affaires, tandis que la remplaçante remontait sur l'estrade et s'asseyait sur le dessus du bureau. La salle se vida petit-à-petit, laissant par la suite place à d'autres élèves. Elle avait réussi à récupérer un peu d'énergie, mais il ne fallait pas qu'elle s'arrête de trop au risque de la perdre de nouveau. Elle recommença son baratin, cette fois-ci, aucunes questions plus ou moins stupide, donc elle commença – ou plutôt recommença – son cours. Mais à environ une dizaine de minutes, alors qu'elle était en plein dessin à la craie du pays concerné, un élève l'interpella pour lui dire que l'un des derniers néons de la salle venait de s'éteindre. Elle grimaça en regardant l'endroit où se trouvait le fameux néon, éteint. Elle jeta un coup d'œil aux autres, mais il n'en restait que deux qui au-dessus de la rangée de droite, et un au-dessus de celle du milieu. Elle soupira puis décida de terminer l'heure vue le temps qu'il lui restait, elle trouverait quelqu'un pour s'en charger.

    La cloche sonna, se qui signifiait la fin de journée pour la professeure qui s'en faisait une joie. Enfin ce n'était pas tout à fait la fin car il fallait qu'elle s'occupe de ce fichu néon. Si Figgins n'était aussi radin en même temps, il équiperait ses salles de classe un peu mieux et penserait à changeait les ampoules afin que les professeurs puissent faire cours en voyant leurs élèves, ce n'était pas trop demander, si ? Enfin, tout le monde connaissait Figgins et sa façon d'être. Moins il dépensait d'argent, mieux il se portait, c'était ainsi depuis la nuit des temps. Plus d'une dizaine des néons présent dans la salle où elle se trouvait, ne fonctionnaient pas. Elle réfléchit un instant, tentant de se rappeler si elle les avait au moins vue une fois fonctionner tous en même temps. Elle haussa les épaules en signe de désespoir. La professeure décida alors de partir à la recherche de quelqu'un qui pourrait peut-être l'aider, et en dernier recours, elle irait voir Figgins. Elle se dirigea alors à l'extérieur de la salle, regarda d'abord à gauche, puis à droite. Là elle vit un grand type, qui n'avait absolument pas la carrure d'un lycéen. Il était en train de démonter des casiers qui se trouvait sur le mur longeant la salle. Elle eut d'abord un doute sur son identité, pensant en premier que s'était un cambrioleur. Mais elle oublia rapidement cette hypothèse qui n'était absolument pas plausible. Qu'est-ce que pourrait vouloir voler un gars comme lui dans un casier de lycéen ? Rien qui pourrait l'intéressait en dehors de magazine pour adultes ou des trousses de maquillage. Figgins avait dût tout simplement se résigner à engager quelqu'un pour s'occuper de toutes les bricoles à faire dans l'ensemble du lycée. Il pourrait donc sûrement l'aider avec ses néons défaillant. Elle eut quand même un moment d'hésitation à l'interpeller. Il était très grand, plutôt baraqué, enfin il avait l'allure du genre de type qu'on ne va pas embêter d'ordinaire. De plus elle remarqua il portait des oreillettes, elle en entendait même la musique, qui devait être plutôt forte. Finalement, ce fût lui qui remarqua sa présence. Il enleva ses écouteurs et demanda à la blonde si il pouvait l'aider. « Euhm, oui en fait vous pouvez peut-être. C'est-à-dire que dans la salle où je fais cours, il ne reste plus que trois néons qui fonctionnent, et encore. Ça vous dérangerez d'y jeter un coup d'œil avant que je ne sois obligée de faire cour dans le noir ? » lui demande t-elle un peu hésitante. C'est vrai que ce n'était que de stupide ampoule au final, mais il avait l'air tellement à fond dans ce qu'il faisait, qu'elle avait un peu peur de l'avoir déranger, ce qu'elle ne voulait absolument pas.
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MessageSujet: Re: 02. A man is known by the silence he keeps.   Ven 10 Fév - 15:24



1.148 mots

C'était une femme blonde qui avait pénétré son champ de vision. Si on avait demandé à Dwight de situer son âge, il en aurait été incapable : elle pourrait avoir le sien – la petite trentaine – comme dix de plus – la quarantaine. Mais pas plus. En la voyant, il se douta bien qu'elle était une professeur, mais cela ne lui fit ni chaud ni froid. Il n'était pas là pour le système scolaire, à vrai dire, il était simplement là pour réparer les choses. Plombier, électricien, mécanicien et homme de main, le tout mélangé. Il aurait très bien pu travailler de la sorte dans un centre commercial ou dans un immeuble, mais ç'avait été le lycée qui avait proposé le travail d'abord, et de fait, il avait accepté. Ca faisait quoi, 3 jours, qu'il se familiarisait avec le paysage peu familier. Des visages s'étaient néanmoins gravés dans sa mémoire, comme certains joueurs de football américain, qui semblaient faire la loi. Étrangement, personne ne lui avait encore cherché de noises. Mais il se doutait bien que dans un avenir proche, il y aurait un pari – que ça soit chez les mecs pour prouver sa force ou que ça soit chez les filles pour approcher la montagne qu'il représentait – où un ou une lycéen(ne) allait finir par l'aborder avec des intentions mauvaises dans la tête. Cela ne le gênait pas réellement, en fait. Il ne saurait pas trop encore comment réagir une fois que cela arriverait. M'enfin.

Il demanda à la femme s'il pouvait l'aider. A moins qu'elle ne soit là pour tenter de l'identifier et de le placer dans les 'étrangers' ou dans les 'employés'. Il n'avait toujours pas été dans la salle des professeurs – bah, qu'est-ce qu'il avait à faire là bas ? A part réparer la machine à café, il ne voyait pas pourquoi il devait être sociable avec les autres. Mais ça viendrait probablement. Il préférait faire ce qu'il devait faire, tenter de trouver des liens sociaux sur lesquels il pouvait compter sans trop s'impliquer, et surtout s'occuper de sa fille : son inscription à l'école maternelle, ses devoirs, sa santé, et toute la baltringue de responsabilités qui venaient avec. Mais Kirstie était une raison suffisante pour supporter les autres pour l'instant. Si Dwight n'avait pas fait de dépression réelle après la mort de sa femme, c'était bien grâce à la petite. Pour elle, il devait être fort. Et c'était ce qu'il faisait. Du moins, en apparences. Rien ne pouvait prouver qu'il ne mettait pas énormément de temps à s'endormir en songeant à sa femme et à tout ce qu'ils n'avaient pu accomplir tous les deux.

Ce fut dans cette optique là que la femme lui répondit. Par son « Euhm, oui en fait vous pouvez peut-être. C'est-à-dire que dans la salle où je fais cours, il ne reste plus que trois néons qui fonctionnent, et encore. Ça vous dérangerait d'y jeter un coup d'œil avant que je ne sois obligée de faire cours dans le noir ? » elle confirma ses doutes : elle étaient bel et bien une enseignante. Mais de là à savoir quoi.. Peu lui importait, de toute façon. Dwight n'était pas à ça près de toute façon. Elle voulait qu'on s'occupe de ses néons, il allait s'en occuper.

Vérifiant d'un coup d'oeil que les casiers qu'il avait enlevé étaient encore bien en sécurité au dessus des autres, il referma la boîte à outil d'un coup de botte, et prit la parole : « Je suis là pour ça. J'arrive. » Il eut un sourire, mais il n'était pas réellement honnête – plus du genre 'ouais, je vais le faire' qu'autre chose. Il se pencha, attrapa la poignée de sa boîte à outil et rejoignit la professeur à grandes enjambées. Il n'était pas pressé, non, simplement il avait pris l'habitude de ne jamais laisser attendre les autres. Il détestait qu'on le fasse poirauter, alors du coup, quand il s'agissait des autres, il faisait un effort. Il reprit néanmoins la parole, avec un « Ca fait longtemps que les autres se sont éteints ?  » afin de marquer son intérêt. Peut-être que c'étaient des liaisons électriques qui étaient défaillantes, peut-être que c'étaient les néons qui devaient être changés. S'il avait bonne mémoire, il y avait trois néons, dans leurs boîtes, dans la salle de réserve à laquelle il avait acquis l'accès avec son nouveau travail. Il avait vaguement fait un inventaire des choses qui s'y trouvaient pour qu'il n'ait pas à courir dans tous les sens, si le besoin se faisait sentir pour quelque chose. Il avait constaté, par exemple, qu'il manquait quelques outils indispensables – le marteau qu'il avait utilisé plus tôt, c'était un marteau qu'il avait ramené de chez lui.

Suivant la professeur jusque dans sa salle de classe, il leva les yeux au plafond, et appuya sur l'interrupteur pour voir que ce qu'elle disait était bel et bien vrai. Un quatrième néon clignota deux, trois fois, avant de s'éteindre. Il éteignit de nouveau tous les néons, et les ralluma : il se produisit la même chose. Il déposa sa boîte à outils sur le bureau de la professeur, avant de porter les mains sur les hanches, songeur. Ouais, alors. Il désigna le néon qui clignotait à l'allumage du menton en prenant la parole : « Ca, c'est peut-être un souci électrique. Mais les autres, ils sont morts. J'en ai trois dans la réserve, donc je peux faire en sorte qu'il y en ait au moins un par rangée qui fonctionne, ainsi que celui au dessus de votre bureau et du tableau, mais faudra que je réussisse à convaincre votre principal d'acheter de nouveaux néons. »

S'il y avait une chose que Dwight avait compris tout de suite, c'était que le principal du lycée était un radin, et de la pire sorte. Il avait déjà eu de la chance de trouver du boulot. Le salaire ne lui permettrait pas de s'offrir grand chose s'il souhaitait gâter sa fille, mais s'il devait payer de sa poche pour des réparations.. Bah, au pire, des néons. Même s'il venait d'avoir son travail, il s'imaginait déjà en train de défaire les néons du bureau du principal pour les installer ailleurs – comme dans la salle de classe de la professeur qui venait de lui demander son aide – pour faire sentir au principal intéressé l'effet de l'obscurité. Cette image le fit sourire. Il détourna la tête pour observer la professeur, et cette fois ci, se permit d'ajouter un : « Au moins, dans le noir total, vos élèves pourront pas lire leurs anti-sèches. » avec un sourire malicieux. Non pas du tout qu'il se moquait, simplement il s'imaginait déjà la panique des quarterbacks ou des cheerios paniquées qui ne pourraient se reposer sur leurs tricheries. Il savait, car Dwight n'avait pas obtenu son diplôme de la façon la plus blanche qui soit, mais cela n'avait plus d'importance – personne n'allait aller vérifier. Et puis, il se débrouillait très bien en prouvant par la pratique qu'il n'avait pas eu besoin de connaître toutes les formules de calcul pour arriver à trouver du travail. Il adressa un regard amusé à la professeur.

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MessageSujet: Re: 02. A man is known by the silence he keeps.   Dim 19 Fév - 19:43

    Debout devant le jeune homme, elle attendait sa réponse. Elle ne savait pas vraiment qu'elle était son rôle dans le lycée, mais il avait une boite à outils et pourrait certainement l'aider. A vrai dire, elle aurait peut-être dut aller avoir quelqu'un plutôt, mais elle avait un peu la tête ailleurs ces temps-ci. De vielles connaissance qui refaisait surface, Tyler, sa nièce, la colocation, Thanksgiving, tout ça faisait qu'elle n'était peut-être pas à 100% de ses capacités au lycée. Mais personne n'y prêtait une réelle attention. L'homme jeta un coup d'œil derrière lui, et ferma – assez violemment – sa boite d'outils à l'aide de son pied. Elle réussit à se retenir de sursauter après ce bruit sourd, puis il prit la parole « Je suis là pour ça. J'arrive. ». Il devait bel et bien être un nouvel employé du lycée, Holly se faisait plutôt une joie que Figgins ait finalement daigné employer quelqu'un. Un mince sourire étira les lèvres du jeune homme, sourire qu'elle lui rendit en le remerciant.

    Elle se retourna dans la salle, suivit de près part ce dernier. Elle s'assit de nouveau sur son bureau, une vielle habitude qu'elle avait prit et qui maintenant ne la quittait plus. Elle jeta de nouveau un regard vers ces fichus néons d'un air soucieux. Ce fût lui qui reprit la parole en premier « Ca fait longtemps que les autres se sont éteints ? ». Elle prit le temps de réfléchir un instant. A vrai dire, ça devait faire un petit moment, mais au départ elle n'y avait pas trop fait attention, et de plus, elle n'était que professeure remplaçante et changé donc souvent de salle, mais elle était dans celle-ci depuis déjà quelques semaines. « Je ne sais pas trop à vrai dire.. Je change souvent de salle, mais quand je suis arrivée, il y en avait déjà deux d'éteints et les autres on suivit. Ça remonte à deux ou trois semaines à peu près. » répondit-elle finalement. Le jeune homme rentra enfin dans la salle et se mit à jouer avec l'interrupteur. Un néon daigna s'allumer au départ, puis après quelques secondes il s'éteint, et l'histoire se répéta lorsqu'il éteignit, puis ralluma. Elle suivit l'homme des yeux. Ce dernier vînt poser sa caisse à côté de la blonde. Elle regarda cette boite un instant avant de relever son regard vers son propriétaire qui, les mains posé sur ses hanches, regardait songeur le plafond de la salle.

    « Ça, c'est peut-être un souci électrique. Mais les autres, ils sont morts. J'en ai trois dans la réserve, donc je peux faire en sorte qu'il y en ait au moins un par rangée qui fonctionne, ainsi que celui au dessus de votre bureau et du tableau, mais faudra que je réussisse à convaincre votre principal d'acheter de nouveaux néons. » dit-il en montant le néon récalcitrant. Holly lâcha un légers rire après ces quelques mots. Convaincre Figgins de débourser quelques dollars pour quelques malheureux néons, l'idée la faisait rire. « Vous avez bien du courage pour vouloir convaincre notre très cher et très radin Figgins. » dit-elle tout en rigolant. Elle jeta à son tour un regard vers ce plafond à moitié éclairé. Elle se demandait si c'était pareil dans les autres salles, car si c'était le cas, Figgins avait du soucis à ce faire. « Si on continu comme ça, on va avoir une réputation de lycée de vampire. » elle sourit, avant de jeter un coup d'œil à l'horloge qui se trouvait derrière elle. Elle indiquait quatorze heures.

    Ce fût avec un sourire malicieux qu'il déclara « Au moins, dans le noir total, vos élèves pourront pas lire leurs anti-sèches. ». Les deux se regardèrent amusés. Il était bien vrai qu'ils seraient bien embêtés sans leurs moyens de tricheries. Bien qu'ils trouvaient bien un autre moyen. « Je pense que ça ne les arrêteraient pas pour autant. » répondit-elle en rigolant à son tour. Elle pensait aller voir Figgins pour lui demander si il comptait en acheter, mais elle n'en avait pas le courage, trop fatigué de la veille. Un bâillement lui échappa, elle porta sa main à sa bouche. Soudain elle se rendit compte qu'elle ne savait même pas comment il s'appelait. « Je ne sais même pas quel est votre nom. Que je sache qui appelait en cas de besoin. » ses lèvres s'étirèrent en un large sourire. « Vous êtes nouveau ici, non ? » lui demanda t-elle poussé par sa curiosité. Elle ne l'avait jamais vue auparavant, donc elle était quasiment sûr et certaine de la réponse qu'il allait lui donner, mais au moins ça pouvait engager la conversation et éviter un froid. La professeure était de nature sociale et n'avait aucun mal à parler à des étrangers, et la carrure de ce dernier de l'effrayer pas le moins du monde. Au départ, un peu, elle n'allait pas mentir, mais bon, il n'avait pas l'air si méchant en fin de compte. Maintenant, restait à savoir si il allait pouvoir faire quelque chose pour ses néons, sinon, elle allait devoir ramener des bougies, c'était une solution comme une autre après tout.
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02. A man is known by the silence he keeps.

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