Choriste du mois


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 04. This is how I roll.

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MessageSujet: 04. This is how I roll.   04. This is how I roll. EmptyMer 18 Juil - 21:42

Le froid avait engourdi le corps de Daniel en cette matinée très rafraichissante. Il se frottait les mains dans la voiture, pour se réchauffer avant de s’engouffrer dans le froid extérieur. Musique à fond, lunettes de soleil sur le bout du nez malgré les nuages qui promettaient un temps maussade pour toute la journée, Dan semblait fin prêt pour cette journée de classe qui ne semblait pas plus différente que celles qui avaient précédés l’année. La tête posée contre l’appui-tête, le jeune professeur se remémorait les évènements de la veille qui avait un peu bouleversés sa pratique quotidienne. Le directeur Figgins l’avait demandé de le rejoindre dans son bureau hier, pour discuter d’un changement qui allait intervenir. Depuis son renvoi de Yale, Daniel gardait un mauvais souvenir de ces tête-à-tête avec les plus hautes instances de l’éducation, ou du moins, du lycée. Et là encore, il était surpris de voir une autre personne dans le bureau du proviseur. Comme au bon vieux temps. Quasiment la même scène, à quelques phrases prés qui changèrent totalement la conséquence de cette réunion. D’un coup d’œil, le jeune homme reconnut de manière sommaire Ashandra, l’assistante qui trainait régulièrement dans les pattes de Mrs Mauley. Stade auquel Dan avait eu aussi droit durant sa dernière année. Il connaissait cette sensation de n’être qu’un larbin, ne pouvant prendre que trop peu d’initiatives ou d’expérience dans cette situation où le professeur voulait appuyer son poste. Attitude extrêmement préjudiciable pour l’assistant alors qui observait. Ne faisait qu’observer tout au long des cours. En croisant la jeune femme, Daniel se remémora sa propre apprentissage, qui l’avait mené à voir l’enseignement d’une manière différente que celle qu’il avait côtoyé pendant des mois. Dan était jeune et il ambitionnait à totalement révolutionner le monde de l’enseignement. Chose qu’il tentait de faire déjà à l’échelle de McKinley High. Ainsi, voir la charmante jeune femme suivant son référent lui avait rappelé l’année qui avait forgé son enseignement.
Mais ce n’était pas pour parler de son expérience que le proviseur Figgins l’avait cordialement invité dans son bureau. En effet, Mrs Mauley avait pris un congé maladie quelques jours auparavant et il fallait trouver un nouveau tuteur pour que le stage d’Ashandra soit validé. Et le directeur de McKinley High avait choisi Dan. Ce dernier, surpris avant tout d’être pris pour référent, ne put qu’accepter, encore plus avec la présence de la charmante métissé dans la salle. Les choses étant actées, Ashandra pouvait alors devenir l’ombre de Daniel. De ce fait, le jeune professeur se trouvait dans une situation particulièrement bizarre mais qu’il prenait à cœur. En effet, il allait faire en sorte que ce stage soit une inspiration pour son assistante, qu’elle s’en souvienne jusqu’à sa mort et qu’elle parle de Dan comme un messie à chacun de ces cours. Le sourire aux lèvres, le fils Stanford quitta donc le bureau et les yeux pétillants, prêt à concocter le stage parfait pour la jeune femme. Le stage qu’il aurait rêvé d’avoir. Au lieu de subir dès le début de son année la mauvaise foi perpétuelle et l’ennui total qui accompagnait les cours de littérature de son référent, Scott Parker

C’est avec cette attitude là que le jeune homme sortit de sa voiture, emmitouflé dans son blouson, café à la main. D’une allure un peu gauche, il salua les quelques élèves qu’il avait comme élèves puis s’engouffra dans le bâtiment. Après quelques pas assurés, le jeune professeur tourna la serrure, entra dans sa classe et s’assit sur la chaise de son bureau. Machinalement, il mit les pieds sur sa table et consulta sa montre. 5 minutes en avance, comme à son habitude. Dan prit une nouvelle gorgée de son café brulant qui lui faisait énormément de bien. D’une main experte, il prit ses lunettes et les rangea soigneusement dans l’intérieur de sa veste qu’il déposa sur le dos de la chaise. Prestement, il se tourna vers le tableau et y nota la leçon du jour. Depuis quelques semaines, Daniel travaillait sur le livre 1984 d’Orwell avec ses élèves. Ouvrage qu’il avait beaucoup apprécié mais qui aussi correspondait parfaitement à la situation actuelle à laquelle les lycéens se confrontaient. Ainsi, avec son écriture simple, Dan griffonna quelques mots à la craie qu’il reposa brusquement. En synchronisation avec la sonnerie, il se retourna et observa les élèves entrer dans la salle. Ils découvrirent tour à tour la leçon du jour, en tout cas, le sujet global auquel ils tourneraient lors de cette heure. Le jeune professeur croisa le regard d’Ashandra qui entrait dans la pièce et lui lâcha un large sourire. Apparemment, elle prenait autant à cœur que lui cette collaboration. Enfin, elle n’avait pas trop le choix également. La jeune femme examina le tableau avant de s’asseoir au fond de la classe. Elle écrivit certainement l’intitulé du jour : les ressemblances entre l’ouvrage et le monde contemporain. Dan espérait à la fois stimuler les élèves et Ashandra.

D’un revers de la main, il essuya le tableau et la sonnerie retentit signifiant la fin du cours. Rapidement, il salua ses élèves, leur lançant des sourires amicales. Daniel en profita pour ranger ces affaires, de manière méthodique, limite trop méthodique. Il releva la tête et vit qu’il était seul avec Ashandra qui rangea elle aussi son carnet où elle devait noter toutes les petites remarques sur le cours. Enfin, c’était plutôt ce que Dan avait l’habitude de faire avec Mr Parker alors il espérait qu’elle n’en faisait pas autant. D’un geste gracieux, il prit son sac, le mit en bandoulière et s’approcha de la porte. « Du temps pour un café Miss Moon ? » lança t’il d’une manière peu confiante. En tout cas, la charmante assistante ne refusa pas et l’accompagna au sein de la salle des professeurs. Tout en prenant bien soin de ne rien reverser, sa maladresse pouvant parfois l’amener à ça, il s’assit aux côtés de la jeune femme tout en déposant le café devant elle. Hésitant, Dan leva la tête pour la regarder mais lorsqu’il toisa son regard, il baissa immédiatement et rougit bêtement. Ce n’était pas transformer la vérité que de dire que Dan n’était pas détaché face à une femme. Timidement, il essaya de démarrer la discussion. « J’espère que vous n’avez pas trop détesté mon cours, je sais que je suis un peu … spécial dans ma manière d’enseigner. ». En effet puisque le leitmotiv de Dan n’était autre que la passion, c’était ce qui le poussait à en faire toujours plus pour la transmettre à ces élèves. Et pourquoi pas à sa nouvelle assistante. Brusquement, le jeune professeur porta le breuvage à ses lèvres.


Dernière édition par Daniel Stanford le Mer 18 Juil - 23:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. This is how I roll.   04. This is how I roll. EmptyMer 18 Juil - 23:52

Enfin. Enfin elle était libérée. Honteuse de toute cette joie qui l’assaillait alors que Mrs Mauley était hospitalisée à l’heure où le principal Figgins lui parlait, Ashandra n’en était pas moins profondément soulagée. Elle avait passé la première moitié de l’année en tant qu’esclave, tout juste bonne à faire le café et se charger des tâches ingrates qui n’incluaient pas de contact avec les élèves. Rien des tâches qu’elle était censée accomplir dans le cadre de sa formation professionnelle en somme. Sa tutrice était tout sauf coopérative, si bien que la jeune femme se demandait même comment son nom se trouvait encore sur la liste des professeurs agréés par l’Ohio State. Les autres étudiants avaient-ils été aussi couards qu’elle devant la menace d’un rapport de fin d’année incendiaire qui les condamnerait à un redoublement certain ? C’était plus que vraisemblable. Cette femme était mauvaise. Une usine à potins, un professeur lamentable, un être humain repoussant capable de vous saquer parce que vous avez oublié la cuiller dans sa tasse. Elle était plus ou moins forcée d’être enchaînée à elle au lycée, puisqu’elle portait livres et copies à sa place et qu’elle lui servait de pense-bête vivant. Mais la vieille mégère allait jusqu’à la hanter en dehors de ces murs honnis. Les meilleurs moments avaient sûrement été les rares fois où elle avait osé assister à l’office du pasteur Hamilton pour venir la trouver le lundi matin et lui rebattre les oreilles avec les quelques mots qu’elle avait entendus avant de s’endormir et de ronfler de manière sonore dans son horrible robe à fleurs tout en ne cachant pas son ironie criante quant à sa place au sein du Celibacy Club. S’il y avait une chose que la jeune femme avait appris d’elle, c’était le cynisme. Et ça n’avait rien à voir avec l’enseignement tant elle était incapable d’en faire usage à son tour lorsqu’un footballeur un peu brut décidait de la prendre à partie. Quelque part elle aurait pu lui être reconnaissante de l’avoir confrontée avec autant de violence à ce monde d’adultes méprisants auquel elle allait devoir se frotter toute sa carrière. Mais pour le moment ses yeux luisaient bien trop dans le bureau vert du principal pour ne serait-ce que penser à quelque chose d’aussi futile que sa dette envers Mrs Mauley. «Nous pourrions renouveler l’expérience avec Miss Kitteridge. Je suis sûr que les parents d’élèves approuveraient cette décision. Votre appartenance au club de chasteté apaiserait sans doute Mr Sainsbury.» Le cœur d’Ashandra s’emballa devant l’éventualité de devoir finir l’année aux côtés de Rose Kitteridge dans ses maudits cours d’éducation sexuelle. Un voile de panique passa devant ses yeux alors que sa voix se brisait dans sa gorge. Son air suppliant sembla malgré tout suffire à l’indien qui ronchonna dans sa barbe, vraisemblablement peu enclin à renoncer à son idée de génie. «Mais... l’université... Avec l’université, ce ne sera pas possible.» réussit-elle à articuler d’une voix chevrotante. «Je dois absolument suivre l’enseignement de ma majeure, on ne validerait jamais mon année, je... Non...» Sagement assise devant le bureau du principal, elle décroisa les jambes pour serrer très fort ses genoux l’un contre l’autre. La discussion sembla durer une éternité et elle ne s’apaisa que lorsqu’elle entendit les coups de son sauveur sur la porte.

Droite comme un i à côté du canapé, l’image de Daniel la conforta dans l’idée qu’elle avait une petite chance de terminer l’année mieux qu’elle ne l’avait commencée. Il était (beaucoup) plus jeune que son ancienne tutrice, et serait sans doute moins hautain avec elle. Mais cette médaille avait aussi son revers, et la jeune femme craignait un peu que son manque d’expérience en matière d’enseignement ne lui permette pas d’en apprendre autant qu’elle ne l’aurait souhaité. Sans doute était elle trop perfectionniste pour un simple stage, mais les études représentaient tellement à ses yeux qu’elle essayait toujours de tout rendre parfait. Elle avait failli ne pas avoir sa chance dans le monde des diplômés et dépensait ses heures sans compter pour l’université. La déception qu’avait représenté Mrs Mauley n’en avait été que plus grande, et ce changement inattendu avait réussi à raviver un peu la flamme de l’espoir. McKinley était un lycée hostile. Elle y avait vécu les pires années de sa vie lycéenne, et ce malgré Cassandra et le Celibacy Club. La plupart des élèves agissaient comme des bêtes sauvages lâchées dans des couloirs trop étroits pour eux. C’était parfois un monde vraiment terrifiant mais elle s’efforçait d’agir en adulte et de ne plus montrer tous les signes de sa faiblesse. Ce qu’elle attendait naïvement de son tuteur c’était qu’il lui montre la voie de secours pour sortir de cette détresse. Qu’il lui fasse la courte échelle pour entrer dans la cour des grands, de ceux qui ne redoutent pas d’être interrogés à la fin d’un cours, qui ne détournent pas les yeux quand un élève vous fixe un peu trop longuement. Un femme aurait été idéale. Elle aurait pu partager davantage ce sentiment d’inconfort lorsque sa poitrine attirait plus l’attention de son auditoire que sa question. Mais elle ne pouvait pas se permettre d’être plus exigeante. Robin Faithorn ne semblait pas disposée à prendre d’assistante de toute façon, son nom n’était même pas apparu dans la conversation... Inquiète de la réponse du jeune professeur, son sourire engageant alors qu’il acceptait de bon gré la proposition de Figgins avait achevé de tranquilliser la choriste.

Mais ce n’était rien en comparaison du premier cours auquel elle venait d’assister. Il était... surprenant. Pour une fois l’assistante était arrivée en retard en cours, juste avant que la sonnerie ne retentisse, et elle n’avait pas eu l’occasion de revenir se présenter seule comme elle l’avait espéré. Tout ça parce qu’elle avait mis trop longtemps à choisir une tenue appropriée pour apparaître sous son meilleur jour et donner une bonne impression à son nouveau tuteur... Se reprochant intérieurement sa futilité elle lissa les pans de sa robe bleu marine sur ses genoux avant d’entrer dans la salle derrière un trio de Cheerios, hochant la tête pour saluer le jeune homme sans oublier un très large sourire pour se faire pardonner son manque de correction. Et s’il avait une mauvaise image d’elle ? Que pourrait-elle faire pour remonter dans son estime ? Il n’avait pas l’air du même acabit que Mrs Mauley, et un café à son goût ne suffirait probablement pas. De toute façon elle ne connaissait pas encore ses goûts. En dehors de quelques politesses échangées en salle des professeurs elle ne lui avait jamais adressé la parole. Tout ceci allait prendre du temps. Il faudrait qu’elle s’habitue à lui, à sa manière de faire, et surtout à le suivre dans le lycée. Il avait l’air tout à fait charmant, comme Peter Matterface avait eu l’air charmant lorsqu’elle avait fait sa connaissance. Grave erreur que celle-ci... Les distances de sécurité seraient prudemment observées jusqu’à ce qu’elle soit persuadée qu’il n’avait rien à cacher et qu’il ne serait pas un goujat de plus sur sa liste. Cette fois elle était avertie. Mais à la fin du cours déjà ses doutes s’envolaient contre sa volonté. Le regardant de ses grands yeux sombres elle mit plusieurs secondes à réaliser que la sonnerie avait retenti et que les élèves fuyaient déjà vers la sortie la laissant seule à sa table dans le fond. Papillonnant de ses longs cils pour sortir de son étourderie, elle mit un point final à sa phrase et se dépêcha de ranger ses affaires dans son sac à main. Se levant un peu brusquement en croisant son regard, ses pommettes rosirent légèrement et elle remonta son sac sur son épaule pour emprunter à son tour la sortie sans demander son reste. Mais c’était sans compter sur son nouveau référent qui l’intercepta avant qu’elle n’ait le temps de disparaître. Baissant les yeux par réflexe, elle acquiesça d’un signe de tête avant de répondre timidement : «Bien sûr... Je suis désolée d’être arrivée en retard ce matin, j’aurais voulu me présenter avant le début des cours...» Fixant la pointe de ses bottes plates, elle emboîta le pas du professeur en gardant ses distances.

Suivant son invitation, elle s’assit à une table sans le quitter des yeux. Pour la première fois, c’était à elle qu’on servait le café, si bien qu’elle en conçut une honte qui ne trouvait pas de justification mais la faisait rougir un peu plus. Leurs regards se croisèrent et l’espace d’une seconde elle s’attarda sur ses iris d’un bleu transparent avant de fixer à nouveau le café brûlant. «Merci...» souffla-t-elle en portant le gobelet à ses lèvres. L’entretien s’annonçait compliqué et la nervosité était clairement palpable entre les jeunes gens, mais elle ne se sentait pas la force de briser la glace. C’était lui qui avait proposé cette conversation après tout... Daniel finit par briser le silence gênant et la jeune femme retint à grand peine l’élan d’enthousiasme qui la parcourut. «Pas du tout !» s’exclama-t-elle plus fort qu’elle ne l’aurait voulu. Un coup d’œil en direction des quelques autres professeurs lui fit immédiatement reprendre ses esprits. «Pas du tout... C’était très instructif. C’est la première fois que j’assiste à un cours aussi... Animé. Vous avez réussi à capter leur attention avec tant de facilité...» ajouta-t-elle songeuse. Était-ce quelque chose dans sa voix ou bien dans son attitude ? Le fait était qu’il était fascinant sans avoir l’air de faire le moindre effort. «Mrs Mauley... Elle avait une vision assez différente de la vôtre. Je... Je ne sais pas comment je peux vous aider ou vous être utile...» Relevant les yeux vers le visage du jeune homme, elle fut surprise d’y lire un embarras similaire au sien et son cœur se serra d’inquiétude à l’idée d’avoir dit ou fait quelque chose qui aurait pu le mettre mal à l’aise. Aurait-elle fait un premier faux pas alors que la journée venait de commencer ?
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MessageSujet: Re: 04. This is how I roll.   04. This is how I roll. EmptyJeu 19 Juil - 21:17

Un large sourire fendit le visage du jeune homme lorsque son interlocutrice lui confirma la qualité de ses cours. Comme un ouf de soulagement. Depuis 5 ans qu’il enseignait, Daniel avait à cœur de transmettre sa passion avant tout, intéresser ces élèves. Pour cette partie là, il savait pertinemment que les filles buvaient ces paroles comme du petit lait. Son look de jeune professeur sexy avait fait ses preuves et Dan l’entretenait sinon la moitié de ses étudiantes adopteraient une attitude beaucoup moins concentrée, préférant plonger le nez dans leurs portables plutôt que dans les livres. Fatalement, il s’était rendu compte de son succès très rapidement, recevant des attentions de la part de ses élèves. Et Daniel avait compris comment motiver ses étudiantes. Une technique pas forcément très honorable mais qui avait donné des résultats impressionnants au cours de ces dernières années. E ce malgré, cette timidité compulsive avec la gente féminine qu’il tentait de minimiser en face de ses étudiantes. D’après les ragots qu’il entendait, cela faisait partie de son charme. Dan véhiculait donc cette image de professeur irrésistible mais il ne s’en vantait pas trop. En effet, s’il n’avait pas encore perdu son poste, c’est parce que le jeune professeur savait comme y faire pour intéresser ces élèves. Dan jouait sur l’interaction entre lui et ses jeunes étudiants et se montrait à chaque fois toujours très comique, laissant planer une humeur de joie. Cependant, il savait où s’arrêter et ne se privait pas de fixer des limites lorsque cela dépassait la convenance. Une petite remise en place ne faisait jamais de mal à ces élèves qui parfois prenaient trop de libertés au goût du professeur. Encore plus lorsque ses étudiants essayaient de jouer avec lui, se le mettre dans la poche. Parfois naïf, Dan demeurait tout de même rancunier et lorsqu’il comprenait que parfois on se moquait de lui, la personne jouant avec ce côté sympa qu’il véhiculait, il était méconnaissable. Adieu le gentil professeur drôle. Bonjour le tyran sadique qui aimait montrer qu’il n’était pas non plus crédule. Ainsi, personne ne jouait trop avec la droiture du professeur. Ce dernier avait donc su s’attirer la sympathie de ses élèves, qui, il l’espérait fortement, ne crachait leur venin que très rarement sur le séduisant homme. Et cela l’enchantait. De cette manière, il montrait que son enseignement portait ses fruits à tous les échelons.

Reposant son regard sur Ashandra, il garda son petit sourire en coin, ses pommettes rosissant à chacun des compliments de la charmante assistante. Cette dernière appréciait la facilité avec laquelle Dan avait conquis ces jeunes. Il n’en était pas peu fier. En effet, il était passé par l’adolescence lui aussi et après avoir envisagé de travailler sur des magasines people, il se rendit compte de la masse de travail à a abattre pour intéresser ces gens dont l’attention se portait plus sur le dernier couple fashion à Hollywood. Tout cela était sujet à plaisanterie durant les cours du fils Stanford mais ce dernier ne s’y attardait pas trop, de peur qu’ils s’y intéressent totalement, quitte à délaisser l’anglais. Ainsi, face à la jeune femme, il n’en menait pas large, refusant les compliments d’un geste de la main accompagné d’une coloration très rouge du visage du professeur. En face à face avec Ashandra, il ne prenait même pas note des regards de ses collègues qui l’observaient, planté-là, devant son café, prostré dans sa timidité. Il ne releva qu’un œil lorsque son interlocutrice lui demanda ce qu’il attendait d’elle. Cette question l’avait tourmenté pendant les quelques nuits précédents cette première journée. En effet, si son stage avait été une mauvaise expérience, il voulait que ce soit le total contraire pour Ashandra, qu’elle puisse s’épanouir en tant qu’assistante pour attaquer sa vie professionnelle pied à l’étrier. Et lorsque la jeune femme le compara à son ancienne tutrice, le cœur de Daniel se souleva, de peur d’être dévalorisé par rapport à l’autre professeur. En effet, leurs mentalités étaient diamétralement opposées et au niveau de la charmante étudiante, cela pouvait passer ou casser. Un nouveau ouf de soulagement sortit de la bouche de Daniel qui lança un petit sourire timide à nouveau. Il aurait été complètement décontenancé si Ashandra avait préférée son ancienne référente.

Daniel, satisfait de cette réponse, porta à nouveau le café à ses lèvres mais s’arrêta net lorsque son interlocutrice l’interrogea. Il était plutôt surpris par la rapidité de la question, il aurait pensé que la jeune femme aurait attendu quelques semaines avant de demander en quoi elle pourrait être intéressante. Mais néanmoins, cela plaisait à Dan, d’autant plus que le jeune professeur y avait réfléchi. Il ne voyait pas grand-chose de plus important que la pratique, d’autant plus que c’était ce qui lui avait manqué avec Mr Parker lors de son propre stage. Daniel se sentit alors confiant, plutôt rassuré concernant sa jeune collaboratrice. Elle avait l’air d’éprouver aussi de l’envie d’enseigner à ses lycéens, de leur transmettre ce goût qui était le sien. L’étonnement laissa sa place à l’enthousiasme du jeune homme qui reposa son café doucement sur la table avant de se gratter l’arrière de la tête. D’une main agile et experte, il fit semblant de réfléchir, se rongeant les ongles puis se dessina les sourcils avec le doigt. Un petit rire sincère sortit de la bouche de Daniel qui regarda pendant quelques secondes son interlocutrice. « Peut-être pourriez vous m’apporter mon café tous les jours, me préparer mon repas et ranger par ordre alphabétique tous les dossiers de mes élèves. ». Levant lentement les yeux vers son assistante qui porte son café à ses lèvres sucrées, il fixa son expression un instant buvant à son tour une gorgée du liquide. Voir le visage déconfit de la jeune femme ne put l’empêcher de réprimer un nouveau sourire et de demeurer sérieux. Se rendant compte que sa blague n’était peut-être pas passée de la façon qu’il souhaitait, il baissa à nouveau les yeux. « En fait, ce que je peux vous proposer, c’est d’enseigner à ma place tous les jeudis. Comme ça, vous pourrez vous confronter à des petits tyrans dès maintenant. » souffla t’il doucement, en espérant rectifier le tire auprès de la charmante métisse. Haussant les épaules pour appuyer sa proposition innocente à ses yeux, il releva doucement son menton pour observer la réaction de la jeune femme tout en ajoutant « En espérant qu’ils ne vous dégoutent pas du métier. ». Toujours avec ce petit sourire en coin, Dan se sentit crouler sous le regard et l’enthousiasme, qu’il espérait non-feint de la jeune femme. Portant un regard sur son propre torse, un peu découvert par sa chemise, il escomptait une réponse positive d’Ashandra.
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MessageSujet: Re: 04. This is how I roll.   04. This is how I roll. EmptySam 21 Juil - 13:58

S’accrocher à un gobelet en plastique pour dissimuler son embarras était définitivement une très mauvaise idée. Un peu plus de pression sur les fines parois et elle finirait par briser le plastique blanc et renverser l’intégralité de son café sur ses genoux. Fixant la table avec une détermination effrayante, Ashandra ôta juste à temps ses doigts pour ne pas provoquer l’irréparable mais se trouva bien en peine de placer ses mains dans un endroit où elle n’aurait pas l’air idiote. Ce n’était pas comme s’ils étaient seuls après les cours, ou bien même qu’il représentait une menace, mais elle ne parvenait pas à se détendre en sa compagnie. Et les œillades gênées qu’ils avaient échangées ne faisait qu’accroître cette désagréable sensation de faiblesse. Était-ce son comportement qui le rendait lui aussi hésitant ? Elle ne pouvait que comprendre le désagrément d’avoir à endurer une conversation avec elle alors qu’elle semblait être redevenue une adolescente bégayante incapable de soutenir un regard plus de quelques secondes. La jeune femme se détestait tant dans ces moments de paralysie, et pourtant rien n’y faisait, elle n’arrivait pas à faire ce qui semblait naturel à tout le monde. En dehors d’une scène, elle n’arrivait pas à se tenir droite pour assumer un discours en public, inlassablement, elle finissait par se fermer comme une huître, rougir, murmurer puis se taire. Elle appréciait tout particulièrement les Second Chances pour cette force qu’elle parvenait à en tirer pour chanter et transmettre les messages des chansons choisies par leur coach en compagnie des autres choristes. Si seulement elle pouvait être un peu plus comme Cassandra, ou même la Ruby qu’elle avait revue par hasard. Dépasser sa timidité, le regard des autres, et se lancer seule dans le grand bain sans avoir peur de se noyer. Comment pouvait-elle espérer enseigner quoi que ce soit à des adolescents si elle n’arrivait pas à représenter ce qu’un adulte est censé être ? Comment aider un enfant à grandir alors qu’on a pas soi-même réussi à se défaire de ses complexes ? Coulant un regard dans la direction de Daniel, elle se sentait si consciente du regard des quelques autres enseignants dans la salle qu’elle aurait tout donné pour avoir le droit à une entrevue plus privée comme elle avait pu en avoir avec Rose Kitteridge. Elle n’avait pas besoin du secret d’une porte pour laisser libre cours à sa colère cette fois, simplement elle préférait croire que la discussion aurait pu mieux se passer dans d’autres circonstances, parce que c’était plus facile que de porter la responsabilité de l’échec cuisant vers lequel elle l’amenait. Sa voix tantôt trop forte, tantôt trop faible donnait une tonalité bizarre qui aurait dissuadé la plupart des gens de continuer, mais son tuteur ne semblait pas en veine de trouver une excuse pour s’enfuir. Rassurée pour les dix secondes à venir, elle prit une profonde inspiration avant de terminer son café d’une traite.

Après avoir posé maladroitement ses paumes à plat sur la table, elle noua finalement ses phalanges sur ses genoux. L’afro-américaine aurait été bien incapable de dire ce qui la mettait la plus mal à l’aise. Était-ce sa première rencontre en tête-à-tête avec son tuteur ou bien le fait que son tuteur soit devenu un homme ? Mrs Mauley avait beau avoir tous les défauts du monde, elle avait pour elle d’être une femme et de ne pas la rendre méfiante. C’était plus fort qu’elle après tout, ses relations avec des hommes avaient presque toutes mal tournées. Son père était en prison et ne lui avait jamais vraiment dit au revoir, son cadet la méprisait plus que tout au monde et ne cachait pas cette haine, son premier et dernier petit-ami en date l’avoir trahie au delà des mots, Peter Matterface s’était avéré être un goujat qui s’était joué de son amitié. Ne restait que son frère aîné en qui elle avait une confiance aveugle, et son ancien professeur auprès duquel elle avait passé tout un été au Mexique. Daniel Stanford était encore sur la sellette du jugement, en attente d’une étiquette qui déterminerait le degré de proximité qu’elle pouvait se permettre d’avoir. Elle avait beau se dire que cela ne changerait rien à leur relation maître-élève, il lui rappelait un peu Arturo. Il avait la même passion pour enseigner, le même dynamisme, le même âge sans doute. Cette lueur dans leurs yeux quand ils étaient face à une classe ne laissait pas de place possible à l’erreur. Ils avaient en eux ce feu sacré pour la transmission du savoir et la volonté de dépasser toutes les limites et les convenances pour atteindre leur but. C’était ce qui l’avait envoûtée chez le jeune professeur latin dont elle s’était entichée mais à qui elle n’avait jamais avoué ses sentiments. Son premier amour restait une blessure profonde, le second s’était terminé avant même de commencer lorsqu’elle avait appris la nouvelle de son mariage par email. Il ne se passerait jamais rien avec Daniel. Elle ne referait pas une deuxième fois l’erreur de confondre admiration et amour. Elle se l’était promis et ne reviendrait pas sur sa parole. De toute façon, il ne voyait rien d’autre qu’une étudiante difficile et timide en elle. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était d’apprendre tout ce qu’elle pourrait de lui, et de lui être utile dans la limite de ses moyens. Voilà tout. La réponse à sa question décontenança profondément la jeune femme qui malgré l’humour qu’elle espérait percevoir derrière ses mots, y lisait un jugement de ce qu’elle avait fait jusqu’à présent. Bien sûr... Elle ne saurait sans doute pas faire grand chose de plus de toute façon. Les cours de théories à l’université ne suffisaient pas à pallier son absence quasi totale de chance d’enseigner. C’était peut-être sa manière à lui de la remettre gentiment à sa place, lui faisant remarquer qu’elle n’était pas en mesure de proposer son aide. La gorge de la jeune femme se noua à cette idée. Son café était terminé si bien qu’elle tira une bouteille d’eau de son sac à main pour apaiser sa gorge devenue sèche sous le coup de la gêne. Posant ses lèvres contre le goulot, elle manqua de recracher sa gorgée à la proposition du professeur.

Ouvrant de grands yeux surpris, elle reposa la bouteille devant elle pour dévisager le jeune homme dans l’espoir de lire un signe d’humour. Mais cette fois, il avait l’air on ne peut plus sérieux ce qui ne fit qu’accentuer la peur de l’assistante qui voyait tout à coup les responsabilités s’accumuler alors que son esprit en était resté à la machine à café. «Je... Non ! Comment....» cherchant son souffle et ses mots, elle se tourna un peu plus vers son voisin de table pour essayer de lui faire face. «Je n’ai jamais... Je n’ai jamais donné de cours toute seule, je ne sais pas si je pourrais...» Troublée par la joie sincère qu’elle éprouvait à cette proposition, elle n’en demeurait pas moins sceptique. Elle n’était sans doute pas capable d’assurer un cours. Rien que l’idée la tétanisait. Jusqu’à présent elle avait deux ou trois fois fait du soutien, aidé des élèves pour des questions ponctuelles, surveillé des heures d’étude, mais rien de plus. Une heure seule face à eux. Non, non, c’était certain, elle n’en était pas capable. «J’ai encore trop de choses à apprendre, je ne... Je manque de confiance en moi, ils le sentent tout de suite, j’espérais apprendre un peu plus avant de...» Elle aurait aimé lire ses pensées dans son regard, seulement Dan ne cessait de détourner les yeux comme pour l’éviter et la jeune femme se sentit accablée par une vague d’impuissance qui étouffait l’enthousiasme dont elle aurait aimé savoir faire preuve à cette nouvelle. On lui donnait enfin sa chance et tout ce qu’elle était capable de faire, c’était de refuser.
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MessageSujet: Re: 04. This is how I roll.   04. This is how I roll. EmptySam 4 Aoû - 1:44

Bouder comme un enfant aurait été sa réaction la plus sincère après ce refus cinglant d’Ashandra. Il aurait aimé la faire culpabiliser avec son regard totalement bouleversé, presque sur le point de lâcher une petite larme avec laquelle il espérait faire craquer la jeune femme pour qu’elle reconsidère sa réponse. La comédie, il savait la jouer, ce n’était en aucun cas un problème pour le jeune professeur. Mais il ne l’utiliserait pas. En tout cas, pas avec elle. La déception pouvait se lire à travers les yeux azurés du fils Stanford qui regarda à l’extérieur. Dehors, il faisait relativement froid, un léger gel s’était posé sur les feuilles d’un chêne qui couvrait un banc occupé par deux jeunes tourtereaux. Il ne faisait peut-être pas un temps estival à l’extérieur mais en tout cas, certainement plus chaud qu’à l’intérieur. En effet, avec sa réponse, Ashandra venait de lancer un froid dans la conversation. Et fatalement, Dan ne savait pas quoi faire pour y remédier. En effet, il ne comprenait pas avant tout la réaction de la jeune femme. S’il avait été dans la même situation que l’assistante, il aurait sauté sur l’occasion pour mettre en pratique, emmagasiner le plus d’expérience possible, partager cette passion qui le rongeait au quotidien. En lieu et place de cela, il se coltinait le café matinal de son référant et prenait des notes en continus qu’il brulait le soir même sachant parfaitement que leur utilité serait très limitée. Dan ne voulait en aucun cas que la même trame se dessine pour son assistante, d’où cette question peut-être prématurée mais néanmoins sincère.

Le jeune professeur comprenait ses peurs, il les avait ressentis la première fois qu’il s’était positionné devant une classe. Stressé, les bras ballants, le néo-professeur n’imaginait rien de pire que cette scène qu’il n’avait cessé de ressasser dans son esprit la nuit précédente. Et une fois qu’il avait prononcé ses premiers mots, hésitant, il avait su qu’il avait fait le bon choix en devenant professeur. Et face à cette première expérience, sans aucuns regrets, Daniel ne souhaitait pas revenir en arrière et déchirer le contrat qu’il avait signé devant les yeux du Principal Figgins. Son balbutiement avait pu faire peur à ses élèves au départ, le stress. Puis une blague sortit de sa bouche, pas très bonne mais assez pour faire rire un élève. Et c’est là qu’il avait pris confiance en lui, en ses capacités. Et devenu le professeur qu’il était aujourd’hui. Mais cependant, il gardait toujours un peu cette déception de ne pas avoir pu goûter à cette sensation étrange puis passionnante auparavant. Et Dan ne souhaitait pas le même chemin à Ashandra, du moins la première partie. Le jeune professeur espérait qu’elle aurait elle aussi la passion de ce métier. En tout cas, il essaierait de faire de son mieux. Mais cette réponse ferme n’avait pas pour autant refroidit les ardeurs du jeune homme. En effet, lorsqu’il avait quelque chose en tête, il fallait beaucoup d’effort pour lui enlever. Et la réaction immédiate d’Ashandra ne le satisfaisant pas, il allait faire tout ce qui était en son possible pour que la situation revienne comme il l’avait imaginé.

Dan, n’osa relever ses yeux lorsque sa jeune assistante lui donna sa réponse. Il entoura doucement la tasse de café avec sa main et la porta à ses lèvres. Le jeune professeur y prit une gorgée, pensif. En reposant le liquide, il releva la tête et plantant ses yeux azurés dans ceux de son interlocutrice. Impassible, sans aucun sourire cette fois-ci, il observa la jeune femme, cherchant à percer cette carapace qui semblait impénétrable. Dan ne comprenait absolument pas cette décision, la peur, il la comprenait. Mais il ne pouvait l’accepter. Lorsque la charmante étudiante alla dire quelque chose, le silence gênant s’étant immiscé entre les deux, Daniel se baissa et fouilla dans son sac, il en sortit une large chemise. Sur le bout de carton plié et tordu dans tous les sens, on pouvait voir une écriture d’une main agile et souple. Moby Dick était inscrit sur le porte-documents. Le jeune professeur referma son sac avec précaution et fit glisser l’objet sous les yeux de son assistante, un brin surprise. Un petit rictus satisfait se lut sur le visage de Dan, qu’il s’empressa de caché, gêné par le regard d’Ashandra, plein d’incompréhension. Il rougit bêtement, comme il en avait l’habitude lorsqu’une fille posait un regard trop pesant sur lui. Sa timidité pouvait lui jouer des tours mais avec Ashandra, il se sentait bien même si parfois, le naturel revenait au galop. Posant ses mains devant lui, à quelques centimètres de celles de son assistante, il sembla calme, sûr de lui et de ce qu’il faisait. « Je suis tout sauf quelqu’un qui s’avoue battu après une seule minute de combat Miss Moon. » expliqua le jeune homme dans un premier temps, serein. Il repoussa ses mains vers lui et croisa les bras. « Tu … Vous voyez, j‘ai décidé de … comment vous dire ça … de vous pousser. Ca ne va peut-être pas vous plaire mais si vous ne le faites pas, je demanderai à Figgins de ne plus vous avoir comme assistante. C’est petit, je sais mais c’est moi qui décide … » continua le jeune professeur alors qu’Ashandra avait toujours du mal à cerner où il voulait en venir. Dan se gratta la tête avec une moue réfléchi puis passa une main dans ses cheveux. Pas sûr de lui, il poursuivit tout de même. « Entre vos mains, vous avez le cours des 1ère années. Vous allez leur donner ce cours sur Moby Dick. Vous allez être le professeur pour cette heure-là. J’avais tout préparé pour moi mais je crois qu’il vous sera plus utile. » . Lentement, Daniel prit son café et le porta à ses lèvres alors qu’il sentit la panique monter en Ashandra. Il ne lui ferait aucun cadeau pour le moment. Il porta un regard à sa montre et avec un petit sourire qu’il n’arrivait pas à retenir. Le jeune professeur l lui annonça la suite avec peu de fierté puisqu’il aurait préféré ne pas en venir à cette situation.. « Il vous reste trois minutes avant le début du cours. Bonne chance. Si vous avez la moindre question, je suis là. Et pas moyen d’y échapper Miss Moon. » . Dan sentit une bouffée de chaleur lui monter dans le corps. Il n’aimait pas ce qu’il était en train de faire, le chantage était pas forcément une arme qu’il appréciait utiliser contrairement à certains. Mais sa jeune assistante l’avait poussé dans ses retranchements. Et mieux ne valait pas pousser Dan trop loin.
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