Choriste du mois


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 02. Catch me, I’m falling.

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nothing but sunshine and rainbows
Age : 26 ans
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MessageSujet: 02. Catch me, I’m falling.   Mar 14 Fév - 16:21

Dans l’entourage d’Ecaterina, on lui demandait souvent pourquoi elle prenait autant de plaisir à travailler dans cet endroit : la librairie. En apparence, cette boutique n’avait rien pour elle ; elle était mal isolée et bizarrement agencée, un peu comme ces vieilles maisons d’époque bordées de lierre à quelques pas d’ici et qui donnait cet aspect hors du temps aux vieux quartiers de la ville. Personne ne se préoccupait de ces vieilles maisons, mais ça ne voulait pas dire qu’elles n’avaient pas de valeur. C’était pareil pour la librairie, les gens ne se rendaient pas compte à quel point cet endroit était réconfortant, inspirant aussi. Il ne s’agissait pas juste d’un magasin, c’était plus que ça. Ecaterina aimait les choses gorgées d’histoire –les vieux meubles, les vieilles maisons. Chaque fois qu’elle passait le seuil de la boutique, elle se sentait instantanément en sécurité. Elle savait qu’ici, il ne lui arriverait jamais rien. Pas seulement parce que les petits voyous de Lima fuyaient à la simple vue d’un livre. Non, elle le sentait, c’était une profonde certitude, elle ne l’expliquait pas.

Enfin, la jeune fille avait pourtant plusieurs fois tentée d’expliquer à ces gens pourquoi elle s’était autant attachée à ce lieu. C’est vrai qu’elle aurait pu devenir serveuse au cabaret de Lima, elle avait les atouts pour et puis, c’était tellement plus gratifiant de se balader en petite tenue (oh, douce ironie), ce n’était pas comme si elle ne l’avait jamais fait. C’est la simple idée de se faire tripoter à la moindre occasion qui l’avait rebuté et puis, elle savait pertinemment qu’elle n’aurait pas fait long feu dans ce genre d’endroit, elle était bien trop sauvage pour se taire et tendre les bras au premier obsédé sexuel en manque de sensation. La librairie s’était d’emblée imposée à elle, elle avait eu envie d’y revenir et de s’imprégner de ses souvenirs, c’était important pour elle de se rappeler à quel point elle était bien quand elle travaillait ici. C’était ridicule, elle n’avait pas besoin de se justifier, après tout. De toute façon, elle soupçonnait ces sales vautours trop curieux de ne pas réellement s’intéresser à tout ça. La lueur de fausse compassion qui transparaissait dans leur regard la faisait plus sourire qu’autre chose, ça ne l’agaçait même pas. Ils pensaient sans doute qu’elle avait gâché sa vie, mais bon sang elle n’avait que 22 ans ! Elle avait toute la vie devant elle et si elle avait besoin d’empiler, d’organiser et de vendre des bouquins pour enfin trouver sa voie, soit. Elle se fichait pas mal de l’ingratitude de la chose tant qu’elle avait de quoi participer à la vie chez les Schuester/Pillsbury. C’était son avenir, son choix. Personne n’avait le droit de s’immiscer dans ses affaires. Elle était heureuse comme ça. Elle aimait la librairie, ses collèges et son patron. Peu importe si l’université avait toujours été son rêve ; au moins, elle avait su rebondir, combien de personne était capable d’en dire autant ? Elle n’avait pas honte de ce qu’elle était devenue, loin de là. Elle se connaissait, savait ce qu’elle avait à faire et jamais elle ne se laisserait dicter sa conduite par quiconque –non, ça c’était du passé.

Le silence dans la librairie lui fit tourner la tête et regarder par la fenêtre. D’habitude, il y avait toujours cette petite musique de fond qui venait de l’étage et qui l’a rassurait davantage, mais Charlie avait fait tomber l’une des enceintes et depuis plusieurs jours, c’était dans le calme le plus complet qu’elles travaillaient. Perchée sur son escabeau, Ecaterina laissa son regard se perdre dans la grisaille extérieure. Si elle n’était pas autant distraite, elle serait sans doute déprimée à cause du temps, mais rien ne la contrariait ces temps-ci –mis à part Seth et son acharnement à vouloir espionner son voisin de palier chaque fois que l’occasion lui en était donné. Il était trop puéril, c’était ce qu’elle préférait chez lui alors qu’elle aurait dû lui reprocher d’agir comme un gamin de huit ans, mais il était son ami –son meilleur ami. Elle n’était personne pour l’empêcher de faire ce genre de chose. Même si au fond, le fait qu’il relève les moindres faits et gestes de Gale la dérangeait profondément. Peut-être qu’elle lui en parlerait, histoire de. Se mordant la lèvre, la jeune fille soupira et détourna son attention sur les trois livres qu’elle tenait entre les mains. Coulant un regard à l’étagère face à elle, elle glissa les ouvrages dessus dans un alignement parfait et releva le menton quand la clochette de l’entrée se fit entendre ; un client venait d’arriver. Se penchant légèrement pour avoir une vue sur l’allée, elle gratifia le nouvel arrivant –un grand brun, plutôt mignon- d’un sourire et d’un salut de tête poli puis aussi vite, retourna à son travail.

A l’adolescence, quand elle avait commencé à travailler ici, Ecaterina n’aimait pas les clients. En fait, elle détestait tout le monde, que ce soit en ville et au lycée. Elle avait toujours l’impression d’être épiée, ce qui aujourd’hui la faisait sourire ; qu’est-ce qu’elle avait pu être paranoïaque ! Elle avait bien changé, et c’était tant mieux. Glissant une longue mèche de cheveux derrière son oreille, Ecaterina posa les mains sur sa taille ; encore une dizaine de livres et sa rangée serait terminée, elle avait plutôt bien bossé. Charlie lui avait donné un coup de main ce matin, mais elle était toujours seule le mercredi après-midi. Arquant un sourcil, Ecaterina pivota lentement sur ses pieds, l’étroite plate-forme sur laquelle elle était juchée ne lui permettant pas de faire de grands mouvements. Sur la table près de l’escabeau se trouvait le reste de ses livres à ranger. A l’aise en hauteur, la blondinette se mit en tête de les attraper sans descendre de son perchoir ; elle lança un regard anxieux aux talons de ses chaussures –moins d’une dizaine de centimètre, elle était tellement petite qu’on ne voyait pas la différence- et s’apprêta à s’accroupir quand elle vrilla manquant perdre l’équilibre. Réprimant un petit rire nerveux, la blondinette se redressa avec précaution, secouant la tête. Elle allait descendre, ça lui paraissait plus prudent. Tenant ses mèches derrière ses oreilles à deux mains, elle descendit la première marche, puis la seconde, mais son talon gauche se coinça dans le caoutchouc de la troisième marche et elle tomba soudain à la renverse ; redoutant la chute sur le sol dur de la boutique, elle ferma très fort les yeux.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Lun 5 Mar - 16:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Mer 15 Fév - 15:15

Regardant l'heure indiquée sur la pendule, Samuel poussa un soupir parfaitement audible par les élèves présent dans la salle. Il ne se cachait jamais quand quelque chose l'insupportait, il préférait le dire à haute voix, c'était préférable. Et à cet instant, la chose qui l'insupportait était de devoir surveiller les lycéens. Pourquoi ne se surveillait ils pas eux même ? A l'âge de l'adolescence, certes ils pouvaient faire des bêtises, mais ils étaient conscient que si ils étaient venus dans cette salle de classe c'était pour travailler et pour ne rien faire d'autre. Ô qu'est-ce qu'il haïssait à cet instant Figgins. C'était lui qui lui avait dit d'aller surveiller les élèves. Bien entendu, il fallait qu'il respecte les engagements que lui apportés son travail d'être surveillant, mais il aurait bien aimé faire autre chose que de devoir bannir toutes paroles, et de surveiller que chacun faisait son travail. Et le simple fait de voir que certaines jeunes filles passaient son temps à le regarder au lieu de travailler, lui faisait éprouver un sentiment d'agacement plutôt qu'un sentiment de satisfaction. Ce n'était pas la première fois qu'il surprenait des jeunes filles en train de la regarder discrètement. Ça amplifiait son ego et ça le ravissait de savoir que son éloge était faite par certaines jeunes filles. Bien qu'il savait déjà que le moindre de ses sourires, le moindre de ses paroles pouvaient faire fondre une fille en quelques minutes. Lui, Samuel, il était comme ça. Il savait quels mot doux dire à une femme pour que celle-ci lui tombe dans les bras, il savait qu'il avait à chaque fois ce qu'il voulait. Néanmoins cette pensée, cette conviction avait quelques peu disparue, depuis sa dernière rencontre avec Madeleine. Il ne s'était pas attendu à une telle réaction, et il ne cessait de se demander les raisons d'une tel geste et d'une incompréhension totale. Il n'avait même pas eu le temps d'en parler avec son meilleur ami Timothy, ne sachant comment aborder le sujet avec lui, qui n'était pas des plus favorables à ce qu'il séduise Madeleine. Oui, mais c'était son choix, et il n'appréciait pas le fait qu'elle le rejette, le manipule avec autant de facilité. Alors, il se battait et la séduisait encore plus. Il se doutait que peut-être un jour ça lui retomberait dessus, que Cissy pourrait dire quelque chose, mais il s'en moquait. D'ailleurs, elle n'avait pas son mot à dire là dessus. Elle n'avait rien à dire. Ses yeux parcourant l'ensemble de la classe, il dû se rendre à l'évidence et se persuader que non, Cissy Clark n'était pas présente. Elle ne devait sûrement pas être des personnes qui aimer travailler. Elle devait sûrement préférer s’entraîner avec les autres cheerleaders. Ce qui était parfaitement compréhensible. Mais si elle avait été là, alors le surveillant se disait que cette tâche lui aurait paru beaucoup plus divertissante. Il lui aurait rendu ses sourires, ses regards pleins d'intensités et aurait rigolé de ses allusions. Malheureusement, elle n'était pas là, et devait donc faire comme-ci il était un bon surveillant. Ce qu'il y avait de positif, c'était qu'il n'avait pas besoin de montrer pleinement son autorité, car les élèves savaient qu'il ne fallait pas le défier. A leurs risques et périls sinon. Encore quelque chose qui lui plaisait. La sonnerie retentit. Enfin, sa matinée à travailler était terminée. Il dû attendre que tous les lycéens présent dans la salle partent, avant de refermer la porte.

Après avoir parler à Figgins, Samuel avait enfourché sa moto pour se rendre dans le petit studio qui lui servait de logement. Il aurait très bien pu aller à autre part pour aller manger quelque chose. Mais, bizarrement l'envie de retourner chez lui avait été plus intense. Quand il ouvrit la porte du frigo, il prit sans hésiter une bière avant de s'affaler sur son canapé et d’appeler une vague connaissance. La question de savoir ce qu'il allait faire de son après-midi de libre ne lui traversait même pas à l'esprit. Il trouvait toujours quelque chose à faire, rare était les fois où il pouvait dormir des heures sans s'en rendre compte. Bien que quelquefois s'il préférait dormir c'était pour être de meilleur forme le soir pour les sorties. Qu'importe l'heure à laquelle il pouvait veiller, il était toujours prêt à séduire les femmes couguars et à faire son air triste pour qu'elles lui donnent un peu d'argent. Puis, ça tombait bien, il n'avait presque plus beaucoup de nourriture dans son frigo. Quant à l'argent, dire qu'il n'avait pas suffisant les moyens pour aller à l'épicerie du coin, serait un mensonge. Seulement la fainéantise était de mise. Il dut quand même se rendre à l'évidence, qu'il fallait peut-être qu'il aille faire quelques courses. Peut-être qu'un jour, il trouve un colocataire. De préférence une femme, pour ne pas qu'il ai a pensé à ce genre de chose. Après avoir grignoté un reste de plat préparé, le jeune homme sortit de son petit studio et prit sa moto. Il n'avait aucune envie d'aller à l'épicerie, pas le moindre du monde. Il décida donc d'aller dans un endroit où il mettait rarement les pieds. La libraire. Un magasin rempli de livres, où Samuel ne prenait jamais de livre, pour la simple et bonne raison que la plupart du temps quand il y allait c'était pour des motifs aussi inutiles les uns que les autres. Quoique qu'il n'y allait pas souvent, même jamais. Certes, il y avait déjà mis les pieds au moins une fois, mais cela remontait à longtemps. Cependant ça allait occuper son mercredi après-midi qui s’annonçait des plus monotones. Le temps aussi était monotone. Comme-ci à tout moment il allait pleuvoir.

S'arrêtant près de la librairie, Samuel posa son casque sur sa moto, avant de rentrer dans le magasin. Il n'y avait personne mise à part une jeune femme qui devait sûrement être une employée. Quand elle le vit arriver, elle lui attribua un charmant sourire et un salut de tête poli avant de retourner à son rangement de livre. Le jeune homme lui rendit un sourire encore plus charmant avant de se diriger vers un rayon. Les livres ce n'étaient pas son truc. Il n'était pas un passionné de littérature, loin de là. Quand il prit conscience qu'il était seul avec l'employée, il ne put s'empêcher de se dire que peut-être il pouvait la séduire, pour se changer les idées et pour l'occuper. Du rayon où il était, il pouvait très bien l'observer, et voir ses faits et gestes. Elle n'était pas mal et même sacrément mignonne. Elle avait de long jolis cheveux blonds qui tombait splendidement bien sur ses épaules fines. Le surveillant venait d'avoir eu de la chance d'être tombé sur elle, et qu'ils ne soient que tous les deux. Il ne savait pas son nom, mais ne tarderait pas à le découvrir. Du moins c'était ce qu'il voulait. Alors, qu'il détacha ses yeux de la belle demoiselle pour prêter un minimum d'attention aux livres face à lui, il entendit un rire nerveux. Il relava soudainement la tête, pour observer si c'était elle qui venait de rire. Il la regarda assez tôt pour voir qu'elle allait tomber à la renverse et tomber sur le sol de la boutique. Sans réfléchir, Samuel s'élança vers elle pour tenter de la sauver avant que la chute ne soit terrible. Il réussit à arriver avant que le pire se produise. Il tendit les bras que pour que la jeune femme tombe dans ses bras. « Ça va ? Tu n'as rien ? Heureusement que j'étais là, sinon qui c'est ce qui te serait arriver. » s'exclama t-il. Il la regarda dans les yeux, pouvant ainsi voir le bleu transparent de ces yeux. Elle avait l'air d'un ange comme cela. La gardant toujours dans ses bras, Samuel esquissa un bref sourire charmeur. C'était bien la première fois qu'il charmait une jeune femme de cette manière. D'habitude il s'y prenait autrement. Cette fois-ci c'était plus calme, comme-ci il la séduisait en douceur.
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Jeu 16 Fév - 16:35

La chute serait sans doute douloureuse. A ce moment-là, Ecaterina regretta amèrement de ne pas avoir l’enrobage nécessaire au niveau de son postérieur pour l’amortir. Kim Kardashian, elle, n’aurait pas eu à s’inquiéter de la douleur que lui causerait une chute pareille. Bon dieu, pourquoi la vie était-elle aussi injuste ? Soulevant une paupière avec anxiété, le parcours jusqu’au sol de la boutique lui parut soudain interminable. C’était étrange, est-ce que tout tournait au ralenti à présent, ou était-ce simplement un effet de son imagination ? Non pas qu’elle accueillait la perspective de se retrouver les quatre fers en l’air avec impatience, pas du tout. Surtout qu’elle portait une jupe et qu’elle connaissait suffisamment les clients de ce magasin pour savoir qu’ils ne laisseraient pas passer une occasion de se rincer l’œil gratos. Mais plus tôt la chute arriverait, plus tôt le sentiment de gêne qui s’emparait d’elle disparaitrait. L’échéance approchant, Ecaterina eu le réflexe de maintenir le tissu de sa jupe avec poigne, puis refermant les yeux, elle estima mentalement que très bientôt, elle atterrirait sur le carrelage inhospitalier de la boutique. Plus que quelques secondes encore et tout serait terminé. Dans une, deux et…

Ecaterina fronça les sourcils, les paupières étroitement serrées et la bouche pincée. Ce n’était pas si désagréable, en fin de compte. En fait, elle trouvait même que le sol était particulièrement moelleux et ce parfum était divin. Elle n’avait jamais remarqué que l’agent d’entretien utilisait des produits aux fragrances si agréables. Machinalement, elle crispa ses doigts autour de la masse tiède qu’elle sentait sous la paume de ses mains. On aurait dit… de la chair. C’est ça, de la chair, tendre et ferme à la fois. Incertaine, elle haussa un sourcil, pensant qu’elle était peut-être tombée sur la tête et que tout cela la faisait divaguer, elle palpa néanmoins sans vergogne ce qu’elle reconnu comme étant un biceps. Oh ! Ouvrant brusquement les yeux, les pupilles de la jeune fille se posèrent dans celles du client qui était entré un peu plus tôt, celui qu’elle avait gratifié d’un sourire poli. Ne sachant pas quoi faire, Ecaterina s’accrocha à lui comme à une bouée, le bout de ses petits doigts s’enfonçant délicatement dans ses épaules.

« Bons réflexes. » chuchota-t-elle à bout de souffle, son regard virevoltant d’une parcelle à l’autre du visage du jeune homme.

Un instant encore, Ecaterina l’observa d’un œil hagard, avant que l’adrénaline n’agisse sur elle comme une décharge électrique et ne la fasse sursauter. Elle devait descendre de ses bras, le remercier et reprendre son travail. Mais la position dans laquelle elle se trouvait, n’était pas inconfortable, et hébétée par la situation, elle ne laissa pas l’adrénaline lui dicter son attitude. Elle resta là, les bras étroitement enroulés autour des réconfortantes et massives épaules de son sauveur. De près, elle pouvait se rendre compte à quel point sa première impression n’était pas fausse : ce garçon était mignon à souhait, c’en était ridicule, et après un furtif regard sur la mèche de cheveux qui barrait son front, elle cilla frénétiquement pour reprendre ses esprits ; le coup des beaux cheveux, on lui avait déjà fait.

La gratitude ne transparaissait pas encore sur son visage, pour la bonne et simple raison qu’elle était trop occupée à se demander comment ce genre de chose était possible. Soit les dieux étaient finalement avec elle –essayant de se faire pardonner de ne pas l’avoir affublé d’airbags fessiers monumentaux-, soit… elle ne savait pas très bien encore, mais bientôt une seconde hypothèse lui viendrait à l’esprit, elle en était convaincue. Le visage tout près de celui du jeune homme, Cat n’eut pas la force de détourner les yeux, sentant le souffle encore frais du garçon atteindre ses pommettes brûlantes. Après une minute à le dévisager, elle secoua la tête, desserrant subitement son étreinte.

« Je –je voudrais hum… je voudrais descendre. » parvint-elle à balbutier, décroisant ses chevilles d’un même geste, pour pouvoir descendre de ce siège douillet.

Quand le client la déposa doucement sur ses pieds, la jeune fille tangua. Posant une main sur son front, Ecaterina ne se sentit pas très bien et sans y réfléchir, elle s’agrippa au bras du jeune homme pour ne pas tomber. Fichue adrénaline, elle se vengeait de la résistance dont elle avait fait preuve un peu plus tôt. Enfin, dans un petit sourire, Cat releva la tête, glissant maladroitement une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Je vais bien, merci beaucoup. » Posant ses yeux sur la main qu’elle avait posée sur le bras robuste du garçon, Ecaterina voulu sauver les apparences en faisant mine d’épousseter son blouson avec un peu trop d’entrain « Je suis désolée, pardon. Je suis tellement distraite. »

Prenant soin de frotter le moindre recoin du blouson du jeune homme d’un geste plus qu’avenant, Ecaterina évita de relever le menton, cessant alors son entreprise, elle termina par dérider les plis de sa jupe. Elle n’était pas étrangère aux situations de ce genre. Après tout, elle avait rencontré Gale par un incident malencontreux. Les choses étaient relativement différentes, mais en pensant à cette rencontre, elle ne put s’empêcher d’ébaucher un sourire. Se sentant reprendre des couleurs, la blondinette releva les yeux, baissant scrupuleusement son top sur sa taille qui s’était dénudée pendant sa courte chute. Elle coula un regard sur ses pieds, remarquant que la chaussure qui s’était bloquée dans la marche de l’escabeau était restée prisonnière du petit bout de caoutchouc. Réprimant un petit rire rauque, elle se hissa sur la pointe de ses orteils nus, le carrelage étant trop froid et s’approcha pour récupérer la dite chaussure.

« Un simple "merci" me semble dérisoire, vous m'avez pratiquement sauvé la vie. » dit-elle sur le ton de la plaisanterie, tendant le bras pour attraper son escarpin. Elle posa son pied chaussé sur la première marche, donnant une petite impulsion pour atteindre la plus haute où elle récupéra sa chaussure. Talon en main, elle pivota sur ses pieds, concluant « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? » et ses pupilles claires se plantèrent immédiatement dans celles de son interlocuteur.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Mar 21 Fév - 15:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Sam 18 Fév - 19:16

La séduction était un jeu. Un jeu auquel il était difficile de ne pas s'y prendre entièrement. Samuel maîtrisait entièrement ce jeu. Pour lui c'était toujours un plaisir de devoir séduire des femmes. Le plus souvent c'était pour avoir quelque chose en échange. Quelque chose dont il avait besoin ; tel que de l'argent ou alors un endroit où dormir. Ça pouvait semblait insensé, stupide, mirobolant, mais pourtant lui ça lui plaisait. C'était anodin pour lui. On pouvait dire quoique ce soit sur lui, qu'importes les mauvaises langues, il était ainsi. Bien entendu, il se taisait souvent sur le fait qu'il avait un casier judiciaire, même si ça pouvait faire mauvais garçon et que certaines femmes pouvaient trouver cela terriblement sexy. Il fallait quand même qu'il reste sur ses gardes, bien qu'il se moquait de ce que pouvait penser les gens s'ils savaient cela. C'était un de ses nombreux défaut qu'il considérait comme une qualité. Il se moquait de tout. Entièrement tout. Il voyait la vie comme un immense terrain de jeux, et se disait donc que cela ne servait à rien de se préoccuper de telle ou telle chose. Profiter pleinement et ne pas se prendre la tête pour rien c'était tellement mieux. On lui reprochait souvent son insouciance, mais ce n'était pas pour autant qu'il allait changer. Au contraire, bizarrement, il se disait que le fait qu'il soit une personne qui ne s'inquiéter pour rien, était plus une qualité qu'un défaut à bannir. Tant qu'il s'aimait lui même, c'était une bonne chose. Bien qu'évidemment, il aimait séduire, et être aduler des femmes. D'ailleurs, il se demandait si la demoiselle avait succombé à son charme. Il ne la connaissait pas, et la question de savoir quel prénom avait-elle lui trottait dans la tête. Soit il pouvait commencé à la séduire, pour que ce soit elle qui lui dit directement, ou alors il pouvait la séduire aussi pour lui demander quel joli prénom portait elle. Samuel était plus d'accord pour la seconde idée. Il ne voulait pas qu'elle lui mette un râteau par la suite ou qu'elle tourne en rond. Il fallait y allait directement. C'était la meilleure chose à faire. Puis, la question de savoir s'il allait la séduire, ne se posait même pas. C'était obligé, instinctif. Dès qu'il était entré dans la librairie, il s'était dit que de séduire une jeune femme aussi attirante allait égayer et amuser sa journée. Alors, son petit jeu allait pouvoir se mettre en place, et ça avait l'air de bien commencer.

Le parfum de la blondinette remonta jusqu'aux narines du surveillant. Loin de trouver ce parfum désagréable, il esquissa un minuscule sourire. Si on lui avait dit qu'il aurait dans les bras une employée d'un magasin, alors il ne l'aurait pas cru. Lui, se comporter comme un beau samaritain, c'était difficile à croire. Pourtant, c'était ce qu'il se passait à ce moment même Il n'était d'ailleurs pas prêt à vouloir la lâcher. Un infime sentiment d'estime s'empara de lui même. Peut-être que des ailes d'anges ne lui poussaient pas dans le dos, mais il sentait à travers le regard que pouvait lui lancer la jeune femme qu'à ses yeux c'était tout comme. Il sentit son souffle quand elle lui chuchota une phrase. Il posa ses yeux sur elle, pour voir si elle était véritablement entière et si elle n'était pas trop surprise par le fait qu'il venait de lui épargner une chute douloureuse. Ses yeux se croisèrent avec les siens. C'était la première fois qu'il sauvait une fille, et c'était la première fois qu'une fille la regardait avec un sentiment inconnu. D'habitude, il ne passait jamais de temps à regarder les yeux d'une personne, à se rendre compte qu'il venait de faire un bon geste. Enfin, si il y avait Madeleine. Mais avec elle c'était diffèrent. A chaque fois qu'il la regardait dans les yeux, elle détournait les yeux. Puis, en ce moment, elle semblait l'éviter, comme si leur dernière discussion avait fait naître ou resurgir quelque chose en elle. Les femmes, Madeleine, un mystère qu'il ne comprenait pas pour l'instant. Quand il regardait la demoiselle qui était encore dans ses bras, il lui sentait qu'elle l’hypnotisait avec ses yeux bleus. ses yeux d'un bleu profond. Ils étaient magnifique. « Tu as de beaux yeux. Hypnotisant. » Ça avait l'air d'une banale phrase de séduction, le genre de phrase qu'un séducteur médiocre pouvait dire bêtement. Seulement, c'était sincère. Il fallait bien qu'il lui avoue.

Quand elle lui dit qu'elle désirait descendre Samuel la déposa délicatement sur le sol de la boutique, comme si elle était fragile. S'il avait décidé de jouer les Dom Juan autant le jouer entièrement et jusqu'au bout. Il vit la main qu'elle posa sur son front, mais avant qu'il n'ai pu faire quoique ce soit, elle s'était déjà agrippée à son bras. Puis, il la vit sourire. Il leva alors un sourcil, et la regarda d'un air charmeur. Lorsqu'elle lui répondit enfin qu'elle allait bien, le jeune homme se dit que peut-être que c'était le cas. A vrai dire, peut-être que son soudain moment de vertige était lié à son retour sur terre. C'était compréhensible. Il comprenait. Même s'il ne comprenait pas, il n'allait pas chercher à comprendre. Elle disait qu'elle allait bien, alors tant mieux. Puis, il sentit qu'elle était en train d'épousseter son blouson avec une énergie imprévisible. « Tu n'est pas obligé de t'excuser pour ça. C'est qu'un blouson tu sais. » C'était gentil de sa part de vouloir nettoyer son blouson, mais elle n'avait pas besoin de se comporter en madame propre. Quand elle eut finit dépoussiérer son blouson dans les moindres recoins, Samuel ne pût s'empêcher de rire. C'était bizarre comme situation. Il semblait même y avoir un léger sentiment de gêne qui envahissait la pièce. Ce qui était complément absurde, étant donné qu'aucune des deux personnes n'étaient gênés. En tout cas pas Samuel. Il lui en fallait plus pour le gêner. Même beaucoup plus.

Après avoir jeté un coup d’œil pour voir s'il y avait d'autres clients présent dans la pièce, il reposa son regard sur la demoiselle qui était en train de récupérer son autre chaussure. Lorsqu'il entendit d'autres remerciement, il posa son regard sur l'escarpin de la jeune femme, avant que son regard ne se reporte sur elle. « Sauver est un grand mot. Disons simplement que je t'ai évité une douloureuse chute. » Pourquoi d'un coup se comportait-il comme une personne modeste ? Il ne savait pas. Il avait dit cela instinctivement, n'ayant même pas pris conscience qu'il la tutoyait avec facilité alors qu'elle, elle le vousvoyait. Toutefois, il prit conscience de cela quand elle se retourna et lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour lui, ses pupilles ne le lâchant pas du regard. « Tout d'abord, si tu pouvais me tutoyer, ça serait mieux. » dit-il avec un sourire. Il pouvait lui demander autre chose, mais alors peut-être que son rôle de Dom Juan allait tomber à l'eau. Il était en face d'une employée, c'était normal qu'elle se comportait comme telle. Samuel décida de faire un pas en direction de la caisse. Puis, il se retourna vers elle, la regardant d'un regard d'un air aguicheur. « Quel est ton prénom ? Je suis sûr qu'il doit être aussi joli que ton visage. » Il la regarda toujours, en restant planté devant elle. A part s’amuser à la séduire, il ne pouvait rien faire d'autre, étant donné que les livres ne l'intéressaient pas.
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Lun 20 Fév - 15:42

Lorsque le jeune homme la complimenta sur la beauté hypnotisante de ses yeux, elle su d’emblée à qui elle avait affaire. D’ailleurs, cette petite remarque lui fit ébaucher un sourire intérieur, mais pas parce qu’elle se sentait flattée. Elle trouvait juste cette technique d’approche pathétique ; même les petits jeunes qui passaient par la boutique de temps à autre s’y prenaient bien mieux que lui. Cat aurait dû s’en douter, ce petit air pédant qui illuminait ses traits de latin lover à la manque ne trompait pas et la suffisance transpirait par tous les pores de sa peau brune. Ecaterina ne se laissait pas impressionner par ce type d’homme. Elle connaissait toutes leurs techniques de drague, toutes leurs phrases préconçues, il pouvait gaspiller sa salive s’il le souhaitait, mais elle resterait totalement hermétique à son discours. Bientôt, il lui demanderait son prénom en glissant une allusion subtile à la beauté de son visage ou au parfum sucré de ses longs cheveux, persuadé de la faire glousser telle une jeune fille en fleur… et bien non, ça ne fonctionnait pas comme ça avec Ecaterina.

Des garçons comme lui, elle en avait connu quelques-uns. Des mannequins arrogants, souvent des gays dans le déni qui passaient leur temps à rouler des mécaniques pour mettre la main sur la nouvelle recrue de l’agence (qui s’avérait être elle, la plupart du temps) et prouver qu’ils en avaient dans le pantalon. Dans ces moments là, elle ne regrettait pas que sa mère ait été à ses côtés pour les repousser tel un chien de garde particulièrement bien dressé. Ecaterina était désolée de les juger ainsi, mais en dehors de leur beauté évidente, ces types ne valaient pas grand-chose. Dieu sait qu’elle avait tenté d’engager plusieurs fois la conversation sur des sujets précis, pourtant ! Bien sûr qu’elle savait que beaucoup de gens pensaient la même chose d’elle, elle le regrettait. Seulement, elle espérait sincèrement ne pas refléter totalement la même image que ce garçon face à elle.

N’empêche qu’elle avouait tout de même que ce petit sauvetage impromptu n’était pas déplaisant. Si Jacob Ben Israël était encore vivant et qu’il s’était trouvé à la place de ce garçon, la scène aurait été moins idyllique. Surtout que Jacob n’aurait sans doute pas gardé ses mains poisseuses dans ses poches –un frisson désagréable lui parcouru l’échine quand cette image lui traversa l’esprit. Ecaterina devait reconnaître que son héros d’un jour avait une sacrée classe, à l’inverse de JBI. Elle ne définissait pas vraiment la couleur de ses yeux (verts, peut-être ?), mais elle consentait à dire qu’il en avait de très beaux, lui aussi. Du moins, elle le faisait silencieusement, elle ne s’abaisserait pas à son niveau et ne lui ferait pas de compliment. Puis quoi, encore ? Elle le voyait déjà crier victoire en fanfaronnant la mèche au vent.

Récupérant sa chaussure sur l’escabeau, Ecaterina l’enfila de suite avec élégance et piétina sur place pour vérifier son équilibre. Du dessous, elle suivit du regard le jeune homme qui s’avança de quelques pas vers la caisse alors qu’il lui demanda de le tutoyer ; elle roula des yeux. Voilà qu’il commençait à utiliser les fameuses phrases préconçues, quelle horreur. Cette fois, cependant, elle esquissa un sourire visible tout en relevant le menton, maintenant ses mèches fluides qui glissaient tout près de ses oreilles. Comme il l’avait si bien fait remarquer, il l’avait sauvée d’une chute douloureuse, elle se devait donc d’être un tantinet agréable. C’était difficile parce que la blondinette avait bien envie de lui dire d’aller voir ailleurs. Malgré tout, elle restait une jeune femme très bien élevée, elle lui devait une fière chandelle et à défaut de pouvoir lui offrir ce qu’il voulait –parce qu’elle percevait dans sa façon de se comporter que boire le thé en public n’était pas dans ses projets- elle pouvait au moins se montrer courtoise. Ce n'était l'histoire que de quelques minutes : une fois qu’il comprendrait qu’elle n’était pas intéressée par lui, il la laisserait tranquille. Elle devait jouer le jeu, c’était une très bonne comédienne. Elle n’en mourrait pas et puis ça lui ferait une anecdote à raconter à Gale –non, surtout pas à Gale.

Dans un hochement de tête amène, Ecaterina lui fit comprendre que oui, elle le tutoierait si ça lui faisait plaisir et récupéra quelques livres posés sur la table. Elle s’apprêta à le rejoindre, parée à jouer à la parfaite employée quand il lui demanda son prénom qui, d’après lui, devait être aussi joli que son visage. Bingo ! Elle devait avoir des dons de voyance, en réalité. Si elle ne parvenait pas à faire quelque chose de sa vie, elle investirait dans une roulotte et se mettrait à porter des foulards psychédéliques. Elle parlerait avec sa grosse voix naturellement rocailleuse, sa boule de cristal sous le bras et fumerait même de la ganja sur le toit de sa caravane, pour le fun. Emettant un rire un chouïa goguenard, Ecaterina posa son index sur le badge qu’elle portait sur la poitrine, tapotant doucement sur son prénom inscrit en lettres capitales.

« Je ne sais pas s’il est joli, mais il est beaucoup trop long. » Elle baissa les yeux en le contournant et déposa ses livres sur le comptoir puis elle se retourna vers lui, souriante « Alors, Cat suffira. » Par habitude, elle se mordit la lèvre. Plissant un œil, elle pencha un peu la tête, faisant mine de réfléchir. Elle observa le jeune homme un moment, l’air concentré. Enfin, amusée par l’expression du visage du jeune homme, elle feinta de reprendre ses esprits et agrandit son sourire « En général, je suis plutôt douée pour les devinettes, mais j’avoue que pour le coup, j’ai du mal à mettre le doigt sur celui qui pourrait être le tien. Hum… » Elle posa un doigt sur sa bouche, fronçant les sourcils et se balança de gauche à droite, le jupon de sa jupe virevoltant sensiblement sous les légers courants d’air « Hum… » répéta-t-elle plusieurs fois avant de grossir son regard et de le pointer de la main, la mine à demi-victorieuse « Quelque chose de court, j’en suis sûre ! » Elle claqua frénétiquement des doigts, les approchant de ses tempes en secouant la tête, comme si quelque chose d’évident lui échappait « Eric, Marc, Sam… »


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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Dim 26 Fév - 17:04

Samuel n'avait pas de préférence particulière pour les femmes. Les blondes lui plaisait autant que les rousses. Il aimait bien les brunes, bien qu'il en côtoyait que très peu. Curieusement les blondes étaient les premières à tomber dans ses filets. En soirée, c'était toujours la blonde qui l'embrassait le premier. Sûrement dû à une trop forte dose d'alcool dans le sang. Bien que cela ne lui déplaisait pas, au contraire. Puis les femmes plus âgées avaient le plus souvent les cheveux blonds. Peut-être pensaient-elles que ça les rajeunissaient d'un certain âge. Ce qui était presque le cas. Il y en avait des naïves. En échange d'un compliment, la femme couguar pouvait lui donner n'importe quoi. Sa beauté était peut-être lié. Car oui, le jeune homme savait qu'il était plaisant. Et il jouait de sa beauté. C'était son atout le plus important. A vrai dire, il était vrai, que si il avait été moche alors il n'aurait pas un succès fou auprès de la gente féminine. Ce qui allait de soi. Fort heureusement, il avait été gâté de la nature et comptait bien le montrer à toutes les femmes. D'ailleurs, eux ça ne semblait pas leur déplaire. Aucune femme ne rechignaient à ce qu'un charmant jeune homme tel que Samuel décide de la séduire. Alors, si c'était le cas, c'était peut-être qu'elle voulait s'amuser. Faire style qu'elle n'était pas intéresser alors que si. Bien que cela était rare. Le surveillant avait aujourd’hui décidé d'user de son charme attrayant pour séduire Ecaterina. Au départ, ce n'était pas dans ses plans, mais puisque le destin avait décidé cela, alors il ne fallait pas le contrarier. Si la jeune femme n'aurait pas eu cette chute, alors le jeune homme aurait décidé d'aborder une autre manière de la séduire. Seulement là ça avait été presque facile. Il avait jouer au héros, au superman avec elle. Ça marquait un point positif. Mais, tout n'était pas gagné d'avance, ce n'était que le commencement. Il allait voir par la suite comment cela allait se dérouler, si elle allait lui rendre la tâche facile ou non. Une partie de lui espérait que oui, sinon il aurait l'impression d'avoir Madeleine en face de lui. Sauf que la libraire était blonde, et que la surveillante était en ce moment rousse. Il y avait aussi la taille qui les différenciés. Effectivement, il ne pouvait pas les comparés. A moins d'être fou, il ne pourrait pas voir en Ecaterina, Madeleine. Puis il fallait qu'il arrête de penser à elle. C'était stupide. Sincèrement. Elle, elle ne pensait peut-être pas à lui, alors pourquoi est-ce que lui elle apparaissait dans sa tête au moins quelques minutes ? C'était d'autant plus stupide, qu'il la croisait sept jours sur sept jours. Samuel passa la main dans ses cheveux comme pour chasser ces pensées qui lui envahissaient le crâne. Pendant deux secondes, il ferma les yeux avant de les rouvrir comme-ci de rien n'était.

Ses yeux se posèrent encore sur Ecaterina. Il ne la perdait pas de vue. Ce qui était normal, étant donné qu'il était seul avec elle dans la librairie. C'était une chance. Si elle avait été laide, alors il se serait dit que ça aurait été de la malchance. Il l'aurait même laissé s'écraser sur le sol comme une vulgaire crêpe. Il s'en serait moqué. Sauf que là c'était le contraire. Elle était très mignonne. La laisser s'écraser sur le sol aurait été un affront, bien qu'il n'était pas quelqu'un appartenant à la classe des nobles. Mais, il pouvait quand même essayer de jouer au prince charmant, rien ne lui en empêchait. A moins que la jeune femme n'était déjà en couple, alors là peut-être qu'il ferait attention à ce qu'il faisait. Bien qu'il n'était pas contre la violence, il n'avait pas envie de mettre sa vie en danger. Il l'avait déjà mis trop souvent en danger. Dans tout les cas, cela n'allait ps l'empêcher d'essayer de la charmer et de ne pourquoi pas essayer de lui faire des avances. Il allait bien voir sa réaction. Pourtant, sans un mot, il la vit remettre sa chaussure. Cela faisait un peu Cendrillon. C'était un peu la princesse qui oublie sa chaussure et qu'ensuite un bon prince la sauve. Quoique là c'était largement différent. Cendrillon version moderne alors. De la classe où il était, Samuel vit très bien le sourire qu'elle avait fait lorsqu'elle avait relevé la tête. Si c'était la phrase qu'il lui avait dit qui la faisait sourire, alors il y avait de fortes chances qu'elle sourit aux autres phrases qu'il allait prononcer. Néanmoins, le jeune homme n'y connaissait pas grande en chose en sourire. Ce n'était pas un psychiatre, ni un psychologue pour analyser les sourires des gens. Tant qu'un sourire se dessinait sur un visage qui était des plus agréables, il ne s'amusait pas à savoir comment était fait le sourire, et si celui-ci était sincère ou non. Les gens qui faisaient cela, avait selon lui aucune vie pour s'intéresser à des choses aussi imperceptible.

Ne bougeant pas de la place où il était, il comprit vite qu'elle était d'accord pour le tutoyer. Une chose de faite. Samuel se doutait qu'elle devait sûrement être une de ces femmes courtoise, qui respecte les autres, et qui vouvoient ce qui ne sont pas proches d'eux. Peut-être. Seulement, lui il avait préféré qu'elle le tutoie car non seulement elle était jeune, mais non seulement elle pouvait bien lui accorder cela. Bien que ce n'était rien. Alors, qu'il lui avait demandé son prénom, il vit qu'elle lui désigna son badge. Tellement il avait été dans son rôle de sauveur, il n'avait pas fait gaffe au fait que son prénom était inscrit en lettre capitales sur son badge. Quoique dans tout les cas cela ne changeait pas grand chose étant donné que s'il avait vu l'inscription du prénom de la jeune femme, alors son jeu de séducteur n'aurait pas eu le même effet. D'ailleurs, son jeu ne semblait pas marcher entièrement pour le moment. C'était limite un préjudice. Un petit. « Quel ravissant surnom. » Ce qui était vrai. Bien que Ecaterina c'était élégant comme prénom, Cat ça l'était encore plus. Cela faisait penser au chat. Peut-être était-ce parce qu'elle était fan des chats qu'elle arborait ce surnom. Ou alors simplement parce que c'était mieux que Ecat ou Catie. Toutefois, Samuel n'allait pas lui demander cela. Il n'était pas autant abruti pour oser demander quelque chose qui n'avait rien d'important. Il posa sa main sur le comptoir plus précisément sur l'un des livres que la jeune femme venait de poser. En aucun cas, il ne l’interrompue dans sa quête de son prénom. Si cela l'amusait, alors il la laissait faire. Voyant le visage qu'elle faisait lorsqu'elle réfléchissait, il ne pu s'empêcher d'émettre un petit rire. Elle était très mignonne de cette façon. Terriblement séduisante même. Il arqua un sourcil lorsqu'il l'entendit dire qu'elle pensait que c'était quelque chose de court. « Si six lettres c'est court pour toi, alors pourquoi pas. » rétorqua t-il avec un demi sourire. Le jeune homme la regarda encore chercher son prénom, la main toujours posé sur un des livres, tandis que sa seconde main ne vienne se poser dans la poche de son jean. « Bingo ! » La jeune femme venait enfin de trouver son prénom, ou plutôt son surnom. « Sam si tu veux. Bien que je ne soit pas celui qui ne boit pas, mais plutôt l'inverse. » C'était une blague qui n'en était pas vraiment une. Mais, il fallait bien faire dans le rire. Ses yeux vinrent se poser sur sa main. Ses doigts tapotèrent le livre, manquant de l'abîmer. « Samuel pour te servir charmante demoiselle. » A la fin de ses paroles, un petit sourire des plus raisonnables s'était glisser sur ses lèvres. « Ou devrait peut-être dire charmante Cat. » Il fit claquer sa langue contre son palais quand il prononça le nom Cat, d'une manière presque subtile. Le surveillant était déjà en train de la séduire, il se diriger vers une bonne voie. Enfin, ça c'est ce qu'il pensait.
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Dim 26 Fév - 23:58

« Ah, ah ! » s’exclama-t-elle en ouvrant grand ses paupières, sautillant à moitié sur ses petits pieds « Je le savais ! Je suis vraiment très douée. Les jeux, c’est mon truc. » affirma-t-elle dans un clin d’œil espiègle. Il n’y avait pas à dire, Ecaterina savait faire dans le grandiloquent. Il s’avérait qu’elle était une comédienne particulièrement géniale quand elle s’en donnait la peine ; c’était facile. Après tout, ce n’était pas donné à tout le monde de se dandiner devant une caméra en récitant des slogans stupides à longueur de journée. Elle avait du talent, même sa propre mère le reconnaissait quelques fois. Offrant à son interlocuteur un franc sourire, elle se mit à discrètement se balancer d’avant en arrière, comme une petite fille prise sur le fait accompli. Accompagnant sa routine de regards distraits au plafond de la boutique, elle repoussa l’air de rien une longue mèche de cheveux de son visage. Elle s’arrêta graduellement de pivoter sur elle-même seulement quand elle donna l’impression de ne plus s’intéresser aux affiches sur les murs. Pinçant délicatement ses lèvres, elle toisa ouvertement Samuel des pieds à la tête avant d’arrêter ses yeux aux paupières légèrement plissées sur son charmant visage « Sam. Entendu. » dit-elle, tout simplement. Derechef, elle se mit à rire à sa blague (qu’elle trouva de mauvais goût) et rentrant dans son jeu, elle lui donna une toute petite tape complice sur son épaule. Prenant un ton plus que pompeux, elle ajouta dans un éclat rauque « Mais c’est qu’il est drôle, en plus ! »

Ah, la flatterie. Ecaterina n’était pas de ceux qui usaient de ce procédé dans sa vie de tous les jours. Tout simplement parce que ce n’était pas dans son tempérament de mentir dans le but d’aider quelqu’un à se sentir mieux ou pour obtenir quelque chose en échange de compliments qui n’étaient pas sincères. Néanmoins dans ce cas de figure, elle admettait volontiers éprouver une certaine satisfaction à flatter l’égo de ce jeune homme qui semblait boire ses paroles et qui lui donnait la sensation d’être capable de croire toutes les balivernes qu’elle lui raconterait.

Si c’était dans les mœurs des femmes de cette ville de se laisser charmer de la sorte, on pouvait officiellement déclarer que Cat n’était pas une jeune femme comme les autres. La subtilité, c’était important pour elle et force était de constater que Samuel n’était pas doté d’une délicatesse innée. De toute manière, Ecaterina trouvait tout ça grotesque. Ce genre d’histoire tirée par les cheveux, c’était bien beau dans les films et encore. De son point de vue (tout à fait caustique), la blondinette trouvait que les héroïnes des comédies romantiques (qu’elle regardait en boucle dans le plus grand des secrets sous peine d’opprobre de celui qui osait dénoncer son occupation préférée du vendredi soir) n’étaient que des traînées aux cheveux soyeux, souvent d’une naïveté sans bornes avec des goûts vestimentaires douteux. C’est vrai: qui à part Meg Ryan pouvait porter des sous-pulls à col roulé même en été ? Que Dieu punisse tout les scénaristes de ces mensonges sur pellicule. Carrie Bradshaw et ses chaussures de grandes marques n’étaient que des usurpatrices. Non, rien ne se passait comme ça dans la vraie vie. Le cœur brisé qu’elle fut alors était plutôt bien placé pour le savoir. Aussi, et malheureusement pour ce garçon, Ecaterina Sara Robertson avait peut-être le cheveu soyeux –à cette réflexion, elle glissa ses doigts délicats dans sa crinière brillante– mais (que Gale lui en soit témoin) elle n’avait rien d’une traînée (amen).

C’est pourquoi, malgré l’incommensurable plaisir que lui procurait sa petite comédie candide, elle préférait cesser ce manège. Répondre aux regards insistants de son interlocuteur, ce n’était pas honorer ses principes –et des principes, la jeune fille en avait et des tas. De ce fait, quand Samuel recommença à la caresser dans le sens du poil (il disait être là pour la servir. Evidemment qu’il était là pour la servir, elle voulait bien le croire), elle inclina la tête et se dirigea derrière son comptoir sans prononcer ne serait-ce qu’un traître mot. Elle réfléchissait à la manière la plus courtoise de lui faire comprendre qu’elle avait saisi, mais que non, elle n’était pas intéressée par son corps d’éphèbe et encore moins par sa mèche touffue.

C’est alors que le beau brun lui asséna le coup de grâce. « Charmante Cat. » avait-il dit, claquant sa langue rugueuse contre son palais. Quel âge avait-il ? A première vue, il était plus vieux qu’elle, Cat ne se trompait jamais dans ses estimations. Elle se souvenait des techniques d’approche des jeunes hommes qui fréquentaient les différents bahuts qu’elle avait côtoyés quand elle était encore jeune et innocente et elle admettait que, même les mains aux fesses dont on l’avait gratifiée autrefois, paraissaient nettement plus appétissantes que cette mise en bouche indigeste. « Charmante Cat. » C’était pire que tout. Franchement, elle avait été la victime de plusieurs tentatives désespérées, mais alors là. Posant ses paumes sur la surface du comptoir, la jeune fille ne put s’empêcher de rire. Un rire un tantinet nerveux qui trahissait son effroi face à la situation.

« Je m’excuse, pardon. » Ella marqua une courte pause et posa une main sur le haut de sa poitrine qui se soulevait au rythme de sa respiration difficile. Elle sentit son cœur cogner très fort alors qu’elle retrouvait peu à peu son calme. Après s’être éclaircie la voix, elle enchaîna « Je ne veux pas te vexer, loin de moi cette idée, je t’assure. Seulement, le coup du tête-à-tête à la librairie, on me l’a déjà fait. » Elle arqua un sourcil tout en tournant la tête pour ne laisser entrevoir que son profil au jeune homme. Laissant échapper un petit rire furtif, elle retourna le visage vers lui pour le regarder bien en face, cette fois « J’avais dix-sept ans, imagine un peu à quel point tu es en retard. Il était déjà plus doué que toi, plus subtil. Je crois que c’est ce qu’il te manque. De la subtilité, Samuel. » Elle élargit son sourire pour laisser entrevoir ses dents parfaitement alignées. Ecaterina attrapa les livres sur lesquels Samuel avait appuyé sa main et en haussant les sourcils, continua tranquillement « Cela dit, je te trouve plutôt mignon dans le genre piège à vieilles friquées du country-club –tu sais, celui près de l’église ? » Elle passa sa langue sur ses lèvres puis posa sa main libre sur sa hanche. Elle glissa une œillade vers lui, la mine sereine, mais souriante « Personnellement, je reste dans les valeurs sûres. Un blond ou rien. » Elle le toisa avec une certaine arrogance dans le regard, se retournant ensuite pour déposer sa pile de livres sur l’étagère à côté. Elle n’était pas impolie, elle restait tout à fait courtoise, gardant son calme comme à chaque fois. Le ton de sa voix se faisait posé, bien que subitement secoué par un rire resté coincé au fond de sa gorge. Avec décontraction, elle glissa ses livres sur l’étagère et y jetant un dernier coup d’œil pour vérifier leur alignement, elle tourna sur elle-même pour plonger ses pupilles d’un bleu très clair dans celles de Samuel « Alors si tu n’as pas besoin de mes services –comprends : un renseignement sur un article qui se trouve dans la boutique et pas un cinq à sept torride dans ta voiture pourrie–, je vais te demander de t’en aller, s’il te plaît… » Elle s’interrompit, prenant une profonde inspiration et elle conclut en soufflant tout bas « Samuel. » Ecaterina soutint son regard, longtemps. Appuyant son coude sur le comptoir, elle posa son menton dans sa paume ouverte, attendant sagement que Samuel cède en premier.
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Mar 28 Fév - 21:43

La séduction était un art. Non, un art à proprement parlé. Mais, un art qui se devait d'être manié avec délicatesse, avec finesse. Samuel, n'était certes pas le meilleur dans ce domaine là, mais il n'était pas non plus très mauvais. Il savait comment s'y prendre avec les femmes. Du moins, avec certaines. Il savait comme charmer et envoûter une femme qui avait de l'argent. C'était d'ailleurs avec elle qu'il s'en sortait le mieux. Étrangement les autres femmes – les plus jeunes – adoraient le faire tourner en rond, comme-ci elles voulaient voir ce qu'il allait leur proposer par la suite. Peut-être s'attendaient-elles à ce qui les invites à dîner ou alors qu'il leur offre un bijoux. Si c'était le cas, alors elles se trompaient fortement. En effet, le jeune homme n'était pas un garçon qui séduisait grâce à des présents. Il n'avait pas beaucoup d'argent et n'allait donc pas le dépenser pour des femmes qu'il n'allait plus voir par la suite. C'était absurde. Il y avait des limites. Peut-être que Madeleine s'attendait à quelque chose de ce genre, à une invitation. Mais, alors si tel était le cas, alors le jeune homme se disait quel pourrait attendre encore longtemps. Il se voyait mal inviter quelqu'un au restaurant. D'ailleurs, les restaurants ce n'était pas son truc, il préférait amplement les bars, où l'alcool était disponible et où il pouvait s'amuser en toute tranquillité. C'était assurément mieux. Il arqua un sourcil lorsqu'il entendit Ecaterina rire. Elle avait l'air d'une enfant qui semblait avoir découvert une devinette. Elle même disait qu'elle était douée. Samuel ne put réprimer un rire rauque. Face à cette situation, il ne pouvait que rire. En aucun cas, il ne percevait le fait qu'elle se moquait sûrement de lui, qu'elle se jouait de lui. Qu'importe de toute manière. Ce n'était pas bien important. Bien, apparemment, maintenant elle allait l'appeler Sam, si cela pouvait lui faire plaisir, cela n'allait pas déranger au jeune homme. Il s'en moquait un peu. Il s'habituait aux surnoms qu'on lui donnait. Mon lapin, Youngblood ou alors tout simplement Samuel, bref il s'habituait à tout les noms qu'on pouvait lui donner. Il n'avait pas grand choix à vrai dire. Ce n'était pas comme-ci on lui demander son avis. Lorsque Madeleine ou Anna l'appelait Youngblood, il pouvait leur interdire, mais cela n'allait rien changer. Puis, sortant de leur bouche, cela sonnait mieux que son prénom. Bien, qu'elles le prenaient un peu de haut de cette manière, lui il n'en éprouvait pas le moindre mécontentement. Le jeune homme ne répondit pas à la blondinette. Il ne la connaissait pas, il venait seulement de faire sa rencontre aujourd'hui, il ne savait donc pas comment est-ce qu'elle prenait ses avances. En aucun cas, il ne s'attendait à ce qu'elle rigole de ses blagues, qu'elle cède du premier coup, qu'elle succombe. Cela aura été beaucoup trop facile. Beaucoup moins drôle.

Lorsqu'il entendit un autre rire de celle-ci, il ne put s'empêcher d'arquer un sourcil. La surprise ne se lisait pas entièrement sur son visage, pourtant c'était presque ce qu'il ressentait. Certes, il ne la connaissait pas le moindre du monde, certes il n'était pas devin et ne pouvait donc lire dans les pensées. Mais, pourtant une infime pensée se demandant quelle était la raison de ce rire, traversa son esprit pendant une fraction de secondes. Ce ne fut pas un rire niais, un rire digne des jeunes filles godiches, mais plutôt un rire nerveux qui était sortit de sa bouche. Il y avait de quoi l'étonner. Toutefois, il ne se préoccupa pas de cela. Qu'elle était nerveuse ou non, n'était pas quelque chose qui allait l'étonner. Certainement pas. Samuel n'était pas un grand professionnel dans le comportement des femmes. Cela était quelque chose qu'il ne niais pas ; pourtant quelquefois il semblait comprendre les ficelles, les gestes qu'une femme pouvait faire. Bien qu'il semblait avoir un cœur de pierre, il pouvait quelquefois comprendre pourquoi une jeune femme pleurait, quel mal lui avait on fait. Ce qui était certainement rare. Il n'était pas non plus quelqu'un qui voulait tout savoir. Car il savait que si un homme commençait à être autant proche d'une jeune femme, à partager ses moindres secrets, alors pour elle, à ses yeux l'homme ne pouvait qu'être un ami, un confident. Ce qui était inconcevable aux yeux du jeune homme. Peut-être qu'il se trompait et peut-être ce dont à quoi il pensait été faux, mais cela était quand même une réflexion propre à son esprit. « Si ton lieu de travail n'était pas une libraire, et si tu n'étais pas aussi séduisante, peut-être qu'on ne te ferais pas autant le coup du tête à tête. Et ne t'inquiètes pas va, il en faut plus pour me vexer. » A la fin de ses dernières paroles, il émit un petit rire qui se voulait faux, irréel ; comme pour montrer que la jeune femme n'allait pas se débarrasser aussi facilement de lui, autant qu'elle pouvait le croire. Le rire d'Ecaterina se fit entendre, encore. Samuel la regarda à la fin de ses paroles, un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Peut-être ne se rendait-elle pas compte de qui elle avait en face devant elle, de la personne qui était en train de la charmer. Peut-être penser t-elle que c'était simplement un jeu et que le jeune homme allait s'en lasser bien vite lorsqu'elle lui aurait fait comprendre qu'elle refusait ses avances. Si cela était le cas, alors ce n'était que des plus comiques. Il avait comprit qu'elle essayait de lui faire passer un message, il l'avait d'ailleurs parfaitement compris. Mais, il prenait ses remarques avec calme, avec légèreté. C'était ce qu'il y avait de meilleur à faire.

Lorsqu'il l'entendit dire qu'elle avait dix-sept ans lorsqu'on lui fit le premier tête à tête à la librairie et que le jeune homme avait été beaucoup plus subtil que lui, alors il ne put que se rendre compte qu'effectivement la tâche qui était de la séduire n'était pas facile. Cela était même beaucoup plus difficile de ce qu'il n'avait pu espérer. Alors, qu'il avait posé sa main sur un des livres, Ecaterina enleva les livres en haussant les sourcils. Le surveillant soupira avant de la regarder dans les yeux, suivant ses faits et gestes. « Qui te dit que je connaît le country-club ? » Malgré le fait qu'il ne l'avouait pas, il fallait avouer que la blondinette marquait un point. Oui, il connaissait parfaitement le country-club, il connaissait certaines femmes – qui n'étaient pas en manque d'argent – allant souvent dans ce club. Mais, il se tût bien de le dire. Pourtant, il lui semblait que cela ne se voyait pas sur lui, enfin seulement quand on le connaissait et quand on savait ses techniques de séduction, alors il était très facile de savoir qu'il fréquentait ce genre de femme. Au moins, comme cela il n'avait pas besoin de l'avouer. Il ne fit pas attention à la dernière phrase qu'elle venait de lui dire. Du moins, il en retenu seulement le fait qu'elle venait de dire « le blond ». Face à ces paroles, Samuel dut reconnaître qu'il essayait de charmer une jeune fille qui était apparemment en couple. Cela rendait le danger encore plus présent. Lui, qui était inconscient, lui qui ne faisait pas attention à ce qu'il pouvait se passer, s'en moquait un peu. Il aurait pu être un tantinet plus conscient, faire plus attention à ce qu'il pourrait dire, pourtant non. Cela ne lui semblait pas capital. Faire cela ne lui semblait d'aucune utilité. « Je comprend donc qu'un blond hante ton cœur. Tu es décidé à lui rester fidèle ? Comment se nomme ce chanceux ? » Samuel ne donna aucune proposition de prénom. Il se doutait que c'était une personne qu'il ne connaissait pas. Dans tout les cas, s'il la connaissait ou non, cela n'aurait pas changé grand-chose. S'il demandait cela à Ecaterina, c'était seulement car il aimait bien les femmes qui lui faisait de la résistance. C'était beaucoup plus plaisant.

Le surveillant se redressa, en posant ses mains sur le comptoir. Il resta pendant un instant immobile tandis que la jeune femme était en train de ranger des livres. Sans rien dire, il la regarda. Quelques secondes passèrent, avant que Ecaterina ne plonge ses magnifiques yeux dans les siens. Peut-être que cela pouvait sembler stupide, mais c'était la première fois qu'il croisait de si jolis yeux, de si si beaux yeux bleus. Ils n'étaient même pas d'un bleu anodin mais plutôt d'un bleu hypnotisant. C'était des yeux sur lequel on ne pouvait que se concentrer. Tellement le regard de la blondinette pouvait en éblouir plus d'un. « Je ne vois pas quel renseignement je pourrais te demander. » Il regarda un instant la boutique, à la recherche de quelque chose qui était peut-être existant. « Pour info' je n'ai pas une voiture pourrie comme tu sembles l'imaginer, mais une moto. Bien que pour avoir un cinq à sept torride comme tu dit, il est mieux d'avoir une voiture. » Malgré le fait qu'elle lui avait dit des formules de politesses, Samuel n'était pas décidé à s'en aller. Il était quelqu'un de très borné et il n'était pas du genre à abandonner facilement. Il l'entendit souffler tout bas son prénom, ce qui eu pour conséquence de lui faire esquisser un petit sourire. Ne baissant pas les yeux, il soutint son regard, ne voulant pas être le premier à céder. Ce n'était pas son genre. Enfin, il se décida à faire un pas en direction d'une étagère de lires. Pendant quelques secondes il fit semblant de lire les reliures des livres avant que sa voix ne s’élève dans la pièce. « Je ne sais pas si je vais m'en aller tout de suite. A vrai dire, j'hésite encore un peu à rester. » Il employa un ton insolent, un ton qui lui était bien propre. Se retournant, il croisa le regard de Ecaterina. Il ne la connaissait pas, ne savait pas de quoi elle était capable. Ils étaient deux inconnus qui se découvraient simplement parce que l'un avait sauvé l'autre.
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Jeu 1 Mar - 17:22

Ecaterina ignorait ce qui pouvait pousser des gens comme cette énergumène nonchalante à la mèche rebelle qui se tenait devant elle à faire aussi ouvertement du rentre-dedans à de parfaites inconnues dans son genre. Elle était loin d’être naïve, elle connaissait les raisons profondes d’une telle attitude et ne préférait pas s’imaginer le nombre exact de fois où il était parvenu à ramener une pauvre innocente chez lui. Cat aimait les siestes crapuleuses, mais pas avec un client de la librairie et encore moins avec un Dom Juan à la verve douteuse rencontré dix minutes plus tôt. Il devait en tirer des avantages plus que satisfaisant, cela dit. Sinon, il ne s’entêterait pas à continuer dans cette direction, c’était indiscutable. Peut-être qu’il souffrait d’un complexe d’infériorité et qu’il n’arrivait pas à garder une petite amie suffisamment longtemps à cause de ses médiocres performances ?

Une autre fois, Ecaterina se mit à rire, masquant sa jolie bouche avec ses doigts. C’était mesquin de faire des conclusions hâtives, mais elle s’amusait beaucoup à s’imaginer que ce bellâtre à la coupe de cheveux démente n’était en fait qu’un impuissant à la recherche de la perle rare qui réussirait à lui faire tenir la cadence plus longtemps que deux minutes. Néanmoins, la blondinette ne put s’empêcher de jeter la pierre à ces inconscientes qui s’amourachaient du premier venu, se laissant distraire par de belles paroles et –elle jeta un coup d’œil discret aux mains imposantes du jeune homme– des mains qui donnaient l’impression de savoir ce qu’elles faisaient. Ecaterina était peut-être vieux jeu, mais coucher avec n’importe qui ne faisait pas partie de ses passe-temps favori. Devait-elle s’excuser d’être une fille avec quelques principes ? Absolument pas. Elle était particulièrement fière de respecter une certaine ligne de conduite qu’elle avait mise en place depuis un certain moment déjà. Lorsqu’elle avait quitté Lima, qu’elle s’était sentie seule et démunie face à propre lâcheté, elle aurait très bien pu faire passe son chagrin en partageant des parties de jambes en l’air avec des étudiants de passage, mais elle ne l’avait pas fait, jugeant que ce n’était peut-être pas le meilleur moyen de raviver le peu d’estime qu’elle avait déjà pour elle-même.

Samuel devait avoir du succès auprès de la gente féminine –et masculine, pourquoi pas ? Ecaterina admettait qu’il n’était pas désagréable à regarder. Il était très grand (bien que ce ne fut pas très compliqué d’être plus grand que la jeune fille), plutôt bien fait et la peau brune de son visage lisse accrochait le regard. La ligne de sa mâchoire était fine, impressionnante. Le tout dans une harmonie de mèches parsemées de reflets plus clairs qui l’avait de suite interpellée ; il ne devait pas être étranger aux œillades insistantes dans la rue. Elle le soupçonnait de beaucoup apprécier ça, d’ailleurs. Malheureusement, rien n’est jamais parfait. Une chose pêchait chez lui : son arrogance ; elle était perceptible à des kilomètres à la ronde.

Dans les yeux de Sam, Cat décelait la certitude qu’il allait bel et bien réussir à lui mettre le grappin dessus. Et bien, elle connaissait une vieille expression française qui disait que l’espoir fait vivre. Jamais auparavant elle n’était parvenue à l’utiliser dans un contexte favorable, mais sur ce coup, ce vieil adage se prêtait parfaitement à la situation ! La jeune fille était persuadée qu’il se remettrait de son affront. Qu’il ne se laisserait pas démonter par une petite libraire désinvolte et qu’il repartirait en quête d’une autre donzelle plus docile à amadouer si tôt qu’il aurait compris qu’elle n’était pas célibataire. Ecaterina ne faisait aucun souci pour lui, pas du tout. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’elle lui avoua d’être déjà retrouvé dans cette posture. C’était un fait réel, ce n’était pas un mensonge pour tenter de le repousser et pendant un court instant, elle se rappela le sentiment étrange qui avait secoué son petit ventre quand elle avait enfin cessé de faire l’autruche et qu’elle avait accepté le fait qu’elle était amoureuse de Gale. Ne perdant pas pieds pourtant, elle continua son travail, comme si de rien n’était. Apparemment, il prit plutôt bien le fait qu’il manquait d’originalité et se mit même à rire ; un rire qui sonnait faux, mais grave et profond. Un rire qui aurait pu lui plaire, s’il n’était pas autant travaillé. Cet éclat fit arquer un sourcil à la jeune fille qui ne lâcha pas ses livres du regard, attendant la chute. Tant mieux s’il n’était pas vexé, elle n’était pas prête à le consoler si jamais il s’était avéré que sous cette carapace de demi-dieu grec, une pleureuse italienne se planquait.

Son sourcil formant un accent circonflexe au dessus de son œil gauche, la blondinette se retourna face à son interlocuteur. Il voulait connaître le prénom de son petit ami ? Ouhla… se mettre à lui parler de Gale, c’était prendre le risque de voir à quel point elle était amoureuse. Se montrer aussi sensible, c’était perdre la face et elle ne pouvait pas se le permettre. Elle avait déjà du mal à se reconcentrer quand elle recevait un texto de sa part, elle était consciente que si elle se mettait à couvrir son petit ami de louanges, elle ne pourrait plus s’arrêter et y passerait toute la fin de sa journée. De ce fait, Ecaterina préféra rebondir sur la deuxième partie de sa phrase ;

« Je comprends que la fidélité soit un concept qui t’échappe. Tu n’es pas le seul, dans ce cas, si ça peut te rassurer. Je connais beaucoup d’hommes qui ont du mal avec ce principe. » Elle esquissa un petit sourire taquin puis pencha doucement la tête « Je prendrais bien cinq petites minutes pour t’expliquer en quoi ça consiste, mais j’ai comme l’impression que même mes arguments les plus lourds n’auront aucun effet sur toi. » Elle passa sa langue sur sa lèvre inférieure en détournant la tête, rangeant les livres qu’elle venait de récupérer dessous la main de Samuel ; elle était ravie d’avoir su détourner son intérêt du sujet petit-ami.

Se frotter à Ecaterina, c’était se confronter à 1m60 (plus ou moins, elle avait bien le droit de se grandir de quelques centimètres, non ?) d’obstination. A première vue, ce n’était pas angoissant et il était normal que n’importe quel grand garçon soit sûr d’en venir rapidement à bout, mais force était de constater que c’était la sous-estimer de penser qu’elle lâcherait l’affaire aussi facilement ; petite, mais coriace. Ecaterina avait de l’aplomb. Verbalement parlant, il n’y avait pas grand-chose qui lui faisait peur. Samuel manquait cruellement de répartie, pensa-t-elle. Elle se mit donc en tête de le faire descendre de son piédestal en lui coupant l’herbe sous le pied, lui retirant tout le plaisir de la gratifier de quelques compliments de plus. Soutenant son regard avec désinvolture, elle cala son coude sur le comptoir et ne le lâcha pas des yeux.

« Une moto, vraiment ? » questionna-t-elle, les sourcils haussés. Elle se mordilla le bout de son petit doigt, faisant mine de réfléchir « Hum, hum... c’est sûr que ça ne doit pas être très confortable. Ça doit manquer de stabilité et puis les courants d’air, tout ça… » Elle plissa les yeux, ne détournant toujours pas les pupilles. S’il comptait sur elle pour détourner le regard en premier, il se fourrait le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Elle détestait perdre, elle jugea bon de le prévenir, d’ailleurs « Tu sais, je n’aime pas perdre. Si tu ne baisses pas les yeux et que l’arrivée d’un client me force à le faire en premier, tu risques fort de m’avoir à tes trousses pendant un certain moment. Je vais vouloir rejouer la revanche. » Elle cilla pendant un temps puis chuchota d’une grosse voix théâtrale, se penchant sensiblement sur Samuel « Et je sens déjà d’ici qu’elle sera terrible. » Il détourna enfin les yeux pour s’intéresser aux reliures des livres à côté. Automatiquement, Ecaterina se redressa, satisfaite. Néanmoins, le jeune homme lui fit savoir qu’il hésitait à partir. Agacée, la blondinette roula des yeux et après avoir prit une profonde inspiration, débita « Okay, alors on va être plus claire, histoire que le monsieur comprenne. Je ne compte pas coucher avec toi, Don Diego. T’auras beau rester ici toute la journée et faire mine de savoir lire autre chose que les numéros de téléphone des nanas bourrées que tu ramènes chez toi les soirs de grandes fiesta, rien n’y fera. » Ecaterina croisa les bras sur sa poitrine, tapotant en rythme ses doigts sur son avant-bras droit, elle haussa les épaules en même temps, inclinant la tête sur le côté. Un sourire triomphant se dessina sur son visage « Ouais, epic fail ! »
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Dim 4 Mar - 18:36

Samuel aurait pu passer son après-midi à sortir, à dormir ou aller à rendre visite à certaines connaissances ; pourtant non, la seule idée qui lui était venue était d'aller à la librairie. Stupide idée. Non, pas qu'il regrettait d'être venue dans la boutique, mais il regrettait plus le temps de perdre son temps avec une conquête qui visiblement n'avait pas envie de faire partie de son tableau de chasse. C'était perdu d'avance. Il le savait à chaque mots, chaque gestes que la jeune fille faisait. Pourtant, il n'aimait pas perdre, et il n'était pas non plus du genre à abandonner aussi facilement. C'était son caractère ; têtu. Alors, même s'il se recevait les pires insultes à la figure, il n'abandonnait pas – mise à part quand il le devait vraiment. Peut-être qu'il attendait le coup final que lui porterait Ecaterina, de savoir quand est-ce qu'elle allait vraiment s'emporter contre lui. Une infime partie de son esprit persistait à croire qu'il aurait dû se comporter en une autre manière après avoir sauvé une si jolie blonde. Sauf que ce n'était pas son genre de se comporter en gentleman, ni de charmer avec délicatesse une femme. Lui, il préférait ne pas y aller pas quatre chemin, préférant séduire avec passion plutôt que d'y aller avec douceur. Certes, cela ne lui permettait pas souvent d'avoir toutes les femmes à ses pieds, mais il n'allait pas se plaindre de ça. Certaines tombaient sous son charme, ne se lassait jamais des paroles fausses qu'il pouvait leur prononcer. A croire qu'elles étaient naïves ou alors c'est qu'il dégageait un charme ensorcelant envers eux – c'est d'ailleurs ce qu'il s'amusait à croire. Car Samuel savait qu'il était beau, séduisant, désirable. Il se doutait qu'une femme avait toujours du mal à lui résister, à moins qu'elle est une véritable raison. Alors, il jouait énormément de cela, car c'était facile, car c'était beaucoup plus amusant. Briser des cœurs, se servir de la personne, lui dire des mots délicieux qu'il ne croit pas forcement, partager un moment avec une personne avant de l'abandonner lâchement. C'était presque tout un art de vivre. Quitte à passer pour un homme sans cœur, un croqueur de diamants, qu'importe. Tant que le surveillant n'était pas riche, alors il allait continuer à se servir des femmes riches plus âgées. Ses meilleurs conquêtes étaient le plus principalement des femmes beaucoup plus âgées que lui, elles venaient de perdre leur mari alors il n'y avait rien de mieux que d'éprouver du plaisir – qu'elles ne retrouveraient sûrement jamais – l'espace d'un instant avec un jeune homme agréablement attirant. Rare était les fois où celles-ci refusaient. Bien entendu, il fallait que le jeune homme prenne sur lui, qu'il oublie ses pensées, mais il y avait quelque chose à la fin, ce n'était jamais peine perdue. Toutefois, depuis quelques temps, Samuel ne courrait plus autant vers les femmes riches, il séduisait seulement sans finir sous les draps avec la riche héritière. Cela était dû en parti, car il essayait de séduire Madeleine – qui n'était pas du tout décidée à accepter ses avances – et en parti aussi car il voulait essayer un nouveau mode de vie. Un mode de vie peut-être plus délicat. Il pouvait essayer ; bien qu'il se doutait qu'au fond cela n'allait peut-être rien changer. Néanmoins, un changement ne voulait pas dire, à ses yeux, qu'il fallait qu'il arrête de séduire toutes les femmes qu'il trouvait séduisante. Cela aurait été beaucoup trop difficile.

Son regard était posé sur Ecaterina, ne la quittant pas du regard. Quelquefois, il se félicitait lui même à avoir de très bon goûts niveau femme. Il ne choisissait jamais de charmer des femmes laides, il préférait plutôt les femmes superbes. Bien qu'il fallait l'avouer, ravir une femme plaisante était presque un peu plus difficile que de séduire une femme qui n'avait aucun atout. L'employée de la librairie devait se douter qu'elle était séduisante, savoir que rare étaient les hommes qui pouvaient ne pas succomber à ses magnifiques yeux bleus et à elle. Seulement, le surveillant venait de comprendre qu'il voulait mettre sur le grappin sur une conquête inaccessible. Elle venait de lui dire que son cœur était déjà habitée par quelqu'un. Aucune place pour lui alors, c'était peine perdue. La parti était déjà jouée. Les jeux étaient déjà fait. Toutefois, Samuel était bien décidée à se délecter de cette discussion. Il avait été très difficile de prévoir qu'il séduisait une femme déjà en couple, et qui plus est semblait vouloir rester fidèle. Si le jeune homme avait eu des valeurs respectables, alors il aurait comprit cela, et n'aurait pas chercher plus loin ; seulement il n'avait pas de valeurs, il était insolent et cela n'allait guère changer.

Lorsque Ecaterina rétorqua sur ses paroles, il ne répondit pas. Juste un sourire hypocrite illumina son visage. Bien que d'habitude il n'écoutait pas obligatoirement ce que l'on lui disait, force était de voir que cette fois-ci le jeune homme se ravissait d'entendre les paroles de la jeune femme. A vrai dire, il n'avait rien de mieux à faire, à part embêter l'employée et écouter ce qu'elle pouvait lui rétorquer. Le sourire qu'il avait pu avoir ne quitta pas son visage, c'était presque comme-ci il lui rendait le sourire taquin qu'elle lui lançait. Il n'appréciait pas énormément le fait qu'elle lui parle de fidélité et qu'elle se permette de le juger autant rapidement. Néanmoins, il se moquait de cela – tout comme il pouvait se moquer de presque tout. Si cela enchantait la jeune femme, alors il n'avait rien de mieux à faire, à part rire. Loin d'être stupide, il avait remarqué qu'elle n'avait pas répondu à sa question sur le prénom de son petit-ami, ni sur sa question précédente. Peut-être ne voulait-elle pas briser sa carapace devant lui. Ce qui pouvait sûrement être vrai. En effet, Samuel se mentirait à lui-même s'il ne s'avouait pas que bien qu'elle était très belle, Ecaterina avait aussi un fort caractère. Elle lui donnait l'impression qu'elle ne mâchait jamais ses mots et qu'elle n'était pas prête à se faire manipuler. Bien que la partie était déjà presque gagnée par elle, le jeune homme ne voulait pas perdre la face, et préférait continuer à se la jouer – comme il savait si bien le faire.

Passant la langue sur ses lèvres, le surveillant la regarda toujours droit dans les yeux, voyant qu'elle non plus n'était décidément pas prêter à baisser le regard. « Raison de plus pour abandonner l'idée de la moto. » Aussi mirobolant que ça pouvait l'être, Samuel venait lui-même de dire quelque chose qu'il ne s'attendait pas à dire. Rare fut les fois où il se contredisait lui-même. Mais, il voyait bien que la jeune femme se jouait de lui et que dans sa petite tête, elle n'avait aucune envie de partager quelque chose à lui. Ce qui il fallait l'avouer, était facile à prévoir. Toutefois, même si le jeune homme n'allait pas avoir quelque chose avec la jeune blonde, il s'amusait quand même à le faire croire. Puis, le temps passait, doucement, tranquillement. « Ce qui ne me plairait pas de t'avoir à mes trousses. » Il appuya ses paroles d'un haussement de sourcil. C'était comme-ci ils étaient en train de jouer, et que chacun s’amusait à lancer le dé, chacun leur tour. Quand il l'entendit qu'elle sentait que sa revanche serait terrible, il ne put s'empêcher de se rendre compte à quel point la discussion et la situation devenaient de plus en plus impondérable. Après avoir lui avoir fait un clin d’œil furtif, il quitta le regard de Ecaterina pour aller s'intéresser aux livres. Il ne fit pas attention que l'employée semblait plutôt satisfaite d'elle. Samuel lui fit comprendre qu'il n'était pas décidé à partir et qu'il comptait bien rester encore un petit peu dans la librairie. Visiblement, cela agaça la blondinette, qui ne tarde pas à lui dire qu'elle ne comptait pas coucher avec lui, et qu'il avait beau rester ici toute la journée en faisant mine de savoir lire autre chose que des numéros de téléphones de femmes saoul, cela n'allait strictement rien changer. Imprévisible. Étonnant. Samuel la regarda les sourcils froncés, un léger rictus s'était formé malgré lui sur ses lèvres. « Très bien. Visiblement j'ai fait fausse route. Ouah, t'as vraiment du caractère pour une simple employée de librairie. Moi qui croyait que j'allais facilement mettre le grappin sur toi, simplement parce que je t'ai évité une malheureuse chute, je dois avouer que je me suis trompé. » Le visage impassible, les yeux rivés dans ceux de la blondinette, Samuel émit un petit rire arrogant – qui visiblement n'avait rien à faire ici. « Si tu sembles autant fidèle à ton blond, alors je lui conseille de faire attention. Avoir une nana comme toi ne doit pas être de tout repos. Toujours être draguée par des hommes, je comprend que ça doit être épuisant. Dans tout les cas, je m'incline. J'ai perdu la bataille. » Les paroles qu'ils prononcèrent furent réelles mais quoiqu'un peu ironique. Mais, au moins il ne disait pas cela à tout le monde. Ce qui avait presque un semblant comique. Samuel mit une main dans sa poche, avant de se diriger vers la sortie, d'un pas non pressé. Se retournant vivement, il passa sa main gauche dans ses cheveux. « Tu … tss. » Poussant un juron parfaitement audible, le surveillant sortit de la libraire. Oui, Samuel aurait pu passé son après-midi à faire autre chose, plutôt que de s'amuser à séduire une libraire, qui venait de lui ôter les mots de la bouche. D'ailleurs les seuls mots qui lui restaient à dire n'étaient sûrement que des injures ou encore peut-être d'autres compliment qui n'auraient eu aucun impact.
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MessageSujet: Re: 02. Catch me, I’m falling.   Lun 5 Mar - 16:23

Samuel pouvait bien croire ce qu’il voulait, en l’occurrence que Cat était parfaitement consciente de son charme certain, elle se fichait éperdument de ce qu’il pouvait bien penser d’elle. Ils n’avaient pas élevés les cochons ensemble, qu’elle sache. Du bien, du mal ou quoi que ce soit d’autre d’intermédiaire, ça lui était égal la façon dont il percevait son attitude revêche. Cette rencontre –somme toute agréable– ne l’empêcherait pas de dormir cette nuit, ni les suivantes, ça non. Surtout qu’il semblait qu’elle avait gagné la bataille. Elle en était particulièrement fière, d’ailleurs et un petit sentiment de satisfaction s’insinua dans ses veines ; c’était tellement jouissif. Bien qu’elle n’ait pas douté de ses capacités à rabattre le caquet d’un grand brun à la mèche rebelle, évidemment. Elle avait de l’expérience dans ce domaine, elle savait comment s’y prendre. Il s’était juste avéré que Samuel était un tout petit plus tenace que les autres crétins qui s’étaient aventurés à la titiller d’un peu trop près. Bon, ce genre de choses arrivait. Ecaterina avait remporté le défi haut la main, elle n’avait plus peur de rien et telle Xena la guerrière –sans la jupette ridicule laissant deviner ses sous-vêtements affriolants–, elle se sentait prête à envoyer balader du mâle toute la sainte journée. Dommage qu’elle ait encore quelques heures à honorer à la librairie, elle aurait bien été louer un cheval pour parader dans le parc Lincoln en poussant son fameux cri de guerre.

N’empêche que grâce à l’entêtement du motard, la partie n’en fut que plus agréable encore, et sa victoire… sa victoire, elle allait la savourer au point d’en faire une indigestion s’il le fallait. Dommage que ce ne fut pas dans ses habitudes de faire la nique un costaud dans son genre, sinon elle ne se serait pas gênée pour lui rappeler à quel point il venait de se ridiculiser tout seul. Ecaterina était douée pour les jeux, elle le lui avait dit. Il aurait dû ravaler sa fichue fierté et prendre ses jambes à son cou pendant que l’occasion lui en était encore donnée, au lieu de fanfaronner comme Pépé le putois, la mèche en berne et roulant des mécaniques pour l’impressionner de toute sa stature de mannequin pour dentifrice. Le pauvre, avait fallu qu’il s’obstine et qu’il lui tende des perches qu’elle n’avait pas hésité à attraper, ce n’était franchement pas malin et ça prouvait encore une fois à quel point les apparences pouvaient être trompeuses. Se fier au faciès angélique de la blondinette, c’était à coup sûr se faire piéger. Au moins la prochaine fois, il saurait à quoi s’attendre et Ecaterina en était certaine, il ne s’aventurerait plus à lui faire le coup du Dom Juan des temps modernes.

S’il avait été un simple client lambda, peut-être qu’elle aurait été un tant soit peu contrariée à l’idée de donner une mauvaise image de sa petite personne, mais il était évident que face à ce genre de spécimen, la blondinette à la répartie acérée se fichait pas mal de briser le mythe de l’employée docile. Samuel se trompait ; Ecaterina ne faisait pas partie de celle qui se lançait des fleurs et se vouait un véritable culte, jouant de son physique pour obtenir ce qu’elle voulait, omettant l’importance de sa dignité. Elle savait qu’elle était mignonne, elle aimait beaucoup ses yeux et ne se plaignait pas d’avoir un teint sans défauts, mais lorsqu’on abordait le sujet de son physique, elle préférait détourner la conversation, mal à l’aise. Les compliments, elle n’aimait pas ça. Elle ne se regardait même pas dans le miroir, si ce n’est pour vérifier l’étendu des dégâts après une nuit agitée. Samuel aimait peut-être sa petite personne au point de gratifier son image de baisers goulus sur la glace de sa salle de bain, mais il ne fallait pas qu’il prenne son pathétique cas pour une généralité.

Epuisée par tant d’insistance à squatter son lieu de travail en toute impunité, Ecaterina perdit son sang froid –situation assez rare pour mériter d’être soulignée. Elle ne fit aucun détour pour faire comprendre à Samuel qu’elle ne succomberait pas à son charme d’ours mal léché et l’envoya sur les roses, sans scrupules. Le jeune homme se retourna vers elle, abandonnant définitivement son expression à la Johnny Deep et s’avoua vaincu. Il ne put s’empêcher de glisser une allusion à Gale. Ça ne plu pas à la jeune fille qui sauta sur cette occasion en or pour défendre l’honneur de son blond de petit-ami ; oui, elle ne plaisantait pas avec ces choses-là.

« Il n’a de conseils à recevoir de personne. Surtout pas de quelqu’un comme toi, Samuel. » dit-elle dans un grand sourire radieux. Elle suivit le parcours du jeune homme jusqu’à la porte et lui fit un tout petit signe de la main, faisant papillonner ses doigts tout près de son visage. Elle ajouta même un clin d’œil à sa panoplie de la parfaite pimbêche « Sois prudent. N’oublie pas ton casque. » Elle se redressa de toute sa petitesse et en joignant les mains, elle ajouta « Oh ! Et sors couvert ! La chlamydia fait un retour en force, j’ai entendu ça aux infos, l’autre jour… » Une nouvelle fois, elle lui fit un clin d’œil. Elle attendit patiemment qu’il décide enfin à sortir, tapotant ses ongles sur le bois ancien de son comptoir. Voyant qu’il tardait à le faire, elle lui désigna avec insistance la porte de ses deux mains tendues en direction de l’entrée « Bye ! » claironna-telle, les sourcils haussés et son sourire franc se transformant en une grimace des plus hypocrites. Il poussa un juron, Ecaterina s’offusqua en ouvrant grand la bouche, laissant presque entrevoir sa luette au fond de sa gorge. Avant qu’il ne sorte, elle se hissa sur la pointe des pieds derrière son comptoir, suivant son chemin de l’intérieur, elle eut le temps de lui lancer de sa voix grave « Tu devrais te rincer la bouche avec de l’eau de javel pour avoir dit ça ! » Puis se calant sur ses deux pieds, elle fronça le nez, souriant graduellement.

Ce petit entracte l’avait motivé à terminer au plus vite son rangement et n’attendant pas une seconde de plus, elle se dirigea vers l’endroit qu’elle avait abandonné plus tôt. Jetant un regard en coin à l’escabeau qui l’avait tout droit mené dans les bras de Samuel, elle se mit soudain à rire : jamais plus elle ne l’utiliserait.

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02. Catch me, I’m falling.

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