Choriste du mois


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 04. pumped up kicks

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MessageSujet: 04. pumped up kicks    04. pumped up kicks  EmptyVen 6 Juil - 22:03

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→ STANISLAS & DYLAN B.

>>>>pumped up kicks<<<<




Se faisant le plus discrète possible, Dylan essayait de se frayer un chemin parmi la foule compacte de lycéens, qui s’étaient amassés dans les couloirs peu après que la sonnerie de la pause déjeuner eut retentit. Un livre d’histoire géographie plaqué contre sa poitrine, la jeune mormone évitait de croiser le regard des élèves qu’elle croisait, se contentant de fixer le sol, comme si le mouvement cadencé de ses pieds avait quelque chose de fascinant. Bien qu’elle fréquentait McKinley depuis plusieurs mois, elle avait toujours beaucoup de difficultés à trouver sa place. Taxée de bête de foire par ses comparses, elle était bien souvent en première ligne pour subir les humiliations en tout genre, à commencer par le lancé de slushy. Toutefois, elle pouvait s’estimer heureuse de ne pas encore avoir goûté aux atterrissages forcés dans la benne à ordures du parking. Ce châtiment était d’ordinaire réservé aux membres de la chorale, qui occupaient une place encore moins enviable que celle de Dylan sur l’échelle sociale.

L’adolescente avait réussi à faire la moitié du chemin qui la séparait de son casier sans attirer l’attention sur elle. Plus que quelques mètres à effectuer en mode ninja, et elle pourrait enfin déposer ses affaires de cours, récupérer son casse croûte, et aller le savourer au calme, dans la bibliothèque. C’était en quelque sorte son quartier général, pour deux raisons majeures : la première était due à la passion dévorante de la mormone pour la lecture. Et la seconde, parce que ce lieu était évité comme la peste par les pintades écervelées de l’équipe de cheerleaders. Ces filles prétentieuses qui passaient le plus clair de leurs journées à harceler les autres, dès lors qu’elles ne se regardaient pas dans un miroir.

Plus que quelques pas, une petite dizaine, avant de se délester de ses affaires et pouvoir se réfugier dans son havre de paix. Mais Dylan, qui fonçait littéralement tête baissée, sans prêter attention aux obstacles qui obstruaient son chemin, en croisa un. Et non des moindres : elle percuta une Cheerio, qui était en train d’exhiber les derniers accessoires de mode dont elle avait fait l’acquisition lors de sa virée shopping du week-end, face à quelques unes de ses amies. La sportive se retourna, telle une vipère, et lança un regard meurtrier à Dylan, qui marmonna quelques mots d’excuses. Mais de toute évidence, s’excuser n’était pas suffisant. La Cheerio, bien décidée à en découdre, poussa la mormone contre les casiers, et l’encercla avec l’aide de ses amies, réduisant ainsi à néant toute tentative de fuite. « On ne t’a pas appris la politesse dans la secte d’où tu viens ? » ironisa la jeune fille, déclenchant l’hilarité de ses comparses. « Excuse toi, bouffonne ! ». Dylan, qui n’aimait pas attirer l’attention sur elle, avait décroché le gros lot. Non seulement, son altercation avec les Cheerios captait tous les regards des élèves présents dans le couloir, mais certains garçons poussaient le vice jusqu’à s’enthousiasmer d’assister à un catfight.

« Je me suis déjà excusée. Maintenant, retournez à vos occupations et laissez moi tranquille. » se défendit Dylan, en soutenant le regard de son assaillante. Cette dernière dévisagea la mormone de haut en bas, et s’attarda quelques secondes sur son chemisier, boutonné jusqu’au col. « Tu sais bouffonne, c’est pas en te fringuant comme une nonne que tu te feras des amies et que tu te trouveras un mec… » poursuivit la Cheerio, hochant la tête en signe de dénégation, tout en ponctuant ses dires de claquements de langue. « Par contre, tu vas multiplier tes chances, comme ça ! ». Sans laisser à Dylan le temps de réagir, la sportive l’attrapa par le col et tira de toutes ses forces, ce qui eut pour effet de déchirer le chemisier, exposant les sous-vêtements de la mormone au regard des témoins de la scène. Les Cheerios s’esclaffèrent, et s’éloignèrent - non sans avoir pris la peine de photographier leur victime en soutif - abandonnant Dylan à son triste sort.
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MessageSujet: Re: 04. pumped up kicks    04. pumped up kicks  EmptySam 7 Juil - 18:21




Dylan & Stanislas

“ pumped up kicks ”


Adossé contre son casier, Stanislas bidouillait son téléphone afin d'y découvrir le message qui lui avait valut les remontrances de son professeur de mathématique. Il avait été averti, la prochaine fois, il serait collé. A ceci, il avait demandé, avec une certaine arrogance : « J'imagine que je ne peux pas le lire ? » « Si vous sortez votre gadget, je n'attendrais pas la prochaine fois. » Tous les regards étaient tournés sur Stan. Certains étaient de la simple curiosité, d'autres espéraient tant qu'il se rebelle encore un peu plus. La phrase qui parcourut son esprit, furtivement, était bien trop salace et il savait que s'il osait, il risquait l'exclusion. Alors il sortit peu à peu son i.phone de sa poche, sans quitter le regard du professeur. Ce dernier, outré, s'avança vers son bureau en grommelant qu'il serait collé en milieu de semaine prochaine. Le jeune homme blond rangea son téléphone et retourna à ses notes comme si rien ne s'était produit. Il avait un sourire aux lèvres qu'il tentait de dissimuler. Ses camarades l'observaient, certains avec une certaine déception. Ils devaient se demander pourquoi tant de bruit pour si peu. Stanislas, lui, avait remporté la partie. Les colles étaient surveillées tantôt par des professeurs, tantôt par des surveillants. Or, s'il pouvait tomber sur l'un des surveillants le temps de deux heures, la victoire ne serait que plus intéressante. C'était au hasard de bien faire les choses. En attendant, dans ce couloir, il se réjouissait du sms qu'il avait reçu durant l'heure. Owney annonçait qu'il rentrerait tard, à cause d'un diner professionnel. Il aurait donc la soirée pour lui et peut-être sa soeur, sans avoir le sentiment d'avoir le devoir d'apaiser la dure journée de son compagnon.

Son sourire aux lèvres ne tarda pas à s'effacer lorsqu'il remarqua, plus loin, une altercation entre plusieurs élèves. Sans en voir la proie, il s'approcha, se demandant ce que ces cheerios avaient encore trouvé pour humilier leur victime. Des élèves s'agglutinèrent autour d'elles, avec un amusement non dissimulé. Stan secoua la tête, énervé par tant d'immaturité et de voyeurisme. Alors qu'une des pestes élevaient la voix, il reconnut celle de son interlocutrice et fut secoué par un désir de protection. Le pas rapide, il s'avança vers la foule et entendait à demi-mot, les réflexions de la Cheerio. Le temps de se frayer un chemin vers le centre de la dispute, il y découvrit sa sœur, le chemisier arraché. Furtivement, il jeta un regard froid à une gamine en uniforme prenant une photo, sourire aux lèvres comme on immortalise un moment jouissif. Il posa ensuite son sac, ôtant ensuite son pull, sans même réfléchir, et recouvrit la poitrine de Dylan avec une certaine hâte. Il dévisagea les autres élèves, jouissants de ce spectacle : « Cassez-vous, le spectacle est fini ! » Hurla-t-il. Tournant la tête pour apercevoir les Cheerios se délectant de leur humiliation, il serra sa mâchoire et ne put en rester là. Il se tourna vers sa sœur : « Tiens ça, s'il te plait. J'en ai pour une minute. ». Il s'agenouilla et fouilla dans son sac pour en sortir ses grands ciseaux d'art plastique. Un souffle effrayé se dégagea de la foule encore sur place. Soupirant, il les prévint : « Rassurez-vous, Je ne vais pas la tuer. » Leva-t-il les yeux au ciel. Il parcourra quelques mètres vers les cheerleaders et hurla, cachant son ciseaux derrière son dos : « Hé toi ! » La peste s'était reconnue et se retourna en croisant les bras avec un air désinvolte. Sans même répondre, elle attendit qu'il s'approche, pensant être invulnérable sans doute. Lorsqu'il fut assez près, il agrippa la ceinture de sa jupe et y glissa, avec méthode et sécurité, les ciseaux : « Veux-tu que je permette à tous tes camarades, ici présent, de vérifier si tu portes une culotte ou non ? » cracha-t-il avec un regard mauvais. Ses amies poussèrent des soupirs de terreur. Il ôta son outil sans toucher au tissu, puis l'écouta l'insulter en reculant, l'air effrayé : « Espèce de psychopathe pervers ! » « Psychopathe, peut-être, pervers certainement pas. En revanche, c'est indéniable, tu es une sacrée salope. Si j'apprends que tu as diffusé cette photo, n'imagine même pas ce que je te ferais, tu seras trop loin du compte. Alors un conseil, supprime là tout de suite. » Annonça-t-il en faisant quelques pas en arrière.

Le couloir était envahi d'élève stupéfait par la réaction du jeune blond. Cela aurait pu être pire s'il avait eu leur mentalité. Peut-être n'aurait-il pas hésité à donner un coup de grâce à ces ciseaux bien placés. Mais la peur était le meilleur remède aux attaques, bien plus que les coups. Une menace était toujours dans l'air pour rappeler que les faits pouvaient frapper à chaque instant. Un coup était donné et sonnait comme un point final à la dispute. Il fallait savoir agir intelligemment. Ce qui pouvait surprendre, c'était de voir ce gars calme et effacé se donner autant en spectacle. On connaissait de lui ses allures parfois efféminées, même s'il dissimulait sans mal son homosexualité, mais personne ne le pensait aussi téméraire. Cependant, on ne touchait pas à sa sœur et ce qu'elle venait de lui faire était inacceptable.

Retournant vers Dylan, fuyant les regards effarés de chacun, il posa ses mains sur ses épaules et lui demanda : « Est-ce que ca va aller ? » Saisissant son sac, il l'invita à rejoindre les toilettes pour filles. Sans aucune gêne, il entra dans le repère féminin. Trois gamines, qui se remaquillaient, posèrent des yeux outrés sur le jeune homme. D'un signe de tête, il leur demanda de sortir sur le champ. Elles s'exécutèrent se faisant sans doute des idées sur la suite des évènements. Alors que la porte se ferma derrière eux, Stanislas lança un simple : « Je ne te le redirais jamais assez, mais : Bienvenue à McKinley, ma puce. Peuple sauvage, puérile et effronté. » Stan releva la tête de la jeune fille pour observer son expression. Atterré par ce qu'elle venait de vivre, il la serra dans une étreinte affectif, se voulant rassurant.
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