Choriste du mois


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 02. Dress you up ! [Cooper's]

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MessageSujet: 02. Dress you up ! [Cooper's]   Mar 28 Fév - 0:05

Alors que Hugh Cooper arrivait dans le vieux quartier de Lima, la mine encore plus morose que d'habitude, onze heure sonnait au clocher de l'église. Jamais il n'avait été debout aussi tôt un samedi matin. Tout ça à cause de cette vache de Sylvester ! De nouveau, tout un tas de petits noms pour qualifier la mairesse de Lima lui revinrent en mémoire. Ceux-ci étaient principalement piochés dans le lexique animalier, et loin d'être châtiés. Entre Hugh et Sue Sylvester, l'amour n'avait jamais été là et ce rendez-vous n'avait certainement pas arrangé les choses. Il ne les avait pas empiré non plus, simplement il persistait un statu quo dont tout le monde s'acclimatait. Depuis toujours l'ancienne coach de McKinley avait les arts en horreur, tous quels qu'ils soient. Alors, quand elle accéda au rang de mairesse de la ville elle n'en devint que plus insupportable. Hugh Cooper, lui, n'avait jamais eu dans l'habitude de se faire facilement des amis, encore moins de lécher les pompes du premier venu, sous prétexte qu'il portait une écharpe. Et il aimait les défis. Était-ce pour cela qu'il s'était mis en tête de fonder un club de théâtre dans la ville ? Était-ce uniquement pour faire disjoncter Sylvester et voir donc où étaient ses limites ? Pour quoi d'autre sinon ? Quoiqu'il en soit, il peinait encore à jauger le niveau de tolérance de son adversaire. Elle avait une sacré résistance et arrivait toujours à lui gâcher la vie sans trop prendre de risques. Ainsi, elle l'avait convoqué tôt ce matin pour lui annoncer qu'il devrait prendre davantage d'astreintes au sein de l'association pour la voir prendre davantage d'ampleur. Évidemment elle avait laissé sous-entendre que s'il ne respectait pas cet arrangement les subventions que la mairie lui accordait chaque année pourraient se voir diminuées de façon significative. Vieille peau de vache ! Ainsi sa façon de le mettre sur la touche était de le flatter et de le forcer à bosser doublement ? Il était partagé entre l'écœurement et l'admiration. Il fallait avouer qu'elle ferait une formidable actrice, une insupportable diva, certes, mais une formidable actrice.

Arrivé à la hauteur du bureau de tabac-presse qui se trouvait non loin de chez lui, le professeur de théâtre décida qu'il manquait de cigarettes et s'y arrêta tout naturellement. Un paquet supplémentaire ne serait pas une mauvaise idée. Peut-être avait-il une cartouche ou deux d'avance chez lui, mais il savait que rien ne serait perdu. Le gérant l'accueillit avec un large sourire avant de lui présenter ce qu'il souhaitait. Hugh était un homme difficile à cerner et pas toujours très agréable, mais on faisait toujours des efforts avec son meilleur client.

« Je t'ai vu passer bien tôt ce matin Hugh... Il y avait le feu ou quoi ? »

« Non, Sylvester. A toi de voir si c'est pire ou pas. » lança-t-il simplement avant quitter le commerce exiguë.

Franchement les gens se mêlaient toujours de ce qui ne les regardait pas. Hugh n'avait rien contre ce brave homme, il l'appréciait même, mais qu'est ce que ça pouvait bien lui faire l'heure à laquelle il sortait de chez lui ? Hugh arriva enfin devant la librairie du quartier, là précisément où il vivait dans un petit appartement. Il pourrait peut-être reprendre sa nuit là où il l'avait laissé. Son rythme de sommeil était totalement déréglé et ça ne le rendait que de plus mauvaise humeur. Ajoutons à cela l'entrevue qu'il avait eu avec le dragon Sylvester et il pouvait même être d'une humeur massacrante. Alors qu'il enfonçait la clé dans la porte d'entrée du vieil immeuble, il se tourna pour observer la rue. Elle ne grouillait pas de monde, loin de là, mais il la trouvait bien assez peuplée pour une matinée d'octobre. Il ne pleuvait pas, certes, mais le temps était humide et assez désagréable. Étrangement, il n'émettait pas un avis cynique sur les occupations étranges des gens, le vieux quartier était sans doute le lieu le plus agréable de la ville. Beaucoup moins impersonnel que la banlieue dans laquelle il avait vu le jour et moins tape-à-l'œil que le centre ville, il trouvait même que ce quartier un peu vieillot affichait un caractère bohème qui lui correspondait plutôt.

Il détourna alors son regard de la rue pour ouvrir la porte quand il prit conscience qu'une de ses connaissances venait d'apparaître. Il retourna alors la tête vers le grand blond qui avançait d'un pas décidé sans préter attention à ceux qui l'entouraient. Il s'agissait ni plus ni moins de Glenn McAllistair, styliste de sa bonne amie Sue Sylvester mais également le sien. Voilà un point qui pourraient rapprocher les deux frères ennemis, car soyons honnêtes la mairesse n'avait rien de féminin. Hugh avait récemment fait appel au jeune styliste pour lui confectionner une garde-robe sur mesure. Il ne roulait pas sur l'or, mais il voyait cela comme un investissement, pour sa carrière et son bien-être. Il n'allait pas s'habiller éternellement comme tous les guignols qu'il croisait, si ? Glenn avait accepté sa proposition malgré ses réticences vis-à-vis de l'attitude difficile et peu courtoise de son client. Depuis, tous les deux avaient noué une relation étrange, basée sur les railleries et les petites réflexions bien senties. Hugh devait bien avouer qu'il trouvait cela distrayant, il n'avait pas souvent l'occasion de croiser des gens ayant suffisamment de répartie et de caractère pour lui faire face. Et même si parfois, les clashs étaient inévitables, leurs petits combats verbaux l'occupaient et l'amusaient. Il se souvint alors qu'il avait commandé une veste à Glenn le mois dernier et même si l'avancement de son travail l'importait peu il se dit que cela pourrait être tout à fait intéressant d'en savoir plus autour d'une tasse de café. Subitement il n'avait plus tellement envie de dormir.

« Alors McAllistair, on se promène ? Et que dirais-tu d'une petite tasse de café ? »

Hugh ouvrit en grand la porte d'entrée en affichant un petit air satisfait et presque méprisant. Le genre d'invitation que ceux qui ne le connaissaient pas pouvait aisément refuser. Mais quand on savait à quel point Hugh ouvrait difficilement la porte de chez lui, les plus curieux et les plus bavards ne pouvaient que sauter sur l'occasion. Et le comédien savait que Glenn étaient de ceux-là.
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MessageSujet: Re: 02. Dress you up ! [Cooper's]   Jeu 1 Mar - 1:02

Glenn était épuisé. Bien qu'on soit samedi, il était debout depuis six heures tapantes et pas parce qu'il avait du shopping de prévu, non, mais parce qu'il avait de travail. Énormément de travail. Vu qu'on était en octobre, la collection automne/hiver battait son plein, avec son lot de défilés en tout genre, sans compter qu'il fallait déjà se pencher sur la collection printemps/été de l'année suivante et que le nombre de galas auxquels participaient Sue s'étaient multipliés, ajoutant à sa charge de travail. Franchement, il adorait faire ce qu'il faisait, et il adorait le(s) chèque(s) qu'il recevait à la fin du mois et lui permettait de vivre confortablement malgré le départ soudain d'Edena, mais il avait vraiment envie de se poser pendant un temps, histoire de récupérer.

Tout cela ne l'empêcha pas d'être prêt à temps pour se rendre à Colombus, aussi fabuleux que d'habitude. Il avait passé les deux prochaines heures penché sur son plan de travail à dessiner des robes, des jupes, des chemises, des pantalons en tout genre puis il avait dû coudre les créations pour le prochain défilé tout en rattrapant les erreurs commises par une de ses collègues. Il ne s'était d'ailleurs pas privé pour la descendre en flamme, utilisant avec brio sa langue de vipère affutée pour décharger son venin. Il l'avait réduite en larmes et elle l'avait plus que mérité, jamais plus elle ne confondrait la soie de chine et la soie d'Autriche.

Alors qu'il avait cru avoir finit, l'assistant d'un des grands partons était venu en personne pour lui confier la broderie du chef d'œuvre qui devait clôturer le défilé. Bien entendu, la broderie était constitué de minuscules perles, hors de prix, et devait se faire à la main, évidemment. Il avait eu l'autorisation d'embarquer le tout chez lui, et il savait déjà que son temps libre venait de se réduire brusquement au néant absolu pour la semaine à venir, dans le meilleur des cas. Bref, il avait faillit renverser plusieurs personnes en revenant, alors qu'il tentait de calmer sa frustration en battant des records de vitesse. Il était rentré rapidement chez lui pour tout déposer (et non, il ne jura pas en se rappelant ses autres clients qu'il allait devoir faire attendre à moins de carburer au café et au redbull pendant les jours qui suivaient s'il voulait tout boucler) et s'échappa, décidant de prendre l'air avant de se mettre à hiberner.

Et voilà pourquoi il se promenait dans le Vieux Village, avançant d'un pas décidé tout en envoyant des sms à la vitesse de l'éclair vu qu'on avait décidé de ne pas le laisser tranquille aujourd'hui. Il ne regardait pas vraiment où il allait et ne fit donc pas attention aux gens qui s'écartaient vivement de son passage afin d'éviter la collision (ce qui était un très bonne idée quand on y pensait parce qu'en l'état des choses, Glenn aurait surement assassiné verbalement toute personne le bousculant). Il venait d'envoyer son dernier texto, très cinglant par ailleurs, quand une voix familière l'interrompit et lui proposa un café.

Levant la tête, il reconnut Hugh, un de ses clients … il devait absolument arrêter de penser à quel point cette formulation était racoleuse. Chassant ses pensées, Glenn offrit un sourire à son ainé.

-On a beau dire ce qu'on voudra, t'as capacité d'observation est absolument phénoménale ! Cela dit, j'accepte le café, c'est peut-être la première et dernière fois qu'une étincelle de bienveillance réchauffe ton âme noire et glacée. SI tu en as une bien entendu.

Pas de salamalecs entre eux deux, chacun des deux hommes savaient à quoi s'en tenir avec l'autre. Hugh était une des rares personnes avec lesquelles Glenn pouvait décharger son venin à cœur joie sans crainte de le réduire en larme ou de l'offenser. C'était aussi une des rares personnes à avoir un sens de la répartie à faire pâlir la plus teigneuse des superdivas qui peuplaient le monde de la mode. Et c'était exactement ce dont le blond avait besoin à l'heure qu'il était, dans la mesure où il ne pouvait pas avoir recours à des exutoires plus … charnels pour ainsi dire. Et il gagnait un café en plus ! Que demandait le peuple !

Il entra donc dans l'immeuble dont Hugh lui tenait la porte, comme le gentleman qu'il n'était pas et ne put retenir sa curiosité alors qu'il se dirigeait vers l'appartement de professeur qu'il connaissait déjà si bien.

-Hey mais dis moi, comment ça se fait que tu sois debout à onze heures un samedi ? Je croyais que les créatures dans ton genre ne pouvait pas supporter le soleil de midi.

Un sourire teintait la voix de Glenn, cette journée venait de prendre un tour bien plus amusant.
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