Choriste du mois


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 04. Blondie War for Figgins.

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MessageSujet: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyMer 18 Juil - 23:10

Nabokov était définitivement un génie. Outre son talent et une plume à faire fondre les glaces des petites filles, Robin se disait que si les choses tournaient mal pour une raison ou pour une autre, et dieu sait qu'il y avait le choix, elle l'aurait pris comme avocat. Cet homme, Humbert Humbert (si ce n'était pas un prénom de taré déjà ?) avait impunément couché avec une fillette à peine plus âgée que dix ans pendant des années et pourtant, le lecteur se prenait de compassion pour lui, Robin en tout cas était toute dévouée à sa cause ! Était ce parce qu'elle savait ce qu'était la culpabilité ? Bien sûr elle n'avait jamais été officiellement sur le banc des accusés, mais pourtant elle avait été jugée et condamnée le même jour que Larry, quand le marteau du juge frappa contre le bois épais du tribunal, faisant ainsi résonner la sentence même après que dix années se soient écoulées.
Le livre ouvert et posé sur ses genoux, elle avait laissé son regard se perdre de l'autre côté de la fenêtre sans jamais rien fixer, comme si ses souvenirs formaient un écran opaque devant ses pupilles et qu'en cet instant précis elle était au Tribunal correctionnel de Seattle...

Rien de mieux que quelqu'un qui entre sans frapper dans votre bureaux pour vous tirer de vos pensées. Robin ne put réprimer un vif sursaut si bien que son bouquin échoua sur le sol avant de se faire lentement piétiné par une derby noire bas de gamme. La main tendue vers son livre, la jeune femme prit le temps a posteriori de vérifier l'identité du piétineur : Monsieur Figgins. « Monsieuuur Figgins...! » s'exclama t'elle en feignant la bonne surprise pour masquer son agacement. Proviseur ou pas, il pouvait encore frapper aux portes, et si en Inde il n'y avait pas de porte, elle lui installerait une cloche mais que diable un peu de politesse ! « Mrs Faithorn, j'ai une grande nouvelle ! » La tête toujours relevée vers ce petit homme apparemment moins gêné qu'elle de la regarder ainsi de haut, Robin lui chuchota fortement comme pour ne pas l'interrompre « Vous écrasez Lolita Monsieur. ». Il sourit un instant, croyant que cette petite grimace que Robin lui adressa était signe de complicité quand elle n'était qu'une expression de la condescendance incroyable qu'elle éprouvait pour son supérieur. Il libéra finalement le livre, laissant Robin se relever à sa hauteur, enfin, un peu plus haut même ! « Donc ? » « Ah oui asseyez vous. Mrs Faithorn, j'ai une grande nouvelle. » Continuer de sourire était bien la seule chose à faire devant tant de pathétique. Il lui annonçait cela comme s'il allait retirer le drap rouge qui recouvrait le Parthénon restauré style bahaus épuré post moderne. Elle opéra une légère rotation tout en retournant discrètement à son livre. Il allait être difficile de l'écouter parler avec ce ton monocorde quand en même temps le journal de Humbert Humbert venait d'être découvert par la mère de Lolita, objet des fantasmes relatés dans le dit journal, imaginez un peu ! « Quelle est elle ? »
« Miss Holliday se présente face à vous pour le poste d'adjointe à la présidence du conseil d'administration ! » Aussi sec Robin ferma son le clapet à Nabokov et fixa d'un regard écarquillé Figgins dans les yeux. « QUOI ? » « Oui nous venons de recevoir sa candidature aujourd'hui même. » L'excitation apparente de ce petit homme qui frappait presque dans ses mains sous l'effet de la jubilation incroyable qu'il affichait ne pouvait venir que d'une chose : son imaginaire de petit indien avait vite fait de voir deux blonde élancées, belles et fraîches se battre pour nouer sa cravate avant les conseils d'administration... « En quoi est ce une bonne nouvelle pour moi ? » Le regard suspect en coin laissa finalement Figgins un peu moins jovial que la seconde précédente. « Et bien c'est une bonne nouvelle pour le lycée, c'est bien ses intérêts que vous portez et comptez défendre. Avec de a concurrence, aucun doute que nous aurons à faire à des projets ambitieux et audacieux, j'en suis sûr ! » Son air de lutin du Gange avait finalement refait surface avant qu'il ne quitte définitivement la pièce.

Aussitôt seule, Robin croisa les bras et finit par afficher comme elle le voulait le mécontentement incommensurable que lui apportait cette nouvelle. Elle se mordillait les lèvres, tournait sur sa chaise mais rien n'y faisait, la course à la victoire allait être plus compliquée que prévue ! « Quelle garce ! Happy Holliday, tu ne perds rien pour attendre ! »
Elle quitta son bureau à son tour et traversa les couloirs avec cette rage folle qui faisait s'écarter les élèves sur son passages. Ses cheveux battaient le vent qui semblait lui faire face jusqu'au bureau de sa nouvelle ennemie, mais imperturbable, elle gardait cette allure de conquérante, car c'est bien dans cet état d'esprit qu'elle s'en allait parlementer avec l'adversaire. Robin pouvait se montrer diplomate, et c'est pourquoi elle s'arrêta à la cafetaria pour apporter comme tribut une tartes aux mûres, histoire de papoter devant un collation qui finirait d'endormir Miss Sunshine pour la voir finalement abdiquer aussi sec !
Robin ne frappa pas devant le bureau d'Holly, elle y pénétra comme si ce territoire était sien. « Hollyyyy ! » Elle posa délicatement la tarte sur son bureau avant de s'asseoir pour commencer à couper avec dextérité huit part. « Nous ne passons pas assez de temps ensemble tu ne trouves pas ? Et pourtant, nous allons être si proches... » Elle faisait tournoyer la tarte à vitesse grand V en donnant quelques coup de couteau vifs et précis. « Et bien oui, la compétition rapproche toujours un peu ! Je n'ai jamais plus approcher une fille que lors de mes compétitions de roller derby, en particulier à l'occasion d'un fauchage... » Elle glissa un sourire en coin à Holly qui paraissait pour le moment perplexe. En réalité, Robin n'avait jamais fait de roller derby mais peu importait les faits ! « Figgins vient de m'annoncer que tu te risquais à proposer ta candidature pour le conseil d'administration, petite cachotière ! Mais fêtons ça ensemble... » Elle tendit une part à Holly sans assiette tandis qu'elle se sortait pour elle une cuillère de son service personnel en argent. « Alors pourquoi... cette inscription inattendue ? » Robin souriait autant qu'elle le pouvait mais elle était bien plus concentrée à fusiller du regard et à observer les dents de Holly qui allait bientôt mordre dans cette part de tarte, qui risquait, elle l'espérait, de se rompre dans ses mains. C'était puéril certes, mais les enfants sont cruels !


Dernière édition par Robin Faithorn le Jeu 23 Aoû - 12:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyLun 23 Juil - 19:03

Ce matin-là, la blonde avait eu un peu de mal à sortir du lit. Elle avait passé la veille à récurer le rez-de-chaussée jusqu'à pas d'heures, et s'était couchée à une heure pas très raisonnable pas conséquent. Depuis le départ imprévu de sa colocataire, Holly était donc obligé de tout faire dans la maison, ce dont elle avait perdu l'habitude. Cette maison était bien plus grande que son ancien appartement, qui était vraiment petit à côté. De plus, elle avait une adolescente avec les hormones en ébullition à s'occuper, ce qui était loin d'être simple. Elle essayait donc d'accomplir toutes ces tâches aussi bien qu'elle le pouvait, même si de temps à autres, il s'avérait que ça pouvait être un désastre. Il fallait bien avoué que faire les tâches ménagères n'était pas l'un de ses points forts, ni l'une de ses passions d'ailleurs, contrairement à sa rivale rousse, Emma.

Elle s'était donc tirait hors de son lit tant bien que mal, s'était préparée, avait déjeuné, mais lorsqu'elle allait passer le pas de la porte, son téléphone sonna. C'était Monsieur Figgins à la grande surprise de la remplaçante. Qui aurait cru que le directeur de McKinley savait comment fonctionner un téléphone, car bien que la blonde n'ait rien contre lui, au contraire c'était quelqu'un de gentil, il fallait bien l'avouer, il était loin d'être très futé ou très doué avec la technologie. Finalement, après quelques mots de pure politesses échangé avec l'Indien, il lui déclara avoir reçu sa candidature pour faire partie du conseil d'administration. Elle remercia le directeur, et raccrocha. Elle était enfin soulagée de savoir que sa lettre était parvenu à Figgins, c'était même une très bonne nouvelle. La jeune femme avait décidé de se présenter pour ce conseil car c'était une excellente opportunité pour elle. C'était l'occasion pour elle de devenir le bras droit du dit Figgins, et d'avoir une place un peu plus importante que simple remplaçante au sein du lycée. Cela faisait déjà de nombreuses années qu'Holly était remplaçante à McKinley High, et même si elle remplaçait dans d'autres lycées aux alentours, c'était dans celui-là qu'elle travaillait le plus, et par conséquent qu'elle passait le plus de temps. Elle connaissait bien tout les professeurs, et autres personnes qui travaillaient dans l'établissement, et s'entendait avec la plupart d'entre-elles, à quelques exceptions près.

Donc après ce coup de fil inattendu, elle partit enfin en direction du lycée afin de donner les quelques cours de sociologie qui lui avaient été assigné pour la journée. Elle remplit toutes ses fonctions lors de cette mâtiné, puis s'était rendu dans son bureau pour corriger quelques copies en attendant sa prochaine heure de cours. Car oui, Monsieur Figgins lui avait enfin donné un bureau, un vrai ! Elle n'était plus obligé de remplir sa paperasse ou de répondre au téléphone dans un placard à balais qu'elle devait en plus partager avec le concierge. Ce temps-là était révolu !

Elle aurait pu finir de corriger toutes ses feuilles avant de devoir aller faire cours, mais s'était sans compter sur une visite imprévue. Alors qu'elle remettait en place une photo d'elle et son frère qui se trouvait dans un coin de son bureau, une tornade blonde fît irruption dans son bureau. La professeure releva la tête surprise voulant savoir qui venait de briser son moment de tranquillité. Ce n'était personne d'autre que sa collègue Robin Faithorn, professeure de littérature depuis quelques temps déjà. « Robin ! Quel plaisir de te voir ! » dit-elle d'un ton incertain, en haussant un sourcil. La remplaçante suivit la jeune femme des yeux, s'approcher de son bureau et déposer une tarte qu'elle avait apporté avec elle, sur le tas de copie qu'elle était en train de corriger. D'après ce qu'elle déclara alors qu'elle coupait sa tarte en plusieurs parts, elle devait être au courant de l'inscription récente de la blonde au conseil d'administration. La professeure la laissa continuer, fixant la tarte tournoyer sur son bureau, et priant pour que rien ne tombe sur les copies de ses élèves, car elle ne savait pas quoi leur dire si elle devait leur rendre une feuille pleine de mûres. Elle écoutait d'une oreille attentive sa collègue et plus récemment concurrente. Elle essayait de sourire tant bien que mal, même si elle était plutôt perplexe, surtout avec cette histoire de roller derby un peu étrange. Holly n'avait rien contre Robin, c'était une très bonne professeure, très intelligente, qui avait l'air plutôt sympathique, mais à qui elle n'avait adressé la parole que très rarement. Mais à ce moment précis, elle lui faisait un peu peur. Toute l'excitation qu'elle essayait de faire passer, semblait quelque peu fausse. Elle finit par en venir au fait, en lui disant concrètement que Figgins lui avait annoncé son inscription. Holly lui fit son plus grand sourire alors que cette dernière lui tendait une part, qu'elle attrapa tant bien que mal. Finalement, Robin posa la question fatidique à la blonde : Pourquoi c'était-elle inscrite ? Holly était certaine d'une chose : Cette prof de littérature mourrait d'envie de savoir pourquoi, car au fond, la blonde avait la très nette impression que cette Faithorn ne voyait pas d'un très bon œil cette nouvelle inscription. Elle pouvait la comprendre après tout, mais elle ne souhaitait pas se faire des ennemis. « Et bien, on va dire que depuis le temps que je suis ici, j'ai pensé que c'était une très bonne opportunité pour moi. Et puis j'ai besoin de changement et d'avancer un peu dans mon boulot, c'était l'occasion parfaite après tout ! » répondit la remplaçante en souriant. La blonde mordit à pleine dent dans la part que lui avait donné sa collègue, en prenant soin de ne pas en mettre partout. « Délicieuse cette tarte dis moi ! » déclara t-elle après avoir avalé sa première bouchée. Elle fronça légèrement les sourcils, un mince sourire sur les lèvres avant de reprendre la parole « Et toi ? Pourquoi t'être inscrite ? ». Si Robin se renseignait sur elle, la blonde pouvait bien se renseigner elle aussi sur la concurrence ?
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MessageSujet: Re: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyMer 25 Juil - 22:06

Mademoiselle Holliday avait donc besoin d'avancer dans sa vie proffessionnelle... Robin donne un coup de couteau franc dans la tarte, de la même façon qu'elle aurait poignardé la chair d'une rivale tout en fixant cette dernière dans les yeux d'un regard ferme et dur. Elle quitta instantanément cette expression pour un large sourire puis abaissa le couteau pour couper lentement la dernière tranche de cette tarte en s'exclament avec une surprise enthousiaste et totalement feinte « Ah oui... Intéressant ! » Holly porta enfin la part qu'elle tenait avec précaution dans sa main à ses lèvres. Robin s'élevait de sa chaise et entrouverait graduellement la bouche sans cacher un sourire à mesure que l'ascenssion de la dite part progressait jusqu'aux lèvres rosées de sa voisine. Elle guettait ses gestes comme un chien à la table qui attend les miettes qui tombe, mais loin d'être une chienne, Robin éspérait plus humainement que la pâte se brise et laisse le flot de mûre qu'elle soutenait sombrer dans les mains et sur les copies d'Holly. Bien sûr que ce 'était pas très mature, mais la professeure de Littérature n'avait aucun problème avec ça. Les plus grands écrivains n'avaient pas la maturité d'esprit requise pour entrer dans le secondaire, Larry le premier. Tout cela n'entachant en rien leur génie, un génie qu'elle admirait chez beaucoup d'auteurs, mais avouons le... elle n'avait pas d'exemples en tête mais les hommes de lettres étaient de grands gamins, les femmes par contre s'était autre chose.
Malheureusement, Holly Holliday mangeait la tarte aux mûres avec presque un peu de classe, et sîtot qu'elle eut attrappé sa bouchée, Robin se laissa tomber sur sa chaise, referma la bouche et laissa échapper un soupir de décéption. La blonde d'en face s'enquit même de complimenter la tarte. Robin porta une main à sa poitrine et inclina la tête tout en retroussant les lèvres, de la même manière qu'elle se serait extasiée devant un chiot. « Oh tu as cru que je t'avais fait un gâteau ! » Elle se rapprocha puis pris le ton de la confession. « En fait, tu devras remercier le personnel de la cafétaria qui ne jette les restes qu'à partir de seize heures. »

Holly semblait depuis le début assez... mal à l'aise. Pourtant, Madame Faithorn n'avait pas été désagréable une seule fois, pas encore du moins, ni ostenssiblement. Elle gardait cet air angélique et banlieusard surfait, celui qu'elle arborait quand elle était hypocrite. Elle avait parfaitement consciente que son jeu n'était pas parfait et qu'on décelait facilement avec un peu jugeote ce qui pouvait faire défaukt à sa sincérité parfois, mais était ce vraiment son but d'avoir l'air crédible ? Non. Pas avec ce type de personne. Un détécteur de mensoge aurait été mis à rude épreuve s'il s'agissait de la police, d'un traficant ou d'un prêteur sur gage, assurément. Et pour cause, on ne l'avait encore jamais attrapé, même durant ses dix années de solitudes et de débrouilles. Les faux papiers, les mensonges, les arnaques, tout ça elle avait du l'accomplir seule, et si elle ne s'était jamais trop épenchée sur le sujet avec Larry, consciente qu'il vivait de son côté une incarcération qu'elle n'avait pas à lui envier, cette époque de sa vie avait été un chalenge pour elle.
C'est aussi pour cette raison qu'elle se permettait avec les habitants de Lima de se montrer si ouvertement méprisante et hautaine parfois, jouant les voisines et collègues adorablement garce. Aucune de ces femmes, aucune, n'avait sûrement enduré ce à travers quoi elle était passée, et pour cette raison, elle n'avait aucun respect à avoir pour celle qui ne le méritait pas. Des deux protagoniste du couple Faithorn, Robin était assurément la plus manipulatrice mais également celle qui menaçait de perdre son sang froid au quotidien. Elle était la moins patiente et pourtant Larry était le plus fougueux. Il lui avait d'ailleurs reproché plusieurs fois sur le ton du conseil cette véhémence souriante dont elle faisait preuve avec ses semblables depuis leur arrivée à Lima. Robin tentait de faire des efforts réellement, mais dans une situation comme celle ci,, cela lui était difficile.
Par exemple, elle ne supportait pas cette innocence sincère avec laquelle Holly s'exprimait. Elle était trop joviale et insouciante, comme si elle n'avait pas conscience de l'erreur qu'elle avait commise : elle s'était dréssée contre elle ! Elle avait fichu en l'air tout ses plans et venait ensuite la complimenter sur la tarte de la cafétaria, en voilà une qui ne manquait pas de toupet non plus ! Elle semblait jouer dans la cour des gentilles, mais Robin avait appris à ne jamais sous estimé une adversaire. Etrangement, la dexterité avec laquelle elle mangeait sa tarte la mettait sur ses gardes. Si cette part s'était échouée sur ses genoux, pour sûr Holly Holliday aurait été rangée dans le casier des gourdes, quand son prénom lui avait déjà reservé sa place.

Cette dernière, non contente de se payer sa tête sans le savoir, décida d'arpenter la pente glissante des motivations de Robin. Si seulement pouvait elle lui dire la vérité, cette pimbêche aurait fui en courant. Quoique c'était peut être possible, de la faire fuir. « Moi ? Pour Figgins évidemment. Il ne veut pas que ça se sache, et je compte bien évidemment sur ta discrétion, mais... il attend beaucoup de moi... » Elle fit glisser lentement ses mains sur ses cuisses puis continua sur le même ton ejôleur. « Proffessionnellement ET personnellement. » Satisfaite de la tête médusée que faisait sa collègue à l'idée de cette révélation dont Robin se fichait qu'elle soit prise au sérieux ou non elle pivota légèrement sur sa chaise pour s'emparer de sa cuillère et prendre un morceau elle aussi de cette délicieuse tarte. Elle reprit sur d'un air plus léger cette fois ci. « Disons que moi aussi, j'ai besoin d'avancer, j'en ai VRAIMENT besoin. C'est nécéssaire et primordial et cela va au delà de simples ambitions proffessionnelles de bas étage, sans offensse bien sûr ! »
Elle mit la cuillère dans sa bouche puis s'enfonça dans sa chaise. Elle avait conscience que Holly devait être de plus en plus perplexe face à son attitude et cela la faisait jubiler. Mais cet amusement n'allait qu'un temps, elle n'était plus au jardin d'enfant et rêver de voir la tarte se rompre sur les copies n'était plus suffisant. Elle lêcha langoureusement la cuillère jusqu'à son bout puis la garda à hauteur de sa tête pour la faire se balancer comme un pendule. « C'est pour cette raison que je compte bien t'écraser. Littéralement s'il le faut. »
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MessageSujet: Re: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyJeu 26 Juil - 16:04

La professeure de littérature semblait porter un faux intérêt aux motivations de la blonde, et de plus elle faisait plutôt peur avec ce couteau dans les mains ! Bien que la jeune femme ne lui ai jamais rien dit ou fait de mal, Holly se méfiait quelque peu car son comportement était plutôt étrange envers elle ce jour-là. Ses sourires semblaient faux, ses paroles qui tentaient d'être gentilles semblaient malgré tout vide de sens. C'était plus que clair que toute cette gentillesse n'était pas gratuite, si elle était là, c'était en quête d'information qui pourrait l'aider. Même la façon dont elle l'a fixé lorsque la blonde mordit une première fois dans sa tarte faisait peur. Holly commençait sérieusement à se poser des questions sur sa santé mentale.
Finalement, elle daigna s'asseoir, ce qui rassura quelque peu la remplaçante, elles étaient au même niveau à présent, les risques étaient diminués de moitié. Mais lorsqu'Holly voulu se montrer aimable et la complimenta sur la tarte, cette dernière sembla se moquer légèrement d'elle. Elle sembla même surprise en voyant que la jeune femme avait cru qu'elle avait le gâteau. En réalité, qu'elle l'ait fait ou non, ça ne changeait pas grand chose, dans tout les cas la professeure voulait juste se montrer polie envers elle, mais si ça lui faisait plaisir de la prendre pour une gourde ! Robin lui dit alors de remercier le personnel de la cafétéria qui ne jetait pas les restes avant seize heures. Ce n'était pas comme si ça la surprenait en même temps. Elle esquissa un sourire « J'y penserais. »

La professeure ne savait grand chose à propos de cette Madame Faithorn. Elle était mariée à un certain Larry qu'Holly n'avait pas souvenir d'avoir déjà croisé auparavant. Elle était professeure de littérature et membre du chorale à ce qu'on disait, mais en dehors de ça, la blonde n'en savait pas beaucoup plus. De plus, elle était assez mystérieuse comme femme, et ce n'était pas le peu qu'elle lui avait parlé qui allait l'aider. Ce fût pour cette raison que la remplaçante lui demanda ses motivations pour le poste. Et la réponse était des plus curieuse, mais il était très simple de voir que la jeune femme se payer sa tête. Car elle lui répondit que c'était pour Figgins, comme si s'était crédible ! Soit elle prenait vraiment Holly pour une imbécile blonde, soit elle voulait la déstabiliser, ou bien même les deux. Peu importait ses motivations, la professeure ne voulait pas se laissait faire par sa collègue. La professeure de littérature enfonça un peu plus de clou avec une autre phrase pleine de sous-entendu. Elle hocha la tête comme si elle croyait à ce joli mensonge et répondit tout de même « Ce n'est pas comme si ça m'étonnait. ». Qui cherche, qui trouve, Mademoiselle la conseillère d'orientation en avait déjà payé les frais. Holly n'était pas méchante, bien loin de là, mais elle n'aimait pas pour autant que les gens se paye sa tête, et elle était loin de se laisser faire dans ce genre de situation. Et puis avec ses airs aguicheurs, elle le cherchait un peu aussi.

Elle finit tout de même par dire plus sérieusement ses vrais motivations – enfin quelque chose de plus crédible du moins. Elle aussi avait apriori besoin d'avancer, elle insista d'ailleurs beaucoup sur ce point. Elle déclara que s'était loin des ambitions professionnelles de bas étages, en clair de celles d'Holly, même si elle lui dit de ne pas mal le prendre. La remplaçante la regardait, à la fois perplexe et intriguée par cette femme. Ou voulait-elle en venir ? A quel jeu jouait-elle ? Elle préférait ne pas trop s'étendre, car cette Robin ne semblait pas des plus fiables finalement. Même si au départ, elle n'avait aucun apriori sur elle, depuis qu'elle avait débarqué à l'improviste dans son bureau quelques minutes plus tôt, Holly ne savait plus trop quoi penser d'elle. Un peu folle ? Mythomane ? Peut-être n'était pas seule dans sa tête. Dans tout les cas, il fallait qu'elle se méfie d'elle. « Je vois. » déclara t-elle sobrement, avant de prendre un nouvelle bouchée de sa part de tarte. Lorsque Madame Faithorn reprit la parole, Holly se rendit compte à quel point elle devait se méfier d'elle. Elle comptait l'écraser, voilà ce qu'elle venait de dire. Elle tenait donc beaucoup à ce poste, et ce n'était donc réellement pas pour de simples ambitions professionnelles. La blonde haussa un sourcil à cette déclaration, alors qu'elle avalait sa bouchée de tarte. Robin jouait avec sa cuillère, avec un air de tueuse en série, ce qui n'avait pas de quoi rassurer en réalité. Mais la remplaçante ne perdit pas la face, et ne laissa rien transparaître. Un instant, au vue de sa détermination, elle eut peur qu'elle n'ait empoisonné la tarte, puisqu'à priori on pouvait s'attendre à tout de sa part. Elle jeta un coup d'œil à sa part, puis à son interlocutrice, toujours aussi plongé à jouer avec sa cuillère. Peu importe ce qu'elle comptait lui faire, Holly n'était pas effrayée par la blonde, elle était bien déterminé à avoir elle aussi ce poste. Au départ, elle comptait jouer cette compétition à l'amiable, mais si Robin ne voulait pas faire ainsi, alors la guerre était ouverte. Elle s'installa plus confortablement dans sa chaise, tenant toujours la fin de sa part de tarte, et fixa la jeune blonde. « J'aimerais bien voir ça, je n'ai pas peur de toi. »
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MessageSujet: Re: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyVen 3 Aoû - 13:49

Intérieurement, Robin bouillonnait de colère. Si elle avait encore son look pseudo punk des années quatre vingt dix elle n'aurait sûrement pas tenté de le cacher, mais cette fois elle se trouvait dans son chemisier blanc 100% coton et sa jupe de tailleur taille haute qui soulignait sa taille gracile, et dans cette tenue, il fallait garder une certaine classe Mais tout de même ! Si Holly connaissait les réelles motivation de sa collègue de littérature, aurait elle fait profil bas pour céder le passage sans broncher ? La question restait insolvable et inutile puisque de toute les manières, c'est ce qui allait se passer, il fallait que cela se passe ainsi. Depuis que Madeleine Wild avait fait appel à la police après cette affaire de drogue trouvée dans un casier, il fallait au couple Faithorn assez de pouvoir dans l'enceinte du lycée pour mener leurs affaires dans la plus grande tranquillité d'esprit et une place au sein du pouvoir éxécutif de McKinley ne serait pas de trop. Qu'allait faire Holly de cette place ? Rien de constructif, assurément. C'est ce dont Robin était persuadée. C'était comme donné du foi gras à un porc, du pur gachis. Malheureusement, de tout ça miss Holliday ne semblait pas en avoir conscience et l'énorme érreur qu'elle commettait ne lui parraissait pas si enorme que cela.
Toujours au fond de son siège, Robin stoppa le balancement de sa cuillère quand Holly l'imita en s'enfonçant dans son fauteuil pour lui annoncer qu'elle n'avait pas peur d'elle. Robin ne put s'empêcher d'arcquer un sourcil et serra le manche de la cuillière un peu plus fort dans sa paume. Pour qui se prenait elle avec ses airs de Mad Men à la manque ? Elle n'était pas en position de jouer les femmes de pouvoir, elle n'était que remplacente et clairement en manque d'occupation. Robin voulut lui conseiller d'aller tondre la pelouse de son gazon comme une bonne ménagère pour passer le temps plutot que de venir essayer de lui subtiliser sa place mais elle respira un grand coups au lieu de cela, consciente qu'il fallait rester subtile. Mais pour combien de temps ? « Ah vraiment ? » Elle reprit une bouchée de tarte et soutint le regard de Holly d'un air innocent. « C'est bien. C'est même mieux ! Quand je faisais du roller derby chez les Bitchy Doll Destroyer, ce que je détestait par dessus tout c'était les froussardes, celles qui manquaient de franchise dans leurs assauts. Une fille téméraire et rentre dedans, permet moi l'expression, c'était bien plus jouissif de lui casser la jambe pour l'envoyer valser dix mètres derrière. » Elle se redressa en prenant sa mine malicieuse et continua. « Quand on repassait devant elle au tour suivant, rien n'était mieux que de les contempler elle et leur ego défait, comme des carcasses échouées sur la piste. » Elle rit timidement puis se dit soudain qu'elle était sûrement allé trop loin dans le sadisme mais tant pis, elle savait pertinemment qu'elle ne parviendrait pas à garder son calme plus longtemps.
Dans sa jeunesse, Robin avait du apprendre à se faire entendre parmi la bande de caid de son frère. Tout ces gros durs ne l'écoutait pas vraiment la première fois, ils ne lui faisaient même pas confiance et pour y remédier, la jeune fille avait pris l'habitude de ne jamais se laisser marcher sur les pieds. C'est ce tempérament de feu qui avait séduit Larry, il était d'ailleurs l'un des seuls à l'avoir prise au sérieux dès le premier regard. Sauf que cette matière inflamable qu'était la jeune Westwick était un peu moins la bienvenue une fois devenue Faithorn. Si Larry était là, elle le savait, il lui dirait de se calmer, de garder la face, de faire profil bas et de toujours penser à leur couverture. Oui, mais les couvertures donnait chaud !

Ses nerfs toujours mis un peu plus à vifs alors qu'elle ressassait cette absurdité que représentait la candidature de sa collègue, Robin finit par se lever, las d'agiter le pieds pour se calmer. Les mos jointes devant elle, elle se tourna vers sa rivale, le sourire aux lèvres. « En tout cas sache que si tu n'a vraiment pas peur, cette bataille va être un régal, pour toi, et surtout pour moi ! Je te promet de jouer fair play ne t'en fait pas et je me ravi de ta candidature, il n'y a aucun doute la dessus. Je sais juste que je vais l'emporter, mais je te promet de faire les choses bien une fois sur le siège voisin de celui de notre petit indien ! » L'air toujours innocent et franc de Blondie Holliday l'insupportait de plus en plus. Robin avait cette désagréable impression d'être dans la scène d'un soap dans laquelle tout les spectateur verrait irrémédiablement en elle la méchante. N'était elle pas celle qui s'était faite avoir dans l'histoire. Elle voulait que Holly sorte de ses gonds, juste pour se défouler une bonne fois pour toute sur cette tête de smiley rayon de soleil !
Incapable de rester classe plus longtemps dans sa jupe tailleur, Robin s'avança et plaqua ses deux mains sur le bureau, face à Holly. Elle avait quitté son air innocent à présent et n'était plus décidée à jouer la comédie. Elle voyait Larry d'ici en train de rouler des yeux en signe de désaprobation mais peu importait. Elle ne ferait qu'une bouché de cette pimbêche. « Soyons hônnete l'une envers l'autre Holly, que va tu faire de cette place si par miracle tu l'obtiens ? Rien, absolument rien. Personne n'a besoin de d'une miss Sunshine au conseil d'administration pour jouer les potiches qui donne la pêche, on va bien assez de prozac pour ça. Alors je te conseille de retirer ta candidature car sinon, je peux te promettre que tu vas le regretter... » Sans quitter Holly des yeux, elle empoigna le plat qui contenait encore six belles tartes blindées de mûres coulantes et juteuses. « Il n'y a aucun doute, la compétition risque d'être un regal, mais pour toi ce sera un désastre, et si tu veux en avoir un avant goût, reprend donc une part de tarte... » Sans attendre elle fit glisser le plat le long du bureau, emportant au passage les copies sur son chemin, si bien que la tarte s'effondra maginfiquement sur la poitrine Holliday, à présent garnie d'une couleur bleu violacée intense.
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MessageSujet: Re: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyMar 21 Aoû - 19:45

Il y avait vraiment quelque chose qui clochait chez cette Robin Faithorn. Était-ce la parfaite blancheur de son chemisier sans aucunes tâches, sa jupe si parfaitement ajustée, ou son air supérieur qui agaçait au plus au point Holly. Elle avait pourtant eut de bonnes impressions sur la professeure au départ, mais finalement, après avoir réellement parlé avec elle, elle s'était rendue compte que c'était loin d'être quelqu'un d'appréciable. Son regard de fouine posé sur elle ne présageait rien de bon. Mais la blonde ne savait pas trop comment réagir avec une personne comme Madame Faithorn. Et puis depuis l'épisode de son altercation avec la rouquine Pillsbury dans la salle des professeurs, la remplaçante n'avait aucune envie de se faire remarquer une nouvelle fois. Il est vrai que cette histoire avait fait parler des deux, même si ça n'en était jusqu'au main – bien que s'en était pas si loin. Elle allait tenté de garder son calme et la jouer fairplay.

La professeure de littérature tenta une nouvelle fois de l'intimidé avec l'une de ses histoires saugrenues de roller-derby après qu'Holly lui ait dit qu'elle n'avait pas peur d'elle. La blonde l'écouta d'une oreille en levant les yeux au ciel. Une sadique cette Robin, ça aurait presque pu faire peur. La remplaçante hocha la tête exagérément « J'imagine en effet. ». La professeure continua, tenta une nouvelle fois de l'intimidé. Elle parla encore de sa prochaine et surtout imaginaire victoire écrasante sur Miss Holliday, et s'imagina assise à côté du principal Figgins. Cette fois-ci encore Holly fit mine de ne l'écouter qu'à moitié, un sourire forcé sur le visage. Elle se redressa finalement sur le devant de son siège, et croisa ses doigts au dessus de ses quelques copies. « C'est marrant de voir à quel point tu te complais dans ce petit rêve. Mais le réveil risque d'être brutal si tu veux mon avis, puisque d'après les dires, j'ai toute mes chances. » déclara Holly d'une des plus calmes en léger sourire étirant toujours ses lèvres.

Mais cette dernière ne sembla pas vouloir garder son calme plus longtemps alors qu'elle plaqua ses mains violemment contre le bureau. Holly ne montra aucun signe de faiblesse, ne bougeant pas d'un pouce et continuant à fixer sa rivale dans les yeux. La Faithorn la menaça une fois de plus, et alla jusqu'à lui dire de retirer sa candidature et que dans le cas contraire, elle le lui ferait regretter. Elle n'allait pas lui faire ce plaisir, pour rien au monde elle ne retirerait sa candidature pour ce poste. « J'aimerais bien voir ça Faithorn. Tu peux toujours espérer, mais je ne vais pas me retirer de la compétition pour ce poste, même pas en rêve. » répondit la blonde, toujours aussi calmement. Enfin, elle haussa un sourcil interrogateur lorsque la professeure prit le plateaux encore rempli de tarte qui dégoulinait de partout. Holly ne voyait pas trop où voulait en venir la professeure et son regard sournois l'inquiétait un peu maintenant qu'elle était armée du plateau. Mais les paroles de sa rivale auraient dût l'avertir. Elle vit la blonde déposer de nouveau le plateau sur le bureau puis le pousser vigoureusement jusqu'à ce qu'il tombe sur le joli chemisier bien blanc de la remplaçante. Elle s'écarta en arrière, surprise puis releva les yeux vers Robin. Comment avait osé ? Elle la fixa d'un regard noir. Elle jeta un coup d'oeil à son haut à présent presque bleu, recouvert de morceaux de tarte et d'un tas de mûres. Elle écarta quelques mèches de cheveux prises dans le désastre, qu'elle repoussa en arrière. Prenant appuis sur les accoudoirs de son fauteuil d'un air décidé, elle se leva et contourna son bureau, évitant de glisser sur l'une des copies tombées au sol. De cette façon, elle se retrouva face à la professeure Faithorn. Elle ne sépara pas de son petit sourire. « Je ne suis toujours pas effrayer par toi Robin. » dit-elle en hochant négativement la tête. « Au contraire, ta petite tentative d'intimidation ne fait que renforcer mon envie d'avoir ce poste, et de t'écraser comme tu as écrasé cette tarte sur mon chemisier. ». Elle attrapa un morceau d'une part qui était resté collé sur le haut de son chemisier. « C'est de bonne guerre finalement, ça veut dire que tu as peur de moi en fait, sinon pourquoi te donner tant de mal ? ». Elle jeta regarda ses mains barbouillées de mûres et de morceaux de pâtes. « C'est une bien jolie que tu as là, mais laisse moi le remettre un peu mieux. ». Elle n'attendit pas l'avis de la principale concernée, et s'approcha d'un pas et fit mine d'épousseter les épaules de sa rivale, les graissant alors de ses mains violettes. Elle plongea ses grands yeux bleus dans le regard de fouine de l'autre blonde et hocha la tête « C'est bien mieux ainsi. ». La vengeance est un plat qui se mange froid, mais pas dans tout les cas, même si elle savait que Robin n'allait pas en rester là, avec un chemisier qui devait certainement valoir une belle somme, tâché de mûres.
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MessageSujet: Re: 04. Blondie War for Figgins.   04. Blondie War for Figgins. EmptyMer 22 Aoû - 3:55

Quel délice pour les yeux ! Non seulement Holly était couverte de cette couleur bleutée exquise et visqueuse, mais mieux, elle semblait enfin se mettre en colère. Robin soutint le regard noir que lui lança miss Holliday avec une certaine satisfaction sans pour autant esquisser un seul sourire. L'heure n'était plus à la complaisance, la guerre s'était réchauffée et c'est la tarte qui en avait fait les frais. Elle paraissait offusquée. Robin se redressa pour la laisser admirer les dégâts dont elle se félicitait et posa les mains sur ses hanches prenant ainsi un air victorieux. Décidément, l'adversaire n'était pas de taille et c'était là une excellente nouvelle. Holly effleura du bout des doigts les morceaux de mûres qui tapissaient maintenant son haut comme un soldat de guerre aurait tâté une blessure pour évaluer la gravité de la plaie. Si seulement les attaques à la tarte pouvaient être mortelles ! Écartant les cheveux de son visage, elle prit ensuite appui sur son fauteuil pour se lever à la hauteur de Robin, cette dernière ne quittant pas ses positions. Pour elle c'était fini, elle quitterai bientôt ce maudit bureau, juste après avoir pris le temps de constater sa victoire. La situation post-défaite de mademoiselle la remplaçante en chef devint d'autant plus drôle que celle ci glissa sur une copie meurtrie durant la bataille en contournant son bureau. Robin arqua un sourcil en toisant la maladroite de haut e bas et s'aperçut que malgré sa terrible situation, elle n'avait toujours pas daigné quitter son sourire, ce sourire horripilant. Pourquoi s'obstiner à faire bonne figure, l'affaire était bouclée maintenant.
Au terme de sa petite glissade sur la dite copie, Holly termina juste devant Robin, lui faisant face complètement, et tandis que celle ci gardait une expression froide et dure, Holly gardait le sourire, encore, encore et toujours ! Elle eut l'audace de réaffirmer qu'elle n'était nullement effrayée, et qu'en plus de ça, cette attaque en fourbe de la prof de littérature ne pouvait prouver qu'une chose, qu'elle était elle, par contre, intimidée par sa concurrente. Robin réprima difficilement un soupir excédé entre ses dents serrées, un soupir qui voulait dire que c'en était trop. Tout ce qu'elle avait envie là, maintenant, était de lui envoyer un poing dans la figure, un bon revers qui l'enverrait au tapis sans détours. Parfois, comme dans ce genre de situation, elle regrettait sincèrement de devoir jouer la femme bien sous tout rapport. Dans son quartier natal de First Hill à Seattle, les filles comme Holly, elle n'en faisait qu'une bouchée. Ce genre de fille qui l'agaçait, le genre joyeuse, pétillante, pleine de vie et d'énergie, parfois un peu simplette à ses yeux, et définitivement détestable. Un vrai feu d'artifice en somme, comme elle aurait aimé qu'on la définisse sans doute. Et bien Robin aurait bien allumé pour Holly, une de ses mèches blondes qui lui trônaient sur le crâne pour allumer ce feu d'artifice, et qu'il explose gaiement, dans la joie et la bonne humeur, mais qu'il explose quand même ! Peut être qu'au fond, elle jalousait cette simplicité qui caractérisait les femmes comme Holly, leur insouciance, celle que Robin n'avait jamais eut. Où peut être qu'elle était bien trop snob pour supporter leur présence, tout simplement. Quoiqu'il en soit, miss Holliday ne savait définitivement pas où elle mettait les pieds. « En es tu bien sûre Holly, regarde moi et dis moi encore que j'ai l'air d'être impressionnée, ensuite je pense qu'on tombera d'accord toutes les deux pour une fois. » Elle leva ses deux mains en l'air pour se désigner elle même le temps qu'Holly feigne d'inspecter sa collègue avant qu'elle ne reporte son attention sur ses doigts encore tâchés de bleu. Elle glissa au détour un compliment sur son chemisier et Robin, ne pouvant s'empêcher de se sentir galvanisée par la flatterie, jeta un regard à son tour sur sa propre tenue avec un grand sourire qui venait de s'étirer sur ses lèvres tandis que ses mains étaient toujours tendues vers elle. « Merci, c'est un Marc Jacobs de l'an dernier, d'habitude je... » Se rendant compte qu'elle avait subitement changé de ton, elle voulut reposer sa question à nouveau avec plus de fermeté mais Holly l'interrompit en feignant de vouloir remettre en place son chemisier. Le visage de Robin trahît son inquiétude quand elle se rappela que les doigts d'Holly était couvert de mûres, croyant d'abord que la démarche de cette dernière était parfaitement innocente. « Attention tu vas... »
Robin aurait du lire un peu plus la fable de la Fontaine concernant les flatterie qui font la perte des flattés, et si cette fois il ne s'agissait pas d'un bout de fromage, son chemisier blanc 100% pure soie payé 478 dollars n'en était pas pour autant sorti indemne. Holly glissa un commentaire satisfait tandis que Robin de son côté paraissait horrifiée, offusquée, humiliée. Sa bouche s'ouvrit d'un large cercle parfait sous l'expression de l'horreur quand elle s'aperçut qu'elle s'était faite avoir comme une débutante. Elle resta les yeux fixés sur cette tâche bleutée qui se dressait encore une fois sur un chemisier sacrifié puis releva la tête vers la coupable sans pour autant fermer la bouche.

Que ferait une parfaite banlieusarde proprette dans cette situation ? Il fallait que Robin se donne le temps de la réflexion avant d'agir, ne serait ce que quelques secondes, auquel cas, l'hôpital Saint Rita accueillerai la patiente Holly Holliday aujourd'hui même. Elle avait une terrible envie de véritablement lui faire brûler le cuir chevelu, de lui sauter à la gorge, de l'étriper sans retenue et de lui faire comprendre sa douleur, mais non, il fallait qu'elle reste calme et sereine. « Sale GARCE ! » Ce n'était pas tant son chemisier qui pouvait mettre Robin dans un tel état de rage, le simple fait qu'une femme qu'elle méprise autant puisse oser l'attaquer de la sorte et l'avoir comme une débutante suffisait à lui faire perdre le contrôle « Je t'ai dit que c'était un Marc Jacobs, il m'a couté presque 500 dollars ! ». Comme si cette idée venait de lui rappeler la gravité de son acte, Robin s'approcha encore d'un pas vers elle puis leva son poing serré à hauteur de son visage. Elle serra les dents pour se contrôler encore un peu plus puis sortit de son poing son index tendu pour pointer Holly du doigt. « Je crois que tu n'a pas compris à qui tu as à faire Holly ! Tu le regretteras tu m'entends ? Je n'aurai aucune pitié, aucune, et tant que je verrais ton sourire façon rayon de soleil dans ces couloirs, je ne dormirai pas l'esprit tranquille. Un conseil, fait une croix sur ton café de la pause de 10 heures, car dorénavant, la salle des profs n'est plus un endroit sûr pour toi, si tant est qu'il te reste un refuge ! »
Elle contourna Holly pour aller récupérer le plat à tarte qui gisait maintenant sous son bureau. Elle repassa devant elle, s'arrêta, feinta un coup de tête bien senti puis repris sa marche vers la sortie. En posant ses mains sur la poignée elle redécouvrit la tâche bleue sur son chemisier avec une certaine rancœur. Elle ouvrit la porte puis se retourna pour crier à nouveau. « GARCE ! » Elle claqua la porte... qui se rouvrit derrière elle. Elle y jeta un regard puis refit un pas en arrière pour la claquer aussi fort que possible une seconde fois, en espérant secrètement que le bureau s'écroule, mais rien ne parut se produire à l'intérieur.

Elle marchait très vite, furieuse, balançant d'une cadence rapide son bras libre tandis qu'elle tenait dans l'autre main le plat. En vérité, oui, elle avait peur qu'Holly Holliday, aussi ridicule que cela puisse paraître, puisse représenter un obstacle. Robin avait pu constater que cette femme ne se laissait pas marcher sur les pieds contrairement à ce qu'elle s'imaginait. D'autant plus que miss Sunshine n'avait pas tort, elle avait toutes ses chances. Robin venait cette année et même si elle était globalement appréciée des autres employés du lycée, Holly était à Mckinley depuis un moment maintenant, et son caractère faisait d'elle la copine parfaite, celle qu'on voudrait avoir à sa table pour passer un bon moment. En somme, elle était très appréciée. Mais qu'à cela ne tienne. Robin hésita à aller plaider sa cause auprès de Figgins. Elle savait le petit homme sensible à ses charmes, elle avait déjà obtenu son poste grâce à la faiblesse masculine du proviseur. Mais elle abandonna cette idée. Elle la battrait à la régulière, selon ses propres règles certes, mais tout de même, elle tenait à être celle qui l'écraserait !
Une fois arrivée à la cafétéria elle pénétra dans les cuisines et déposa le plat sur un plan de travail. « Alors cette tarte ? » Robin fit volte face avec un grand sourire en penchant la tête. « Un délice, je l'ai dévoré. Si vous pouviez m'en mettre de côté la prochaine fois. » Elle tapota l'épaule du jeune homme qui se tenait là puis s'échappa des cuisines, direction le bureau d'Emma Schuester. Il était maintenant grand temps de rassembler les troupes.

[RP CLOS]
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