Choriste du mois


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 02. And after all, you're still my wonderwall.

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MessageSujet: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Jeu 9 Fév - 22:00


02. And after all,

you’re still my wonderwall






Les joues rosées par la chaleur et l’excitation, Emma –devenue Emma Schuester quelques heures auparavant- était installée à la table principale de la salle des fêtes. La soirée du mariage avait commencé depuis un peu plus d’une heure et demie, et après avoir slalomé allègrement entre les invités pour pouvoir discuter avec chacun d’entre eux, elle avait dû prendre place derrière la table centrale qui accueillait les nouveaux mariés, leurs familles ainsi que leurs proches. Étaient ainsi attablés autour d’elle ses parents et ceux de Will, Emily –qui bien évidemment, avait été autorisée à se coucher un peu plus tard cette fois-ci- mais également Wyatt et Lexie, la petite amie de ce dernier, et enfin Ecaterina accompagnée de Gale. Tout autour de la table, les conversations allaient de bon train : les parents de la conseillère étaient au beau milieu d'une grande discussion avec ceux de Will, le sujet de celle-ci étant visiblement d’ordre politique, tandis qu’Emily amusait la galerie du côté des plus jeunes. En effet, la fillette avait semblé admirative devant les longs cheveux roux de Lexie, et après avoir essayé en vain de les tresser, s’était intéressée aux cheveux de son parrain qu’elle jugeait « trop mous, sans bouclettes comme papa ».

Emma était quant à elle légèrement plus calme, et observait du coin de l’œil son nouveau mari converser avec Gale. La journée avait été chargée en émotions : il y avait d’abord eu le passage à la mairie, où Sue Sylvester lui avait demandée trois fois plutôt qu’une si elle était certaine de vouloir épouser une choucroute aussi peu attractive que Will. Et puis, l’église : l’étape cruciale qui avait valu au cœur d’Emma de nombreuses accélérations, et qui s’était pourtant déroulée à merveille. A cette pensée, la nouvelle mariée jeta un coup d’œil à Ecaterina. La conseillère avait été si absorbée par le regard que Will posait sur elle à l’église qu’elle n’avait pas remarqué tout le cirque qui s’y était déroulé. Apparemment, la jolie blonde s’était évanouie au moment où le pasteur avait demandé à l’audience si quelqu’un s’opposait au mariage. Emma n’avait pas encore eu l’occasion d’en discuter davantage avec la jeune femme, mais le principal était que cette dernière ait repris de bonnes couleurs.

Il y avait ensuite eu les vins d’honneur, et enfin la soirée. Emma veillait à ce que tout se déroule à merveille. Elle avait attendu si longtemps ce jour si particulier à ses yeux, qu’elle tenait absolument à ce que tout se passe bien. La salle des fêtes avait été décorée selon ses goûts, dans des tons doux ponctués de quelques touches de couleurs ci et là. Une grande bannière « Vive les mariés » avait été accrochée dans un coin de la salle, sur laquelle était couchée l’écriture d’Emily –la petite fille ne savait pas écrire mais s’était appliquée à repasser au feutre les lettres qu’Ecaterina avait délicatement dessiné au crayon. De nombreuses tables accueillant les invités étaient disposées d’un côté de la salle, tandis que de l’autre se trouvait la piste de danse pour le moment déserte : seule Emily s’y était aventurée un peu plus tôt, esquissant des pas de danse appris à l’école, ravissant ainsi un public attentif.

Posant délicatement son dos contre le dossier de sa chaise, Emma soupira un moment. Elle avait tout ce qu’elle avait toujours rêvé d’avoir, et avait bien du mal à croire que cette journée n’était pas qu’un rêve, et que tout ceci était bel et bien réel. La jeune épouse posa la paume de sa main contre la table, et son regard se posa sur sa bague de mariage. Si on lui avait dit quand elle était jeune qu’un jour, elle épouserait un homme aussi séduisant, et serait mère d’une fille aussi adorable qu’Emily, elle ne l’aurait probablement jamais cru. Et pourtant, c’était arrivé : elle avait tout ce qu’elle désirait, et peut-être même plus. Parfois, elle se surprenait à souhaiter remonter le temps pour rencontrer la petite fille esseulée qu’elle avait un jour été, afin de lui dire qu’il ne fallait pas désespérer et qu’un beau jour, elle finirait par être enfin heureuse, entourée d’une famille.

Les lumières de la salle faiblirent légèrement, attirant l’attention d’Emma qui en perdit le fil de ses pensées. La personne qui s’occupait de la musique, installée derrière un ordinateur dans un coin de la pièce, prit alors la parole et annonça que le temps était venu pour les invités d’abandonner leurs tables et de se diriger vers la piste. Avec un sourire, il appela Emma et Will à ouvrir le bal, comme la tradition l’exigeait. La jeune femme haussa légèrement les sourcils et se tourna vers son mari. Elle n’avait jamais aimé être au centre de l’attention générale : un peu plus tôt dans la journée, elle avait été prise d’une grande nervosité en traversant l’allée centrale de l’église pour y rejoindre celui qu’elle épouserait quelques minutes plus tard. Pourtant, cette journée était la sienne, et loin d’elle l’envie de se dérober, elle attrapa furtivement la main de Will sous la table. Elle lui adressa un petit sourire timide, et peu consciente des regards que l’on posait déjà sur elle, elle se pencha vers lui. « Attention, Mr Schuester, interdiction de me lâcher dans les minutes à venir. Souviens-toi : pour le meilleur et pour le pire ».

Un sourire taquin sur les lèvres, elle se leva à la suite de Will et se dirigea avec lui vers le milieu de la piste tandis qu’un air qu’elle connaissait par cœur s’élevait dans la pièce. Elle jeta un coup d’œil surpris à son mari, dont elle crut apercevoir un sourire sur le visage. Mais elle ne se trompait pas : c’était bien la fameuse chanson d’Oasis, Wonderwall, qui serait celle qui ouvrirait leur bal. Un choix qui n’avait rien d’anodin, quand on savait l’épisode de la vie du couple à laquelle elle était associée. Arrivée au milieu de la piste, Emma inspira longuement et refusant d’admettre que tout le Monde l’observait, accrocha son regard à celui de Will pour ne plus jamais s’en détacher. Ce dernier posa ses mains autour de sa taille et elle entoura aussitôt sa nuque de ses mains tremblantes. Today is gonna be the day that they’re gonna throw it back to you. La conseillère approcha son visage de Will et étudia un instant ses traits, comme si elle voulait imprimer à jamais cette image dans son esprit. By now, you shoulda somehow realize what you gotta do. Avec un énième sourire, elle croisa ses doigts derrière la nuque de son mari et se mordilla la lèvre. I don’t believe that anybody feels the way I do about you now. Fermant les yeux un instant, la jeune femme se remémora ce moment où, des années auparavant, elle s’était abandonnée dans les bras de Will. Il y avait si longtemps, et pourtant, elle se souvenait de chaque détail. Il s’agissait là d’un moment qu’elle chérissait plus que tout, un moment que dans dix, vingt ou trente ans, elle continuerait d’apprécier sans jamais pouvoir l’oublier.

Ouvrant les yeux, elle haussa légèrement les sourcils et retrouva les yeux clairs de Will. Elle approcha ses lèvres de son oreille et souffla quelques mots dans un murmure. « Félicitations pour le choix de la chanson, tu as vu juste : c’est parfait ». Elle resserra son étreinte et se rapprocha de lui, jugeant la distance qui séparait leurs deux corps –à peine quelques centimètres- trop importante. « Because maybe, you’re gonna be the one that saves me. And after all, you’re my wonderwall » Fredonna-t-elle tendrement, avant d’écarter légèrement son visage du sien pour plonger de nouveau son regard dans le sien. Derrière la nuque de Will, le pouce de sa main gauche jouait distraitement avait la bague à son annulaire. « Si je devais écrire un pamphlet, là tout de suite, j’écrirais probablement quelque chose du genre, hm : « Schuester – the curly of the year » » Chuchota-t-elle. Elle esquissa un sourire, puis pouffa doucement de rire. « Désolée, j’aurais pu mieux faire, mais pour ma défense, j’éprouve actuellement quelques difficultés à me concentrer ».
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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Mer 22 Fév - 19:10

Ça y est. Celle qui se tenait un peu plus loin, assise à la longue table principale était ma femme, depuis quelques heures seulement. La cérémonie c'était plus que bien passée, pour ne pas dire à merveille. A vrai dire, j'avais eu peur que de événements perturbent la cérémonie ; que Wyatt soit le seul à se lever lorsque le prêtre eut demandé qui s'oppose à cette union ou encore que Sue Sylvester, mairesse de Lima, débarque au moment où Emma et moi-même échangions nos vœux. Après tout, ce n'était pas impossible vu les remarques acerbes qu'elle m'avait adressées à la mairie, demandant à plusieurs reprises à Emma si elle était bien sûre de vouloir m'épouser. Cela étirait tout de même mes lèvres dans un sourire amusé. La tension était retombée, je n'étais plus stressé comme j'avais pu l'être à l'église. Je me tenais à présent aux côtés de Gale après avoir fait un tour parmi les nombreux invités. J'avais été plus que ravi de revoir tous mes anciens élèves, membre de la première génération des New Direction. J'avais croisé Beiste ainsi que Jesse St James qui accompagnait Rachel que je n'avais pas vu depuis longtemps. Je regardais le liquide que contenait mon verre, d'un air distrait. Cette journée avait été remplie d'émotions. Et elle n'était pas encore terminée. Gale me tira de mes pensées en me demandait si je savais ce qu'avait fait Ecaterina durant la cérémonie. Je fronçais légèrement les sourcils, ne voyant pas de quoi le jeune homme voulait parler. J'avais sentis à un moment de l'agitation, mais j'avais été tellement absorbé par le regard d'Emma et concentré sur le texte que je devais réciter, que je n'y avais pas prêter attention.

Gale me raconta alors -non sans un sourire- que la jeune femme s'était soudainement évanouie lorsque le pasteur demanda si quiconque s'opposait au mariage semant pendant un instant la panique chez les invités. Je souriais doucement. D'après moi, si quelqu'un avait dû s'évanouir pendant la cérémonie, j'aurais tout parié sur ma mère. Gale ajouta qu'Ecaterina s'en était remise avant de s'excuser et de partir un peu plus loin. Mon regard parcourut alors la salle des fêtes joliment décorée. Je jetais un coup d'oeil du côté de la table principale où étaient assis mes parents et ceux d'Emma, ainsi que Emily jouant avec les cheveux roux de Lexie. Pas très loin se tenait Wyatt et Gale qui avait rejoint Ecaterina. Sans oublier Emma bien sûr qui avait l'air bien pensive. Qu'elle était belle dans sa robe de mariée. D'ailleurs, sa robe ne m'était pas inconnue. Elle ressemblait étrangement à celle qu'elle portait lorsque nous avions dansé ensemble avant son mariage -plus tard annulé- avec Ken Tanaka. Les invités s'étaient dirigés vers les différentes tables disposées un peu partout d'un côté de la salle, laissant de l'autre, la piste de danse libre et déserte pour le moment. Je souriais doucement en me rappelant Emily esquivant quelques pas de danse pour amuser la galerie, un peu plus tôt dans la soirée. Elle aussi, sa robe lui allait à ravir. J'avais même cru voir ses lèvres briller en la prenant dans mes bras à la sortie de l'église, mais je n'en ai rien dit. Cela devait encore être une combine avec Ecaterina. Cela ne m'étonne même plus. Ces deux-là sont tellement complices. J'étais si fier d'Emily, mais également heureux que cette journée soit aussi spéciale pour elle que ce qu'elle est pour moi et Emma.

Mon deuxième mariage se passait sans encombres et cela me soulageait, mais je ne pouvais m'empêcher de me rappeler mon mariage avec Terri. Après tout, tous les mariages se ressemblent... Seulement, cette fois, j'étais bien décidé à ne pas refaire les mêmes erreurs, cette fois c'était Emma. Je repensais à toutes les étapes que notre couple avait traversé et c'est alors que tous mes doutes s'envolèrent. Comme me le répétait souvent Emma ces derniers temps, rien ne pouvait nous séparer à présent -et certainement pas son arrogant de frère. Personne ne pouvait nous enlever cette chose entre nous, ce petit plus qui nous rendait intouchables. Mon pouce et mon index jouaient avec mon alliance m'arrachant un sourire. Cette alliance était une promesse entre Emma et moi et je la tiendrais.

Je plongeais mes mains dans les poches de mon pantalon de costume et me dirigeais vers la table principale. J'arrivais derrière Emma, posant ma main sur son épaule et me penchant pour déposer un baiser sur sa joue. Je prenais place sur ma chaise, affichant un sourire qui ne semblait pas vouloir s'en aller. A peine m'étais-je assis que les lumières s'affaiblissaient et une voix s'élevait demandant aux mariés d'ouvrir le bal comme le voulait la tradition. Tous les regards se tournaient vers nous, alors que le mien se posait sur Emma. La main de cette dernière attrapait la mienne sous la table rapidement et me soufflais que je n'avais pas intérêt de la lâcher dans les minutes qui allaient suivre, que l'on se l'était promis pour le meilleur et le pire. Je me contentais de rire doucement alors qu'Emma se levait m’entraînant avec elle vers la piste de danse. Les premières notes de Wonderwall s'élevaient dans la salle, m'arrachant un sourire en coin qui s'agrandit un peu plus lorsque j'aperçus la mine surprise de la mariée. Je déposais mes mains sur ses hanches ne la lâchant plus du regard, sentant ses bras s'enroulaient autour de ma nuque. Je n'avais pas choisis cette chanson pour ouvrir le bal par hasard. Non, cette chanson était notre chanson, celle qui, cinq ans auparavant, nous avait rapproché. Nous commencions à danser alors que mon regard continuait de parcourir les traits fins du visage de celle qui était à présent ma femme. J'appuyais mon front contre celui d'Emma, fermant les yeux, les regards posés sur nous ne m'intéressant pas le moins du monde. Je me souvenais, il y a cinq ans, du bal de la St Valentin, de la danse au milieu des adolescents, du baiser qui signé un nouveau départ. Ce souvenir resterait à jamais dans ma mémoire. Ce moment était bien trop important pour moi pour que je puisse l'oublier. Trop important pour nous.

Emma me murmura à l'oreille que mon choix de chanson était plus que judicieux, que j'avais vu très juste et que c'était parfait. Je souriais doucement avant de m'approcher de son oreille à mon tour et de lui chuchoter « Je ne pouvais pas choisir une autre chanson que celle-ci de toute façon, c'est notre chanson.. » Elle se rapprochait de moi, réduisant la distance infime entre nous, en chantonnant quelques paroles. Elle se recula doucement et m'étudia de son regard brun. Je fis de même, un sourire apparaissant au coin des lèvres. « Tu es magnifique dans ta robe de mariée, Emma.. » lâchais-je sur un ton doux. « Je t'avais dit que tu ferais une superbe mariée. » Je lui souriais doucement alors que je sentais ses doigts jouaient derrière ma nuque. Emma me déclarait que si elle devait faire un pamphlet -les fameux pamphlets d'Emma- celui-ci s'intitulerait sûrement « Schuester – the curly of the year ». Je riais franchement devant la remarque d'Emma. Elle sourit puis rigola à son tour. Mon sourire restait accroché à mes lèvres alors qu'elle s'excusait, qu'elle aurait pu faire mieux, mais qu'elle avait quelques difficultés à se concentrer pour le moment. Je déposais un bref baiser sur ses lèvres, amusé par l'attitude de la rouquine. « Pour ma part, je ne suis pas aussi doué que toi pour les titres de pamphlets, mais on aura tout le temps d'y réfléchir lors de notre lune de miel .. »
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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Ven 24 Fév - 21:20

Les regards rivés vers Emma ne l’atteignaient même plus, tant elle était concentrée sur les seuls traits de son mari. Dire qu’elle était heureuse de se retrouver là, dans ses bras, pour partager leur première danse en tant que mari et femme, relevait du plus grand des euphémismes. Car la jeune femme ne s’était jamais sentie aussi légère que ce soir-là. C’était comme si tous les problèmes qu’elle pouvait rencontrer au quotidien s’étaient miraculeusement envolés, que plus rien n’importait en dehors du regard vert de son mari. Cela faisait des mois qu’elle préparait tout avec le plus grand soin. Le jour du mariage, la durée de la cérémonie, l’heure du vin d’honneur ; le nombre de tables que l’on installerait dans la salle des fêtes, la couleur des fleurs que l’on disposerait dans la pièce, la coupe que l’on donnerait aux robes que les demoiselles d’honneur porteraient. Organiser un mariage représentait un travail conséquent, et Emma avait parfois même subi quelques crises de nerfs en voyant la date se rapprocher inéluctablement alors qu’elle était tout sauf prête. Maniaque de la propreté comme elle l’était de l’ordre, elle avait ressenti le besoin de tout contrôler jusque dans les moindres détails, dans le but de faire de ce mariage un synonyme de perfection. Bien entendu, une telle chose était impossible et ce en dépit de tous les efforts qu’elle avait pu fournir. Ce jour-là par exemple, le traiteur lui avait annoncé qu’il manquait deux desserts pour les enfants, et elle avait dû envoyer un ami en récupérer d’autres en urgence. Et encore, ce n’était rien comparé à la panique générale lorsque l’on s’était rendu compte que la personne qui était responsable de la musique avait passé la dernière nuit en garde à vue pour tapage nocturne et qu’il serait par conséquent dans l’impossibilité de venir.

Oui, ce mariage avait mis les nerfs de la jeune femme à rude épreuve, et il s’en était fallu de peu pour qu’elle soit internée dans l’hôpital le plus proche. Pourtant, tout cela en avait valu la peine. Certes, il serait présomptueux de sa part de dire que son mariage était le plus beau que l’on ait jamais organisé à Lima –et de toute façon, elle ne le pensait même pas- cependant, s’il n’était pas parfait dans son ensemble, il était parfait à ses yeux, et c’était ce qui comptait le plus en fin de compte. Jusqu’à la fin de ses jours, elle chérirait le souvenir de ce jour si exceptionnel en tous points. Elle s’imaginait déjà entourée de ses petits-enfants, dans une petite maison à la campagne, feuilletant ses photos de mariage en se remémorant cet instant où Will lui avait glissé l’alliance au doigt, où il lui avait dit qu’il désirait l’épouser, où il l’avait embrassée devant les invités Tout comme le jour de la naissance d’Emily, celui-ci resterait à jamais ancré dans sa mémoire.

Soupirant tranquillement, le visage contre celui de son mari, Emma ne parvenait à se départir du sourire qui illuminait son visage. Comblée de joie, elle écoutait Wonderwall en pensant que si la vie n’avait pas toujours été généreuse pour elle, les choses s’étaient nettement améliorées lorsqu’elle avait fait la rencontre de Will. De la femme traumatisée par un incident survenu dans une exploitation laitière à l’âge de huit ans, qui passait son temps à chasser les microbes et à se battre contre ses craintes, elle était devenue une femme qui avait réussi professionnellement et qui était même parvenu à réaliser un rêve par l’intermédiaire de la LPA ; mais surtout une femme qui était épanouie dans sa vie amoureuse. Il serait désormais difficile de faire mieux : qu’est-ce que la vie pourrait lui apporter de plus, alors qu’elle avait déjà tout ?

Emma plongea son regard dans celui de Will, et son sourire s’accentua légèrement. Elle ne tarda pas à briser le silence en le complimentant sur le choix de sa chanson. Pour elle, celle-ci signifiait énormément de choses. C’était sur cette chanson qu’elle lui avait avoué à demi-mots ses sentiments, un soir où la culpabilité s’était faite lourde sur ses frêles épaules, après sa rupture avec Carl. Mais c’était surtout sur cette chanson qu’ils s’étaient retrouvés, et c’était la raison pour laquelle elle était si symbolique à ses yeux. Souriant de plus belle lorsque Will expliqua son choix, la jeune femme commença à fredonner gaiement quelques paroles, comme en ce fameux soir de la St Valentin de l’année 2011.

Elle sentit le regard de Will s’ancrer au sien et elle ne rompit pas leur échange purement visuel, au contraire, elle s’y accrocha encore plus. Et lorsqu’il la complimenta sur sa tenue, elle ne put s’empêcher de rougir très légèrement, acquiesçant d’un signe de la tête lorsqu’il ajouta qu’il avait toujours été certain qu’elle ferait une jolie mariée –ce qu’elle avait longtemps réfuté. Elle leva lentement le menton et inclina le visage sur le côté. « Merci… Je dois avouer que tu n’es pas mal non plus » Dit-elle en pinçant furtivement son nœud papillon entre ses deux doigts. « Ce doit être l’effet nœud papillon… les nœuds pap’, ça me rend toute chose, tu le sais bien ». Posant son regard sur celui-ci, elle le remit tranquillement en place avant d’enrouler de nouveau son bras derrière la nuque de son mari.

Étrangement, les regards de toute la salle avaient beau être braqués sur eux, elle se sentait parfaitement à l’aise, voire même à la limite de l’euphorie -et elle était à peu près certaine que cela n’avait rien à voir avec les quelques verres de champagne qu’elle avait vidé au cours de la journée. Cependant, ses joues étaient plus rosies que d’habitude, et elle se sentait d’humeur particulièrement joyeuse. Elle qui avait toujours été plus ou moins calme et réservée, ne tenait soudainement plus en place. Ce devait être les effets secondaires d’un mariage : le trop plein d’enthousiasme et un sourire si grand qu’il vous en donnait mal aux zygomatiques. Sans réellement penser à ce qu’elle disait, elle lança à Will que la situation lui inspirait des pamphlets en dépit de ses difficultés à se concentrer. Le professeur d’espagnol rit de ses bêtises, ce qui contenta encore plus la jeune femme. Il lui avoua alors ne pas être très doué pour les titres de pamphlets mais que ce ne serait pas un problème puisqu’ils auraient tout le temps d’en trouver lors de la lune de miel. Cette fois, ce fut son rire cristallin à elle qui se fit entendre dans la salle. Se reprenant rapidement, elle calma son hilarité en détachant un de ses bras de l’épaule de Will pour poser sa main devant ses lèvres. Lorsqu’elle parvint à retrouver son sérieux, elle ouvrit de grands yeux et feignit l’incrédulité. « La lune de miel, vraiment, Mr Schuester ? » Demanda-t-elle, l’air passablement surprise. « Eh bien, je me demande comment tu peux y penser maintenant… vraiment, les hommes… tous les mêmes » Déclara-t-elle avant de retrouver son sourire. Elle haussa rapidement les sourcils puis se mordit la lèvre inférieure. « Mais tu sais, je ne suis pas certaine d’avoir le temps d’inventer des titres de pamphlets pendant ma lune de miel. J’aurai d’autres chats à fouetter ». Esquissant un sourire innocent, elle fit glisser sa main sur le torse de son mari. « Enfin, je crois » Ajouta-t-elle, les yeux brillant de malice.
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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Lun 5 Mar - 18:12


Nous préparions le mariage depuis des mois déjà avec Emma. Cela représentait réellement une masse importante de travail. Inviter tout le monde, préparer la salle, prévoir le repas, les tenues. A certains moments, on a même l'impression que rien ne sera prêt pour le jour j, que la date fatidique arrive bien trop vite. Surtout qu'Emma et moi-même voulions que le mariage soit parfait. Nous avons donc étaient très méticuleux dans les préparatifs. Heureusement, Emily nous avait donné un petit coup de main avec Ecaterina et les autres témoins. Emy avait attendu le mariage aussi impatiemment que nous. Mon regard la cherchait dans la salle. Je l'aperçus alors aux côtés d'Ecaterina, toute sourire. J'étais si fier d'elle. Elle était sûrement ma plus belle réussite. Et pourtant, la grossesse d'Emma n'avait pas du tout était prévue. Je me souviens encore à quel point j'étais heureux lorsqu'Emma m'avait annoncé la nouvelle. Je reposais mon regard sur Emma, qui affichait un sourire elle aussi. Pourtant, au début, j'étais loin de pouvoir épouser Emma. Entre ses parents qui me détestaient et qui refusaient de me donner leur accord pour demander la main de leur fille et Wyatt -qui est à présent mon beau-frère, ô joie- qui avait toujours eu une dent contre moi, même bien avant que je ne fasse sa connaissance. Je suis d'ailleurs étonné qu'il ne soit pas venu me féliciter avec son air arrogant et son sourire prétentieux. Je secouais doucement ma tête de gauche à droite, chassant ces dernières pensées. Tout ça s'est plus ou moins arrangé : je suis monté dans l'estime des parents d'Emma et Wyatt n'a rien tenté pour gâcher le mariage -du moins pour l'instant. Je serrais un peu plus Emma contre moi, souriant de plus belle. La mariage s'était déroulé correctement et resterait un souvenir dont je me souviendrais parfaitement dans plusieurs années.

Je fermais les yeux et suivait attentivement la respiration d'Emma, mon visage collé au sien. J'écoutais les paroles de Wonderwall avec attention, me rappelant du bal de la St Valentin comme si c'était hier. Si mon choix s'était tourné vers cette chanson, c'est parce que cette soirée avait été très importante dans notre relation. Cette soirée-là, Emma et son dentiste avaient rompu et nous nous étions donc retrouvés après avoir dansé sur cette chanson. Pendant un moment, ma vie sentimentale avait simplement été un désastre. Après mon divorce avec Terri, j'étais resté seul pendant des mois jusqu'à ce que je me remette avec Emma. A vrai dire, à partir de ce soir là, tout s'était arrangé grâce à Emma. Je soupirais doucement. Et dire que cela faisait cinq ans que tout cela s'était passé. J'ouvrais les yeux et croisais le regard d'Emma, dont les lèvres s'étiraient à nouveau dans un sourire. Quelques paroles traversaient les lèvres de ma femme, ce qui eut pour effet de me faire sourire également. Je ne lâchais plus le regard brun d'Emma, arrêtant de me préoccuper de tout ce qui se passait autour de nous pour ne plus me concentrer que sur celle qui était devenue ma femme. Je ne pus m'empêcher de complimenter Emma sur sa robe et sur la magnifique mariée qu'elle faisait. Ce dont je n'avais jamais douté à vrai dire. Elle me remercia ajoutant qu'elle devait avouer que je n'étais pas mal non plus. « Merci, madame Schuester. » Ses doigts pinçaient mon nœud papillon ce qui m'arracha un sourire. Elle avait fait le même geste, cinq ans auparavant, au bal de la St Valentin. Un léger rire traversait mes lèvres lorsqu'elle ajouta que mon nœud papillon lui faisait un certain effet. Elle lâchait ce dernier et enroulait à nouveau ses bras autour de mon cou alors que je déposais un baiser sur sa joue.

Tout le monde nous observait ouvrir le bal, en silence, mais je n'y portais pas attention, bien trop concentré sur le visage d'Emma. Un léger rire traversait les lèvres de la rouquine lorsque je lui dis que l'on aurait tout le temps de trouver des titres de pamphlets lors de notre lune de miel. Elle me demandait avec un faux air surpris si je parlais bel et bien de la lune de miel qui ne tarderait pas arriver après le mariage. Je hochais doucement la tête avec un sourire qui voulait en dire long accrochait aux lèvres. Elle me demanda comment est-ce que je pouvais penser à ça et termina en disant que nous les hommes, étions tous les mêmes en fin de compte. Je riais doucement à la remarque d'Emma. « Mens-moi en me disant que toi, tu n'y as pas pensé. » Je la fixais un moment, silencieux, mon sourire ne voulant pas quitter mes lèvres. Emma continua en déclarant qu'elle ne savait pas si elle aurait le temps de chercher des titres de pamphlets pendant la lune de miel. Je fronçais alors doucement mes sourcils, ne comprenant pas où elle voulait en venir. Elle rajouta qu'elle aura « d'autres chats à fouetter ». Je riais franchement des paroles d'Emma avant de poser mon index sur les lèvres de la rouquine. « Chut, ne le dis pas si fort, voyons. » Je penchais ma tête sur le côté haussant rapidement mes sourcils en ne lâchant pas Emma du regard pour autant. Je levais un sourcils intéressé alors qu'elle ajoutait que c'était en tout cas ce qu'elle pensait. Je secouais la tête, amusé par notre conversation. Je percevais un brin de malice dans les yeux d'Emma. « Je n'en doute pas... » Mon sourire s'agrandissait un peu plus alors que je levais les yeux vers le plafond où étaient accrochés des dizaines de ballons. Mes sourcils se fronçaient doucement alors que je fixais un point invisible derrière la mariée, me souvenant d'une récente discussion suite à une remarque de notre fille. « Puis au lieu de s'occuper de fouetter les chats, on pourrait également penser à trouver un petit frère pour Emily. » Mon regard se reposait sur Emma, un air innocent sur le visage. Il y a longtemps que Emily nous parle d'avoir un petit frère. Au départ, elle le voulait pour Noël, mais cela aurait été difficile au niveau des délais. Je souriais. Je n'étais pas contre l'idée d'avoir un deuxième enfant, à vrai dire, j'avais toujours voulu une grande famille. Mais après en avoir parlé avec Emma, j'avais compris qu'elle n'était pas aussi partante que moi pour cette idée. J'ajoutais rapidement en haussant un sourcil, regardant Emma avec un regard qui voulait en dire long : « Enfin, trouver... » Je levais les yeux au ciel. Ce n'était pas vraiment le verbe approprié.
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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Mar 6 Mar - 21:37

Cette journée était digne du plus beau des contes de fée. Elle avait beau ne pas être aussi jolie que Cendrillon ou Blanche Neige, Emma était ce jour-là à la place des héroïnes de son enfance. C’était bien simple : elle avait l’impression de flotter au-dessus du sol, d’évoluer dans un univers parallèle dans lequel les fées existaient et où les oiseaux se mettaient à chanter. Elle avait travaillé d’arrache-pied pendant des mois pour faire de ce mariage le plus beau jour de sa vie, et il s’avérait qu’il était justement à la hauteur de ses espérances. Les désagréments de cette journée avaient été mineurs, et tout s’était encore mieux déroulé que dans ses rêves les plus fous. Elle portait l’alliance symbolisant son union avec l’homme qu’elle aimait à l’annulaire de sa main gauche, et pourrait désormais se faire appeler Ms Emma Pillsbury-Schuester… rien n’aurait pu la rendre plus heureuse.

Soupirant de contentement dans les bras de son mari, la jeune femme ne parvenait à se défaire du sourire qui étirait généreusement ses lèvres. Depuis le début de cette soirée, elle était d’humeur joueuse, riant de bon cœur aux allusions que l’on faisait à sa lune de miel –même lorsque celles-ci étaient de très mauvais goût- et s’exclamant sans retenue devant ses oncles qui semblaient recycler leurs blagues au fil des années. Rien ne pourrait venir entacher le bonheur qui la transportait, elle s’en était fait la promesse et n’avait aucun mal à tenir celle-ci.

Esquissant quelques pas sur le côté au rythme de Wonderwall, elle détacha l’espace d’une seconde son regard de Will pour observer Emily par-dessus son épaule. Assise sur les genoux d’Ecaterina, elle l’observait de loin, son regard clair suivant attentivement la danse de ses parents. Jusqu’à présent, la fillette avait semblé inépuisable : sans cesse en mouvement, elle slalomait tranquillement entre les invités, échappant au passage à tous ses oncles et tantes qui s’extasiaient devant elle, pour s’intéresser aux amis de ses parents. Dansant le moonwalk sur la piste de danse ou récitant les répliques du Roi Lion qu’elle connaissait par cœur, elle amusait la galerie et riait aux éclats dès qu’elle le pouvait. Elle était un véritable rayon de soleil dans cette soirée, et éclipsait facilement ses parents par son énergie et le sourire innocent placé sur son visage angélique. Emma était si fière d’elle qu’aucun mot n’était suffisamment fort pour décrire ce qu’elle ressentait à l’égard de sa fille. Si elle avait d’abord connu quelques réticences concernant son aptitude à être une bonne mère lorsqu’elle était enceinte, celles-ci s’étaient vite envolées quand elle avait croisé pour la première fois le regard de son enfant à la maternité. Car peu importaient les difficultés qu’elle rencontrerait lorsque sa fille grandirait : elle était prête à se plier en quatre pour elle, à tout faire pour assurer le bonheur d’Emily.

La conseillère d’orientation agita les doigts dans le dos de Will pour faire signe à la petite fille avant de mimer un baiser invisible qu’elle envoya dans sa direction. Détachant ses grands yeux bruns de sa fille, Emma reporta son attention sur son mari qui le remerciait déjà du compliment qu’elle lui avait fait quelques secondes plus tôt. Clignant doucement des yeux pour chasser les pensées qui lui avaient traversées l’esprit quand son regard avait rejoint celui d’Ems, elle esquissa un tendre sourire mais resta silencieuse. Les dernières paroles de la chanson retentirent dans la salle, et du coin de l’œil Emma pouvait apercevoir les couples se former et se diriger lentement vers la piste afin de les rejoindre. Le bal était ouvert, et ils ne seraient bientôt plus les seuls à évoluer au rythme de la musique.

Will mit rapidement le sujet de la lune de miel sur le tapis, et la jeune femme ne put s’empêcher d’en rire tout en faisant quelques commentaires à ce sujet. Des années plus tôt, une telle remarque de la part du professeur d’espagnol l’aurait sûrement embarrassée : elle aurait rougi jusqu’aux oreilles et aurait fui le regard de son interlocuteur en bégayant quelques mots incertains. Toutefois, elle avait gagné en maturité au cours des années qui s’étaient précieusement écoulées, et désormais elle préférait en plaisanter. Ses yeux se plissèrent légèrement, suivant et étudiant les réactions de son mari lorsqu’elle se plaignit que les hommes étaient tous les mêmes. Will rit de sa remarque, et quand il ajouta qu’Emma mentirait si elle lui disait qu’elle n’y avait pas pensé auparavant, l’intéressée haussa les sourcils et son sourire disparut furtivement de son visage. « Bien sûr que non, ce n’est pas mon genre, tu le sais » Fit-elle, l’air tout à fait innocente. Se doutant qu’elle n’avait pas l’air très crédible, elle s’empressa de retrouver son sourire et s’approcha du visage de Will, son nez frôlant la joue de celui qui était devenu son mari quelques heures plus tôt dans la journée.

Poursuivant sur le ton de la plaisanterie, Emma insinua qu’elle aurait d’autres chats à fouetter pendant sa lune de miel, et pouffa de rire lorsque Will posa un index sur ses lèvres pour la faire taire. D’humeur toujours aussi taquine, elle mordilla son doigt du bout des dents afin qu’il le retire, et éclata de rire en voyant son expression. « On peut toujours faire des mots croisés toute la nuit, si tu préfères » Ajouta-t-elle, toujours aussi espiègle. Décidément, elle aurait peut-être dû éviter d’accepter les coupes de champagne tout au long de la journée, car de toute évidence, cela ne lui réussissait pas.

Néanmoins, Emma fut bientôt prise au dépourvu lorsque Will lui proposa de « trouver un petit frère pour Emily » au lieu de fouetter les chats. Même s’il le disait en plaisantant, elle savait qu’il était sérieux à ce propos. Quelques mois auparavant, il avait déjà abordé le sujet lorsque la fillette avait réclamé un petit frère à Noël. Et si la conseillère d’orientation en avait d’abord ri, elle avait rapidement déchanté quand elle s’était rendu compte que Will souhaitait lui aussi un deuxième enfant. Or, elle n’était pas vraiment disposée à retrouver les joies de la grossesse pour le moment. Ne perdant pourtant pas son sourire, Emma décida de jouer avec les mots afin de se sortir de cette situation des plus délicates. « Oh tu souhaites faire les agences d’adoption, alors ? Hm, je ne suis pas certaine qu’elles seront ouvertes ce soir, mon chéri, tu m’en vois navrée ». Confiante, elle s’apprêta à changer de sujet afin d’éviter de devoir s’étendre sur celui-ci, mais comme d’habitude Will fut plus rapide, en insistant sur le verbe « trouver ». Prise au piège, Emma posa son regard sur le torse de son mari avant de poser son visage contre celui-ci. « Crois-moi, Will, tu n’as aucune envie de retrouver l’hippopotame obèse et grognon… » Elle laissa sa phrase en suspens, grimaçant en repensant à ces neuf mois durant lesquels elle avait été presque exécrable, passant du rire aux larmes, et des larmes à la colère en un claquement de doigts. Non vraiment, si elle pouvait éviter de répéter les mêmes erreurs une seconde fois…


Dernière édition par Emma P. Schuester le Mar 27 Mar - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Sam 17 Mar - 22:35


La joie se lisait sur le visage de la mariée. Tout se passait à merveilles et tout était parfait à ses yeux. C'est ce que j'avais souhaitais en organisant tout ça. Je savais qu'aux yeux d'Emma, ce mariage représentait beaucoup de choses. Une sorte de rêve de jeune fille que doivent partager toutes les femmes. Terri avait porté énormément d'importance aussi à ce jour qui est censé être très spécial, quelques années auparavant. Prenant beaucoup de temps dans l'organisation, préparant tout dans les moindres détails minutieusement, paniquant le jour de la cérémonie de peur que quelque chose aille de travers. Je portais moi aussi une grande importance à ce jour, mais moins qu'Emma, j'en étais sûr. J'étais soulagé que tout se soit bien passé. Si Emma n'avait pas été totalement satisfaite de cette journée, je m'en serais un peu voulu. Je lui adressais un léger sourire alors que je croisais mes mains derrière son dos. Elle était vraiment magnifique dans sa robe de mariée. J'avais quitté ma veste de costume et gardé mon veston, la température ayant rapidement augmentée dans la salle des fêtes remplie par les nombreux invités. Même à mon mariage, j'avais décidé de porter un veston -plusieurs personnes m'ont fait la réflexion d'ailleurs. Je posais mon front sur celui d'Emma, la rapprochant un peu plus de moi. Tous ces mois d'organisation et de travail acharné avaient finalement porté leurs fruits.

J'avais rencontré quelques uns des membres de ma belle-famille, avec une certaine réticence certes, mais bon. Certains m'avaient accueillit à bras ouverts, disant qu'Emma avait choisi un homme charmant. D'autres trouvaient mes cheveux pas assez roux -ou alors trop bouclés. Je n'avais rien dit à toutes ces allusions, Emma m'avait prévenue. Sa famille faisait une « légère » fixette sur les cheveux roux et j'avais donc un peu appréhendé cette rencontre. Mais finalement, tout s'était plutôt bien passé. Emma m'avait dit que mon sourire avait réussit à leur faire oublier mes cheveux châtains et bouclés. Les parents de celle qui était à présent ma femme semblaient de plus en plus m'apprécier. Et cela me rassurait à vrai dire. Ma famille avait l'air d'apprécié Emma, et cela ne m'étonnait pas plus que ça. Je ne voyais pas comment l'on pouvait ne pas aimer Emma. Puis tout le monde avait vu qu'elle était une mère exemplaire pour Emily. Cette petite dernière avait d'ailleurs attiré l'attention de tous les invités à un moment ou à un autre de la soirée. J'aperçus Emma lui envoyer un baiser invisible dans mon dos, sûrement à notre fille. Un complicité existait entre la mère et sa fille, ce qui m'arracha un nouveau sourire. Emma avait longuement douté quant à ses capacités à être une bonne mère. J'ai eu raison de ne jamais douter d'elle. Elle prenait son rôle très au sérieux et faisait tout son possible pour le bien d'Emy. Nos regards se croisèrent à nouveau et je me perdis dans ses yeux bruns. Je l'aimais tellement.

Puis, je mis le sujet de la lune de miel sur le tapis qu'Emma prit sur le ton de la plaisanterie. Je lui soufflais que j'étais sûr que je n'étais pas le seul à y avoir pensé. Emma avait énormément gagné en maturité sur le sujet et à présent nous en rions alors que quelques années plus tôt, Emma aurait changé de sujet en rougissant. Elle me répondit que ce n'était pas son genre et que je le savais. Je souriais. Ce n'était pas son genre avant peut-être... Son air innocent m'amusa plus qu'autre chose. Son visage s'approcha du mien et je sentis son nez caressait lentement ma joue mal rasée. Je fermais les yeux, profitant du contact entre nous. Emma continua en plaisant, me disant qu'elle aurait certainement d'autres chats à fouetter plutôt que chercher des titres de pamphlets pendant la lune de miel. Le sourire qui étirait mes lèvres en disait long. Je plaquais doucement mon index contre ses lèvres pour la faire taire, et qu'aucun des invités nous entendent parler de notre lune de miel. Elle proposa sinon de faire des mots croisés toute la nuit. Je riais doucement devant la phrase d'Emma, m'empressant de répondre en chuchotant « C'est beaucoup moins tentant.. » Je gardais mon regard sur elle, un sourire au coin des lèvres.

Puis j'abordais un sujet un peu plus délicat : avoir un deuxième enfant. Après que Emily ait demandé un petit frère à Noël, j'ai commencé à réfléchir sérieusement à l'idée et je devais avouer qu'elle me plaisait. Mais elle ne plaisait pas autant à Emma qui ne semblait pas prête pour cela. J'avais toujours voulu des enfants, mais Emma n'avait pas toujours eu cette envie là, je comprenais donc que l'idée la repousse un peu. Surtout si l'on repense aux joies de la grossesse qu'avait supporté Emma pendant neuf mois. Elle me demanda alors si je comptais faire les agences d'adoption. Elle ajouta ne pas être certaine qu'elle soient ouvertes ce soir et qu'elle en était navrée. Je la regardais d'un air neutre. Je secouais doucement la tête, puis détournais le regard. « Tu sais très bien que je ne parle pas d'agences d'adoption.. » Je fus plus rapide en lui disant qu'en fait, on ne ''trouverait'' pas le petit frère de Emily. Je la sentis hésiter alors qu'elle baissait la tête et que mon regard se posait sur ses cheveux roux. Elle déposait alors son visage contre mon torse. Je resserrais mon étreinte autour d'elle, apercevant alors les autres couples qui étaient à présent sur la piste de danse. Elle déclara alors être sûre que je ne voulais pas retrouver l'hippopotame obèse et grognon. Je soupirais doucement. Franchement, je pensais pouvoir passer au-dessus de tout ça une deuxième fois. « Tu ne penses pas que ça vaut le coup de surmonter à nouveau tout ça pour un deuxième enfant ? » Soufflais-je fixant un point invisible un peu plus loin avant de reprendre. « Quand tu vois Emily, tu ne penses pas que ça vaut n'importe quel sacrifice ? » Mon regard se posait alors sur notre fille courant à travers la salle avec les autres enfants. Je me rendais compte que tout cela mettait Emma mal à l'aise. Je ne voulais pas non plus la forcer à avoir un deuxième enfant. Nous devions être d'accord tous les deux. J'ajoutais alors en souriant doucement, avant de déposer un baiser dans ses cheveux « En tout cas, je suis contre les mots croisés. »
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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Mar 27 Mar - 21:56

Un second enfant. Ces mots retentissaient dans l’esprit de la jeune femme qui fuit instantanément le regard de son mari tout en poursuivant la danse qu’ils avaient commencée plusieurs minutes plus tôt. Lorsqu’elle observait Emily, Emma ne regrettait en aucun cas le miracle qui s’était produit lorsqu’elle était tombée enceinte. Si elle avait longtemps douté de ses capacités à être une bonne mère, ses incertitudes s’étaient envolées lorsqu’elle avait croisé le regard de sa fille pour la première fois. Être la mère d’Emily ne s’était pas avérée aussi difficile que prévu car elle avait la chance d’avoir une fille adorable qui, malgré sa tendance à s’agiter dans tous les sens à la moindre occasion, était obéissante et connaissait les limites à ne pas franchir. Depuis qu’elle était toute petite, Emma la couvait du mieux qu’elle le pouvait tout en essayant de lui inculquer les valeurs qu’elle considérait importantes. Au fil des années, elle avait développé avec elle une complicité qu’elle n’avait elle-même jamais eue avec sa mère, et c’était ce qui comptait le plus à ses yeux : elle ne voulait pas devenir une mère froide et distante, qui s’acharne à vouloir mettre en valeur les faiblesses de sa fille, à l’instar de Rose Pillsbury de nombreuses années auparavant. Emily représentait tout aux yeux de la conseillère, elle était à la fois le petit rayon de soleil qui égayait les plus tristes journées, et la personne à laquelle elle tenait le plus et qu’elle surprotégeait en conséquence.

Maintenant qu’Emily existait, Emma ne pouvait imaginer une vie sans cette dernière. Et pourtant, à l’idée d’avoir un deuxième enfant, la jeune femme hésitait et rechignait. Ems lui avait fait part à de nombreuses reprises de son désir d’être une grande sœur –elle disait vouloir apprendre à sa future petite sœur comment tresser les cheveux de « Rina », ou comment jouer à la marelle au futur petit frère. Dans un sens, l’idée d’avoir un autre enfant était loin de lui être détestable : elle-même avait eu la chance d’avoir un petit frère, et Wyatt était l’une des personnes qu’elle aimait le plus dans sa vie, et ce depuis toujours. Elle voulait offrir la même chose à Emily, elle le désirait vraiment. Cependant, les neuf mois qui précédaient inéluctablement la naissance d’un enfant la terrifiaient toujours autant. La dernière fois, elle ne l’avait pas très bien supporté : les nausées l’horripilaient, l'évolution de son corps l’étouffait, et le caractère lunatique que les hormones avaient engendré la rebutait. C’était pour cette raison qu’elle résistait encore aux nombreuses tentatives de Will pour la faire changer d’avis : elle avait peur de redevenir cette femme aussi repoussante à l’intérieur qu’à l’extérieur, et passer ses humeurs sur celui qui l’avait déjà supportée pendant les sept derniers mois de sa première grossesse.

Soupirant légèrement tout en essayant de conserver le sourire qui ne l’avait plus quittée depuis des heures, Emma retrouva rapidement le regard de son mari et parvint même à glousser doucement lorsqu’il lui répondit que faire des mots croisés était une activité qui le tentait bien moins. Haussant les sourcils, elle ne répondit pas à cette réplique ; son regard seul permettait de comprendre ce qu’elle pensait à cet instant précis. Ses doigts glissèrent sur la nuque de Will et de nouveau, elle joua avec les boucles brunes qu’ils atteignirent. Resserrant son étreinte auprès du professeur d’espagnol, elle l’entendit préciser quelques secondes à peine plus tard qu’il n’était pas question d’agences d’adoption, comme Emma l’avait insinué. L’intéressée acquiesça vaguement mais décida une nouvelle fois de garder le silence, cherchant un moyen de détourner la conversation. Elle pouvait toujours relancer le sujet de la tante Josette, qui avait dragué ce pauvre Will une heure plus tôt près du buffet, ou peut-être s’extasier devant la pièce montée qui arriverait en fin de soirée. Plissant les yeux, elle réfléchit à de nouvelles idées mais fut rapidement interrompue par Will qui lui demanda si elle pensait qu’avoir un nouvel enfant ne méritait pas un minimum de sacrifices. Fronçant le nez à cette réponse, la conseillère devait avouer que l’argumentation de son mari était excellente. Évidemment que cela en valait la peine : si elle avait su à quel point elle aimerait Emily, elle aurait pu rester enceinte deux, quatre, ou même six mois supplémentaires sans que cela ne la dérange. Néanmoins, elle avait peur et c’était bien là toute l’étendue du problème : Emma se laissait submerger par ses craintes et avait toujours eu énormément de mal à s’en défaire. Lorsqu’elle était terrorisée par une chose, elle ne parvenait à l’éloigner et au contraire, sa peur gagnait alors du terrain. Se mordant la lèvre inférieure, elle approcha son visage des traits de Will et fronça les sourcils. « Bien sûr que si, Will, bien sûr que ça mérite tous les sacrifices. Seulement, je n’ai aucune envie de redevenir cet espèce de monstre difforme qui passe des journées entières à pleurnicher sur son oreiller et à se plaindre dans arrêt. Je sais que ça peut paraitre insignifiant, mais je ne sais pas… ». Le sourire de la jeune femme s’effaça et elle baissa le regard un instant, honteuse. C’était sûrement très égoïste de sa part que de penser de telles choses ; de ne penser qu’à elle et à ses peurs ridicules, au détriment des désirs de Will. Mais c’était pour le moment plus fort qu’elle.

La dernière phrase de Will lui permit néanmoins de retrouver rapidement son sourire et d’oublier un moment son angoisse et son égoïsme. Emma releva le menton et, croisant le regard de son époux, sourit de plus belle. Elle fit glisser ses deux mains sur les joues du professeur d’espagnol et posa son front contre le sien. Scrutant les prunelles de son mari, elle soupira de contentement et ne tarda pas à venir presser ses lèvres contre les siennes avec douceur. En dépit de ses craintes, elle savait que si jamais elle acceptait ce qu’il lui demandait, il serait là pour elle. Quittant la chaleur de ses lèvres, elle recula son visage et retrouva aussitôt le confort de ses yeux. « Tu as raison : au diable les mots croisés ! » Dit-elle avec enthousiasme. « Et puis, qui sait ? Si tu sais te montrer convaincant, peut-être que je finirai par résister... Je te l’ai dit : les nœuds pap’ ont un effet dévastateur sur moi, et si l’on ajoute à l’équation… » La jeune femme frôla les lèvres de son mari à l'aide de son index tout en posant sa deuxième main sur son torse « disons, d’autres facteurs plus ou moins importants, je ne suis pas sûre de pouvoir tenir très longtemps… je suis faible, que veux-tu ? ». Amusée, Emma remonta sa main vers son épaule sans jamais quitter son regard clair. « J’espère que vous saurez vous montrer indulgent, Monsieur Schuester ».


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MessageSujet: Re: 02. And after all, you're still my wonderwall.   Dim 8 Avr - 0:42


Depuis qu'Emily est née, notre quotidien avait changé et en bien. Je ne regrettais en rien sa naissance, même si la venue d'un enfant dans notre couple n'était pas du tout prévue au départ. J'avais toujours voulu avoir un enfant, et l'idée d'en avoir un deuxième ne me repoussait pas. Quand je voyais la joie que m'avait apporté mon rôle de père avec Emily, je me disais qu'un nouvel enfant ne serait que source de bonheur. Emma avait longtemps douté de ses capacités à être une bonne mère, moi aussi d'ailleurs, mais nous avions réussi à chasser tous ces doutes pour remplir nos rôles de parents. Je trouvais d'ailleurs qu'on s'en sortait plutôt bien, même si être parent n'est pas simple tous les jours. Loin de là. Mais je pensais qu'un deuxième enfant valait bien tous les sacrifices du monde. Emma ne semblait pas de cet avis. Elle n'avait pas l'air contre le fait d'être à nouveau mère, mais c'était surtout tout ce que la grossesse allait engendrer qui la repoussait et je la comprends. Je ne vivrais pas l'arrivée de l'enfant comme elle. Je n'aurais pas de sautes d'humeur -mais je les subirais-, je ne prendrais pas de poids et je n'aurais pas de nausées. Je sais que ça s’avérerait compliqué pour elle, en tout cas, plus que pour moi. Emily représente énormément à mes yeux, elle est en quelques sortes ma réussite. Une des rares choses de bien que j'ai réussi à accomplir dans ma vie. C'est de là que vient que mon attitude sur protectrice avec elle, je tiens à elle plus qu'à n'importe qui. Je ferais tout pour ma fille, sans réfléchir. Depuis qu'Emy est dans ma vie, je pense à elle avant tout autre chose, avant moi-même, et je trouve ça tout à fait normal. Donc oui, être parent a de lourdes responsabilités et implique beaucoup de sacrifices, mais lorsque l'on voit son enfant grandir et s'épanouir, on se dit que ça en valait largement la peine.

Emily nous a souvent fait part de son envie d'être grande sœur et après tout à ce son âge, ça se comprend. J'avais moi-même agis de la sorte avec mes parents -en vain-, ma vie d'enfant unique me paraissant bien trop ennuyeuse et vide. Enfant, j'aurais souhaité avoir un frère ou une sœur avec qui partageait mes jouets, mes secrets : mon enfance. Je comprenais donc le désir d'Emy de vouloir un petit frère -oui, elle avait été très claire sur ce point. Je resserrais mes mains autour de la taille d'Emma, gardant mon regard plongé dans le sien. Je ne pouvais pas forcer Emma, seulement elle connaissait mieux que quiconque mon envie d'avoir un deuxième enfant. Un silence s'installa et je regrettais presque d'avoir mis ce sujet sur la table. Je sentais que cela mettait Emma mal à l'aise de parler de ça, étant donné son avis sur la chose. Je toussotais légèrement en levant les yeux vers les ballons accrochés au plafond. Je ne savais pas quoi ajouter, je ne savais pas non plus si je devais parler d'autre chose. J'ignorais si Emma allait réagir ou si elle allait fuir la conversation en déviant le sujet sur autre chose. Je sentais Emma rapprochait son visage du mien. Je baissais alors mon regard sur elle, sentant son souffle s'écrasait sur ma peau. Elle me répondit que j'avais raison, qu'un enfant méritait tous les sacrifices, mais qu'elle ne voulait pas renouer avec les joies qu'apporte une grossesse. Elle ajouta que cela pouvait paraître insignifiant, mais qu'elle ne savait pas. Je me souvenais très bien de la période pendant laquelle elle était enceinte d'Emily. Au départ, je n'avais pas su comment gérer les sautes d'humeur d'Emma qui me reprochait tout ce qu'elle pouvait en pleurant sans pouvoir s'arrêter. Puis j'avais pris sur moi, comprenant que ses sautes d'humeur était dû à la grossesse et j'avais fait de mon mieux pour aider Emma à surmonter tout ça. Autant dire que cela n'avait pas été une tâche aisée, mais je ne m'en étais pas mal sorti en fin de compte. Je fermais les yeux quelques secondes avant de souffler : « Je ne force en rien, Em. Plus important encore, je ne t'en veux pas de douter. Et j'espère que tu le sais. » Je soutenais son regard comme pour appuyer mes propos.

Pour détendre l'atmosphère, j'ajoutais que même si il n'était pas question de ''trouver'' un petit frère à Emily, j'étais contre l'idée des mots croisés. Je vis un sourire étirer les lèvres de ma femme ce qui me fit sourire à mon tour. Je fermais les yeux en sentant les mains d'Emma glissaient jusqu'à mes joues. Elle m'attirait contre elle et posais son front contre le mien dans un geste lent. J'ouvris alors les yeux et me perdais dans son regard brun le temps de quelques secondes avant qu'elle ne dépose ses lèvres contre les miens. Rompant le baiser, elle reprit la parole sur un ton enthousiaste en déclarant que j'avais raison : les mots croisés étaient une mauvaise idée. Je fronçais les sourcils lentement alors qu'un sourire qui en disait long étirait mes lèvres en entendant Emma continuait. Elle ajoutait qu'elle pourrait peut-être craquer si je savais me montrait convaincant. Je riais doucement lorsqu'elle remit le nœud papillon sur le tapis. Je penchais la tête sur le côté lorsqu'elle ne termina pas sa phrase. Son index frôla mes lèvres, m'arrachant un léger soupir, alors que je sentais une autre pression sur mon torse. Alors comme ça à l'aide d'autres facteurs plus ou moins importants, je parviendrais certainement à mes fins. Je souriais de plus belle amusé par les paroles de mon épouse. « Tu sais à quel point je peux me montrer convaincant... » Je déposais furtivement mes lèvres sur les siennes. Elle me demanda alors de me montrer indulgent. La chanson sur laquelle nous dansions depuis un moment prit fin. Il était donc temps de changer de cavalière. Je gardais la main d'Emma dans la mienne m'arrêtant de danser. « Indulgent ? » Je haussais les épaules rapidement avant de me pencher vers son oreille pour lui souffler un « Peut-être » Je lui lançais un sourire amusé accompagné d'un clin d’œil avant d'attraper la main d'Ecaterina qui passait par là.

RP CLOS
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