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 03. reunion never have been so interesting

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MessageSujet: 03. reunion never have been so interesting   Jeu 26 Avr - 19:05


reunion never have been so interesting
« BRITTANY & AARON »


L'approche des fêtes de fin d'année avait transformé la petite ville de Lima en une véritable fourmilière grouillante d'activité. Un enthousiasme presque contagieux soufflait au-dessus des têtes de la population de l'Ohio, tandis que la municipalité s'appliquait à organiser la soirée du réveillon de la nouvelle année. Aaron Guevara progressa d'une démarche rapide entre la masse de piétons qui s'agglutinait sur le trottoir du centre-ville, se baissant légèrement en avant afin d'éviter une longue banderole pourpre en cours d'aménagement. Le Cubain s'immobilisa un court instant afin d'en déchiffrer les inscriptions : bonne année 2017. Un tic imperceptible agita sa paupière, tandis qu'une brise placide se traçait un chemin au travers de sa poitrine paradoxalement lourde. Une nouvelle année s'apprêtait à débuter et lui imposait inéluctablement de réaliser un bilan des douze derniers mois. Les constatations finales étaient loin de lui plaire. Et pour cause, lorsqu'il s'autorisait un coup d’œil en arrière, il réalisait qu'il n'avait guère évolué dans un sens ou dans un autre ; il stagnait. Pour un homme aussi avide de vivre que lui, c'était certainement le pire sentiment qu'il n'ait jamais ressenti.

Le jeune homme se remit en chemin, chassant ses sombres réflexions avec une désinvolture presque déconcertante - il était hors de question qu'il s'engage sur cette voie-là, pas maintenant tout du moins. Il aurait tout le temps nécessaire pour broyer du noir, ultérieurement. Une poignée de minutes plus tard, le mécanicien s'immobilisa devant l'imposant bâtiment qu'est le 903 City Center. Distraitement, le Cubain chassa les plis de son v-neck sombre et inclina légèrement la tête sur le côté, constatant pour la seconde fois, le luxe de l'endroit. Il n'arrivait toujours pas à se faire à l'image de nouvelle riche que Brittany projetait à présent. Et c'était parfaitement légitime. Après tout, ils s'étaient rencontrés à une époque où son compte en banque était nettement moins imposant. La jeune femme l'avait convié à plusieurs reprises suite à leur entrevue précédente - tandis qu'il passait récupérer Liam, le fils de Santana. Il n'avait cependant consenti à faire le déplacement que le matin même suite à un appel inopiné de la jolie blonde et, intérieurement il devait admettre que ces véritables retrouvailles l'enthousiasmaient bien plus qu'il ne saurait l'avouer à haute voix. Aaron s'approcha de l'interphone et après une brève recherche, appuya à deux reprises sur le bouton jouxtant le nom de la jeune femme. Il patienta en jetant quelques coups d’œil furtifs autour de lui, avant que la voix de Brittany ne lui réponde : « Hé sexy » lança t'il, un sourire charmeur élargissant d'emblée ses lèvres charnues. La porte du hall s'ouvrit instantanément et, il s'empressa de rejoindre la cage d'escaliers, montant les degrés deux par deux. L'ancien new-yorkais ne savait pas réellement à quoi s'attendre en visitant Brittany ; cependant il la connaissait suffisamment pour en arriver à la conclusion qu'il ne pourrait rien en retirer de négatif. Ils s'appréciaient bien trop pour cela.

Le souffle court, il atteignit bientôt le onzième palier ; l'ouverture de la porte du loft avorta sa courte pause et soudainement, la silhouette élancée de Brittany apparue dans son champ de vision. Aaron la gratifia d'un large sourire : « Joyeux Noël » lâcha-t-il tout en écartant les bras afin de l'y accueillir familièrement. Il déposa une bise au coin des lèvres de la jolie blonde, tout en la serrant doucement contre lui, savourant cette proximité qu'ils n'avaient pas eue depuis plusieurs années. « Onze étages. Un ascenseur en panne. C'était un test, admets-le. » Plaisanta-t-il, en s'écartant finalement pour avoir le loisir de la contempler. Elle n'avait guère changé. Une taille fine, de longues jambes gracieuses et un visage divinement expressif, un ensemble qui respirait l'espièglerie et la simplicité qui l'avait séduit lors de leur première rencontre. « Tu me fais découvrir ? » proposa-t-il, en désignant l'entrée de son domicile d'un mouvement du menton.


Dernière édition par Aaron J. Guevara le Sam 28 Avr - 14:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Ven 27 Avr - 16:38

Cette période de l’année avait toujours un effet euphorique sur Brittany. Les couleurs, l’ambiance, les chants, les cadeaux… le moindre détail la ravissait. Pourtant, pour la deuxième année consécutive, elle était seule. Oh, bien entendu, sa situation n’était en rien comparable à celle de l’année précédente : cette fois-ci, au moins, elle pouvait vraiment apprécier ces fêtes. Il y a un an, les choses avaient été bien différentes : elle venait alors de perdre son époux. L’anniversaire de la mort d’Hendrik l’avait laissé déprimée, le temps de quelques jours. Elle s’en était rapidement sorti, avec une conviction : après un an de veuvage, il était désormais tant qu’elle reprenne une vie sentimentale plus saine. A 23 ans, il était hors de question qu’elle passe son temps à se morfondre.

En mal de compagnie, et plus particulièrement de compagnie masculine, elle avait donc renouvelé son invitation à Aaron, le matin même. Elle n’arrivait toujours pas à croire qu’elle ait pu revoir le jeune homme, ici, à Lima, il y a quelques semaines, après qu’ils se soient rencontrés à New York il y a des années. C’était une coïncidence qu’elle ne tenait pas à gâcher. Ils n’avaient pas eu le temps d’échanger plus de quelques mots lorsqu’il était venu chercher Liam à son appartement : Brittany était alors en retard pour se rendre à un rendez-vous médical et n’avait eu le temps que de lui demander son numéro de téléphone pour le rappeler.

Elle était tout simplement ravie qu’il ait accepté. Après avoir sautillé dans tout l’appartement, de sa chaine hifi à sa cuisine en passant par toutes les pièces de la maison pour s’assurer que tout était impeccable (elle adorait avoir de la visite, malheureusement, entre le moment où sa femme de ménage passait et l’arrivée des convives, elle avait toujours le don pour tout mettre en désordre), elle s’installa finalement en tailleur sur le tapis épais couvrant le sol de son salon. Elle avait étalé sur la table basse en verre des dizaines de cartes de vœux dont elle avait dévalisé les boutiques ces derniers jours. Brittany adorait les cartes et en faisait même la collection. Les envoyer à tous ses proches était un rituel incontournable de la nouvelle année pour lequel mieux valait qu’elle s’y prenne en avance : elle avait une liste de plus de soixante-dix noms à honorer.

Lorsqu’une sonnerie retentit finalement, elle émit un petit cri réjoui et se battit avec la télécommande centralisée pour baisser le son avant de se précipiter sur l’interphone. « Oui ? … Hey Sunny ! » s’exclama-t-elle en enclenchant l’ouverture de la porte principale. Son sourire était tout aussi large que celui d’Aaron au même instant. Sunny était le premier mot qui lui était venu à l’esprit après qu’elle ait vu Aaron danser sous les spots du club new-yorkais et qu’il lui ait adressé la parole en l’appelant Sexy : la réplique avait été naturelle, automatique. L’alchimie qui avait si bien fonctionné entre eux à l’époque semblait intacte.

Elle retourna au salon mettre un peu d’ordre sur la table basse, vérifia le volume de la chaine hifi, et sortit du frigo les quelques encas qu’elle avait préparé. Elle chercha ensuite ses pantoufles dans tout l’appartement : à force de marcher en chaussettes, elle en égarait ses Bunnies. Quelle personne saine d’esprit irait accueillir une ancienne conquête avec des chaussons à tête de lapins blancs touffus aux pieds ? Brittany. Peu importa qu’elle ait passé un quart d’heure à choisir le meilleur jean de sa garde-robe, associé au bon pull – assez long pour lui tomber sur les cuisses, juste assez moulant, juste le bon décolleté – puis un autre quart d’heure à relever ses cheveux d'une manière qui paraisse décontractée… de toute manière, la présence d’Aaron n’était qu’une – très bonne – excuse pour se chouchouter.

Lorsqu’elle ouvrit finalement la porte, Aaron lui apparut dans toute sa gloire… de sportif essoufflé. Qu’à cela ne tienne, elle ne se fit pas prier pour se jeter dans ses bras. « Joyeux Noël ! » répondit-elle avec enthousiasme avant de lui glisser une bise sur la joue. Elle se recula et répondit : « Tout à fait, c’était pour être sûre que tu es toujours en forme. » Faire mine de douter de ses capacités physiques avait toujours été sa taquinerie préférée : la manière dont ils s’étaient rencontrés et leur relation s’y étaient toujours prêtés.

« Après toi ! » l’invita-t-elle à entrer sans se départir de son sourire radieux. « Je suis tellement contente de te voir ! J’ai bien cru que je rêvais quand on s’est croisé la dernière fois. » Elle lui pinça gentiment le biceps avant de conclure : « Mais ça va, tu m’as l’air réel ! » Elle referma la porte derrière eux et mit de côté les plaisanteries le temps de lui faire faire le tour du propriétaire. Elle commença par le bureau, la chambre d’amis, les salles de bain, sa propre chambre, avant de finir par le salon, salle à manger, cuisine. Son loft ne possédait pas énormément de pièces mais les volumes de celles-ci étaient très généreux et leur mobilier moderne, presque luxueux. Par ailleurs, les grandes baies vitrées donnant sur la place Bellefontaine faisaient toujours leur effet. Depuis six mois que Brittany s’y était installée, elle avait également fini par y imprégner sa marque sous la forme de couleurs chaudes et accueillantes, de grands tableaux et photos chaleureux.

« Tu as tout vu ! Ça change du pauvre T2 que je partageais en coloc’ à NY, hein ? » plaisanta-t-elle avec un petit sourire timide, en l’attente de la réaction d’Aaron.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Sam 28 Avr - 17:27

La réponse de la jeune femme quant à ses capacités physiques lui arracha un nouveau sourire complice. Les railleries étaient monnaie courante entre eux, et cela depuis le tout premier soir partagé dans ce club new-yorkais. Aaron se souvenait nettement de l'impressionnante performance de la jolie blonde sous les projecteurs colorés de la piste de danse, qui avait instantanément capté son attention ; il se rappelait tout autant du challenge malicieux qu'elle lui avait lancé après seulement une poignée de mots échangés. À bien y réfléchir, leurs rapports avaient bien débuté sur des taquineries et s'étaient poursuivis dessus, tout au long de la période où ils s'étaient fréquentés. Aaron était plutôt satisfait de pouvoir constater que ça n'avait pas changé, malgré les années passées. À l'occasion de leur dernière entrevue en date, il avait été surpris d'apprendre que Brittany vivait également en ville ; surprise doublée lorsqu'il avait réalisé qu'elle logeait dans une majeure partie du onzième étage de ce fastueux building. Ils n'avaient guère eu le temps d'approfondir leurs retrouvailles, l'un comme l'autre pris de court par le temps. Durant une infime seconde, il avait craint qu'elle ne soit changée. Différente. Toutefois, elle lui était apparue aussi naturelle et simple qu'elle l'avait toujours été, imperméable aux défauts suscités par un statut de nouveau riche. Bientôt, il la suivit à l'intérieur de cet incroyable loft dont elle avait la propriété. « Même chose ! Après New-York, je ne m'attendais certainement pas à te recroiser - et encore moins à Lima ! » renchérit-il, tout en laissant ses yeux glisser tranquillement sur l'ensemble des pièces qu'elle lui faisait visiter. Ils atteignirent finalement la pièce principale ; Le Cubain s'appliqua à modérer les expressions qui se succédaient les unes à la suite des autres sur son visage - étonnement, curiosité puis incrédulité ; tout en espérant qu'il n'en arriverait pas au point d'arborer une admiration trop flagrante. Il n'avait jamais attaché une très grande importance aux plaisirs matériels, ni développer de goûts de luxe ; cependant, il devait admettre que la vue offerte par la vaste baie vitrée s'ouvrant sur la place Bellefontaine était ahurissante. « Impressionnant » commenta-t'il, les sourcils légèrement surélevés. Nouveau coup d’œil circulaire. L'endroit était meublé avec un goût indéniable et exhalait une ambiance sereine, donnant aux lieux un caractère propre à un havre de tranquillité. Un endroit qu'il n'aurait guère soupçonné à Lima.

Le jeune homme se tourna finalement vers elle lorsqu'elle mentionna l'appartement qu'elle possédait lorsqu'elle vivait au sein de la Grosse Pomme : « J'aimais bien ce T2 » objecta-t-il d'un ton évocateur. Il la gratifia d'un sourire éloquent tandis qu'une mine pensive s'étalait sur ses propres traits - se remémorant avec facilité les moments charnels qu'ils avaient partagés à cette époque. Et bien d'autres encore. Quelques notes entrainantes lui tombèrent soudainement dans l'oreille et durant une brève poignée de secondes, il en chercha l'origine. Ses yeux s'arrêtèrent sur la chaîne-hifi et un nouveau rictus étira ses lèvres. Le Cubain s'empara presque instantanément de l'une des mains de la jolie blonde : « Oh, tu n'as pas intérêt à t'être rouillée » s'exclama-t'il en amorçant une fluide ondulation du bassin, engageante. Il la fit légèrement tournoyer dans le vaste espace qu'offrait son salon et se rapprocha d'elle, sans toutefois la toucher - bien qu'il ne s'agisse que d'un millimètre de séparation. « Alors superstar. Après New York, pourquoi Lima ? » l'interrogea-t-il après un court silence rythmé par les basses de la mélodie, animé d'un élan de curiosité tout à fait innocent. Suite à leurs aventures new-yorkaises exaltantes, ils avaient perdu contact, sans véritablement chercher à le maintenir. Leurs chemins s'étaient progressivement séparé en deux destinations différentes ; plutôt que de perdre son temps à regretter que ces moments n'aient pas duré plus longtemps, le mécanicien avait préféré les conserver précieusement en mémoire et les apprécier à leur juste valeur. Le Cubain calqua ses propres mouvements à ceux de la jolie blonde avec une certaine aisance due à la pratique et aux souvenirs de leurs anciens tandems. « Je dois admettre que tu m'as bien manqué. » admit-il entre deux mouvements. « Peu de gens peuvent se vanter de posséder un tel déhanché » ajouta-t'il accompagné d'un rictus audacieux.


Dernière édition par Aaron J. Guevara le Dim 13 Mai - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Jeu 3 Mai - 18:15

Brittany afficha un sourire ravi, étrangement heureuse que sa nouvelle demeure ait l’approbation d’Aaron. Ça n’avait rien de cohérent mais elle recherchait toujours un avis positif de la part de ses proches, quoi qu’elle fasse, quel que soit le sujet. La réponse d’Aaron quant à son ancien appartement, et surtout son sourire explicite, la fit rire. « Vraiment ? D’accord, tu n’étais pas là pour admirer les moisissures et la tapisserie des années soixante, mais ce n’est pas plutôt mon lit que tu aimais bien ? » Bien heureusement (pour les voisins, entre autres), ce dernier avait été de bonne qualité. Elle avait dû en racheter un neuf après que les lattes du premier ne l’aient lâché au bout de la deuxième semaine de vie à New York… Cette colocation avait été… mouvementée.

Elle se laissa surprendre lorsqu’Aaron la prit par la main pour l’entrainer sur un air de pop (ou était-ce de la dance ? elle ne savait jamais faire la différence), mais son corps répondit instinctivement. Elle n’avait pas besoin de réfléchir pour suivre l’exemple de son ex et laisser ses membres onduler au rythme de la musique. « Serait-ce un défi, Sunny ? » plaisanta-t-elle. Elle esquissa une pirouette fluide et se glissa de nouveau contre lui, dos face à son torse, suivant le mouvement de son bassin.

« Ah… Le retour aux puits, probablement. » répondit-elle distraitement, inconsciente du nouveau massacre de la langue qu’elle venait de commettre en détournant l’expression ‘le retour aux sources’. « On m’a convaincu qu’être une riche veuve à New York était une mauvaise idée, j’y étais trop seule, je m’ennuyais… et Lima commençait à me manquer. Ma famille et mes amis, surtout. » Elle se retourna et reprit le contrôle de la danse, l’amenant peu à peu à suivre son exemple plutôt que l’inverse. Danseuse expérimentée et femme énergique, Brittany appréciait d’échanger les rôles. Elle glissa une main sur la hanche de son partenaire et déposa un baiser furtif sur sa pommette. « Toi aussi tu m’as manqué. Les hommes qui peuvent suivre ce déhanché sont trop rares… surtout à Lima. » souligna-t-elle, mutine.

« Mais, justement, je devrais plutôt te poser la question : toi, qu’est-ce que tu fais là ? Pas que je m’en plaigne, bien sûr. Mais depuis combien de temps as-tu emménagé ? » La radio passa au morceau suivant, un classique bien plus lent et doux. Brittany glissa, naturellement, ses bras autour du cou d’Aaron, rapprocha leurs corps, et pencha la tête en une question silencieuse. Ils n’avaient pas énormément discuté de leurs vies respectives pendant les quelques mois durant lesquels ils s’étaient fréquentés. Leur relation avait été plus légère, loin de leurs soucis respectifs, et ils n’avaient appris de l’un et l’autre que ce qu’ils avaient pu laisser échapper. Désormais, Brittany était bien plus curieuse et désireuse d’en apprendre plus sur Aaron. Leurs retrouvailles pouvaient être l’occasion de solidifier leur relation – quelle que soit la nature de celle-ci.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Dim 13 Mai - 17:32

Aaron se remémora sans difficulté l'appartement de la jeune femme ; situé dans l'un des quartiers populaires de New York, ils y avaient passé de longues heures serrés l'un contre l'autre suite aux soirées grisantes qu'ils passaient dans l'underground de la Grosse Pomme. Lorsque Brittany avait poursuivi son propre chemin en accédant subitement à une notoriété amplement méritée, il avait été forcé de reconnaître avec une touche de contentement indélébile, que cette période avait été l'une des meilleures qu'il ait vécue au sein de la ville qui ne dors jamais. « Ce n'est pas complètement vrai ! » fit-il mine de s'insurger, en ouvrant un peu plus les yeux : « Ton canapé n'était pas mal non plus ». Un tic d'hilarité fit trembler sa joue et il réprima difficilement un éclat de rire.

Il s'immergea tranquillement dans le bassin de sérénité qu'instaurait immanquablement la musique dans l'ensemble de son être ; un courant d'énergie vivace et exaltant glissant dans chacun de ses muscles. L'oreille attentive à la moindre variation de rythme, elle était devenue le centre même de ses perceptions tandis qu'il s'appliquait à suivre les mouvements de sa partenaire, presque instinctivement. Dans un premier temps, il avait été agréablement surpris de découvrir le talent de la jeune femme et par la suite, avait apprécié les fonctionnalités qu'apportait leur paire en tant que danseurs ; ils n'avaient jamais eu de difficultés à se trouver, ni même à se suivre mutuellement. Un observateur extérieur aurait eu toutes les peines du monde à distinguer le meneur de leurs improvisations : et pour cause, il n'y en avait pas vraiment. Ils se menaient l'un comme l'autre à chaque enchaînement, échangeant les rôles lorsqu'ils le désiraient, d'un accord tacite. « Ça changerait quelque chose ? » répliqua-t-il, un rictus railleur étirant un coin de ses lèvres tandis qu'elle offrait son dos à son torse.

Le cubain ne se formalisa pas de l'erreur d'expression que la jeune femme réalisa ensuite et contînt le moindre commentaire moqueur susceptible de dépasser le stade de la pensée ; l'anglais n'étant pas sa langue maternelle, il n'était guère mieux placé qu'elle pour se permettre ce genre de remarque ; d'autant plus qu'après toutes ces années passées sur le territoire américain, il lui arrivait encore d'avoir ce genre de confusion. Il lui prêta une oreille attentive, tandis que sa joue s'approchait de sa chevelure dorée aux parfums fruités. « C'est une décision plutôt sage. Il y a plus de vautours à NY qu'on pourrait le croire - surtout à Manhattan. » commenta-t-il sobrement. Il n'avait jamais rencontré l'époux de Brittany - et c'était probablement mieux ainsi en vue des rapports qui les unissaient. Durant une poignée de secondes il s'interrogea sur l'identité de l'homme en lui-même. Hendrick Holcomb. Un nom qui apparaissait régulièrement dans la presse de l'époque, vide de sens aux yeux du cubain. Il ne pouvait qu'espérer que ce mariage ait apporté des souvenirs à la jeune veuve, auxquels elle pourrait se raccrocher et s'assurer que la peine qu'elle portait valait ce qu'elle avait perdu.

La jeune femme se retourna afin de lui faire face et s'appropria succinctement la direction de leurs mouvements, à laquelle il se plia sans broncher. Le déplacement de ses jambes s'adapta à celui de la jolie blonde qu'il couvrit d'un regard de délectation. « Ce serait regrettable si ça n'impliquait pas que tu aies à te contenter de ce déhanché-là, maintenant que tu vis ici » déclara-t-il espiègle, tandis qu'à son tour il déposait ses mains sur la fine taille de sa partenaire. Celle-ci déposa un baiser sur sa pommette et il ne chercha certainement pas à dissimuler la satisfaction qui apparut sur son propre visage. La chaîne passa à un nouveau titre et laissa échapper les premières notes d'un classique des slows ; autrement dit : beaucoup moins praticables. Brittany ne sembla pas s'en formaliser et après quelques secondes d'hésitation, il se décida à l'imiter, joignant ses doigts au creux des reins de la jolie blonde, rapprochant inévitablement - et sensiblement - leurs deux corps. La dominant d'à peine une pincée de centimètres, leurs visages se retrouvèrent proches, séparés d'une courte distance qui l'obligea presque à loucher afin de pouvoir la regarder directement. « Mes frères et mon oncle vivent à Lima. Ma mère et moi avons quitté New York en juin dernier pour pouvoir les rejoindre. » lui apprit-il de manière concise.

Ils n'avaient jamais entretenu de longues discussions sur leur vie respective ; il était donc étrange que cinq années plus tard, ils commencent à effleurer cette surface inexplorée de leurs passés respectifs. Par ailleurs, il n'était pas certain d'en avoir envie ; cela impliquait une nouvelle forme d'intimité qu'il ne partageait jusqu'à présent, qu'avec une poignée de personnes - et encore. Évidemment, il aimait beaucoup la jolie blonde, au-delà de leur passion commune pour la danse. Toutefois, bien qu'ils se connaissent au niveau de leurs personnalités, d'autres parties d'elle lui étaient totalement étrangères - tout comme d'autres parties de lui, l'étaient vis-à-vis d'elle. Il se rendait compte qu'à présent qu'ils vivaient dans la même petite ville, cela allait probablement devoir changer. « Trop seule, je n'y crois pas une seconde » releva-t-il en récupérant un bout des mots qu'elle avait prononcés quelques minutes plus tôt, comme si elle venait seulement de les proférer. « Les New-yorkais baissent soudainement dans mon estime s'ils n'ont pas pris la peine de t'inviter à sortir. » sourit-il échappant à l'approfondissement quant à leurs propres situations personnelles. Lentement, il la fît tournoyer au creux de ses bras et la rapprocha une nouvelle fois de lui. Son attention fut attirée par l'étalage de cartes de voeux sur la table basse qui lui tira un sourire amusé : s'il existait ne serait-ce qu'une seule personne qui respecte encore ces traditions sans passer par l'internet, c'était visiblement Brittany Pierce. « Des cartes de voeux ? » s'intéressa-t-il. « Tu sais que je n'en ai jamais envoyé. » Un point pour l'anecdote bonjour.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Ven 25 Mai - 15:19

Aaron avait beaucoup de cordes à son arc, beaucoup de qualités pour accumuler les conquêtes. Outre ses indéniables compétences en danse, c'était son humour qui avait le plus plu à Brittany. Son autodérision était rafraîchissante, surtout à l'époque où elle fréquentait un nombre excessif de snobs. Sans les rencontres précieuses qui avaient marqué sa vie à New York et dont Aaron faisait partie, Brittany aurait pu ̶ Dieu nous en protège ̶ attraper la grosse tête. C'était donc en partie grâce à lui qu'elle pouvait l'inviter dans son loft de Lima avec le même sourire et (quasiment) la même innocence. Elle en avait intuitivement conscience et n'en appréciait que d'autant plus cet instant, où ils rirent de leurs souvenirs new-yorkais et de leurs frasques charnelles.

Tandis que la chaleur de leurs corps accolés éloignait le souvenir glacial de l'extérieur et des soucis lointains, Brittany murmura distraitement son approbation aux paroles d'Aaron. Elle ne regrettait pas d'avoir quitté New York, même si elle y avait laissé ses meilleurs compagnons de danse. Lima était sa ville, celle où elle retrouvait une place qui lui convenait, où ses amis pouvaient l'aider à porter le poids d'une fortune sur ses épaules, et où même les amants new-yorkais finissaient par débarquer comme par enchantement.

Bon, d'accord, d'après Aaron, ce n'était pas vraiment par magie qu'il avait débarqué ici et, d'après son expression, ce n'était pas non plus pour venir cueillir des cerises (tant mieux parce que celles du coin laissaient à désirer), mais elle aimait y croire. Elle lui adressa néanmoins un sourire tranquille, indiquant qu'elle n'insisterait pas. Brittany n'insistait jamais. Elle tendait des perches, indiquant qu'elle s'intéressait à eux et à ce qu'ils avaient à lui dire, et laissait ses interlocuteurs en faire ce qu'ils voulaient. S'ils souhaitaient parler, elle les écoutait, sinon elle suivait le sens du courant.

Elle haussa donc les épaules lorsqu'il mentionna sa solitude à New York. « Disons que ce n'était pas la même chose... après être devenue veuve. Je crois que je plombais un peu l'ambiance des fêtes en plus. Je dois bien reconnaître que pendant quelques mois je n'étais pas la plus agréable des filles de Manhattan. D'après ma meilleure amie de l'époque, je... comment disait-elle déjà ? Ah oui, je broyais du noir et rien que ma tête pouvait faire déprimer un clown. Bref... » Elle tournoya sur elle-même et revint se glisser dans les bras d'Aaron. « J'avais besoin de changer d'air. »

Profitant de l'air distrait d'Aaron, elle déposa un baiser sur sa joue : la peau matte qui lui faisait face était bien trop tentante. Elle suivit ensuite son regard et sourit en constatant ce qui avait attiré son attention. Pourtant, lorsqu'il lui avoua n'avoir jamais envoyé de cartes de vœux, elle se redressa, se recula d'un pas, et le fixa avec de grands yeux ronds. « Vraiment ? Aaron Guevara, c'est une honte ! » s'exclama-t-elle, faussement choquée.

Elle rit légèrement et décida d'abandonner leur slow, dont la musique arrivait à sa fin, pour le traîner vers sa table basse. Entourant délicatement son poignet de ses doigts fins, Brittany l'invita à s'asseoir, par terre ou sur le sofa, tandis qu'elle s'agenouillait sur le tapis épais et doux. Elle s'appliqua alors à lui montrer toutes les sortes de carte qu'elle avait pu dénicher ̶ des cartes musicales, aux cartes en trois dimensions se dépliant lorsqu'on les ouvre, en passant par les cartes humoristiques, et j'en passe. « J'adore les cartes, » lui expliqua-t-elle très sérieusement. « Et j'en envoie chaque année, avec un petit texte différent pour chacun, mais en général les gens sont mécontents parce que je fais plein de fautes d'orthographe. Il y a deux ans, la première chose que mon père m'a dite lorsque je l'ai appelé pour la nouvelle année, c'est que j'avais écrit 'family' avec I au lieu d'un Y. » Brit' tentait d'en rire aujourd'hui, mais cela l'avait quelque peu blessé à l'époque. Elle n'avait pas fait une faute d'orthographe au mot 'famille' depuis.

Elle releva la tête et afficha un sourire joyeux pour cacher son accès de sentimentalisme. La brouille entre son père et elle était d'autant plus difficile à supporter en période de fêtes familiales. « Enfin, je dois t'embêter avec mes cartes. Tu veux quelque chose à boire ? À manger ? J'ai préparé ce que tu préfères ! ... Si tu n'as pas changé de goûts depuis. » Elle se leva pour apporter les plateaux qu'elle avait laissé sur le comptoir de sa cuisine américaine.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Lun 30 Juil - 17:54

« Si ça peut te réconforter, j'ai toujours trouvé la tête des clowns plutôt déprimante. » lui confia-t-il avec légèreté dans le but de lui soutirer un sourire sincère qui l'éloignerait tranquillement des souvenirs de cette mauvaise passe. Il opina d'un air entendu, sans émettre le moindre commentaire, lorsqu'elle lui confia son besoin de changer d'air suite au décès d'Henrick - chose tout à fait légitime selon lui. Aaron avait ressenti une nécessité similaire et aurait donné énormément à une époque antérieure pour ne plus avoir à fréquenter les divers endroits qu'il avait eu l'habitude de parcourir en compagnie de son père. Ces choses-là se passaient d'explications. Il sourit lorsqu'elle déposa un nouveau baiser sur sa joue. Détournant les yeux de l'agrégat de cartes de vœux qu'il venait de remarquer sur la table basse, il laissa glisser sa pommette contre celle de la jeune femme, sa peau mâte contrastant avec la sienne et, abandonna à son tour un bécot à la commissure de ses lèvres.
La jeune femme se détacha subitement de lui lorsqu'il lui avoua n'avoir jamais envoyée la moindre carte de vœux à quiconque. Il prit une mine faussement honteuse et tendit les poignets avec des airs de condamné à mort : « Je plaide coupable, tu peux me jeter aux fers. » se rendit-il. La jeune femme en profita pour s'emparer d'un de ceux-ci et l'entraîna vers la table basse. Ils s'installèrent à même le sol, dédaignant le confort du canapé situé juste derrière eux et auquel Aaron s'adossa tranquillement. Elle commença à lui montrer une série de modèles, désignant successivement celles qu'elle comptait utiliser et celles qu'elle préférait garder pour elle, avec l'enthousiasme proche d'une gamine la veille de Noël. C'était l'une des multiples choses qu'il appréciait chez elle - cette aptitude à ne pas se laisser entièrement vieillir. C'était rafraîchissant à cet âge qu'ils avaient atteint, où tout le monde prenait la mauvaise habitude de se prendre trop au sérieux. « J'aime bien celle-ci, indiqua-t-il en désignant une carte de Noël où l'on pouvait voir une Mère Noël vêtue d'un manteau rouge assez sexy. Tu pourras me l'envoyer l'année prochaine. ». Il la gratifia d'un sourire avant de se pencher de nouveau en avant pour laisser glisser son regard aux couleurs chaudes sur le reste des cartes étalées sur le support de verre. Il arqua un sourcil lorsque Brittany lui confia une anecdote concernant les attitudes de son père vis-à-vis d'elle. Ils n'avaient jamais discuté de sujets très personnels dans le passé, toutefois la jeune femme était de nature bavarde et avait déjà mentionné à l'époque le comportement peu conventionnel de son paternel à son égard. « Il n'a probablement pas saisi le concept du mot. » répliqua-t-il avec un haussement d'épaules. Chez les Guevara, la notion familiale était très développée et ce, depuis de très longues années. Ils s'étaient toujours serré les coudes, s'étaient toujours souciés les uns des autres, même lors des périodes les plus difficiles qu'ils avaient dû affronter - ensemble. Ils avaient quitté Cuba pour le bien-être de leur père qui vivait mal dans un cadre aussi homophobe et restrictif. Ils avaient laissé Miami derrière eux, lorsque leur sœur avait décroché une bourse afin qu'elle ne se sente pas seule à New York. La conduite de Mr. Pierce était tout bonnement incompréhensible à ses yeux - d'autant plus que Brittany était loin, très loin d'être une personne exécrable.
La rentière se redressa souplement et lui proposa quelques rafraîchissements qui tirèrent un grognement sonore à son estomac insatisfait depuis la veille au soir : « Je crois que ça répond à ta question ! s'esclaffa-t-il en remontant d'un étage pour s'asseoir au bord du sofa. Je prendrai bien une bière, si tu as. ». Ses yeux s'agrandirent de curiosité lorsqu'elle lui indiqua qu'elle avait préparé ce qu'il préférait à l'époque où ils vivaient tous les deux à New York. Un sourire sincère étira ses lèvres lorsqu'il avisa un amas de quelques sandwichs sur le plateau qu'elle rapporta de la cuisine - il n'eût pas besoin d'y regarder de plus près pour savoir de quoi ils étaient composés. « Tu es une déesse, tu le sais ça n'est-ce pas ? » la bénit-il, lorsqu'elle déposa le plateau sur la table basse après avoir écarté quelques cartes afin de ne pas les abîmer. Il tapota le coussin à côté de lui pour qu'elle vienne s'asseoir près de lui et s'empara sans plus attendre, de l'un des encas qu'elle avait composé. Il écarta les deux tranches de pain et découvrit quelques morceaux de steak, une fine couche de fromage fondu accompagné d'une touche de tabasco pour relever le goût. Ils avaient eu l'habitude de manger au Subway d'East Village avant de se balader dans un NY nocturne, et il avait toujours ou presque, commandé le même sandwich auquel il ajoutait cette petite touche pimentée sous le regard médusé du serveur. Il était plutôt ravi que la jeune femme s'en soit souvenu. Il mordit dedans avec appétit et instantanément, les saveurs qu'il n'avait plus goûtées depuis près de six mois le regagnèrent, identiques. « C'est parfait ! Délicieux ! » assura-t-il, en prenant une nouvelle bouchée savoureuse. Il resta quelques instants silencieux, dégustant avec un plaisir non dissimulé, son sandwich favoris. « Et sinon, reprit-il en relevant le menton pour la regarder directement. Tu connais Santana depuis longtemps . Vous vous êtes rencontrées comment ? » s'intéressa-t-il. Après tout, c'était grâce à l'infirmière qu'ils s'étaient recroisés après tout ce temps. Les retrouvailles se seraient sans doute fait bien plus tard sans cela.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Mer 22 Aoû - 22:22

Aaron faisait naître des sourires sur ses lèvres comme le soleil faisait pivoter des tournesols : c’était naturel, spontané, magnétique. Elle ne pouvait rester triste ou abattue en sa présence, ce serait presque un sacrilège. Un rire s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle avisa la carte qu’Aaron sélectionna. Elle inscrivit son nom au crayon à papier, dans un coin, pour s’en souvenir. « Je te la réserve. » promit-elle. Son soutien indéfectible lui arracha un sourire et elle déposa un nouveau baiser sur son front lorsqu’elle se leva.

Elle rit de nouveau lorsqu’un grondement fit écho à sa suggestion d’un déjeuner. « Bien sûr ! Une bière pour monsieur ! » Heureuse d’avoir su anticiper les attentes de son invité, elle sautilla jusqu’à son frigo dont elle tira deux bières fraiches, avant d’attraper un plateau de sandwichs de l’autre main. Avec pas mal d’agilité et d’expérience à faire le service à Breadsticks, elle arrangea le tout en parfait équilibre et déposa ses précieux fardeaux face à Aaron. « Je sais, je sais. » approuva-t-elle malicieusement son compliment. « Mais on va avoir du mal à boire comme ça… » Autant Aaron n’aurait probablement aucun problème à boire directement à la bouteille, sans verre, autant sans décapsuleur ce serait difficile. « Comme tu peux le voir, je ne suis pas encore parfaitement au point sur mes talents de femme d’intérieur, tu m’excuseras. » plaisanta-t-elle. Elle fouilla dans ses tiroirs et revint en sautillant. Elle décapsula leurs bières d’un geste expert et déposa un verre à côté de chaque bouteille (pour le principe).

Finalement installée aux côtés d’Aaron, elle l’observa savourer son sandwich avec un sourire indulgent. Elle avait bien trop de souvenirs de leurs sorties pour avoir oublié ce qu’il appréciait. Le fait que ce soit également à ses goûts aidait forcément. Elle se servit et prit une petite bouchée. Même après des années à côtoyer Santana (et Aaron), sa tolérance pour les nourritures épicées n’était pas aussi élevée que celle de son compagnon. Elle s’était amusée à copier l’étrange habitude d’Aaron et appréciait la touche de tabasco supplémentaire, mais prudence et bière fraiche ne seraient pas de trop pour éviter un incendie interne.

Le silence s’étira le temps de quelques bouchées (et une rasade de bière bienfaisante), jusqu’à ce qu’Aaron lui octroie une pause en l’interrogeant. Le sujet était le bienvenu : elle avait compté lui poser exactement la même question. Elle avait été on ne peut plus surprise de découvrir Aaron à sa porte ce jour-là et si elle ne connaissait pas déjà Aaron au préalable elle aurait probablement été un peu soupçonneuse du cubain (elle n’allait pas confier son filleul à n’importe qui après tout).

« A l’école ! » répondit-elle joyeusement. « Dans l’équipe des cheerios pour être exacte. Avec Quinn – Quinn Fabray, enfin Evans – on était les meilleures. On avait une sacrée réputation au lycée… surtout avant qu’on rejoigne la chorale. » Elle prit une nouvelle gorgée de bière, au goulot, avant de reprendre le récit de l’amitié Brittana. « Quinn c’était le cerveau, Santana la langue bien pendue… et moi… peu importe. On est restées très proches après le lycée, même en étant éloignées. Quand j’ai découvert que Santana était enceinte j’ai filé à Paris et je ne la lâche plus depuis – c’est à ça que sert les marraines et meilleures amies. » Elle lui jeta un regard en coin intrigué. « Et toi ? Elle doit vraiment te faire confiance pour te confier Liam. »
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Sam 6 Oct - 16:42

Les pupilles d'Aaron glissèrent subrepticement sur la silhouette élancée de la jeune femme tandis qu'elle se redressait avec la souplesse d'une gymnaste pour récupérer le déjeuner qu'elle avait préparé en prévision de sa visite ainsi que deux bières fraiches. Le cubain retroussa pensivement les lèvres avant de s'étirer contre les coussins du canapé sans la moindre retenue. Il serait d'une honteuse mauvaise foi s'il venait à affirmer que ces retrouvailles inopinées avec Brittany ne lui suscitaient aucun désir physique. En réalité, c'était tout l'inverse et ça n'avait rien d'étonnant ! Après tout, leur relation passée avait presque autant reposée sur des rapports simples que sur du sexe ponctuel et quotidien. Il lui offrît un sourire tandis qu'elle revenait vers lui d'une démarche sautillante : « À nous ! » trinqua-t-il en feignant une solennité qui n'avait jamais été la leur. Il porta le goulot à ses lèvres tandis que ses pensées se bousculaient sous son crâne. Bien entendu, les choses seraient sans doute différentes, maintenant qu'ils vivaient tous les deux à Lima, une petite ville qui n'avait strictement rien à voir avec la masse anonyme new-yorkaise. C'était un petit patelin perdu au beau milieu de l'Ohio, où les potins étaient susceptibles de se répandre bien plus rapidement qu'une traînée de poudre. Mais pourquoi leurs rapports devraient-ils s'adapter à ce changement de décors ? Elle était veuve, il était célibataire. Ils se connaissaient depuis plusieurs années sur de différents niveaux et s'ils s'étaient perdus de vue durant quelque temps, cela ne les avait pas gardés de renouer contact aussitôt. Par ailleurs, ils n'avaient strictement rien à craindre l'un de l'autre sur le plan affectif. En conséquence, Aaron ne voyait aucun mal à vouloir reprendre leurs vieilles habitudes. Évidemment, Santana se dressait toujours au beau milieu du tableau, mais celle-ci n'avait manifesté aucune envie d'amorcer quoi que ce soit avec lui depuis qu'ils avaient repris contact.
Il lui offrit un très large sourire lorsqu'elle revînt dans le salon munie d'un plateau chargé de quelques-uns de ses sandwichs favoris accompagnés de la touche de tabasco rituelle ! Aaron s'empara d'une première pièce et mordit dedans avec appétit, tout en complimentant la jeune femme qui ne tarda pas à prendre place à côté de lui et à l'imiter. Un court silence flotta entre eux, tandis qu'ils dégustaient tranquillement les encas. Aaron s'empressa d'avaler sa quatrième bouchée, afin d'interroger la jolie blonde sur sa relation avec Santana. Il avait été surpris de leur découvrir une affiliation et il lui tardait d'en apprendre plus à ce sujet. La réponse de Brittany lui arracha un haussement de sourcils étonné. Elles s'étaient connues au lycée ?! Avec Quinn ?! Wow. Il découvrait de nouveaux aspects assez ... inattendu. Il hocha la tête dans le vague tout en restant attentif et un mince sourire vînt finalement étirer ses lèvres : « Je ne pense pas qu'elle me fasse vraiment confiance. Elle m'a sûrement appelé à défaut de, répondit-il avec détachement tout en reposant son sandwich déjà bien entamé pour boire une longue gorgée de bière. Tu vas rire ! J'ai connu Santana quand elle était au lycée, aussi ! On devait avoir quinze ans tout au plus. On a fricoté pendant l'été et puis, je suis retourné à Miami, lui apprit-il, plus amusé qu'embarrassé par la situation. « Tu dois connaître le père de Liam, alors ? » ajouta-t-il avec curiosité. Santana n'avait jamais pris la peine de l'informer de l'identité du père de son bébé, il en avait donc déduit que l'histoire s'était mal terminée et que le sujet était trop sensible pour tirer sur la corde aussi délibérément. « On s'est recroisés à l'hôpital il y a quelques semaines, poursuivit-il en passant une main sur son ventre, rassasié. Un sacré tempérament ! ». Il eût un sourire en se remémorant la manière dont Santana l'avait accueilli la première fois qu'ils s'étaient revus depuis leur quinze ans. Elle avait démontré une sacrée répartie alimentée par la vieille blessure d'abandon qu'il lui avait infligé près de huit ans plus tôt. Aaron tendit tranquillement les doigts et s'amusa quelques instants avec les ficelles qui s'échappaient du haut de la jeune femme, effleurant sa peau sans la moindre gêne, sourire aux lèvres. « Je suis content d'être passé, finit-il par déclarer avec sincérité. Ça m'avait manqué. ». Il se pencha finalement légèrement en avant, pour effleurer les lèvres de la jeune femme des siennes, étirées dans un sourire en coin.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Jeu 11 Oct - 11:06

Brittany tira une serviette en papier du plateau qu’elle avait déposé entre eux et s’essuya les lèvres pour retirer toute trace de son repas. Les bonnes manières inculquées au marteau piqueur par sa mère lui avaient sauvée la mise plus d’une fois à New York et n’étaient pas étrangères à ses réussites sentimentales, autant continuer sur cette voie. De plus, cela donnait une excellente excuse pour tout admirateur éventuel de s’attarder sur ses lèvres tentatrices… Hey, pourquoi se priver de relier l’utile à l’agréable ?!

« Oh, crois-moi, même si tu as été choisi par défaut, cela reste un grand signe de confiance. Si je suis marraine-poule, Santana est une mère-tigresse. » souligna-t-elle avec amusement. Le caractère surprotecteur de sa meilleure amie la faisait toujours sourire, lui ramenant en mémoire ces longs mois difficiles durant lesquels la jeune hispanique enceinte n’avait pas voulu s’imaginer le fœtus comme le sien. Bien du chemin avait été parcouru depuis et Brittany en était extrêmement reconnaissante à qui de droit.

« Vraiment ? » s’étonna-t-elle des révélations d’Aaron. « Si ça c’est pas de ces coïncidences… » Elle se passe distraitement un doigt sur la lèvre inférieure, s’émerveillant intérieurement de ces découvertes. Il ne manquerait plus qu’Aaron ait connu Quinn avant son arrivée récente à Lima pour que la surprise soit complète ! « Si je comprends bien, ça veut dire que tu as un faible pour les jolies filles de Lima, alors… » le taquina-t-elle avec un sourire malicieux.

Toujours un peu décontenancée par l’idée, Brittany haussa machinalement les épaules lorsqu’Aaron la questionna sur le père de Liam. « Oh, non, » assura-t-elle. « Je ne l’ai pas connu. Je ne me souviens même pas de son nom d’ailleurs… si je l’ai jamais su. Toute cette histoire… c’était extrêmement compliqué et triste. Ca a laissé Santana dans un tel état… Le père était bien le dernier de mes soucis, malgré la tentation de le gifler, lui et l’autre… » marmonna-t-elle, mécontente de se remémorer cette époque. Inconsciente du fait qu’elle venait de donner assez de munitions à Aaron pour s’imaginer bien des choses plutôt que d’obtenir des réponses à ses questions, elle se concentra sur ce qui l’intéressait : la relation de Santana et Aaron.

Un mauvais pressentiment l’agitait, essayant d’attirer son attention et de provoquer une miraculeuse connexion entre ses neurones… Aaron la détourna de cette préoccupation en jouant avec son vêtement et elle sourit au contact familier de leurs peaux. « Je suis contente aussi… » eut-elle tout juste le temps de prononcer avant que leurs lèvres ne se rejoignent. Fermant les yeux, Brittany apprécia le premier vrai baiser de leur soirée, entrouvrit les lèvres et se pressa légèrement en avant pour approfondir leur contact.

Il lui fallut quelques longs, langoureux instants, pour que ses neurones réagissent enfin. Elle ouvrit soudainement les yeux, démêla sa langue de celle d’Aaron et se recula soudainement. « Attends, » dit-elle précipitamment. « Tu l’as revu à l’hôpital il y a quelques semaines ? Et tu es son ancien amour d’été ?! Alors… c’est de toi dont elle parle tout le temps ! » Elle rejeta brutalement la tête en arrière contre le canapé, se frappant plusieurs fois le crâne contre le cuir tendre en retenant des imprécations désespérées. D’après leurs longues et franches discussions de filles, Santana était toujours entichée d’Aaron, c’était gros comme le nez de Rachel Berry au milieu de sa figure. Et ça, ça voulait dire…

« Ok, ceci était notre dernier baiser. » annonça-t-elle, à contrecœur mais d'un ton catégorique. « C’était un plaisir et une torture vu comme tes lèvres m’ont manqué mais c’est un mal nécessaire. Je t’adore Aaron, mais tu es hors de ma catégorie. » L’amitié avant les amants, c’était la règle. Avec un soupir à fendre l’âme, elle s’éloigna à une distance raisonnable pour éviter toute tentation. « Ne m’en veux pas, tu es toujours mon cubain préféré. » lui assura-t-elle en tapotant son genou.
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MessageSujet: Re: 03. reunion never have been so interesting   Dim 24 Fév - 0:00

Aaron se fendit d'un mince sourire lorsque Brittany évoqua l'attitude férocement protectrice de Santana vis-à-vis de son fils unique. Il n'avait guère besoin de remettre ce point-là en question. Il se souvenait encore très bien de la première fois où la jeune femme s'était retrouvée dans la nécessité de lui demander de s'occuper de Liam, le temps qu'elle vienne à bout de ses heures supplémentaires imprévues à St-Rita. Trop occupé à prendre soin du bambin, comme de la prunelle de ses yeux, il avait complètement oublié son téléphone portable dans la cuisine et avait conséquemment manqué une demi-douzaine d'appel de la part de l'infirmière, soucieuse. Lorsqu'elle s'était finalement présentée chez lui aux environs de minuit, il avait découvert une Santana aussi folle de rage que d'inquiétude et qui n'avait certainement pas lésiné sur ses mots, lui laissant très clairement saisir l'ampleur de l'angoisse qu'elle avait éprouvée face à son répondeur.
En revanche, malgré toutes les bonnes affirmations de la jeune femme, le Cubain ne pouvait se détacher de son scepticisme initial quant à la confiance de Santana. Il doutait de l'avoir gagné de quelconque manière que ce soit, pour la simple et bonne raison qu'il n'avait strictement rien réalisé pour l'obtenir, si ce n'est consentir à garder un oeil sur Liam, occasionnellement. Ils avaient discuté, cette nuit-là. Il savait qu'elle était encore froissée à propos du silence radio dont il l'avait 'généreusement' gratifié lorsqu'ils étaient plus jeunes. Il était conscient que Santana n'était pas une femme à séduire le temps d'une soirée, ni à jeter le matin arrivé. Et qu'entretenir une relation avec elle, qu'elle soit romantique ou strictement amicale, demanderait davantage de travail. Il était presque certain que ça vaudrait la peine, cependant. Aaron se contenta alors d'un simple haussement d'épaules peu significatif, sans marquer d'insistance dans son sens et coupant court au débat.
« À vrai dire, je pense que ce sont les filles de Lima qui ont un petit faible pour moi » s'esclaffa-t-il en rehaussant doucement le menton, feignant une gasconnade, qu'il abandonna une fraction de seconde plus tard en s'enfonçant confortablement dans les cousins du sofa.

Il écouta attentivement les maigres détails que lui rapporta la rentière quant aux neuf mois de grossesse de Santana et leur contexte, tout en engloutissant les derniers morceaux de son sandwich préféré. Il était conscient de s'intéresser à des informations que Santana n'avait peut-être pas estimées nécessaires de lui révéler pour le moment — ou peut-être n'avait-elle eu aucune envie de le faire — toutefois, il ne pouvait s'empêcher de s'interroger désormais. Il pouvait prétendre n'avoir qu'une affection limitée pour Liam, la réalité était toute autre. Le petit gars avait réussi à l'attendrir et à éveiller des instincts dont il n'avait jamais soupçonné l'existence. Et, il ne laisserait jamais rien de mauvais l'atteindre d'aucune manière que ce soit. Aussi, ses sourcils se surélevèrent-ils lorsqu'elle mentionna cet 'autre', en plus de 'lui'. Il ne comprenait plus. Jusqu'à présent, Aaron avait soupçonné une mauvaise rupture qui avait abandonné Santana à un rôle de mère célibataire à l'âge de vingt-deux ans. Avait-il sous-estimé l'ampleur de cette mésaventure ? Et si l'affaire était bien plus grave qu'il ne l'avait premièrement escompté ? « Désolé de l'apprendre » répondit-il d'une voix aussi placide que détachée, tout en caressant distraitement l'épaule de la jeune femme à l'aide de son pouce petits cercles.
« Je suis contente aussi … » répondit-elle, une fraction de seconde avant qu'il ne l'interrompe d'un baiser aussi franc que direct. Il sourit contre ses lèvres, laissant malencontreusement leurs dents s'entrechoquer un court instant avant qu'il ne glisse ses doigts jusqu'à sa nuque, tout en pressant son corps contre le sien dans une tentative pour amplifier décemment ce contact aux échos plus rapprochés. Combien de fois s'étaient-ils embrassés de la sorte ? Ses paumes rugueuses coulèrent doucement sur sa silhouette élancée et, lorsqu'il tenta de l'entraîner fluidement sur ses genoux pour que leur position soit plus confortable, elle opposa deux paumes décidées sur son torse, l'écartant à distance raisonnable de ses lèvres. Il fronça les sourcils, aussi interloqué par ses questions que par ce revirement de situation pour le moins inattendu : « Pardon ? » fit-il, au summum de l'ahurissement. Comment ça, tout le temps ? ajoutèrent ses pupilles ébène, illuminées d'un éclat d'intérêt renouvelé. Quelque part, il avait bien des difficultés à imaginer une Santana propice aux confidences de ce genre, mais d'un autre côté, il ne connaissait pas chacune de ses facettes.
Il la dévisagea, tandis qu'elle rejetait brutalement la tête en arrière. Mais, mais ... Que lui arrivait-il, soudainement ? Il connaissait sans doute déjà la réponse. « D'accord, d'accord ! répondit-il en riant, après qu'elle lui eût brièvement expliqué les raisons de cette brusque rupture de comportement. Il leva les mains à hauteur de visage, en signe de résignation : Je promets de ne plus te tenter, avec mes lèvres paradisiaques ! » s'esclaffa-t-il en cessant tout aussi subitement de s'amuser avec son vêtement à contre-coeur. Il glissa un regard sur sa silhouette avec une touche de déception avant de retrouver un sourire affable. « Cerise ? » ajouta-t-il après un court instant de silence en passant sa langue sur sa lèvre supérieure, goûtant les vestiges du dernier baiser de la jeune femme. Ils échangèrent un sourire complice. Cerise, comme au bon vieux temps. Cette réflexion lui arracha un nouveau sourire en coin. Et, il se rendit compte qu'il était parfaitement en paix avec la tournure des évènements. Peut-être était-ce le sentiment qu'inspirait la meilleure chose à faire.



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