Choriste du mois


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 02. Hot for teacher. PV Jayden Dashwood

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MessageSujet: 02. Hot for teacher. PV Jayden Dashwood   Ven 2 Mar - 23:17



« Shakira-Po & Jayden »
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Shakira-Po revenait d'une virée shopping plutôt concluante. Une fois de plus, elle remercia dieu, ou quoique soit le truc qui avait décidé de son destin et de celui de ses parents, d'avoir fait ces derniers devenir riches. Enfin son père était déjà riche aux départ, les grands parents paternels de Shakira étant pleins aux as, mais Dieu avait bien aidé du côté de sa mère. Etrangement, cette entité céleste ne semblait venir en aide aux plus vertueux et méritants du côté religieux, ce qui confortait Gavyn dans son idée que quiconque menant des cultes quelconques se plantait complètement, vu qu'il n'y a aucune logique de ce côté là. Etalant le contenu de ses nombreux sacs sur son lit deux places (alias matelas immense posé lui même sur un autre matelas immense recouvert d'une couette dorée et d'un édredon en plume rose) et admira ce qu'avait matérialisé le billet de cents dollars qu'on lui avait confié. Diverses paires de chaussures, escarpins, baskets à talons compensés (très en vogue en ce moment, bien qu'elle ne comprenne pas vraiment pourquoi), ballerines color-block. Robes en mousselines à motifs originaux (il y en avait même une avec des chiens ressemblants assez à Milou, quand on y regardait de près). Et enfin, ce short en coton bleu marine et ce T-shirt blanc semi-transparent à motifs géométriques (bon y a deux gros traits rouges au milieu quoi), cet ensemble était parfait pour faire du bowling et il fallait qu'elle l'utilise immédiatement, étant donné qu'elle l'aimait bien, et que de toute façon ça faisait longtemps qu'elle voulait se faire un bowling. De plus, vu tout ce qu'elle avait absorbé au centre commercial, un petit peu de sport ne lui ferait définitivement pas de mal.
Malheureusement pour un des contacts de son téléphone portable (un Iphone à la coque rose vif ornée d'un autocollant du bien connu "Nutella™"), elle ne voulait pas y aller seule, de peur de passer une bolosse "for ever alone" (va vraiment falloir qu'elle arrête Tumblr, ça en devient inquiétant). Consultant pendant de longue minute son répertoire, elle finit par se décider pour Jayden, à qui elle envoya un sms en s'habillant.


Citation :
J. , Viens me chercher, on va au Bowling. Il faut que tu saches deux choses : Tu n'as pas le choix, et je suis actuellement en petite culotte.

Elle remédia bien vite à cette dernière situation, songeant vaguement que "petite culotte" faisait assez "Mamie qui explique les choses de la vie à sa petite dernière" et que c'était vraiment lâche de lui donner ainsi de faux espoirs, car elle était quasiment sûre que Jayden viendrait (si jamais il s'y décidait) uniquement pour l'aspect "Petite culotte" du SMS qu'elle lui avait envoyé. Tant pis pour lui, au pire, il n'avait qu'à ne pas être un petit pervers non-amateur de Bowling. Shakira-Po était même certaine qu'il n'avait jamais pénétré (ou même songé à ça) dans un Bowling. Elle se regarda dans le miroir, attacha ses cheveux en un chignon faussement "vite fait, t'façon je m'en fous je suis canon quand même", se remit un peu de crayon et de mascara, agita son postérieur sur le rythme de "French Cancan (Monsieur Sainte Nitouche)" de Inna Modja qu'elle avait mit sur son portable et sortit de la maison en sautillant, ne doutant pas une seule seconde que Jayden terminerait par venir la chercher, même si il pouvait mettre longtemps à se décider, ce petit voyou caractériel. Après tout, il est de notoriété publique que "La jeunesse, c'est plus ce que c'était". Elle jeta un coup d'oeil à sa montre : 19:15, si il n'était pas là dans un quart d'heure, elle allait chez lui lui botter le cul amicalement, et le poussait jusqu'à l'établissement qu'il qualifierait certainement de "Graisseux et plein de gros porcs". En y réfléchissant, Shakira-Po admit à que le Jayden de son esprit n'avait pas tord. Puis elle se rendit compte qu'elle se faisait complètement des films et que ça en devenait assez inquiétant et cessa de penser à ça, se concentrant sur son application Twitter, ses followings étant particulièrement en forme ce soir là.
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MessageSujet: Re: 02. Hot for teacher. PV Jayden Dashwood   Sam 3 Mar - 13:12

Sous le bruit étouffé du grésillement des légumes et de bœuf crépitant dans le wok noir, les grains de riz, blancs et encore sec, étaient impitoyablement plongés dans une petite casserole d’eau bouillante. Etrange spectacle que cet arrogant gosse de riche cuisinant son repas du soir. Poésie des bocaux vinaigrés de betterave le jaugeant du haut de leur armoire piédestal. Elégance d’une sauce épicée ricanant dans sa poile. Petite bouffée de vapeur aussi blanche que cuisante qui lui arracha un grognement dans toute la douceur de son aspect moutonneux quand elle l’effleura. Ne jamais cuisiner chinois en regardant son dernier sms. Non, rectification : ne jamais cuisiner. Passant sa main, petit bout de chaire rougie égratigné au couteau plusieurs fois déjà, sous un filet d’eau fraiche, les quelques gouttes de sang colorant l’inox miroitant de l’évier, il contempla le message envoyé par une certaine S’, l’engageant à la rejoindre sur le chant, évoquant, nectar pour un hétérocère plus nocturne qu’ailé mais néanmoins affamée, un chant lexical tenant de l’érotisme pur. Enfin, la citation explicite d’un sous-vêtement l’avait déjà totalement séduit qu’il sortait une boite de nouilles à la volaille non-identifiée mais caramélisée à emporter du frigo et, laissant toute ses préparations sur les taques de cuisson, ne doutant pas qu’une âme faible et donc charitable viendrait éteindre et ranger le tout, ainsi il laissait une chance à un autre d’être le héro qui sauverait l’immeuble d’un incendie. Espérant bien être remercier à genoux pour cette bonté inenvisageable, il piqua d’une fourchette attrapée au vol le plat froid, coinçant celui-ci entre son avant-bras et son biceps droit, attrapant de la main gauche les clefs de la sportive récemment acquise par Lady, qui ne verrait, du moins, en était-il certain, aucun inconvénient à voir son cher beau-fils à peine apte à conduire une auto-tamponneuse débranchée, laissées bien en évidence pour lui, dans le pot de fleur, derrière les trois couches de livres de la bibliothèque fermée à double tour, couverte d’un draps élégant et surmontée d’un aquarium assez impressionnant qui, effet sans doute imprévu, révélait le tissu presque impossible à retirer.

Satisfait, il essaya, du bout de la langue, de déloger un morceau de pâte établi dans le creux de la fossette de sa joue droite avant de le définir comme l’accessoire qui donnerait un plus aux ébats sexuels auxquels il se préparait mentalement, appuyant du plat de la main sur le bouton de l’ascenseur de verre trônant au milieu du salon.

La descente fut relativement rapide, alors que les portes étaient à nouveau ouvertes, sur le parking et ses odeurs de gazole cette fois-ci, il s’attarda, écoutant la musique entrainante distillée par les hauts parleurs dissimulés derrière le panneau de cuivre rappelant qu’une surveillance était opérée vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Constatant sa posture particulièrement ridicule de délectation auditive et comprenant qu’un gros employé mexicain sous-payé et poilu devait le voir en cet instant, il se décida à quitter l’espace étroit et fonça jusqu’à la voiture.

Ronronnement du moteur. Grincement huilé des portes automatiques qui s’ouvrirent sur son passage. Crissement parfaitement involontaire des pneus sur l’asphalte et déambulation au milieu des immeubles du centre-ville. Alors qu’il s’apprêtait à s’engager dans les rues de la banlieue, son Blackberry vibra sur sa cuisse. Nouveau Sms. Après une rapide évaluation des risques médicaux et plaisirs à trouver à cette nouvelle alternative, la conclusion de la lecture ne tarda pas, tacite mais néanmoins résolue : Sarah devrait attendre. Sans prendre garde aux piétons, ces imbéciles incapables d’anticiper la moindre entorse à un code de la route que Jayden considérait comme somme-tout plus que factice et parfaitement encombrant là où on avait l’envie de conduire, selon les propres mots de son instructeur, ou plutôt ceux que les multiples clones polycopiés de Benjamin Franklin lui avaient soufflé alors qu’ils bombaient conséquemment le cuir de son portefeuille, qui, massés sur les flancs de la ruelle qu’il parcourait à toute vitesse une seconde auparavant, frôlèrent la mort. Certes, cette-dernière aurait été causée par une voiture qui devait valoir plus que leur maison, aussi l’honneur de périr de la sorte, classe et moteur boosté mêlé, aurait pu le réchauffer le cœur, mais, égoïstes car attachés à leur petite vie comme ils le sont, on put oser imaginer ébaucher l’idée qu’ils y voient un léger contretemps. Ceux-ci, encore clignant des yeux, les images d’un aileron noir luisant à quelques centimètres sur leur visage imprimées au fer rouge dans leur rétine par l’adrénaline, la voiture s’éloignait déjà à toute allure, biffurquant sur le centre-ville. Le téléphone portable calé sur le tableau de bord, qui pouvait bien se préoccuper d’une jauge d’essence ? Un voiturier. Ce qu’il n’était pas., il suivait des yeux le point rose fushia signalant la position de l’I-Phone de la Shak’ au milieu de l’entrecroisement des segments jaunes pâles, rues ridiculisées en sudoku miniature où les chiffres étaient des lettres sans former un mot croisé mais bien l’application Google Latitude. Se félicitant à haute voix, ignorant avec grâce et une vague odeur de poulet de plus en plus prenante émise par le plat, d’avoir forcé une bonne moitié de ses contacts à accepter sa demande de validation pour que le logiciel de localisation soit opérant, que ladite moitié soit consciente ou non, d’ailleurs. Etonnamment, la Gavyn s’était retrouvée classée dans la première catégorie, trouvant « trop amazing » de pouvoir être repérable à tout moment par un individu assez louche à la sexualité débridée qui n’hésiterait pas une seconde à lui casser une jambe si ça lui permettait de prendre sa place dans une campagne publicitaire, Est-ce bien utile de préciser que la réciprocité de cet aspect de leur relation était parfaite ?, mais dont elle semblait attendre, naïve persuadée, que le temps béni des soldes venu, elle pourrait être sûre d’avoir un appui pour se sortir indemne d’une confrontation autour d’un sac griffé Vuiton rabaissé de dix pourcent avec une grosse dame nécessairement pourvue d’un onzième orteil au pied gauche.

Cette petite étape « gladiature moderne » n’était cependant pas encore arrivée, que la jeune femme trouvait des moyens de séduction plus que concluants pour attirer le garçon là où elle ne désirait pas se rendre seule, consultation de gynécologue pour MST probable comprise. Feu rouge. Non, vert. Qu’importe, les autres attendront. Parfait. S’arrêtant sous une pluie de coups de klaxons plus surpris qu’outragés de la part d’un quart des automobilistes de Lima qui ne paraissaient pas avoir la moindre originalité d’emprunter un chemin qui leur éviterait les embouteillages inévitables que la présence d’un Dashwood dans une file provoquait immanquablement, son majeur tendu par la vitre en guise de ciré, il attrapa le mobile en main et relut le message, les sourcils froncés mais pas trop. ‘Faudrait pas que ça laisse des marques.

Il ne comprenait pas le teneur du texte, mais, connaissant la sulfureuse jeune fille, il devait s’agir d’une sorte de jeu de rôle nécessaire) l’émoustillassions la plus complète de sa libido. Pourquoi, sinon, aurait-elle exigé qu’il lui serve de chauffeur jusque dans un endroit dont il connaissait à peine la situation géographique, quant à sa fonction première, il avait volontairement choisi d’écarter ce genre de conventions d’amusement de son esprit visiblement trop New-Yorkais pour l’Ohio. Tapotant du coin de son portable sa lèvre inférieure tordue par une joie pervertie, le jeune homme redémarra et fila dans une large allée qu’il avait plus fréquenté à pieds titubants, entouré d’une odeur dont il préférait s’éviter les haut-le-cœur en rappelant à ses souvenirs la description apocalyptique de whisky rance, qu’avec plus de plasma que d’éthanol dans les veines.

19h32. Elle allait l’égorger et prendre ses viscères pour les pendre dans son dressing, attendant qu’ils deviennent des trophées racornis qu’elle pourra conserver dans un bocal de formol noué d’un bracelet de chez Colette. Frissonnant à l’image du visage de Shakira découvrant l’état de ses ongles après l’opération, il ralenti à la vue d’une jeune fille blonde et élancée, plongée dans la contemplation d’un écran réhossé d’un rose, croute d’un vomi de guimauve prémâchées par une Dora l’Exploratrice sous acide. Vive la vie.

Se garant sur le bas-côté, évitant de peu, malchance perpétuelle, les jambes dévoilées de la créature, il déverrouilla de l’index la portière passagère, éteignit le GPS clignotant qu’il se trouvait à un mètre de la personne désignée, et, parfait gentleman, la somma de bien vouloir se montrer grée de voir seoir à son aimable postérieur le siège de cuir gris présenté à ses côtés en ces termes élogieux « smssés » en quelques tapotements du clavier :

"SMS. 19h32min27sec"- 22 octobre 2016:
 

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MessageSujet: Re: 02. Hot for teacher. PV Jayden Dashwood   Sam 3 Mar - 14:17

Du coin de l'œil, Shakira-Po aperçut un chauffard en voiture de luxe, bien que concentrée sur les états d'âmes de la japonaise qu'elle s'était retrouvée en train de follower, elle qui s'était pourtant jurée de ne s'abonner qu'à des gens de Lima, ou de l'Ohio si ils avaient vraiment quelque chose d'intéressant. Et des stars, mais les stars c'est évident. La lycéenne avait une idée très précise de l'identité du conducteur qui après avoir manqué d'écraser plusieurs piétons (Shakira était aussi adepte du fauchage de personnes âgées quand elle se mettait à la conduite, aussi elle n'arrivait pas à lui en vouloir, ou même à lui faire des commentaires.) venait de s'arrêter devant elle. Ô sentiment de grandeur et de supériorité qui nous habite quand un gosse de riche vient faire le chauffeur pour notre bon plaisir... Shakira se félicita une fois de plus d'être bonnasse (résultat des pompes et autres exercices qu'elle faisait tous les matins pour contrer l'effet "Je mange comme une grosse et j'assume") et regarda son portable qui venait de lancer un petit "I'm not scared" légèrement inquiétant, sorti tout droit d'une scène de Skins, Gavyn étant totalement fan de cette série (sans doute les scènes de beuveries qui la motive). Le SMS du conducteur fou, alias Jayden Dashwood lui arracha un sourire. Une crise d'hypoglycémie ne risquait pas d'arriver, étant donné qu'elle venait d'absorber un demi cookie au nutella absolument bourré de sucre. Elle leva la tête vers Jayden et hocha sa tête illuminée par son sourire Freedent (elle était allée se faire un blanchissement il y a moins d'une semaine, son sourire faisait presque mal aux yeux) et monta avec autant de dignité qu'il était possible en tenue de bowling dans la voiture qui devait coûter le prix d'un petit appartement de banlieue. Assez appréciable comme sensation, pour elle qui venait au lycée en Vespa rose et crème, qui bien que classe restait un véhicule qui n'était PAS une voiture. Malheureusement pour Shakira-Po. Elle tapota légèrement son siège du bout des doigts et fronça les sourcils.

‹‹ A la réflexion, j'aurai peut-être mieux fait d'appeler un mec qui sait conduire... Enfin salut beau gosse !››

Shak s'attendait plus ou moins au démarrage de la voiture, chose qui aurait été assez pratique pour réaliser son but d'aller au bowling. Et d'écraser Jayden, maintenant qu'il avait donné son accord. Puis elle se rappela d'un détail du SMS qu'elle venait de recevoir et se mit à rire sans raison apparente, tout en faisant attention à ce que ça ne parte pas en crise de fou rire, le genre de truc à te ruiner deux heures de maquillage en moins de trente seconde (dans le cas de Shakira, c'était l'expérience qui parlait). Elle croisa ses jambes dorées par le contenu d'un certain petit flacon miracle et passa sa langue sur ses lèvres d'un air vaguement embêté.

‹‹ D'ailleurs je suis désolée Jaydenounet (S'il te plaît ne fait pas de commentaire sur ce surnom, je sais que je viens de casser tout mon sex-appeal, n'en rajoute pas une couche, darling) mais non je n'enlèverai pas ce short magnifique que je viens d'acheter tant que tu ne m'auras pas donné ce que je veux. ››

Cette vulgaire petite allumeuse laissa un petit blanc après cette déclaration aux aspects assez pathétiques, il faut bien l'avouer. Jaydenounet, nan mais, honnêtement, qu'est ce qu'il lui avait prit ? D'accord elle l'avait légèrement humilié en le laissant à demi nu, seul dans les toilettes dans une agence de mannequinat, mais ce n'était certainement pas une raison de se laisser aller vers des choses compromettantes pour sa réputation. Réputation pas encore bien fixée, hésitant entre "Pétasse narcissique" et "Obsédée par la bouffe, future obèse", mais tout de même, réputation ne tenant pas particulièrement à se voir entachée par un boulet canon et son surnom pourri.

‹‹ Par-là, je veux dire que tu a plutôt intérêt à m'emmener au bowling et à faire au moins une partie avec moi. Sinon...››

Shakira réfléchit à une menace convaincante mais la seule chose qui lui venait à l'esprit était le supplice de la chère, où on attachait le sujet sur une table et on mettait une chèvre pour lécher ses pieds. Mais il était capable d'aimer ça, ce fétichiste de la chèvre toy, alors elle laisse sa phrase en suspend, se doutant bien que Dashwood du haut de sa mégalomanie n'était pas spécialement impressionné.
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MessageSujet: Re: 02. Hot for teacher. PV Jayden Dashwood   Dim 25 Mar - 15:51

‹‹ A la réflexion, j'aurai peut-être mieux fait d'appeler un mec qui sait conduire... Enfin salut beau gosse !››

Grimace ricanante. Comme s’il était envisageable que quelqu’un d’autre accepte de prendre ce petit pot de rimmel sur patte dans sa voiture. A la rigueur, un terroriste suicidaire écologiste aurait pu, éventuellement, s’acquitter du châtiment de véhiculer la jeune femme, sachant que, de toute façon, sa course terminerait dans le réacteur nucléaire le plus proche. Délicieuse image. Tendant un pouce et un index enfantin contre la joue de la lycéenne, il y appliqua une pincée réprobatrice, petite vengeance anticipée pour le flot continu de parole qui allait nécessairement s’écouler de sa bouche d’ici quelques microsecondes pour marteler ses tympans. Cherchant à gagner un peu plus de temps, il présenta ses lèvres jusqu’à celles de la Love Shak en location et en gouta l’essence glucosée à la synthèse de cerise, croyait-il, de son maquillage. Le « Bonjour,commentçava ?bienettoi ?Ouioui,Quoideneuf ?Rienettoi ?Rien…Cool !Ouais… » parfaitement amical s’éternisa un peu, Jayden ne daignant laisser la jeune fille reprendre son souffle qu’après s’être assuré du bout de la langue de la parfaite bonne tenue de ses amygdales. Une fois le petit moment de sucion terminé, il lui fallut un petit moment pour reprendre ses esprits. Shakira, bien mieux lotie question cage thoracique avait déjà enchaîné sans la moindre contraintes, écorchant au passage son nom dans un blasphème passible de flagellation à coups d’entrailles de bœuf noir du Kentucky.

‹‹ …n'enlèverai pas ce short magnifique que je viens d'acheter tant que tu ne m'auras pas donné ce que je veux. ››

Grognement. Le Dashwood n’aimait pas attendre. Et ce manque de bonne volonté de la Gavyn à vouloir se découvrir de ces épaisseurs de vêtement bien trop inutiles par le temps qu’il faisait touchait à la limite du sacrilège émotionnel. Sérieusement. Depuis quand s’était-elle entichée d’une morale, d’une patience et d’une tendance anti-naturiste ? C’était révoltant, incompréhensible mais en même temps, la chose évoquait à l’esprit du jeune homme la vision d’une jeune élève d’école catholique qui présistait dans sa pudeur feinte et rougissante pour mieux se livrer derrière le bénitier, chapelet à la main. C’était l’effet désiré par Shak, évidemment. Et bien, elle allait être servie. Arborant un sourire carnassier, le gamin jaugea d’un œil concupiscent la longueur des jambes de sa compagne imposée.

‹‹ Par-là, je veux dire que tu a plutôt intérêt à m'emmener au bowling et à faire au moins une partie avec moi. Sinon...››

Une « partie ». Le voilà rassuré. Si le terme technique paraissait quelque peu étrange, la teneur érotique qu’il en émanait ne faisait plus un seul doute. Soupirant néanmoins pour la forme, le jeune homme redémarra et s’élança dans l’avenue à une petite cinquantaine de kilomètres-heures au-dessus des limitations imposées. Suivant les indications atones de la blonde, son regard s’accrochait au paysage flou dégoulinant le long des vitres sifflant de la vitesse. Il n’avait pas encore bu mais, étourderie de la conduite,d’étranges pensées lui venait avec l’idée de passer Noël à New-York.

-Passe-moi les nouilles.
On est que des bonhommes de neiges. On est beau. On est blanc. On a plein de petites brindilles et traces d’herbes accrochées, grasses, souillantes, sur la peau, plus manteau immaculé que recouverte par celui-ci. On reste à se dorer au soleil, dans la neige, sentant la glace molle qui coule le long de nos jambes uniques et boursoufflées, eau usée par la vie qui s’achève dans une boule de neige, quelques brins de laine bon-marché teinte en rouge par une enfant scandinave décharnée séquestrée dans un cave indienne, tassée avec soin par une gamine neurasthénique qui sort pour la première fois de sa chambre depuis six mois, lancée à la force de ce bras enfantin affaibli et qui casse notre carotte nasale tachetée de noir, de pourriture déjà. Pourtant, on reste-là. Stupides. Fondus. Dans la pelouse, soigneusement aménagée dans ce quartier résidentiel, rendue à la sauvagerie par un caprice de Dieu qui provoquera accidents et dérapages sur l’autoroute, entrainant mort ou séquelles chez des femmes enceintes, des enfants et des hommes dans la trentaine. Ce salaud. Je ne compte pas les petites vieilles permanentées en mauve. Elles ne comptent pas, elles puent l’ammoniaque, elles ont des tumeurs, alors, à quoi bon les compter ? Donnons-leur les caramels qu’elles réclament, et qu’importe si ça bouchera les artères ou déclenchera le diabète, oublions nos petits slogans prononcé bouche en cœur pour protéger leur pronostic vital à leur insu, tant qu’elles y prennent du plaisir. Pour ce qu’il leur reste à vivre. Quelques pellicules des anges écrasée sur le sol et c’était toute la chaumière qui entamait des chants autour d’un sapin à l’odeur artificielle de plastique et de colle industrielle. Ou, en tous cas, c’était ce que laissait entendre qu’il devait se passer la petite boite fluorescente et bruyante qui a décoloré les pigments divers et cutanés de la gamine évoquée plus tôt pendant les six mois tout aussi précédemment précisés, rendue cinglée par l’enfermement, d’où son acharnement à vous détruire, vous, innocente créature d’amour et de neige au destin éphémère.

Il devait se passer. Mais qui était-il ? Jayden. Evidemment. Les yeux agressés par les néons faiblards picotant sournoisement les tendances épileptiques de l’assemblée, composée des deux lycéens, d’un cendrier en forme de quille, de quelques ivrognes grimaçants qu’ils n’arrivaient pas à aller aux toilettes, d’une serveuse trentenaire maquillées à outrance, maigre tentative pour diminuer les ravages du temps, petites giclées de vitriol épicé aux MST sur le visage efficace traité contre l’acné de la jeunesse enflammée qu’elle avait du vivre, d’un attroupement de joueurs non-identifiables dispersés sur les pistes en contrebas du bar, de trois cacahuètes salées et du gérant, installé derrière son comptoir comme un flanc à la vanille à l’étroit dans son emballage de plastique, n’attend plus qu’on ne tire sur la languette d’aluminium pour le libérer dans une assiette. Ou il sera mangé. De façon quand même plus propre qu’à la petite cuiller, Oh ignominieuse infamie des classes sociales inférieures qu’il desservait bien malgré lui !, à même le pot., Jayden comprit qu’il était arrivé à destination.

Il observa l’homme bedonnant et dégarnit, ricanement grassement, dandinant sur large derrière débordant de son tabouret, raclant les glaires d’une vie à fumer des Marlboro par paires de paquet par jours, face à une petite vieille essayant de faire croire qu’elle faisait vingt ans de moins que ses quarante, pourtant bien tassés, actuels largement présentés par la tension prodigieuse appliqué par sa poitrine usée sur son soutiens gorge dévoilé dans un décolleté dont l’assistance se serait gracieusement passé, déjà ridicule dans son habit taché fleurant la lessive. Sa peau diffusait une impression de salissure, sans doute était-il contaminé par le lieu miteux jusqu’au lobe des oreilles, seules parties de son corps flasque ne pendant pas encore, et l’état du verre qu’il frottait depuis maintenant trois bonne minute laissait présager une épidémie de salmonellose chez les personnes qui avaient osés imaginer respirer l’air enfumé qui avait circulé entre les bouteilles disposées dans un frigo bruyant derrière l’homme graisseux.

Une narine pincée, Jayden continua à avancer parmi les tables marquées de liquides devenus aussi solides que collants, se posant de sérieuses questions sur l’état hormonal de la jeune fille pour avoir eut l’idée absurde de les trainer tout deux dans un endroit où une femme de ménage pakistanaise sous-payée avec huit enfants à charge n’était manifestement plus passée depuis son décès en 2000, autant dire la préhistoire, dans le seul espoir d’esmoustiller l’idée un probable ébat (moins) amoureux (que ça, tu meurs lamentablement dans un caniveau, telles deux cancereuses siamoises qui ont respiré trop d’hélium avant que leur poumon droit partagé explose expirant dans un joyeux et sanguinolent son de morse affamé).

-Bon… On fait quoi maintenant ? On va où pour… « se changer » ?

Il entendait bien évidemment par-là « se dénuder et enfiler les protections inévitables qui empêcherons ton utérus d’être martyrisé par un petit bout de chaire irrigué en continu par le surpoids que tu te choperas pendant que je t’abandonnerai aux joies de la pension alimentaire ».
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02. Hot for teacher. PV Jayden Dashwood

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