Choriste du mois


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 03. How to make truth from lies.

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MessageSujet: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyLun 2 Avr - 3:21

Calmement, l'air pensif, ses livres contre sa poitrine, Nina traversait le couloir le regard perdu dans le vide dans son uniforme de cheerios resplendissant d'un rouge vermillon des plus intense. Le couloirs bourdonnait des bavardages de lycéens en tout genre, insignifiants, qu'elle regardaient sans vraiment les voir, méprisante comme à son habitude. Pourtant ce brouhaha ambiant ne pouvait pas la perturber, elle était bien loin de tout ça, ses yeux voilés par les élucubrations de son esprit qui mobilisaient tous ses sens. Même Cissy qui débitait ses histoires sans fin ne parvenait pas à captiver son attention. « Nina tu m'écoutes ? » Cette apostrophe de Crystal à son adresse la ramena un peu à la surface. « Nina ?! » La jeune fille revint cette fois complètement à elle, quittant ainsi les méandres de ses réflexions. Elle adressa un sourire à son amie pour feindre d'acquiescer ses dires mais celle ci ne parut pas entièrement satisfaite et lui adressa une mine désapprobatrice. « Si ça t'intéresse pas ce que je te racontes, dis le moi. va falloir te ressaisir parce que t'es vraiment flippante en ce moment ! » Nina ne répondit rien, qu'en avait elle à faire des histoires de Cissy, s'imaginait elle seulement les problèmes qu'elle avait en tête elle ? Si elle l'avait su elle lui aurait pardonné ses égarements, quoique, Cissy pouvait elle vraiment concéder à quelqu'un de ne pas l'écouter en toute circonstance ? Nina ne répondit rien et sa majesté ne cacha pas son affliction avec un soupir bruyant. « Bon quand tu seras décidée à revenir du monde tarés tu me préviens, j'ai rencard avec Jared moi, j'y vais ! » Elle accéléra le pas sans dire un mot, laissant Nina seule au milieu du couloir parmi la foule. Elle s'arrêta, toujours pensive et caressait sa queue de cheval l'air absente. Cissy avait ses humeurs et pouvait se montrer aussi brutale dans ses paroles à un instant et revenir adorable celui d'après. C'était Crystal, et cette fatalité tira un sourire à Nina, les yeux écarquillés, grand ouverts, comme si l'air pouvait s'infiltrer sous ses paupières.
Elle resta deux bonnes minutes ainsi sans cligner des yeux. Elle était déterminée, ou plutôt contrainte à faire ce qu'il fallait.

Ce qui poussait Nina à se rendre à la salle des surveillants s'imposait comme une évidence, une évidence désagréable et amère mais incontournable. Aujourd'hui elle avait décidé de mettre en œuvre ce qu'elle avait longuement réfléchi depuis quelques jours, depuis sa confrontation avec Madeleine Wild dans les vestiaires du gymnase en vérité, depuis la seconde après qu'elle ait essuyé ses larmes et reprit le contrôle d'elle même. Cette garce de blonde refoulée n'avait certainement pas conscience que venir la remuer un peu fut peut être une bien meilleure chose que prévue. En effet, Nina n'avait pas été assez prudente, ça ne lui ressemblait pas mais elle s'était laissé allée à propos de cette histoire avec Timothy Ainsworth. Certainement parce qu'elle n'y voyait aucune issue possible, aucun moyen de rétablir la situation, qui ayant prit des proportions qui la dépassaient totalement, elle n'avait plus aucune emprise dessus. Elle avait déjà consciente qu'une relation fictive avec un surveillant, un individu totalement hors du cercle adolescent, serait à la fois aisée à broder mais tout autant délicate à rendre crédible sur une longue durée. Ça n'avait pas manqué puisque les rumeurs avait fini par arriver aux oreilles peu accommodantes de miss Wild. Que tous les lycéens soit au courant, ce n'était pas un problème, bien au contraire, mais quelqu'un comme Madeleine capable de vérifier la véracité de cette relation, et surtout qui avait le devoir de la dénoncer si elle était vraie, ne devait sûrement pas prendre connaissance de ces commérages dans l'intérêt de Nina. C'était ce qui finit par arriver et Nina aurait du s'en douter, au lieu de ça elle avait laisser les choses suivre leur cours en espérant qu'elle s'en sortirait sans encombres.

Cette fois ci, elle ne ferait pas la même erreur et devancerait qui que ce soit en prenant le taureau par les cornes, elle devancerait surtout Madeleine Wild en qui elle n'avait aucune confiance pour tenir sa langue. Nina s'acquitterait tout de même de sa dette envers elle pour assurer ses arrières , mais sans aucune intention de rester totalement passive une seconde fois. Assurer ses arrières c'était sa priorité absolue, elle misait beaucoup trop sur ce coup là et maintenant qu'elle avait entrevu la possibilité de tout perdre en un instant elle ne se permettrait plus la moindre défaillance, plus jamais. Cissy pouvait bien aller se faire voir avec ses anecdotes futiles, rien désormais ne serait aussi lourd de conséquence que ce qui allait bientôt se jouer.
Une fois revenue à elle, Nina cligna des yeux pour la première fois depuis deux bonnes minutes et reprit sa marche doucement. Elle ne pouvait ignorer son palpitant qui rythmait ses angoisses et les sueurs froides qui attendaient de perler sur ses tempes. Elle devait rester calme, elle savait le faire, elle savait mieux que quiconque dans cet établissement jouer la comédie, elle en était persuadée. La sonnerie retentit et les quelques élèves qui restaient se dispersèrent pour assister aux derniers cours de l'après midi, les autres étaient partis s'engouffrer dans le froid de décembre qui tenaillait Lima avant Noël. Elle patienta à côté de la porte du bureau adossée au mur. Elle savait que Timothy assurait la permanence du bureau cette heure ci, elle s'était bien évidemment renseignée au préalable pour éviter de se lancer dans une mission suicide. L'appréhension néanmoins la gagnait alors qu'elle attendait que les derniers élèves venus justifier leur retard s'en aillent pour de bon. Et s'il ne la croyait pas ? Si son entreprise prenait le tournant inverse de ses intentions ? Tout cela pouvait se retourner contre elle et c'est bien la raison pour laquelle elle avait préféré rester en retrait depuis tout ce temps. Le dernier lycéen quitta le bureau et Nina se lança sans réfléchir. Ce n'était plus le moment de réfléchir, elle avait déjà trop réfléchis, elle le savait, il fallait le faire.

Elle resta quelques secondes devant la porte du bureau, hésitante, la bras levé, le poing près à frapper. Une fois à l'intérieur elle n'avait plus le droit à l'erreur et son numéro de victime devrait rester juste et iparfait du début à la fin de ce pénible entretien. Elle expira une bonne fois pour toute en fermant les yeux et frappa à la porte doucement. Quand on lui permit d'entrer, elle poussa la porte. Son sang ne fit qu'un tour, le spectacle commençait.
« Bonjour monsieur Ainsworth. » Il était appuyé sur son bureau, des dossiers à la main. Il tourna la tête vers la jeune fille l'air nonchalant comme à son habitude. Pour dire vrai, Nina ne savait pas grand chose de ses habitudes, elle ne le connaissait pas du tout en fait, elle ne connaissait que le Tim qu'elle avait inventé, celui qui partageait quelques unes de ses nuits, celui avec qui elle buvait un verre au bar ou celui qui l'entraînait dans le bureau de Figgins à la dérobée. « Est ce que je peux vous parler ? En privé ? »


Dernière édition par Nina Stewart le Jeu 23 Aoû - 12:22, édité 1 fois
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Timothy Ainsworth
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Age : 25 ans
Occupation : Prof de guitare à domicile, travaille dans un foyer de groupe, chanteur du groupe Against The Odds
Humeur : Sérieuse
Statut : Autre moitié fiancée d'Ainston
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyMar 3 Avr - 21:40

A McKinley, les jours passaient et se ressemblaient, comme si tout était orchestré à l'avance et qu'il n'y avait plus de place pour la surprise et la nouveauté. Timothy était accoudé sur son bureau, le regard vide, tandis que les passages s'enchainaient devant ses yeux. Il était comme prisonnier de ce théâtre auquel sa participation semblait dérisoire, un simple ornement dans l'univers impitoyable du lycée. Tel un mannequin robotisé coincé dans sa vitrine, il semblait exténué par le poids de son labeur alors qu'il se contentait d'exécuter machinalement des gestes d'une extrême simplicité. Il tendait la main, attrapait le tampon, puis l'appliquait sur le papier avant de crier au suivant. A vrai dire ce travail d'une monotonie éreintante il l'avait bien cherché. C'était avec un enthousiasme tout à fait feint qu'il avait demandé au Principal Figgins de bien vouloir lui assigner la permanence du bureau pendant une durée indéterminée. D'ordinaire le trio d'incapables qu'était Timothy, Samuel et Madeleine n'hésitait pas à se mettre des bâtons dans les roues pour s'éviter à tout prix ce supplice, mais depuis peu la fougue qui les animait avait laissé place à la torpeur et au silence. L'envers du décor n'était pas si morne d'habitude, mais récemment les défis que s'envoyaient Tim et Mad n'avaient plus rien de très amusant. Il n'était plus question de signer le plus de retards possibles ou de filer un maximum d'heures de retenue, mais plutôt d'éviter à tout prix le contact visuel. Il était certainement de notoriété publique que Timothy avait rompu avec Anna, et croiser Madeleine dans les couloirs reviendrait curieusement à tomber sur elle et devoir échanger des nouvelles qu'il n'avait ni envie d'énoncer ni envie d'entendre. Dans un sens, lorsqu'il avait rompu avec Anna - ou Anna avec lui, la distinction était compliquée - il avait également rompu avec toutes ses connaissances et il était hors de question de faire semblant d'apprécier la présence de l'une de ses proches amies alors qu'il essayait vainement de l'oublier.

Le glas venait de sonner, mettant fin à son existence scénique et mécanique. Jamais il n'aurait cru penser ça un jour, mais il aurait apprécié devoir lutter dans la jungle des couloirs pour pouvoir se rendre jusqu'à son cours de littérature. A 17 ans il n'avait pas eu que des rêves, mais aujourd'hui il regardait avec amertume son passé, ces opportunités manquées et ces échecs successifs. Il aurait aimé pouvoir retrouver cette fausse innocence qu'il avait eue étant adolescent. Désormais, lorsque la sonnerie retentissait, il avait tout le temps de penser à sa vie et c'était dans un sens bien pire que devoir subir la torture d'un cours de mathématiques. Samuel n'était pas là aujourd'hui, l'abandonnant à sa constante partie de cache-cache avec Madeleine Wild, cet ancêtre qui connaissait McKinley bien mieux que n'importe qui. Cette pensée l'amusa, parce que, aussi cynique cela pouvait-il paraître, il se disait qu'il existait des gens moins bien lotis que lui. Encore à l'époque où il était lycéen Madeleine arpentait les couloirs avec ce même air futile et il était hors de question de finir comme elle. Sa rancœur parlait beaucoup, en vérité Tim appréciait cette frivolité qui la caractérisait aussi bien elle que lui. Il aimait s'adonner à des jeux mièvres et puérils avec elle pour briser la contrainte du travail et pouvoir se dire que, malgré tout, ils avaient choisi d'être ici.

Une fois qu'il renvoya le dernier élève, Timothy put détendre en toute impunité les muscles qu'il avait machinalement contractés pour se donner l'air plus sérieux. Avec du recul il aurait pu rire de lui, mais apparemment la froideur qu'il dégageait suffisait à se faire respecter. Il en profita pour soupirer un bon coup, bien conscient qu'il n'en avait pas encore terminé avec sa journée. Focalisé sur une feuille dont il ignorait la nature, il ne daigna pas lever les yeux lorsqu'on frappa avec retenue à la porte, et encore moins lorsqu'on s'adressa à lui avec une politesse qu'il savait insolente. Il était passé par là, tout était calculé dans les rapports entre les élèves et les surveillants, ces derniers n'étaient que de simples instruments dans leurs desseins personnels. Avec un réflexe curieux il leva le bras, attendant qu'on lui glisse dans la main une feuille qui n'arriva pas, puis esquissa un sourire narquois lorsque la jeune fille - pas besoin de lever les yeux pour le savoir - lui confia vouloir parler en privé. Pas ce genre de sourire pervers qu'aurait pu esquisser Samuel après avoir reconnu la voix envoutante de Cissy, mais juste un sourire à la fois amusé et suffisant. "Je sais ce que tu vas dire." avoua-t-il en se baissant vers la corbeille pour jeter les papiers dont il n'avait de toute évidence plus besoin. Il laissa un malaise s'installer exprès, la tête toujours dissimulée sous le bureau. "Tu as un rendez-vous super important et tu as besoin de ma clémence toute particulière pour t'autoriser à sécher ton dernier cours de la journée." expliqua-t-il tout en se redressant sur sa chaise. "Ou pas..." conclut-il après avoir remarqué la panoplie de Cheerios que portait fièrement la lycéenne. "Tu veux quoi ? La machine à slushy est en panne ?"
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyJeu 5 Avr - 23:26

Ça y est, elle y était, elle se tenait là dans ce bureau sur le point de jouer carte sur table et risquer de tout perdre d'un claquement de doigt. L'entreprise était risquée en effet car les inconnues était nombreuses, et ça, Nina n'en avait pas vraiment l'habitude. Quand elle misait gros, elle connaissait ses adversaires et ne pouvait être que persuadée de l'emporter, mais cette fois ci, elle évoluait dans un brouillard épais. Qui était Timothy Ainsworth ? Elle n'en savait fichtrement rien au final. Qu'avait fait Madeleine de ses propres révélations ? Elle n'en savait pas plus, elle espérait juste avoir agi la première. Le surveillant était il déjà au courant de l'affaire, informé par d'autre source ? Définitivement, le brouillard était vraiment très épais et la tension allait être difficile à dissimuler pour la jeune fille pourtant passée maître en l'art du paraître.
À sa question, il ne trouva comme réponse qu'un léger sourire, espiègle et blasé, avant de lui annoncer qu'il savait déjà tout ! Une vague de chaleur l'envahit instantanément, ses yeux s'écarquillèrent sous l'effet du choc et un soupir violent lui échappa de la poitrine, une expiration déjà résignée. Ces quelques mots innocents était pour elle lourd de sens, et de conséquences. Finalement elle aurait préféré qu'ils ne soient pas seuls, elle aurait au moins eut cette excuse pour s'enfuir en courant. Quelle ironie, tout ce temps de préparation, de réflexion et de planification pour un dénouement si rapide. Elle avait malheureusement déjà la réponse à presque toutes ses questions : Ainsworth était au courant, probablement grâce à Wild et ce dernier semblait terriblement perfide avec ce sourire en coin qu'il affichait. Le silence s'éternisât mais Nina décida de ne rien dire. Elle était coupable après tout, elle avait le droit de garder le silence, n'était ce pas ça la formule en vigueur ? Et de toutes les manières, elle n'avait rien à dire pour sa défense, rien. C'est pour cette raison que cette confrontation lui était si redoutée, en cas de plantage total elle avait su qu'elle serait faite comme un rat, mise au pied du mur. Elle avait pourtant pris le risque, elle se jurait à présent qu'elle ne jouerait plus avec le feu.
Jouer, ce n'était certainement plus dans les plans de toute façon ! Nina voyait dans le regard de Tim, la grille sombre qui s'abaissait sur elle, celle des détenus, qui lui indiquait en lettre capitale le chemin à suivre. Le couloir de la mort était long et il la mènerait sûrement jusqu'au bureau de Figgins, prêt à actionner le mécanisme fatal : l'expulsion ! La capacité de Nina a dramatiser la situation lui ramena les images de sa courtes vie en diaporama. Ces doubles courtes vies en vérité ! Au cumulé, elle se disait qu'elle aurait presque atteint la trentaine, ce quelle ne jugea pas si mal !

Mais le destin était encore avec elle quand le surveillant lui énonça le genre d'excuse bidon pour s'éclipser qu'elle aurait pu proférer. Elle n'arrivait pas à y croire. Elle était sauvée et hésita une fraction de seconde à lui demander si elle était encore en vie. Elle l'entendait difficilement, ses oreilles bourdonnant encore sous l'effet de l'afflux de sang puissant que cette montée d'adrénaline avait provoqué, mais peu importait, elle était encore de ce monde, celui ou c'est elle qui balance le slushy à la figure d'un taré.
Timothy sembla remarquer un instant son malaise et ce reprit aussitôt mais laissant traîner ses mots encore une fois jusqu'à ce qu'ils se fondent dans le silence. « Ou pas » ? La déclaration précédente du surveillant blasé était elle une blague quand il s'apprêtait maintenant à déballer le gros de l'affaire réellement ? Cette fois ci c'en était trop, les livres que Nina tenait serrés contre sa poitrine s'échouèrent lamentablement au sol. Soit le jeune homme était cruel, soit il voulait faire un tour de montagne russe à bord de l'un des globules rouges affolés, perdus dans la circulation sanguine de la cheerios, maintenant aussi pâle que son uniforme était rouge.
Cette vision du surveillant en plain hurlement euphorique, les bras levés et grand sourire jusqu'aux oreilles à bord d'une petite bouée couleur vermillon lui arracha un sursaut inattendu. Elle en profita pour se précipiter à la seconde au sol pour ramasser les débris du naufrage de sa tension artérielle. Tout en ramassant ses manuels, Nina, tête baissée au maximum, se répétait en murmurant de « Rester calme, rester calme, rester calme... » comme ces incantations bouddhistes auto persuasives.

Il l'interrompit dans ses récitations quand il reprit d'un ton plus sérieux pour savoir ce qu'elle voulait réellement. La machine à slushy ? Si c'était un sarcasme, c'était réussi. Elle se leva aussitôt en caressant sa queue de cheval pour reprendre son calme. La tension redescendit à nouveau. Elle lâcha ses cheveux, consciente que cette manie la trahissait plus qu'autre chose pour reprendre un peu de prestance et le regarder droit dans les yeux. Elle prit cet air contrit de victime bienveillante malgré le mépris qu'il lui portait apparemment. Elle n'avait certainement pas besoin de ça pour se rapprocher de lui mais au moins maintenant elle savait d'où elle partait, c'est à dire cinq cent mètres avant la ligne de départ pour espérer le séduire. C'était cela le point culminant et le but de l'affaire. Faire de ce mensonge dont elle n'arrivait pas à se sortir, une réalité tangible et publique.
Elle s'approchât de quelques pas vers lui pour mettre entre eux une distance plus propice à la confidence, tout en ne dépassant pas les limites en vigueur entre deux inconnus. « Non en fait, ce que je viens vous dire est plutôt d'ordre privé... » Tant pis, elle ne relèverait pas la moquerie pour cette fois. « Je ne sais pas si vous y prêtez attention mais des bruits de couloirs circule à votre sujet. Je ne viens pas vous demander de les confirmer, je suis bien placée moi même pour savoir que ces rumeurs sont absolument fausses, mais je voulais seulement vous assurer que je n'y était pour rien. » Elle se félicitait elle même de son jeu parfait, il était plus que temps après avoir fait valser les bouquins à ses pieds. Elle n'aborderait pas le contenu de son propre mensonge directement, après les sueurs froides qu'ils lui avait fait verser, elle voulait d'abord être certaine qu'il n'était au courant de rien avant de se lancer dans les flammes comme une idiote.
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Timothy Ainsworth
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyLun 16 Avr - 16:17

La seule vue de Nina avait suffit à éveiller en lui une éternelle rancœur. Ou du moins le rouge de son uniforme avait insurgé l'omniprésente partie de lui qui en voulait au monde entier. Il ne voyait pas vraiment Nina - il ne la connaissait pas personnellement à vrai dire - mais il voyait sa jupe, sa queue de cheval parfaitement ajustée et son attitude. Elle était transparente. Cela importait-il vraiment de savoir qui elle était ? Les Cheerios étaient toutes les mêmes, et Timothy était bien placé pour le savoir. Cette rancune avec laquelle il vivait constamment était un poison qui infectait son jugement et son existence. Elle l'aveuglait, littéralement. Malgré ses 22 ans et ses quelques prises de conscience, il avait sans arrêt ce goût amer dans la bouche, comme s'il était impossible de faire une croix sur son passé. Il en voulait à ses amis qui l'avaient tous abandonné à un moment ou à un autre, à ses parents, à Bryan Ryan, et cette confiance si difficilement acquise il n'était pas certain de pouvoir l'accorder une seconde fois. Et même si l'air préoccupé de Nina ne ressemblait pas à cette expression de suffisance qu'il jaugeait d'ordinaire chez les jupes courtes, il ne pouvait s'empêcher de se méfier d'elle et de la juger derrière le rideau épais de ses ressentiments. Elle symbolisait une des choses qu'il détestait le plus au monde et il était hors de question de lui faire de cadeau. Pour une fois, c'était lui qui était en position de force et il comptait bien en profiter.

Sceptique, Tim ne se gênait pas pour toiser Nina comme elle le faisait sans doute à l'égard des autres élèves. Il n'était pas non plus un justicier dans ce lycée, à vrai dire il se fichait bien de savoir que les gleeks et autres losers subissaient les mêmes châtiments que lui lorsqu'il était à leur place : c'était le prix à payer pour se forger une carapace d'indifférence, et il était hors de question de leur faciliter la vie. Seulement, force était d'avouer qu'il aimait bien plus s'en prendre à l'élite plutôt qu'aux déchets sociaux, peut-être parce que ces derniers se faisaient justement discrets ? L'aigreur dans sa voix pouvait en témoigner : pour une fois l'uniforme de Nina jouerait en sa défaveur. Il ne jouissait pas non plus de cette causticité avec laquelle il s'adressait à elle, surtout à en juger par le malaise qui semblait se propager à travers la pièce. Il ne comprenait pas vraiment mais la gêne de Nina l'intriguait beaucoup. Lorsque la lycéenne laissa s'écrouler les livres qu'elle tenait fermement contre sa poitrine, il ne put réprimer ce sourcil arqué caractéristique de son mépris. Cette fille était sérieusement folle et il espérait qu'elle affirmerait bien vite ses propos pour qu'il puisse l'envoyer valser en toute impunité. Il plissa les yeux, immobile, une moue entièrement affichée au visage, tandis qu'elle se hâtait de ramasser ses affaires. Et il attendait, patiemment, qu'elle daigne l'éclairer à propos de son attitude des plus curieuses. Au fond de lui il demeurait persuadé que tout ceci était une piètre mise en scène, d'autant plus que le visage de Nina lui était vaguement familier, maintenant qu’il y prêtait attention. Elle était l'ombre de Crystal Clark, et autant dire que ce genre de filles ne méritait la confiance de personne. Il avait lui-même eu une certaine relation avec la reine du lycée à son époque, et quelque chose lui disait qu'elle n'aurait pas hésité la moindre seconde à le détruire publiquement si ses prérogatives le lui imposaient. Nina avait beau marcher docilement sur les pas de Cissy, elle pouvait au moins se vanter d'être à la meilleure école qui soit.

Enfin la jeune fille se décida à rompre le silence. Elle s'était approchée de lui, comme pour lui souffler qu'elle avait quelque pouvoir ici - c'était de cette façon qu'il le percevait du moins - alors qu'elle essayait vainement de se donner une consistance. C'était terminé, après ce petit numéro elle n'avait plus aucune crédibilité, il fallait au moins qu'elle le réalise. D'ordre privé ? Timothy fronça les sourcils. Que pouvait-il y avoir de privé entre lui et une gamine qu'il ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve ? Décidément cette fille avait une araignée au plafond. Et alors qu'elle énonçait la raison de sa visite, Tim la regardait avec attention, apparemment amusé par la situation. Il échappa un rire discret avant de s'adosser contre son siège. "Des bruits de couloir ? Tu sais, quand j'étais élève dans ce lycée j'en avais déjà rien à faire des bruits de couloir, alors crois-moi j'y prête pas plus attention aujourd'hui. Tu vas pas me dire que c'est pour ça que tu es venue me voir quand même." dit-il, tout de même interloqué par l'apparente conscience de son interlocutrice. Depuis quand les Cheerios se devaient-elles de blanchir leurs noms ? Les rumeurs n'étaient-elles pas leur meilleure arme justement ? "Si tu n'y étais pour rien, pourquoi est-ce que tu viendrais te donner bonne conscience en m'avertissant ? Hein ? En plus de ça je sais bien que tu es l'ombre de Cissy, toujours collée derrière ses fesses, ce serait bien ton genre de raconter n'importe quoi pour rester dans ses bonnes grâces, non ?" En bon sadique, Tim laissait flotter les mots pour pouvoir mieux constater l'état de dégradation de Nina. Soit elle était une excellente comédienne, soit elle était véritablement désolée. Difficile de savoir quoi penser. "Alors dis-moi, quelles sont ces affreuses rumeurs dont tu n'es absolument pas la source ?" ajouta-t-il. Il était persuadé que c'était une liaison qu'on lui prêtait avec un de ses collègues mais dans ce cas pourquoi serait-elle bien placée pour savoir que c'était faux ? Quelque chose n'était pas clair dans cette histoire, et malgré ce détachement apparent, Timothy avait véritablement envie de juger par lui-même si cette rumeur valait oui ou non un tel état de panique.
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptySam 28 Avr - 3:28

L’entreprise était très compliquée, toutes les données dont Nina disposait s’embrouillaient dans son esprit sans qu’elle puisse en démêler le vrai du faux – si ce n’était pas une problématique familière ça ! D’autant plus qu’elle s’était imaginé un peu plus de coopération de l’autre côté du bureau ! Timothy Ainsworth n’était pas exactement comme elle l’avait imaginé. Il était bien plus méprisant et condescendant que dans son imagination, et c’est humiliée qu’elle l’écoutait se prétendre au dessus des rumeurs lycéennes depuis toujours, s’il savait celle qu’elle était sur le point de lui apprendre ! Quoique, même le bruit d’une prétendue relation avec une élève n’était apparemment pas assuré de le faire bouger un peu. Ce jeune homme était au fond désarmant et déprimant, apathique et singulier, un personnage particulier en somme mais si éloigné de celui qu’elle avait façonné. Avec un caractère comme le sien, l’approche risquait d’être compliquée, mais Nina comptait sur sa réaction quand elle lui révèlerait le poteau rose pour évaluer ses chances de réussite. Après tout, peut être était il de ces individus qu’il faut savoir apprivoiser, et s’il le fallait, Nina percerait l’apparente carapace méprisante par tout les moyens, agissant pire qu’un filtre d’amour ! De toute façon elle n’avait pas le choix, elle était déjà dangereusement sur la corde raide.
C’est toujours patiemment qu’elle l’écoutait continuer, plus acide que jamais. Nina redoutait qu’il l’eût déjà repérée, elle aurait à la limite préféré être remarquée à côté de Cissy et non pas « toujours à ses fesses », mais le fait en soi qu’il était clair à l’esprit du surveillant qu’elle n’était qu’une pimbêche capricieuse en jupette ne lui était pas favorable du tout. Elle savait pertinemment que l’attitude des adolescentes était puérile, mais elle se considérait pourtant bien au dessus de tout ça. Elle voyait très clairement les rouages du système à McKinley, aussi ridicule qu’implacable, et c’est bien pour cette raison qu’elle jouait les tyran aux côtés de Cissy, et non pas derrière elle. Mais si ce rustre avait bien voulu se donner la peine de regarder un peu plus loin que le bout de son nez, peut être se serait il rendu compte qu’elle pouvait être n’importe qui d’autre, celle qu’il voulait.
Au fond, les paroles de Monsieur Ainsworth blessèrent amèrement la jeune fille, et ces piques acerbes lui firent baisser la tête, accablée par les insultes. Elle l’avait clairement idéalisé, et même si au départ il ne s’agissait que de rattraper les dégâts causé par ce foutu mensonge, le fantasme de cette relation l’avait peut être un peu dépassé et il ne serait pas étonnant qu’elle se soit laissée prendre au jeu un instant. Que n’aurait elle pas donner pour être autre par en ce moment loin des préoccupations de la mythomane en quête de popularité qu’elle était – deux choses incompatibles s’il en est. Jamais elle n’avait fait un pas vers un garçon dans l’espoir d’avoir un retour, jamais sauf cette fois. Et même si cette approche se révélait plus malsaine que romantique, se faire renvoyer à la figure le mépris de l’être convoité était bien plus dur que prévu. Nina n’avait jamais pensé qu’on pouvait la regarder avec un tel dédain, elle était maintenant au courant.

Elle ne s’en était pas aperçue mais le surveillant repris la parole. L’espace d’un instant elle avait fait tomber les masques et s’empressa de se concentrer à nouveau pour plonger ses yeux les plus désolés dans ceux de Timothy Ainsworth. Finalement il avait beau être méprisant au possible, toute cette histoire l’intriguait. Nina le savait c’était maintenant qu’il allait falloir sortir le grand jeu pour s’emparer de l’oscar de la meilleure actrice dans une salle de surveillant ! Elle marqua une pause, feignant – ou pas – d’être très gênée à l’idée de révéler le clou de l’affaire et posa finalement ses livres sur le bureau pour prendre la paroles. « C’est très embarrassant en vérité pour moi même et je n’ose même pas imaginer à quel point ça peut l’être pour vous mais… Certaines personnes dont j’ignore totalement les noms nous… » Cette fois ce n’était plus un jeu, elle était là sur le plongeoir du grand bassin, horriblement terrifiée par la réaction du jeune homme ! Sans finir sa phrase elle s’approchât de nouveau décidée à jouer les adolescentes en détresse et à noyer la révélation dans une belle tirade dégoulinante de pathos !
« On nous prête une prétendue liaison, une relation qui durerait depuis des mois, vous… et moi. Je sais que ça peut paraître fou monsieur mais je vous jure que c’est très sérieux, je viens de l’apprendre la semaine dernière. Je voulais venir vous voir plus tôt mais je ne savais pas comment vous le dire, j’étais terrifiée à l’idée d’avoir des problèmes après que miss Wild m’ait accusé de vous attirer des ennuis ! Monsieur mes parents ne doivent pas être au courant, le principal non plus, je pourrais être renvoyée et vous, je n’ose même pas l’imaginer… » Enfin les larmes avaient fini par couler à flots et tandis qu’elle s’efforçait de pleurer pudiquement elle implora le jeune homme une dernière fois. « Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi faire du tout … J’ai peur des conséquences de toute cette histoire monsieur Ainsworth ! En vérité je ne suis pas venue seulement pour vous avertir mais également pour vous demander conseil. Je n’ai jamais voulu tout ceci et j’avoue être totalement dépassée par les évènements ! »
Cette fois ci elle s’était également faite dépassée par l’émotion. Bien évidemment, tout ces mots, Timothy Ainsworth ne pouvait en prendre l’entière détresse et pourtant c’est bien toutes ses angoisses qui lui tiraient de véritables larmes à présent qu’elle cacha au creux de ses mains.
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Timothy Ainsworth
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptySam 5 Mai - 14:15

Tim ne doutait pas que la lycéenne voyait clair dans son jeu, elle semblait même nourrir sa détermination de ce mépris qu'il affichait impunément. Il n'en doutait pas parce que lui aussi avait été à sa place, à une certaine époque. Certainement devait-elle penser qu'il n'était qu'un incapable dont la place ridicule de surveillant lui octroyait des droits qu'il n'avait pas autrement. Elle devait croire que son rang pitoyable lui permettait de guérir un complexe d'infériorité évident. Dans un sens elle aurait raison de le penser, même s'il aurait préféré l'imaginer assez stupide pour se plier à ses ordres et à son statut. En apparence Nina n'avait rien de très redoutable, elle avait même étrangement un physique de fille propre sur elle dont les valeurs puritaines n'exerçaient aucune influence au sein du lycée. Tim avait appris à se méfier des apparences, pendant longtemps il avait jugé sur elles - et il le faisait toujours - mais l'uniforme de la jeune fille imposait la défiance. D'ordinaire Timothy n'était pas quelqu'un de condescendant, il se gardait bien de donner des conseils aux autres puisque lui-même n'en faisait qu'à sa tête. En vérité s'il prenait cet air hautain c'était certainement pour prouver sa supériorité hiérarchique. Il était bien placé pour savoir que lorsque les choses n'étaient pas clairement définies dès le départ les adolescents se croyaient tout permis. Ce qu'il voulait éviter à tout prix c'était de se faire marcher sur les pieds par une Cheerios qui, de toute évidence, ne connaissait rien à la vie. Non pas que sa sagesse à lui soit très avisée, mais il avait suffisamment vécu de drames pour savoir que le lycée n'était pas le reflet de l'avenir. Au mieux Nina finirait coach des Cheerios comme Quinn Evans ou sinon elle serait contrainte d'élever seule un enfant non désiré. C'était du moins ce qu'il en avait conclu en regardant où en étaient maintenant les Cheerios d'il y a cinq ans.

Toujours vissé sur sa chaise, Tim était persuadé d'une chose : cette rumeur le ferait bien rire. Il se préparait déjà mentalement à réprimer un ricanement moqueur qui trahirait de toute évidence son mépris. Et pourtant il aurait dû savoir qu'une rumeur n'était jamais anodine, surtout pas à McKinley. Il avait lui-même eu le loisir de faire renvoyer des professeurs qu'il n'appréciait pas au simple moyen d'un mensonge. Mais pas une seule seconde il n'avait pensé que cette entreprise le mettrait lui-même en danger. Force était de constater que même s'il avait été à la place de Nina une fois, il avait perdu certains automatismes presque vitaux. Il se croyait au dessus des lois tacites qui régissaient le lycée mais il avait tort et il en ferait bientôt les frais.
De toute évidence nerveux, il agitait les jambes sous son bureau tandis que Nina faisait durer le suspense de façon dramatique. Tim aurait voulu la secouer pour qu'elle parle enfin mais il prenait son mal en patience. Il ne cillait pas lorsque Nina s'approchait du bureau, même s'il trouvait ce geste terriblement embarrassant. A vrai dire il trouvait presque cette ambiance trop intime pour être partagée avec une adolescente qui avait certainement cinq ans de moins que lui, voire plus. Mais à en juger par l'expression grave de son visage ce n'était pas une tentative foireuse de séduction, si bien que sa méfiance se dissipa aussitôt. Il n'entendait plus les ricanements du reste du groupe derrière les murs, il venait de comprendre que pour une fois il devrait faire preuve de sérieux.

Au fond, Tim espérait simplement qu'elle ne se mettrait pas à pleurer, parce que son empathie n'était pas assez développée pour lui dicter la conduite à adopter. Il ne voulait pas éponger ses larmes ou lui murmurer que tout irait bien, et à vrai dire ce n'était pas son travail à lui. Il n'était même pas forcé d'être pédagogue, seulement présent et passablement obéissant. Alors quand Nina cracha le morceau, il ne put s'empêcher de se focaliser sur les mécanismes de son visage plutôt que sur ses confessions. Oh mon Dieu, pensait-il alors qu'elle réprimait difficilement ses sanglots. Jusqu'à ce jour il avait réussi à éviter ce genre de situation. Il s'y était préparé, mais paradoxalement il n'avait jamais été prêt. Puis enfin il assimila les propos de Nina. Lui et elle, ensemble. Il fronça les sourcils alors que son cœur fit un bond dans sa poitrine. Cette révélation lui fit soudainement réaliser la gravité des circonstances. Dans l'histoire c'était sa parole contre celle d'une bande d'adolescents inconscients, et même si lorsqu'il était jeune personne ne semblait vouloir le croire, il était persuadé que les rôles ne seraient pas inversés aujourd'hui. Présentement il n'avait même pas pitié pour Nina, que cette rumeur semblait anéantir, mais il avait peur pour lui-même. Ce job de surveillant n'était pas bien honorable mais il était sa seule source de revenue. Sans parler d'Anna qui n'aurait plus aucun mal à tirer un trait sur lui si jamais la nouvelle parvenait jusqu'à ses oreilles. Il n'était plus avec elle mais curieusement il se souciait bien plus de sa réaction à elle que de celle de ses amis ou de sa famille. Et que venait faire Madeleine Wild dans cette histoire ? Il venait de réaliser que son nom avait été mentionné mais il ne se souvenait plus pour quelle raison. "Évidemment qu'ils ne seront pas mis au courant, du moins pas tout de suite..." dit-il, peu sûr de lui. Ne serait-ce pas plus judicieux pour lui de les avertir immédiatement plutôt que de vouloir enterrer cette histoire, au risque de passer véritablement pour coupable ? "Et tu disais que Miss Wild était au courant ? Elle comptait me le dire un jour ou ?..." grogna-t-il. "Tu as une idée de qui aurait pu répandre une connerie pareille ? Je crains de devoir en avertir le Principal si je veux rester crédible, tu comprendras que si cette histoire remonte jusqu'à lui et qu'il remarque que j'étais au courant ce serait quand même très suspect. De toute façon si c'est une mauvaise blague de la part de tes camarades tes parents ne t'en tiendront pas rigueur."
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyDim 20 Mai - 22:08

Les acteurs pouvaient ils se faire prendre à leurs propre jeux et se faire happer par un personnage venu tout droit du monde fictif pour capturer en eux de réelles émotions ? Certainement. Les histoires ne manquaient pas à propos de ses stars rendues folles par un rôle qui leur restait dans la chair bien après le fameux « COUPEZ ! ».
En un sens, Nina était une actrice elle aussi, et elle aussi en cet instant s’était faite prendre à son propre jeu. Il n’était plus question de faire semblant puisque les larmes s’échappaient de ses yeux, tombaient de se cils puis roulaient sur ses joues sans qu’elle ne puissent en maîtriser le flux un seul instant. La tension qui l’animait, exacerbée par cet exercice difficile de jouer avec le vrai et le faux devant le surveillant, devenait insupportable. Sa respiration se faisait haletante, saccadée, elle ne pouvait même plus renifler silencieusement… Toutes les émotions et la pression accumulée durant tant de semaines se déversaient bruyamment au moment le moins opportun, celui où elle s’était promise de faire preuve d’un contrôle maximum d’elle même.
Alors qu’un court silence malmené par le résonnement des pleurs de la cheerio s’installa elle se maudissait de s’être surestimée à ce point. À un tel point que le succès de son entreprise soit en danger. Sous le coup de ses pensées qui lui tourbillonnaient dans l’esprit jusqu’à lui en donner la migraine, l’envie de tout révéler, tout, de faire lumière et de dire enfin la stricte vérité la tentait dangereusement. Cela lui était interdit mais abandonner maintenant lui aurait épargner cette souffrance mentale fulgurante en échange de moments plus difficile à vivre plus tard peut être, une peine plus douce sûrement.

Timothy prit la parole, peut assuré et manifestement embrassé par cette démonstration trop émotive à son goût. Il ne lui était pas venu à l’esprit de la consoler et pourtant, sans même tenter de quelconques approches, Nina aurait eut besoin d’une épaule sur laquelle s’épancher, n’importe laquelle pourvu que quelqu’un brise cette solitude alors qu’elle était là debout devant lui comme une épave irrécupérable.
Il tenta de lui assurer que ses parents resteraient d’abord dans l’ignorance mais elle ne l’entendait pas, et quand il évoqua cette trentenaire désaxée de Wild, seul l’écho de ses pleurs lui parvenait encore aux oreilles.
Il continua de la questionner, sûrement dans l’espoir de la faire réagir, et ses mots parvinrent enfin à l’interpeller quand il qualifia de « connerie » la seule idée de les imaginer ensemble, lui et elle. Elle releva la tête jusque là toujours nichée au creux de ses mains et tut un moment ses pleurnichements. Ainsworth était donc véritablement détestable, et quand bien même cela eut été une façade, il était difficile de passer outre cette impression. Tant de mépris à son égard quand elle se décomposait littéralement devant ses yeux ! En vérité, l’idée de les voir ensemble était bel et bien une connerie, pour Timothy et en général, mais il n’en restait pas moins ce sentiment de rejet qui la frappa en plein visage une nouvelle fois. Bien sûr que Nina avait une interprétation totalement subjective de ces propos, car cette idylle aurait été une aberration au sens éthique en premier lieu, pourtant elle le ressenti comme une insulte personnelle.
Elle n’eut pas le loisir de s’appesantir un peu plus sur ces propos que sans qu’elle n’y réfléchisse, les dernières paroles du surveillant lui arrachèrent un cri. « NON ! » Elle même étonnée des décibels émises, elle porta un instant ses mains devant sa bouche comme pour éviter de crier à nouveau puis reprit plus calmement. « Je veux dire, c’est impossible… »
Elle se retourna et fit quelques pas en arrière pour se donner le temps de la réflexion. En vérité, elle ne savait plus quoi objecter. Comment avait elle pu être aussi idiote ? Chacun de ses plans étaient détaillés au millimètre dans son esprit et jamais pourtant elle n’avait imaginé que Timothy songeât à avertir le proviseur pour sauver son poste. C’était pourtant bien évident et il avait parfaitement exposé la logique de son raisonnement mais maintenant il faudrait à Nina un argumentaire plus fort encore. Les larmes étaient bien loin à présent et avait fait place à la nécessité de sauver sa peau. Elle n’avait plus le loisir de s’épancher comme une enfant et tout en se tapotant les lèvres du bout des doigts et en agitant les pupilles de droite à gauche à la recherche d’une parade, elle se retourna finalement avant de le laisser reprendre pour remporter la partie. « Monsieur Ainsworth en parler est la pire chose que vous puissiez faire. N’en parlez à personne, s’il vous plaît, enterrons l’affaire et jamais personne n’en sauras rien ! » Elle était maintenant beaucoup plus calme mais ne parvenais pas à trouver ce qui aurais pu faire mouche. Elle mordit l’un de ses ongles en espérant gagner ne serait ce qu’une seconde mais elle fut obliger de reprendre pour éviter au silence de s’installer.
« Je ne veux pas prendre le risque d’en parler alors qu’on pourrait régler ça tout seul ! J’avais bien essayé d’expliquer à Miss Wild que ce n’était que des mensonges, mais elle ne m’a pas crûe une seconde et n’a fait que me répéter que je mettais en danger votre emploi… Je ne veux pas prendre ce risque avec le Principal ou mes parents. S’ils ne nous croient pas, ce sera pire ! » Cette fois elle ne pouvait pas faire mieux au risque de s’embrouiller. Elle se calma un instant puis baissa la tête, hésitante, les mains jointes. « Est ce si pénible que ça de garder ce secret pour vous et de laisser ce bruit courir en attendant que tout soit réglé ? » Nina le fixait à présent droit dans les yeux, elle voulait cette réponse, elle voulait savoir ce qui pouvait le repousser à ce point en elle, travailler dessus puis revenir. La finalité de tout ça n’était que de concrétiser ce mensonge après tout…
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Timothy Ainsworth
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyDim 27 Mai - 14:20

L'opposition ferme de Nina le cloua à son siège. Depuis le début de leur entrevue il avait fait en sorte de tirer les ficelles et d'agir comme un adulte responsable, mais la force de son objection lui fit réaliser à quel point elle avait l'air bien plus crédible que lui dans son rôle. Machinalement il fronça les sourcils, interloqué par ce caractère qu'il ne lui aurait jamais prêté. Il aurait dû se sentir offensé par sa réaction mais curieusement elle ne faisait que souligner les erreurs de ses choix. Nul n'était préparé en acceptant un poste de surveillant à devoir affronter une telle situation, et lui plus que quiconque ignorait les mécanismes à adopter lorsqu'il fallait faire preuve de professionnalisme. Ce n'était certainement pas à Nina de lui apprendre son métier, pourtant il avait vécu ce moment comme un choc. Elle aussi apparemment, à en juger par les remords qu'exprimait facilement son visage. Clairement elle n'était pas habituée à la rébellion, et il ne pouvait pas lui en vouloir en sachant le statut qu'elle occupait à McKinley. Elle marchait dans l'ombre de Crystal et si jamais l'envie lui venait d'exprimer son mécontentement elle n'aurait plus qu'à prier pour que les représailles de celle qu'elle considérait comme son amie ne soient pas trop brutales. Nina savait sans doute très bien marcher droit, mais lorsqu'il s'agissait d'emprunter d'autres sentiers elle devait céder à l'angoisse des conséquences. Ce n'était pas le cas de Timothy qui, à vrai dire, appréciait presque la voir se dévoiler à lui sous un jour qu'elle-même n'avait jamais expérimenté. Un sourire narquois et satisfait, à peine perceptible, s'était dessiné sur ses lèvres alors qu'elle tentait avec maladresse de rattraper son débordement.

Son sourire disparut aussitôt qu'il remarqua la détresse et l'affliction dans son regard. A vrai dire il ne l'avait jamais véritablement croisé jusque là, de peur d'y voir justement ce qu'il y voyait à l'instant. Il ne pouvait s'empêcher de se mettre à sa place et d'imaginer les réactions qu'il aurait voulu voir de la part des surveillants. Il s'était promis d'agir comme il aurait voulu qu'on agisse mais, de toute évidence, il faisait tout l'inverse. Les quelques défis lancés avec Madeleine ou son animosité persistante pour les Cheerios ne comptaient pas, au final il ne voulait pas être ce surveillant borné auquel il avait eu affaire lorsqu'il n'était qu'un adolescent à problèmes. Personne ne l'avait écouté et voilà qu'il n'écoutait plus à son tour. Ironie du sort, ou peut-être était-ce simplement le fruit du destin : les incompris finissaient par ne plus comprendre à leur tour. Songeur, il écoutait malgré tout attentivement les supplications de Nina, pesant le pour et le contre d'un silence arrangé. Pouvait-elle véritablement lui promettre que l'affaire finirait enterrée ? Dans un sens il n'en doutait pas, la cible des ragots était rarement la même plus de quelques jours, mais était-il prêt à courir le risque ?

Timothy se surprit à compatir un instant. L'angoisse communicative de Nina parvenait jusqu'à lui sans qu'il ne pense plus à son rang de Cheerios. Il avait été vraiment idiot, bien sûr qu'à sa place il aurait voulu que l'affaire ne parvienne pas jusqu'aux oreilles de sa mère, qui en entendaient bien assez tous les jours. Malgré la situation délicate l'issue lui semblait de plus en plus claire. Il ne nota pas le nom de Madeleine Wild qu'elle avait une nouvelle fois énoncé avec une insistance particulière. Il se demandait surtout pourquoi Nina était allée voir Madeleine avant lui. Du reste il n'en voulait pas véritablement à la surveillante de lui avoir caché cette discussion, à vrai dire elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il se fichait bien des bruits qui pouvaient courir sur lui. Pour une fois qu'elle faisait preuve de jugeote il n'allait pas la blâmer d'être capable de garder un secret. "Personne n'en saura rien tu dis ? Hormis moi, quelqu'un ignorait cette affaire dans ce lycée ? Parce que vu la façon dont tu exposes la chose on dirait que cette affaire est de notoriété publique." dit-il pour la pousser davantage dans ses retranchements. Sa décision était prise, il n'irait pas voir le Principal Figgins, mais Nina semblait cacher des choses malgré son apparente innocence. Malgré tout il ne la laissa pas longtemps cogiter et ajouta rapidement : "Je t'avoue que c'est pénible pour moi de garder ce secret, j'aurais de loin préféré que tu le gardes pour toi mais ce ne serait pas très juste de ma part de sanctionner ton honnêteté. Par contre je n'aurai aucun remord à sanctionner ceux ou celles qui s'amusent à colporter des rumeurs aussi dangereuses. Si quelqu'un s'en prend à toi parce qu'on apprend que tu as dit la vérité je veux que tu me le dises. J'ai des tas de punitions à coller avant la fin du mois."
Nina semblait être une espèce en voie d'extinction : une jupe courte dotée d'un sens moral, alors s'il pouvait contribuer à la longévité de cette espèce il était prêt à lui accorder un semblant de confiance. Après tout il avait connu des Cheerios sympathiques également.
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MessageSujet: Re: 03. How to make truth from lies.   03. How to make truth from lies. EmptyMar 10 Juil - 21:40

La réponse qu'elle attendait tant tardait à venir. Le surveillant marqua un temps de silence puis reprit la parole, mais au grand damne de Nina, il essaya de la pousser une nouvelle fois sur la corde raide. Évidemment que beaucoup de monde était déjà au courant ! Cette rumeur avait été au départ bénéfique à Nina, et les cheerios à ignorer cette fausse relation n'étaient pas nombreuses. D'autant plus qu'elle avait elle même attiser un peu plus les flammes de ce mensonges avec Mina dans l'espoir de se sortir des soupçons grandissant autour d'elle. Cette démarche ne lui avait pas été entièrement favorable mais la rumeur n'en restait pas moins connue et discutée à travers quelques lèvres non négligeables. Dieu que toute cette affaire était bancale... Nina s'était faite rattraper par tout ça sans s'en rendre compte et monsieur Ainsworth lui même se rendait bien compte que quelque chose ne tournait pas rond. Elle cramponna fermement sa jupe, entrouvrit les lèvres pour signifier qu'elle allait répondre mais rien ne sortit. Elle était à cours d'excuse mais son palpitant lui avait encore de l'énergie à revendre.
Mais dieu existait. Oui car cet homme se révéla n'être pas habité que de mépris. Il ne laissa pas à Nina le temps de répondre et lui promis ce qu'elle était venue chercher : son soutien indéfectible ! Un sourire qu'elle ne put retenir se dessina sur ces lèvres face à cette lueur d'espoir qu'elle sur estimait sûrement beaucoup trop mais peu importait, il lui avait dit, il la protègerait.
Dans leur relation qu'elle avait imaginé dans les moindres détails, dont elle avait rédigé les plus importants dans son carnet d'ailleurs, il tenait ce rôle. Celui du protecteur qui faisait front face à tout ces soucis, et parfois même cela l'avait rassurée malgré le caractère implacablement factice de tout ses fantasmes. Elle avait fantasmé sur Timothy Ainsworth, plus que de raison elle le savait. Pas sexuellement bien entendu, Nina ne pouvait même pas songer spontanément à ces choses là mais elle avait fait de lui un fantôme presque réel, toujours à ses cotés. Quand elle prétendait attendre un appel de sa part, elle était presque déçue que ce ne soit pas le cas. Elle avait été clairement déçue également de l'écart entre son Timothy Ainsworth et celui qui se tenait en chair et en os devant elle, mais à présent elle le retrouvait.

Face à sa réponse, elle joignit les mains devant elle en se les tordait dans tout les sens, gênée par l'état euphorique dans lequel elle se trouvait comme s'il se voyait. « Merci infiniment monsieur Ainsworth. Je suis consciente des problèmes que tout cela peut vous causer mais je ne trahirait pas votre confiance, je vous le promet. » Sur ces mots elle prit la direction de la porte et enclencha la poignée avant de se retourner. « Vous n'êtes pas aussi insensible qu'on le raconte finalement. C'est dommage que si peu de gens puisse vous voir avec autant d'empathie, vous devriez le montrer plus souvent ! Bonne journée monsieur. » Sans attendre elle passa la porte, la claqua puis s'adossa contre celle ci dans la seconde qui suivit. Elle soupira sans retenue sous le coup de cet immense soulagement. Les yeux au plafond, elle sourit même un peu en repensant à cette marque de sympathie qu'on avait bien voulu lui accorder.
Elle se reprit quand monsieur Figgins apparut devant la porte à son tour et préféra afficher un air plus grave en baissant la tête pour s'éclipser en vitesse. Il ne lui dirait rien, elle en était persuadée à présent, peut être même qu'elle serait bientôt tirée d'affaire. Maintenant qu'elle avait établi le contact avec lui, qu'il la connaissait un peu plus, elle pourrait revenir le voir, quel que soit le prétexte elle en trouverait un, mais la nécessité d'établir une relation était à présent urgente.
Pour le moment, elle allait profiter de cet instant de plénitude et instinctivement elle prit son portable pour envoyer un message à Cissy.


Citation :
À Cissy, le 14/12/16 à 15h16.

Je sais que tu détestes ce genre d'élan dégoulinant de bon sentiment mais s'il te plaît, accueille ceci sans cynisme. Tim m'a dit je t'aime, ça y est. Il m'a dit qu'il m'aimait. Maintenant enlève cette mine de dégout que je voit déjà sur ton visage ! On en reparle ce soir.

- RP CLOS -
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