Choriste du mois


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 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.

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MessageSujet: 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.   Sam 28 Avr - 15:50

L’alcool à forte dose était mauvais pour la santé, qu’elle soit physique ou mentale. La personne qui devait avoir inventé ce dicton devait vraiment être très déprimé, enfin non pessimiste. Oui pessimiste c’était mieux. Savannah avait beau méditer sur cette phrase depuis cinq bonnes minutes, elle n’y comprenait rien. L’alcool selon elle, était un moyen de se confronter aux dures réalités de la vie. Rien que pour s’en persuader, il fallait regarder Hallie, sa meilleure amie. Si elle ne lui avait pas appris à s’amuser, à faire la fête comme il faut, elle serait en ce moment dans un couvent en train de prier Dieu pour une faute qu’elle juge comme étant impardonnable. Cette simple idée déclencha un sourire à la blondinette. De toute façon dans l’état qu’elle était, un rien la faisait sourire, que ce soit stupide ou non. Elle tenta d’effacer ce sourire par une moue maussade, comme si elle était sacrément déçue de la vie. En fait, elle essayait juste d’amadouer le policier, peut-être qu’un petit clin d’œil par-ci, une petite larme par-là, il allait finalement tomber dans le piège.

Les pensées de la jeune femme n’étaient pas concentrées sur sa maigre tentative d’évasion à ce que l’on pourrait croire mais à la façon dont elle s’était retrouvée dans cette cellule. Enfin elle au pluriel. Car elle n’était pas seule. Candice était là, au moins c’était rassurant pour elle de se dire qu’elle n’est pas la seule à vivre la pire soirée de toute son existence. La première et la dernière. Toute remonte à quelques heures à peine, au bar de Lima. Savannah avait décidé de sortir pour se changer les idées. Entre les mannequins niaises qui ne savaient pas marcher avec des talons sans couiner de douleur et les personnes qu’elle détestait qui adoraient la voir s’énerver, elle était complètement exténué. Voir pire qu’une femme au foyer d’ailleurs. Au cours de sa folle expérience d’oublier son quotidien pendant un moment, elle avait rencontré Candice. Bien qu’elle la connaisse pour l’avoir vaguement parlé à l’époque du lycée, elle ne la connaissait pas du tout. Et pourtant c’était comme-ci de vieilles amies s’étaient retrouvés. L’alcool ? En effet, l’alcool est la raison pour laquelle leurs esprits n’étaient pas très clairs en ce moment-là. Néanmoins, elle se rappelait quand même que son amie blonde, s’appelait Candice, qu’elle avait à peu près son âge et qu’elle aussi aimait plutôt bien faire la fête. C’était déjà ça. Une fois que l’alcool avait fait son travail, c’est-à-dire lorsqu’elles se mirent à chanter à tue-tête le dernier refrain de la chanson de Rihanna en criant à en percer les tympans des personnes présentes autour d’eux, et en dansant bizarrement comme de magnifiques blondes pourraient le faire, Savannah sut que c’était le moment de rentrer. Elle ne s’était même pas préoccupée de l’heure, sachant pertinemment que personne ne l’attendait à la maison, Ruby devait elle aussi avoir être sortit, elle avait fait un peu trop la tête. Lorsqu’elle tenta de marcher jusqu’à sa voiture, elle n’arrivait même pas à marcher droit, elle zigzaguait plutôt, c’était assez difficile pour elle de mettre un pied devant l’autre sans faire une chute mémorable. Elle avait pris en chemin sa nouvelle amie, s’accrochant à elle comme à une boue de secours alors qu’elle était dans le même état. Finalement décidant de prendre son courage à deux mains, Blondie avait laissé son amie conduire, préférant contempler les mèches de sa crinière blonde. Une fois sur la route, manquant à plusieurs reprises de s’assoupir sur l’épaule de la conductrice, elles se firent interpeller par une voiture. Mais pas n’importe laquelle. La police … cet affreux policier qui avait apparemment décidé de sauver des vies ce soir-là. Ne comprenant même pas ce qui se passait, Savannah avait bien dit que ce n’était pas sa faute, qu’elle était très sobre, mais rien n’y fait. Le ballon l’a trahit. Et les voici maintenant en cellule de dégrisement toutes seules comme des paumés.
La jeune femme soupira, mécontente, en repensant à la façon dont elle s’était retrouvée ici. C’était un peu ironique une fille dans ce genre au commissariat de police. C’est vrai, d’habitude c’était les rebelles, ceux qui préféraient taguer les murs que de faire quelque chose de leur vie. Et non une fille qui s’habillait chez Gucci. Remarquant que ses tentatives d’amadouer le policier qui préférait largement la narguer en lui souriant d’un air niais, elle partit s’asseoir sur le banc. Même ce banc était affreux, c’était pour dire. « Quand est-ce qu’ils vont nous laisser sortir ? On ne va pas dormir là non plus ! » Cette simple idée décrocha une grimace sur son visage qui semblait être celui d’un ange. Piquer une crise ? Vu la façon dont elle avait à tenir correctement debout sans vaciller sur le côté, et l’affreux migraine qu’elle était en train de se taper, non ce n’était pas la meilleure chose à faire. S’enfuir par la fenêtre ? En limant les barreaux avec quoi ? Sa lime à ongles ? Très drôle. Cela ne se réalisait que dans les films. En plus, le policier au sourire niais, lui avait confisqué son sac à main. D’ailleurs à quoi ça servait de faire ça ? Elle ne se trimballait pas avec un flingue non plus. Pleurer ? Cela pouvait être efficace en effet si elle n’avait pas la tête d’un pauvre petit panda que l’on avait retiré à sa maman. Les cuites ce n’était pas vraiment les meilleurs moments où la jeune femme où était sous son meilleur jour. Chaque matin où elle se surprenait à prendre des cachets d’aspirines, elle se disait de ne plus toucher à une seule goutte d’alcool, dorénavant le jus de pomme serait son ami mais en vain. C’était un cercle vicieux auquel elle était bien trop faible pour ne pas y résister. Elle se prit la tête entre ses mains. A sa façon de penser, de froncer le nez, même de respirer, elle avait l’impression de ressembler à un vieux clochard. « Pince moi Candice, dis-moi que nous sommes en plein rêve là. »


Dernière édition par Savannah Williams le Dim 29 Avr - 15:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.   Sam 28 Avr - 22:50

    C’était une soirée comme les autres pour Candice. Elle avait passé la journée à roupiller dans l’obscurité de son appartement jusqu’à ce qu’elle s’éveille avec sa gueule de bois quotidienne. Comme toute ivrogne qui se respecte, elle avait bu un coup par-dessus pour la faire passer comme une lettre à la poste. Elle avait vidé un paquet de chips et une bouteille de Coca Cola à elle toute seule – mélangée à un fond de whisky bien entendu. Puis elle était descendue et avait pris le volant jusqu’au centre-ville. A ce stade-là, elle était encore suffisamment sobre pour conduire et se souvenir de ce qu’elle ferait le lendemain. Afin, si on pouvait dire qu’un « fond »de bouteille – bon d’accord, peut-être un quart de bouteille – ne rendait pas ivre. Elle s’était rendue au bar de Lima, comme elle le faisait plusieurs fois par semaine, afin de boire jusqu’à plus soif. C’est donc sans surprise qu’on la vit débarquer dans l’ambiance déjà chaude du lieu. Une habituée, disait-on d’elle. On l’appellait aussi comme ça dans les hôpitaux et les commissariats. Sauf que ce soir, elle n’avait pris aucune drogue avant de venir et elle n’avait rien sur elle. Elle voulait juste s’amuser et rien d’autre. C’est ainsi qu’elle a rencontré Savannah Williams, jeune femme ancienne élève de WMHS à la même période qu’elle. En vérité, Candice ne s’en souvenait plus vraiment : il s’était passé tant de choses dans sa vie que les souvenirs s’étaient peu à peu effacés pour laisser place à ceux, plus sombres, de sa nouvelle vie infernale. Pas moyen de se souvenir si elles s’appréciaient ou se détestaient. Si elles s’étaient déjà adressé la parole. Visiblement, oui. En tout cas elles sympathisèrent assez vite pour aboutir à des danses aussi approximatives que les paroles des refrains de leurs chanteuses préférées, qu’elles massacraient à merveille. Candice vit à la tête du barman qu’il allait falloir sortir se calmer dehors. Savannah dû comprendre la même chose puisqu’elle sortit à son tour en riant. Rejoindre la voiture s’avéra être le parcours du combattant. Ses talons se tordaient dans des angles bizarres, ce qui la faisait pouffer de rire. Sa nouvelle amie s’accrochait à elle pour ne pas tomber, ce qui ne l’aidait pas vraiment … Enfin, Candice s’installa au volant et démarra en trombe.

    Comme c’était une soirée comme les autres, leur voiture ne tarda pas de rencontrer une brigade de policiers sur le bord de la route. Amusée, Candice commença à chanter « Bienv’nue au pays des Schtroumfs » en voyant le bleu de leur tenue. Néanmoins, elle s’arrêta avec un large sourire et souffla correctement dans le ballon comme le monsieur le lui avait demandé. C’est ainsi qu’elle se retrouva en cellule de dégrisement avec Savannah. Candice connaissait par cœur cette cellule pour y avoir passé des heures. Elle y avait même gravé « Ne pas boire tue » avec une boucle d’oreille une fois, dans un coin de la pièce. Assise sur un banc, elle attendait patiemment sa libération en regardant Savannah tenter de faire du charmer au policier. Elle aussi avait essayé de séduire cet homme répugnant au début, avant de comprendre à quel point c’était inutile : il restait là à faire ce sourire qui disait « moi je suis libre et pas toi ».

    « Toi … Tu viens pas souvent ! » affirma Candice avec un index remuant le ciel pour montrer à quel point elle était sûre de son raisonnement.

    Une nausée passa, annonciatrice d’un rejet rapide de sa consommation.

    « Pince moi Candice, dis-moi que nous sommes en plein rêve là. »

    Sans réfléchir, Candice pinça Savannah. Sa réaction, aussi puérile soit-elle, lui arracha un éclat de rire. Le rire d’une fille complètement bourrée dans une cellule de dégrisement.

    « Tu voulais dire ‘en plein cauchemar’ non ? C’est vrai qu’ils auraient pu nous mettre un policier plus sexy. » lui souffla-t-elle avec une œillade pour leur « geôlier ».

    Combien de quantité d’alcool avaient-elles bu en une soirée au juste ? Aucune idée. Beaucoup ? Probablement, vu à quel point Candice se sentait vaseuse.
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MessageSujet: Re: 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.   Dim 29 Avr - 15:10

Savannah se redressa soudainement comme si une vilaine guêpe l’avait soudainement piqué. Elle avait reçu une décharge électrique, ce genre de truc où elle se demandait si elle était bien normal des fois. Elle se frotta le bras là où elle avait ressenti le pincement, foudroyant du regard sa camarade morte de rire. Ce n’était vraiment pas drôle, elle avait eu mal dis donc. C’était une métaphore, jamais elle ne lui avait demandé de la pincer. Enfin … elle se comprenait elle-même, c’était déjà ça, un grand pas pour l’homme et un petit pas pour l’humanité. Quand Candice la rectifia dans ses propos, elle fit la moue comme si elle se mettait à réfléchir subitement. « Même un cauchemar est nettement meilleur que ça. » Sa voix était devenue presque inaudible. Quelquefois elle avait des nausées, et avait du mal à ne pas avoir mal à la tête dès qu’elle ouvrait la bouche. En plus de ça, le doux rire cristallin de la blondinette à ses côtés n’arrangeait pas les choses au contraire, ça ne faisait que de les empirer. Et ce policier là … qui leur souriait niaisement. Savannah avait beau chercher elle ne voyait pas en quoi c’était drôle de voir deux jeunes filles cuver ce qu’elles avaient consommés. « Si en plus on doit voir sa tête toute la soirée, qu’il aille au moins faire quelque chose à ses cheveux pleaaase ! » Elle leva la tête, priant Dieu en bonne désespérée comme elle savait le faire. Critiquer les autres, elle savait le faire évidemment. Remarquer les énormes bêtises qu’elle disait, non ça elle ne savait pas le faire. C’était tellement plus facile de rire jusqu’à en avoir mal aux côtes et oublier tout le lendemain.

Elle se doutait que sa camarade avait l’habitude, ça se voyait à sa façon de ne pas chercher à dramatiser tout ce qui était en train de se dérouler. Que c’était le bruit affreux des clés que s’amusait à faire bouger le policier, ou encore son regard de psychopathe qui donnait l’impression de vouloir sauter sur eux à tout moment. Brr, cette simple idée fit frissonner la jeune fille. D’ailleurs, cette cellule n’était même pas réchauffée. Bon certes, peut-être qu’elle aurait pu faire un effort vestimentaire en s’habillant comme tout le monde au mois de Décembre mais ce n’était pas son genre. Non, ce n’était pas son genre de sortir en soirée avec un pull sur sa robe noir à paillettes. Manquerait plus que ça tiens, qu’elle sorte habiller en clown. Horreur. Elle jeta un coup d’œil à son amie folle dingue, la jugeant de bas en haut. Même si elle ne n’avait pas l’impression d’avoir froid, elle aussi apparemment se fichait bien d’être en pleine saison d’hiver. C’était bizarre de se dire ça mais elle avait la très nette impression que le fait de se retrouver en cellule de dégrisement avec une fille qu’elle ne connaissait pas hier, la faisait se rapprocher d’elle. Son côté extravagant, loufoque et fêtard faisait qu’elle se comprenait dans leurs délires communs. C’était rassurant de se dire qu’une personne sur terre pouvait la comprendre. A vrai dire, dans ses amis, les vrais, ceux avec qui elle était proche, pas les abrutis qui la critiquaient dès qu’elle avait le dos tourné, elle ne connaissait personne d’aussi loufoque qu’elle. Certains n’appréciaient pas vraiment de faire la fête jusqu’à se faire vomir le lendemain matin, pour elle c’était juste son quotidien. A Los Angeles, elle avait déjà goûté à la joie des boîtes de nuit bombés avec du David Guetta en fond sonore. A seize ans, elle faisait déjà preuve d’une belle détermination à s’amuser au lieu d’aller s’enfermer dans sa chambre bosser les cours qu’elle n’avait pas compris. Un cas désespéré ? Peut-être. A ses yeux, elle avait juste réussi sa vie, du moins elle était en train de la réussir. Elle ne rechignait pas quand sa mère lui disait qu’elle aurait pu faire de plus gros efforts dans ses études, voir même partir à l’université, elle aurait pu en effet. Mais elle en avait décidé autrement. Etre styliste c’était son rêve depuis toute petite, malgré les embûches qu’elle a pu avoir, elle a réussi. Et se soûler pour oublier les peines du quotidien elle l’avait aussi choisi. Et personne n’avait le droit de lui faire des reproches sur sa façon de vivre. Elle vivait sa vie comme bon lui semblait tant pis si cela ne plaisait pas à tout le monde.
« Tu viens souvent ici ? » Savannah avait cessé de se plaindre, tant bien que mal certes mais elle avait arrêté. Ce n’était pas non plus une pleurnicharde dépressive au bord du suicide, il fallait arrêter la comédie. Ses yeux clairs guettaient chaque mouvement de sa nouvelle amie, ne savant pas du tout comment elle allait réagir. Elle s’était rendu compte en la regardant, qu’elle ne connaissait rien de sa vie en fait. Elle ne savait pas si elle avait déjà fait son apparition au commissariat de police, ce qui était fort probable vu ses récents propos. Elle essayait juste de ne pas s’en persuader en fait. Une fille aussi chic qu’elle, qui s’habillait avec des vêtements hors-de-prix ne pouvait pas avoir l’habitude de ce genre d’endroit. Du moins … dans le monde de Blondie évidemment. Cette dernière porta sa main à son front, s’examinant elle-même pour voir si elle ne couvait pas quelque chose tellement la migraine était insupportable. Bon sang, il avait mis quoi dans ses mojitos ? Et depuis quand un mojito ça donnait des migraines pareil ? Ça ne soulait même pas d’ailleurs ! Enfin si … peut-être quand après que la vodka ait fait son effet comme il se devait, et que les verres du fameux mojitos s’enfilaient à vitesse flagrante, cela pouvait soûler. Elle ne s’en souvenait même pas, c’était désespérant d’ailleurs. Ne même pas se souvenir de ce qu’elle avait pu boire. Cela pouvait être dangereux. Dans les films policiers, elle voyait toujours des jeunes filles boire n’importe quoi, des coktails où certains faisaient des mélanges soupçonneux et pouf après adios la jeune fille.
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MessageSujet: Re: 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.   Dim 29 Avr - 21:17

    Candice porta une main à son estomac. Elle sentait son organe se tortiller, cherchant en vain quelque chose de solide à vomir. Mais rien : ses chips digérées elle n’avait fait que boire. Il faut dire que ce bar faisait les meilleurs cocktails qu’elle n’ait jamais bus – et elle avait de l’expérience en la matière ! Sa vue était brouillée, lui signalant une migraine imminente qui faisait virer sa courte robe verte émeraude au vert fluo aveuglant. Sans parler des néons : leur lumière blafarde était pire que celle des hôpitaux. Ils les inondaient de rayons (presque) mortels qui ne faisaient que leur donner un peu plus envie de rendre. Bien qu’avant de vomir, tous aimeraient d’abord s’en aller. Ce sentiment de ne plus pouvoir aller où l’on veut est sans doute ce que Candice détestait le plus dans ces incarcérations. Il fallait même demander l’autorisation à cet horrible policier pour aller au petit coin ! D’ailleurs, sa vessie n’allait pas tarder à se réveiller, avec tout ce qu’elle avait bu. Mais elle garderait la tête haute : mieux valait mourir que de se rabaisser à parler de ces choses-là avec leur geôlier !

    La blondinette rit de plus belle lorsque Savannah se moqua des cheveux de l’homme. Se retrouver en cellule de dégrisement avec une fille qu’elle ne connaissait pas ou presque pas ne la dérangeait pas, au contraire ça avait un petit côté fun. Cela lui était arrivé une ou deux fois. On s’ennuie moins à deux. Or deux filles bourrées ensemble, ça donnait quelque chose d’assez … explosif, du peu qu’elle s’en souvienne ! Danser, chanter ou raconter des blagues sur les policiers : il n’y avait rien qu’elle n’avait pas osé faire. Maintenant qu’elle n’était plus vraiment célibataire, c’est-à-dire depuis seulement quelques semaines, Candice n’invitait plus le premier venu chez elle pour des nuits de folie. Du coup, elle se rattrapait en se faisant de nouvelles amies aussi fêtarde qu’elle avec qui elle finissait la nuit d’une toute autre façon. Il y a différents moyens de s’amuser …

    « Ouaip. Lui et moi, on est des amis de loooongue date. » fit-elle avec un clin d’œil vers le policier.

    Celui-ci ne répondit pas. Peut-être était-il muet, songea-t-elle. En y réfléchissant, elle n’avait jamais entendu le son de sa voix. Bizarre. C’est alors qu’elle songea à Mutt. Elle avait terriblement envie de lui parler, de le supplier de les faire sortir de là. Deux seuls problèmes s’imposaient : le père de Mutt et l’âge de Mutt – pouvait-il sortir quelqu’un de prison à seulement dix-huit ans ? Son père le laisserait-il faire à une heure pareille ? En plus son téléphone avait été confisqué avec son sac à main … Soupirant à son tour, Candice se rendait à peine compte qu’elle parlait :

    « Des fois, je vais à l’hostaux, ou chez une copine, ou chez mon copain à la place. Mais ce soir, j’ai pas fait d’excès et personne voulait trinquer avec moi alors … »

    Venait-elle de dire qu’elle avait un copain ? Personne n’était encore vraiment au courant à Lima, elle tenait à garder le secret pour l’instant. Elle imaginait déjà les hauts cris que susciteraient leur écart d’âge. Que venait-elle de dire à Savannah déjà ? Sa petite tête embrumée de whisky avait déjà effacé ça. Elle pria silencieusement pour que sa compagne de cellule soit dans le même cas.

    « Si seulement ils nous avaient laissé une p’tite bouteille. On aurait pu trinquer ensemble, pensa-elle tout haut. Et faire passer les nausées aussi. Ils doivent bien avoir ça dans leur commissariat non ? Au pire, y en a dans ma voiture … »

    Une petite voix lui souffla de se taire et elle s’exécuta. Elle ne savait plus ce qu’elle disait. Elle était fatiguée, et en plus elle commençait à avoir soif à force de parler. Elle était à moitié sérieuse quand elle parlait de boire un coup. Avec un peu de chance, ça l’empêcherait de vomir – ou à l’inverse elle rendrait plus rapidement. Peu importe. Ses manques refaisaient sans arrêt surface dans ces conditions et elle avait à présent envie de tout ce dont elle ne pouvait pas avoir accès : alcool, cigarette, ecstasy … La liste était longue, tout comme la nuit risquait de l’être aussi.
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MessageSujet: Re: 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.   Sam 2 Juin - 22:07

Savannah fit la moue lorsqu’elle entendit un son bizarre. Ce son n’était que le ventre de Candica qui semblait apparemment se réveiller. Elle se mit alors à prier mentalement pour qu’elle ne vomisse pas dans la cellule, ni à se pieds … nulle part d’ailleurs. Cette idée lui fit faire encore plus une moue affreuse comme-ci elle venait de voir un truc atroce. Puis cette idée ne fit que traverser son esprit pour se consacrer sur d’autres choses. Blondie n’était pas ce genre de fille à avoir l’alcool malheureux c’est-à-dire à pleurer sur tout ce qu’elle n’avait pas pu faire, à rechigner sur soi-même, bref à faire de la soirée un remix d’un théâtre dramatique. Non ce n’était pas son genre. Elle s’était plus un alcool joyeux voir quasiment fou, délirant. Rare étaient les gens qui possédaient cet alcool. Bon d’accord, certes ce n’était pas très bien de se lancer des fleurs surtout juste pour cela mais même si elle ne tenait pas très bien l’alcool, elle était quand même très fière de dire que quand elle buvait elle devenait une fille hyper cool qui adorait la fête. Chose qu’elle était tout le temps en fait … Un soupir s’échappa de ses lèvres avant qu’elle ne se mette à expirer. La raison ? Il n’y avait pas de raison, elle soupirait parfois pour aucunes raisons. La grincheuse de service appelée aussi Savannah Williams. Un autre surnom qu’elle avait reçu de la part de sa mère après la folle, Blondie. C’était classe, façon de parler en tout cas, comme surnoms à ses yeux. Depuis qu’elle était arrivée dans cette cellule, elle avait soupiré un bon nombre de fois sans même s’en rendre compte, pensant peut-être que cela allait attirer l’attention du policier mais en vain. A croire qu’il dormait les yeux ouverts !
Blondie ne put s’empêcher de retenir un petit éclat de rire lorsque sa camarade Candice se mit à faire un clin d’œil au policier. Aucune réponse de sa part, ce qui n’était guère étonnant, elles étaient habituées à la longue. Des amis de longue date … bon et bien cela était clair. Sa nouvelle amie était une habituée des prisons, ce qui était assez rassurant dans un sens et non réconfortant dans l’autre. Certes, mince était les chances qu’elle soit un sérial killeur … sauf que Savannah n’avait aucune logique lorsque l’alcool avait fait son apparition dans son sang. Il ne fallait pas se demander d’où elle tenait le surnom de folle tiens. La suite, Blondie n’y prêta pas attention. Juste un mot retenu son attention. Celui de « copain ». Elle venait de rêver où Candice avait dit qu’elle allait souvent chez son copain des fois ? L’alcool pouvait avoir ce dont de créer des allusions auditives ? Visuelles certes mais auditives, personne n’en avait parlé … Elle se mit à fermer les yeux et à faire la fille qui n’avait rien entendu mettant juste ce mot dans un coin dans sa tête. Subitement elle avait repensé à Ryder. Elle se demandait ce qu’il faisait, s’il ne s’était pas un peu posé la question si elle était en sécurité, un truc dans ce genre, le genre de question qu’un petit ami se pose lorsqu’il ne va pas en soirée avec sa petite amie. Lui, il pourrait très bien les faire sortir. Il y avait juste un problème. Aucunes des deux filles n’avaient de téléphones portables pour la simple et bonne raison que l’affreux policier leur avait pris tous leurs objets. Elle se mit à rouvrir les yeux lorsque la pensée de sa nouvelle amie se fit entendre. Trinquer ? Vu la nausée qu’elle était en train de se taper c’était bien la dernière chose à laquelle elle pensait. Là tout ce qu’elle voulait c’était un bon petit médicament pour passer ce calvaire. Mais là encore elles n’avaient pas de médicaments, problème que se mit à soulever sa camarade. Lorsqu’elle lui dit qu’elle en avait dans sa voiture, Savannah ne put s’empêcher de faire ce qu’elle aurait dû faire bien avant. « Hé ! Psss ! Monsieur le policier hého ! Psssss ! Mooonsiiieur ! » Un coup elle criait, un coup elle chuchotait juste pour attirer l’attention de l’agent. Ce n’est que quand il tourna la tête qu’elle se mit à afficher un immense sourire en essayant de la charmer. « La demoiselle là, la charmant blonde qui est à mes côtés doit passer un coup de fil à son copain ! Un coup de fil du genre très mais alors très important vous voyez ? » Elle se tourna discrètement vers celle qu’elle avait surnommée la charmante blonde et la gratifia de plusieurs clins d’œil. Elle ne lui avait pas demandé son autorisation pour la prendre comme « excuse » de sortie mais c’était tout ce qu’elle avait trouvé alors il fallait bien faire avec. Elle continua à sourire à l’agent qui s’était alors rapproché de la cellule, ne se retrouvant alors qu’à un mètre du visage de Savannah. Ce qui fit sourire encore plus la jeune fille, qui décida alors d’en approcher. Si cet homme résister à ces avances c’est qu’il était gay, tel était sa devise même en étant bourrée et même en étant en couple. « Je pense que vous n’avez pas que ça à faire que de regarder des jeunes femmes comme nous cuver toute la nuit, mmh ? Ça vous dit, vous nous faites sortir de cette cellule et on trinque un peu ensemble ? » Au fond d’elle-même, elle espérait qu’elle n’affichait pas une tête de petit panda, sinon ça aurait été pathétique. Elle espérait aussi qu’il tombe dans son panneau sinon elle serait passée pour une idiote, et elle détestait ça. Mais vu la façon dont il était en train de la regarder, elle avait réussi son coup. De toute façon ça marchait à tous les coups. Que ce soit agent de police, vigil de boîte de nuit, barman, il suffisait juste un peu de les charmer et hop ! Comme par magie ils faisaient tous ce que les femmes voulaient. Du moins c’était comme-cela que Savannah voyait les choses.
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MessageSujet: Re: 03. Promised, I no longer touch alcohol, word of blonde.   Dim 24 Juin - 14:50

    Cette soirée n’était pas cauchemardesque. Candice avait une drôle d’impression de déjà-vu lorsqu’elle venait ici. Elle ne voyait plus la cellule de dégrisement comme un mauvais rêve désormais, mais plutôt comme une réalité bien présente. La première fois, elle s’était sentie comme Savannah : tombée bien bas, mais trop saoule pour s’en rendre compte dans l’immédiat. Tomber sur les policiers et souffler dans un ballon après avoir bien bu, c’était un truc de débutant. Tout le monde y échappait. Or il fallait croire qu’elles n’étaient pas « tout le monde ». Il n’y avait qu’à elles que les sourires enjôleurs ne faisaient guère effet sur les policiers. Pourtant, Savannah retenta le coup, interpellant le policier de manière tantôt discrète, tantôt indiscrète. Candice n’eut pas la force de lui demander d’arrêter de crier parce qu’elle commençait à avoir mal à la tête. En plus, sa technique fonctionnait si bien que le gardien tourna la tête dans leur direction. La jolie blonde se mit à rire dans sa barbe. Sa voisine de cellule était assez maline finalement. Elle l’aimait bien. Même lorsque celle-ci dit au gardien que Candice avait besoin d’appeler son copain. Et merde : elle avait entendu ET retenu l’info. Peut-être que Savannah était journaliste et comptait écrire un article du genre « la tumultueuse vie sentimentale de Candice Connell ! ». Néanmoins elle effaça bien vite cette idée de sa petite tête : Savannah ne posait pas autant de questions qu’un journaliste. Elle était juste parano sur les bords ces derniers temps, avec ces histoires de blog sur les habitants de Lima et de journal du lycée de Sunny Palmer …

    « Heu … Oui ! Oui oui ! Faut que je l’appelle, vous savez, pour parler … Heu … De son père ! Oui, il est gentil mais un peu autoritaire, faut que je le lui dise hein ! La sincérité, c’est ce qu’il y a de mieux dans un couple. »

    Elle bredouillait ces quelques mots avec une fausse conviction, en hochant la tête sans même savoir ce qu’elle racontait. N’importe quoi, pour changer. Les clins d’œil apparents à dix kilomètres à la ronde de l’autre « charmante blonde » l’avait surprise, mais elle lui montrait qu’elle marchait à cent pour cent en jouant le jeu. Même si elle était trop bourrée pour se rendre compte de la stupidité de ses mots. Elle observa ensuite sans rien dire le jeu de séduction de Savannah sur le policier. C’était qu’elle était très douée, pour une débutante en matière d’évasion de cellule de dégrisement ! Peut-être qu’elle n’était pas journaliste, mais échappée de taule tout compte fait. En tout cas, son sourire enjôleur éblouit le policier, qui ne pouvait plus détacher son regard des deux charmantes créatures derrière les barreaux. Candice s’arma de son plus beau sourire et rejoint sa nouvelle amie devant l’homme. Là, il ne pouvait plus du tout résister. Il sortit ses clefs de sa poche et déverrouilla la porte.

    « Merci Rick ! » lança-t-elle en sachant très bien qu’il ne s’appelait sûrement pas Rick, nom qu’elle avait emprunté à l’agent de police de la série The walking dead.

    Elles n’allaient peut-être pas croupir là-dedans toute la nuit en somme. La blondinette faillit sauter de joie lorsqu’il lui tendit un petit objet blanc et plat : son téléphone ! Elle composa vite le numéro de Mutt en oubliant qu’on était au beau milieu de la nuit. Évidemment, elle tomba sur le répondeur et laissa un message.

    « Allo chéri ? Je voulais juste te dire que ton père est un abruti qui te donne des ordres comme à un chien. Sinon ben j’suis avec des amis-là, au commissariat … Mais en bonne compagnie hein ! Bisou, je t’aime. »

    Elle avait gratifié son message de quelques clins d’œil, un coup au policier, un coup à Savannah. A aucun moment il ne lui passa par la tête que Mutt allait lui crier dessus ou s’inquiéter à mort. Lorsqu’elle raccrocha, elle se sentait un peu mieux malgré une bonne migraine. Il lui fallait de l’alcool pour remettre un peu d’ordre là-dedans.

    « Bon, où est le champagne Rick ? » s’enquit-elle.



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