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 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives

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Ecaterina S. Robertson
nothing but sunshine and rainbows
Age : 26 ans
Occupation : Bibliothécaire à l'OSU-Lima, auteure publiée, membre des Awesome Voices
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MessageSujet: 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives   04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives EmptyMer 27 Juin - 18:10

Jetant son tube de mascara sur le rebord du lavabo, Ecaterina lança un regard distrait à son reflet, passant une main sous ses yeux pour chasser l’excédent de maquillage qui s’était logé au ras de ses cils. Avec du recul, elle s’interrogeait sur les raisons qui l’avaient poussée à accepter d’organiser la fête d’anniversaire de Charlie, car elle ne s’en cachait pas : Cat n’aimait pas les fêtes. Les invités qui s’agglutinent autour du bar, le poltron de service qui dégobille dans les plantes, la nymphomane qui parfait son tableau de chasse et le bouquet final, les couples dégoulinants d’amour qui batifolent un peu partout ; de quoi lui donner l’envie de se noyer tête la première dans la cuvette des toilettes. Cette fois pourtant, Cat devrait faire l’effort de se montrer enthousiaste à l’idée de jouer le rôle de l’organisatrice comblée. Elle n’était pas enchantée à l’idée de devoir jouer la comédie, mais comme il s’avérait qu’elle avait des prédispositions pour cet art, elle ne bouderait pas son plaisir ; c’était sa mère qui devait être fière. La blondinette avait songé à commencer à boire sitôt après le petit-déjeuner (encore un truc que sa mère lui avait appris) ce qui l’aurait fatalement mise en vrac, lui évitant de devoir user de la méthode Actors Studio. La perspective de terminer debout sur la table lui plaisait davantage que de sourire comme Paris Hilton devant sa collection de manteaux d’hiver pour chihuahuas frileux. Seulement, elle avait juré à Charlie qu’elle resterait sobre pour s’assurer du bon déroulement des festivités ; elles l’avaient joué à la courte paille. Brown et sa façon si particulière de lui taper sur les fesses l’avaient on ne peut plus contrainte à prendre cette soirée comme une échappatoire descendue tout droit des cieux ; mazel tov.

Dieu avait décidé que sa vie serait un désastre, elle se rangeait du côté de Dieu. Les émissions religieuses qui passaient sur le câble avaient le don de lui faire prendre les choses du bon côté. C’était toujours mieux que de penser que l’amour se résumait à soixante-dix jours de mariage avec un basketteur potentiellement gay – pauvre Kim. C’est vrai, Cat avait un peu tendance à s’apitoyer sur son triste sort de blonde à l’haleine naturellement parfumée à la chlorophylle. Elle se sentait toutefois beaucoup mieux depuis que Gale était redevenu son « ami ». Ah, l’amitié. C’était donc par amitié qu’elle avait accepté d’organiser cette soirée pour Charlie… Et par amitié également qu’elle avait insisté pour que Seth fasse partie des personnes à honorer, le sachant seul et triste avec pour compagnon d’infortune le soir de son anniversaire Wolverine qui, le connaissant, ne l’aiderait même pas à souffler ses vingt-quatre bougies. Trop. Triste. Vraiment, il n’y avait pas à dire : l’amitié avait bon dos. Repoussant une mèche de cheveux, Ecaterina se regarda une dernière fois en grimaçant. Elle ne s’attarda pas, jugeant que son apparence ferait l’affaire puis détourna les yeux avant de faire quelques pas pour récupérer deux paires d’escarpins. Elle enfila la paire noire qui allait avec sa tenue et d’une œillade rapide, vérifia si elle n’avait pas laissé de bazar derrière elle. Seuls son tube de mascara et le pinceau qu’elle avait utilisé pour appliquer son fard n’étaient pas à leurs places. La mine contrite, Ecaterina se souvint qu’Emma lui aurait passé un savon si elle avait laissé ses affaires traîner et sur la pointe des pieds, elle se précipita pour les ranger dans le tiroir approprié. Tranquillisée, elle rebroussa chemin pour sortir de la salle de bain.

Au rez-de-chaussée, tout était silencieux. Une musique de fond résonnait, alors qu’elle descendait sereinement les marches de l’escalier. Charlie et Cat n’avaient pas souhaité en faire trop. Elles avaient installé les guirlandes de lumières elles-mêmes, se battant avec leur différence flagrante de taille pour ne pas les placer de travers. Elles s’étaient donné du mal pour rendre la maison accueillante au possible, et le tout baignait dans des rayons rouges/orangés dardant le long des pièces ouvertes à qui l’obscurité extérieure donnait un charme particulier qui lui avait échappée. La seule folie qu’elles s’étaient permise, c’était d’avoir engagé un ami de Dorian pour s’occuper de la musique. Son enthousiasme ne montrant toujours pas signe de vie, une seule chose semblait triturer l’esprit de Cat. Elle avait été forcée de se rendre à bon nombre de fêtes au cours de son cursus universitaire inachevé, et le fait qu’elle avait vu des scènes qui avait heurté sa sensibilité, l’avait obligée à supplier Charlie de condamner l’étage où se trouvait leurs chambres à coucher respectives. Si les invités devaient faire leurs petites affaires vicieuses, ça ne serait pas dans son lit, alors elles avaient investi dans un joli ruban rouge-bordeaux qui signifiait que l’accès était interdit accroché au bas de l’escalier. Celui qui oserait dépasser la limite subirait les foudres de la blonde qui avait déjà préparé un discours sur les dangers du sexe alcoolisé en soirée. Atteignant la dernière marche, Ecaterina détacha un côté du ruban pour passer et gratifia d’un sourire l’ami de son frère déjà installé. La jeune femme pivota sur ses pieds, attacha de nouveau le ruban avant d’aller rejoindre la seconde salle de bain où Charlie était en train de finir de se préparer. Une fois devant la porte, elle frappa deux fois.

« C’est moi, je peux entrer ? » Charlie lui donna la permission, Cat entra. Dans la salle de bain, elle la regarda avec bienveillance en tendant les chaussures à talons devant elle « Je sais que tu n’aimes pas porter ce genre de trucs, et crois-moi, ça me coûte de t’imaginer avec quinze centimètres en plus, mais j’ai pensé… enfin tu sais… pour Wyatt. » Dit-elle maladroitement. Constatant que Charlie ne les prenait pas, elle les déposa sur le haut d’une pile de linge en pinçant les lèvres ; elle se mit à plisser nerveusement le jupon de sa robe. Ecaterina ne savait pas pourquoi, mais elle sentit comme une vague d’émotion lui retourner le ventre. Elle la refoula pour reporter son attention sur la jeune femme, fronçant très brièvement les sourcils. Ecaterina voulait lui dire qu’elle était jolie, mais leur amitié n’incluait pas qu’elles se fassent des compliments. Alors elle gonfla les joues, cherchant à briser le silence. Elle trouva rapidement une parade et relâcha la pression en soufflant bruyamment, tapotant sur ses cuisses avec ses paumes « Tu crois qu’on devrait glisser des préservatifs dans les pots de fleurs et entre les petits fours ? Elle plissa les yeux dans une expression de réflexion intense, son regard se faisant absent « Si un bébé est conçu pendant cette soirée, ça sera de notre faute. Je refuse de gâcher la vie de deux inconnus sous prétexte que tu fêtes ce soir tes vingt-sept ans » Elle coula une œillade en biais vers Charlie, se rendant compte qu’elle était prête à lui bondir dessus « Tes vingt-si… cin… vingt-deux ans ! » Elle se redressa en continuant comme si de rien n’était, accompagnant son discours de gestes désordonnés « Je ne veux pas être marraine de Tequila, c'est... » Elle se tut soudain jusqu’à ce que son visage s’illumine « Oh ! On devrait peut-être les vendre à l’entrée ! » Parler autant de choses aussi absurdes était signe de nervosité chez Cat, l’arrivée imminente de Seth n’était pas étrangère à cette brusque montée de stress. Aussi elle fut sortie de sa réflexion lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit. Ses yeux s’écarquillèrent et derechef, elle alla se placer à petits pas pressés juste derrière Charlie pour la pousser par les omoplates vers la porte quand un second coup résonna « C’est ta fête d’anniversaire, c’est toi qui ouvres, je me charge des préservatifs ! » Elle secoua très fort la tête en faisant papillonner ses doigts dans les airs pendant que Charlie se défit de son étreinte « Je veux dire du reste ! Je me charge du reste ! » Charlie lui lança un dernier regard assassin alors qu’elle tendit ses index près de sa propre bouche pour mimer un sourire, ce qui renfrogna un peu plus l’expression sur le visage de Charlie. Roulant des yeux, Ecaterina capitula devant l’impensable et se précipita à sa suite : la comédie pouvait commencer.


Dernière édition par Ecaterina S. Robertson le Dim 18 Nov - 23:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives   04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives EmptyJeu 5 Juil - 19:16

Lexie prit une grande inspiration puis tira violemment le peigne à travers sa tignasse rousse emmêlée, Dieu sait comment, et broussailleuse. Elle ne put retenir un cri tonitruant et des grognements des plus douteux, qui lui valurent d'ailleurs d'attirer l'attention de JJ qui passait dans le couloir. Il frappa à la porte et elle ouvrit d'un habile geste du pied, bien trop affairée à ses préparatifs pour s'interrompre et faire des politesses. « Mais qu'est-ce que tu fiches? » Elle se tourna vers lui, la mine visiblement exaspérée et lui montra la serviette de bain enroulée autour de son cou, afin de ne pas tâcher la jolie robe léopard dont Santana lui avait fait cadeau, et le maquillage étalé sur sa table. « Qu'est-ce que j'ai l'air de faire, abruti? » En voyant son petit sourire malicieux, elle sentit la blague douteuse venir et le mit donc à la porte, lui donnant l'ordre de sortir les muffins du four et de ne surtout pas en manger un. Pour éviter toute nouvelle interruption, elle lança sa chaîne hifi, qui cracha les Scissor Sisters à pleine régime et mit donc la rouquine d'excellente humeur. Elle finit de s'apprêter, appliquant son maquillage en quelques gestes rapides, rendus assurés par une certaine expérience. La main sûre et confiante, le secret pour tout trait d'eye liner réussi. Néanmoins, la londonienne tâcha de ne pas y aller trop fort, elle avait opté pour un ensemble assez minimal, enfin surtout au niveau du tissu, et ne voulait pas le gâcher avec trop de maquillage. Un peu de poudre pour ne pas avoir l'air de briller au soleil comme un mauvais personnage de littérature adolescente, l'immanquable touche de rouge sur ses lèvres et il ne lui restait plus qu'à mettre la main sur une paire de chaussures convenables pour se mettre en route. Oh et son sac à main. Uh. Et elle allait devoir courir à la cuisine pour être sûre que JJ n'avait pas fait rater sa fournée de muffins triple chocolat (noir, au lait et blanc) à la framboise, recette expérimentale spécialement élaborée pour l'anniversaire de Charlie. Et Seth. Trop de pensées à la fois venaient envahir l'esprit encombré de la jeune galeriste, qui décida de procéder par étapes. Elle entreprit donc de plonger sous son lit, en quête de sa paire de Louboutins. Modèle classique noir, douze centimètres, le socle rouge caractéristique. L'accessoire idéal pour se sentir comme la reine de l'univers. Du haut de son désormais quasi mètre quatre vingt dix, elle se sentait prête à tout affronter. Non pas que la soirée ne soit pas prometteuse, une fête organisée par le duo terrible Watson-Brown/Robertson Junior serait forcément mythique. Mais disons qu'il y avait plusieurs facteurs de risques dont un des invités d'honneur. La tête de Catalano quand il allait la voir débarquer promettait d'être aussi drôle que tragique. Et puis Ecaterina n'était pas exactement a party animal et, étant devenue la maîtresse de cérémonie attitrée des vingtenaires de la ville, Lexie savait mieux que personne qu'une fête chez soi pouvait dégénérer et tendre au cauchemar. Espérons que la blondinette parviennent à lâcher du lest et à en profiter un tant soit peu. Car nul doute que Charlie allait s'amuser comme la petite dévergondée qu'elle était dans le fond.

Un sourire aux lèvres à la pensée des vices si vertueux de sa jeune amie, la britannique quitta finalement son antre, sa petite pochette noire à l'épaule, non sans envoyer un sms expéditif à sa soeur aînée, portant la simple mention « Je pars dans cinq minutes avec ta voiture, sois là ! » Et, de cet art maîtrisé seulement par quelques citadines invétérées, elle descendit à toute allure les escaliers sur sa paire d'escarpins vertigineux. Se précipitant dans la cuisine avec une mine affolée, la jeune femme fut agréablement surprise de voir sa fournée spéciale soigneusement déposée dans un plat et rangée dans un sac en papier. Elle lança un regard dubitatif à son meilleur ami, qui se contenta de lui faire une révérence et de se servir un verre de rouge. L'enfantine miss Preston déposa un baiser sur sa joue, s'empara du sac et s'éclipsa sous les exclamations de JJ, qui s'essuyait la joue avec un air de gamin boudeur. Elle hésita à mettre une veste, mais décida qu'un petit blazer noir rendait sa tenue un rien plus sophistiquée. Après tout, l'imprimé léopard, c'était risqué. Mais Santana avait l'oeil et la tenue allait en effet à ravir à la flamboyante rouquine. Qui fut, comme par magie, rejointe par sa soeur au moment où elle allait monter en voiture. L'instinct de survie lui dit son aînée, car il était hors de question qu'elle la laisse conduire son tacot. Surtout pas avec ces chaussures. Soit, tant qu'elles arrivaient à destination. Lex prit un CD des WHAM dans la collection ès trajet en voiture de sa soeur et le glissa dans l'appareil, ne manquant pas de se déhancher et de chanter à tue-tête. Et Anna se joignit à elle de bon coeur, même si elle le nierait si tôt sortie de l'habitacle.

Le trajet parut donc relativement bref aux soeurs Preston et elles parvinrent même à se garer sans mal dans le petit quartier, très résidentiel, où vivait les deux mégères. Avant qu'elles ne sortent de la voiture, la cadette ne put s'empêcher de détailler la tenue de sa soeur et de lui ordonner de retirer ses collants peu seyants et parfaitement inutiles. Le débat dura quelques minutes mais, après une envolée lyrique sur la tragédie que serait de cacher au monde des jambes pareilles, baby Preston finit par obtenir gain de cause. Plus une victoire par lassitude de la partie adverse qu'autre chose, mais c'était le résultat qui comptait. Enfin, elles sonnèrent à la porte, tout sourire et surtout, sans avoir la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être. Typique. Une Charlie Watson Brown dans toute sa superbe leur ouvrit la porte et tout naturellement, Lexie lui sauta au cou et l'étreignit avec force en hurlant « JOYEUX ANNIVERSAAAAAAAAAIIIIIIREEEEEEEEEE ! » Elle sautilla dans l'entrée pour laisser entrer sa soeur, fondit sur Cat qu'elle serra également dans ses bras et à qui elle tendit son sac en papier « Muffins maisons aux trois chocolats et fruits rouges, créés spécialement pour l'occasion, je te conseille d'en goûter un avant de les proposer à quiconque, ils n'ont pas encore reçu le label de qualité Pension Preston. » Une constatation soudaine s'abattit sur la joyeuse rouquine qui, après avoir lancé un regard vers le salon, puis la cuisine, ne put s'empêcher de la formuler à voix haute « Grands Dieux, Anna Lee, je crois qu'on est arrivées les premières. Donc à l'heure. Wow. » Elle sourit à Charlie et ajouta « Ca c'est le signe d'un anniversaire prometteur et d'une soirée pleine de surprises. Les Preston à l'heure c'est un peu comme avec les avions, ça arrive pas souvent et on s'y attend pas ! » Notant alors le ruban rouge qui ornait le bas de l'escalier, la londonienne fit un clin d'oeil aux deux colocataires et commenta sobrement « Excellente décision. » Histoire de couper court à cette réunion dans le couloir, elle continua sur sa lancée « Mais trêves de bavardages, sortons les breuvages ! » Pas peu fière de son jeu de mots improvisé et plus que douteux, elle éclata de son rire sonore, qui emplit la maison encore vide. Mais pas pour bien longtemps.


Dernière édition par Lexie A. Preston le Ven 13 Juil - 19:11, édité 1 fois
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Anna L. Preston
You cannot find peace by avoiding life.
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Occupation : Entrepreneuse, photographe, assistante marketing, soeur dévouée, choriste ratée, fiancée consentante
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MessageSujet: Re: 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives   04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives EmptySam 7 Juil - 21:30

A en croire Lexie Preston, il y avait toujours quelque chose qui clochait chez sa soeur. Ce soir c'était les collants. Anna avait beau ne pas voir où était le problème, la cadette Preston s'acharna sur sa tenue avec tellement de rage, utilisant les arguments les plus fourbes et les moins crédibles, qu'elle finit par céder pour éviter que le débat ne s'éternise et qu'elles n'arrivent encore plus en retard qu'à leur habitude à la soirée d'anniversaire de cette pauvre Charlie.
C'était malin ça, une petite robe sans collants en plein milieu du mois de février. C'était bon pour attraper un rhume et passer la fin de la semaine au lit... Un pas si mauvais plan que ça donc, et en toute objectivité, peut-être même la raison principale qui avait fait obtempérer la jeune femme.
La perspective d'une grasse matinée était en effet plutôt réjouissante pour une Anna Preston complètement débordée à la galerie en ce moment et curieusement sollicitée de toute part pour sa fonction de Miss Lima à l'approche des festivités organisées par la mairesse de la ville.
Elle riait encore de cette mauvaise blague et n'en revenait pas qu'il y ait eu des gens assez désoeuvrés sur cette terre pour voter pour elle. Que Lexie et Maddie soient au bord d'organiser une marche en son honneur pour son anniversaire, oui, mais que des inconnus décrètent que le couple qu'elle formait avec Timothy Ainsworth soit tellement digne d'intérêt qu'ils les prennent comme représentants de la ville... Ça la dépassait.
Elle s'acquittait d'ailleurs de ses pseudo responsabilités avec une totale nonchalance, espérant bien que cela servirait de leçon à ses concitoyens et aboutirait à l'annulation de la prochaine élection...

Une sieste matinale ne serait pas de refus donc, surtout qu'elle ne serait que meilleure si elle arrivait à convaincre Tim de la rejoindre au fond de son lit... Le surveillant répétait d'arrache-pied pour le concours des chorales et avec leurs agendas respectifs de ministres, ils passaient plus de temps au téléphone qu'à se voir. Heureusement leur victoire à ce concours ridicule leur avait aussi octroyé la possession temporaire d'un appartement grand luxe dans le centre de Lima, qui, s'il était inoccupé la plupart du temps, leur servait à se retrouver loin de leurs multiples colocataires.

La jeune femme venait de raccrocher avec lui et était encore engourdie et enveloppée de la tendresse de leur échange quand Lexie la somma de se dépêcher, sous peine de massacrer sa pédale de frein à coup de Louboutins.
Elle se félicita de s'être préparée plus tôt dans la soirée, attrapa sa veste en tweed et dévala à son tour les escaliers de la demeure familiale, certes avec moins de panache que sa cadette, mais avec tout de même plus de sûreté, il fallait bien le reconnaître.
En passant devant la cuisine, elle prit le temps d'adresser un petit signe de la main complice à J.J qui l'avertit qu'il avait réussi à mettre non pas un, mais deux muffins de côté pour leur debrief de retour de soirée, quand Lexie serait trop alcoolisée pour remarquer quoi que ce soit et qu'ils s'assiéraient tous les deux autour d'un dernier verre en la regardant faire sa "Danse du Décuvage" comme elle l'appelait.
Et hop, les soeurs Preston étaient parties.

Ce fut Charlie qui ouvrit la porte. Une fois les effusions de Lexie terminées, elle embrassa avec tendresse celle qu'elle considérait volontiers comme un mini-elle et lui souhaita à son tour un joyeux anniversaire, en pénétrant dans la maison derrière sa soeur.
C'était la première fois qu'elle venait chez Charlie et elle suspecta avec raison que la blondinette qui s'avançait vers elles était la colocataire de la jeune fille, Ecaterina, qu'elle ne connaissait que de nom.

-Je suis Anna, la soeur de Lexie, comme ne le laisse deviner que la couleur de cheveux, se présenta-t-elle avec ironie.
Le contraste ne pouvait en effet pas être plus flagrant que ce soir, Lexie gesticulant déjà avec effervescence dans tous les sens, tandis qu'Anna prenant le temps d'admirer sereinement la micro décoration et l'agencement des lieux avant la tempête.

-Et ouiiiiii Lexie, tu nous a tellement pressées que nous sommes à l'heure, même un ambassadeur serait jaloux de notre timing, répondit-elle à la remarque de sa soeur. A croire que tu avais un rendez-vous galant, ne put-elle s'empêcher de la taquiner, sachant pertinemment qu'elle risquait de croiser une ou plusieurs de ses conquêtes durant la soirée.
Elle espérait tout de même que ce fichu gynécologue serait frappé d'amnésie quant à leur dernière rencontre nocturne. Ou qu'il serait passé sous un bus.
Elle acquiesçait cependant à la proposition de Lexie et se rapprochait avec elle du bar quand la sonnette retentit derrière elle. La maison ne serait plus vide très longtemps.
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MessageSujet: Re: 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives   04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives EmptyLun 9 Juil - 16:38

Saisissant avec fermeté le bout de papier sur lequel était couchée son écriture quelque peu bancale, Charlie passa en revue la liste qu’elle avait préparée avec grand soin quelques jours plus tôt. Ce n’était un secret pour personne : la perspective d’une soirée arrosée mettait toujours la jeune femme dans tous ses états, si bien qu’on la voyait généralement courir dans tous les sens, les cheveux en pétard et les pupilles dilatées par la terreur, avant toute grande soirée qui se respecte. Un tel comportement avait tendance à amuser la galerie, surtout quand l’on connaissait la « Charlie des soirées », si différente de la Charlie que l’on côtoie au quotidien. Car quiconque voyait encore en elle l’innocente jeune fille un peu timide et maladroite -un profil que l’on ne lui accordait plus que rarement, depuis ses dernières frasques- était toujours surpris de voir à quel point la brunette pouvait se lâcher, sous l’emprise de l’alcool. C’étaient d’ailleurs les soirées étudiantes auxquelles elle avait participées à l’Ohio State University qui lui avait forgée sa réputation mi ange/mi démon : si en apparence elle avait tout de la fille banale qui rase les murs et se fait toute petite afin de ne pas attirer l’attention, il en était tout autre lorsqu’on la conviait à quelques parties de beer-pong, le jeu préféré des étudiants américains. Faisant fi de ses inhibitions qui s’envolaient dès les premiers verres, la jeune femme révélait alors sa part démoniaque : insouciante, déjantée, à la limite de l’exubérance. A Lima, sa réputation l’avait également rattrapée au cours des soirées monumentales passées à la Pension Preston, tant et si bien qu’on l’attendait toujours au tournant à chaque nouvelle fiesta loca.

Plissant les yeux, elle constata avec soulagement que la majorité des consignes inscrites sur son bout de papier froissé avait été respectées. La jeune fille poussa un petit soupir et passant une main dans ses cheveux encore ébouriffés, tourna les talons afin de croiser son reflet dans le miroir de la salle de bain. Ecaterina lui avait généreusement laissée celle du rez-de-chaussée, qui était bien plus spacieuse que celle se trouvant à l’étage. D’ordinaire, elle ne gagnait pas la partie aussi facilement ; tous les matins, elles se précipitaient afin de pouvoir s’enfermer dans celle-ci, à tel point que c’en était presque devenu un rituel entre elles. Mais cette fois-ci, en reine de la soirée qu’elle s’apprêtait à devenir –bien qu’elle partagerait la couronne avec Seth Catalano, mais ce n’était là qu’un détail de moindre importance- elle avait eu droit à quelques privilèges bien mérités. Glissant son index sur sa pommette, Charlie s’approcha subrepticement du miroir afin de rechercher les quelques rides qui auraient pu s’installer sur sa peau au cours de la journée. Vingt-deux ans, ce n’était pas rien. Avoir vingt-et-un ans était symbolique, cela vous permettait d’accéder à bien des avantages et d’entrer dans la catégorie ‘jeune adulte’, tant chérie par tous ces alcooliques américains qui pouvaient alors jeter leurs fausses cartes d’identité à la poubelle et présenter fièrement leur véritable I.D aux bars du Pays. Au contraire, fêtez vos vingt-deux années et vous aurez l’impression de vous ranger parmi les seniors de la ville, sans compter l’investissement prochain que vous devrez organiser afin de pouvoir vous payer LE dentier dernière génération qui fait tant rêver l’ensemble du club du troisième âge.

Heureusement pour elle, la plupart de ses amis étaient plus vieux qu'elle et lui donnaient toujours l’impression d’être la cadette de service, ce qui la consolait dans son malheur ; après tout, qu’importe le nombre d’années qu’elle avait à son compteur, car quoiqu’il arrive Ecaterina et les autres seraient toujours plus vieux qu’elle. Il s’agissait peut-être d’une pensée sadique, mais cela fonctionnait néanmoins quand il s’agissait de se donner une certaine contenance. Et puis, elle n’était pas à plaindre : elle allait tout de même fêter son anniversaire avec tous ses amis, contrairement à l’année précédente. Ses vingt-et-uns, Charlie les avait fêtés de la façon la plus simple qui soit : elle avait rendu visite à sa mère dans la ville voisine et ils avaient passé la soirée à trois, avec son petit frère. A l’époque, la jeune femme ne pouvait se vanter d’avoir énormément d’amis : elle avait fait quelques connaissances à l’OSU et avait gardé le contact avec quelques amis du lycée, mais c’était à peu près tout. Seul son déménagement à Lima lui avait permis de changer la donne, après qu’elle ait décidé de dépenser une partie de l’argent que lui avait légué son père et qui avait été débloqué à ses vingt-et-uns ans. Un choix qui s’était avéré judicieux : un an plus tard, elle organisait l’une de ses premières soirées en compagnie de tous ses amis mais également de Wyatt.

Fermant les yeux une seconde, elle fit le vide dans ses pensées et força un sourire sur ses lèvres. Lorsqu’elle souleva ses paupières et croisa son regard dans le miroir, elle inspira longuement et attrapa son tube de rouge à lèvres dans sa trousse à maquillage. L’appliquant sur sa bouche avec lenteur afin de ne pas déborder, elle esquissa un sourire satisfait quand elle éloigna le tube de ses lèvres et constata avec satisfaction que pour une fois, elle n’avait pas mis partout –un vrai miracle. Pour la soirée de son anniversaire, la jeune femme avait misé sur la simplicité, comme à son habitude. Elle avait enfilé une longue robe de couleur sombre qui soulignait les courbes minces de son corps, et choisi une paire de ballerines, boudant les hauts talons avec lesquels elle était certaine de trébucher. Ses longues mèches brunes légèrement ondulées se perdaient dans son dos, et si le résultat n’avait rien d’exceptionnel, il plaisait néanmoins à la principale intéressée qui, pour une fois, ne posait pas un regard sceptique sur les traits que le miroir lui laissait découvrir.

Quelques coups résonnèrent contre la porte de la salle de bain et la voix de Cat se fit entendre derrière celle-ci, lui demandant la permission d’entrer. « Oui mais il faut me promettre de garder tes mains dans tes poches, chérie ! » Répondit-elle d’une voix claire, ce qui était sa façon à elle de lui permettre l’accès. Lorsque la silhouette d’Ecaterina fit son apparition derrière la porte, Charlie ne put s’empêcher de lui adresser un petit sourire. Cette soirée était l’idée de sa colocataire et la brunette lui en était reconnaissante, même si elle gardait cette gratitude pour elle. Toutefois, lorsque son regard se posa sur les chaussures à talon que lui tendait Cat, son sourire s’envola et elle fronça le nez d’un air réprobateur. Elle aurait dû s’en douter : la blonde qui lui servait à la fois de collègue à la librairie et de colocataire ne lui aurait jamais permis de porter des chaussures plates ; après tout, si elle voulait amuser la galerie, faire en sorte que Charlie se mange deux ou trois gamelles au cours de la soirée était le meilleur moyen d’assurer une soirée digne de ce nom ! Néanmoins, les arguments qu’elle avança touchèrent la jeune fille et quand elle entendit le nom de Wyatt, elle fit la moue, forcée d’admettre que son amie n’avait pas totalement tort. Charlie croisa son regard et plissa les yeux, tentant de déchiffrer l’expression d’Ecaterina ; de toute évidence, ses intentions n’étaient pas si mauvaises. A contrecœur, Charlie finit par récupérer les talons qu’elle chaussa rapidement après s’être débarrassée de ses ballerines. « Merci » Fit-elle à voix basse avant de retrouver le regard clair de Cat, qui s’était visiblement lancée dans un débat au sujet des préservatifs. Fronçant les sourcils, la brunette secoua la tête. Il était hors de question que sa maison se transforme en baisodrome, et laisser des préservatifs entre les petits fours était le meilleur moyen d’inviter les couples à se reproduire à l’étage ou dans les toilettes –voire même dans la cave. « Dans les pots de fleurs ou entre les petits fours, peut-être pas, en revanche je te conseille d’en glisser quelques-uns en dessous de ton oreiller… on ne sait jamais ». Elle lui adressa un grand sourire innocent, se félicitant une nouvelle fois de l’invitation qu’elle avait donnée en personne à Gale Hemmens, et qu’il avait fini par accepter après un petit débat qu’elle avait remporté haut la main.

Heureusement pour elle, Cat changea bientôt de sujet et quand elle se trompa sur son âge, Charlie lui lança un regard noir. « Tu n’es qu’une garce, Robertson. Et puis, dois-je te rappeler que tu es bien plus proche des vingt-sept ans que je ne le suis ? ». Un sourire triomphant sur les lèvres, elle s’apprêta à renchérir lorsque la sonnette de l’entrée retentit. « Uh, showtime ! » Lança-t-elle avant de quitter la salle de bain, non sans un dernier regard assassin à Cat dont l’attention semblait davantage portée sur les boites de préservatifs que sur la soirée en elle-même. Se dirigeant à vitesse grand V vers l’entrée -ou du moins aussi rapidement que ses talons ne le lui permettaient- Charlie reprit son souffle en atteignant la porte d’entrée. Lorsqu’elle ouvrit cette dernière, elle ne put retenir un hoquet de surprise en découvrant Lexie Preston suivie d’Anna, sa sœur ainée. C’était bien la première fois que la jeune fille arrivait à l’heure ! Accueillant à bras ouverts la rouquine qui lui souhaita, ou plutôt lui hurla un joyeux anniversaire. Charlie eut à peine le temps de la remercier que baby Preston fondit sur Cat, la laissant en compagnie de sa sœur qui l’embrassa et lui souhaita à son tour un bon anniversaire. La brunette esquissa un large sourire et remercia chaleureusement l’ainée Preston avant de se tourner vers Lexie qui s’extasiait devant sa ponctualité avec un enthousiasme qui lui était propre et qui avait tendance à gagner Charlie à chaque fois. Anna y alla également de son petit commentaire, et le terme « rendez-vous galant » attira son attention. « Hm à titre d’information, l’étage est condamné, Lex’ ». Charlie lui adressa un clin d’œil, avant de glisser son bras sous le sien et de l’entrainer vers la cuisine, suivie d’Anna et Cat. Sur le comptoir étaient disposés cannettes de bière, cocktails de toutes sortes et surtout les fameux gobelets rouges typiques des soirées américaines. Se penchant vers Lexie, elle colla presque ses lèvres à son oreille. « Si tu veux du Gangsta Charlie, j’en ai préparé rien que pour toi ! » Lui glissa-t-elle avant de se dégager de l’étreinte qu’elle avait forcée et d’éclater de rire. La rouquine avait raison : cette soirée s’annonçait prometteuse !
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MessageSujet: Re: 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives   04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives EmptyMar 10 Juil - 3:41

Son anniversaire... Quelle blague, cela devait bien faire dix ans que Seth ne l'avait pas fêter réellement, à entendre comme un moment où tout un tas de gens se réunissait uniquement pour vos beaux yeux sur les photos, la bouche en cœur en train de souffler les bougies. Enfin, ce scénario était valable il y a dix ans justement. Seulement ses maigres tentatives pour célébrer l'événement ne lui avait pas spécialement donné envie de voir ce que les anniversaires futurs réservaient comme nouvelles surprises chaque année.
Pour son dixième anniversaire, trois personnes sur dix à avoir reçu les invitations en carton bleu cyan du petit Catalano s'étaient pointées. L'argent de papa et maman s'était bien substitué à leur présence et le cake clown également. Ce pauvre malheureux, la vingtaine toute fraîche fut surnommé ainsi pour au moins le double d'années après que les petits plaisantins présents l'eut entartré avec plaisir. Le petit déjà bouclé, croyant que le tour était prévu au numéro crut bien faire en riant aux éclats jusqu'à ce qu'il ne connaisse le même sort que Cake Clown...
Seth eut la mauvaise idée de retenter l'expérience pour son quatorzième anniversaire, fort de la confiance dans laquelle le mettaient ses nouveaux « amis » du collège. Cette fois pas de Cake Clown mais seulement Zéro Seth. Ce mystérieux personnage ne fut autre que le jeune Catalano déguisé par un petit groupe de fauteur de trouble lui intimant que ce serait l'idée du siècle que d'apparaître au lever de rideau prévu pour le gâteau, encore lui - papa et maman n'avaient pas lésiné sur les moyens là aussi. Le tout dans un costume qui fit parler dans les salles de classe pour le reste de l'année scolaire. La VHS de l' »Happy Birthday to you Zéro Seth » tournait en boucle entre les mains et dans les magnétoscopes de ses camarades.

Anniversaire était donc pour Seth synonyme d'humiliation sans précédent et sans pitié. Mais cette fois ci les enjeux étaient différents : il allait avoir 24 ans déjà d'une, le temps peut être de laisser le traumatisme du costume rose fluo derrière lui, et l'élue de son cœur à reconquérir. Car c'était Cat en personne qui l'avait entraîné à fêter son anniversaire chez elle, à l'occasion de celui de Charlie, née le même jour que lui, et ceci malgré la température glaciale qui pesait sur leur relation depuis l'épisode peut être plus tropical de la cabine. Cette occasion il n'allait pas la laisser passer, et quoiqu'en dise Gale Hemmens, Seth gardait l'espoir de recoller les morceau avec Cat. Et quoiqu'en dise Lexie Preston elle aussi, laisser tomber ne faisait pas parti du plan ! Les derniers « préparatifs » le rendait pourtant aussi excité que lasse. Comment devait il s'habiller ? Aucune idée, rien 'avait été spécifié ni sur le dress code ni sur le ton de la soirée. Quelque chose à apporter ? Là encore mystère, parce que l'une des manies des organisateurs de soirée était de laisser à l'appréciation des invités ce qu'il fallait faire ou ne pas faire avec la crainte d'être pourtant à côté de la pâque. Seth commença par enfiler un tee shirt avec un jean et constata le résultat lamentablement banal et quotidien une fois devant le reflet impitoyable du miroir. Il tenta le blazer, mais la crainte d'être trop habillé lui fit préférer finalement la tenue quotidienne. Il était déjà douché, rasé et ne trouvait rien d'autre à ajouter dans la liste des choses à faire qui lui donneraient vraiment le sentiment d'aller à une soirée. Une mauvaise impression d'être un peu light le tenait au ventre, c'était quand même son anniversaire. Bien sûr Charlie était la tête d'affiche, dieu merci d'ailleurs, mais quand même. Il se rappelait les soirées avec Cat à Cincinnati où les préparatifs de cette dernière duraient aussi longtemps que les bougonnements à l'idée de sortir et le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils duraient au moins cinq fois plus longtemps... Un aller à la salle de bain pour être sûr de ne rien oublier mais rien. Pas de rouge à lèvres, eye liner, blush, mascara, khôl, fond de teint, fard ou autre avec lesquels s'amuser. Pas d'hésitation non plus à avoir entre chaussure plates, talon de cinq ou talons de dix. Les légendaires et indétrônnables tennis étaient de sortie. En gros, être un mec craignait peut être un peu parfois.
Il était bientôt temps de partir mais Seth prit le temps de se regarder fixement dans le miroir une dernière fois. « Hey Cat comment ça va depuis le temps... » s'exclama t'il d'un air enjoué plus crédible à peine que l'excuse du chien qui mange le devoir. Il se passa la main dans les cheveux en signe de consternation et le verdict tomba. « Nul... Affligeant même ! » Il quitta la pièce et comme pour retarder un peu le départ ou bien feindre d'être occupé avant de partir il prit soin de fermer chaque porte et chaque lumière tout en se marmonnant à lui même. « Reprend toi Seth, ce n'est qu'un anniversaire, c'est ELLE qui a voulu que tu le fêtes, pas de panique c'est encourageant. Il y a une chance sur deux pour qu'elle n'ouvre pas la porte, croise les doigts ! Croise les doigts pour que Brown se bouge les fesses jusqu'à la porte. Allez, c'est parti ! »

Se parler à lui même n'était pas son élément moteur numéro 1 mais à situation désespérée, recours désespérés ! Après tout elle avait fait le premier pas, il n'avait plus qu'à faire le second. Comment, il verrait bien. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il prit le parti de faire confiance à son instinct. Ce traître ne lui avait pourtant pas été souvent favorable mais on a toujours besoin d'une mille et unième chance.
Les répliques types fusaient dans son esprit à une vitesse folle alors qu'ils faisaient route vers le vieux quartier. Tandis qu'il se garait, son cœur se mit à battre un peu plus fort mais sans perdre confiance il sortit et avança d'un pas sinon décidé, résigné. En marchant il tenta d'évaluer l'allure générale de sa silhouette dans son blouson en cuir mais même avec ça, le constat fut le même. « Désespérant... »
Devant la porte, il lâcha un dernier soupir et baissa la tête avant de frapper fermement. « Allez Charlie bou.ge toi je t'en supplie ! » Du bruit était déjà perceptible depuis l'intérieur de la maison et même des bruits de pas approchant se laissaient distinguer. La porte s'ouvrit et le drame se produit ! Seth le savait, les tragédies avaient la particularité de toujours offrir la fin inévitable et terrible annoncée et redoutée depuis le départ. « Caaaaaat... » Un sourire d'abruti circonspect n'était sûrement pas la meilleure expression à afficher mais tant pis pour lui, malgré les multiples avertissements du destin il avait décidé de faire confiance à son instinct. La jeune femme ne parut pas beaucoup plus à l'aise que lui pour bien faire et l'invita à entrer un peu maladroitement, et Seth entra, au moins aussi maladroitement.
Il ne pouvait le nier, la revoir ainsi était la meilleure chose qui lui était arrivée depuis leur dernière séparation. Il s'attendait à l'émotion qui lui couperait le souffle mais on juge très souvent à la baisse le coup d'un choc comme celui ci. Ils se faisaient face dans l'entrée à présent et Seth prit la parole un peu gauche comme à son habitude. « Merci pour ça. Enfin je veux dire pour l'invitation. Çaa... » Sans finir sa phrase, sans lui dire qu'il était réellement touché par cette attention, il fit un pas déjà vers la salle tout en montrant la direction. « C'est vraiment très sympa de ta part. Je vais saluer la star de la soirée comme il se doit et je... enfin à toute ! »
Cette catastrophique entrée en matière entama sérieusement son entrain mais sans se décourager il pénétra dans la salle et enlaça Charlie pour son anniversaire. Cette soirée s'annonçait périlleuse.
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MessageSujet: Re: 04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives   04. [Brown/Robertson] Let's have the time of our lives EmptyJeu 12 Juil - 16:52

Trois cravates différentes autour du col ouvert de sa chemise, une brosse à dent coincée entre les mâchoires et son téléphone à la main, Wyatt cherchait désespérément le message qui était censé lui indiquer l’heure de la petite fête d’anniversaire chez Charlie. Jetant l’appareil avec dépit dans ses couvertures avant de retourner toujours pieds nus dans la salle de bain pour se rincer la bouche, il soupira profondément en se regardant dans le miroir. Aujourd’hui tout allait de travers. Il avait commencé par ne pas entendre son réveil, ce qui lui avait valu une très longue matinée de boutades d’un goût douteux de la part de ses idiots de collègues qui ne manquaient pour rien au monde un signe de faiblesse de sa part. Bien évidemment il avait fallu qu’il termine en retard pour rattraper la paperasse qu’il n’avait pas pu expédier comme à son habitude dans le calme précédant l’arrivée du reste de l’équipe. Le temps était infect et venait à peine de se lever après qu’il eut pris copieusement la pluie en rentrant à pied. Il avait froid. Même sa douche chaude n’avait pas réussi à délasser ses muscles tendus par l’irritation. Il n’avait pas réussi à appeler sa petite amie une seule fois au cours de la journée pour lui souhaiter son anniversaire avant de la voir en chair et en os. Autant de signes qui lui faisaient redouter cette soirée organisée chez elle par les soins de sa chère colocataire Ecaterina Robertson. Si l’événement n’avait pas été aussi symbolique, le gynécologue aurait fait le choix de décliner poliment l’invitation au dernier moment pour rester sagement chez lui à éviter la pneumonie et attendre deux petits jours pour la revoir seule. Seulement il ne pouvait pas décemment se permettre de zapper l’anniversaire de Charlie alors que celle-ci avait eu l’air si enthousiaste à ce sujet. Aussi loin qu’il s’en souvienne, ce serait la première fois qu’ils seraient un couple en public. Peut-être aurait-elle voulu le présenter à ses amis, l’aider à se fondre un peu plus dans son milieu à elle... Pinçant les lèvres, le gynécologue n’avait pas montré sa réserve mais n’en pensait pas moins au sujet de ce qui pourrait se passer. Après avoir passé une serviette chaude sur son visage, il se tira de la salle de bain pour ramasser le pantalon qu’il avait choisi à grand peine en rentrant et l’enfiler, terminer de boutonner sa chemise bleu sombre et se décider pour une seule cravate. Il était presque prêt, et sûrement en retard. Mais ce qu’il connaissait de Charlie ne le laissait pas présager d’une soirée commençant à l’heure pile et se terminant avant minuit par l’évacuation des convives. Il savait qu’elle était étudiante, et il se rendait bien compte qu’en étant invité à une soirée d’anniversaire, commune avec un autre inconnu dans les mêmes âges qu’elle, il prendrait toute la mesure de leur différence d’âge. S’il ne s’agissait que d’eux, ça n’avait pas la moindre importance. Il était tombé sous le charme de cette jeune fille inexpérimentée et timide la première fois. C’était aussi ce qui faisait leur harmonie : cette avance qu’il avait et le regard bienveillant et parfois surprotecteur qu’il posait sur elle. Mais il craignait un peu de ne pas se sentir à sa place dans une fête remplie d’étudiants ivres et beaucoup plus jeunes que lui. Il n’était pas totalement étranger à ce genre de soirée, pas après avoir passé autant de temps à fréquenter la cadette Preston. Mais lorsqu’il allait encore à la Pension de temps à autre, c’était uniquement pour voir Lexie, et il ne passait que peu de temps dans la soirée elle-même. Or là, pas d’échappatoire possible. Il n’avait pas exactement le droit d’enlever la star du jour dès son arrivée. Ce qui le laisserait donc seul ou presque en compagnie du reste des convives qu’il ne connaissait pas, ou qu’il n’avait pas envie de voir.

Agrippant son parapluie, il tâta sa poche pour vérifier que le cadeau s’y trouvait toujours et descendit enfin de sa tour d’ivoire pour filer dans le vieux quartier à pieds. La seule personne qu’il connaissait à coup sûr en dehors de Charlie c’était Ecaterina, et c’était peu de chose que de dire qu’il ne se réjouissait pas de ces retrouvailles. Il l’avait rencontrée en tant que baby-sitter d’Emily et maintenant il était contraint de la croiser régulièrement dans la maison Watson-Brown lorsqu’il venait y passer la soirée. Sa nièce l’avait informée de son départ de l’appartement Schuester mais avant même d’avoir le temps de s’inquiéter de ses nouveaux quartiers ils étaient tombés nez-à-nez sous le porche de la vieille bâtisse. Jusqu’alors sa présence avait été discrète et il n’avait pas eu à échanger autre chose que des politesses ou des textos avec elle depuis le mariage et leur entrevue qui restait encore vive dans son esprit. Il ne lui avait pas pardonné la manière outrageuse avec laquelle elle s’était permise de le juger, lui et sa relation avec sa sœur et son beau-frère. Il fallait sûrement qu’elle sache mieux que tout le monde, qu’elle compense son complexe d’infériorité par une assurance débordante qui n’avait pas manqué de se heurter à son propre ego. Il savait rester courtois, et il ferait des efforts pour Charlie qui ignorait peut-être l’antipathie partagée par sa colocataire et son petit ami, mais la perspective restait assez peu engageante. Il comptait un peu sur la présence de Lexie également... Après tout elles étaient amies et la jeune femme avait eu l’air ravie en apprenant sa relation avec la choriste. Il pourrait au moins compter sur elle sur ce terrain hostile où il ne se sentirait que très moyennement à l’aise. La pétillante rouquine trouvait toujours le moyen de lui remonter le moral d’une manière ou d’une autre, mais elle serait probablement là plus tard que les autres à l’heure où la vraie soirée commence. Soupirant en tournant à l’angle de la rue, il pressa le pas en voyant une silhouette masculine passer le portillon menant à la porte d’entrée. Autant profiter d’une ouverture pour se glisser discrètement à l’intérieur. Seulement il était un peu loin et on ne tarda pas à ouvrir la porte, par chance l’invité mystère avait l’air de vouloir bavasser et il arriva face au porche juste avant que la porte de ne se referme. «Ecaterina...» salua-t-il en opinant du chef. «Je ne suis peut-être pas si en retard que ça.» ajouta le gynécologue en jetant un coup d’œil à l’intérieur encore relativement vide. Il était sur le point d’entrer dans la demeure lorsqu’une tête rousse qu’il ne connaissait malheureusement que trop passa devant l’embrasure. Anna Preston. Horreur. Que faisait-elle là ? Qui avait eu l’idée saugrenue d’inviter cette sauvage à la soirée ? Il aurait définitivement dû s’en tenir aux mauvais pressentiments. Depuis cette entrevue nocturne infernale il n’avait plus jamais eu la chance de se frotter à cet ours mal léché, et voilà qu’elle lui tendait un piège sans que personne ne le prévienne ? Tout allait de mal en pis. Il était maintenant confronté au choix cornéliens de Robertson vs. Preston première du nom alors qu’il n’avait envie de voir que Charlie.

Détournant le regard de la silhouette de la galeriste qui venait de disparaître, il saisit l’occasion pour offrir son sourire le plus professionnel à Ecaterina et forcer un peu son passage. «Je peux entrer ? Charlie est dans les parages ?» Faisant quelques pas dans la maison sans retirer sa veste, mais en prenant soin d’abandonner son parapluie dans un coin, il se dirigea vers la cuisine où le spectacle assez charmant de Charlie pendue au cou de Lexie s’offrait à lui. L’image était plus choquante pour lui qu’il ne l’aurait cru et enfin leur amitié semblait percuter l’esprit du jeune homme déjà peu rassuré par la présence de l’aînée Preston dans la même maison que lui. Tout ceci allait mal tourner, très mal tourner si d’autres invités n’arrivaient pas incessamment sous peu pour le noyer dans la masse humaine et alcoolisée des fêtards. Tournant la tête pour s’assurer malgré tout qu’Anna n’était pas revenue, il recula immédiatement en constatant sa présence juste derrière sa sœur, telle Cerbère à son poste. Finalement le salon s’avérait être un bien meilleur choix pour le moment.
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