Choriste du mois


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 03. Under pressure

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Robbie Shane Morgan
Robbie Shane Morgan
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Age : 26 ans
Occupation : Papa à plein temps, employé au Gramophone, bassiste d'Against The Odds, membre des Awesome Voices
Humeur : occupé
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MessageSujet: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyMer 28 Mar - 20:22


- She's having my baby

C’était un mardi matin comme un autre, sauf qu’aujourd’hui il était levé bien plus tôt que d’habitude. Son téléphone sonnait depuis près d’un quart d’heure annonçant qu’il avait reçu un message. Au début il avait voulu l’ignorer, mais plus le temps passait, plus la mélodie le sortait de son sommeil. Ouvrant difficilement les yeux il chercha son réveil dans le bazar qui avait recouvert le sol de sa chambre. On aurait pu se croire dans l’antre d’un adolescent en mal de vivre. Il le trouva enfin et vit qu’il était décidément bien trop tôt pour avoir une vie sociale. Allongé sur le ventre et après s’être maudit de ne pas avoir éteint son téléphone, il sortit un bras de sous sa couverture et commença à tâtonner le sol à la recherche de l’objet de malheur. Il avait prévu de passer sa matinée au lit, de trainer avec son colocataire un peu avant que ce dernier ne lui fasse faux bond pour rejoindre sa blonde de copine, mais apparemment, ses plans allaient être contrariés. Attrapant son portable il se retourna afin d’atterrir sur le dos il tendit un bras loin devant son visage pour que la luminosité de son écran ne lui fasse pas mal aux yeux. Leah. Le message venait de Leah. Il ne savait toujours pas où elle était, mais chez elle il n’était visiblement pas 6h27. En temps normal il se serait dépêché de lire ce qu’elle avait à lui dire, mais là il n’avait pas la tête à cela. Il essaya de le lire en diagonale mais voyant que l’envie n’était pas au rendez vous, il reposa son téléphone et finit sa nuit.

Près de trois heures plus tard, lorsqu’il se réveilla de lui-même, la première chose qu’il fit, fut de rechercher une nouvelle fois son téléphone, perdu dans ses draps maintenant, pour voir si le message n’avait pas été l’objet d’un rêve. Il le retrouva sous son oreiller, sans chercher à comprendre comme il était arrivé là, et retourna dans sa boite de réception, où il vit qu’un message de Leah était bel et bien arrivé plus tôt aujourd’hui. Etant un peu plus réveillé, il se lança dans une nouvelle lecture. Cette fois il avait comprit ce qu’elle lui demandait, et il n’était pas vraiment motivé à lui rendre service. Après tout, si elle avait décidé de partir et de le laisser en arrière, cela voulait bien dire qu’elle n’avait pas besoin de lui. Et pourtant, voila qu’elle s’autorisait le droit de lui demander une faveur. Elle n’avait vraiment peur de rien. Pourquoi ne pas demander à sa colocataire à la place ? Il se leva, et se dirigea dans sa cuisine. Il chercha un indice qui aurait pu le laisser deviner que Ryder était encore la, mais l’absence de ses chaussures devant la porte était assez claire. Ce serait donc un petit déjeuner en solo. Tant mieux en fait, car ainsi, il pourrait réfléchir. Il alluma la télévision qu’il régla sur une chaine de dessins animés puis revint dans son espace cuisine pour se verser un bol de lait et d’y ajouter des céréales. Bon alors, en fait c’est simple. J’ai juste à aller voir Wyatt, lui demander le dossier et basta. Adieu Leah, adieu bébé-moi, et re-bonjour Hallie. Même si cela lui donnait l'air d'un fou, il aimait réfléchir à haute voix.

Leah voulait donc récupérer son dossier, il n’y aurait rien de plus simple. Robbie connaissait Wyatt qui était le docteur de Leah. Il aurait juste à le lui demander et tout rentrerait dans l’ordre. Voyant la simplicité de la tache, il se dit qu’un dernier service pour Leah n’allait pas le tuer. Il se dépêcha d’appeler le cabinet du docteur Pillsbury pour prendre un rendez vous, indiquant bien que c’était au nom de Morgan. Une fois que cela était fait, il finit de prendre son petit déjeuner de champion, et alla se doucher. Il n’y avait pas de quoi se presser, son rendez-vous n’était pas avant deux bonnes heures. Il choisit ses vêtements sans réelle concentration, préférant avoir une coiffure parfaite qu’une tenue passable. Lorsqu’il jeta un coup d’œil à la pendule il se dit qu’il était grand temps de partir s’il ne voulait pas être en retard. Arrivé en bas de son immeuble, il se rendit compte qu’il avait oublié les clés de sa voiture en haut, mais pris une flemme immense, il préféra marcher plutôt que de remonter toutes ces marches. Il mit son ipod en marche pour se motiver à avancer. Le vieux quartier était assez loin de chez lui, et le froid ambiant lui fit vite regretter de ne pas avoir pris sa voiture. Il alluma une cigarette pour essayer de réchauffer ses poumons suivant la bonne vieille méthode du système D.

C’est seulement lorsqu’il ne sentit presque plus ses doigts qu’il vit que son périple hivernal touchait à sa fin. Il avait beau dire ne pas être frileux, son corps lui disait tout autre chose. Il finit les derniers mètres au pas de course en faisant bien attention à ne pas glisser bêtement sur de la neige et entra enfin dans la salle d’attente. Il alla s’annoncer à la secrétaire, et prit place dans la salle d’attente. Il n’y avait que des femmes, pas vraiment étonnant quand on connaissait le métier de Wyatt. Cependant, Robbie aurait pensé y croiser quelques personnes de sexe masculin. Même si ce n’était qu’un homme qui accompagnait sa femme. Peut être qu’il aurait du prendre rendez vous au nom de Leah alors, la situation aurait surement été moins étrange. Il fit un sourire embarrassé aux jeunes femmes qui le regardaient d’un air étonné, en essayant de couper le contact visuel avec chacune d’elles. Il y avait même une femme visiblement très enceinte. Il se surprit à se demander si Leah ressemblait à cette dame maintenant. Il essaya de la visualiser avec un gros ventre mais son imagination n’était pas assez fiable pour que l’image qu’il ait en tête soit probable. Il décida de chasser cette illustration fictive, et de faire passer le temps en prenant un magazine en attendant son tour. Soudain, Wyatt arriva dans la salle, demandant une certaine Madame Morgan. Robbie regarda l’audience pour y déceler une certaine réaction avant de comprendre qu’on l’appelait lui. Il se leva en levant une main timide pour attirer l'attention sur lui, comme s'il avait vraiment besoin de ça. Depuis son arrivée, le moindre de ses mouvements, même un simple croisement de jambes, était épié du coin de l'oeil. Euh non en fait c’est pour moi le rendez vous. Cette fois c’était sur, les femmes présentes allaient le prendre pour un échappé d’asile. Il se rassura en se disant qu’après cette visite, il ne mettrait plus les pieds ici, et qu’il ne rêverait probablement aucune de ses dames. Il serra la main de Wyatt et le suivit dans son bureau.

Il s’assit juste en face du docteur. Heureusement, Wyatt ne le prenait pas pour un fou puisqu’il le connaissait déjà grâce aux Awesome Voices. Cependant Robbie pouvait bien voir qu’il se demandait bien ce qu’il allait pouvoir faire pour lui. Il s’empressa de lui expliquer la situation. Pas de panique, je ne suis pas la pour que tu t’occupes de moi. En fait, ça risque d’être le rendez vous médical le plus rapide de ta vie mais bon. Bref, voila, j’ai besoin de récupérer le dossier d’une de tes patientes, qui est accessoirement, une amie à moi. Il ne savait pas si ce genre de pratique était courante ou non, mais il espérait tout de même qu’il n’y avait pas tout un tas de paperasse à remplir parce qu’il voulait en finir au plus vite. La première phase du plan « aller chez le médecin – prendre le dossier – l’envoyer » était désormais finie. Il n’avait plus qu’à attendre le dossier.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyJeu 29 Mar - 0:09

S’il y avait bien une chose que Wyatt détestait plus que tout, outre William Schuester, c’était les rendez-vous supplémentaires en sandwich dans son emploi du temps déjà chargé. C’était bien beau de s’imaginer qu’il vivait au paradis du vagin à passer gaiement ses journées entre les jambes interminables de canons descendant tout droit de leur podium pour poser leurs jolis petits pieds sur les étriers, mais ça relevait du fantasme. La réalité était beaucoup, beaucoup moins charmante, et les pauses conséquentes qu’il s’offrait entre les consultations ne relevaient pas du luxe d’un médecin blindé de gros sous qui faisait un caprice pour se refaire faire une manucure. Ces pauses faisaient pleinement partie de sa santé mentale. Entre deux blennorragies et une ménopause rampante, il estimait avoir le droit de s’offrir un bon café africain moulu par la même machine que George Clooney en se détendant dans un fauteuil design qu’il avait fait acheter à un prix considéré comme indécent par ses deux pingres de collègues. La journée s’annonçait particulièrement longue et a priori pas de récompense à la clef. Vraiment, ce n’était pas un jour pour venir lui chercher des puces. Levé du pied gauche, il avait commencé par renverser son café brûlant sur sa chemise blanche en se brûlant généreusement au passage. Sa place de parking avait été squattée par un indésirable, le forçant à garer sa décapotable rouge dans la rue. Le planning n’affichait que des noms qui le rendaient grincheux et pas une seule paire de jolies jambes dans le lot. Le destin avait décidé d’être contre lui et pour le moment il n’avait pas eu d’idée de génie pour se venger de l’injustice dont il était victime. Affairé à souffler sur sa première tasse du matin après avoir affronté Mrs Pleymouth, cinquantenaire paranoïaque persuadée que son mari cherchait à la mettre enceinte avant la ménopause, il fut tiré de sa torpeur par le bruit de la poignée dans son dos. Sa secrétaire préférée était entrée sur la pointe des pieds d’un air gêné. «Docteur ?» Tournant sur l’axe de son œuf rouge, il adressa un sourire chaleureux à la piquante brunette engagée autant pour son physique que pour son curriculum vitae, bien que sa présence dans son repère ne signifiât rien de bon. Au moins elle était agréable à regarder, elle. Son regard intense sur la jeune femme fit rosir ses pommettes maquillées et il se racla discrètement la gorge pour lui rappeler qu’outre le plaisir de la vue elle avait sans doute un message quelconque à lui faire passer pour oser troubler son premier break de la journée. Pianotant sur sa tasse du bout de ses doigts experts, il marquait clairement son impatience et enfin la jeune femme se décida à parler : «Mmh oui, j’ai dû prendre un rendez-vous en urgence docteur. Pour une certaine Mrs Morgan.» Fronçant la bouche en une expression contrariée, le jeune homme posa sa tasse sur la table voisine en tendit le bras en direction de la jeune femme pour lui prendre le dossier qu’elle pressait contre sa poitrine. «Mrs Morgan hein ? Ça ne me dit rien... Quelle heure ?» Jetant un coup d’œil sur le dossier qui correspondait en réalité à sa patiente suivante, il sentit la colère monter doucement. «Et je peux savoir depuis quand je prends de nouvelles patientes entre deux rendez-vous ? Je pensais pourtant avoir été clair là-dessus.» Sa voix était sèche et cassante mais ne représentait que la partie visible de l’iceberg. «Oui... je suis désolée, c’était sans doute son mari, il a insisté pour vous voir sans rien me dire...» Gardant pour lui le dossier dans sa fiche cartonnée, il chassa la secrétaire d’un revers de main en lui tournant à nouveau le dos pour se concentrer sur sa prochaine consultation. Finalement elle avait dû être embauchée pour son physique plus que pour ses compétences.

Les visites s’enchaînaient dans une banalité affligeante, et enfin l’heure de la non-pause arriva. Se levant en rechignant de son bureau après avoir entré les derniers détails de son diagnostic dans le fichier informatique, il poussa la porte qui menait dans la salle d’attente avec un soupir non dissimulé. Ne quittant d’abord pas sa feuille presque vierge des yeux, il appela à l’aveuglette cette maudite Mrs Morgan. Sans réponse, il releva les yeux pour tomber avec surprise sur un individu de sexe masculin loin d’être inconnu qui plus est. «Oh...» lâcha-t-il sans chercher à dissimuler sa surprise. «Eh bien suis-moi, Mrs Morgan.» ajouta le médecin avec un sarcasme non dissimulé en lui tendant la main pour le saluer. Il ne connaissait pas vraiment Robbie au sens strict du terme. En réalité, il le voyait surtout de loin aux répétitions des Awesome Voices lorsqu’il venait chercher Hallie après une session un peu tardive ou qu’il venait les écouter avec dieu sait quelle autorisation. Le petit ami de sa copine de chorale, voilà à quoi ressemblait grosso-modo l’étiquette de ce garçon dans l’esprit de Wyatt. Mais la question qui le taraudait le plus était de savoir pourquoi il était là. Il n’avait très clairement pas besoin d’une consultation, et il voyait mal pourquoi il avait ressenti le besoin de venir le trouver. Quelle que soit la nature de ses rapports avec la petite blonde, elle ne venait pas consulter dans son cabinet et ce genre d’informations était strictement confidentielles. Assis dans son fauteuil en attendant une explication, celle-ci ne tarda pas à arriver et ne manqua pas de le laisser perplexe. Éclatant de rire après avoir laissé peser un instant de silence entre eux, le médecin donna un grand coup sur le verre de la table avec le plat de sa main. «Elle est bien bonne celle-là. Je pense que j’aurais encore préféré que tu me dises que tu voulais une consultation Robbie.» Reprenant son sérieux aussi rapidement qu’il l’avait perdu, il se redressa dans sa chaise en se rapprochant du blond aux cheveux entretenus de manière si parfaite que c’en était presque dérangeant. «Qu’est-ce que tu imagines ? Que je distribue mes dossiers médicaux au premier venu sous prétexte qu’il me le demande ?» Sa voix trahissait la pointe d’énervement qui grandissait en lui. On lui sucrait sa pause café pour expliquer à ce demeuré que les dossiers médicaux sont confidentiels ? Vraiment Hallie ferait mieux de se trouver un autre mec avec un quotient intellectuel n’avoisinant pas celui de la moule prématurée. Fixant les pupilles du jeune homme lui faisant face de ses prunelles vert émeraude, il croisa les mains devant lui en prenant un air autoritaire. «Et je peux savoir qui est cette amie accessoire ?» Arquant un sourcil hautain en le prenant de haut, il poursuivit sur un ton glacial. «Pour ta gouverne, Hallie ne fréquente pas mon cabinet et je doute qu’elle ait été assez bête pour t’envoyer faire ce genre de visite de courtoisie.»
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyJeu 29 Mar - 21:25

Lorsqu’un plan est mis en action, la phase d’entame est toujours la plus facile afin de partir confiant et de se croire invincible pour la fin de l’exécution. Son plan pour récupérer le dossier de Leah ne faisait évidemment pas exception, mais il aurait préféré s’en rendre compte avant d’atterrir dans le bureau du docteur Pillsbury. Expliquant la raison de sa venue, il se retrouva dans une situation qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Wyatt était complètement hilare devant lui, mais hélas, ce n’était pas le genre de rire communicatif qui détend l’atmosphère. Le silence que ce rire venait de briser était certes pesant et intimidant, mais il était cent fois mieux que ce rire. Robbie essaya de rire lui aussi pour détendre l’atmosphère, mais il se rendit vite compte que ce n’était pas la meilleure idée qu’il ait eu aujourd’hui. Il se surprit même à sursauter lorsque la main de Wyatt vint se poser sur la table, d’une manière assez violente. A partir de ce moment, Robbie aurait préféré être n’importe où plutôt qu’ici. Il ne savait plus vraiment s’il était là en temps que patient, ou en tant que vague connaissance qui avait besoin d’un ridicule petit service. Après tout, ce n’était pas comme s’il lui avait demandé une prescription pour de la drogue médicale. Un simple petit dossier. Il avait pourtant pensé au moindre détail un instant auparavant lorsqu’il faisait semblant de feuilleter un des magazines féminins. Même si wyatt ne pouvait pas lui donner le dossier en main propres pour une question d’étique, il aurait trouvé une excuse pour s’absenter, et ainsi laisser assez de temps à Robbie pour se faufiler dans sa tonne de dossier. Mais à l’entente des prochains mots de Wyatt, Robbie se rendit compte que ce scénario n’était pas prêt d’arriver. Evidemment, tout cela n’arrivait que dans les films, ou dans les grandes villes tout du moins. Oh non non. J’ai cru comprendre que vous les médecins, vous avez une sorte de secret professionnel. Merci docteurs House, Glamour et Mamours de lui avoir appris tant de chose dans le domaine de la médecine. Mais si ça peux te rassurer, je ne compte pas aller crier sur tout les toits que j’ai eu ce dossier. Là, Wyatt n’aurait plus vraiment de quoi être réticent. Bien sur, il ne pouvait pas lui expliquer pourquoi il ne dirait rien à propos de cette grossesse, mais l’essentiel était que tout le monde y trouvait son compte ainsi.

Puis soudain, la voix de Wyatt changea. Certes Robbie ne le connaissait pas vraiment, mais là, il ne le reconnaissait plus du tout. Il avait l’habitude de le voir lorsque le coach des Awesome Voices faisait en sorte que les répétitions se terminent tard. Il venait récupérer Hallie, et quand il arrivait plus tôt, il savait par où passer s’il voulait assister clandestinement aux répétitions. Ils n’avaient jamais échangés de grands débats animés, mais ils avaient tout de même eu quelques discussions innocentes. Ce n’était pas comme si Wyatt s’apprêtait à remettre un dossier à un total inconnu. Ce n’était plus Wyatt, et il n’était plus Robbie. La situation le ramena quelques années en arrière lorsqu’il était encore à McKinley. A la place de Wyatt se tenait le proviseur, et à sa place se tenait lui, version juvénile. C’était comme si Wyatt lui demandait de dénoncer quelqu’un qui avait fait une bêtise. Mais c’était plus que ridicule, il n’avait encore rien fait. Le ton que Wyatt employa, ajouté à sa posture, le rendit encore plus mal à l'aise si cela était possible. Il s’apprêta à répondre à la question du docteur quand ce dernier ajouta autre chose au sujet d’Hallie. Cela aurait été plus que malvenu de lui couper la parole. Il attendit donc qu’il ait fini, ne comprenant pas trop ce que sa petite amie venait faire dans la discussion. Certes leur relation n’était plus vraiment au beau fixe, mais il savait bien qu’elle ne se faisait pas occulter ici. Il arqua les sourcils avant de reprendre un air neutre. Leah Woods. Il n’osa pas vraiment répondre à ce qu’il venait de dire sur Hallie ne sachant pas vraiment si sa phrase attendait une réponse. En temps normal, il aurait essayé de détendre l’atmosphère avec un peu d’humour, mais quelque chose lui disait qu’il valait mieux s’abstenir pour aujourd’hui.

Toujours dans sa position d’élève fautif, il n’osa pas affronter le regard du docteur. Ce n’était déjà pas son fort lors d’une discussion posée, mais alors là, c’était encore pire. Il préféra se concentrer sur les affiches accrochées aux murs, avant de se rendre compte qu’ici, il ne risquait pas de trouver des choses plaisantes à voir. C’était assez étrange comme décoration, mais tellement digne d’un cabinet de gynécologie. Préférant arrêter de scruter ces posters, il se repositionna face au docteur Pillsbury. Le silence était encore pire que quand Wyatt lui parlait de sa voix autoritaire, et pleine de mépris. En fait, j’ai reçu un message ce matin. Il tâtonna ses poches puis fouilla dans le fin fond de l’un d’elles pour retrouver son portable. Décidément, il allait finir par se le mettre autour du cou comme ça il n’aurait plus besoin de le chercher. Il se rendit vite dans sa boite de réception, ouvrit le message de Leah et déposa son téléphone sur le bureau, face à Wyatt. Comme vous devez surement le savoir, Leah est enceinte. Pour une raison inconnue, elle vient tout juste de déménager, et pour une autre raison inconnue elle à besoin de son dossier médical. Vous n’avez cas lire, je n’invente rien. Sans vraiment savoir pourquoi, il avait décidé que vouvoyer Wyatt ne serait surement pas plus mal. Il mit cela sur le compte de la relation professionnelle qui s’établissait lorsqu’ils étaient ici, bien qu’au fond de lui, il sache très bien que cela était du au fait que Wyatt l’intimidait un peu. Il se concentra de nouveau sur un schéma qui se trouvait sur sa droite.

Il mit un peu de temps avant de comprendre ce que l’image représentait, et lorsqu’il le découvrit, il préféra chasser cette image de sa tête. Un peu comme l’image de Leah difforme qu’il avait à l’esprit un peu plus tôt dans la salle d’attente. Donc… Il attendit que Wyatt lui prête de nouveau un peu d’attention, et profita de se laps de temps pour ranger son téléphone dans sa poche de jean. Comment ça se passe ? Y a besoin de ma carte d’identité peut être ? Va falloir que je remplisse des papiers ? Il se tordit les doigts, signe de sa nervosité, provoquant le craquement de certains d’entre eux. Il arrêta de suite sachant que certaines personnes n’aimaient pas ce bruit. Ce ne serait d’ailleurs pas étonnant que Wyatt en face partie. Il préféra s’adonner à un autre de ses passes temps préféré lors de situation étrange comme celle-ci, à savoir frapper ses mains contre ses jambes suivant un rythme plus ou moins inconnu. Il n’osa pas vraiment dire à Wyatt qu’il était pressé de peur de l’énerver encore plus si cela était possible.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyJeu 29 Mar - 22:48

Sa relation avec Hallie n’était certainement pas assez intime pour qu’il se permette ne remarque sentie sur le genre de garçon qu’elle avait choisi pour l’accompagner dans la vie, mais il n’en demeurait pas moins que le médecin n’aimait pas Robbie. Il y avait quelque chose de dérangeant chez lui. Quelque chose de trouble que le jeune homme ne parvenait pas à identifier mais lui laissait malgré tout une mauvaise impression. Au sein de la chorale c’était sans doute de la fausse blonde qu’il était le plus proche, avec Samuel. Pour des raisons radicalement différentes par ailleurs. Quand on ne faisait pas attention à elle, elle avait le profil type de la perdante : travailler dans un magasin qui vend des taies d’oreiller en forme de canard, fréquenter une faculté assez médiocre, se battre bec et ongle avec son directeur de chorale pour avoir le droit d’être au second rang, il n’y avait rien de très glorifiant. La vie de la petite Halloway n’était pas toute rose, certes, mais elle avait malgré tout cette rage en elle qui l’empêchait de sombrer dans le cliché. Chaque réplique de Bryan était encaissée sans broncher mais il suffisait de lui parler en dehors de la salle de répétition pour l’entendre proférer toute sorte d’insultes à son égard. Et puis elle était intelligente. Brillante. Le gynécologue gardait encore un souvenir vif de leur première rencontre et de la manière sans détour avec laquelle elle l’avait rembarré quand il s’était adressé à elle comme à une réplique grandeur nature de Barbie entre en maternelle. Quelle n’avait pas été sa surprise quand il s’était avéré qu’elle était non seulement capable d’enchaîner plus de trois mots sans faute de grammaire mais que sa conversation pouvait être tout à fait divertissante. À force de chercher sa compagnie pour se changer un peu du disque rayé de cette folle à lier de Kitteridge qui cherchait sans cesse à partager ce qu’il soupçonnait être de la nymphomanie plus que de l’intérêt pour la sexologie, ils étaient devenus assez proches et il avait fini par connaître bon nombre des détails de sa vie privée. Parmi eux, son amour incommensurable pour Robbie Morgan. Et sa virginité précieusement gardée. À croire que toutes les vierges de la ville avaient décidé de faire leur coming out devant lui... S’il s’était souvent amusé de ce détail avec la jeune femme en raillant sa ceinture de chasteté trop bien cadenassée, jamais il n’était allé trouver le petit ami abstinent pour tenter d’engager la conversation. Le sujet aurait pu paraître étrange pour apprendre à connaître quelqu’un, mais quand on est gynécologue ce n’est pas nécessairement le genre de détail qui vous frappe. Pourtant il n’en avait rien fait. En réalité, il fallait bien avouer que tout ceci était extrêmement suspect. Bien qu’il espérât que cette attente du meilleur moment pour franchir le pas fût mutuelle, en tant qu’homme en bonne santé physique et mentale, il ne réussissait pas à concevoir ce genre de torture. Hallie n’était pas laide, au contraire ! Elle avait des jambes à tomber et ses courbes étaient absolument parfaites. Peut-être un peu plate... Mais ce n’était qu’une question de goûts. En bref, il ne comprenait pas comment Robbie avait pu attendre qu’elle se décide aussi longtemps. Et ses soupçons étaient en passe de crever le plafond maintenant qu’il se tenait assis sur une chaise dans sa salle de consultation à réclamer le dossier d’une amie

Visiblement, il était encore plus idiot qu’il ne l’avait cru, et le gynécologue ne retint pas un second éclat de rire en le voyant insister à nouveau pour obtenir ce qu’il était venu chercher. «Une sorte de secret professionnel, oui tout à fait. Le serment d’Hippocrate ? La déontologie ?» Arquant un sourcil passablement excédé, il pensait encore au café kenyan qui aurait dû se trouver entre ses mains à l’heure qu’il était avant de devoir s’attaquer à l’échographie interminable de la jeune maman qu’il avait aperçue dans son cabinet qui devait être passablement excitée et impatiente vu l’avance qu’elle avait sur son rendez-vous. Soupirant sans retenue, il secoua la tête en fermant les yeux pour chasser ces images de son esprit. Mais laissant couler une première fois, il passa à la question suivante pour identifier la jeune femme assez désespérée pour envoyer ce rockeur à la manque dans son bureau récupérer un dossier. Il suspectait de plus en plus une lycéenne qui aurait contracté une quelconque infection et aurait voulu que ses parents ne l’apprennent jamais en faisant disparaître le dossier dans la nature. Avec beaucoup de chance, il s’agirait d’une cousine éloignée qu’il ne considérait pas comme un membre de sa famille, et pas de l'adultère qu'il lisait dans toute cette situation rocambolesque. Ses doigts se contractèrent en entendant le nom de Woods. Et les muscles de sa mâchoire se firent plus saillant alors qu’il serrait les dents pour étouffer la première remarque qui lui vint à l’esprit. «Leah Woods ?» répéta-t-il froidement sans vraiment desserrer les dents. Si sa mémoire ne le trompait pas, il s’agissait d’une jeune femme appartenant à l’une des autres chorales qu’il suivait depuis qu’il était arrivé à Lima. Lorsqu’elle avait appris qu’elle était enceinte, il avait dû lui tenir le genre de discours qu’aucun gynécologue n’aime avoir à faire à ses patientes, et lui expliquer que même s’il était trop tard pour interrompre sa grossesse, ce bébé n’était pas une fatalité et que même seule elle pourrait l’élever. Les premières échographies avaient été douloureuses et il n’aurait jamais pu oublier la première fois qu’il l’avait vue sourire en regardant l’écran. L’une de ses joies de médecin : le sourire des femmes enceintes. Et voilà que Robbie se pointait à présent en brandissant la bannière de l’ami fidèle venu chercher un dossier ? Tout était trop suspect. Beaucoup trop suspect pour que le gynécologue se contente de le regarder avec tout le mépris dont il était capable et qu’il réservait d’ordinaire à son désormais beau-frère. Sans compter qu’il avait évité de mentionner Hallie dans l’histoire. Attrapant le téléphone qu’on venait de déposer sur sa table en verre, il regarda l’écran en feignant l’intérêt, hochant la tête comme s’il acquiesçait aux inepties que le blond lui débitait pour cacher son malaise palpable. «Mmh une raison inconnue ? Comme c’est arrangeant.» Relevant les yeux sur le jeune homme qui semblait à présent craindre la moindre de ses réactions, Wyatt lui offrit un large sourire à la froideur sans pareille en laissant le silence de la pièce peser sur ses épaules. «Est-ce que tu te moques de moi ?» Il repoussa le téléphone du bout des doigts pour caler son dos contre le dossier confortable du fauteuil noir. «Est-ce que tu crois sincèrement qu’en me sortant ton permis de conduire et ton beau téléphone en jurant que tu ne diras rien à personne je vais te donner le dossier ?» Faisant claquer sa langue contre son palet, Wyatt était littéralement sidéré par tant de naïveté, à moins que ce ne soit du culot. «Laisse moi t’expliquer deux ou trois petites choses, Robbie. Seuls les membres de la famille de la patiente ont le droit de récupérer ce dossier, sur des critères très strictes, et à moins qu’elle n’ait déménagé au paradis et que tu sois devenu son frère dans les deux dernières minutes, tu n’es pas éligible.» Il dévisageait le jeune homme qui ne cessait de tourner ses mains et de craquer ses os à tout va comme si ça allait faire passer le temps plus rapidement. Le gynécologue n’était absolument pas disposé à le laisser partir sans connaître le fin mot de cette histoire. «Ou bien cette belle amitié que vous partagez tous les deux n’est pas le seul lien qui vous unisse ?» renchérit-il d’une voix guillerette pleine de sarcasme.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyVen 30 Mar - 1:05

Ayant essayé de se lancer sur un terrain inconnu, il fut totalement perdu lorsque Wyatt commença à lui énumérer des noms qui ne lui disaient rien du tout. C’était bien beau de parler de tout ça mais concrètement, ça ne voulait pas dire grand-chose. S’évadant de se chemin tortueux, il annonça le nom de Leah avant de voir l’expression du gynécologue changer. Robbie s’interrogea sur la nature de ce changement, mais ne trouva aucune raison valable. En fait, si. Une raison se démarquait des autres, mais Robbie espérait vraiment que Wyatt n’était pas ce genre de personne. Le genre de gens qui imagine tout un scénario à propos d’une coïncidence, et qui voit le mal partout. Il voyait clair dans son jeu : là il s’imaginait que Robbie était lié intimement à Leah, et que cela expliquerait la raison de sa venue. Il commençait vraiment à en avoir marre que tout le monde le prenne pour un coureur de jupons même si parfois, ce n’était pas très loin de la vérité. Sauf que là, Wyatt n’avait aucun droit de se permettre ce genre de chose. Connaissant Leah, Robbie savait pertinemment qu’elle n’aurait jamais dit son nom si toute fois on l’avait interrogé sur l’identité du père. Tout deux avaient été très clair lorsqu’il avait parlé de cette histoire. Il essaya de se souvenir d’un épisode de série médicale en tout genre pour trouver une raison valable à cette visite, mais sa mémoire lui fit faux bond, comme souvent dans ce genre de situation.

Le gynécologue ne voulait pas croire que Robbie puisse ignorer l'endroit où se trouvait Leah, ce qui exaspéra le blond au plus haut point. En fait, non ça ne m'arrange pas. J'aimerai vraiment savoir où elle est. Vous savez elle est partie comme ça sans rien dire, donc vos insinuations, je m’en passerais volontiers. Il s'arrêta voyant l'air désinvolte qu'avait adopté Wyatt. Il n'en avait absolument rien à faire, et c'était tant mieux car Robbie ne se voyait vraiment pas lui expliquer les moindres détails de leur relation. Il commençait à ne plus du tout apprécier le médecin. Il se demandait ce qui pouvait clocher dans la vie de ce dernier pour qu’il se venge autant au travail. Ce ne fut pas bien dur à trouver. Il travaillait dans un endroit où il voyait défiler un tas de jambes écartées. Le problème venait surement de là, et que niveau vie privée, ce soit le calme plat. Il n’y avait pas d’autre solution. Robbie savait bien tout cela. Il savait qu’on ne pouvait pas être heureux en amour et au travail. Son propre cas était un exemple parfait : étant dans une phase de pause non-officielle avec Hallie, il avait passé beaucoup plus de temps au travail, ce qui lui avait permis de toucher un petit bonus sur son salaire grâce aux heures supplémentaires. Heureux au travail, malheureux en amour, et vice-versa. Voyant que Wyatt avait attrapé son téléphone, il avait une nouvelle fois vraiment cru que l’affaire était bouclée, mais là encore, il essuya un échec cuisant. Robbie aimait de moins en moins le ton accusateur que le gynécologue employait. Comme si le fait que Leah soit partie sans donner de détail sur sa destination à Robbie était de sa faute. Il n’avait qu’une envie, sortir de ce bureau, et ne plus jamais y remettre les pieds. Mais le sourire froid que lui adressa Wyatt, le glaça en un instant sur son siège. Non, il ne se moquait pas de lui, et à la vue du rictus qu’arborait le visage du docteur, il n’avait pas envie de le faire rire du tout. Il douta sérieusement que la question qui avait suivit attendait une réponse. Restant de marbre, il l’écouta encore une fois sans rien dire.

D’après Wyatt, seuls les membres de la famille ont le droit de récupéré quelque chose d’aussi confidentiel qu’un dossier médical. Robbie compris donc qu’évidemment, les amis proches qu’on pouvait considérer comme sa famille, ne rentraient pas en compte, cela aurait rendu le tout beaucoup trop facile. Le médecin n'avait apparemment aucune envie d'être conciliant. Même avec les arguments et la bonne foi que lui présentait Robbie, il n'y démordait pas. Son ton, son attitude, tout en lui laissait penser que le patient cachait quelque chose. Wyatt était d'ailleurs si convainquant dans ce rôle, que même Robbie s'interrogea sur la vraie raison de sa venue. Il eu soudain très chaud. Il regarda par la fenêtre et même la vue de la neige ne parvint pas à le rafraichir. Il enleva sa veste pour finir en t-shirt. C'était surement une tenue inappropriée, mais c'était le cadet de ses soucis en ce moment. Devant ce silence glacial, Wyatt repris la parole, et cette fois c’en était trop pour Robbie. L’accusation qu’il faisait n'était pas du tout à son gout. Sa phrase pleine de sous entendue lui semblait extrêmement déplacée. Lui qui clamait haut et fort être sous secret médical ne devait manifestement pas connaitre le respect de la vie privée. Il l'accusait complètement et ouvertement de tromper Hallie avec Leah là. Robbie aurait pu se lever et s'en aller, mais cela n'aurait pas pesé en sa faveur auprès du docteur. Il réfléchit donc à un plan de secours. Puis il repensa à ce que Wyatt lui avait dit plus tôt. Seuls les membres de la famille sont éligibles. Bien, mais que se passait-il quand il n’y avait plus de famille ? Wyatt ne devait pas ignorer un tel détail alors Robbie se redressa d'un coup et se fit un plaisir de le lui rappeler. C'est bien beau ce que vous me dites la, mais Leah n'a plus aucune famille. Vous devriez le savoir non? Donc, j'aimerai comment on fait dans ce cas ? Il ne savait pas où il avait trouvé le courage de lui parler ainsi, mais de toute façon, maintenant que c'était dit, il ne pouvait plus vraiment faire marche arrière.

Il était prêt à tout, ou presque, pour prouver qu’il était assez proche de Leah pour mériter ces feuilles médicales, mais sans trop en dévoiler tout de même. Il ne comprenait pas ce qui pouvait être dans ce dossier qui puisse être trop personnel pour que Robbie n’ait pas le droit de le voir. Il connaissait tout de Leah. Tout. Il s’apprêta à informer le gynécologue qu’il avait donné un rein à Leah pour une quelconque raison ce qui expliquerait qu’ils soient désormais si proches, mais connaissant le coté pointilleux du médecin, il aurait surement poussé le vice jusqu’à demander à voir la cicatrice. Il fallait donc abandonner cette idée tout de suite. Dans un excès de confiance en soi, il reprit la parole. Désormais, il n’était plus le lycéen fautif qui se faisait réprimander par le proviseur. Désormais, il était le riche donateur d’une école, qui menaçait de récupérer son don. Ironique connaissant la situation financière dans laquelle il se trouvait. La tout de suite, je suis surement la personne la plus proche de Leah que vous pourrez trouver dans cette ville. Je crois donc que ça ne vous laisse plus vraiment le choix. Donc si maintenant on pouvait se concentrer sur les vraies choses qui comptent, et qu’on puisse en finir, ça m’arrangerait. Il regarda la pendule qui était accrochée à l’un des murs avant de reprendre. En plus, la poste ferme bientôt. Il croisa les bras, tout en attrapant sa veste qu’il posa sur ses jambes. Le rendez vous touchait manifestement à sa fin, dans une poignée de minutes, le dossier serait à lui, il n’aurait plus qu’à aller le déposer chez Leah pour que sa colocataire lui envoie. Il ne manquerait d’ailleurs pas de lui faire passer un mot par la même occasion. Il voulait aider Leah, c’était un fait, mais si cela signifiait qu’il allait encore devoir rencontrer des gens aussi bizarre que Wyatt, il rendait son tablier.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyVen 30 Mar - 13:26

En réalité, quoi que puisse dire le jeune homme à présent, Wyatt resterait convaincu que quelque chose s’était passé entre Leah et lui. Elle était une très jolie femme, et le fait qu’elle soit venue le trouver pour une grossesse était la preuve s’il en fallait une qu’elle ne jouait pas dans la même catégorie que Hallie question chasteté. Elle était mère célibataire et jamais aucun homme n’était venu avec elle à ses check-ups ou ses échographies. Robbie y était forcément pour quelque chose. Pourquoi enverrait-elle un ami lambda s’occuper de ses dossiers autrement ? Il ne pouvait pas être innocent dans cette affaire, et le voir assis en face de lui de la manière la plus indolente qui soit réveillait chez le gynécologue une colère noire. Il détestait l’infidélité. Il pouvait comprendre qu’un homme ne suive pas sa raison, il était sans doute le premier à ne pas le faire, mais il ne jurait pas un amour éternel avant de retourner sa veste. Il ne pouvait pas comprendre cette perversion qui pousse à mentir, à se cacher, à faire du mal aux deux parties pour son propre plaisir. C’était la raison pour laquelle il n’accepterait jamais totalement Will dans sa famille, peu importaient les excuses et le temps : il avait été infidèle à Emma deux fois par le passé et jamais il ne lui pardonnerait cette erreur. Le souvenir de sa sœur amoureuse et blessée lui avouant cette tromperie hantait encore ses souvenirs et il s’était juré que si jamais il lui prenait l’envie de recommencer il se chargerait lui-même de s’assurer que plus jamais il ne le pourrait. On pouvait lui adresser bien des reproches concernant sa relation avec les femmes, mais pas celui-ci. Il préférait encore ne rien promettre plutôt que de revenir sur sa parole. Il était conscient que ce n’était pas forcément correct de sa part, mais sa relation avec Lexie tenait à merveille de cette manière. Pas d’engagement, pas d’infidélité, et ce malgré l’épisode de Charlie au lac. Mais imaginer les belles promesses de Robbie à la choriste devant laquelle il devait se répandre en compliments et en belles preuves d’amour, lui jurant qu’il l’attendrait, que ce n’était pas important, qu’elle seule était importante, pour aller coucher avec la première venue dans son dos ? Les yeux verts du médecin se durcirent alors qu’il se représentait à merveille la scène. Et les étincelles dans les yeux de la jeune femme qui lui aurait donné le bon dieu sans confession. Depuis combien de temps est-ce que tout ceci durait ? Si ses soupçons s’avéraient exacts, depuis plus longtemps que la grossesse de Leah. Bien sûr tout ceci n’était que conjectures et suppositions. Il ne pouvait pas assurer qu’il avait raison. Rien ne lui donnait le droit de penser tout ceci simplement parce qu’il avait été assez stupide pour s’imaginer obtenir un dossier médical. Seulement le doute subsistait. Et il ne se priverait pas de le pousser à bout jusqu’à ce qu’il avoue. De toute évidence il avait heurté l’ego du blond qui se rebellait face à son ton hautain et ses grands airs, ce qui ne fit qu’agrandir le sourire sur son visage. Enfin un peu de résistance. S’il avait dû mener la partie tout du long l’ennui aurait fini par étouffer la colère. Affectant le remords en levant les mains en signe de reddition, le médecin ne réussissait à réprimer ce sourire nerveux et cynique sur ses lèvres. «Je suis navré, je ne pensais pas vous vexer. Mais pourquoi récupérer un dossier pour une amie qu’on ne reverra pas et dont on ignore où elle se trouve ?» Reposant les mains sur la table, il pianotait doucement le long de la tranche du verre.

Ça n’avait de toute évidence pas suffit à étouffer la lueur d’espoir à laquelle se raccrochait désespérément Robbie qui ne repartirait pas sans le dossier dans ses rêves les plus fous. L’un comme l’autre était prêt à camper sur ses positions, ne laissant pas à l’autre la chance d’avancer sur son propre terrain. Seulement Wyatt avait le dossier, et il aurait le dernier mot, il le savait. Dans ce petit jeu, le gynécologue était le chat et Robbie la souris qui s’imaginait pouvoir s’enfiler dans l’interstice d’un vice de procédure, sans savoir que le couperet lui tomberait dessus au moment où il essaierait de mettre ses sales pattes sur le dossier. Surpris par la remarque de Robbie, le médecin resta un instant silencieux. Il l’avait eu sur ce coup là, il fallait l’admettre. Son courage récemment revenu n’était pas aussi inutile qu’il aurait pu le penser. Vérifier dans son ordinateur qu’il avait raison aurait été admettre une défaite et le jeune homme prit le pari de le croire. Il n’aurait pas osé lui mentir de la sorte ? «Je suis sensé connaître plus d’une centaine de dossiers sur le bout des doigts selon toi ?» lâcha-t-il vexé d’avoir été pris de court, mais Robbie n’avait pas l’air d’en avoir terminé et lui coupa presque la parole en prenant de grands airs maintenant qu’il avait laissé paraître l’espace d’une seconde le trouble dans son attitude. Croisant les bras en écoutant son discours qui avait l’air tout à fait rodé, il hocha la tête en poussant la lèvre inférieur d’un air faussement impressionné. «C’est tout à fait intéressant ce que tu me dis là. Vraiment, j’en apprends énormément sur ma patiente. Et sur les horaires d’ouverture de la poste.» ajouta-t-il avec ironie, incapable de réprimer l’expression de supériorité qu’il portait si souvent en présence d’autres hommes. «Je vois que tu as pensé à tout finalement. Seulement pourquoi voudrais-je me débarrasser de ce dossier ? Est-ce que mon cabinet est sur le point de fermer ? Est-ce qu’il y a une solde sur les secrets médicaux ? Tu es en train de me dire que tu ne sais pas où elle est, qu’elle est partie du jour au lendemain sans rien dire à personne, mais qu’elle t’a demandé de récupérer son dossier ? Pour en faire quoi Robbie ?» Se rapprochant de la table pour y poser ses coudes, il martelait ses mots sur un rythme lent et lourd. «Qu’est-ce que tu en ferais ? Hein ?» Au fond de lui, le médecin avait déjà une réponse toute prête. Il s’occuperait de le faire disparaître, profitant de ce que la jeune femme ait quitté la ville pour enterrer cette histoire et ne plus en reparler et continuer à mentir à Hallie. S’insurgeant en le voyant prendre sa veste prêt à partir comme si la partie était gagnée et que ses soupçons n’étant fondés sur aucune preuve, il ne pouvait rien contre lui. Jamais il ne s’aventurerait à nouveau à accuser quelqu’un d’infidélité sans preuve solide. Il ne renouvellerait pas avec Hallie l’erreur grossière qu’il avait faite avec Emma. S’il devait la mettre au courant, il devait s’assurer d’avoir des arguments imparables. Surtout avec une fille aussi cartésienne. Il devait trouver un moyen de le faire avouer.
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Robbie Shane Morgan
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyDim 1 Avr - 1:36

Wyatt changea d'attitude croyant avoir vexé Robbie. Ce n'était pas vraiment le cas, et de toute manière, le jeune patient par procuration voyait bien que ces paroles n'étaient que des mots, et qu'elles n'étaient pas sincères. Bien sur qu'il voulait le vexer, il voulait le mettre plus bas que terre pour obtenir quelque chose. Le seul problème était que Robbie ne voyait pas du tout ce que le médecin lui voulait. La seule personne qui les liait, était Hallie, mais Robbie doutait fort que Wyatt soit en train d’essayer de lui voler sa petite amie. Il était dans le flou total quant à cette situation, mais essaya de ne pas perdre pieds devant le gynécologue. Pas maintenant qu'il avait réussi à prendre un peu de confiance en lui. Il n'était pas prêt à se laisser démonter, et il en avait marre de jouer le gentil. Lui aussi pouvait être énervant et agaçant, il fallait juste le demander, et apparemment, c'est ce que Wyatt attendait. Il eu un petit rire plein d'exaspération lorsque le gynécologue lui posa la même question une énième fois. Il n'arrivait pas à comprendre que la seule intention de Robbie était de transmettre le dossier à Leah pour qu'elle en fasse ce qu'elle veut. Pourquoi? Je croyais pourtant que c'était simple. Parce qu'elle me l'a demandé. Il savait déjà comment allait réagir Wyatt. Il allait lui demander s'il était sous les ordres de la demoiselle enceinte, s'il était sa marionnette, mais là encore, Robbie s'en moquait grandement. Il y avait vraiment quelque chose qui n'allait pas dans la vie du gynécologue pour ne pas comprendre qu'on puisse rendre service à quelqu'un sans avoir d'arrière pensée. Au moins, ça en disait long sur sa personnalité. En une poignée de minutes, il avait mieux réussi à cerner le médecin qu'en plusieurs discussions. En fait, sa place n'était pas dans une chorale mais dans une troupe de théâtre tant il jouait bien la comédie. Lorsqu'Hallie était là, il était neutre, voir même agréable envers Robbie, mais en son absence, c'était tout autre chose. Une sorte de docteur Jeckyll des temps modernes.

Ce qui suivit fit le plus grand bien au jeune blond. Il avait réussi à faire tomber le masque de confiance qu'arborait le docteur depuis le début de leur entretient. Maintenant, et pour une durée indéterminée, c'était Robbie qui avait le dessus, même si cela ne lui servait à rien. Il savait que là dans ce bureau, même avec les meilleurs arguments du monde, c'était Wyatt qui aurait le dernier mot, ce qui revenait à dire qu'il n'aurait pas le dossier. Alors pourquoi s'obstinait-il à rester ici, et à encaisser toutes ses accusations dénuées de sens? Lui-même l'ignorait, mais il était en confiance. Wyatt n'aurait jamais rien pu imaginer qui puisse s'approcher de la réalité. Et même si c'était le cas, il n'aurait aucun moyen de le prouver. Constatant le silence du docteur, Robbie se sentit tout puissant. Ce n'était pas le même genre de silence qui emplissait la pièce depuis tout à l'heure. Là, ce silence était totalement involontaire, Wyatt était très clairement en train de chercher ses mots. Profitant qu'il ait un genou à terre, Robbie en profita pour enfoncer le clou encore un peu plus, à propos du contenu du dossier. Je ne sais pas. Mais en tout cas, je sais qu'un bon médecin n'aurait pas oublié un détail si important. Après tout, Leah avait surement dit au gynécologue qu'était Wyatt qu'elle n'avait aucune famille, et que cet enfant elle devrait donc l'élever seule, si toutefois elle avait envie de le garder. Il lui avait probablement sorti le discours que tous les gynécologues servent dans ce genre de situation, mais il ne pouvait nier le fait d'ignorer ce point. Robbie vit Wyatt croiser les bras devant lui, alors qu'il lui exposait une nouvelle fois son point de vue. Cependant, lorsque le médecin lui répondit, Robbie se contenta de garder le silence. Il n'était pas le moins du monde intimidé mais il ne voyait vraiment pas quoi répondre à ce genre de chose.

Une nouvelle fois, Wyatt se défendit en utilisant l'attaque. Il lui posa toute une nouvelle fournée de questions. Mais Robbie avait en effet pensé à tout. Peu importe ce qu'il lui demanderait, il saurait quoi lui répondre. Il avait menti tellement de fois que le mensonge était devenu comme une seconde nature. Et s'il avait réussi à mentir à Hallie si longtemps, non pas qu'il en soit fier, le cas Wyatt P. serait du gâteau à côté. Il écouta donc attentivement les insinuations qu'il lui formulait, encore et encore. A croire qu'il ne se lassait jamais, qu'il n'aimait pas les pauses et qu'il préférait la compagnie, ou tout simplement qu’il aimait le son de sa voix. Sinon, il aurait très bien pu congédier Robbie depuis le début. Lui dire, non et lui demander de partir. Pas sûr que Robbie ait été très conciliant mais au moins, cette affaire aurait été classée. Au lieu de ça, non, ils étaient là, campant tous deux sur leurs positions, et n'en démordant pas. Ayez un peu de bon sens, si ce n'est pas trop vous demandez. Ce n'est pas parce qu'elle est partie qu'elle va arrêter de consulter un gynécologue, surtout maintenant qu’elle est enceinte. Pourquoi elle aurait besoin de son propre dossier à votre avis? Mais allez y garder le si vous voulez, faites semblant d’être un homme débordé alors qu’en fait, la moitié de vos dossiers appartiennent à des patients-fantômes qui ne viennent plus, comme Leah. Pendant tout ce temps, Wyatt s'était appuyé sur le bureau. Robbie, dans une envie de défi s'approcha lui aussi en décollant légèrement son dos du dossier du siège. Seul le bureau les séparait désormais. La question suivante frappa Robbie. Il avait enfin compris ce que voulait le médecin à travers toutes ses interrogations. Il essayait juste de pousser le jeune à bout, afin qu'il avoue vouloir faire disparaitre le dossier. Mais à quoi tout cela lui aurait servi concrètement? Levant les yeux au ciel, las de se justifier, il prit une longue inspiration. Moi je ne compte rien en faire à part le remettre à sa colocataire qui se fera une joie de lui envoyer, je n’en doute pas. Et si vous croyez ne pas pouvoir faire confiance à cette tierce personne, détrompez-vous. Elle est persuadé que Dieu la regarde à chaque instant et n’oserait en aucun cas aller à l’encontre de la volonté de quiconque. Le fait de parler d'une troisième personne impliquée dans l'histoire réduisait encore un peu plus ses chances d'obtenir ce dossier. Mais maintenant ce bout de papier était relégué en arrière plan. C'était un combat de coqs désormais, durant lequel chacun combattait pour son ego. Robbie essayait de faire taire Wyatt et ses allusions sans détour, alors que Wyatt attendait un aveu. Mais lequel?

N'étant pas vraiment disposé à chercher une réponse il regarda Wyatt droit dans les yeux. Il ne lui faisait pas peur avec son attitude de garçon propre sur lui. Forcément, pour le médecin il était facile de juger Robbie. Lui, il n'avait pas de costume hors de prix, il ne conduisait pas une voiture luisante, et n'habitait pas dans un super loft de Lima. Non, ce n'était qu'un étudiant qui s'efforçait de travailler pendant son temps libre pour ne pas finir sur la paille. Mais lui au moins, il était heureux dans sa vie, et il n'avait pas constamment besoin de rabaisser les autres. Quoique concernant Wyatt, il prenait un malin plaisir à se moquer de lui et à le mettre plus bas que terre. Sur sa lancée il lança donc sans aucun scrupule un nouveau pic à son encontre. Mais si vous avez peur qu’on vous en tienne rigueur je vais vous dire comment faire votre travail. Vous allez décrochez votre téléphone, prendre le dossier de Leah qui doit surement contenir son numéro de portable. Vous l’appellerez en lui demandant les coordonnées de son nouveau médecin, et vous lui faxerez, ou trouverez une autre manière de lui envoyer. Par la poste par exemple, mais faites attention. Les horaires que je vous ais donné ne sont valables que le mardi. Il fit une petite pause comme s’il venait de réfléchir à ce qu’il avait dit. Enfin, si c’est dans vos compétences. Il remonta les coins de ses lèvres en une sorte de sourire hautain au plus haut point. Le but ici était de le faire sortir de ses gonds, de lui ruiner la journée. Il avait tout les droits de ne pas aimer Robbie, mais au moins il lui fallait des raisons valables, et là le jeune homme se faisait un malin plaisir de lui en donner un tas.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyLun 2 Avr - 17:19

Une fois la honte d’avoir patienté seul au milieu de femmes dans la salle d’attente du cabinet de gynécologie passée, le moins qu’on puisse dire c’était que Robbie avait repris du poil de la bête. Il se pavanait littéralement devant Wyatt qui observait la scène aussi agacé que médusé. Il n’aimait pas ce blond là, du tout, et son antipathie à son égard grandissait à mesure que les secondes passaient. Il avait très envie de le congédier en lui réclamant le prix d’une consultation sans autre forme de procès ou bien de claquer la porte en le plantant là avec ses réflexions idiotes. Malheureusement, il se trouvait dans son propre bureau et bien qu’il ne soit pas exactement un patient, il lui devait tout de même le respect minimum. L’idée du chèque ne le quitta malgré tout pas, et il s’assurerait de lui envoyer la facture de cet entretien s’il refusait pour lui coller la justice sur le dos. Il ne croyait pas son histoire de dossier à transmettre. Le mensonge était mauvais. Ce n’était même pas un peu vraisemblable. Ou bien est-ce que Leah Woods était stupide au point d’imaginer qu’il remettrait vraiment son dossier sans chercher à en savoir plus ? Le gynécologue commençait à douter honnêtement des capacités intellectuelles des jeunes gens et plus encore de la future progéniture à naître si tant était qu’elle était issue de ces deux génies administratifs. Si c’était bel et bien le cas, et qu’il s’entendait seriner au téléphone qu’il aurait dû donner le dossier à l’homme au bandeau, Hallie n’avait pas grand chose à envier à la maîtresse de cet imbécile, c’était certain. Tâchant de prendre un peu de recul sur cette situation qui commençait à le mettre franchement de mauvaise humeur, il chercha une vague comparaison avec sa vie pour comprendre ce qui pouvait se tramer, dans le cas assez peu vraisemblable où il ne mentait pas. Admettons que Lexie soit Leah, et qu’il soit Robbie. La comparaison était assez difficilement tenable car les membres de la famille Preston ne manquaient pas et la sœur aînée aurait été bien plus qualifiée que lui pour rechercher des documents oubliés dans une fuite effrénée vers on ne sait où. S’efforçant malgré tout, il buta une seconde fois sur les choix qu’aurait fait Lexie. Non vraiment, il n’y arrivait pas. Tout ceci était trop stupide pour lui. Se jeter la tête la première dans un cabinet médical parce qu’on lui demandait, sans s’informer de ce qu’il pourrait trouver et de ce qu’on lui demanderait. Qui d’autre que Robbie pourrait commettre ce genre d’absurdités ? Soupirant encore en l’écoutant, le médecin désespérait de se faire jamais comprendre. «Merveilleux. Elle te l’a demandé. Voilà qui nous avance.» lâcha-t-il franchement à bout de nerfs. Il n’avait jamais ressenti à ce point l’envie de caféine et aurait vendu père et mère pour qu’on le remplace dans la tâche extrêmement rébarbative de faire comprendre au jeune homme que quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, il n’aurait pas le dossier. Jetant un coup d’œil ostensible à sa montre, il soupira à nouveau en imaginant déjà les plaintes sans fin de sa prochaine patiente, vraie patiente cette fois.

Il était excédé, vexé que ce gringalet attaque une faiblesse de sa mémoire, irrité par le manque de caféine et une envie de sucre aussi soudaine que pressante. Le voir enfoncer le clou était tout simplement insupportable pour le médecin qui ne pleurait pas l’arrogance. Mais il encaissa le tout avec le sourire en ignorant sa remarque. Qu’en savait-il lui ? Il n’avait pas l’air d’être ingénieur en fusées nucléaires alors forcément, il ne devait pas savoir ce que ça faisait que de solliciter ses capacités intellectuelles pour travailler. Croisant les bras, il ferma l’expression sur son visage pour se concentrer sur la stratégie à adopter pour lui faire admettre qu’il n’était pas qu’un ami de Leah venu chercher le dossier pour lui rendre service. Mais le jeune homme n’eut pas le temps de se plonger dans ses réflexions que Robbie qui s’était avancé sur son siège pour l’occasion répondait en masse à ses questions. Quelle belle image il avait de son métier... Comme la plupart des hommes en fait. Mais Wyatt n’allait pas perdre son temps à expliquer à cet attardé les tenants et les aboutissants du métier de gynécologue. S’il préférait continuer à mettre des filles enceintes pour les lui envoyer après tout, grand bien lui fasse, il payerait le nouveau canapé Kenzo de son salon. Sans bouger d’un pouce en plongeant son regard droit dans celui de son interlocuteur déchaîné dans l’art de l’indolence, le brun hochait la tête de temps à autre pour montrer qu’il suivait les réflexions de Robbie. Lorsque celui-ci en vint à la question de la colocataire, le gynécologue se redressa en souriant, lisant dans son regard qu’il savait d’ores et déjà qu’il venait de lui donner un argument de plus pour lui nier l’accès au dossier. Le laisser parler était finalement aussi productif que de l’interroger étant donné la facilité déconcertante avec laquelle il se vendait lui-même. Un partisan des théories de Lacan aurait sans doute fait des merveilles : parle mon beau merle, parle. Il pourrait toujours se joindre à la jeune femme pour prier Dieu afin qu’il fasse advenir la multiplication des dossiers et espérer en récupérer une copie. Lui rendant son sourire tout à fait déplaisant après une ultime pique jetée dans sa direction, le médecin n’était plus disposé à jouer. Il était même passablement ennuyé par la situation mais son envie de lui faire admettre que ce qu’il voulait n’était pas aussi innocent qu’il le prétendait l’emportait. Remontant un peu plus les coins de ses lèvres pleines, il détourna le regard en premier pour se concentrer sur son ordinateur. Tapant le nom de Leah sur le clavier pour retrouver la version numérique du dossier au cœur du débat, il jeta un rapide coup d’œil aux diverses données et n’y trouva qu’un numéro de téléphone fixe. Ce qui compromettait grandement ses chances de joindre la jeune femme. Mais plutôt que de s’abaisser à demander à Robbie de lui rendre le téléphone qu’il lui avait agité sous le nez au début de leur entretien, il referma la fenêtre pour se tourner à nouveau vers le jeune homme rayonnant d’auto-satisfaction. «Très bien, eh bien puisque c’est tu me l’as gentiment proposé avant, je vais choisir de garder le dossier de mademoiselle Woods, et attendre sagement entre deux rendez-vous avec mes patientes fantômes que le nouveau médecin de ton amie daigne m’appeler pour que je le lui transmette. Comme à chaque fois qu’une patiente est transférée d’un cabinet à l’autre. Sans avoir besoin de la sainte dévotion de l’ami si cher qu’il passerait pour un frère ou d’une locataire pieuse.» martela-t-il de mauvaise humeur, en contradiction totale avec son air doux et souriant. «Qu’est-ce que tu t’étais imaginé ? Que je changerais d’avis avec de belles paroles enrobées de sarcasme ? Franchement... Si tu avais été le père, passe encore. Mais une vague connaissance, ça jamais. Elle a été naïve de croire que tu étais l’homme de la situation, et aussi dur que cela puisse être pour toi, il va falloir rentrer bredouille.» L’allusion n’était pas subtile, mais le jeu avait suffisamment duré. S’il mordait à l’hameçon tant mieux, sinon, tant pis, il le chasserait et irait s’accorder un pause qui le mettrait en retard.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyLun 2 Avr - 22:18

Le savoir à bout de nerfs était vraiment la meilleure satisfaction dont Robbie aurait pu rêver. Il le laissa donc maugréer dans son coin, sans relever une fois de plus le fait que Leah était vraiment derrière cette démarche. En parlant à un mur, Robbie aurait surement été contraint à parler avec quelqu’un de moins entêté que Wyatt. Mais Wyatt était plus divertissant, au moins lui, il avait un minimum de répartie, même si celle-ci ne représentait une petite bise essayant de faire tomber une maison de brique. Robbie vit le gynécologue détourner le regard avant de pianoter quelque chose sur son clavier d'ordinateur. Au début, le blond fut un peu déconcerté de ne pas savoir ce qu’il avait dit pour le faire réagir au quart de tour. Évidemment, il ne voyait rien, et la situation n'était pas vraiment propice à ce qu'il se lève pour lire par dessus l'épaule du médecin. De toute façon l'attente d'une quelconque réaction ne fut pas bien longue à arriver. Wyatt avait cet air satisfait qui l'avait pourtant quitté depuis que Robbie lui avait fait affronter des faits cohérent. Là, le blond ne sut quoi penser. Si le docteur était de nouveau si sur de lui, alors c'était obligatoire, il avait une nouvelle chose qui mettrait de nouveaux bâtons dans les roues de Robbie. Au point où il en était, ça ne ferait plus beaucoup de différence. Il l'écouta donc lui expliquer comment il allait procéder, sans pour autant se laisser décontenancer. Il haussa les épaules, car vraiment, il n'en avait rien à faire. Il pouvait très bien tout faire tout seul, d'ailleurs cela arrangerait bien Robbie, qui à l'origine n’avait pas envie de s'acquitter de cette tache. Le blond se félicita d'avoir poussé Wyatt à bout. Il avait beau adopter cet air confiant, sa voix trahissait son irritation, et Robbie était le seul à l'origine de tout cela. Il le laissa continuer son beau discours, et se laissa retomber au fond de son siège. Il croisa les jambes, montrant qu'il n'en avait pas fini. Un petit café pour animer ce brin de causette ne serait vraiment pas du luxe, mais apparemment toutes les économies du cabinet étaient parties pour combler une lubie du médecin, à savoir un fauteuil à la limite de l’affreux. Wyatt était un peu naïf quand même se dit Robbie. Il avait l'air d'avoir cru que Robbie se battait vraiment pour avoir ce dossier, alors qu'à l'instant même où il avait essuyé le premier refus, il avait compris que toute tentative serait vaine. Depuis ce moment, tous ses arguments n'étaient là que pour faire tourner le médecin en rond. Il croisa les bras sur sa poitrine attendant que le gynécologue daigne arrêter de parler. Alors d'après vous, être sincère et dire clairement que je viens pour aider une amie, ne vaudra jamais le mensonge de me faire passer pour le père de son enfant. Alors oui, si c'est ce que vous voulez entendre, c'est moi qui l'ai mise enceinte. Il avait dit cette dernière phrase sur un ton totalement neutre, comme l'ensemble de ses paroles pour ne faire transparaitre aucune émotion. Il était devenu maitre en matière de mensonge, et personne n'aurait pu déceler qu'il mentait, sauf peut être un expert en comportement.

Il regarda sa montre. Ce petit échange était très distrayant, mais il fallait peut être qu'il pense à quitter les lieux. Il savait déjà ce qu'il ferait en sortant de cet horrible endroit. Il filerait tout de suite au magasin d'Hallie, pour la dispenser de travail et pour l'enlever afin de lui faire passer une super soirée. Depuis le temps qu'il ne l'avait pas vu, il avait vraiment envie de lui parler, de la voir, de la toucher. En fait il avait juste envie d’être avec elle, mais avant ça, il fallait faire quelque chose de bien moins agréable : en finir avec le docteur Pillsbury. Laissez-moi juste vous poser une question. Comment vous pouvez êtes sur que je dis la vérité si je dis que je suis celui qui à mis Leah enceinte? C'est vrai après tout, elle ne vous à jamais dévoiler l'identité du père, donc ça m'intrigue. Il posa un coude sur l'accoudoir de son siège, et y déposa son menton pour être à l'aise et avoir l'air intéressé. En fait, sa réponse l'intéressait vraiment. Il fallait qu'il veille à tout s'il ne voulait pas se prendre au piège bêtement, et que Wyatt finisse par mettre le doigt sur quelque chose d'important. Il savait pertinemment que Leah ne l’avait pas dénoncé auprès de Wyatt. Il avait beau ne pas l’avoir vu en tant que femme enceinte, c'est-à-dire avec le ventre qui va avec, il doutait qu’on puisse savoir qui est le père du bébé à ce stade là. Avec de l’ADN du bébé peut être, mais là encore, il aurait fallu que Leah se laisse faire. Pour l’instant, il était plus que serein. Dès qu’il verrait qu’il serait en train de perdre pied, il n’aurait cas quitter la salle, et le cabinet une bonne fois pour toute. Ce n’était pas comme s’il allait être amené à revenir ici. Il reprit la parole de plus belle. Et puis vous n’êtes pas sans savoir que j’ai une petite amie qui me convient parfaitement. Alors allez-y épatez-moi Wyatt, je suis tout ouïe. Il ne savait vraiment pas d’où lui venait cette assurance, mais tant qu’elle était là, il était bien décidé à l’user. Même si Wyatt avait une bonne explication, il serait peut être dérouté de voir que Robbie était si sur de lui. Après tout, quelle personne pourrait être si sereine d’avouer une telle chose, à un ami de sa petite amie ? De toute façon, à moins que cette entretient soit enregistrer, Wyatt n’aurait jamais de preuve à présenter s’il voulait le dénoncer à Hallie. Robbie avait fini par comprendre que le but du docteur n’était autre que de voir le couple séparé. Cela ne lui fit ni chaud ni froid, tant il était plus qu’habitué à ce genre de réaction face au couple qu'il formait avec la choriste des Awesome Voice.
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyMar 3 Avr - 1:48

En entendant la réponse de Robbie, son sang ne fit qu’un tour. Le simple mot de sincérité suffit à faire se dilater ses pupilles sous l’effet de la colère. Il savait qu’il suspectait quelque chose. Il n’avait pas pu ne pas remarquer toutes les perches qu’il s’appliquait à lui tendre, ou lui jeter en pleine figure selon le point de vue, depuis le début. Et il s’en moquait ? Il s’amusait avec ses soupçons d’infidélité ? Pire, il irait sûrement rejoindre Hallie en sortant. Wyatt sentait son sang bouillir dans ses veines. Il était furieux. Furieux contre lui d’avoir offert ce genre d’ouverture à cet énergumène, mais furieux contre l’infidèle surtout, qui se prélassait sur sa chaise sous prétexte qu’il n’y avait pas de preuve tangible pour le moment. L’image de Will se surimposa immédiatement à celle de Robbie et la haine qu’il ressentait à l’égard du jeune homme ne fit que s’intensifier. Il avait l’air satisfait. Il rayonnait de bonheur. Est-ce que même il se rendait compte qu’au-delà de la satisfaction de jouer avec ses nerfs, c’était avec la vie d’une jeune femme qu’il jouait ? Est-ce qu’il avait la moindre idée de ce que pensait Hallie de lui ? Du nombre de mots se rapportant à lui qu’elle pouvait sortir au cours d’une conversation ? Des tracas qu’elle pouvait ressentir parce qu’elle n’avait pas osé coucher avec lui et qu’elle avait un peu peur des retombées parfois ? Le gynécologue avait l’impression de voir se rejouer devant lui le consentement d’Emma à son mariage quelques semaines plus tôt. Encore et encore la même scène, le même air ingénument heureux et naïf et ce sourire faux sur les lèvres de Robbie. Comme il le détestait. Comme il avait envie de lui mettre son poing dans la figure à cet instant. Serrant ses articulations dans un effort ultime de maîtrise de soi, le médecin parvint de justesse à ne pas soulever son corps de sa chaise comme sa poitrine où son cœur bondissait en tous sens l’invitait à le faire. S’il le frappait il aurait perdu. Il valait mieux que lui. Il ne devait pas entrer dans son petit jeu et lui offrir la possibilité de se complaire dans un instant de faiblesse de sa part. Il prit une profonde inspiration pour tâcher d’apaiser son esprit échauffé et de diminuer sa fréquence cardiaque qui venait de crever le plafond. Fermant les yeux une seconde pour expirer par les narines, il digéra doucement la fin de sa remarque. Il voulait se moquer, très bien. Ainsi soit-il aurait dit la colocataire mystère incapable de venir chercher le dossier elle-même pour l’envoyer à Tataouine les Ombrelles au nouveau médecin de sa patiente orpheline disparue dans la nature sans laisser de trace mais qui continuait à envoyer de petits messages à Lima pour se rappeler au bon souvenir de tout le monde. La situation était absurde, et devait être traitée comme telle. Pas de violence, de l’absurde. Forçant un sourire crispé sur son visage, il se rapprocha à nouveau de Robbie en le regardant bien dans les yeux. «Vous seriez prêt à le répéter sous serment monsieur le témoin ?»

De toute évidence, l’ironie ne suffisait plus à Robbie qui avait décidé de lever le camp sans son dossier. C’était déjà ça de pris dans cette discussion sans fondement. Mais ça ne suffisait pas à apaiser la colère de Wyatt de plus en plus indigné par ce double jeu ostentatoire qu’il lui servait. Fallait-il vraiment qu’il aille jusqu’à copier ses mimiques en vérifiant l’heure à son poignet ? Ou bien est-ce que l’horloge accrochée au mur en face de lui était trop bien pour son altesse ? Les regards de mépris rendus avec la même intensité pincèrent les lèvres du grand brun qui peinait de plus en plus à retenir ses ardeurs violentes en serrant ses mains jusqu’à faire pâlir ses articulations tendues. Il parlait d’Hallie et de cet enfant comme de simples accessoires dans sa vie. Comme s’ils faisaient partie du décor dans lequel il s’amusait à se mettre en scène et qu’il pouvait laisser là à volonté pour aller faire un tour au motel le plus miteux du coin. Non seulement il se complaisait dans l’infidélité, mais en plus, il n’accordait aucune valeur à la vie d’autrui. Il ne moquait éperdument de Leah et de son enfant. Qu’il en soit le père ou non, il n’avait jamais parlé de ce fœtus comme d’un être vivant. Pour lui il s’agissait d’un dossier. Un dossier qu’on lui donnait la possibilité d’oublier une bonne fois pour toute en l’expédiant par colis express. Il jouait avec la vie des autres parce que rien ne pouvait lui arriver tant qu’il était à couvert. Parmi tous les pères indignes de la création, Leah Woods semblait avoir tiré le gros lot avec celui-ci, c’en était presque terrifiant. «Mais tu as tout à fait raison Robbie. Je n’ai pas de preuve. Aucune. Tu es blanc comme neige. Et libre de t’en aller.» Se tournant à nouveau vers son écran, il rouvrit avec empressement le fichier contenant les détails du dossier de Leah. Se tournant une seconde pour attraper une feuille de papier photo dans le meuble à côté de lui, il la glissa dans l’imprimante et lança la machine d’un clic assuré. «Mais je ne voudrais pas que tu repartes les mains totalement vide. Ce ne serait pas correct, toi qui as gâché mon temps, laisse moi t’offrir ce petit quelque chose.» Récupérant sous le bureau la photo noire, il la posa avec fermeté sur la table et la poussa jusque sous le nez du blond toujours assis. «Tu vois, cette tâche claire sur la photo ?» demanda-t-il en posant son doigt sur l’échographie imprimée dans une qualité assez médiocre. «C’est l’enfant de ce père anonyme que personne ne connaît. C’est la créature qui vit et qui grandit dans le ventre de cette femme qui n’est pas ta petite amie et qui a préféré s’enfuir sans un regard en arrière.» Tapotant la photo sur la tête de l’enfant à naître. «Ça Robbie, c’est une vie humaine. Ce n’est pas un dossier, ce n’est pas un horaire de poste ou un message que tu peux effacer sur un téléphone.» La colère retombait petit à petit et son ton se posait dans un voix plus profonde. «Alors rien ne me dit que tu es le père de cet enfant, mais je le sais. Et j’espère que tu sais maintenant, que ce que tu as fait à Hallie, c’est plus qu’un dossier dans le dos.» Retombant lourdement contre le fond de sa chaise, il lança un dernier regard méprisant au jeune homme en face de lui. «Maintenant dehors.» Il se leva alors de son fauteuil, fit calmement le tour du bureau pour se diriger vers la porte qu’il ouvrit sèchement. «Dehors.» Répéta-t-il avec plus de fermeté que la première fois. «Je ne prends plus de rendez-vous au nom de Mrs Morgan, est-ce que c’est clair ?» lança-t-il à sa secrétaire assise en train de taper sur son ordinateur.
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Robbie Shane Morgan
Robbie Shane Morgan
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MessageSujet: Re: 03. Under pressure   03. Under pressure EmptyMar 3 Avr - 14:22

Le docteur Pillsbury se transforma rapidement en maitre Pillsbury en train de plaider un cas. C’était comme s’il lui demandait de mettre la main gauche sur la bible, lever la main droite et de dire « je le jure ». Étant devenu complètement hermétique à tout ce qui touchait de prêt ou de loin à la religion à cause de sa mère, il détourna le regard un instant. Mais ne voulant pas que ce geste soit mal interprété par le docteur, Robbie poussa le vice encore un peu plus loin. S’il le faut. Se sachant à l’abri de toute accusation, il s’autorisait le droit de tourner Wyatt en bourrique, et le moins qu’il puisse dire c’est qu’il appréciait le spectacle. Comme il le lui fit justement remarqué, il n’avait pas de preuve. Il n’en était pas vraiment sur, mais Wyatt effaça le moindre de ses doutes en le confortant dans son idée. Voila que maintenant il le congédiait, après l’avoir innocenté. Ou presque. Il lui demanda d’attendre de manière détourné alors qu’il pianotait une nouvelle fois sur son clavier. Robbie se demandait s’il était vraiment en train de chercher quelque chose concernant Leah, ou s’il était en train de parler avec une quelconque inconnue sur un réseau social, se faisant passer pour quelqu’un d’agréable. Le médecin attrapa une feuille avant de la récupérer sous le bureau. Robbie n’eut pas la moindre idée de ce que cela pouvait être, mais le découvrit bien vite. Avant même que Wyatt n’ouvre la bouche pour lui sortir un autre sarcasme, il avait deviné.

Il n’était pas vraiment familier avec ce genre de document, mais en ayant vu suffisamment à la télé, pour savoir que c’était une échographie. Puis Wyatt repris la parole, tout en tapotant la photo. Plus il parlait, et plus il réussissait à faire ce qu’il voulait, à savoir faire culpabiliser Robbie, ou juste lui faire ravaler cette insolence. Mais le blond ne devait rien lâcher, il ne fallait pas qu’il cède après avoir si bien tenu le coup. Il savait que s’il osait ouvrir la bouche pour essayer de lui donner une explication ou un commentaire cinglant, il ne ferait que s’avouer vaincu. Il n’était même pas sur de réussir à sortir le moindre son de sa bouche à cet instant. Il s’avança vers le bureau sans quitter son siège, et regarda le cliché. Wyatt continuait de parler, mais Robbie n’en avait plus rien à faire. Il l’entendit dire qu’il savait que c’était lui le père. A ce stade, il aurait très bien pu lui avouer que c’était la vérité. Le secret professionnel serait toujours d’actualité s’il lui disait. C’était la volonté de Leah que personne ne sache. Alors qu’il s’apprêtait à lui répondre, un détail vint le frapper. Un détail qui lui disait de ne rien dire puisque Leah n’était plus sa patiente, ou du moins ne le serait plus pour bien longtemps. Il ravala ses aveux, en se mordant l’intérieur de la joue. Il l’entendit parler d’Hallie. Mais il ne réagit pas. Il savait qu’Hallie l’aimait et ne tarissait jamais d’éloge à son égard. Il savait toutes les critiques qu’elle avait du écouter, et réfuter prétendant qu’il y avait un amour réciproque dans leur couple. Lui aussi l’aimait, ou du moins c’était ce qu’il croyait. Cette photo remettait tout en question. S’il avait été capable d’engendrer cet être avec Leah, ses sentiments envers Hallie étaient forcément faussés à un certain point. Leah qui était partie avec cet… enfant dans le ventre. Son enfant en somme.

Il vit Wyatt retomber dans le fond de son fauteuil, et il se dit qu’il était temps qu’il lâche la photo du regard pour soutenir celui du médecin, mais avant ça il fallait qu’il se ressaisisse. Il passa ses deux mains sur son visage tandis que Wyatt le mettait à la porte. Il finit par attraper une nouvelle fois sa veste, alors que le gynécologue se dirigeait vers la porte pour la lui ouvrir et l’inviter à partir. Il se leva à son tour, avança vers la porte avant de retrouver son aplomb. Il fallait qu’il quitte la pièce en beauté, prouvant à Wyatt que cet enfant n’avait aucun effet sur lui. Il retourna là où il était assis une seconde auparavant, attrapa la photo, pendant que Wyatt le bannissait de sa liste de patient auprès de sa secrétaire. Il passa devant le gynécologue, et lança d’une voix ferme et assuré une dernière phrase, sans prendre la peine de le regarder. Et merci pour la photo souvenir. Le tout évidemment accompagné d’un sourire amèrement hypocrite. La photo avait fait son effet. Il devait voir Hallie, mais pas pour les raisons qu'il s'était énuméré plus tôt. Maintenant que Wyatt savait, il était en danger, et il préférait mettre Hallie au courant de toute l'histoire lui même, avant que le medecin sans scrupule ne s'en charge avec des phrases pleines de sous entendues.
RP terminé
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