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 02. You can leave your hat on

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MessageSujet: 02. You can leave your hat on   Ven 24 Fév - 2:22


« Ouuuuuuuuh ! Yaaaaaaaay ! » Lexie descendit les deux shots de tequila qu'on lui tendit puis virevolta savamment sur son tabouret de bar. Elle adressa un sourire flamboyant au gentil garçon qui lui avait payé un verre - et s'était fait siffler le sien par la même occasion - secoua sa crinière rousse avant de s'éclipser aussi vite qu'elle était apparue. Lex n'était pas d'humeur à se retrouver avec qui que ce soit dans les pattes. Enfin, ne soyons pas mauvaise langue, si un morceau de choix s'était présenté, bien évidemment, elle n'aurait pas fait la fine bouche. Lexie Preston est de celles qui savent apprécier les plaisirs que la vie met en travers de votre chemin. Mais ce garçon n'était absolument pas un plaisir pour les yeux et avait la conversation d'un enfant de quatre ans sous sédatif. Mais bon, elle l'avait semé et avait eu de l'alcool gratuit sans qu'il se rende compte de rien. Le pouvoir d'une mini jupe et du fantasme de la rouquine... Problème plus grave, elle avait toutefois perdue de vue la table où elle s'était installée avec Santana et Summer... Ainsi que Santana et Summer elles-mêmes. Enfin, ceci étant, la première avait prévu de rentrer tôt et on ne pouvait pas dire que la britannique fasse grand cas de ce que la deuxième pouvait bien fabriquer. Elle fronça les sourcils, se retrouvant donc comme souvent échouée au milieu d'une foule plus ou moins inconnue. Néanmoins, c'était Lima ici et si elle avait été capable de toujours tomber sur une connaissance quelconque quand elle vivait à New-York, elle n'aurait aucun mal à s'en sortir dans cette ville de péquins. Elle grimaça à cette pensée, mais préféra ne pas s'en encombrer. Inutile d'y songer maintenant, sa vie était ici. Et ce n'était pas non plus la peine de peser ces paroles terrifiantes. Mieux valait profiter de cette soirée et faire disparaître toute envie de réfléchir dans des séries de teq paf. Comme elle s'y attendait, elle croisa une connaissance -le fleuriste gay qui s'occupait de la boutique à quelques pas de la galerie et dont elle usait et abusait des services- qu'elle s'empressa de suivre. Il complimenta sa tenue, elle fit un geste désinvolte de la main, l'air de dire je ressemble à ça au saut du lit, j'ai improvisé, je suis venue à la dernière minute. Alors que bien entendu une pile de vêtements, désormais informes, sur le plancher de sa chambre venait la contredire, tout comme les deux heures et demie qu'elle avait passé à s'apprêter. Le garçon n'était d'ailleurs pas dupe une seconde, mais eu la présence d'esprit de l'inviter à sa table sans relever.

Lexie s'installa donc à une table très masculine et pas très hétérosexuelle. Il y avait bien là quelques midinettes et des gringalets en costard qui se prenaient pour des originaux ouverts d'esprit, parce qu'ils allaient dans un cabaret avec des gays. So hype. Lexie eut un sourire en coin, en se demandant ce que ses amis londoniens penseraient de ces bouseux et de ce que les bouseux en question feraient s'ils se perdaient dans Soho ou Camden. Elle se contenta de rire d'une plaisanterie qu'elle n'avait pas écouté et accepta de se faire servir un nouveau verre. La rouquine échangea quelques sms avec ses colocataires divers, se moqua ouvertement du scepticisme de JJ face à ses activités nocturnes, mais l'oublia bien vite, profitant du spectacle qui ne manqua pas de se dérouler sous ses yeux. La musique - un petit peu clichée mais toujours efficace - retentit à plein volume et la londonienne cria de bon coeur avec la foule. Le strip teaseur était relativement bien fait de sa personne, pas trop bodybuildé mais pas du type androgyne non plus. Un mâle, un vrai, du fond de l'Ohio. La jeune Preston acclama le show man et fit les bons publics quand il s'approcha de leur tablée à grands renforts de regards langoureux et de déhanchés sensuels. Elle éclata de son rire franc et sonore, tandis que le jeune homme mimait en playback « You gimme reason to live » et qu'elle glissait 10$ dans son petit slip moulant. L'assistance applaudit, ce à quoi la demoiselle se joignit avec enthousiasme. Elle vida un nouveau shot et se proposa pour payer sa tournée, l'alcool la rendant plus généreuse et plus riche qu'à l'accoutumée. On approuva l'idée, bien sûr. Mais elle n'eut pas le temps de se lever que sa route fut barrée par l'arrivée impromptue d'un inconnu. Blond et charmant, mais inconnu. Elle échangea un regard entendu avec ses compagnons de beuverie, comme pour leur promettre que ses intentions étaient honorablesn mais que le destin semblait ne pas vouloir qu'elle paie ses consommations. « Besoin d'un coup de main mon vieux? » Il avait l'air passablement bourré et à l'ouest, mais peut-être était-il en mesure de comprendre les mots qu'elle essayait de prononcer. Ou peut-être pas, il avait l'air plein comme une amphore le pauvre garçon.


Dernière édition par Lexie A. Preston le Sam 25 Fév - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Ven 24 Fév - 12:52

Sex, Drugs and Rock & Roll. C’était le titre du documentaire que Robbie et Ryder, assis sur leur canapé, regardaient en commentant chaque témoignage. C’était un de leur rituel à appliquer lorsqu’ils passaient leur soirée ensemble. Avant de manger, il regardait ce genre de chose. Aujourd’hui le reportage concernait les nouveaux jeunes d’Amérique, qui avait la vie digne des anglais de la série Skins. Parties de jambes en l’air, rails de drogues, litres d’alcool bu, et autres extravagances de ce genre étaient les grands thèmes de la soirée. En tant normal, Robbie aurait été content de critiquer tout ça, mais ce soir, sans savoir pourquoi, il n’avait plus envie de rien. Peut être que le fait de regarder une émission sur les jeunes le faisait se sentir vieux, il n’en savait rien. Une chose était sure, il n’avait pas envie de continuer à regarder ça. Il se leva et enfila sa veste avant de dire à Ryder qu’il sortait prendre l’air, mais qu’il ne reviendrait pas très tard pour qu'il puisse dîner ensemble. Il dévala les marches quatre à quatre et la première chose qu’il fit, fut d’allumer une cigarette. Il marcha un peu dans le centre ville pour profiter de la soirée. Les rues n’étaient pas très peuplées, mais c’était mieux ainsi selon lui. Errant toujours un peu plus, il tomba sur le cabaret au détour d’une rue. Repensant à ce fameux reportage, voulant se prouver à lui-même qu’il avait toujours une vie active, il se décida à entrer. Ce soir, il abandonnerait sa petite routine, quelque peu chamboulée ces derniers temps, aux portes d’entrées.

L’avantage était qu’ici, il était sûr de ne connaitre personne. Ces amis n’étaient pas du tout du genre à venir ici. C’était l’échappatoire idéal pour s’amuser, se vider la tête sans avoir peur de se faire gâcher la soirée par une connaissance qu’il ne voulait pas voir. Il décida de s’assoir dans un endroit stratégique, où il pourrait voir le podium mais où il serait prêt du bar en même temps. Il garda sa veste sur lui et commença par commander un shot de téquila, qu’il but cul sec, avant d’en redemander un autre. Il n’avait pas envie de se bourrer mais un verre ou deux ne pouvait que l’aider. En une demi-heure, il avait déjà descendu plusieurs shot. Il ne savait pas le nombre précis puisqu’il avait perdu le compte au changement de danseuse sur le podium, et que la serveuse prenait bien soin d’enlever chacun de ses verres vides lorsqu'elle en apportait un nouveau plein. Il se rendit vite compte que l’alternance entre ses yeux baladeurs sur la scène et ses levés de coudes étaient rapides, mais personne n’était là pour le juger et il en avait plus que besoin. Bientôt, il ne pourrait plus boire d’alcool car il avait décidé de s’en passer le temps que Leah était enceinte. Une sorte de soutient si on peut dire ça. Les filles ne voudraient plus de lui non plus une fois qu’elles sauraient qu’il est le père d'un enfant. Et Hallie, n’en parlons pas. Son alcoolémie ne le dérangea pas jusqu’à ce qu’il cru voir Santana au loin, en train de sortir de la salle. C'était forcément une illusion, car il ne voyait vraiment pas ce qu'elle pourrait faire là. Et puis l'éclairage n'aidait pas, il avait cru la reconnaitre, mais avec autant d’alcool dans le sang, n'importe qu'elle brune, ou brun aux cheveux longs d’ailleurs, aurait put être Santana. Il se surprit même à applaudir en imitant le reste de la salle sur la prestation d'un garçon sur le podium, et voyant au loin, une fille ressembler à Hallie. Cette fois il en était sur, il délirait. Il connaissait trop bien Hallie pour croire qu'il y ait une chance minime de la trouver là. Ce fut l’élément déclencheur qui sonna l’alarme qui voulait dire : Stop Robbie, rentres chez toi.

Étant plutôt imperméable à l’alcool la réalité le frappa : il avait du boire beaucoup plus de téquila qu’il ne croyait, et devait donc être beaucoup plus tard qu’il ne le croyait aussi. Le fait d’être à jeun avait du aider au fait d’être saoul si vite. Il essaya de lire l’heure sur sa montre, mais n’arrivait même pas à voir les aiguilles tellement ses yeux n’étaient plus coopératifs. Il se souvint avoir dit à Ryder qu’il ne rentrerait pas trop tard, et décida de l’appeler dès qu’il aurait mis le pied dehors. Il n’avait pas envie de se réveiller demain avec une gueule de bois et dans une impasse glauque, ni dans un commissariat après avoir été arrêté pour tentative d’effraction chez quelqu’un croyant qu’il était chez lui. Il n’avait rien à envier aux jeunes du reportage. Il entreprit de prendre le chemin de fausse-Santana plus tôt pour se sortir d’ici. Essayant d'éviter un maximum les gens, chose qui n'était pas facile, il fini par heurter une demoiselle. Loin d'avoir les yeux en face des trous, il recula d'un pas pour voir qui était cette personne. Et là, l'alcool qui avait remplacé son sang ne fit qu'un tour. Hallie. Ce n'était pas une illusion qu'il avait eu tout à l'heure, c'était vraiment elle. Mon vieux? Bah Hallie tu m'as déjà affublé de surnom plus sexy que ça quand même. Si avec ça elle n'avait pas senti son haleine fraicheur téquila... Qu'est-ce que tu fais là? Salut les gars! Il les salua d'un signe de main, et rassembla tout les efforts du monde pour essayer de reconnaitre les têtes de l'armée de garçon qui l'accompagnait. Vaine tentative : il ne connaissait personne. Loin d'être jaloux dans la vraie vie, on ne pouvait pas en dire autant lorsqu'il était saoul. Tu me trompe avec lequel? Comme s'il y en avait un seul plus beau que moi ici. Et surtout, comme s’il avait des leçons à lui donner.
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Ven 24 Fév - 16:36

Houlaaaa, ce pauvre garçon avait clairement forcé sur la bouteille. Au vu des effluves fortement parfumées qui s'échappaient de sa bouche, il semblait partager avec miss Preston un penchant pour la tequila. A la différence près que la jolie rouquine avait une tenue de l'alcool plus qu'honorable pour une fille. Souvent, les gens avaient tendance à sous-estimer les femmes en matière de fête et de gueule de bois, mais les dames de la pension Preston étaient de celles qui pouvaient prouver que le sexe faible n'avait rien à envier à ces messieurs. Ou peut-être était-ce simplement l'expérience de Lexie en la matière qui lui permettait de se targuer de tenir jusqu'au bout de la nuit. Quoiqu'il en soit, ce type là avait soit vraiment vraiment beaucoup bu, soit il ne savait pas y faire. Dans les deux cas, ses capacités cérébrales avaient été sérieusement affectées. Comment l'avait-il appelée? Callie? Sally? Hallie peut-être... Ce prénom disait très vaguement quelque chose à la londonienne, mais déjà pas particulièrement douée pour se souvenir des prénoms et des gens, elle n'avait aucune intention de faire l'effort maintenant.

Car certes, elle tenait sa boisson, mais néanmoins elle assumait pleinement le fait d'être un petit peu pompette. Fronçant les sourcils d'un air perplexe, Lex eut pour toute réponse un éclat de rire. Mais visiblement, l'alcoolique anonyme n'était pas d'humeur à plaisanter. Très bien soit, soit. Mais qu'est-ce qu'il lui voulait? Avait-il ne serait-ce qu'un peu conscience d'où il était? Que la personne à qui elle parlait n'était pas celle qu'il voulait voir? Il avait l'air de confondre la grande rousse avec sa petite amie, vu les accusations qu'il portait. Ce n'en était que plus drôle quand on savait que Garry - le fleuriste - et les trois quarts de la tablée étaient plus gay qu'Elton John en costume pailleté. Une des filles assises un peu plus loin haussa un sourcil et s'empara fermement de la main de son copain et déclara, d'une voix plus forte que nécessaire, qu'ils allaient chercher la nouvelle tournée. Visiblement, elle ne voulait pas être mêlée à l'énorme quiproquo qui était en train de se dérouler ici.

Retrouvant ses esprits Lexie posa une main compatissante sur l'épaule du nouveau venu et glissa dans un sourire « Je crois que tu te trompes de fille l'ami. Et la plupart de ces charmants messieurs ne mangent pas de ce pain là. » Elle désigna d'un geste sa plastique élancée et fit un sourire complice à ses amis, comme pour dire vous ne savez pas ce que vous ratez les gars. Le garçon n'avait pas l'air d'avoir envie de bouger cela dit et, n'étant pas nés de la dernière pluie, ils étaient plus que bien placés pour savoir qu'un homme amoureux et ivre est souvent têtu. Quelque chose lui disait que Blondinet n'allait pas lâcher l'affaire de si tôt. Après tout, s'il voulait se persuader qu'elle s'appelait Carrie et qu'elle le trompait, il s'en persuaderait. Les gens qui ont la sottise de s'engager dans des relations sérieuses en ressortent nécessairement avec des soupçons et de la jalousie. Levant les yeux au ciel, elle échangea un regard avec Garry.

Il sourit et c'est alors que les baffles vibrèrent et que la voix du gérant résonna dans toute la salle. « Et maintenant les amis, le podium est à vouuus ! Qui osera se lancer? » L'un des seuls tubes de LMFAO retentit et, dès qu'elle vit les yeux du fleuriste et les regards insistants du reste de la tablée, la britannique devina ce qui allait se passer. C'était une façon un peu radicale d'essayer de se débarrasser de leur boulet au pied, mais pourquoi pas après tout. Lexie se laissa donc entraîner de bonne grâce et commença par rire aux éclats en voyant les déhanchés de Garry. La petite bande au complet se retrouva bientôt sur la scène et ils se lancèrent dans une chorégraphie aussi douteuse qu'hilarante. « Yeah ! Yeah ! » Garry démarra un petit solo sur le premier couplet et Lex se contenta de se dandiner d'un air faussement sexy autour de lui, avec le reste de ses amis, alors que tout ce qu'elle avait enlevé pour l'instant, c'était ses escarpins. Les garçons entonnèrent le refrain tous ensemble, improvisant quelques pas plus ou moins en harmonie.

« Girl look at that body
Girl look at that body
Girl look at that body
I work out »

Lexie se retrouva soudain entourée de tous ses camarades et, remerciant le ciel que personne de sa connaissance ne soit là pour voir ça, se prit au jeu avec enthousiasme et s'éventa, comme prise de bouffée de chaleur en si charmante compagnie. Quelques pantalons étaient tombés et les paroles de la chanson étaient on ne peut plus approprier pour le petit show de ces messieurs. La courte veste de la jeune fille tomba à son tour, histoire de ne pas être complètement en reste.

« When I walk in the spot, this is what I see
Everybody stops and they staring at me
I got passion in my pants and I ain't afraid to show it »

Une pause. « I'm sexy and I know it ! » Dégrafant les boutons de son chemisier léger, elle ne le quitta pas encore complètement et se contenta d'un clin d'oeil sur le second « I'm sexy and I know it ! » Elle se lança dans une chorégraphie endiablée en duo avec Garry et brillamment secondée par le reste de la troupe. Les gens applaudissaient à tout rompre, riaient, s'étonnaient de voir des amateurs avec un sens du show aussi inné. Que voulez-vous messieurs-dames, il faut croire que ces garçons répondaient ridiculement bien aux stéréotypes sur les homosexuels. Quant à Lexie et bien, il ne fallait pas oublier que sa passion première était les arts dramatiques et les arts du cirque, autant dire qu'elle était une performeuse née. Elle dénoua sa chevelure de feu, qu'elle laissa cascader en chantant avec entrain !

« When I'm at the mall, security just can't fight them off
When I'm at the beach, I'm in a speedo trying to tan my cheeks
This is how I roll, come on ladies it's time to go »

Et s'il était hors de question que sa jupette s'envole - il ne fallait pas non plus trop en demander - son haut s'envola dans l'assistance alors qu'elle poursuivait joyeusement. « We hit it to the bar, baby don't be nervous ! No shoes, no shirt, and I still get service ! » Le numéro se termina par une sorte de portée aussi bancal qu'impressionnant et la bande fut acclamée par force cris, applaudissement et sifflements. La jeune femme était prête à parier qu'un type avait glissé un billet dans la main de Garry. Le gérant, étonné et ravi par cette performance inattendue, leur offrit une bouteille de champagne et des entrées gratuites à leur prochaine soirée costumée. Voilà qui était prometteur et ne faisait que renforcer la détermination de miss Preston à ne pas sortir son porte-monnaie ce soir. Elle enfila sa veste par dessus son soutien-gorge, comptant sur une âme charitable pour lui rendre le petit chemisier qu'elle avait égaré parmi la foule. La rouquine s'installa à sa table et savourait une coupe de champagne en remettant ses chaussures. Rieuse et détendue, elle avait complètement oublié ce qui l'avait poussée à se lancer dans une telle démonstration de culot. A savoir un stalker beurré comme un toast qui la prenait pour son ex. Mais quand on veut échapper à quelqu'un, se donner en spectacle n'est peut-être pas la meilleure des techniques...
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Ven 24 Fév - 19:12

Robbie était totalement perdu. Sa petite amie qu’il croyait pourtant bien connaitre, venait de lui présenter une troupe d’ami dont il n’avait jamais entendu parler. Il était pourtant sur que si elle les avait déjà évoqué, il s’en serait souvenu. Quoiqu’à l’heure actuelle et vu son état d’ébriété, il ne savait même plus ce qu’il avait fait la veille. Bon au moins elle trainait avec des gays, il était au moins rassuré d’apprendre qu’elle ne finirait pas en tant que divertissement. Puis il pensa à quelque chose. S’il ne connaissait pas ces garçons, il n’y avait que 3 scénarios possibles. Soit ils travaillaient avec elle, soit c’était tous des exs. Le fait qu’ils soient tous gay annula cette possibilité. Le magasin ou elle travaillait n’était pas bien grand et n’avait surement pas besoin d’autant d’employé. Il ne lui restait donc plus qu’une seule possibilité. Ah j’ai compris. C’est des amis de la fac ? Il les regarda une nouvelle fois pour essayer de ce souvenir de leur visage si elle évoquait cette soirée ultérieurement. C’était surement peine perdue puisqu’il ne se souviendrait de rien le lendemain, mais au moins il pourra dire avoir essayé. Hallie a surement vous parler de son merveilleux petit ami. Bah le voici en chair et en os. Il se désigna en imitant le geste qu’Hallie avait fait pour annoncer que ces amis étaient gays. Moi c’est Robbie. Enchanté, d’ailleurs. Il voulut pousser les présentations plus loin, ou du moins, attendre que les autres décline leur prénom aussi, mais il fut interrompu par le géran du cabaret qui annonçait que la scène était libre pour les plus courageux. La petite troupe d’ami partie vers l’endroit indiqué, emmenant Hallie avec eux. Je connais ma Hallie les gars. Vous perdez votre temps. Ils étaient déjà loin, et ils ne l’avaient surement pas entendu. Tant pis, ils se rendraient bien vite compte qu’elle n’était pas du genre à s’exhiber. En attendant que les zigotos finissent ce qu’ils voulaient faire, il s’assit à la table admirant le spectacle de loin, et finissant un verre qui trainait sans s’encombrer à savoir ce qu’il y avait dedans.

En reposant le verre sur la table, il accordant une nouvelle fois son attention sur la scène, il vit qu’Hallie était montée. Heureusement qu’il avait la bouche vide ou il aurait pu s’étouffer en voyant le spectacle qui se déroulait devant lui. Les garçons dansaient autour d’elle faisant carrément un striptease et l’embarquant dans leur délire. Elle retira sa veste et Robbie se dit que ça n’allait pas la tuer. Le public un peu plus timide que la joyeuse bande avait l’air d’aimer le show, et Robbie fut pris d’une vague de fierté. Il hurla pour essayer de se faire entendre à travers la salle par-dessus la musique. C’est ma petite amie. Seules les personnes autour de lui l’avaient entendu, mais cela représentait déjà pas mal de gens. Robbie continua d’attiser le feu de la salle en criant pour l’encourager et en essayant d’imiter la choré des garçons assis à sa table. Il perdit le fil du spectacle un instant et lorsqu’il se concentra à nouveau sur le podium, il vit une intervention beaucoup moins plaisante, avec en vedette une Hallie sans chemise. Il n’avait qu’un envie : se lever, monter sur la scène et lui mettre sa veste pour la cacher. Il résista se disant que ce n’était que pour s’amuser. Il détourna le regard cependant sachant que s’il la regardait, il finirait par s’énerver. La musique s’arrêta et Robbie s’autorisa le droit de regarder le podium, désormais vide. Scrutant la foule, il vit revenir tout le petit monde vers lui. Les garçons avaient un sourire qui barrait la moitié de leur visage et Robbie se dit qu’ils étaient surement reconnaissants que lui soit resté pour garder la table. Il se leva pur laisser Hallie s’assoir avant de remarquer un léger détail. Je savais pas que t’avais été chez le coiffeur. Ca te va bien cette couleur. Il attrapa une mèche de ses cheveux pour essayer de savoir quelle était cette couleur. Il cru déceler du roux, mais avec cet éclairage douteux, rien n’était moins sur. Puis il la vit avec sa veste et se souvint. Il enleva la sienne et la passa sur les épaules de sa petite amie. Tient met ça. Je te savais pas si sauvage Hallie. Pourtant avec moi t'es sage, mais j'ai adoré ton show. Vous avez assurez les gars aussi. Il leur sourit pensant vraiment chaque parole. Il interpela une serveuse avant de lui demander une nouvelle tournée. C’est pour moi.

La serveuse ramena un plateau plein de petit verre qu’elle déposa sur la table. Robbie fit la distribution comme s’il était en train de travailler. Au moment de tendre le verre à Hallie, son comportement changea du tout au tout. Il n’y avait pas plus instable que Robbie saoul. J'espère que tu te déshabilles pas comme ça devant n'importe qui quand je suis pas la. Il avait tellement attendu pour voir un peu de chair, qu’il n’était pas prêt de la laisser rattraper le temps perdu de cette façon. Oubliant les compagnons de table, il continua son interrogatoire, sur un ton bien moins agréable. Pourquoi tu m'as envoyé un message pour me dire que tu révisais chez toi ce soir alors que je te retrouve ici? Tu voulais pas me voir? Il attendait des explications, et vite. Il n'était pas fan des gens pour qui mentir était comme une deuxième nature. C'était assez ironique d'ailleurs. Ca y est t'as appris ce qui m'arrive et tu veux me faire souffrir ? T'es pas obligé de me mentir pour ça tu sais. T'as juste à venir chez moi et me donner un coup de pied la où tu penses. Crois moi ce sera plus radical. Il était rarement saoul, mais quand ça lui arrivait, il ne faisait pas les choses à moitié. Il se reprit en main et essaya de se faire pardonner. Il ne voulait pas que cette conversation finisse mal. Il voulut sceller cette conversation par un baiser comme à leur habitude, mais ses lèvres pleines d’alcool ne seraient surement pas au gout d’Hallie. Ha, tu me rends fou.
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Sam 25 Fév - 20:25

Ce garçon avait visiblement abandonné sa santé mentale en entamant son deuxième mètre de tequila. Ou alors il avait des troubles du comportement précédents son abus d'alcool. Quoiqu'il en soit, la fuite sur la scène pour faire un stip-tease sur du LMFAO avait semblé être la solution la plus raisonnable pour Lexie, quand le jeune homme avait commencé à se vanter d'être son petit ami auprès de la bande de joyeux drilles. Il leur avait demandé s'ils étaient des amis de fac de Lex, qu'il s'obstinait d'ailleurs à appeler par un autre prénom que le sien. Il avait l'air grandement perturbé de voir celle qu'il croyait être sa petite amie en si bonne compagnie, visiblement cette jeune personne avec qui il confondait la rouquine était d'une nature plus chaste et réservée. Et bien ce Robbie allait voir de quel bois se chauffait les Preston et devrait avoir les idées remises en place en voyant le show de folie qu'ils allaient donner !

Et si Lexie avait tenu ses promesses et s'était donnée à fond sur la scène, pour la plus grande joie de ses amis, du public et disons-le, d'elle-même, le stalker n'était pas d'humeur à décoller apparemment. Il ne voulait décidément pas comprendre. La londonienne était intriguée, elle se demandait à quoi pouvait bien ressembler cette fille. Après tout, Anna serait sûrement ravie de voir qu'elle avait un double qui traînait dans la nature. Et ça pourrait être une excuse en or face à toute accusation pour la cadette des Peston. Elle pourrait lui sortir des excuses du style « Comment ça tu m'as vu dans une boîte de strip à Colombus? Mais non, ça devait être cette fille qui me ressemble. » Bon évidemment, il ne fallait pas trop compter sur les élucubrations d'un homme ivre et la donzelle en question lui ressemblait peut-être autant que la reine d'Angleterre... Oui, mieux valait partir dans cette optique, car en voyant ce Robbie s'emparer d'une de ses longues mèches rousses, en lui demandant si elle avait été chez le coiffeur, la britannique su qu'il était encore plus à côté de la plaque qu'elle le croyait. Qu'on confonde deux rousses quand on a bu l'équivalent de son flux sanguin en alcool, c'est compréhensible, surtout dans une bourgade pareille, où les chevelures de feu ne courraient pas les rues. Mais là, il avait juste envie de la voir sa gentille Sally. Suzy. Julie. Peu importe. Il devenait lourd.

Mais il payait à boire. Alors la galeriste prit la veste qu'il lui tendait, même si ce fut simplement pour la déposer sur le dossier de sa chaise. Après tout, elle sortait d'une chorégraphie rythmée sous la lumière de puissants projecteurs et on ne pouvait exactement dire qu'il fasse froid. Et puis quelqu'un finirait bien par lui rendre son chemisier. Lex s'empara du shooter qui passa sous son nez et le vida sans mot dire, sentant bien qu'il lui faudrait tout le courage et la patience alcoolisée qu'elle pouvait obtenir, pour venir à bout de ce phénomène. Elle échangea un nouveau regard avec Garry, qui haussa les épaules, impuissant. Elle aussi était à court d'idées pour faire fuir l'amoureux transi qui en cherchait une autre. Elle aurait pu jouer le jeu, lui tenir la main, le mettre dans un taxi et lui promettre de venir le voir demain. Cela aurait été une solution simple et efficace, mais la rouquine avait regardé suffisamment de séries télévisées pour savoir que cela créerait des ennuis et que, par un tour de force de son karma, ça lui retomberait sur le coin de la figure. Autant prendre le problème à bras le corps et lui mettre dans la tête qu'elle n'était pas cette jeune personne d'ordinaire sage qu'il pensait trouver. Et puis, au vu des regards amusés et des messes basses, la petite bande avait trouvé une distraction.

Voilà le monsieur qui commençait à l'accuser de lui mentir, lui servant un discours mièvre et imbibé de tequila digne d'un épisode de One Tree Hill. Apparemment il avait fait quelque chose qui méritait d'être puni par un coup de pied bien senti dans les parties génitales. Grands Dieux, dans quelle drama adolescent avait encore été fourrée Lexie? Pour le coup, elle n'avait strictement rien fait, mais la voilà qui subissait les regards langoureux d'un homme rongé de culpabilité et qu'elle recevait les déclarations d'amour d'une autre. Les sourcils haussés et les yeux écarquillés, la surprise et l'incompréhension se lisait clairement sur le visage de la jeune femme. Elle regarda une nouvelle fois son ami fleuriste, qui lui fit un signe de tête navré. Oui, il fallait prendre le temps d'expliquer la situation à ce pauvre garçon. Lex prit la teq paf qui trônait devant le garçon, l'avala sans remords et dit dans un sourire « Je crois que t'as assez bu garçon. » Prenant une mine plus sérieuse, elle capta son regard et posa une de ses mains manucurées sur la sienne, histoire d'avoir son attention. « Ecoute... Robbie, c'est ça? » Elle n'attendit pas de réponse et poursuivit, se remémorant par miracle le nom de la fille à qui il croyait parler « Je ne suis pas ta petite amie. Je ne suis pas Hallie, ce ne sont pas mes amis de la fac. Je ne vais d'ailleurs pas à la fac. Je m'appelle Lexie. Lexie Antonia Jane Preston, j'ai 22 ans, je suis née à Londres, le 21 mars 1994, j'ai une soeur aînée qui s'appelle Anna, je tiens une galerie d'art dans le centre-ville avec elle et mon meilleur ami, JJ, et je reviens de ma licence d'histoire de l'art à NYE. Je ne sais pas ce que tu as fais à ta copine et je m'en moque, mais je ne voudrais pas que tu lui en veuilles à cause de moi. » Elle s'interrompit, estimant avoir été assez précise pour prouver qu'elle n'était pas cette Hallie essayant de se faire passer pour quelqu'un d'autre. La britannique jaugea les yeux vitreux et l'air hébété du pauvre garçon, avant de demander. « Tu comprends ce que je dis Robbie? » Patience, patience, il finirait par assembler les morceaux.
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Dim 26 Fév - 16:09

Il vit Hallie prendre le verre qui se trouvait devant lui. Il voulut lui arracher des mains, mais l’un des compromis d’être en couple était de partager les choses. Il la laissa boire le shot et ne put s’empêcher de remarquer qu’elle était un peu plus distante que d’habitude. Il ne savait pas pourquoi elle se comportait ainsi, bien qu’une esquisse de raison commençait à se former dans sa tête. Il était là pour oublier tout ça ce soir, et il s’empressa d’effacer cette image de son crane. Foutu bébé. Ils n’étaient pas vraiment du genre à s’embrasser langoureusement en public, mais là, elle n’avait même pas mis sa veste, comme si sa chaise en avait plus besoin d’elle. Soit. Il s’était résolu au fait de n’avoir aucun contact physique avec elle ce soir. Puis comme une décharge électrique, il sentit la main de la jeune femme se poser sur la sienne. Il tourna vivement la tête vers elle, pour ne pas laisser une miette de ce qu’elle lui dirait. Oui, comme s’il écoutait mieux en la voyant. Il posa sa main lui aussi sur la sienne, et bu ses paroles comme les shot un peu plus tôt. Au début, il ne voyait pas vraiment pourquoi elle lui disait tout ça. Pourquoi elle avait le besoin de se faire passer pour quelqu’un d’autre aux yeux de ses amis. Puis en entendant le nom Preston, il reçu une douche glacée métaphorique. Il avait déjà entendu ce nom, il ne savait plus où, mais c’était le cas. Il s’intéressa un peu plus à ce qu’elle lui disait, et retira ses mains de la sienne. Il fronça les sourcils, comme pour aider ses yeux à faire l’appoint, et se retrouva face d’une fille qui ne ressemblait en rien à Hallie. Les cheveux qu’il avait regardé plus tôt aurait du le mettre sur la voie. Pour conclure son monologue, elle lui demanda s’il avait compris tout ce qu’elle lui avait dit. Il fit un rapide résumé : Lexie quelque chose Preston, 22 ans, Londres, licence d’histoire de l’art, galerie d’art. Euh, oui oui, j’ai compris.

Toujours aussi imbibé mais un peu plus lucide, il profita de ce moment pour fixer une dernière fois chaque personnes assises autour de cette table. Il ne connaissait personne, et il se demanda comment il avait pu atterrir ici. Il chercha quelqu’un dans la salle. Il ne savait pas qui, mais quelqu’un avec qui il avait pu venir ici. Il vit une tignasse châtain un peu plus loin, et l’attribua à Ryder. Il attrapa un verre qui trainait sur la table, et qu’il avait payé d’autant plus, et il partit en direction de son meilleur ami, abandonnant ses compagnons d’infortune sans dire un mot. Plus il avançait et moins la personne ressemblait à Ryder. Bon il ne savait toujours pas avec qui il était venu, mais maintenant si près du bar, il se dit qu’il se devait de prendre un verre. Au moment où il s’assit, une danseuse fit son apparition sur le podium. Robbie contempla le spectacle et au moment où il voulut glisser un billet, il se rendit compte qu’il lui manquait sa veste, avec son porte feuille. Profitant de ses dernières secondes lucide, il repartit à la table de la fameuse Lexie après avoir pris soin de finir son verre de whisky. J’ai oublié quelque chose. Il tendit la main vers Lexie pour qu’elle comprenne qui attendait sa veste. Elle s’exécuta et une fois de plus il repartit sans ajouter le moindre mot. Retournant à sa place initiale, il déposa un billet sur le podium. Il faisait surement radin, mais n’avait pas les moyens de donner plus, s’il voulait continuer à boire. Il eut la bonne idée d’envoyer un message à Ryder pour lui dire que finalement, il n’avait pas besoin de l’attendre.

Il repartit s’assoir à la table où il avait commencé sa soirée, et demanda encore un nouveau verre à la serveuse qui passait par là. Il regardait les gens danser et cru reconnaitre Summer au loin. Enfin, il hallucinait encore surement, comme avec Santana un peu plus tôt. L’alcool qui s’écoulait dans son organisme lui dictait sa conduite. Il vit Lexie au loin en train de gesticuler, et il lui fit signe de venir le voir. Au début, et sans surprise, elle l’ignora royalement, mais il voulait lui parler. Il ne savait pas pourquoi, ni ce qu’il allait lui dire, mais étant la seule personne qu’il avait l’air de connaitre ici, c’était la seule qui aurait à subir ses aveux. Il se leva et lui refit signe de venir, et cette fois, contre toute attente elle le rejoignit, sans avoir poussé un long soupir auparavant. Robbie se dit qu’elle avait surement eu pitié de lui, mais peu importe la raison, l’important était qu’elle était là. Elle s’assit face à lui et Robbie lui adressa la parole une nouvelle fois. Mais en fait, tu ressemble pas du tout à ma Hallie. Elle est mieux que toi. Enfin désolé, je contrôle plus trop ce que je dis là. Il arrêta la course de la serveuse et invita Lexie à prendre la boisson de son choix. Vas-y c’est moi qui paye. C’était juste un argument pour qu’elle reste ici, car il n’avait pas du tout l’intention de finir de parler maintenant. Lui aussi voulait lui déballer sa vie, et avec l’alcool qui coulait dans ses veines, il n’aurait aucune inhibition. A moi de jouer cartes sur table. Bientôt, Hallie ne voudra plus de moi. J’ai fais le con, elle va me quitter et ça sera bien fait pour moi. Il ne la regardait plus maintenant. Il n’avait pas le courage de regarder quelqu’un dans les yeux en disant cela. Sachant que Lexie n’était qu’une inconnu, il se doutait déjà que la tache serait bien plus dure lorsqu’il faudrait l’annoncer à ses amis, et pire encore, à Hallie. Je sais pas ce que je vais faire. J’aime bien fuir quand la situation devient trop compliquée. Je sais pas encore où j’irais, mais je vais quitter Lima, c’est sur. Cette ville ne m’a apporté que des emmerdes. Se rendant compte qu’il était devant une Anglaise et que leur réputation était d’être très sophistiqué il releva la tête et s’excusa aussitôt de son langage. Il baissa le regard presque aussitôt. Le bois de la table était bien plus intéressant et les dessins, tous plus fascinants les uns que les autres. Il pointa la table et les formes qui s’étaient dessinées en fonction des boissons renversées avant de recommencer. Toi qui t’y connais en art, c’est beau ça non ?
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Lun 27 Fév - 20:12

Lexie retint sous souffle une seconde, attendant de voir si les neurones de ce brave garçon étaient encore en mesure de fonctionner. Il eu l'air de se concentrer, comme s'il essayait de se souvenir de tous les détails sur elle, puis lui dit finalement que oui, il comprenait. Hallejuah ! Faites péter le champagne -enfin il était déjà débouché, mais l'idée était là- Lexie avait réussi à faire voir la réalité à l'ivrogne du jour. Il semblait d'ailleurs enfin voir son vrai visage, s'attardant sur sa crinière rousse et son teint digne d'Elisabeth Bennet dans Orgueil et Préjugés. Ou de sa compatriote Keira Knightley. Bref, il se rendait finalement compte que les rouquines de plus d'un mètre quatre vingt, qui se mettaient à demi nues dans les cabarets pour échapper aux enquiquineurs, n'étaient pas monnaie courant à Lima. Mieux vaut tard que jamais comme on dit. Il fit un dernier tour de table du regard, s'assurant qu'il était effectivement complètement à côté de la plaque, avant de s'emparer d'un verre qui traînait et de s'installer un peu plus loin, seul à une table. Lexie lui lança un dernier regard compatissant, mais elle n'avait pas le coeur à jouer les baby sitter pour type trop bourré. Elle avait envie de rire avec Garry et sa joyeuse bande, de courir les rues de Lima jusqu'au petit matin, de s'échouer à la galerie, se changer dans l'arrière boutique, se faire engueuler par le premier de ses collègues qui arriveraient et rentrer tôt du travail pour prendre une douche et faire la sieste. Ce n'était pas beaucoup demander.

Et c'était plutôt bien parti à vrai dire. Garry plaisanta, prétextant qu'en près de trois mois à la fréquenter, il n'avait jamais appris sa date de naissance exacte ou ses deuxième et troisième prénoms, alors qu'un pauvre mec complètement torché en avait eu connaissance en moins de vingt minutes. La londonienne éclata de rire et admit qu'en effet, ses compagnons de beuverie ne savaient pas grand chose d'elle. Et réciproquement. Elle lança donc le plus naturellement du monde un petit jeu à boire, estimant qu'un « Je n'ai jamais » était un excellent moyen de briser la glace, tout en étant bien moins risqué qu'une partie de Truth or Dare. S'en suivirent donc quelques déclarations amusantes allant de « Je n'ai jamais couché avec une fille » à « Je n'ai jamais vu la mer » et autres anecdotes plus ou moins vraies, toutes emplies d'humour et parfois même de tendresse. Lexie s'amusait beaucoup et passait la soirée agréable qu'elle avait tant recherché, ayant complètement oublié le petit incident précédent. Jusqu'à ce que le dénommé Robbie refasse son apparition. Un silence déroutant s'abattit sur la tablée et tous les regards convergèrent vers lui, comme si quelque chose d'extraordinaire était en passe de se produire. Mais non, il venait simplement récupérer sa veste. La demoiselle la lui tendit avec un sourire, essayant de lui faire comprendre qu'elle ne lui en voulait pas et qu'il n'y avait pas lieu de tirer une tête de six pieds de long. Enfin cela dit, il semblait avoir son propre lot de problèmes à gérer.

Garry attarda un moment son regard en direction du blondinet, le front soucieux. Visiblement, il avait bien plus de coeur que miss Preston et avait pris en pitié l'ivrogne malheureux qui voulait absolument voir sa petite copine. Néanmoins, Lex le ramena bien vite à la réalité en s'étonnant avec un sourire taquin qu'il n'ai jamais fait l'école buissonnière. Le jeu repris, l'alcool coulait à flot et la jolie britannique dû sortir quelques billets, chacun se devant de payer sa tournée, sans ordre logique ou cohérent, mais tout le monde mettait la main à la pâte. La fille en bout de table l'interpella alors, pointant du doigt la table du buveur solitaire, qui voulait qu'elle vienne le voir. L'intéressée haussa les épaules et fit mine de ne pas le voir. Elle avait sa propre vie et ses propres ennuis à régler et n'avait pas spécialement envie de s'entendre raconter une histoire semblable à mille autres. De ce qu'elle avait déduit, le jeune homme avait fait quelque chose de répréhensible envers sa petite amie. Une coucherie honteuse, un mensonge quelconque. Il y avait mille et une possibilités, Lexie les connaissait et elles se ressemblaient toutes. Aussi ne voulait-elle pas les entendre. Mais alors que la galeriste s'apprêtait à relancer la partie, ce fut Garry qui lui donna un léger coup de coude. Le garçon s'était levé et gesticulait dans tous les sens. Un peu plus et les gens à la table de derrière iraient le voir par curiosité. Voyant la mine insistante de son ami, la grande rousse céda, non sans lever les yeux au ciel et pousser un long soupir. Mieux valait y aller et en finir rapidement, de toute façon il ne la lâcherait sûrement pas. L'alcool tend à rendre têtu. Elle se leva donc, en profita pour remettre le chemisier qu'on lui avait enfin rendu et somma Garry de lui faire un résumé de la partie quand elle reviendrait et de ne pas s'aviser de partir sans elle. Il eut un rire, promit et elle se dirigea vers Robbie en quelques grandes enjambées.

La jeune Preston s'assit en face de lui et le regarda droit dans les yeux, avec une once de défi, mais surtout d'impatience. Pas de chichis, qu'il vide son sac, qu'elle puisse sortir de là le plus vite possible. Après une critique, certainement pas intentionnelle, il héla une serveuse et lui offrit un verre. Encore heureux. Lexie commanda le cocktail le plus cher qui lui vint à l'esprit, décidée à profiter de la situation dans la mesure du possible. Quitte à l'écouter se plaindre, autant le faire dans des conditions optimales. Croisant ses longues jambes avec désinvolture, elle ne lâcha pas ce Robbie du regard. Il lui confia alors qu'il craignait de voir la fameuse Hallie le quitter. Il détourna les yeux, apparemment saisi par la honte et le remords. Les boissons arrivèrent et Lexie ne pouvait s'empêcher de s'intéresser à son récit. Sa curiosité démentielle et son goût pour les histoires en tout genre - de la série télévisée à la pièce de Shakespeare - la conduisirent à siroter son cocktail, les yeux rivés sur le blondinet, à l'écoute. Elle se laissait prendre au piège de son désir de confession en vérité. Il voulait fuir dit-il ensuite. Ce que la petite anglaise comprenait bien, la fuite et le déni, de grands alliés des coeurs lâches et instables. Il s'excusa de son langage grossier et Lex se contenta de poser son verre avec un rie léger, lui signifiant ensuite qu'elle n'était certainement pas offusquée. Ce n'était pas elle qui allait placer le blâme pour quelques injures lâchées par inadvertance. Elle avait beau être bien élevée, son vocabulaire pouvait s'avérer plutôt fleuri.

L'alcool reprit bientôt le dessus sur les propos erratiques du jeune homme et il se perdit dans la contemplation des tâches sur la table. La rouquine haussa un sourcil dubitatif mais se contenta d'abonder sobrement dans son sens. « Oui très. » A vrai dire, ce n'était pas plus laid que certaines toiles pseudo contemporaines et abstraites qu'elle avait pu voir. Elle marqua une courte pause, bu une petite gorgée du divin mélange qu'il lui offrait puis relança la discussion « Mais dis-moi Robbie, avant de prendre un aller simple pour les Bahamas - désir que je comprends bien, crois moi - si tu me disais ce que tu lui as fait à ta copine? Qui sait, tu peux peut-être essayer de recoller les morceaux. » Partisane de la discussion au sein des couples et des familles, mais ne voulant pas paraître moralisatrice - vu sa non situation amoureuse, cela aurait été culotté - elle ajouta « Après éventuellement, si elle a des envies de mettre le feu à ton appart, oui, envisage la fuite. » Lexie n'était pas certaine que son humour inimitable imprime bien dans le cerveau alcoolisé et triste de ce pauvre Robbie, mais il était hors de question qu'elle le plaigne et verse dans le misérabilisme facile. Elle posa son coude sur la table et sa tête dans le creux de sa main, ses pupilles rivées sur le visage de son interlocuteur. Elle avait posé une question, avait exprimé de l'intérêt et ne pouvait donc pas revenir en arrière et s'envoler de nouveau avec ses amis. Maintenant qu'elle était embrigadée là dedans, autant connaître le fin mot de l'histoire. Qui a besoin d'une télé et des livres, quand on peut aller écouter les histoires de comptoir?
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Jeu 1 Mar - 1:33

Constatant que sa décente était plutôt bonne, il s'était fixé un budget boisson en catastrophe. S’il ne voulait pas finir sur la paille, il valait mieux qu’il ne sirote pas, littéralement, ses récentes économies. En temps normal, il ne pouvait pas s’offrir ce genre de luxe sur un coup de tête, mais là, la situation était différente. Enfin, c’était ce qu’il se disait pour alléger un peu sa conscience. En offrant un verre à Lexie, il était loin d’imaginer qu’elle comptait flamber tout son budget en une seule boisson, il voulait juste trouver un moyen pour qu’elle ne le laisse pas tout seul. C’était un peu misérable, mais tellement digne de lui en ce moment. Il la laissa donc prendre le cocktail le plus cher, et se dit qu’il pourrait boire par procuration. Se concentrant sur les taches de la table, il lui demanda son avis sur cette œuvre d’art. Il n’attendait pas vraiment de réponse, il voulait juste changer de sujet pour piquer sa curiosité à vif. Faire le malheureux, balayer tout cela d’un revers de manche et parler de choses futiles… Quelle fille aurait pu résister au fait de lui demander ce qu’il avait fait. Et c'est exactement ce que fit Lexie, après lui avoir donné son avis sur ces fameuses taches. Elle avait mordu à l’hameçon, et maintenant, il était prêt à lui déballer sa vie. Il eu une légère hésitation. Il se dit que parler à une inconnue avait un coté rassurant dans le sens où il se fichait de son avis, mais en même temps, rien ne lui garantissait qu’elle n’irait pas tout raconter à ses amis plus tard. Surtout qu’ils voudraient surement un compte rendu. Il prit quand même le risque, après avoir fait une sorte de prière pour qu’elle soit au moins aussi saoule que lui ce soir et qu’elle ne puisse rien se rappeler demain à son réveil. Et dans le pire des cas, ça ne changerait rien. Il ne l’avait jamais croisé, il n’y avait pas de raison pour que cela change après tout.

Avant de commencer, il l’écouta lui donner quelques arguments dont il n’avait pas besoin pour qu’il vide son sac. Elle croyait pouvoir arranger les choses, il en doutait fortement. N’ayant plus les moyens de s’offrir à boire, ce qui n’était pas une mauvaise chose pour autant, il contempla le fond de son verre presque vide, et le fini en une seule gorgée. S’il voulait tout raconter, il aurait besoin de courage, et c’est ce qu’il cherchait dans le liquide qui venait une fois de plus de s’infiltrer dans son sang. Elle fit une tentative d’humour à laquelle Robbie ne réagit pas, préférant plutôt lui lancer un regard neutre, comme pour attendre son feu vert. Après un léger silence entre les deux, il ouvrit enfin la bouche. Heureusement que t’as pris un cocktail, parce que ça risque d’être plutôt long comme histoire. Il avait toujours le visage face à Lexie, même si ses yeux regardaient les personnes qui se trouvaient derrière elle. C’était son truc à lui ça de fuir le regard des gens lorsqu’il s’apprêtait à avouer quelque chose de mal qu’il avait faite. Il aurait pu commencer par « il était une fois un garçon est tombé par hasard sur une fille qui blablabla », mais comme sa vie était loin d’être un conte de fée, il préféra sauter l’introduction pour arriver directement à l’élément perturbateur. Je vais être papa, mais je t’en prie, retient toi de me féliciter. Comme tu peux t’en douter, ça ne m’enchante pas des masses. Il détacha son regard des personnes derrière Lexie qui étaient en train de s’échange le baiser le plus long qu’il n’ait jamais vu, et se focalisa de nouveau sur elle. Maintenant, qu’elle ne ressemblait plus à Hallie, tout ceci était bien moins déconcertant. J’ai trompé ma copine. Il fit une petite pause se rendant compte de l’impact que tous ces mots avaient, une fois qu’ils étaient dit à haute voix. Hallie. Mais ce n’est pas le plus important. En fait si, ça l’était. L’effet boule de neige était parti de là. Et l’autre fille est enceinte maintenant. Tu vas surement penser qu’on était con… Elle était anglaise. …plètement idiots de ne pas se protéger mais j’utilisais toujours des capotes. Sauf que voila, il a fallu qu’elle pète une fois. Elle aurait pu prendre la pilule du lendemain mais on s’est cru plus intelligents. Ils avaient tout deux été sacrément cons cette fois. Comme si une douche rapide aurait pu arrêter la course effrénée qu’avait déjà entamée un de ses spermatozoïdes fous. Il baissa la tête honteusement.

Il savait que ça faisait déjà beaucoup à digérer, et c’est pour cette raison qu’il attendit un peu avant de continuer. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il n’était qu’à la moitié de son récit. Il n’osait pas relever la tête et affronter l’expression de Lexie. Jouant avec son verre vide, s’amusant à le faire rouler sur lui-même, il continua. Ça aurait pu s’arrêter là. J’aurai joué au mauvais père qui ne veut pas assumer son gamin, mais ça aurait été trop facile. Il repensa à l’engrenage qu’avait subit cette histoire. Le commentaire plein de sous-entendu sur Facebook, les doutes d’Hallie, et la fille qui enfonce le clou. Tsss, et dire que je ne voulais même pas de compte facebook, et que c'est la future mère de mon enfant qui... Putain quoi... Mon enfant. Bon tu sais quoi, tu vas devoir t’habituer à m’entendre jurer comme un charretier. Il posa ses coudes sur la table abandonnant son verre, et mis sa tête dans ses mains de façon à cacher son visage et l’expression de honte qu’il arborait. Il était tellement lamentable qu’il aurait pu pleurer, mais pour lui, un vrai garçon ne pleure pas.

Il savait que toute cette histoire était mauvaise du début à la fin, mais c’était la première fois qu’il la disait à haute voix. Ce n’était qu'une inconnue, et il était dans un tel état. Il fut pris d’une étrange sensation, et soudain, plus rien autour de lui ne comptait réellement. La musique, les gens qui riaient, les bruits des verres entrechoqués, Lexie. Rien. Il se demandait comment il allait mettre tout le monde au courant. Puis se demanda qui avait vraiment besoin d’être au courant à part Hallie. Les "bonnes" nouvelles se propageant toujours vite, tout Lima serait au courant de sa paternité dans l’heure suivante. Et à partir de ce moment, tout les gens liés de près ou de loin au couple, à l’ex couple, se sentiraient obligé de choisir leur camps. Robbie ne pèserait surement pas lourd face à tous ceux qui le critiqueraient. Au moins ils auront enfin une vraie raison de monter la tête à Hallie. Le visage d’Hallie fit son apparition sur ses paupières toujours fermées. Il s’attardait sur cette image, comme s’il ne la reverrait jamais, ce qui allait surement être le cas en fuyant Lima. Et donc évidemment, ma copine n'est pas encore au courant. Tu crois que tu vas pouvoir recoller les morceaux? Il avait enfin fini par relever la tête et par ouvrir les yeux, comme pour lui lancer un défi à travers sa question. Question qui d'ailleurs n'était qu'ironique et rhétorique. Hallie lui avait accordé une parfaite confiance, et il allait la perdre, si ce n'était pas déjà le cas, en un rien de temps. Il repensa à la phrase que Lexie lui avait dit un peu plus tôt à propos de fuir si Hallie avait envie de mettre le feu chez lui. La Louisiane. J’y suis encore jamais allé, j’espère que ma voiture tiendra le coup. T’as déjà été à Bâton-rouge ? Il parait qu'il fait chaud et beaux en Louisiane, ce serait parfait pour lui qui aime vivre toute l’année en t-shirt. Et puis ses cheveux auraient de jolis reflets blonds naturels.

Ne voulant toujours pas choquer son interlocutrice, il s’insulta violemment et intérieurement des pires insultes qu’il puisse connaitre. Il osait vraiment penser à ses cheveux dans un moment aussi tragique que celui là ? Il y avait forcément quelque chose qui n’allait pas avec lui. Forcément. Enfin je suppose que ça aurait pu être pire. J’aurai pu la trompé avec un garçon. Il essayait de se trouver des arguments qui pourraient jouer en sa faveur lors de son plaidoyer avec Hallie. Quoique non, parce que je n’aurais jamais pu le rendre enceinte techniquement. Bien qu’avec sa chance, il ne serait pas prêt à parier là dessus.
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Jeu 8 Mar - 18:54

Posant à nouveau sa tête au creux de son poignet, Lexie ouvrit grand les paupières, tâchant de prendre l'air le plus concentré possible et écouta. Elle ne put retenir un sourire en coin quand il la félicita sur son choix de breuvage, étant donné qu'il avait l'intention de lui faire un récit complet et exhaustif. La rouquine leva son verre, faisant mine de trinquer pour approuver ses dires. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'il y avait dans ce cocktail - elle l'avait choisi simplement pour le nom, qui comportait le mot Pink - mais se délectait de la boisson. Elle devinait du champagne, ce qui expliquait vaguement son prix astronomique. Mais elle oublia bien vite ses digressions alcoolisées. En effet, quand certains décident de faire un remake de Confessions Intimes quand leur taux d'alcoolémie entreprend une remontée vertigineuse, Lexie avait tendance à se perdre dans des réflexions étranges et à faire des remarques bizarres sous l'influence de l'alcool. Disons que sa personnalité haute en couleur était encore plus mise en relief et que son franc-parler légendaire ne faisait qu'empirer.

Elle parvint néanmoins à fermer son clapet - exploit dont Anna serait sans doute très fière - pour se concentrer sur les épanchements du jeune homme. Qui allait être père. Elle n'avait aucunement l'intention de le féliciter, qu'il se rassure. Vu le ton et la tête qu'il avait en l'annonçant, il n'y avait pas besoin d'être diplômé en psycho pour comprendre que ce n'était pas exactement ce qu'il avait prévu. Surtout que sa progéniture était le fruit du pêché, enfin un bâtard en somme. Pouvait-on dire bâtard quand on ne parlait pas des enfants illégitimes d'un membre d'une quelconque famille royale? La jeune Preston n'en était pas certaine, mais son goût pour l'histoire avait automatiquement associé cet enfant illégitime aux scénarios hautement dramatiques qui avaient animés la vie des Tudors ou même des Rois de France. Et d'ailleurs, Robbie pouvait tout à fait adopter la version moderne du comportement des rois adultères, à savoir compenser leur incapacité à fournir un amour paternel ou même une présence par le versement d'un chèque régulier. On avait inventé les pensions alimentaires précisément pour cela après tout, dédouaner les mauvais parents. Et puis au pire, il existait des solutions. Si aucun des parents biologiques de ce bébé en devenir n'était capable de l'assumer, ils avaient la possibilité de le confier à des personnes qui l'accueilleraient avec une joie immense. Ou d'interrompre le processus de la grossesse, mais Lexie avait beau être un peu ivre, elle avait encore conscience du tabou d'un sujet comme l'IVG, surtout au fin fond de l'Ohio. Elle n'était en vérité même pas certaine que les femmes aient le droit d'avorter dans cet état d'arriérés.

Robbie eu la bonne idée de continuer à parler, avant que la grande rousse ne se lance dans une tempétueuse campagne pour les droits de la femme et contre la mentalité empreinte de religiosité et de fausse morale de ce beau pays qu'était les Etats-Unis. La jeune anglo-américaine avait des sentiments très contradictoires vis à vis de sa seconde patrie et s'était toujours considérée comme anglaise. Comme londonienne. Même après ses trois années passées à New-York - ville dont elle était indubitablement amoureuse - elle continuait à se définir comme britannique et sujette de la couronne. Un rien de chauvinisme dont elle ne saurait se défaire. Mais elle battit des paupières, se remettant à l'écoute. Le blondinet voulait assumer ses responsabilités, sans les assumer toutefois. Il voulait être un homme bien, mais était sous le choc d'avoir formulé à voix haute sa future paternité. Quel âge avait ce pauvre garçon? Pas 25 ans. Sans doute des études, un début de travail, un projet quelconque. Tout cela qui se retrouvait balayé à cause d'un accident de parcours. Lexie ne se permettrait jamais de juger une infidélité. A ses yeux, la notion de fidélité elle-même n'était jamais qu'un concept social mis en place justement pour s'assurer de sa descendance. Ce n'était pas pour rien que pendant un temps l'infidélité masculine n'était pas problématique, ce qui comptait c'était que Madame n'aille pas voir ailleurs pour que Monsieur s'assure de ne pas donner son héritage et son nom à l'enfant d'un autre. Mais l'égalité était passée par là et plutôt que de balayer un système lui-même un rien défectueux - était-il vraiment naturel de s'engager avec un seul partenaire « pour la vie » ? - avait établi que tromper c'était vilain et ce dans les deux sens. Dommage pour toi Robbie, la société gagne sur ce coup.

Il évoqua alors la Louisiane, de but en blanc. Fuir donc. Ce qui semblait incompatible avec la volonté d'assumer précédemment évoquée. Un peu confus ce brave homme. Ce qu'on ne saurait lui reprocher au vu des circonstances. Quand il demanda si elle connaissait, Lex répondit par la négative avec un hochement de tête « Non, tout ce que je connais de la Louisiane m'a été inculqué par True Blood. » C'était donc à ses yeux un énième Etat de bouseux à l'accent à couper au couteau, remplis de camions, de soleil, de crocodiles, de blonde télépathe et de vampires. Probablement une définition légèrement biaisée. Elle eu un rire léger quand il évoqua la possibilité d'une tromperie avec un homme, hochant la tête vigoureusement quand il réalisa que cela lui aurait causé moins d'ennuis. En effet pas de risque de mettre son copain enceinte. Elle rebondit avec légèreté sur cette dernière affirmation « C'est peut-être ta solution, laisse tomber les filles et j'te présente plus en détails à Garry et ses copains ! » Elle rit plus franchement, histoire de faire comprendre qu'elle plaisantait et qu'elle ne voudrait surtout pas lui créer de nouveaux problèmes. Il n'en a franchement pas besoin. Elle prit donc un air sérieux et enchaîna rapidement. « Je pense que tu ne te poses pas les bonnes questions Robbie. Si tu as trompé ta copine, c'est que vous n'étiez pas faits pour l'exclusivité, ou du moins que tu n'es pas prêt pour cette relation. » Elle avala quelques gorgées de cocktail, sentant venir la longue pensée de psycho de comptoir, parfaitement assumée « Vois ça comme le signe que tu voudras. Et puis ne te cloisonne pas l'esprit, il existe plus d'une seule possibilité pour toi. Je ne vais pas te la jouer planning familial, mais tu dois bien être au courant de l'existence de l'adoption et de l'avortement. » Elle avait lâché le mot, innocemment, tout en prenant soin de passer rapidement à autre chose « Bref, tout ça pour dire que tu n'es pas le premier à faire un gosse dans le dos de sa bonne femme officielle et que tu ne seras pas le dernier. Alors oui c'est moche, oui c'est bordélique mais c'est pas insoluble. Et si ta conscience te le permet, prends donc un billet pour Bâton-Rouge, mais je sens que tu es le genre de gars à vouloir bien faire. Et ce ne serait pas très noble de partir en courant. J'te cache pas que c'est la solution que je choisirai, mais je ne suis pas reconnue pour ma bravoure. » Elle esquissa un sourire un peu amer, pleinement consciente des mauvais choix qu'elle avait fait, mais n'ayant pas spécialement envie de se les remémorer.

Lexie vida alors son verre, laissa un billet sur la table, devinant que ce gentil blondinet n'avait absolument pas les moyens de claquer son argent en cocktail pour bourgeoise. Ou préférant qu'il garde son argent pour son gosse à venir, qui sait. Elle se leva, prit le jeune homme par le bras et le força à se lever le tirant de sa torpeur. Il semblait un peu confus par tout ce qu'elle avait dit, mais la rouquine lui asséna un sourire resplendissant. « Mon garçon, tes problèmes seront toujours là demain matin, s'y ajoutera sans doute une sacrée gueule de bois. Alors je propose que nous dansions et que tu passes le reste de la soirée avec nous. Parce qu'on ne t'aidera pas avec tes histoires de filles et de bébé, mais on est plutôt marrants. » Nouveau sourire de publicité pour dentifrice. Ce n'était pas forcément la proposition la plus intelligente, mais Lexie avait écouté, avait payé ses consommations et lui avait donné les sages conseils préconisés dans pareil cas de figure. Elle ne pouvait littéralement rien faire de plus, sinon jouer sa dernière carte: s'amuser avec des inconnus pour oublier le temps d'une soirée. Offre alléchante, si ce n'est morale. La balle était dans son camp.


Dernière édition par Lexie A. Preston le Lun 26 Mar - 17:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 02. You can leave your hat on   Ven 9 Mar - 23:01

En venant ici, il avait cru qu’il voulait se prouver à lui-même que sa vie n’était pas devenue monotone. Mais il avait eu tort, le désormais la vérité venait de le frapper en plein visage, alors qu’il écoutait ce que Lexie avait pour lui. Ce qu’il recherchait n’était autre qu’un peu de légèreté. Il voulait une soirée où il pourrait tout oublier, ne se concentrant que sur l'instant présent, et pour que tout ce passe bien, il fallait qu'il soit seul. Il ne voulait pas que ses amis l'entendent divaguer sur ce qui le tracassait. Depuis que Leah lui avait appris qu’elle était enceinte, il avait réussi à rester normal auprès de tous, arborant un masque de tranquillité, alors que derrière celui-ci, il était complètement déboussolé. Il n’était pas prêt à enlever ce masque juste à cause d’un verre en trop. En fait, il avait juste eu besoin d'une fille comme Lexie. Qui ne le jugerait pas, et qui arriverait même à le faire sourire dans une si piètre situation grâce à une référence à une énième série vampirique. Il aurait pu tomber sur n'importe qui, mais non, c'était Lexie et sa fausse ressemblance avec Hallie qui avait eu la lourde tache de le supporter. Elle aurait pu l'envoyer balader dès le début de soirée lorsqu’il avait commencé à avoir des hallucinations, mais elle avait été étrangement sereine. Elle ne l'avait pas giflé, elle avait accepté sa veste pour ne pas le contrarier, même si ce n'était que pour la mettre sur le dossier de sa chaise, et elle avait fini par le rejoindre à cette table. Elle le suivait même dans son raisonnement absurde lui dictant d'abandonner la gente féminine. Il haussa les épaules d'un air inintéressé lorsqu'elle lui proposa de lui présenter ses amis, car pour l'instant, il n'avait pas envie de penser à ce qu'il se passerait demain, ni les jours suivants.

Lui qui d’habitude n’était pas très causant, il avait, pour le coup, parlé pour la semaine à venir. Il la laissa donc s’exprimer à son tour, sans relever ce qu’elle disait, mais en prêtant tout de même une oreille attentive à ses conseils. Ce n'était pas pour autant qu'il approuvait ses paroles, mais il n'avait pas envie de tomber dans un débat durant lequel un des plaidoyers, lui, essaierait de se défendre, avec une crédibilité proportionnellement opposé à son taux d'alcoolémie. Elle lui donna son avis, et d'après elle, il n'était pas prêt pour une telle relation. Surement avait-elle raison après tout. Peut être qu'en fait, le Robbie qu'il était devenu en sortant avec Hallie n'était qu'un rôle, et que le vrai lui était celui qu'il était lorsqu'il voyait Leah. Il ne s'était découvert ce coté fleure bleue que depuis sa relation avec Hallie, mais l'avait interprété comme étant une réponse à de réels sentiments envers elle. Il avait donc eu faux sur toute la ligne. Il voulait juste l'impressionner avec des chansons, des repas romantiques, cette prétendue attente du bon moment de sa part. Se rendant compte que sa relation n’avait été basée que sur des fausses attentions, il se prit la tête entre les mains comme pour réfléchir. Lexie avait réussi à le cerner au bout de si peu de temps, alors que lui même ne savait plus qui il était réellement. Il releva cependant la tête, d'une manière assez brutale, lorsqu'elle parla d'avortement ou d'adoption. Il avait les yeux écarquillés, comme si quelque chose venait de prendre possession de son corps. Comment pouvait-elle penser qu'il abandonnerait cet enfant ? C'était le sien après tout, il ne pouvait pas le laisser dans la nature prétendant qu'il n'existe pas. Ce serait tout mal. L'avortement était une échappatoire encore pire, pour lui qui avait reçu une éducation très croyante. Le bébé n’avait rien fait de mal, à part arrivé au mauvais endroit, et au mauvais moment. Même à des milliers de kilomètres de lui, sa mère arrivait encore à dicter sa vie, en quelque sorte. Il n'en aurait donc jamais fini avec elle. Il secoua la tête pour abandonner cet air abasourdi qui lui allait surement très bien.

Quant à son envie de départ, Lexie donna aussi son avis. Elle lui dit que partir sans prévenir n'avait pas l’air digne de lui. Si elle savait... Il l'avait déjà fait auparavant, et il était vrai que toute cette situation n'avait servi à rien, si ce n'était d'envenimer les choses. C'était déjà une histoire de sentiments à l'époque. Comme s'il était voué à souffrir, ou que ce schéma était fait pour se reproduire à l'identique tout les 6 ans. Se concentrant sur les paroles de Lexie, il s'avoua que tout ceci ne lui ressemblait pas. Il n’avait pas encore réussi à recoller les morceaux de ce premier départ, il ne fallait pas qu’il recommence de sitôt. Mais il ne comptait pas partir sans rien dire, son plan était de vider son sac, de faire ses aveux à Hallie, et ensuite de partir, une fois qu'il serait sur qu'elle ne veille plus entendre parler de lui. En fait, il rendrait surement les choses plus faciles dans ce cas. Il fallait encore qu'il réfléchisse. Il ne voulait pas prendre de décisions trop hâtives. Ce qui lui plaisait dans cette idée de fuite était qu’il pourrait recommencer une nouvelle vie ailleurs, sans avoir à trimballer son passé avec lui. Son aventure serait digne d’une série. Peut être un peu trop pour être réalisable pour le coup. Il ne savait plus quoi penser. En fait, il était complètement perdu.

Il fut sorti de ses pensées par une Lexie qui le tirait par le bras qui lui proposait une nouvelle tournure pour cette soirée. Au lieu de rester là à se morfondre, il fallait qu'il s'amuse. Cette idée était quelque peu déroutante, mais très attirante en même temps. Il en avait marre de s’apitoyer sur son sort et de passer son temps à se plaindre. Rien n'était joué pour l’instant contrairement à se qu’il croyait, alors tant qu'il le pouvait, autant s'amuser. Qui sait quand une telle opportunité se représenterait. Après tout, il était venu pour passer du bon temps et oublier. Si les amis de Lexie étaient comme elle, il n'avait rien à craindre, il allait remplir ce contrat rapidement. Merci. Il lui sourit en retour, sa laissant tirer vers la table où il avait planté sa tente un peu plus tôt dans la soirée.
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02. You can leave your hat on

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