Choriste du mois


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 04. A writer left more on the computer than on the paper.

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MessageSujet: 04. A writer left more on the computer than on the paper.   04. A writer left more on the computer than on the paper. EmptyJeu 28 Juin - 1:44

« Bonjour, c'est Jonah l'informaticien ». A ces simples mots le son de l'interphone se coupa et la porte à l'anglaise de l'immeuble ornée de merveilleux vitraux s'ouvrit devant lui. Cela ne l'intimidait pas, ce n'était pas la première fois que Jonah pénétrait dans cet immeuble. Il y a plusieurs semaines de cela, Jonah avait posté une annonce dans le journal pour un petit emploi « d'informaticien/réparateur informatique ». Sans aucun appel les deux jours qui suivirent la parution de son annonce Jonah avait pensé que personne ne ferait appel à lui, qui voudrait d'un soit disant informaticien sans aucun diplôme informatique. Malgré cela un homme qui lui avait paru paniqué avait appelé le troisième jour de la parution de l'annonce. Sans se poser de question Jonah était parti tout de suite pour le 890, City center, Lima OH 45802. Arrivé devant l'immeuble Jonah avait admiré les deux colonnes blanches qui laissaient apparaître entre elles une porte à l'anglaise au-dessus de laquelle se dressaient d'incroyable vitraux. Il avait appuyé sur ce même bouton qu'aujourd'hui avec à sa droite un petit papier sur lequel était écrit d'une belle écriture soignée « Robin & Larry Faithorn ». Lorsque la sonnerie de l'interphone s'était arrêter une voix d'homme avait répondu. D'une voix tremblante, intimidé par la riche demeure et la voix d'homme qui sortait de l'interphone, Jonah avait eu peine à sortir les quelques mots de sa bouche « je...euh... l'ordinateur... je suis là pour... l'ordinateur ! ». Après lui avoir autorisé à entrer la porte devant lui s'était ouverte de la même façon : sans aucun grincements, ce qui changeait de son vieil immeuble dans lequel se trouvait sa petite chambre délabrée , et sans poussières volant à cause de l'appel d'air de la porte.

Pour la deuxième fois Jonah montait ces marches de marbre d'un pas assuré sur lesquelles jonchait un tapis rouge en velours à l'exact milieu de chaque plate formes de pierres blanches. Lorsqu'il vit le premier étage c'est avec une attitude totalement différente qu'il repassait devant le petit cadre de métal dans lequel l'enluminure en feuille d'or « 1 » était inscrite. La dernière fois tout ces petits détails l'avaient mis mal à l'aise, voulait il leur faire payer d'avoir tout cet argent ? Il s'était dit que les Faithorns n'allaient pas échapper à la une du blog. Après tout l'informatique c'était son jouet, tout ce qu'il voulait il pouvait l'obtenir, c'est pour cette raison que Jonah s'était avancé en pensant à tout les petits dossiers qui l'avaient attendu bien patiemment dans l'ordinateur de « Mr et Mme regardez nous ». Il était arrivé à l'appartement, et c'était bien sagement quoi que légèrement intimidé qu'il avait sonné. Un homme d'environ une quarantaine d'années, soigneusement vêtu lui avait ouvert la porte, il dégageait un certain charisme qui lui avait rappelé aussitôt le lycée et tous ces footballeurs qui l'agaçaient à longueur de journée, se sentir inférieur, il avait oublié l'effet que cela lui faisait. Après être entré dans le luxueux appartement, précédé par les brèves présentations, Jonah était allé directement s'installer au bureau de Larry qui se situait dans une bibliothèque impressionnante de faste. Une fois l'ordinateur réinitialisé en un rien de temps, le travail de Jonah en tant qu'informaticien était terminé, mais celui en tant que blogueur ne faisait que commencé. C'est avec une grande aisance et une agilité déconcertante que Jonah avait commencé à fouillé l'ordinateur de Larry, enfin fouillé, il avait plutôt copié tous les dossiers sur la clé usb qui l'avait au préalable inséré soit disant pour booter sur celle-ci. Une fois le transfère terminé sans que Larry ait pu s’apercevoir de quoi que ce soit Jonah lui avait donné une clé factice identique à celle qu'il avait mis, ce n'était qu'une clé parmi la dizaine qui avait l'habitude d'avoir avec lui. Comme si rien ne s'était passé il était rentré chez lui.

Jonah continuait son ascension avec un sourire de plus en plus grand et un pas de plus en plus vif. Il se rapprochait de l'appartement des Faithorns tout comme il s'était rapproché d'eux jusque dans leur intimité il y a plusieurs jours. Une fois rentré de son expédition Jonah avait regardé ce qu'il avait réussi à récupérer de la « mine d'or » . Le début d'un roman tout d'abord, qui lui avait paru plutôt de bonne qualité, mais il était clair pour Jonah que ce n'était pas en ayant écrit des livres qu'ils avaient amassé tout cet argent. En cherchant un peu plus Jonah avait trouvé des informations illustrées par des données sur deux revendeurs de drogue de Lima, Larry était impliqué dans un business qui allait devenir de plus en plus florissant. La drogue était quelque chose d'extrêmement discret dans la petite ville paisible de Lima alors son commerce en se développant à cette vitesse allait vite être connu par un bon nombre d'habitant. Mais ce qui avait le plus retenu l'attention de Jonah était le dossier concernant Brittany Holcomb – Pierce, un plan de maison, les vies de Mr et Mme Holcomb parfaitement retracées, la somme d'argent dont ils disposaient et comment ils l'avaient acquise. C'était une véritable aubaine pour Jonah, il était tombé sur des voleurs trafiquants plein aux as alors que lui était contraint de poster une annonce dans le journal afin de pouvoir avoir un travail qui lui permettrait de payer son loyer. Il avait enfin compris la raison pour laquelle Larry avait fait appel à lui plutôt qu'a un professionnel malgré tout leur argent. Jonah avait eu vite fait de refaire ses calculs, il avait plus à y gagner en les faisant chanter qu'en les dénonçant sur le blog. Pour la deuxième fois de sa vie Jonah avait senti cette sensation de supériorité incomparable. Il s'était empressé d'appelé Larry Faithorn pour conclure d'un rendez-vous sans rien lui avoir expliqué.

Il arrivait enfin au troisième étage, la grande porte rouge qui se trouvait juste en face des escaliers était déjà ouverte avec Larry se tenant droit tel une statue, Jonah aurait pu croire qu'il faisait parti de cet immeuble musée. En se retrouvant face à lui il jubilait de savoir que les rôles étaient inversé alors que Larry l'ignorait. « Bonjour Larry, est-ce que je peux entrer ?! » sans en avoir eu la permission Jonah avait déjà franchi le seuil de la porte. Une fois arrivé dans la salle il fit les cent pas agitant une clé usb dans la main droite, faisant mine de regarder à droite à gauche. « Comment allez-vous Larry depuis la dernière fois ? »
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MessageSujet: Re: 04. A writer left more on the computer than on the paper.   04. A writer left more on the computer than on the paper. EmptyMer 11 Juil - 15:01

Pianotant frénétiquement sur son clavier dans un bruit sourd que la musique couvrait à peine malgré son volume puissant, Larry n’avait pas cessé d’écrire depuis plus de trois heures. Enfin elle était là. La période d’inspiration. Ce moment de grâce où enfin il pouvait écrire de manière fluide les idées qui abondaient dans son esprit tortueux. Il se levait à l’aube, préparait le petit-déjeuner pour sa femme et s’enfermait dans son étude avec un thermos de café et son tourne-disque jusqu’à 16h, heure à laquelle il consentait à se nourrir et recharger son litre et demi de café noir avant d’entamer la relecture des pages qu’il avait écrites le matin même. Dans ces temps bénis des dieux de l’écriture, Larry ne faisait rien d’autre qu’écrire et se relire, consultant si besoin quelques livres de références, mais plus question de papillonner à la librairie ou d’inviter une charmante compagnie pour le goûter. Seuls ses affaires courantes étaient expédiées avant de se coucher pour s’assurer que l’argent continuerait à rentrer pendant qu’il se dévouait tout entier à son nouveau métier. Après tout, il ne pouvait pas se permettre de laisser une telle occasion passer. Dieu seul savait combien de temps ça allait durer, il devait presser jusqu’à la dernière goutte cette vague d’idées qui s’enchaînaient sur les pages blanches de son traitement de texte. Le sort avait d’ailleurs bien failli se retourner contre lui quelques jours plus tôt lorsque la maudite machine s’était mise en tête de planter. Les compétences de Larry en informatiques étaient dans l’ensemble inexistantes. Il savait désactiver une alarme et connaissait toutes les manières de crocheter une serrure, mais confronté à un ordinateur il devenait un peu pataud. Sorti de prison, lorsqu’il s’était offert un petit ordinateur pour prendre le relai de sa vieille machine à écrire, il avait eu toutes les peines du monde à s’y habituer. Il ne s’y intéressait pas. Son usage abusif du traitement de texte et rudimentaire d’internet lui suffisait pour le moment. Bien sûr il aurait aimé apprendre à passer quelques systèmes de sécurité pour se renseigner avec plus de profondeur sur certaines de ses cibles, mais le quarantenaire avait jusqu’à présent su faire sans, et sa femme était elle un peu plus dégourdie avec ces outils high tech. Seulement quand l’écran avait viré au bleu électrique au milieu de la journée alors qu’elle était sûrement au milieu d’une analyse d’un morceau de Woolf et que la fin de son chapitre était encore limpide dans son esprit, Larry avait paniqué. Il fallait absolument que son ordinateur soit réparé avant que le dénouement ne lui échappe. Noter les idées sur papier ne suffirait pas, et il n’avait pas l’intention de perdre son temps à tout écrire en version manuscrite pour le recopier ensuite. C’était donc comme cela qu’il s’était retrouvé à éplucher les petites annonces du journal dans l’espoir de trouver un petit informaticien qui serait plus qu’heureux d’expédier ce qui devait être un problème simple sans aller chercher plus loin dans ses fichiers. Le journal posé sur la table en verre du salon, ouvert à la page des petites annonces, le téléphone à la main, l’écrivain avait longuement considéré la chose. C’était un risque qui pouvait se révéler fatal s’il tombait sur la mauvaise personne, mais avec la deadline qui approchait, il ne pouvait plus se permettre de faire la fine bouche. Il devait agir et se débarrasser une bonne fois pour toute de ce virus ou peu importe que ce c’était. Il arrondirait la rémunération du gamin s’il le fallait. Rien de très grave ne pourrait arriver.

Seulement composer le numéro de Jonah avait été une erreur plus lourde de conséquence qu’il n’aurait pu l’imaginer. Et lorsqu’il avait reçu un appel plus tôt dans la matinée de la part de l’informaticien, Larry avait commencé à se poser de sérieuses questions. Tout avait l’air parfaitement en ordre lorsqu’il s’était remis à son poste pour achever la nouvelle, ses dossiers sous clef ne semblaient pas avoir été ouverts ou déplacés. Bien sûr il n’y connaissait pas grand chose, mais la date de dernière consultation était inchangée, alors il s’était replongé sans plus y penser dans les noires intrigues criminelles de la fin du recueil. Et maintenant ce geek revenait à la charge sans lui donner la moindre explication ? Avait-il oublié du matériel chez lui ? Pas à sa connaissance. Il n’avait rien vu et personne n’entrait dans son bureau. Devait-il faire une mise à jour quelconque ? Était-ce le service après-vente ? Une enquête de satisfaction ? Rien ne justifiait vraiment qu’il se déplace jusqu’à chez lui une nouvelle fois, mais il lui avait bien semblé ne pas avoir le choix au téléphone. Son comportement était suspect et sa nonchalance ne lui disait rien qui vaille. Il avait vu dans son regard à leur première rencontre qu’il ne le porterait pas dans son cœur. Le regard figé au sol ou sur son écran, des vêtements d’adolescent attardé, une mine contrite alors qu’il l’accueillait en véritable sauveur... Il ressemblait étonnamment à l’un de ses personnages. Un adolescent victime de son statut social qui en voulait à la terre entière et finissait par se tourner vers le crime pour venger son ego bafoué. Il n’essaierait pas de le tuer après l’avoir dépouillé tout de même ? Ce serait stupide de sa part et tournerait sans doute rapidement à son désavantage... Assis à sa table de travail, Larry divaguait tout en poursuivant sa symphonie sur clavier en ré mineur. Qui sait, peut-être que sa visite s’avérerait instructive et enrichissante. L’occasion fait le larron et l’écrivain ne serait très certainement pas contre un petit plus pour sa prochaine intrigue.

Tout absorbé qu’il était à sa tâche, il n’entendit pas la cloche retentir une première fois à l’entrée de l’immeuble, mais fut tiré hors de la peau de son héroïne par le rappel et se hâta de tout sauver avant de fermer puis d’éteindre l’ordinateur après avoir déverrouillé le porche. Ne trouvant rien d’autre à faire, toujours aussi intrigué par le comportement soudain inverse de son apprenti informaticien, il retourna dans l’entrée pour l’attendre les bras croisés appuyés contre le montant de sa large porte. Dévisageant la mine visiblement radieuse du jeune homme, il se trouva presque bousculé lorsque celui-ci entra sans plus de ménagement dans l’appartement. Haussant un sourcil en contemplant ce dos un peu plus droit que lors de leur première entrevue, il referma la porte derrière lui en y ajoutant un tour de clef sonore. «Monsieur... Ben Israël..?» Son insolence le rendait visiblement hilare de joie. Il tournait en rond comme un lion en cage, secouant sa main comme un savant fou détenant enfin la clef de son équation, ou un écrivain mettant le doigt sur le nom de son prochain héros. Larry espérait très sincèrement qu’il ne s’agisse pas d’un manuscrit sur clef usb qu’il aurait aimé qu’il soumette à son éditeur comme une faveur. S’il s’agissait d’abuser de sa position, il allait pouvoir ramasser immédiatement ce sourire surfait et rentrer chez lui, l’écrivain avait d’autres chats à fouetter que de lire les premiers écrits balbutiants et sûrement fautifs d’un frustré. Se redressant à son tour pour prendre son air le plus arrogant et rabattre déjà le caquet de cet amateur, il se rapprocha du jeune homme pour le contraindre à une relative immobilité contre le dossier du fauteuil en cuir dans son dos. «Que puis-je faire pour vous ? Vous n’allez pas me dire que vous avez fait le chemin pour prendre de mes nouvelles ?» Inclinant la tête avec un sourire faussement naïf, il s’écarta pour reprendre son chemin jusqu’à la cuisine et tirer deux verres du placard. «Mais où sont mes manières ! Puis-je vous offrir quelque chose à boire pendant que vous m’exposez la raison qui vous amène ici ?»
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MessageSujet: Re: 04. A writer left more on the computer than on the paper.   04. A writer left more on the computer than on the paper. EmptySam 21 Juil - 15:22

Jonah ressentait de l’excitation d'une intensité comme il en avais rarement l'habitude, c'est tout juste si le sourire de vainqueurs qui paraissait sur son visage depuis qu'il était entré dans l'immeuble n'allait pas disparaître au profit d'un éclat de rire incontrôlable. La dernière fois qu'il avait ressentit cette sensation, ce pouvoir c'est lorsqu’il eu écrit son premier article sur le blog. Il se rappel exactement avec quelle ampleur la rumeurs - non ce n'était pas une rumeurs mais plutôt une source de distraction - s'était propageait si vite qu'il en aurait presque pas eu le temps d'éteindre son ordinateur, ce qui était totalement ridicule parce que rien ne peut rivaliser avec la vitesse d'exécution de Jonah lorsqu'il est au contact d'un ordinateur. Bref il se retenait de toutes ses forces pour pas éclater de rire alors quand Larry Faithorn ce caïd qui allait être relégué au second rang lui proposa à boire Jonah explosa, on entendit son rire dans toutes les pièces avant de rétorquer avec des mots presque inaudible tant il riait : « Ah... oh oui à boire s'il vous plaît ! » il repartit de plus belle pensant à l'ironie de la situation : le « maître chanteur » allait chanter, un pas qu'un peu, si il pouvait le faire chanter à lui exploser les poumons ca n'en serait que mieux pour lui le petit étudiant miséricordieux.

Après avoir repris un peu de son sérieux et vu la tête de Larry Faithorn effaré tenant deux verre de scotch Jonah lui déclara « Désolé c'était plus fort que moi. Bon un peu de sérieux tout de même Larry ce sera mieux pour nos affaires... n'est-ce pas ?! ». Jonah s'affala sur le canapé en cuir des Faithorns avant de commencer son discours. « Je suis au courant Lary ! Je suis au courant de votre petit trafics actuel, qui soit dit en passant manque encore d'envergure, mais j'ose croire que celui-ci ne tardera pas à s'embraser » . Devant l'expression que Larry avait sur son visage mêlant à la fois de la colère mais également une sorte de honte, honte de s'être fait piéger par le petit génie Jonah continua « je vous propose un marcher, ma décision dépendra de la votre alors je vous prie de me croire que dans votre intérêt il vous faudra faire le bon choix ». Larry s'était maintenant assis sur le fauteuils, les deux verres posés sur la table il paraissait maintenant tout ouïe. « Je ne vous dénoncerais pas, à condition d'avoir ma part du gâteau » Jonah avait à présent cessez de montrer le petit sourire narquois qui luisait sur son visage auparavant pour laisser place à une expression plus sérieuse, plus concentré. Il s'était redressé ayant les coudes sur ces genoux, les épaules voûtées comme pour annoncer un avertissement. « Je veux un salaire mensuel de disons... 3000$ par mois. La somme est un peu élevé c'est vrais, mais je suis sur qu'une fois votre petit commerce bien mit en place vous n'aurez aucuns mal à payer. Sans oublier que cette chère Brittany aura elle largement de quoi payer. Qu'est ce que vous en dites, marché conclu ? » une atmosphère tendu régnait dans la pièce, le silence serait en pôle position si l'ont entendait pas la mouche se fracassait la tête sur la vitre du salon. Elle ressemblerait presque à Larry dans sa position pris au piège par tous les moyens de s'évader, c'était sûrement ce qu'il essayer de faire actuellement, il devait se creuser la tête pour savoir comment s'en sortir, peut être prendre un revolver caché dans cet immense salon et l'éliminer d'une balle dans la tête ne laissant plus aucunes traces de lui ?... Non trop dangereux. Mais Jonah savait intimement au fond de lui qu'il avait sa victoire car il avait paré tous les coup bas qu'il pourrait lui arriver, laissant des indices incalculable dans son appartement qui mènerait la police directement aux Faithorns. « oh bien sur je vous livrerait mes services si besoin est, après tout entre partenaire l'entre-aide est primordial. Évidemment pas la peine de tomber dans les cliché si vous appeler la police vous êtes un homme mort je ne vous tuerais pas, mais c'est une façon de parler, vous seriez surpris des merveilles qui l'ont peut faire maintenant avec un blog. Et puis de toute évidence c'est vous qui auriez le plus a perdre ».
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MessageSujet: Re: 04. A writer left more on the computer than on the paper.   04. A writer left more on the computer than on the paper. EmptyMar 24 Juil - 15:31

Pour une raison dont il ignorait tout, Jonah se mit à rire à gorge déployée lorsque son hôte lui offrit à boire. Sursautant au son de cette réaction inattendue, Larry se trouvait de plus en plus désorienté face à ce garçon qui semblait avoir perdu l’esprit. Finalement, la théorie du psychopathe venant se venger de tous les mauvais traitements qu’il avait reçus avant de mettre fin à ses jours n’était plus si extravagante que cela... Plus il le regardait, plus il semblait coller aux caricatures des adolescents mal dans leur peau qui finissent pas voler le fusil de chasse de papa pour abattre de sang froid ses petits camarades dans les couloirs un matin comme les autres. Mais pourquoi lui ? Il n’avait jamais rien fait d’autre que lui filer une somme coquette pour une petite heure de travail sur son matériel informatique. Certes, il était plus riche que lui, plus vieux aussi, et sans aucun doute plus populaire, mais il ne voyait aucune raison de s’en prendre à lui plutôt qu’aux footballeurs qui avaient dû lui mener la vie dure. Le quadragénaire fixa la tête bouclée de Jonah en tâchant de lire sur son visage un signe qui trahirait un reste de sagesse ou de raison, mais en vain. Le jeune homme était littéralement en train de briller dans son petit monde en ignorant sa présence. S’il avait décidé de faire de lui sa victime cathartique, que pouvait-il faire sinon se défendre et le neutraliser ? Hors de question de faire appel à la police. Même si Adam semblait marcher dans leur grande amitié factice, il ne pouvait se permettre de prendre le risque de faire retourner son appartement à cause de ce dégénéré. Il allait devoir agir avec violence pour s’en débarrasser. Le voleur avait toujours répugné à employer ce genre de méthodes. Ce qui l’intéressait c’était le vol, l’adrénaline de la fuite, le rodage d’un plan infaillible. Il n’avait jamais trouvé de plaisir sadique à voir son adversaire céder sous la puissance de ses coups qu’il travaillait malgré tout pour garder sa forme physique. Pourquoi salir ses mains de sang et risquer de se blesser là où la tactique suffisait ? Ce genre de tâche avait toujours été réservée à l’aîné de Robin qui lui avait développé depuis l’adolescence un goût prononcé pour la bagarre. C’était son côté brut de décoffrage sans doute. Larry au contraire ne se mêlait pas de ces démonstrations de testostérone qui se terminaient avec un sac de petits pois sur la joue et deux côtelettes sur les phalanges pour apaiser la brûlure du martèlement os contre os. Quoi qu’il en soit, avec un adversaire comme ce gringalet, les risques de se faire mal étaient moindres. Un coup bien senti dans la mâchoire suffirait certainement à l’envoyer au tapis, et il n’aurait plus qu’à le mettre à sa porte et attendre qu’un voisin alerte les autorités à sa place.

Il avait déjà versé un premier fond de scotch et ne pouvait plus vraiment le troquer contre un verre d’eau, à regret. Peut-être n’était-il pas venu là pour régler ses comptes après tout. Peut-être était-il simplement ivre. Ou drogué. Voire en manque. Ce qui aurait pu expliquer cet état de nervosité avancée qui commençait sérieusement à taper sur ses propres nerfs. Malheureusement pour le potentiel junky, il n’était pas dans les habitudes du couple Faithorn de garder quoi que ce soit qui fut dommageable dans leur appartement. Il devrait acheter sa dose ailleurs, comme les autres. La manière peu élégante avec laquelle il s’assit sur son canapé ne fit qu’ajouter à son irritation croissante. Il n’avait qu’une envie, le ligoter à une chaise pour l’empêcher de gigoter en tous sens comme un savant fou sur le point de trouver l’idée du siècle. S’empêcher de quoi ? Quelles affaires ? Il ne se souvenait pas avoir jamais demandé à être en affaires avec un tel individu... S’asseyant à son tour, face à lui, mais à bonne distance pour ne pas risquer de se faire sauter à la gorge par cet illuminé, Larry porta son verre à ses lèvres pour laisser le liquide ambré apaiser un peu sa colère naissante. Il manqua de tout recracher en entendant la remarque suivante du jeune homme qui respirait la joie de vivre et une forme de jouissance malsaine. Alors comme ça il pensait avoir mis le doigt sur quelque chose en fouillant dans son ordinateur plutôt que de s’occuper de ses problèmes ? C’était à cela qu’il l’avait payé ? La belle affaire... Larry s’en voulait cruellement d’avoir cédé à la tentation de faire réparer son ordinateur au plus vite en s’asseyant sur les règles élémentaires de sécurité, mais le mal était fait. Gardant le plus grand calme, il poussa le verre encore intact vers Jonah en reposant le sien sur la table. Il espérait le voir perdre tous ses moyens et ramper à ses pieds comme il avait dû le faire avec ses propres bourreaux ? Le pauvre étudiant s’était lourdement trompé dans le choix de sa cible. Le simple fait de juger à l’aveugle son réseau qu’il pensait tenir au creux de sa main suffisait à prouver à quel point son travail était bâclé. Trouvant un intérêt soudain à cette conversation qui pointait dans une direction toute autre que celle qu’il avait attendue, il se redressa pour écouter avec attention la suite de ses propositions qui, il n’en doutait pas un instant, ne manqueraient pas de sel. Croisant les jambes, il posa ses doigts entremêlés sur ses genoux en gardant une expression neutre pendant que les réclamations et les menaces s’enchevêtraient maladroitement. Il lui rappelait un peu Matt... Le même air sûr de lui malgré sa position précaire, la même assurance en débitant des énormités. Leur jeunesse et leur immaturité qui se lisait sur leurs traits enthousiastes alors que leurs paroles mettaient en jeu les vies de plusieurs personnes. Le silence se prolongeait alors que l’écrivain se perdait dans les souvenirs de ses premières rencontres avec celui qui était devenu son beau-frère, à des lieues de Jonah qui grimaçait d’aise face à lui. Prenant finalement conscience que le moment n’était pas le mieux choisi pour divaguer, il se racla la gorge discrètement avant de boire une gorgée de plus. «Vous ne buvez pas Jonah ?» demanda-t-il d’un ton calme en reposant encore le verre sur son socle de bois. «Vous devriez, il est délicieux.» ajouta-t-il en souriant.

Il avait choisi de venir trouver son adversaire sur son propre terrain. Grossière erreur. Mais après tout, peut-être était-il fan de littérature ou de séries policières ? Sans doute avait-il révisé ses dernières Enquêtes spéciales avant de venir le trouver sans oublier d'échafauder tout un plan censé le faire tomber si jamais il ne reparaissait plus. Après tout, n’était-il pas persuadé d’avoir affaire à un criminel de haut vol ? «Je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous me voulez, jeune homme.» S’avançant sur l’assise de son fauteuil, il plongea son regard serein dans celui de Jonah et avec toute la bonne foi du monde, il reprit : «Je ne sais pas si je l’ai mentionné lors de notre dernière rencontre, mais je suis écrivain. Les seuls “trafics” que je fais, comme vous dites, sont des faits de fiction. Je suis connu pour mes nouvelles policières en ce moment. Les voleurs, les tueurs, ce genre de choses, vous voyez ?» Pinçant les lèvres en une moue gênée, il se délectait de la douceur de sa propre voix. «Quant à Brittany, je suppose qu’il s’agit de madame Holcomb ? C’est une amie intime de mon épouse, mais je ne vois pas pourquoi elle ou moi vous devrions une telle somme... Il semblerait qu’il y ait méprise sur l’objet de votre visite.»
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