Choriste du mois


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 03. I'm the greatest star !

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MessageSujet: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptyMar 1 Mai - 16:06

« Je te dis d'avancer ! » dit une voix grave dont il ne parvenait pas à situer la source . « Mais où ça ? » demanda le brun mais personne ne lui répondit. Il avança donc dans la forêt. Il n'avait absolument aucune idée d'où il se trouvait, il faisait sombre et il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. Des grognements d'animaux résonnaient de part et d'autres du sentier, il décida de presser un peu le pas et remonta le col de son manteau. « Mais on va où bon sang ?! » s'énerva le photographe qui commençait sérieusement à ce faire du soucis. « Ferme-là Avery, continu d'avancer » répondit une nouvelle fois la voix grave. Jordan leva les yeux au ciel exaspéré et continua de marcher rapidement. Il jetait de temps à autres des coups d'œil vers les arbres et les buissons qui bordaient le sentier abimé qu'il suivait, priant pour que les animaux qui vivaient là-dedans ne soient que de petits écureuils et piafs inoffensifs. Un cri strident provenant de derrière lui retentit. Il se retourna dans un mouvement vif et regarda autour de lui, mais il ne vit absolument rien. Il reprit sa marche jusqu'au moment où un énorme loup surgit sur sa gauche pour lui sauter dessus.

« Noon !! Je suis trop beau pour mourir !! ». Jordan se réveilla en sursaut et en sueur. Un cauchemar, tout ça n'était qu'un cauchemar. Il devait sérieusement arrêter de manger des sucreries devants des films d'horreur, c'était toujours la même histoire. Il passa une main lasse sur son visage avant de se lever pour se diriger vers la salle de bain. Une fois devant son miroir, il jeta un coup d'œil à son reflet, qui n'était pas fameux à vrai dire et se passa un peu d'eau sur le visage. Il devait se rendre dans la banlieue de Lima ce jour-là, pour parler d'une exposition dans une galerie de Lima, il ne pouvait pas se permettre d'être juste potable, pas pour se genre d'entretien. Il se rendit dans la cuisine, déjeuna tranquillement en surveillant l'heure, puis alla se préparer. Il termina tout son rituel bien assez en avance pour terminer de préparer toutes ses photographies. Pour une fois, ce n'était pas des photos de mode, ou des photoshoots d'une stars de la chanson, c'était juste des photos à lui, qui lui tenaient à cœur. Le jeune homme avait récemment arpenté les rues de cette petite ville pitoyable pittoresque, et avait fait un bon nombre de cliché qui mettait la ville à son avantage. Un ami lui avait alors conseillé de les exposer pour les habitants de Lima. Jordan n'avait pas trouvé l'idée si mauvaise que ça, alors il avait cherché dans l'annuaire afin de trouver un endroit, et il était tombé sur l'adresse de The Gallery. C'était certainement le seul endroit potable qu'il aurait trouvé dans cette – très – petite ville.

Il attrapa son porte-document, son manteau en cuir et les clés de sa voiture et partie en direction du parking. Le temps n'était toujours pas de la partie, en même temps dans l'Ohio les hivers étaient loin d'être une partie de plaisir. Il faisait toujours froid, il pleuvait ou il neigeait, il y avait du vent, c'était presque le pôle nord. Quand il était petit, il avait un voisin qui avait une longue barbe blanche et une carrure assez imposante, et son frère lui faisait croire que c'était père noël avait déménagé dans l'Ohio car il faisait plus froid ici quand Laponie. Jordan avait toujours eut des doutes étant donné qu'il avait plus le caractère du père fouettard, mais ses parents lui avaient vite ôté ses doutes. Il arriva rapidement à sa voiture et s'installa sans traîner au volant. Il déposa ses œuvres sur le siège passager et mit le contact.

Il arriva enfin devant le bâtiment qui abritait la galerie. Habitant en centre-ville, il n'était pas souvent amené à venir dans ces endroit-là vue que c'était assez reculé. Il jeta un coup d'œil dans son rétroviseur, afin de vérifier son reflet. Il était parfait, comme d'habitude. Il prit donc son porte-document, enleva les clés du contact et descendit de son véhicule pour se diriger vers l'entrée de la galerie. Malgré les bourrasques de vents, il réussit à atteindre l'entrée sans trop d'encombres et en gardant sa classe habituel. Il jeta un nouveau coup d'œil au bâtiment avant de rentrer. A l'intérieur, c'était plutôt calme. Il vérifia derrière lui qu'il ne laissait pas de traces de chaussure et passa une main dans ses cheveux pour les remettre en place. Il regarda avec attention la pièce dans laquelle il se trouvait. Il se trouvait quelques mètres à peine de la porte d'entrée, et devant lui s'étendait une grande pièce remplit de tout un tas d'œuvres. Il s'éclaircit la voix puis se présenta d'une voix portante « Bonjours, je suis Jordan Avery, il y a quelqu'un ? ». Il ne bougea pas d'un pouce en attendant un réponse quelconque. Il ne se faisait pas trop de soucis pour cet entretien, après tout c'était quand même LE Jordan Avery, et non un petit gars de l'Ohio qui prend des photos de son chien avec un appareil photo jetable – oui, il avait déjà vue ça ! Il reprit la parole « Je viens pour... » il s'interrompit en entendant des bruits de pas. Quelqu'un daignait enfin venir à sa rencontre, ce n'était pas trop tôt.


Dernière édition par Jordan B. Avery le Jeu 3 Mai - 17:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptyMer 2 Mai - 1:24

Ce fichu temps allait finir par la rendre dingue. On pouvait critiquer le climat britannique autant qu'on voulait, mais au moins à Londres les températures ne descendaient jamais aussi bas, il ne neigeait jamais autant et puis bon sang, on pouvait sortir de chez soi ! Même les hivers new-yorkais, assez rudes, étaient plus supportables. Car parmi la civilisation, des moyens sont mis à la disposition des braves citoyens pour pouvoir se dépêtrer de leur chaumière et aller au travail. Et puis, il y avait des métros, on était pas obligé de déblayer l'allée, gratter le gel sur la voiture et se frayer un chemin jusqu'à la petite route de campagne, vaguement déneigée grâce à un engin qui tenait plus du tracteur bricolé pendant la Guerre Froide que du véritable chasse-neige. Saleté de temps. Lexie serra son épais manteau hivernal contre elle, s'emmitoufla avec écharpe, gants et bonnet, enfila une paire de bottes fourrées fabriquées spécialement pour les voyages dans l'Arctique et s'estima prête à affronter les éléments. « Je vais à galerie ! » lança-t-elle à la cantonade avant de claquer la porte de la vieille bâtisse. Cet endroit était une misère à chauffer et plein de courants d'air, mais c'était toujours mieux que le froid mordant de l'extérieur. Pourquoi diable était-elle sorti du lit déjà? Ah oui, JJ était tombé malade et il fallait absolument qu'elle aille à la galerie, que quelqu'un devait passer et... Et bien après, il avait rendu son petit déjeuner et avait agonisé dans sa chambre, donc la rouquine avait décidé de se contenter de cette information.

Et il lui avait fallu près d'une heure pour parvenir à garer le vieux pick-up de sa frangine derrière The Gallery. Une heure bon sang ! Cette ville finirait par la rendre dingue. Elle s'installa dans l'arrière boutique et se fit une grande tasse de thé, cherchant à calmer ses nerfs en pelote et à réchauffer son pauvre corps quasiment congelé. Pour une fois, elle avait mis des vêtements de saison en plus. Jean par dessus les collants, sous pull, pull, manteau, la totale. Mais elle avait l'impression que la neige la poursuivait dans les tréfonds de la boutique, pourtant chaude et lumineuse. Lex était parvenue à enlever une épaisseur, tel l'oignon, avait descendu son thé et se sentait prête à affronter le monde. Enfin le client. Dont la demoiselle ignorait tout par ailleurs, ce cher JJ dégobillant n'ayant pas eu l'occasion de lui donner le dossier et le clan Preston n'ayant pas un sens du rangement spécialement aiguisé. Il allait falloir improviser, art que par chance la jolie rousse maîtrisait à merveille.

Une voix retentit finalement, juste après le tintement de la clochette de l'entrée. Avery, c'était ça qu'il avait dit? Cela lui disait quelque chose, mais elle aurait été incapable de replacer ce nom. Et elle n'en avait pas le temps. La galeriste surgit dans la salle principale, son plus beau sourire commercial sur les lèvres. Elle s'avança vers le jeune homme - charmant par ailleurs - et lui tendit la main avec aplomb « Ah bonjour, enchantée, je suis Lexie Preston, co-gérante de The Gallery. Vous avez eu à faire à mon associé, Joachim mais il est malheureusement indisponible aujourd'hui. Bien, que puis-je faire pour vous mon cher? Vous veniez pour des photos c'est cela? » Par chance, elle avait entendu son meilleur ami marmonner dans un délire semi-hallucinatoire et en avait tiré quelques informations. Ne restait plus qu'à prier pour qu'elle ne soit pas complétement à côté de la plaque et qu'il ne vienne pas lui présenter de la sculpture sur bois ou Dieu sait quoi encore. Il faut dire qu'elle avait tout vu dans le coin. On dit que Brooklyn abrite des phénomènes question art contemporain, mais ce "on" n'a pas visité l'Ohio. Des perles en tout genre, entre peinture de son chat plus proche de la vomissure qu'autre chose et broderies à l'ancienne, c'était le festival du n'importe quoi par ici. Mais la galerie commençait à se faire un vrai nom et les gens commençaient à comprendre que ceci n'était pas une blague mais un vrai business. Restait à savoir dans quelle catégorie la jeune femme pouvait placer ce rigolo, qui semblait avoir une gueule aussi grande qu'elle était belle...
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptyJeu 3 Mai - 17:53

Les yeux scrutant chaque recoins de la pièce, il détaillait chaque œuvres d'art présentes en attendant qu'une personne daigne venir lui répondre. Plutôt dans la semaine, il avait téléphoné à la galerie et il avait eu à faire à un certain monsieur Jones, l'un des représentant de The Gallery, quelqu'un de plutôt sympathique. Alors le jeune homme fût assez surprit lorsque tomba nez à nez avec une jeune femme rousse qui affichait son plus beau sourire. Il eut un sourire en coin à cette découverte. Une longue chevelure rousse avec de grands yeux verts, elle était tout à fait charmante, ce qui promettait un entretien bien plus intéressant que prévu. Elle semblait avoir son âge, et elle lui disait vaguement quelques choses, peut-être était-ce au lycée ? Fort possible. Elle se présenta au photographe de façon très commercial et déclara également que l'homme auquel il avait eu à faire était indisponible. Elle tendit sa main vers le jeune homme, et ce dernier déposa un baiser sur cette dernière. « Enchanté également Mademoiselle Preston, Jordan Avery. Je viens bien pour des photos. » dit-il d'une voix douce en lâchant la main de la demoiselle. Elle ne semblait pas totalement sûr de ce qu'elle avançait bizarrement. Il était quand même l'un des plus grands photographe qu'on puisse trouvait, et sans aucuns doute, le meilleur de Lima, tout le monde le connaissait, savait ce qu'il faisait, en bref c'était une star de la photo. Surtout pour des personnes comme elle, c'était sûr qu'elle le connaissait, enfin normalement, cette petite ville avait tendance à le surprendre bien souvent, mais pas dans le bon sens. Il était peut-être tombé dans une petite galerie pommée, féru de peinture à l'huile représentant le chat de la veille du quartier. Si c'était le cas, il allait devoir trouver une parade.

Il s'éclaircit la voix avant de reprendre « J'ai en effet discuté avec votre collègue d'une série de photo sur Lima que j'ai fait récemment, et j'ai également quelques clichés que j'ai pris à Londres qui auraient pu être intéressant à exposer. » il marqua un arrêt, mais rien ne semblait troubler la jeune femme, il fronça légèrement les sourcils en regardant le sol, puis releva le regard vers la rousse. « Monsieur Jones m'avait dit que ça pourrait vous intéresser, pour faire l'objet d'une exposition ou quelques choses du genre. » termina t-il. Le jeune photographe commençait à avoir peur d'où il était tombé. A moins que cette Lexie Preston ne vive dans une grotte et se passionne pour la peinture rupestre, elle le connaissait forcément, pourtant elle ne montrait pas beaucoup d'intérêt pour le travail du jeune homme.

Il hésita un instant à faire demi-tour vue comment les choses se présentaient. La photographie était sa passion – sûrement la seule d'ailleurs – mais c'était également son métier, et il ne pouvait pas se permettre d'exposer ses œuvres n'importe où. Ce qui était étrange, c'était que lors de l'entretien téléphonique, ce Joachim semblait le connaître, ils avaient parlé un peu du travail du photographe, il n'était donc pas un étranger pour le co-gérant. Il pensa alors que si il lui montrait ses clichés, peut-être qu'elle reconnaitrait enfin son travail. Il prit donc à deux mains son porte-document et reprit la parole « Vous souhaitez sûrement jeter un coup d'œil aux photos ? » demanda t-il en tendant le porte-document « Peut-être que certaines ne vous serons pas inconnu, celles des théâtres de Londres on fait partie d'une exposition itinérante l'an passé. ». Il essayait quand même de déceler quelque chose, un clignement, un mouvement montrerait qu'elle le connait. Toute la première partie des photos était consacré à la petite ville perdu au milieu de l'Ohio. Il en était assez fier, c'était de jolies photographies des rues, de maisons, de places, de parcs et bien d'autres. Certaines étaient en noir et blanc, notamment les quelques clichés qu'il avait fait au centre équestre. La deuxième partie était celles de Londres, contenant surtout des photos des différents théâtre, où il passait beaucoup de temps. Il avait eut des récompenses pour certaines d'entre elles, et c'était d'ailleurs marqué au dos des photographies concernées. Ses photos étaient la plus belle chose que Jordan pouvait donner au monde – en dehors de sa personne. C'était la seule chose pour laquelle il avait vraiment donné tout ce qu'il avait, pour laquelle il avait consacré des heures entières. C'était toute sa vie.
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptySam 19 Mai - 19:02

Visiblement, la jeune Preston avait à faire à un sacré charmeur. On pouvait le deviner à sa façon de marcher, de regarder autour de lui et surtout, à sa chevelure faussement négligée mais parfaitement maîtrisée. Symbole ultime du Dom Juan. Ou de l'homosexuel flamboyant. Mais quelque chose la faisait pencher pour la première option et cette impression fut nettement confirmée lorsqu'il s'empara de sa main pour y déposer un baiser et se présenta d'une voix suave. Bien, bien. Au moins, si jamais il lui présentait des horreurs invendables, Lexie pourrait toujours lui faire des faux compliments, esquisser des pirouettes habiles pour le détourner du sujet de conversation, battre des cils, se faire offrir un café et comme ça, personne n'aurait perdu sa journée. Voilà qui semblait être un plan B tout à fait appréciable. Dans l'absolu, elle aurait bien sûr préféré qu'il fut un artiste véritable et aurait adoré être bluffée par ses photographies. Tout espoir n'était d'ailleurs pas perdu, Lima pouvait être un environnement plutôt décourageant pour l'art mais cette ville abritait tout de même quelques perles rares. C'est de ce trou perdu de l'Ohio que sort la grande Rachel Berry et les alentours sont le fief du renommé voisin de la Pension, Jese St James. Si la musique a pu trouver ses joyaux ici, pourquoi pas la photo? En plus, ce nom lui disait vraiment quelque chose...

Elle n'eut pas le loisir de se pencher plus sur la question, tâchant de dissimuler une quinte de toux tandis qu'il lui expliquait plus en détails l'objet de sa venue. Grands Dieux et si elle était en train de tomber malade? Après tout, elle avait veillé son meilleur ami toute la matinée et une bonne partie de la nuit, il n'était pas improbable que pour tout remerciement, cet ingrat lui ai refilé ses microbes. La rouquine porta une main devant sa bouche, se sentant soudain nauséeuse. Sans doute plus par crainte d'être malade que parce qu'elle l'était. Oui c'était forcément ça. Lexie Antonia Jane Preston ne tombait jamais malade. Ou presque. Elle cacha au mieux son inconfort, hochant la tête aux propos du photographe. Photos de Londres et de Lima. La demoiselle lui fit un sourire ravi, peut-être que son travail pouvait finalement s'avérer intéressant. Quelques idées traversaient déjà l'esprit de la britannique mais elle préféra ne pas en parler tout de suite, de peur d'être déçue devant le résultat. Parce qu'entre prétendre avoir à offrir de beaux clichés de ville et présenter des photographies qui ne ressemblent pas à des cartes postales sans âme ou à un mauvais film français indépendant, il y a une marge d'erreur non négligeable. Anticipant ma question ou prenant mon silence et mon malaise physique pour du dédain, voire de la stupidité, il propose de me monter ses oeuvres. Voilà qui devrait être une bonne solution.

La jeune galeriste s'empara du porte-document avec un sourire neutre et poli, essayant de faire des liens entre ce nom et la renommée qu'il se donnait. Jordan Avery. Théâtre de Londres. Elle contempla la première série, impressionnée par les jeux de lumières et les angles de vue originaux. Lima était bien plus belle qu'on pouvait le croire, ces toits colorés et ses rues tortueuses dans le soleil couchant avaient une poésie indéniable. Les photos de Londres, ville chère au coeur de la jeune Preston s'il en était, lui coupèrent franchement le souffle. C'était sublime. C'était Londres. En regardant ce couple gothiques sur le marché aux puces de Camden, la foule de touristes amassés devant Downing Street, le Tower Bridge bondé... En revoyant tous ces lieux qu'elle connaissait si bien, Lexie fut envahie d'une foule de souvenirs et pour être honnête, assez émue. La photo, c'était le truc d'Anna. La cadette avait parfois du mal avec la réalité brute qu'offrait cet art, ces choses trop réelles. Mais la beauté d'un instant capturé à jamais, c'était d'une infinie beauté. Dans des moments comme celui-là, elle comprenait et partageait la passion de sa soeur. Et peut-être était-ce son début de fièvre - imaginaire ou non - qui faussait son jugement, mais la londonienne était enchantée et époustouflée.

Elle reprit un peu de constance et troqua son moment d'émotion contre un franc enthousiasme « C'est absolument génial, j'adore. Vraiment, la lumière, les prises de vue, c'est beau, c'est simple, c'est original. Vraiment c'est parfait, je vois bien une expo sur le thème de la ville vous voyez, la grande cité frénétique de Londres et le petit coin paisible de Lima. Ou le voyage, mais ce serait plus personnel... Voyez-vous, je gères cette galerie avec ma soeur et notre meilleur ami et nous venons de Londres donc... vos photos me parlent et nous parleront particulièrement. Et... » Elle s'interrompit brusquement puis écarquilla grands les yeux. La révélation venait de la frapper. Si elle avait été un personnage de dessin animé, une ampoule se serait allumée au dessus de sa tête de linette. Bon Dieu, bien sûr qu'elle connaissait cet homme. Holala, pour qui allait-il la prendre? Et pour quoi The Gallery allait-elle passer? Anna allait la déglinguer, avoir rencontré Jordan Avery avant elle et ne pas l'avoir reconnu. Et JJ. Mon Dieu. Elle inspira un grand coup puis se confondit en excuses et en exclamations, espérant que son allant et son sourire jouent en sa faveur. « Mais vous êtes LE Jordan Avery? Oh mon Dieu, je suis confuse je... Hum, je ne devais pas venir aujourd'hui et Joachim est malade, j'ai eu la tête ailleurs, mais mon Dieu, je suis vraiment désolée. Bien entendu, nous admirons énormément votre travail et nous serions plus qu'honorée par votre présence dans notre galerie. Et l'exposition se fera suivant vos désirs bien sûr. » Lexie Preston, gaffeuse professionnelle. Celle là allait rester dans les annales. Si elle trouvait un jour le courage de la raconter à qui que ce soit...


Dernière édition par Lexie A. Preston le Mar 22 Mai - 0:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptySam 19 Mai - 21:13

La jeune rousse prit les clichés que lui tendait Jordan sans dire un mot, en arborant juste un sourire à son égard. Elle les regarda toujours en gardant le silence, ce que le brun fit également. Il voyait de temps à autres, quelle photo elle admirait, et regardait son expression. Admirative sûrement du boulot du jeune. Ses clichés de Lima étaient une vraie réussite, bien loin de ses toutes premières photos de la petite ville. Pour une raison obscure, il gardait toujours sa toute première photo. Qu'avait-il prit pour son tout premier cliché ? Un oiseau, un tout petit oiseau bleu et noir, perché sur une branche d'un des arbres du parc Lincoln. Cette photographie remontait de la première fois où il avait tenu l'appareil photo de son grand-père, de l'époque où sa passion pour cet art était né. La chose la plus absurde dans cette histoire, c'était qu'il l'avait toujours sur lui, dans son porte-feuille, comme pour lui rappelait le pourquoi du comment. Si son grand-père avait été toujours du monde, il aurait été fier de son petit-fils, Jordan le savait, il en était même persuadé. La seule chose que lui avait légué le seul homme qu'il avait jamais admiré était cette passion pour la photo, matérialisée par le cliché qu'il avait dans son porte-feuille, et une chaîne en argent qu'il avait autour de son cou en permanence. Il porta la main à son cou, comme pour vérifié si cette dernière était toujours là. Rassuré, il remit les mains dans les poches de son jean, attendant la réaction de la rouquine, toujours le nez dans les photographies.

Finalement, elle releva le regard vers le brun, et fit l'éloge de l'art de Jordan. Elle proposa plusieurs thématique pour une future exposition, et déclara également que sa sœur, leur ami – auquel le photographe avait dût parler – et elle-même venait de la magnifique ville de Londres. Il était enchanté par cette nouvelle, en plus d'être jolie, cette jeune demoiselle semblait avoir bon goût, un bon point pour elle. Il s'étonnait de ne pas l'avoir croisé là-bas d'ailleurs, mais cette ville est immense, et le nombre de personne qu'on y croise est ahurissant. Mais la jeune Preston s'arrêta brusquement dans ses paroles. Jordan la regarda, un sourcil levé, attendant la suite de son récit, mais à la place, la jeune femme reprit une grande inspiration et changea complètement de sujet, semblant très gênée. Elle lui demanda alors si il était LE Jordan Avery. Quelle question ! Enfin elle réalisait qui il était, ce n'était pas trop tôt ! Bien qu'elle était jolie et Londonienne, cet oubli faisait tâche jusqu'à ce moment. « En personne ! » dit-il une main sur le torse en effectuant une légère révérence. Elle s'excusa auprès de lui, lui disant que ce n'était pas elle qui devait venir, mais son ami malade, mais qu'ils admiraient son travail et seraient enchanté de l'avoir à la galerie. Comme tout le monde, qui pouvait dire que son art était médiocre ? Personne, même le plus ignorant des SDF de Lima ne pourrait pas trouver un truc à redire sur ses photographies. Vantard lui ? Oui, et alors ce n'était que la vérité, il était doué, et c'était même l'un des plus grand photographe de son temps. Beaucoup de gens disaient de lui qu'il était imbuvable, bien trop préoccupé par sa petite personne, mais malgré tout il était peut-être égocentrique et arrogant, ça ne voulait pas dire qu'il était méchant pour autant. Même si peu de gens le voyait – même pas lui -, c'était quelqu'un de gentil, de vrai et de très bonne compagnie quand il était avec des gens qu'il appréciait. La plupart des gens de cherchaient pas plus loin, et abandonnaient de vouloir le connaître à la première approche, mais au fond, il aspirait à une vie normale, avec une petite-amie, une maison, et peut-être un chien. Il se retranchait dans une vie dépravée et sans attaches parce que les gens ne lui laissaient aucunes chances, c'était ainsi qu'il fonctionnait. La seule reconnaissance que lui accordaient les personnes qu'il rencontrait, c'était celle de son art, c'était la seule chose qui lui valait des compliments, ça et son physique bien entendu.

Il regarda la jeune femme, amusé, un léger sourire sur les lèvres. « Ne vous en faites pas Mademoiselle Preston, mais vous me devez un café par contre, et j'oublierais totalement ce petit oubli. » déclara t-il en rigolant. Il jeta un nouveau coup d'œil au reste de la pièce, et hocha la tête positivement. Oui, ses photos rendraient sûrement bien ici, et puis de toute façon, il savait qu'il ne trouverait pas mieux dans ce coin pommé, et la cerise sur le gâteau, l'une des gérantes était mignonne, quant à l'autre, il ne l'avait pas vu, mais si la beauté était de famille, alors se serait d'autant plus un plaisir de travailler avec eux. « Je suis heureux que mes œuvres vous plaises alors, et je serais également ravi de travailler avec vous. » il marqua un temps d'arrêt après cette réponse. Il fronça légèrement les sourcils avant de reprendre « Ça m'étonne qu'on ne se soit jamais rencontré à Londres,C'est dommage d'ailleurs. Vu que vous travaillez dans l'art, nous aurions pu nous croiser à une exposition ou quelque chose du genre.  » termina t-il en défronçant les sourcils. C'était vrai après tout, ce fils de Lima s'en était sortit, et avait vécu un an à Londres – toute son année 2015 à vrai dire – et il était de retour de Lima depuis peu. Peut-être que les dates ne correspondaient pas, c'était sûrement ça.
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptyLun 21 Mai - 18:40

Visiblement, la star de la photo ne prenait pas trop mal l'oubli honteux de la jeune galeriste, puisqu'il s'inclina avec une fausse modestie affichée, en clamant que oui, il était bel et bien Jordan Avery en personne. Il avait l'air relativement arrogant et sûr de lui, mais par chance il semblait également posséder un solide sens de l'humour. Et quand on s'aventure à travailler avec le clan Preston, c'est sans doute une qualité des plus indispensables... Mais il aurait largement le loisir de le découvrir par lui, d'ailleurs la rouquine lui avait donné un avant goût du naturel désarmant et de la fraîcheur que The Gallery avait à lui offrir. C'est sûr, on était loin de toute formalité guindée que l'on peut trouver dans les grands musées et ça n'avait pas la classe d'une exposition au Museam Of Modern Arts de New-York, mais c'était déjà ça de pris. Lexie savait déjà comment vendre la chose: c'était le cadre idéal pour une exposition intimiste et un peu confidentielle, qui serait également un excellent moyen de voir les réactions du public et de découvrir les photographies qui plaisaient le plus. Et qui sait, peut-être qu'une riche bourgeoise des alentours consentirait à faire un chèque généreux pour acheter la photo de sa maison d'enfance ou autre fadaise sentimentale. Ne jamais sous estimer le pouvoir local. Lors du vernissage de la galerie, les gérants avaient été les premiers surpris en voyant les photos de Madeleine et Anna se vendre auprès, non seulement de leurs amis comme Brittany, mais aussi de certains nouveaux riches des alentours. L'art c'est chic et la photo c'est facile à comprendre. Banco !

En revanche, si la londonienne laissait son esprit élaborer des stratégies marchandes plus ou moins fumeuses, son client lui ne perdait le nord. Avec son sourire charmeur, il lui promit de passer l'éponge si elle consentait à boire un café avec lui. On avait connu pire comme deal et puis, elle n'était pas en mesure de refuser après la bourde monumentale qu'elle venait de faire. Et ce n'était pas non plus comme si le jeune photographe était désagréable à regarder. Le spectacle qu'il offrait au monde compensait largement le manque de conversation ou le trop plein de prétention qu'il risquait d'avoir. « Mais c'est avec plaisir voyons ! » répondit donc la jeune femme avec un sourire joyeux. Mais, ils étaient tout de même là pour parler affaires et Avery ramena la conversation à son sujet initial. Et fort heureusement, malgré la petite erreur d'aiguillage de la propriétaire, il se montra lui aussi assez enthousiaste à l'idée de travailler avec The Gallery. Peut-être espérait-il secrètement que les co-propriétaires étaient moins stupide que l'éclaireuse qu'on lui avait envoyé. Ou bien il trouvait cette candeur charmante. Toujours est-il qu'il était d'accord et que les Preston and Jones allaient exposer Jordan Avery, photographe de renommée international, vraiment talentueux et plutôt beau gosse. S'ils n'arrivaient pas à vendre ça, ils feraient tout aussi bien de mettre la clé sous la porte immédiatement et aller donner des cours dans le lycée minable qu'était McKinley High. Triste sort. Cette seule pensée soulevait le coeur de Lexie. Ou bien étaient-ce les vicieux microbes qui étaient en train de s'emparer de son organisme?

Elle préféra pencher pour la seconde option, offrant toujours un sourire étincelant à son interlocuteur, qui se montra surprise de ne pas avoir fait sa connaissance plus tôt. La britannique avait envie de lui répondre que Londres comptait des millions d'habitants et que tous les artistes locaux ne peuvent pas se connaître. Il suffisait qu'il soit plus branché Notting Hill ou Kensington que Camden et Soho pour que leur route ne se soit pas croisé une seule seconde. Mais, diplomate et commerciale jusqu'au bout de ses ongles parfaitement manucurés, Lexie préféra répliquer « Oh je n'ai malheureusement pas été à Londres depuis quelques années, j'ai rapidement fait un stage à la Royal Academy of Arts mais je suis partie étudier à New-York. Peut-être avez-vous croisé ma soeur, Anna Preston, elle a été photographe de mode un moment et elle a présenté des photos de voyage aussi... » C'était l'exacte vérité qui plus est, peut-être que la chronologie avait joué en leur défaveur. Et puis, ça lui donnait l'occasion de placer son CV plutôt flatteur dans la conversation et redorer un peu le blason qu'elle avait elle-même terni. Tout en plaçant tout aussi discrètement - ou non - le talent et la connaissance de son aînée en matière d'art photographique. Grands Dieux, c'est qu'elle se vendait bien finalement la petite ! « Nous avons malheureusement dû nous manquer ! Il devient donc indispensable que nous prenions ce café. » Son sourire se fit plus charmeur, la carte du flirt était toujours un bonus appréciable en de pareilles circonstances. « Mais avant ça, je vais vous donner une copie du contrat que Joachim a préparé et vous pourrez le consulter pour que vous puissiez négocier avec lui ultérieurement. » Les affaires de chiffres, de paperasses par contre, ce n'était absolument pas son domaine et elle ne voulait pas en attendre parler. Elle fit un rapide détour vers le comptoir pour s'emparer de la liasse de papiers agrafés, que son meilleur ami avait eu la présence d'esprit de laisser là la veille, puis les tendit à leur tout nouveau client « Voilà, je lui dirai de vous rappeler quand il sera plus à même de vous recevoir. » Inutile d'entrer dans les détails de son absence, sinon le pauvre homme allait prendre ses jambes à son cou et ne jamais se retourner. Et ce n'était pas du tout ainsi que Lexie voulait voir cet entretien se clôturer.
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptyMar 12 Juin - 19:40

Après avoir accepté les excuses de la jeune demoiselle, et lui demander de sortir avec lui, cette jeune femme accepta avec plaisir d'après ce qu'elle put lui dire. C'était bien entendu la vérité, qui n'aurait pas envie de sortir avec un aussi beau gosse sérieusement ? Il était intelligent, célèbre, incroyablement beau, il avait tout pour plaire en bref. Toute les jeunes femmes avec qui il pouvait sortir étaient toujours absolument ravie de sortir avec le photographe, au départ. Ensuite, ça se gâtait bien souvent, car au moment de partir – ou plutôt le moment où le jeune homme décidait de partir – elles étaient en général mécontente. Qui ne le serait pas en même temps ? Elles voulaient toute garder ce corps de rêve et ce brillant cerveau pour elles seules ! Malheureusement ce n'était pas possible. A vrai dire personne n'arrivait réellement à le garder, son cœur n'était pas dur comme de la pierre, il le préservait en réalité, car il avait déjà été brisé une fois, et cette sensation avait fortement déplu au photographe. Depuis, c'est lui le briseur de cœurs.

Il détourna la conversation sur le fait que la jeune femme et lui-même ne s'étaient jamais croisés à Londres le temps où le photographe y était. Elle lui répondit qu'elle n'était pas allée à Londres depuis plusieurs années à part pour un stage, mais que par contre, il avait peut-être rencontré sa sœur, une certaine Anna Preston, photographe de mode. Ce nom ne lui disait en premier lieu pas grand chose. Il était pourtant fort possible qu'ils ne soient rencontrés, la mode, la photographie et une femme, c'était d'ailleurs une évidence qu'il ne l'ait déjà vu. « En effet, j'ai sûrement dût la rencontrer, c'est même plus que possible ! » répondit-il, un large sourire aux lèvres. Elle enchaîna en disant donc qu'il était indispensable qu'ils prennent tout deux un café « En effet, c'est plus que nécessaire. » dit-il en haussant un sourcil, toujours tout sourire.

La demoiselle Preston se dirigea derrière le comptoir de la salle afin de récupérer le contrat préparé pour le jeune photographe. Ce dernier la suivit à la trace jusqu'à l'endroit désiré. Elle lui tendit les quelques feuilles agrafées entre-elles. Il les prit en la remerciant, et s'accouda au comptoir, face à la jeune femme, et jeta un petit coup d'œil, bien que la jeune Preston lui dit qu'il pouvait le lire plus tard afin de voir avec l'un de ses co-gérants. Il acquiesça à plusieurs reprises, comme si il comprenait un traitres mots de ce contrat. Il le comprendrait, mais plus tard, il les lisait et les analysait toujours par lui même, ça faisait partie de son métier. Même si beaucoup les refilaient à leurs avocats, lui s'occupait de la paperasse tout seul, comme un grand. Pour l'instant, la seule chose, qu'il analysait, c'était la rouquine qui se tenait face à lui. Oui, il mêlait l'utile à l'agréable, tant qu'à faire ! Il passa les quelques feuilles rapidement, faisant mine de lire quelques lignes par-ci, par-là, puis reposa le feuillet sur le comptoir d'un air convaincu. « Et bien, j'ai hâte de travailler avec vous ! Je vais le relire de façon plus approfondis chez moi, et je vous recontacte dès que tout est prêt. » déclara t-il en relevant son regard brun vert la jeune femme. Elle semblait bien gentille, un qu'un peu gaffeuse, mais c'était tout de même mignon. Son regard toujours planté dans ses grands yeux verts, Jordan prenait quelques instants pour détailler un peu plus la gérante, chose qu'il n'avait pas vraiment fait plus tôt. Elle avait réellement quelque chose d'anglais, ça ce voyait. Ses longs cheveux roux descendaient sur ses épaules, et son visage dégagé une certaine douceur. Elle avait tout de la personne que tout le monde aime, et dont les défauts se transforme souvent en mimiques adorables. Son visage, ses airs lui rappelait vaguement quelqu'un, une sorte de déjà vu. Pourtant, il ce n'était pas l'une de ses anciennes conquête, il s'en rappellerait sinon. C'était plutôt un visage qu'il avait croisé sans réellement y porter d'attention. Peut-être était-ce dans son adolescence ? McKinley ? « Excusez moi cette question, mais malgré tout j'ai l'impression que nous nous sommes déjà croisés. Vous n'auriez pas étudié au lycée McKinley ici même ? » demanda t-il sans hésitations. Il n'était pas gêné de demander ça, même si au final ce n'était pas le cas. Peut-être avait-il raison... ou pas !
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptyMer 20 Juin - 15:08

Fort heureusement, en bon coureur de jupons qui se respecte, ce cher monsieur Avery était bien trop occupé à la draguer pour faire grand cas de son petit oubli. Néanmoins, ce n'était absolument pas une manoeuvre digne de la professionnelle qu'elle voulait être et c'était tout simplement fâcheux, au vu de la politesse de base. Les artistes sont des gens à l'ego sur-dimensionné et le blesser, ne serait que l'érafler est généralement une très mauvaise idée. Mais ce garçon semble combler l'énormité de son ego dans d'autres domaines que le travail et si parvenir à l'inviter pour un café peut lui faire oublier plus facilement sa bourde, Lexie n'allait pas jouer les fines bouches moralisatrices. C'eut été fortement contraire au personnage. Elle sourit donc à pleine dents tandis qu'il bavardait joyeusement à propos de sa soeur et qu'il s'amusait à donner dans l'oeillade coquin. Un tantinet prévisible comme approche, mais ma foi, avec un minois comme le sien, il n'avait pas à faire énormément d'efforts pour convaincre qu'il était de bonne compagnie. Même s'il s'avérait être ennuyeux comme un dimanche matin ou plus déprimant que le Requiem de Mozart, il restait agréable à regarder ce qui était un avantage non négligeable pour toute entrevue. Néanmoins, il n'en était pas encore tout à fait à la partie agréable de leur entretien, si elle avait gaffé au début, la rouquine se devait d'être des plus efficaces par la suite.

Elle conduisit donc leur futur client au comptoir où elle lui tendit le contrat, avec un bagou strictement professionnel. On ne vend rien en tirant la gueule, c'était pour ça d'ailleurs que c'était généralement Lexie qu'on envoyait au front pour tout ce qui était relations humaines et communication. Ce n'était pas elle qui avait les diplômes ou l'expérience là-dedans, mais c'était sans aucun doute elle qui avait le plus d'aplomb et d'allant. Difficile de lui refuser quoique ce soit, la petite Preston savait y faire pour tout ce qui était négociation et persuasion. Mais pour le coup, les trois-quarts du travail avait été faits et même pas par elle. Alors, il ne lui restait qu'à sourire et s'assurer que ce cher Jordan Avery reviendrait avec le contrat signé et l'ardent désir de travailler avec The Gallery. Et même si cela n'avait pas superbement commencé, c'était en bonne voie. Appuyée contre le comptoir, elle fit mine de feuilleter une pile de papiers, griffonna distraitement le numéro de téléphone d'un acheteur dans son agenda et laissa le photographe survoler le contrat. Et lui donna surtout le loisir de la reluquer à loisir. La londonienne n'était que la moitié d'une idiote et elle avait bien remarqué les regards qu'il lui lançait et la façon dont il détaillait sa silhouette. Mais elle le laissa apprécier la vue, estimant qu'entre ça et le café, ils étaient largement quittes.

Il lui demanda alors si elle n'avait pas fait ses classes à McKinley. Elle leva la tête, un peu étonnée de cette question soudaine. La rouquine haussa un sourcil, essayant de se souvenir du visage du jeune homme avec quelques années de moins. Il avait son âge d'après ce qu'elle avait pu lire sur la note de JJ qu'elle venait de retrouver. Ils avaient donc dû fréquenter quelques classes en commun. Enfin, pas nécessairement, il était possible qu'ils n'aient pas du tout fait les mêmes choix de matières et n'aient jamais rien su de leur existence respective. Et puis pour être honnête, si elle avait réussi à l'oublier alors qu'il était au sommet de sa gloire, nul doute qu'elle était bien incapable de faire jaillir un vieux souvenir de lycée. D'autant plus que Lex avait fait de son mieux pour ne pas ressasser trop de choses de ses années difficiles à McKinley. « Oui, j'y ai fait mes deux dernières années de lycée, j'étais dans les Cheerios, entre autres choses. Vous y étiez aussi je présume? » Voilà qui promet encore un nouveau moment légèrement embarrassant pour tout le monde. Histoire d'éviter toutes excuses supplémentaires, parce que très peu de gens gardent vraiment contact après le lycée et ne se souviennent pas de la moitié de leurs chers camarades qui figurent dans leur Yearbook, Lexie fit un sourire doux et ajouta « Mais je n'étais pas forcément très populaire et puis, je m'efforce de ne pas en garder trop de souvenirs. » Période chaotique pour le clan Preston, en particulier la Senior Year de la petite dernière, passée dans une certaine solitude, plutôt douloureuse. Peu encline à s'éterniser sur le sujet, elle continua avec un rire léger « Mais nous nous en sommes sortis, c'est ce qui compte. Et avant que j'oublie, je vous remets un double du contrat à conserver. Ah et un papier pour votre assurance. » Elle préférait amplement se concentrer sur les affaires courantes plutôt que de solliciter encore sa mémoire visiblement un tantinet défaillante.
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptySam 14 Juil - 15:38

Le jeune photographe avait vue juste, la rouquine avait bien été élève à McKinley High. Mais ce n'était pas non plus pour ça qu'il se souvenait réellement d'elle. C'était juste une vague impression de déjà vu, car à vrai dire, ses années lycées n'étaient pas des meilleures. Il était une vrai terreur à cette époque-là, il était craint par les trois quart des lycéens de Lima, connu comme le loup blanc, mais pas pour les bonnes raisons. Les populaires ne l'aimaient pas, mais ils ne s'en prenaient pas pour autant à lui, étant effrayer par le photographe, et ceux qui se trouvaient en bas de l'échelle sociale, ils n'osaient même pas le regarder en face tellement ils avaient peur de lui. Il n'avait jamais aspiré à être populaire, ce n'était pas ce qu'il voulait. Il avait quelques amis, ça lui suffisait amplement. Il avait pas besoin de sortir avec une cherrios et d'être le quaterback de l'équipe de foot, il s'en fichait à l'époque. Sa vie s'était résumé à des tas de filles auxquelles il n'avait jamais prêté aucun intérêt, c'était juste histoire de, des notes qu'il arrivait à garder à la moyenne, même sans aller en cours, sa passion de la photographie qu'il gardait secret pour ne pas passer pour un looser, et une fille, la seule fille qu'il aimait réellement.

Donc non, il se rappelait pas de la jeune rousse, il l'avait peut-être croisé une fois, ou deux, il avait peut-être partagé un cours avec elle – ce qui serait un exploits vue qu'il n'y allait pas – ou il avait tout simplement vue sa photo dans son yearbook, et avait regretté de ne rien avoir tenté avec elle. La jeune femme lui demanda si le brun y était également, et enchaîna sur le fait qu'elle n'était pas très populaire et qu'elle s'efforçait de ne pas garder trop de souvenir de cette période. Finalement, c'est ce que souhaitaient la plupart des personnes, rares étaient les gens qui voulaient se souvenir de cette période, car elle a très souvent été un mauvaise passe, malgré les dires de certains. « Oui, j'ai fait mes études à McKinley moi aussi. » dit-il en fronçant les sourcils, puis il continua « Mais j'ai oublié la plupart des choses qui se sont passés pendant ce temps, ça n'a rien de très glorieux. ». Il se perdit un instant, son regard perdu ailleurs que sur la poitrine de la gérante pour une fois. Quand il regardait en arrière comme il venait de le faire, il se rendait compte, qu'il avait tout de même beaucoup avancé, qu'il était devenu célèbre, doué, et que tout le monde le désiré. Il ne regretterait jamais cette période en fait, il était bien plus heureux à ce moment-là qu'il ne l'avait jamais été auparavant.

La jeune gérante sortit le photographe de ses pensées. Il secoua légèrement la tête, et afficha son plus beau sourire en écoutant la demoiselle. Elle laissa échapper un petit rire, et dit que finalement elle s'en était sortit. Elle lui donna ensuite un double du contrat qu'elle lui dit de conserver, ainsi qu'un certain papier pour son assurance. Il jeta un coup d'œil à la dernière feuille, et rangea tout les papier que la rouquine lui avait donné, et les mit dans son porte-documents. Il continua de fouiller dans à travers ses documents à la recherche d'une de ses cartes de visite, mais en vain. Il attrapa donc un stylo qui trainait sur le comptoir, et un papier blanc qu'il avait dans sa valise. Il écrivit son nom et son numéro de portable d'une écriture parfaite et fluide. Il reposa le stylo et tendit le papier à la gérante. « Je ne savais plus si je vous avais déjà fournis mes coordonnées, donc les voici. Si votre ami à besoin de me joindre pourquoi que ce soit, qu'il n'hésite pas. Mes œuvres sont à votre disposition si besoin est, et si il y a quoique ce soit, contactez-moi. ». Il ferma sa mallette, et quelque chose lui revint finalement à l'esprit. « Et, dites à votre soeur que je serais enchanté de la rencontrer, si ça ce trouve on s'est déjà plus ou moins vu sur des défilés, ou autre chose, elle a qu'à venir avec nous pour prendre un café. » termina t-il en rigolant. Même si il ne rigolait pas t'en que ça. Et pour une fois, c'était plus pour parler d'art, et de photographie, que pour draguer. Et puis ça pouvait être sympa, elle lui devait bien ça, elle avait oublié qui était Jordan Avery tout de même !
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MessageSujet: Re: 03. I'm the greatest star !   03. I'm the greatest star ! EmptySam 21 Juil - 14:56

Ce fut sans surprise que Lexie apprit que le jeune homme avait également fréquenté les bancs de McKinley. Mais encore une fois, la rouquine l'avait oublié et lui même n'avait pas gardé un souvenir impérissable de la petite Preston, ce qui rendaient les choses beaucoup moins désagréables. Au moins, pas de sourire navré ou d'excuses plates et sans saveur et cela évitait à la londonienne de faire une deuxième bourde. Elle n'avait pas spécialement envie de discuter avec feinte nostalgie de leurs années lycée pas si glorieuses. Fort heureusement, Jordan n'avait pas l'air particulièrement emballé par cette idée non plus et aussi, Lexie n'insista pas plus sur le sujet et hocha simplement la tête avec douceur. Aucun d'entre eux ne voulaient se remémorer leurs désarrois adolescents et leurs souvenirs pénibles. La jeune femme ne savait pas ce qu'avait vécu le photographe dans ce lycée mais elle avait la nette sensation que personne ne sortait vraiment indemne de cet endroit. Après tout, soit vous aviez atteint l'élite, la popularité, gagné le respect ou la crainte et une fois lâché dans le monde réel vous ne pouviez que tomber, perdre vos illusions. Soit vous aviez vécu l'enfer ou tout du moins des temps difficiles et des humiliations plus ou moins quotidiennes et il s'agissait d'y échapper au possible. Il y avait des nuances et des subtilités, la britannique elle-même n'entrait guère dans ces schémas, mais l'idée de base était la même.

La rouquine fit donc un large sourire à son interlocuteur et fit mine de ne pas noter le regard perdu et songeur de son client. Toute professionnelle, elle revint au coeur de leurs préoccupations actuelles et dégaina de nouveaux papiers, parlant assurance et contrat. Lexie Preston n'était pas particulièrement douée pour la paperasserie et était la première à égarer ses factures, à ne pas payer son assurance santé ou ne pas remplir ses cahiers de comptes. Qu'elle ne possédait pas par ailleurs. Mais quand il s'agissait de la galerie, elle savait reprendre ses esprits et paraissait souvent plus mâture et responsable entre ses murs. Et après cet intermède administratif, la conversation se fit plus légère ou du moins plus ambiguë. La longiligne rousse esquissa un sourire en coin, manquant de souligner qu'il venait plus ou moins de lui filer son numéro de téléphone à la manière d'un ado en plein filrt. Elle rit avec lui de sa proposition d'inviter sa soeur pour discuter autour d'un café et échanger autour de l'art, la photographie et cette bonne vieille ville de Londres. Elle s'empara du papier et le glissa dans le dossier Avery, sans faire la moindre remarque malicieuse, du moins faisant de son mieux pour ne pas sonner trop taquine « Mais je n'y manquerai pas mon cher, je me ferais un plaisir de vous revoir et je demanderais à ma soeur si elle est intéressée. » Imaginer la rencontre entre Anna et Jordan provoqua un sourire immédiat, qui pouvait passer pour de la simple bonne humeur. Mais le stoïcisme et le cynisme de sa soeur face au bagout facile du charmant brun, voilà qui manqua de la pousser à l'hilarité.

Cette entrevue était décidément des plus étranges et elle priait pour que Joachim soit plus dégourdi. Non pas qu'elle n'ait pas apprécié ce rendez-vous mais elle préférait éviter toute occasion de s'humilier d'avantage. « Mon collègue vous téléphonera sans doute dans les jours qui viennent pour régler les derniers détails. Et nous vous recontacteront quand nous aurons des dates à vous proposer pour l'exposition. » Nouveau sourire commercial et elle tendit la main avec aplomb « Merci beaucoup d'avoir accepté de travailler avec nous, nous en sommes très reconnaissants. J'espère que vous vous plairez chez The Gallery ! » Après avoir échangé de nouveaux bavardages polis, elle reconduisit le jeune homme à la porte et le salua d'un dernier signe de la main. Une fois certaine qu'il était hors de vue, elle retourna la pancarte « Closed » contre la porte; la verrouilla, puis s'affala sur une chaise dans l'arrière boutique. Maintenant libérée de ses obligations, elle était persuadée que JJ lui avait refilé un truc, ou bien elle manquait de sommeil, mais toujours est-il qu'elle se sentait affreusement mal et était bien incapable de tenir la boutique. En fouillant les placards, elle mit la main sur une aspirine et se décida finalement à se couvrir et à reprendre le volant, priant pour que la route ne soit pas aussi difficile qu'à l'aller. Il lui en aura fait faire ce Avery !

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