Choriste du mois


Partagez | 
 

 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Sam 11 Fév - 2:45


I have to go far away from you

Sans mot. J'étais sans mot. Sans voix, aussi. C'est évident que lorsque nous n'avons pas de mot, la parole n'y est pas et donc, forcément, nous n'avons pas de voix. Seulement, j'avais de la difficulté à comprendre pourquoi. Pourquoi. C'est une question si vaste qu'on peut y répondre soit en cent lignes lorsqu'on est bien inspiré ou seulement en un mot : parce que. Pourquoi ? Parce que. Parce que quoi ? Parce que. Point final. On peut aussi trouver pleins de proverbes et de phrases toutes faites qui rajoute un peu de valeur au « parce que » : parce que c'est la vie, parce que les choses sont ainsi, parce que rien n'arrive pour rien… Sauf qu'au final, ce n'est pas clair et ça le restera toujours. En ce moment, je ne comprenais pas pourquoi les choses étaient justement ainsi. Je ne comprenais pas ce qui s'était produit pour que la vie si douillette et parfaite que j'avais il y a quelques mois environ s'écroule si rapidement et sans le moindre préavis... Qu’avais-je fait pour que ce soit ainsi ? Pour que ce soit le « cadeau » que la vie me donne en échange de toutes les bonnes choses que j’avais faites ? Quelques fois, je pense qu’il ne faut pas chercher trop loin. Je me devais donc de passer finalement à autre chose. Du moins, d’essayer. J’étais convaincu qu’elle et moi, c’était pour durer un bon moment. J’étais convaincu que ça allait être la bonne, celle avec qui j’allais partager de superbes moments. Au fond, j’ai bien l’impression que je me trompais. Les gens ne sont pas tout le temps comme on croit qu’ils sont et j’en avais eu la preuve avec Tina et son comportement des derniers mois.

Depuis mon retour à Lima, je n’étais presque pas sorti de chez moi. « À quoi bon ? » me disais-je. À quoi ça allait servir que de sortir de cette maison ? Après tout, c’est le seul lieu ou je peux me sentir intouchable et en sécurité. Pourquoi prendrais-je le risque de m’exposer aux regards méprisants des gens à l’extérieur ? On m’a toujours regardé comme si je venais de la planète Mars et je ne pense pas qu’en quelques années ça ait changé. Je préférais donc me morfondre dans mon lit en me disant que la vie pouvait bien se terminer maintenant. En fait, j’avais tout perdu. Motivation, enthousiasme, joie, passion, désir... J’étais démoli et nu. Complètement vulnérable... Mes parents ne me reconnaissaient et je dois avouer que, d’une certaine façon, je n’arrivais plus à me regarder dans la glace sans me dire que celui que je voyais dans le reflet n’était pas vraiment moi. Je sais que je suis mal, je le sens... Mais à quoi bon essayer d’aller mieux, de réparer les pots cassés quand c’est pour peut-être se reproduire ? La vie est une garce. Elle peut nous faire mal autant de fois qu’elle le souhaite, alors nous ne sommes jamais à l’abri. À quoi bon reconstruit une ville après un tsunami quand il y a des risques que ça se reproduise ? Aussi bien rester par terre plutôt que de risquer de se faire remettre au sol par une autre catastrophe. J’avais passé les deux premières semaines de mon retour sans sortir de cette maison. Je m’isolais, carrément.

Aujourd’hui, néanmoins, j’avais eu envie d’aller me chercher un petit Starbucks. Oui, j’ai bien beau être déprimé, mais parfois ça fait du bien de boire un peu de caféine et de sentir les biens faits de celle-ci dans notre corps. J’essayais de me convaincre en me disant que ça ne me ferait pas de mal. Au fond, je pouvais bien y aller. Qu’est-ce que j’allais perdre à part quelques dollars et un peu de temps de ma vie si inutile ? Je m’étais donc mis en tête que j’irais au café vers treize heures et que j’y commanderais un petit truc pour boire là-bas et je reviendrais tout de suite après. En tout, je mettais à ma disposition environ une heure, pas plus. Je ne veux pas m’éterniser dans les lieux publics. Pas maintenant... Pas tout de suite, surtout que je ne suis pas dans la meilleure forme qui soit. J’avais donc pris mon déjeuner rapidement, même si au fond je n’avais pas vraiment eu de motivation à manger à cette vitesse. J’avais finalement enfilé mon manteau pour me diriger vers la porte d’entrée que je n’avais pas franchi depuis quelque temps. Je finis par sortir et fut surpris du bien-être immédiat que provoqua le vent frais d’octobre sur mes joues. Je m’étais roulé jusqu’au café. Quand j’étais au lycée, j’avais souvent fait ce chemin... Je le connaissais donc par coeur et j’aurais même pu le faire les yeux fermés. Après quelques minutes de durs efforts, je fus enfin à l’intérieur du dit Starbuck et je commandais un latté au caramel brûlé. Mon breuvage en main, je me dirigeai vers une table lorsque, sans que je m’en rende compte, mes yeux fixèrent la porte. Pourquoi diable avait-il fallu que je fixe cette porte ? Elle était là. Tête bien droite, l’air très fort. Elle venait tout juste de franchir cette porte. Cette même porte que j’avais franchi quelques minutes plus tôt... Je pris mon breuvage et le posa dans le porte-gobelet de mon fauteuil roulant et essaya le plus rapidement possible de trouver une autre sortie du regard. Une fois la sortie à l’extrémité droite repérée, je commençai à rouler en cette direction. Ô malheur lorsque j’entendis sa voix, sa douce voix, prononcer mon prénom. Je ne pouvais plus reculer, désormais. Je devais affronter.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Sam 11 Fév - 14:50

Plongée dans ses pensées, la jeune femme était assise sur son canapé, sans avoir vraiment envie d’en bouger. L’après-midi venait tout juste de commencer, elle travaillait seulement cette nuit et pour l’heure elle n’avait pas spécialement envie de faire sa sieste quotidienne. En regardant dehors, elle constata que les nuages s’étaient levés et que le soleil avait enfin fait son apparition. Laissant son cerveau vagabonder parmi ses nombreux sujets de préoccupation, Tina soupira, et remonta ses genoux jusqu’à son menton, se recroquevillant ainsi en position fœtale. Son dos craqua, elle esquissa une grimace mais garda la même position.
Sa vie, ces derniers jours, lui paraissait bien fade comparée aux exigences qu’elle avait il y a encore un ou deux ans. Elle voyait parfois sa petite sœur, quand celle-ci était disponible, parfois Mercedes, Santana encore moins souvent, Quinn idem, et les autres…Fatalement ils avaient fini par s’éloigner. Pas qu’elle leur en veuille, elle comprenait au fond ; mais cette solitude latente, le fait qu’elle sache qu’elle n’ait que peu de véritables amis sur lesquels compter en cas de problème lui pesait vraiment ces derniers mois.
Elle décida brutalement qu’elle allait essayer de changer tout ça. Il était temps d’affronter le monde réel, les gens en trois dimensions ; et arrêter de se pelotonner dans son canapé ou dans son lit lorsqu’elle ne travaillait pas. Sa vie était trop solitaire, elle n’avait pas vraiment d’attaches ici mais c’était uniquement de sa faute.

Il fallait que cela change…Et le plus rapidement possible, de préférence, sinon elle allait finir par atteindre ses 25 ans sans petit ami et pire encore, sans amis. Son travail la satisfaisait complètement, malgré ses lamentations, qui étaient plus de l’ordre de l’habitude qu’autre chose.

Tina s’habilla un peu plus chaudement, et sortit enfin de son appartement. L’immeuble dans lequel elle habitait était petit, surveillé par un gardien jour et nuit, et elle connaissait à peine ses voisins. La dame qui habitait sur son palier travaillait apparemment en tant que chargée du tourisme à la mairie de Lima, et elle semblait avoir une petite vie très tranquille…Enfin, elle paraissait en tout cas plus agitée que la sienne, de vie !
La jeune femme chassa ces pensées, et commença à marcher d’un pas vif, fendant l’air froid du milieu du mois d’octobre. Son appartement se trouvant à quelques minutes du centre-ville, elle y arriva rapidement, faisant mentalement le tour des boutiques. Elle n’avait besoin de rien, mais elle se dirigea vers une énième enseigne vendant des vêtements, y jetant un vague coup d’œil çà et là, se demandant finalement pourquoi elle était sortie. Faire les magasins toute seule la déprimait, et elle le savait bien. Elle sortit presque aussitôt, et traversa la rue pour entrer dans le Starbucks, sans même y réfléchir.

A peine la porte franchie, elle eut comme l’impression que c’était son destin et son passé à la fois qui l’avaient poussée ici. Devant elle, assis seul à une table, se tenait son ex-petit amie, Artie. Les yeux fixés sur la porte, les yeux fixés sur elle à vrai dire. Ils ne bougèrent pas pendant un instant, et Tina eut la sensation que tous les regardaient également. Pourtant, les serveurs continuaient à s’affairer et les clients à papoter entre eux ; mais la jeune fille était tellement peu préparée à le rencontrer ici qu’elle n’arrivait pas à reprendre le cours ordinaire de ses pensées.
Elle réagit enfin lorsqu’elle le vit chercher du regard un quelconque objet, probablement la sortie étant donné qu’il commençait à rouler vers la droite du café. Elle le rejoignit en quelques pas, après l’avoir interpellé dans l’espoir de freiner sa route. Parvenue à sa hauteur, elle le regarda bien en face, les larmes menaçant de s’échapper de ses yeux bruns.

« Artie…Je crois qu’il faut qu’on parle. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Dim 12 Fév - 19:41


I have to go far away from you

Ce n'est que maintenant que je comprenais pourquoi j'aurais du écouter la petite voix dans ma tête qui me disait de rester encabané chez moi. J'avais entendu dire, entre les branches, que Tina était de retour et ça avait suffit à me faire me morfondre dans ma chambre pendant au moins deux bonnes semaines. Malgré les années qui avaient passées, Je ne l'avais pas oublié et la blessure restait toujours bien réelle et très fragile. Ce n'est pas le genre de chose qui se guérit très facilement, il faut l'admettre, surtout que cette jeune femme a été mon premier grand amour... Je ne cessais de me demander qu'est-ce que j'avais bien pu faire au ciel pour que ma vie tourne aussi rapidement en un vrai désastre. Sa voix si douce m'envoyait un poignard dans le dos, lorsqu'elle avait finit par prendre la parole. Je ne me souvenais pas d'à quel point sa voix pouvait être mélodieuse. Ça me rappelait des souvenirs que j'aurais aimé mieux ne pas me remémorer maintenant... « Artie… Je crois qu’il faut qu’on parle. » À ces paroles, j'avais cessé d'avancer. Je ne pouvais plus lutter, je ne pouvais pas fuir. J'aurais l'air de quoi ? Oui, je lui en veux. Je m'en veux aussi... Mais de quoi aurais-je l'air si je continuais ma route ainsi, en l'ignorant ? Je crois avoir plus de classe que ça et même si je n'avais pas envie de lui parler et, justement, de mettre les choses au clair, je me devais de le faire. Ses yeux rivés sur moi me faisait mal. J'avais mal, là. Et je maudissais le fait de m'être levé ce matin et d'avoir décidé de sortir de mon cocon. Mon regard était bien moins désespéré que le sien, je devais l'avouer... Son regard semblait triste, voire même déprimé. Elle devait sûrement avoir mal, elle aussi. Même si les années avaient finies par passer. Je fis un faible sourire. « Je crois aussi... » laissais-je sortir lâchement. Je m'étais remis à rouler jusqu'à la table où j'étais, quelques minutes plus tôt. Elle m'avait suivit et elle s'était même installée en un rien de temps. Je pense que, tous les deux, nous appréhendions ce moment. Moi, je le redoutais. Pour ce qui est d'elle, j'ignore comment elle interprète les choses, maintenant.

Ça me fait si mal de me dire qu'il y a quelques années à peine, nous formions le couple stable et bien vue que tout le monde rêvait de former. Nous passions presque tout nos temps-libres ensemble à réviser ou alors à préparer une performance pour la chorale. Nous étions intouchables, insaisissables. Quiconque aurait essayé de se mettre à travers notre chemin se serait fait démolir à coup sûr. Pourquoi alors, à Colombus, ça avait été différent ? Les premier mois qu'on avait passé là-bas furent agréable, je dois l'admettre. Ça nous changeait vraiment de WMHS. L'ambiance était différente, les gens étaient différents, les études que nous y faisions étaient différentes et plus adaptés à ce que nous voulions faire... Il faut croire que Tina a eu une toute autre façon de réagir à tant de nouveauté. J'étais conscient que certaines choses allaient changés. Nous allions forcément rencontrer de nouvelles personnes et prendre un peu de distance, mais jamais je n'aurais cru qu'une telle chose aurait pu arriver. Je croyais en elle. Je croyais en nous, en notre force et j'osais espérer que nous serions capable de passer à travers tout cela. C'est là que je me suis rendu compte qu'il ne faut pas tout prendre pour acquis. Vraiment... La vie est surprenante et elle peut nous faire tout perdre du jour au lendemain, alors aussi bien vivre un jour à la fois.

Face à moi, la jeune femme restait bien silencieuse. Je comprenais que la discussion n'allait pas se faire facilement et qu'il faudrait que j'y mette un peu du miens, même si ça ne me plait vachement pas. Je pris donc mon courage à deux mains et faisant ce que je croyais être le mieux. « Si tu commençais par me dire comment tu vas, en ce moment, ça serait un bon début. » Je fis un petit sourire, un peu plus sincère que le premier.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Jeu 16 Fév - 22:02

Humpf. Est-ce que c’était absolument vital, de prononcer ces mots ? Enfin, certes, Artie et elle avaient besoin de faire le point, de désacraliser un peu ce qui s’était passé entre eux, de mettre des mots sur leurs émotions, et d’arrêter de tourner autour du pot. De plonger dans la plaie pour pouvoir la laisser cicatriser ensuite. C’est comme si Tina avait décidé de mettre un pansement sur cette blessure qui saignait encore alors qu’elle avait été à l’air libre pendant tant d’années.
Mais à cet instant précis, la jeune femme était en face de son ex-petit ami et le regardait droit dans les yeux, d’un regard qui devait sûrement avoir l’air triste, voire désespéré. Et ce désespoir venait principalement qu’ils avaient passé des mois à s’éviter soigneusement, depuis le retour de Tina à Lima en fin de compte. Artie ne sortait plus de chez lui, la jeune femme ne mettait plus les pieds dans le quartier où il habitait, volontairement ; et aujourd’hui il avait fallu qu’ils se retrouvent au Starbucks à la même heure.
C’était le destin, se disait l’Asiatique. Là-haut, quelqu’un a décidé que ça suffisait bien comme ça et qu’il faudrait peut-être mettre les choses au clair.

Elle revint à la réalité présente lorsqu’Artie roula en direction de la table où il était installé encore quelques secondes auparavant, et s’assit rapidement en face de lui. La discussion allait être franchement ardue. Et ils auraient tous les deux du mal à mettre des mots sur leurs émotions, c’était clair.

Son « je crois aussi… » incertain avait redonné un certain courage à Tina, mais elle se sentait toujours aussi peu vaillante, et pas franchement certaine de vouloir avoir cette conversation maintenant ; mais à force de repousser cette échéance, ils parleraient de plus en plus difficilement de ce qui s’était passé entre eux.

Elle sursauta presque lorsque le jeune homme lui demanda finalement comment elle allait, ces derniers temps. C’était difficile de répondre à cette question sans se plonger dans un bilan complet de sa vie. Côté sentimental c’était le vide total, côté travail ça allait bien, côté social…Mieux valait ne pas en parler !
Elle opta pour une réponse qui mélangerait le tout sans trop insister, c’était neutre et ça pouvait même un autre sujet de discussion.

« Bah…Tout va plutôt bien, je suis sage-femme à l’hôpital de Lima depuis le début de l’année, mais j’ai une vie sociale qui s’est réduite comme une peau de chagrin à vrai dire…Je ne sors pas beaucoup de chez moi, mais je crois que ça me convient, finalement…Et toi ? Comment tu vas ? J’ai entendu dire que tu avais intégré la chorale de Finn ? »

Elle se rendait compte que résumée ainsi, sa vie paraissait fade, insipide, sans vraiment de couleurs. Et en y pensant bien, elle préférait éviter le sujet fragile des relations amoureuses & Cie. Rien n’était plus désagréable que de parler de sa vie sentimentale avec un ex. Surtout quand on avait toujours des sentiments pour ce dernier.

Cette révélation causa un véritable choc mental à Tina, qui s’efforça de ne rien laisser montrer à son voisin d’en face, qui semblait méditer sur la bonne réponse à lui donner.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Lun 20 Fév - 22:26

I have to go far away from you
Je tenais mon café avec la même droite comme s'il s'agissait là du plus beau trésor que la terre ait porté. J'avais pris l'habitude de jouer nerveusement avec mon gobelet lorsque j'étais confronté à une situation un peu angoissante. C'était ça ou alors je me mettais en mode « panique » et je refusais tout contact avec les humains... Je regardais Tina droit dans les yeux. Je sais qu'elle pourrait facilement croire que je la dévisage, mais ce n'est pas du tout mon intention. Je ne fais que poser mon regard sur celle avec qui j'avais pris l'habitude d'être. Ça me manquait. Tout ça me manquait. Le fait de pouvoir être près d'elle, comme ça et de pouvoir poser mes yeux bruns sur elle... Je pris une gorgée de mon café, histoire de me changer les idées. Je ne devais pas retomber... Pas maintenant qu'elle était face à moi et que nous étions si près de remettre les pendules à l'heure juste. « Bah…Tout va plutôt bien, je suis sage-femme à l’hôpital de Lima depuis le début de l’année, mais j’ai une vie sociale qui s’est réduite comme une peau de chagrin à vrai dire…Je ne sors pas beaucoup de chez moi, mais je crois que ça me convient, finalement…Et toi ? Comment tu vas ? J’ai entendu dire que tu avais intégré la chorale de Finn ? » Silence. Ça me faisait plaisir de voir qu'au moins un de nous deux avait terminé ses études en médecine, mais ça me faisait sentir aussi très con... Dire que j'aurais pu être à l'hôpital de Lima, moi aussi... Pourquoi les choses ne tournent-elles pas comme on l'aurait souhaité. Elle était enfin sage-femme et je pense que c'est ce qu'elle comptait faire à l'obtention de son diplôme, si mes souvenirs sont bons. Seulement... Je me demandais pourquoi elle avait choisi l'hôpital de notre petit patelin. Il y avait tant d’endroits qui nécessitait du personnel, pourquoi avait-elle donc décidé de venir ici ? Je suppose que de lui demander maintenant serait une question un peu prématurée. Puis ses mots me revinrent à l’esprit. Comme ça, sa vie sociale avait pris un grand coup ? Sans doute à cause du travail... Secrètement, j’aimerais pouvoir croire que c’est parce qu’elle n’a plus quelqu’un sur qui elle peut compter jour et nuit. J’ai toujours été très disponible pour elle. Quoi qu’il pût arriver, elle savait que j’étais là pour elle et ça a toujours été le cas. Jusqu’au jour où les évènements nous séparèrent, mais ça... Essayons de ne plus y penser. Je pris une grande respiration avant de boire une gorgée de mon breuvage déjà tiède. Elle semblait si fragile, maintenant. J’aimerais tant pouvoir la prendre dans mes bras et la serrer si fort qu’elle se sentirait à nouveau en sécurité quelque part. Après un moment à être perdu dans mes pensées, je revins à elle et daigna enfin répondre à sa question. « C’est grâce à Emma si j’ai rejoint les Urban Hymns. Si ça n’avait été que de moi, je ne serais même pas allé à la première répétition et je n’aurais même pas pensé à ça... » Nouveau silence. La décision d’intégrer cette chorale ne venait pas vraiment de moi. Bon, en quelque sorte oui, mais c’est en partie grâce à Emma si je peux maintenant dire que j’en fais parti. Le fait de revoir Finn, Santana, Quinn et tous les autres n’était qu’un faible pour dans la liste des «oui» et «non» que j’ai mis un temps à dresser. La belle conseillère, que j’ai revu dans les quelques jours suivants mon retour à Lima, a tout de suite essayé de me sortir de ma déprime. Elle m’a soutenu, m’a aidé et ma guidée comme jamais auparavant. Si je m’en sors un peu mieux maintenant, c’est seulement grâce à elle. « Et je suis sur le chômage, là. Je me suis inscrit à une agence de placement, mais faut être réaliste... Quel employeur prendrait le risque d’engager un handicapé ? » Je ne suis pas dur envers moi. Juste réaliste. Je monta les yeux vers le ciel, comme quoi ça me passait bien dix pieds par dessus la tête. Si ça se trouve, je finirai vieux garçon dans la maison de mes parents...

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Mar 28 Fév - 20:35

Assis l’un en face de l’autre, Tina et Artie semblaient un peu gauches, maladroits, comme si leurs membres avaient été figés comme par magie, ou encore qu’ils avaient été forcés de se retrouver dans cette situation indésirable, inconfortable. Mais personne ne les avait poussés à s’asseoir à cette table. Lorsque Tina avait franchi la porte du Starbucks, elle ne pensait absolument pas y trouver Artie. En fait, les deux jeunes gens ne s’étaient pas revus depuis des mois, depuis leur rupture et la fuite en avant du jeune handicapé ; mais l’Asiatique s’était sentie très mal, elle aussi, après son départ précipité. Elle connaissait les sentiments d’Artie envers elle, pourquoi s’être comportée de manière aussi stupide et aussi peu réfléchie ; ce qui d’ailleurs ne lui ressemblait pas du tout ?

Levant les yeux de son gobelet, retenant un soupir de frustration contre elle-même et ses actes passés, elle entendit Artie répondre : « C’est grâce à Emma si j’ai rejoint les Urban Hymns. Si ça n’avait été que de moi, je ne serais même pas allé à la première répétition et je n’aurais même pas pensé à ça... » Ainsi, il n’y était pas allé de son propre gré. Bizarrement, malgré la passion du jeune homme pour le chant, Tina comprenait. Elle pensait bien qu’Emma avait quelque chose à voir là-dedans, surtout parce qu’elle se doutait qu’en arrivant à Lima Artie devait être dévasté de chagrin. Evitant de remuer le couteau dans la plaie de sa culpabilité, la jeune fille imagina un Artie déprimé pousser la porte des Urban Hymns, et fut interrompée dans ses pensées par la seconde partie de sa réponse : « Et je suis sur le chômage, là. Je me suis inscrit à une agence de placement, mais faut être réaliste... Quel employeur prendrait le risque d’engager un handicapé ? »
Bon. Il remontait un peu la pente. Il réussissait à sortir la tête de l’eau, même si le chômage qu’il subissait pour l’heure n’était forcément pas bon signe ; mais n’était-ce pas le cas pour tout le monde ces temps-ci, à vrai dire ? Tina hocha la tête, sirotant pensivement sa boisson à présent tiède, et elle soupira en entendant la fin de la phrase de son vis-à-vis : « Artie », dit-elle en posant involontairement sa main sur la sienne, qui reposait près de son café. « Je suis certaine que tu vas finir par trouver un travail, ce ne sont pas les qualités qui te manquent. Et ton handicap est bien compensé, au final, parce que les employeurs peuvent trouver chez toi les bons côtés qui manquent chez les autres, ton altruisme, ton ouverture d'esprit, ta générosité...Je suis sûre que tu vas trouver. Honnêtement. Je ne te dis même pas pour te faire plaisir, je le pense réellement. »

Peut-être que la main sur la sienne était en trop, mais à vrai dire la jeune femme n’était pas gênée par ce geste. Sondant les yeux de son voisin, elle essaya de deviner l’humeur dans laquelle il se trouvait à l’instant présent. Embarrassé ? Pensif ? Triste… ?
Parce qu’elle n’arrivait pas à mettre ses pensées au clair, elle dit la première chose qui lui passait par l’esprit. Qui fut, probablement, peu approprié, mais elle avait besoin qu’ils finissent par en parler. C’était important pour elle, pour lui ; pour le futur de leur relation quelle qu’elle soit. D’ailleurs, il allait falloir par éclaircir cela aussi…
« Artie… »
Elle reprit sa respiration, qu’elle n’avait pourtant pas l’impression d’avoir retenue, et changea de position, mal à l’aise.
« Euuuh…Je suppose que ce n’est pas forcément le bon moment, ni le bon endroit… »
Elle jeta un coup d’œil aux alentours, et inspira de nouveau.
« Je voudrais qu’on reparle de ce qu’il s’est passé. Tu sais…Enfin, je regrette de ne pas en avoir reparlé avec toi plus tôt, parce que plus on laisse passer du temps, plus c’est difficile de mettre les choses à plat ; mais ça me tient vraiment à cœur parce que je n’ai jamais voulu agir de cette façon. Et je sais que je t’ai énormément fait souffrir. Je sais que j’ai agi comme la dernière des idiotes, et que ça entraîné ton départ de Colombus… »
Sa voix se brisa involontairement sur les derniers mots. Comme elle s’en voulait, bon sang…! Elle avait ruiné la vie d’Artie, un jeune homme adorable qui pourtant, méritait tout le bonheur du monde.
« Je ne m’attends pas à ce que tu me pardonnes, je sais qu’il faut du temps, et je suis prête à t’en donner énormément, mais… »
Nouvelle inspiration, et Tina rougit, incapable de finir sa phrase. Du temps. Exactement ce qu’il lui fallait, et ce qu’ils n’avaient plus.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Dim 4 Mar - 21:15

I have to go far away from you

Elle posa sa main délicate sur la mienne, comme s'il s'agissait là d'un geste typiquement normal. J'aurais pu tout de suite retirer la mienne ou encore lui demander de l'enlever, mais un petite partie de moi aimait bien ce contact physique. Comme si j'aimais me faire mal... « Je suis certaine que tu vas finir par trouver un travail, ce ne sont pas les qualités qui te manquent. Et ton handicap est bien compensé, au final, parce que les employeurs peuvent trouver chez toi les bons côtés qui manquent chez les autres, ton altruisme, ton ouverture d'esprit, ta générosité...Je suis sûre que tu vas trouver. Honnêtement. Je ne te dis même pas pour te faire plaisir, je le pense réellement. » Elle me disait ces belles choses comme si c'était logique, comme si c'était normal. Exactement comme cette main poser sur la mienne. Elle me parlait avec une voix tellement sincère que je ne pouvais qu'y croire. Seulement, là j'avais de la difficulté à me dire que la Tina que j'avais devant moi était la même qui, quelques ans auparavant, m'avait scrupuleusement trompée. Ça porte à croire que les gens changent ou du moins, qu'ils redeviennent ceux qu'on a jadis connus. J'avais envie de croire qu'elle avait raison et que tout finirait par bien aller pour moi. Même si en ce moment je ne suis pas au plus haut de ma forme, une petite partie de moi ose espérer qu'un jour, j'aurai droit à la liberté et la vie heureuse. « Merci Tina. Ça me fait plaisir, ce que tu me dis... » J'étais sincère, au moins. S'il y avait bien une personne de laquelle j'avais envie d'entendre ce genre de chose, c'était bien elle... Évidemment, ça fait mal. Ça fait mal de ne pas pouvoir l'embrasser en guise de merci ou alors la serrer contre moi pour lui faire savoir que cela me fait plaisir qu'elle pense de si belles choses de moi. Ça me fait mal, mais je suis quelqu'un qui aime souffrir alors... Je pris une gorgée de mon verre, presque vide et surtout, presque froid. Après un silence qui me semblait durer une éternité, la belle brunette reprit la parole. Les mots qu'elle mit en place pour former une phrase me firent regretter d'être sorti de chez moi, cet après-midi. « Je voudrais qu’on reparle de ce qu’il s’est passé. Tu sais…Enfin, je regrette de ne pas en avoir reparlé avec toi plus tôt, parce que plus on laisse passer du temps, plus c’est difficile de mettre les choses à plat ; mais ça me tient vraiment à cœur parce que je n’ai jamais voulu agir de cette façon. Et je sais que je t’ai énormément fait souffrir. Je sais que j’ai agi comme la dernière des idiotes, et que ça entraîné ton départ de Colombus… » Je pris une grande respiration, essayant de me redresser un peu le dos dans mon dossier de chaise. Je n'avais vraiment aucune envie à remettre cette histoire sur le tapis, même si c'était quelque chose d'inévitable. On avait si longtemps attendu avant d'en parler que là, c'était quasiment maintenant ou jamais. Si on n'en parle pas maintenant, alors j'ai bien peur que jamais plus nous le ferons... Voyant que je n'étais pas encore très chaud à l'idée de parler de cet évènement, elle reprit la parole. « Je ne m’attends pas à ce que tu me pardonnes, je sais qu’il faut du temps, et je suis prête à t’en donner énormément, mais… » Pour le moment, je n'avais même pas envisager le pardon ou la rancune. Je n'avais même pas imaginer, en fait, que nous nous reparlerions de cela. J'humectai mes lèvres avant de prendre la parole, à mon tour. Je me devais bien de dire quelque chose pour ne pas qu'elle sente que je n'écoute plus ce qu'elle dit et que je n'y prête plus attention. « Tina... » Ma voix se fit un peu plus triste que je l'avais souhaité. J'aurais aimé paraître plus fort, plus en contrôle, mais... À quoi bon prétendre que je vais bien quand elle est face à moi et qu'elle doit s'en rendre compte même sans que j'ai eu besoin de lui dire. « Je sais pardonner. Et je ne suis pas rancunier. Quand je pardonne, c'est que c'est sincère. Comme tu l'as dit, ça prend beaucoup de temps et surtout... des explications. » Je n'avais jamais encore eu toutes les explications auxquelles j'aurais eu droit. Bien sûr, j'étais parti beaucoup trop vite pour en avoir et évidemment, ce n'est sûrement pas Tina qui m'aurait couru après pour me les faire savoir. Elle a respecté mon départ... Enfin, je pense. « Pourrais-tu... Je ne sais pas... M'expliquer ? Parce que la seule version que j'ai, c'est celle que j'ai vu à la fête de début d'année. » Souvenir douloureux, en effet... Ne pensant sûrement pas que j'irais, parce que j'avais beaucoup de travaux à remettre, j'étais tombé directement sur ce mec et elle... Je regarda Tina droit dans les yeux, cherchant vraiment à comprendre. Maintenant que le sujet était de nouveau sur la table et que nous étions l'un face à l'autre, elle pouvait avoir toute mon attention.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Dim 18 Mar - 1:00

Des explications. Evidemment, bien sûr que ce dont Artie avait besoin, c’était des explications ! La jeune femme se sentait prête à lui en fournir…Excepté qu’elle ne savait pas vraiment quoi lui dire. Comment lui dire. Les mots, les tournures de phrases, tout comptait et elle ne voulait surtout pas le blesser davantage qu’il l’était déjà. Moralement, son ex-petit ami s’était pris un énorme coup, de plein fouet, lorsque Tina l’avait trompé. Elle le savait, et elle s’en voulait toujours, elle aurait vraiment voulu remonter le temps. Parce qu’Artie, le mec le plus adorable du monde, le plus dévoué à sa petite amie que quelqu’un pouvait l’être, ne méritait pas de devoir encaisser un tel choc, comme si une voiture lui avait foncé dessus à pleine vitesse. Et elle ne pouvait vraiment pas le blâmer d’avoir pris la poudre d’escampette après avoir vu, de ses yeux vu, Tina embrasser un autre garçon comme si sa vie en dépendait. Et Mon Dieu, la jolie Vietnamienne aurait voulu pouvoir effacer tous ces souvenirs dans la mémoire du jeune homme ; pas parce qu’elle aurait pu repartir de zéro avec lui, mais pour lui éviter cette discussion dont il n’avait visiblement aucune envie d’avoir ; mais qu’il méritait parce qu’elle avait commis cette énorme erreur.
Se redressant sur son siège, devenu subitement très inconfortable du fait de cette conversation qu’il fallait qu’ils aient, qu’elle avait elle-même provoquée, elle commença à parler d’une voix douce, comme si elle voulait atténuer le poids des mots prononcés, comme si elle voulait éviter de blesser encore plus cet homme à qui elle était encore attachée.

« D’abord, Artie, je comprends très bien le besoin que tu as d’avoir des explications, je pense que c’est important pour nous deux…Je n’ai pas été te chercher à Lima lorsque j’ai appris que tu étais parti en trombe après nous avoir vus, Nicholas et moi… »

Prononcer le nom de l’étudiant avec qui elle avait trompé son ex raviva la honte de Tina. Le rouge monta à ses joues, et elle baissa les yeux, commençant à se triturer les mains nerveusement.

« …Et je pense que pourtant, j’aurais dû, c’était la chose à faire. Parce qu’au fond, tu n’as jamais été fautif dans cette histoire, j’aurais dû te le dire dès le départ. »

Elle releva vivement les yeux, désirant faire comprendre à Artie à quel point il était important pour elle qu’il comprenne et qu’il croie ce qu’elle allait dire.

« Parce que dans cette histoire, tu n’as rien fait de mal ! Tu as été le petit ami parfait ! Ton handicap n’a jamais été un obstacle dans notre relation, à aucun moment je n’ai senti que tu en faisais moins pour moi, ta copine, que n’importe quel autre mec de notre âge l’aurait fait pour sa copine.
Ce que je veux dire, c’est que je me suis laissée emporter par la fièvre de l’université, je suppose. Tu sais, cette ambiance, les regards qu’on me lançait, les fêtes, les délires entre amis, et puis cette soirée…
»

De nouveau, Tina s’interrompit, et sans même qu’elle s’en rende compte, une larme, puis plusieurs, s’échappèrent de ses yeux :

« Je n’ai jamais voulu te blesser, Artie, je le jure ! Je t’ai toujours aimé, je n’ai pas calculé ce qu’il s’est passé ! Je me suis laissée entraîner par ce type qui me draguait, et aujourd’hui je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi j’ai fait ça ! Parce que je t’aimais… »

La voix qui se brise, le mouchoir qu’on cherche frénétiquement dans les poches, et voilà la jeune femme qui se décompose. Ses cheveux faisaient barrage entre ses joues sillonnées de larmes de colère contre elle-même et ses actions passées, et le regard d’Artie, qui n’avait pas bougé d’un pouce. Mais Tina tenta de se reprendre, le mouchoir fortement serré dans la main.

« Je sais que ça n’explique pas grand-chose. C’est lâche, presque, de s’en sortir avec des explications aussi peu convaincantes, mais je n’essaye vraiment pas de me justifier. Je culpabilise toujours…Je pense pas que tu arrives à me pardonner alors que même moi je n’y arrive pas. Excuse-moi… »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Dim 15 Avr - 19:27

I have to go far away from you

J'avais besoin d'explications. Quelles qu'elles soient. J'avais besoin de l'entendre me dire ce qui s'était réellement passé selon sa vision des choses. À mes yeux, la chose semblait si simple et si claire à la fois que personne n'aurait pu dire l'inverse. La voir près d'un autre, la voir dans les bras d'un autre... La voir en embrasser un autre. Un autre que moi. À mes yeux, ça ne voulait dire qu'une chose : tromperie. Pourtant je ne cesse, depuis que c'est arrivé, de trouver une raison, une excuse, une défaite, pour lui permettre de remonter dans mon estime. Je ne pouvais pas croire qu’elle puisse agir ainsi. La vraie Tina, ma Tina, n’aurait jamais agi de la sorte... C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, même si le coeur n’y était pas vraiment, je lui demandais d’enfin être honnête avec moi et de me dire ce qui avait bien pu se produire comme court-circuit dans son cerveau pour qu’elle pose un tel acte. Même si avoir cette discussion avec elle me donne à nouveau un coup de poignard dans le dos, je ne peux juste plus me faire de scénario et m'imaginer la relation qu'elle entretenait avec ce prénommé Nicholas. Je pense que je mérite plus que ça… Et je pense qu'elle mérite plus que ça, elle aussi. En fin de compte, nous méritons tout les deux bien plus que ça, en tant que couple ou plutôt, en tant qu'ancien couple. Je crois que le pire dans tout cela, ce n'est pas de m'être fait tromper, mais bien plus de devoir me faire à l'image que celle que j'aime ait pu agir ainsi. C'est quelque chose d'assez étrange à s'imaginer, voyez-vous. On s'imagine la femme que nous aimons dans les bras d'un autre et... après il faut se dire qu'elle n'est plus nôtre, mais celle d'un autre type. Enfin. Perdu dans mes pensées, je manqua les premiers mots de Tina. Je me pendis à ses lèvres, écoutant avec une attention folle chacun des mots qu'elle finirait par prononcer. Je ne m'attendais à rien de précis. Je ne m'attendais surtout pas à ce qu'elle se repende en excuses ou en « je m'en veux ». À vrai dire, je n'avais jamais imaginé aucun scénario pour cette discussion. Oui, je l'avais imaginé me dire qu'elle était tombé amoureuse d'un autre et qu'elle avait agit par impulsion, mais visiblement, ce n'est pas ce qu'elle tente de me dire maintenant. Du coup, le peu du scénario que j'avais écrit dans ma tête n'était plus réalisable... J'étais concentré à ce qu'elle pourrait me dire puisque, visiblement, il ne s'agissait pas là de ma crainte de me faire dire qu'elle en aime un autre. « Parce qu’au fond, tu n’as jamais été fautif dans cette histoire, j’aurais dû te le dire dès le départ. » Et la petite phrase magique qui fait plaisir à entendre, même si elle sort d'un discours déjà tout écrit d'avance... Ça me fait tout de même plaisir qu'elle prenne la peine de le dire, de le mentionner. Je sais que la brunette a quelques défauts, mais au moins –ou du moins, à ce que je sache– elle ne ment pas. Si elle dit quelque chose, c'est qu'elle est sincère. Je fis donc un petit sourire, voulant lui montrer que ses mots me touchaient. « Parce que dans cette histoire, tu n’as rien fait de mal ! Tu as été le petit ami parfait ! Ton handicap n’a jamais été un obstacle dans notre relation, à aucun moment je n’ai senti que tu en faisais moins pour moi, ta copine, que n’importe quel autre mec de notre âge l’aurait fait pour sa copine. » Elle mentionna mon handicap, ce qui me fit un instant grimacer. Puis, à la fin de sa phrase, je compris où elle voulait en venir. C'est vrai que bien d'autres hommes en fauteuil roulant n'auraient pas agis comme je l'ai fait avec ma copine. Peut-être auraient-ils été plus lâche, moins... romantique ? Quant à moi, ça ne m'a jamais causé problème et je n'ai jamais fait sentir Tina mal par rapport à cela. Je fis à nouveau ce petit sourire, le même que tout à l'heure, pour lui montrer mon soutient et ma gratitude face à ce qu'elle dit. Elle poursuivit sur sa lancée et pour rien au monde je ne voudrais la freiner. Elle a du attendre un bon moment avant de pouvoir m'en faire part et je peux parfaitement m'imaginer que cela fait mal... Je pense toutefois que ce genre de chose aurait du être dites bien plus tôt... Mais bon, les choses sont ce qu'elles sont et on ne peut pas les changer. L'histoire a ainsi été écrite. « Je n’ai jamais voulu te blesser, Artie, je le jure ! Je t’ai toujours aimé, je n’ai pas calculé ce qu’il s’est passé ! Je me suis laissée entraîner par ce type qui me draguait, et aujourd’hui je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi j’ai fait ça ! Parce que je t’aimais… » La voix se brise. Les larmes commencent à couler. Le mouchoir sort de sa cachette et éponge les ravages causés par de trop fortes émotions refoulées. Dieu seul sait que je n'aime pas la voir ainsi. Je n'ai jamais aimé voir quiconque en peine, mais lorsqu'il s'agit de ma douce, c'est encore pire. Même si je m'étais juré de ne pas retomber, de ne pas me laisser retomber dans ces sentiments et tout, je ne peux juste pas voir cette belle jeune femme en larme. J'aurais pu être méchant et lui dire à ce moment même que c'est de sa faute, que c'est de sa faute et que si tout est ainsi entre nous, c'est uniquement parce qu'elle a été stupide. Je pourrais lui dire, mais... À quoi bon ? Elle le sait déjà, ça. Elle en culpabilise encore ! Je ne veux pas porter le rôle de celui qui la fait se sentir encore plus misérable... Alors je la regarde droit dans les yeux. Mon regard ne se veut pas méprisant du tout. Il est doux et chaleureux... Tout ce qu'elle mérite au fond, c'est de la douceur et un peu de réconfort... « Je sais que ça n’explique pas grand-chose. C’est lâche, presque, de s’en sortir avec des explications aussi peu convaincantes, mais je n’essaye vraiment pas de me justifier. Je culpabilise toujours…Je pense pas que tu arrives à me pardonner alors que même moi je n’y arrive pas. Excuse-moi… » Je pris une grande respiration, tenant encore ce café dans ma main... Je n'avais plus soif. Plus du tout. Tout ce que je voulais, maintenant, c'était de la faire se sentir un peu moins misérable. Je m’humecta les lèvres et racla ma gorge... Je sentais un lot d'émotions me traverser, mais je n'avais pas envie de craquer. Elle a besoin de quelqu'un de fort, pas quelqu'un qui laisse si rapidement ses émotions prendre le dessus. « Tina... » dis-je d'une petite voix faible. Je chercha son regard un instant puis posa ma main sur la sienne. Main froide, tenant ce fichu mouchoir... « Ça fait si longtemps, maintenant... Oui, je t'en ai voulu et peut-être qu'une petite part de moi t'en veux toujours, mais... Je crois que ça ne sert plus à rien de s'en vouloir, maintenant. Tu te fais mal à force de culpabiliser et je me détruis à essayer de comprendre... Je pense qu'il est temps que... Nous laissions ça de côté, tel de vrais adultes. Ce petit discours improvisé me rendait assez fier. Je ne m'attendais pas à agir ainsi, à dire de telle chose, mais... Au fond, qu'avons-nous de plus à faire ? Est-ce que de continuer à se battre, à s'éviter, à s'engueuler serait la meilleure façon de vivre ? Je ne crois pas, non. Je pense que nous devons enfin être adulte et prendre sur nous...


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Dim 6 Mai - 13:27

Pleurer toutes les larmes de son corps devant son ex-petit ami, certaines filles auraient sûrement trouvé cela d'un pathétique consommé. Mais dans le cas présent, Tina tenait et se devait, par respect pour Artie, d'être la plus entière possible, parce qu'il le méritait et parce qu'il n'avait rien fait pour mériter ce genre de tromperie.
Les larmes coulaient donc sans fin sur les joues de Tina, qui acheva ses explications dans un silence larmoyant. A plusieurs reprises, elle avait levé les yeux malgré tout, et avait remarqué les sourires d'Artie, ceux qui voulaient dire qu'il était malgré tout là pour elle et qu'il était content d'avoir des explications.

Après bien des années passées ensemble, Tina connaissait bien le jeune homme. Elle savait qu'il n'accordait pas son pardon facilement, et il avait raison puisque les gens profitaient généralement de sa faiblesse physique due à son handicap et à sa générosité pour le rouler dans la farine. Elle avait beau trouver le procédé abject, les autres continuaient à en user et à en abuser, ce qui avait malgré tout renforcé les défenses de son ex-petit ami.

Et à cet instant précis, alors qu'il regardait la jeune Vietnamienne droit dans les yeux après toutes ces larmes, l'expression de son visage était chaleureuse. Tina se demandait comment elle avait pu tromper un tel garçon, adorable et bienveillant ; alors qu'il lui offrait justement l'occasion de tourner la page...Les phrases qu'il prononça ensuite achevèrent de choquer la jeune femme. Elle entendit parler de « laisser tout cela de côté », et que même si Artie lui en voulait toujours peut-être un peu, il fallait qu'elle laisse aller tout cela, qu'elle le remette au passé et qu'elle arrête de culpabiliser et de se détruire...

Légèrement abasourdie, Tina se laissa aller contre le siège, les bras ballants, le mouchoir toujours dans la main. Elle avait conscience qu'à cet instant précis elle devait avoir l'air d'un total légume, avec les yeux rouges et bouffis, les cheveux sûrement emmêlés...Mais en face d'elle, le jeune homme semblait presque serein. A l'extérieur, tout du moins.
Il voulait qu'il se comportent en adultes, mais elle ne savait pas si elle l'avait réellement mérité. Était-elle une adulte ? Ses fautes commises par le passé ne comptaient-elles donc plus ? Tina ne pouvait pas y croire. Elle se redressa légèrement, les yeux toujours fixés sur Artie, qui devait commencer à se sentir légèrement mal à l'aise, d'autant plus qu'elle n'avait toujours rien dit.

« Euh, je...Artie, je... »

Essaye encore, se boosta-t-elle mentalement.

« Je ne m'attendais vraiment pas à ce que tu me dises ça, pour être honnête...Tu me surprends », articula-t-elle avec un petit sourire, un peu perplexe, au coin des lèvres. « Je vais essayer de ne pas me remettre à pleurer pendant que je te dis ça, pardonne-moi si les larmes coulent encore...Mais ce que tu me dis là, c'est une autre des preuves du fait que je n'aurais jamais dû te quitter, et encore moins te tromper...Je m'excuse Artie, vraiment, du fond du cœur, et j'espère qu'un jour tu pourras avoir encore confiance en moi... »

Oui, elle avait déjà dit ces phrases, ces expressions, mais s'excuser auprès de lui lui paraissait après tout, fondamental, peut-être la base d'une nouvelle relation qui même si elle n'était pas amoureuse, compterait autant à ses yeux ; parce qu'il était quelqu'un de formidable en tant qu'ami. C'est peut-être ce côté-là qui lui manquait le plus, elle avait perdu un ami très cher qui écoutait des heures sans juger et qui, au moment opportun, réussissait à lui remonter le moral en moins de deux minutes...Les gens de cette nature étaient trop rares pour qu'elle en laisse filer ne serait-ce qu'un seul.

« Excuse-moi pour toutes ces larmes hein, je voulais pas pleurer devant toi, alors que c'est toi qui a été le plus blessé dans cette histoire...Ca fait un peu pathétique », sourit-elle malgré elle.

Trois mots lui brûlaient les lèvres, trois mots qu'elle n'avait pas le droit de prononcer à cet instant parce que oui, elle lui avait fait du mal et qu'elle ne méritait pas de penser à ces mots-là. Elle renvoya ses cheveux en arrière et finit sa tasse, qui était à présent très froide. Elle inspira lentement, doucement, et chuchota entre ses lèvres un petit je t'aime.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Jeu 10 Mai - 1:46

I have to go far away from you

Une étude a montré que ce n’est qu’aux alentours des vingt-trois ans que l’Être humain commence à utiliser beaucoup plus son jugement et sa maturité. Avant cet âge, la partie du cerveau s’occupant du jugement qu’a l’humain n’est pas tout à fait au point. J’ai exactement vingt-trois ans et je peux avouer que je suis plus mature que jamais je ne l’ai été auparavant. Ça aurait été facile de ne jamais plus reparler à Tina et d’essayer désespérément de l’oublier. Est-ce que ça aurait été un choix mature, par contre ? Non, pas du tout. La raison pour laquelle je m’étais donc assis avec elle aujourd’hui, dans ce Starbucks, c’était pour mettre les choses au clair en tant que deux adultes matures. Oui, peut-être que j’aurais préféré ne jamais plus devoir avoir à faire avec elle. Peut-être que j’aurais aimé mieux être celui qui se cache et qui se morfond pour oublier les démons qui le hantent. Encore une fois, aurait-ce été un choix mature et intelligent ? Encore une fois, pas du tout. J’avais peur de la revoir. J’avais peur de lui reparler. J’avais extrêmement peur et peut-être que j’ai encore un peu peur, même face à elle en ce moment. Sauf qu’il faut savoir vaincre la peur et affronter. Affronter la réalité. Tina et moi avions de grandes choses à nous dire et quant à moi, ce qui fait le plus mal c’est le silence... Le silence et tous ces scénarios qu’on fait pour essayer de combler l’incompris. En se parlant aujourd’hui, au moins ce silence de glace allait être rompu et nous pourrions repartir à neuf. C’est ce dont j’avais envie moi, de repartir à neuf.

« Je vais essayer de ne pas me remettre à pleurer pendant que je te dis ça, pardonne-moi si les larmes coulent encore...Mais ce que tu me dis là, c'est une autre des preuves du fait que je n'aurais jamais dû te quitter, et encore moins te tromper...Je m'excuse Artie, vraiment, du fond du cœur, et j'espère qu'un jour tu pourras avoir encore confiance en moi... » Je posai mon regard compréhensif sur elle lorsque les larmes se remirent à couler sur son visage. Elle avait encore très mal. Je peux le comprendre... Après tout, je pense que ça fait beaucoup plus mal de blesser quelqu’un que d’être celui qui est blessé. Elle a dû vivre avec ses regrets et ses remords pendant longtemps tandis que moi, je me suis juste enfui et j’ai essayé de ne plus y penser. Pour elle, ça n’a pas été si facile... Je pris le gobelet dans ma main et en but la dernière gorgée. Elle était froide et ne goûtait absolument rien. « Excuse-moi pour toutes ces larmes hein, je voulais pas pleurer devant toi, alors que c'est toi qui a été le plus blessé dans cette histoire...Ca fait un peu pathétique » Je lui souris, comme j’avais l’habitude de le faire depuis que je la connaissais. En fait, je la regardais toujours de la même façon, même s’il y avait eu toute cette histoire de tromperie et de rupture entre nous. Les mois qui avaient passés sans que je la voie avaient été les plus pénibles et si on s’était croisé à ce moment-là, peut-être que mon regard posé sur elle avait été diffèrent, mais maintenant j’étais plus mature... Je ne voulais plus qu’elle souffre. Je voulais qu’on oublie. Qu’on reparte à zéro et qu’on soit plus fort. Que ce soit en amitié ou en amour, je prendrai ce qu’elle voudra me donner. Alors que mes yeux se baissèrent vers ma tasse vide, mes oreilles captèrent trois mots. Les trois mots qui sont sans doute les plus beaux et les plus effrayants à la fois. Je relevai instinctivement la tête vers la belle brune et j’affichais ce même sourire sincère. Cette fois, par contre, il fut un peu plus confiant. « Je t’en pris. Cesse de te torturer. Peut-être que tu me trouves trop généreux ou qui pardonne trop vite, mais... Je n’ai plus besoin de ça. C’est derrière nous. Je t’en pris. Je ne veux plus que tu te fasses de mal pour cela. J’ai juste envie que ça redevienne comme avant... » lâchais-je dans un ton de voix des plus sincères. J’avais vraiment envie qu’on passe par dessus cette étape. Ça ne voulait pas dire que j’allais oublier. Ça voudrait juste dire que nous agirions en adulte et que nous continuerions à avancer. Je plongeai mon regard droit dans ses beaux yeux encore un peu humides. Si elle l’avait murmuré, moi je n’aurais pas peur de le crier... « Je t’aime. »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Mar 22 Mai - 22:33

Le poids qu'elle portait depuis plusieurs mois en elle, celui des mots qu'elle n'avait jamais pu prononcer, celui des regrets qu'elle n'avait exprimés à la principale personne concernée par toute cette histoire était doucement en train de s'envoler, laissant la jeune femme plus légère et plus disposée à avancer et à ouvrir les yeux sur le tournant qu'allait prendre sa relation avec son ex...Ou peut-être pas tant ex que ça, finalement. Soyons clairs et objectifs, l'avenir de leurs rapports était aussi flou et imprécis pour l'un comme pour l'autre, et en un sens cela rassurait la jeune femme. Elle avait besoin de se sentir épaulée, guidée, pour recommencer une histoire et la contempler avec des yeux neufs.
Le jeune homme faisait preuve d'une extrême intelligence, mature, pour la situation dans laquelle il se trouvait actuellement – en face d'une ex-petite amie en larmes qui lui demandait pardon, bien trop tard au goût de ladite petite amie. Mais Artie avait toujours pourvu d'une grande mansuétude, peut-être lié à sa condition physique de handicap...Tina savait qu'il n'appréciait jamais qu'on lui rappelle qu'il était en fauteuil roulant – et à juste titre, elle pouvait aisément le comprendre. Cependant, ce trait qu'il appartenait de considérer comme l'un des composantes de sa vie, n'avait jamais suscité chez elle autre chose que de l'attention et de l'amour. Jamais elle n'aurait fait de différence entre lui et ses autres anciens petits amis, sous prétexte qu'Artie était handicapé.

Alors que la jeune femme laissait échapper les trois petits mots qui la taquinaient depuis un bon moment maintenant, elle se maudit intérieurement pour les avoir prononcés. Une fois sortis de sa bouche, et clairement entendus et compris par Artie, il n'y avait aucun moyen de revenir en arrière. Elle aurait presque espéré qu'il fasse la sourde oreille, qu'elle rentre chez elle seule et déprimée comme souvent durant le mois après la rupture; et qu'elle passe la soirée à manger des chocolats et à hésiter à appeler Mercedes. Puis renoncer parce qu'elle savait très bien ce que son amie lui dirait...

Revenant au moment présent, Tina capta les mots qui sortaient de la bouche du jeune homme. Décidément, il ne cesserait jamais de l'étonner...Alors qu'elle semblait faire de plus en plus marche arrière dans ses regrets, il voulait avancer et lui pardonner...et redevenir comme avant.

Ces quatre mots-là la frappèrent de plein fouet et la firent se poser un bon million de questions, qui se bousculaient les unes les autres à l'intérieur de son crâne. Elle posa ses mains presque tremblantes d'émotion bien à plat sur la petite table qui les séparait, et elle s'efforça de rassembler ce qui lui restait de courage. Elle n'allait quand même pas se remettre à pleurer, elle était bien plus forte que cela ! Elle regarda Artie droit dans les yeux, pile au moment où il décida de lui dire qu'il l'aimait.

Le monde de Tina sembla subitement s'illuminer, d'une lumière aveuglante. Elle plissa légèrement les yeux, son visage reprenant des couleurs. Elle joignit les mains, en proie à l'étonnement et à l'émotion. Artie l'aimait...Mon Dieu, elle avait tellement bien fait de venir au Starbucks aujourd'hui ! Et comme elle était ravie d'avoir rencontré le jeune homme par hasard...La jeune Vietnamienne réalisa qu'il lui avait vraiment manqué.
Elle se pencha par-dessus la table, et contempla Artie comme si elle venait de le rencontrer et de tomber sous son charme. Elle murmura sans s'en rendre compte :

" Je suis désolée Artie, je ne vais pas être capable de te résister je crois...C'est trop difficile ! "

Elle fronça les sourcils. Ce n'était pas exactement comme ça qu'elle aurait voulu formuler ses sentiments, c'est pourquoi elle s'empressa d'ajouter :

" J'ai très envie de me retrouver de nouveau dans tes bras, tu n'imagines pas à quel point...Je ne devrais peut-être pas t'avouer ça, mais ce que tu viens de me dire m'a un peu...chamboulée. "

Elle espérait juste qu'il n'allait pas l'envoyer sur les roses en lui rappelant ce qu'il s'était passé lors de cette soirée, arguant du fait qu'il n'aurait plus jamais confiance en elle désormais et que l'hôpital de Lima était tout aussi rempli de tentations qu'avait pu l'être l'université de Columbus...Elle avait vraiment envie de retrouver son Artie, enfin.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   Mer 6 Juin - 23:15

I have to go far away from you

On dirait qu'un poids s'est finalement enlevé de mes pauvres épaules. On aurait dit qu'enfin je pouvais à nouveau respirer normalement, comme si plus rien ne gênait ma respiration. Je me sentais à nouveau bien, comme autrefois. C'était de l'air frais et pur qui entrait dans mes poumons au fur et à mesure que je prenais de grandes respirations. Étais-je en train de rêver ou était-ce bien la réalité ? Une partie de moi n'arrivait pas à y croire, au fond. Comment avions-nous pu ne pas nous parler pendant des mois et des mois pour qu'ensuite, en une seule rencontre, on en vienne à une si belle conclusion. Elle m'aimait toujours et, tout comme elle, je ressentais encore de forts sentiments à son égard. En fait... C'était peut-être ça qui nous permettrait de passer à travers cette épreuve. Toute cette histoire à Colombus, toutes ses mauvaises pensées... Ce n'était en fait qu'un réel malentendu. Elle m'a toujours aimé et je l'ai toujours aimée... Ça a juste été plus fort que moi de fuir plutôt que de prendre les responsabilités nécessaires pour régler le problème. En même temps, une partie de moi y croit encore. Bien que Tina et moi avions été séparés l’un de l’autre pendant de longs mois, je l’ai toujours porté dans mon coeur. Cette rencontre est donc une simple réunion entre deux personnes s’aimant et voulant passer du bon temps ensemble. C’est comme ça que je le vois, maintenant. Je le ressens aussi, maintenant. Je dois admettre que j’ai laissé tomber mon masque dès la seconde où je l’ai vu passer la porte de ce café. Oui, je lui en voulais et peut-être qu’une fine partie de mon âme lui en veut encore un petit peu, mais quand son regard a croisé le mien en ce jour, je me suis souvenu à quel point je l’aimais et qu’elle comptait à mes yeux. On dit que la colère peut nous faire faire d’assez grandes fouleries, mais qu’en est-il de l’amour ? Je pense que c’est ce qui nous rend le plus vulnérables, au fond. Dire qu’hier encore, j’étais mal en point et je souffrais terriblement des gestes qu’avait posés Tina, à cette soirée... Et aujourd’hui, je suis un tout nouvel homme qui se présente à elle avec la carte du pardon... J’ai compris qu’elle se sent réellement mal et que c’est un sentiment honnête. À quoi bon retourner le couteau dans la plaie quand tous les deux nous avons seulement envie de passer à autre chose ?

Je plongeai mon regard dans les beaux yeux de la belle brune. Elle m’avait manqué. En tout point. Son sourire, son rire, sa façon de penser, sa façon de jouer avec un objet quand elle est un peu anxieuse... Tout chez elle m’avait manqué et son absence près de moi fut sans doute l’épreuve la plus difficile. Ce fut peut-être même plus difficile que de la voir dans les bras d’un autre, en fait. Lorsque les aveux furent faits, c’est un vent nouveau qui nous enveloppait. Tout de suite, on eut tous les deux l’impression que tout allait déjà mieux entre nous. Comme si c’était comme avant, en fait... « Je suis désolée Artie, je ne vais pas être capable de te résister je crois...C'est trop difficile ! » À ces mots, un sourire s’installa tranquillement sur mon visage. Ça faisait un bien fou de se sentir aimé, je l’admets. Elle m’avait manqué... Terriblement. « J'ai très envie de me retrouver de nouveau dans tes bras, tu n'imagines pas à quel point...Je ne devrais peut-être pas t'avouer ça, mais ce que tu viens de me dire m'a un peu...chamboulée. » renchérit-elle. Je peux comprendre qu’elle soit un peu secouée. Je le suis tout autant qu’elle, si ça se trouve. Je n’avais pas en tête que notre rencontre finirait ainsi, à dire vrai. C’était cent fois mieux que tout ce que j’avais pu imaginer, honnêtement. Le sourire sur mes lèvres s’intensifia. Sans plus la faire attendre, je pris finalement la parole. « Tina, si tu savais à quel point j’en ai aussi envie... Et depuis le temps ! » dis-je avec un sourire collé aux lèvres qui m’empêchait presque de parler. « Mais je pense que nous devrions bien recommencer... Repartir à zéro... Sur une nouvelle base. » Je lui fis un nouveau sourire avant de me mettre à jouer avec mon gobelet maintenant vide. J'espère en silence qu'elle acceptera cette offre de nous laisser une nouvelle chance à toutes les deux.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: 02. i have to go far away from you ☜ tina&artie   

Revenir en haut Aller en bas
 

02. i have to go far away from you ☜ tina&artie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Glee RPG :: 
Archives
 :: Archives Saison 2 :: Episode 2
-