Choriste du mois


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 04. God put a smile upon your face...

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MessageSujet: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyDim 22 Juil - 23:43

« Est ce que je peux m'exprimer si vous le permettez ? » Il n'y était pas obligé mais Jesus décida de se lever pour répondre aux remarques de sa camarade. Il avait le don de ne pas faire comme les autres et de se demande ensuite pourquoi il se faisait tant remarqué. Il pensait seulement qu'on avait plus de prestance en s'exprimant debout face à son auditoire. Il regarda tour à tour Mrs Mapcain et sa camarade, qui ne lui était pas inconnue. « Il me semble que le véritable enjeu de cette guerre fut la lutte contre le terrorisme, encore d'actualité aujourd'hui d'ailleurs, qui prend racine dans ce que certain appelle une pratique extrémiste, je la considère plutôt personnellement comme légèrement passionnée, de l'islam. Nous ne savon pas si d'autres enjeux ont pesé dans la balance mais une chose est certaine, le combat n'a pas été vain. Les États Unis ont fièrement défendu les valeurs occidentales et chrétiennes et qui sait ce qui serait arrivé si à ces attentats, aucune réponse n'avait été donné. » Sa partenaire de débat ne fut pas en reste et défendit son idée que la guerre fut inutile, qu'elle n'eut servi que des intérêts lucratifs et privés et que les soldats n'avaient été que des pions chargé de ramener le trésor des dirigeants. C'est en tout cas la synthèse qu'en fit Jesus. Le jeune homme ne laissa pas ses remarques sas réponse et le débat continua jusqu'à ce qu'il soit interrompu par la vieille Mrs Mapcain, non contente manifestement de voir que son cours déchainait pour une fois les passions. Que madame Mapcain ne défaillisse pas, seul deux élèves gardaient les yeux ouverts. Mais peu importait l'auditoire pour Jesus, dans un débat il était surtout important d'avoir un adversaire à sa taille et il fut forcé d'admettre que son opposante se défendait bien. Bien sûr qu'il aimait qu'on admire son sens des mots, sa verve, son éloquence à couper le souffle mais que valait la reconnaissance de ces beaufs à ses yeux ?

La chevelure blonde disparaissait déjà dans le couloir quand la sonnerie eut à peine retentit. Elle disparaissait toujours très vite, trop vite ? On avait à peine le temps de la trouver qu'il fallait la chercher de nouveau déjà ! Jesus avait bien essayer quelques fois de l'intercepter à l'occasion, mais sans succès ni motivation suffisante pour attraper la fuyarde. Fuyait elle ou poursuivait elle quelque chose d'ailleurs ? Ou peut être quelqu'un ? Un ennemi, un ami ? Que devenait elle finalement ? Toutes ces questions avaient de nombreuses fois traversé l'esprit de Jesus mais sans jamais s'y accrocher assez pour qu'il ne veuille encore en trouver les réponses. Mais cette fois, elle ne s'échapperait pas. Elle courait peut être vite mais le jeune homme était endurant lui aussi, et très persévérant, peut être même agaçant.
Il s'empara de son sac à la hâte après y avoir rangé ses livres puis s'engouffra dans le couloirs à son tour. On avait toujours l'étrange impression d'entrer sur l'autoroute à ce moment précis, e tout ce qu'il pouvait constater, c'est que le trafic était dense. Il balaya la foule d'un regard puis repéra le crâne blond qui progressait plus vite que les autres. « Excusez moi, pardon ! » Tentant de se frayer un passage jusqu'à sa cible, Jesus percuta ceux qu'il ne fallait pas percuter. « Dégage Sainsbury, tu me donne la nausée ! » La main épaisse de Suarez l'envoya valser sur les casiers et Jesus se dit tout de même que ces types étaient durs en affaire, le moindre bousculade coutait un peu chers selon lui. Mieux valait raser les murs pour le moment !

Harper Pritchard refermait son casier quand Jesus apparu devant elle. « Hey Harper attend ! Tu as une seconde ? » Il reprit son souffle un moment en s'appuyant sur ses cuisses puis releva la tête. « t'es difficile à suivre tu sais. » Il se redressa finalement pour s'appuyer sur les casiers. Il la fixa alors avec cette sincère interrogation sur le visage. « Dis moi, je ne sais pas si je me montre très curieux mais je voulais savoir ce qu'il s'était passé tout de suite, en cours d'histoire ? Je dois dire que j'ai été... assez étonné. »
Que s'était il passé ? Harper ne s'était pas montré comme l'enfant qu'il avait connu, voilà tout. Face aux questionnements soulevés par la guerre d'Irak des années 2000, le jeune homme avait été assez surpris de voir son ancienne camarade de catéchisme s'opposer clairement à cette guerre et donc à ce qu'elle combattait. Il attendait d'elle plus d'implication, de conviction, et de foi, au sens de la confiance mise en son état mais également celle à placer en Dieu.
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Harper E. Pritchard
Not everybody just gets to blurt out how they fuckin’ feel every minute
Age : 20 ans
Occupation : Employée à mi-temps à la Lima Station, étudiante au Lima Health Sciences Program de l'Ohio State University
Humeur : Déstabilisée
Statut : En couple avec Jamie Ainsworth
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyLun 23 Juil - 18:21

Ses yeux restèrent une seconde à peine plantés dans ceux de son camarade de classe vers qui elle s’était retournée, cherchant à défendre ses idées, et ne lâchant pas prise alors qu’elle savait son adversaire redoutable et concerné par le monde qui l’entourait. Il lui arrivait de se demander parfois si cette curiosité assumée n’était pas malsaine, mais c’était de Jesus Sainsbury dont on parlait, même ses pensées les plus réprimandables seraient pardonnées par le Seigneur tant il était son plus fidèle serviteur. De fait, elle ne se faisait pas de soucis pour lui. Sa seule folie notoire, c’était de penser que William McKinley High School deviendrait prochainement aussi pur que son âme. Sa curiosité, elle, n’était qu’un vilain défaut qu’il apprendrait à maîtriser, un jour. S’obligeant à détourner la tête, visiblement sonnée par ce vrai débat qui venait de se dérouler au cours des vingt-cinq dernières minutes, Harper n’attendit pas une minute de plus avant de se lever pour quitter la salle de classe sous le regard ébahie de Mrs Mapcain qui n’aurait sans doute pas dit non à quelques minutes supplémentaires de ce face-à-face inattendu. Personne n’avait osé les interrompre, ils n’avaient même pas semblé s’inquiéter de savoir si oui ou non une tierce personne voulait prendre part à cette discussion raisonnablement animée, ils étaient seuls. Harper se leva, ramassa ses affaires aussi vite et sortie, sans regarder derrière elle. Si Harper était troublée, ce n’était pas seulement à cause du fait exceptionnel qu’une discussion adulte et sensée venait d’avoir lieu, elle l’était parce qu’évoquer ce sujet, à savoir la guerre d’Irak, était douloureux. C’était dans cette guerre que son père avait perdu la vie, il était donc normal pour la jeune fille d’exprimer une certaine rancœur vis-à-vis de cet événement. Elle ne remettrait jamais en cause les faits qui avaient poussé son pays à se rebeller, elle n’était pas arrogante au point d’ignorer ces ignobles attentats qui avait meurtri sa patrie, mais le fait était que des tas de choses contradictoires avaient été dites sur ce combat qu’elle avait fini par se faire elle-même sa propre opinion : cette guerre avait été inutile, des innocents avaient été tués, et pas seulement dans le camp américain, mais pour quoi au juste ? Harper détestait cette guerre, elle détestait devoir en parler et ce débat l’avait bouleversé. Elle n’avait pas flanché, elle s’était exprimée de la façon la plus claire qui soit, néanmoins, elle se sentait à deux doigts de s’effondrer et cette petite marche rapide dans les couloirs bondés lui remis les idées en place, lui donnant l’occasion de ravaler courageusement ses larmes.

Ce qui gênait le plus Harper dans le discours de Jesus, c’était que ce dernier avait mis l’accent sur le côté guerre de religion. Elle-même était censée respecter la religion chrétienne comme son camarade qui fréquentait la même église qu’elle lorsqu’ils étaient enfants. Harper connaissait plutôt bien la religion, elle savait que quand on décidait de croire en Dieu, il fallait s’impliquer, ne pas hésiter à défendre ses croyances et combattre tout ce qui, dans les textes, était condamné. En revanche, elle ne se souvenait pas que la religion impliquait des atrocités telles que la guerre, c’est pourquoi elle n’y croyait plus. La religion devait nous apporter un équilibre spirituel, à partir du moment où cette dernière était le point de départ de batailles sans merci, ce n’était plus quelque chose en quoi l’on pouvait avoir confiance. Dieu n’existait pas, sinon il n’aurait jamais toléré ce genre de faits. C’était amusant de constater qu’une jeune fille aussi dure et désabusée qu’Harper était capable de penser avec autant de naïveté et pourtant, c’était depuis la mort de son père qu’elle avait cessé de s’en remettre à Dieu parce qu’il avait abandonné sa famille, qu’il l’avait abandonné elle et qu’il n’avait jamais utilisé son pouvoir divin pour venir à bout de cette lutte stérile : quand bien même il existait, Harper n’avait plus du tout confiance en lui. Slalomant entre les larges épaules des Titans qui traînaient des pieds en plein milieu des couloirs, Harper se dirigea vers son casier situé au fond de l’allée. Elle n’était pas en colère contre Jesus, elle le connaissait. De loin, mais sa réputation le suivait et elle se souvenait de lui quand ils étaient petits ; il venait d’une famille bigote à souhait, elle ne pouvait pas lui en vouloir d’avoir des idées à défendre, idées que sa famille lui avait inculquées, et elle lui reconnaissait un talent certain pour la conférence. Parmi tous les élèves de McKinley, elle plaçait Jesus Sainbury en première position de ceux qui réussiraient à s’en sortir à la sortie du lycée. Elle éprouvait un peu d’enthousiasme face au sien, ce qui venant d’Harper, était d’une rareté sans nom.

Ne traînant pas face à son casier, la jeune athlète déposa ses affaires de classe pour récupérer son sac de sport qu’elle glissa sur son épaule. Elle lança un regard distrait au miroir accroché à la porte de son casier, constata que ses joues rondes étaient étonnamment rouges et que ses yeux étaient trop humides et renifla avec fort peu d’élégance avant de claquer la porte pour tourner les talons alors qu’elle entendit une voix grave la héler. Peu de gens s’adressaient à elle, ici. Elle ne s’en plaignait pas, elle faisait partie de ceux qui avaient la chance de pouvoir choisir ses amis, car le commun des élèves de son lycée la fuyait comme la peste. Surprise donc, Harper fronça les sourcils quand elle tourna la tête, arrêtant son regard bleu clair sur un Jesus essoufflé. Esquissant un bref sourire, elle arqua un sourcil en même temps « Il faudrait penser à te sortir le nez de ta Bible. Il y a des versions audio qui existent maintenant. Tu peux toujours fouler le bitume en écoutant les Jonas Brothers raconter la crucifixion sur de la musique rock. » Elle serra les dents, prenant une fausse expression d’horreur « Ouuuh blasphème. » Puis roula des yeux aussitôt après « Qu’est-ce que tu me veux, Judas ? » Elle esquissa un sourire malicieux, secoua la tête en feintant de se remettre les idées en place « Pardon, Jesus. » Elle remit convenablement son sac sur son épaule, s’amusant ouvertement de la situation. Elle écouta toutefois son camarade lui répondre le plus sérieusement du monde et elle ne put s’empêcher de l’observer du coin de l’œil, étonnamment attentive. Se mordant graduellement la lèvre inférieure, la blondinette croisa les bras sur sa poitrine, se raclant brièvement la gorge en haussant les épaules « Étonné de quoi ? Que moi, pauvre pécheresse, j’ose me frotter à ton aura divine ? J’ai encore l’image du petit garçon timide que je croisais tous les dimanches à l’église, tu admettras que ça brise le mythe du gourou plein d’assurance que tu es devenu, Sainsbury. » Elle serra les lèvres en grandissant son regard, le fixant très brièvement, évitant son regard, cette fois « Les choses changent. » ajouta-t-elle en sachant que le jeune homme saurait de quoi elle voulait parler. Parce qu’Harper savait parfaitement elle aussi où Jesus voulait en venir, mais elle n’avait pas envie de s’aventurer dans cette direction. Se redressant, l’adolescente passa une mèche de cheveux derrière son épaule, et s’apprêta à emprunter le couloir qu’elle venait de traverser en sens inverse. En passant à côté de Jesus, elle lui donnant une petite tape mesurée dans le ventre et lui chuchota « Mets-toi à l’exercice. » Et le gratifia d’un dernier sourire ironique avant de prendre son chemin, plus sereine.


Dernière édition par Harper E. Pritchard le Mar 24 Juil - 12:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyLun 23 Juil - 22:09

Dire que Jesus fut pris de court par l'apprente désinvolture d'Harper aurait été faible. Il ne s'était pas attendu à une telle attitude de la part de celle qu'il connaissait comme la petite fille sage et docile de son enfence, celle qui avait été autrefois sa voisine sur les banc de l'église. Si ces remarques avait été faite par une autre ou un autre, comme Hunter par exemple, au hasard, pour sûr Jesus n'aurait pas laissé ces piques sans réponse. Il décida cette fois de ne pas se formaliser. Sous cette apparente effronterie, car c'est ainsi qu'il percevait tout de même les choses, Jesus pensait qu'il y avait une jeune fille bien plus taciturne qui s'y cachait, sous laquelle la véritable Harper se cachait encore. Le jeune Sainsbury était parfois naïf, c'était vrai, mais on ne pouvait pas se prétendre messie quand on ne croyait pas un minimum à l'impossible. Néanmoins, le Judas passa assez mal, et le jeune homme ne put réprimer une grimace mécontente à l'énonciation de ce nom.
Quel était le but de cette attitude ? C'est justement ce que Jesus désirait savoir, on ne l'appelait pas ainsi sans vouloir s'en débarasser, et pourquoi Harper voulait elle se débarasser de lui ? Parce qu'elle voulait encore fuir, une fois de plus. Tout cela formait un panel d'interrogation qui suffisait largement à éveiller encore un peu plus la curiosité du jeune homme. Au fond, ce n'était pas une curiosité mal placée, comme pouvait en faire preuve bien trop souvent Sunny Palmer cette sorcière satanique, présumée coupable d'ailleurs de la rédaction du blog. Si Jesus était si curieux, c'était souvent pour intervenir ensuite comme un sauveur on pourrait dire, comme un guide presque. Il avait longuement épeluché les manuels de psychologie, une discipline qui tentait désépsérement selon lui de se substituer à la religion, et malgré la méfiance qu'il avait pour cette dernière, il avait su en tirer certain savoir. Pour lui c'était certain, on ne cédait pas la place à l'enfant radieuse et joviale qu'était Harper pour une fille renfrognée et définitivement en colère comme celle qu'elle était devenue sans aucune raison. Il avait bien évidemment fait le rapprochement avec la mort de son père, il avait même chanté lors de la cérémonie de son enterrement avec la chorale de l'Eglise. Mais pourquoi tourner le dos à dieu et aux autres dans les instants où l'on en avait le plus besoin. C'était paradoxalement dans ces instants tragiques de la vie que Jesus avait observé ceux qui se tournaient avec encore un peu plus de ferveur vers la foi et ceux qui s'écartaient de son chemin. On pouvait dire qu'il était altruiste oui, il voulait pour Harper, le soutien du Seigneur et lui offrir un soutien personnel même.
Soit, le Celibacy club n'était pas étrangé à sa manoeuvre non plus...
En fait, il y avait beaucoup de raison qui poussait Jesus à s'intéresser à son ancienne camarade de catéchisme, beaucoup trop presque si bien que malgré ses connaissances en psychologie, plus parcellaires qu'il ne l'admettait, ne lui permettait pas de mettre autant d'ordre qu'il aurait souhaité dans cette affaire.

Pour toute ces raisons Jesus la suivit dans sa marche à travers ce qui ressemblait à la migrassion des gnous d'Afrique dans le couoir. Il la poursuivait en trottinant pour dire vrai, car même quand elle marchait, elle s'en sortait mieux que lui. « Eh je ne suis pas un gourou ! » lui dit il en lui tapotant l'avant bras tout en esquivant une brochette de cheerios. Il attendit de revenir à sa hauteur pour continuer à lui parler. Il voulait que cet échange soit constructif sans lui offrir de moyen de se défiler. « Je sais bien que les choses changent, heureusement ! Parfois les choses ne changent pas forcément comme on le voudrait mais est ce une raison pour faire table rase ? » Comme à son habitude, il agitait les mains avec calme et conviction pour appuyer ses mots et ses propos, même si dans ses conditions, prendre ses airs d'orateur antique n'était pas forcément du meilleur effet. « Tu ne crois pas qu'il nous faut parfois quelques bases solides, bâties sur le roc pour faire face à tout ces changements ? » Il lui adressa un sourire sympathique tout en inclinant la tête en charchant un sourire en retour. Ok, les références aux paraboles n'étaient pas très bienvenues non plus mais Jesus ne pouvaient s'empêcher d'appuyer ses propos sur un fonf de religion. Il voulait rappeller toutes ces choses à Harper. Il se fit bousculer une nouvelle fois au passage alors que Harper avait une nouvelle fois esquivé avec succès la masse d'élève qui commençait maintenant à se dessimer. Il rattrappa la blondinette et posa furtivement sa main sur son épaule, comme pour lui adresser un geste amical. « C'est pas vraiment l'endroit idéal pour parler de tout ça je te l'accorde, mais on peut quand même en discuter ! Où est ce que tu vas là ? Ça ne me dérange pas de t'attendre si tu veux, je n'ai pas cours, et puis j'ai de la lecture ! » Il commença à sortir la main de son sac pour y brandir l'un de ces exemplaires de la bible en format de poche mais se ravisa. Il préféra garder le sourire en laissant sa question en suspend. Harper n'était sûrement pas de celle qu'on attaquait de plein front à coup de livre sacré, la subtilité était de mise, une qualité que Jesus n'avait pas toujours mais dont il était tout de même capable de faire preuve parfois. Voyant qu'aucune réponse ne venait Jesus soupira en signe d'insistance sympathique tout en se tournant un peu plus vers elle pour marcher à reculons. « Ecoute Harper, je sais que nous ne sommes pas amis, nous ne l'avons jamais été mais mine de rien, on se connaît depuis un moment et on s'est toujours contenté de se croiser sans jamais s'arrêter, c'est dommage tu ne crois pas ? laisse moi t'o... »
Il percuta de plein fouet un nouveau Titans, mais qui en avait l'air d'un vrai, un mec immense et impressionnant, mais qui pourtant ne fit ausune remarque et passa son chemin. Le casque qu'il tenait sous son bars avait quand même bien matraqué le dos du lycéen et celui ci grimaça sous la douleur tout en riant à moitié. « Bon écoute, j'ai peur de devenir encore un peu plus ridicule si je continue alors dis moi, tu veux bien que je t'accompagne à cette mystérieuse destination ? »
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Harper E. Pritchard
Not everybody just gets to blurt out how they fuckin’ feel every minute
Age : 20 ans
Occupation : Employée à mi-temps à la Lima Station, étudiante au Lima Health Sciences Program de l'Ohio State University
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyMar 24 Juil - 15:30

Qui aurait pu deviner qu’une enfant aussi joviale et douce que Lilibeth devienne un beau jour Harper, une jeune fille froide incapable de s’exprimer sans utiliser le sarcasme, tellement placide que connaître ses réelles pensées relevait du calvaire ? A priori, personne. Harper avait eu une enfance relativement heureuse à Lima, certes régentée par le désir irrémédiable de son paternel, militaire de carrière, de faire d’elle un futur petit soldat mais dans l’ensemble, elle n’avait pas à se plaindre. Elle ne regrettait pas d’avoir été élevée de cette manière, elle avait eu beaucoup de chance contrairement à d’autres. Malheureusement, comme si le bonheur ne pouvait pas durer, les choses avaient changé et fatalement son comportement aussi. Harper était forcée d’agir avec responsabilité, trois jeunes garçons dépendaient entièrement d’elle sans parler de sa mère constamment sous traitement médicamenteux qui ne pouvait pas faire un pas sans tituber. Harper n’avait pas le temps de penser futilement, de sortir pour s’amuser rien qu’un peu ou même d’avoir de vrais amis sur qui compter puisqu’elle avait la nette impression que personne ne pouvait la comprendre, elle et ses soucis d’adulte. Son seul plaisir, c’était de se rendre au lycée tous les jours, de suivre ses cours avec assiduité, de briller dans toutes les matières sans exception puis d’aller courir pour fuir son quotidien infernal. En effet, les choses avaient bien changé. Le temps où elle s’enthousiasmait de sa visite hebdomadaire à l’Église était révolu depuis bien des années. Harper avait préféré abandonner parce qu’elle n’y croyait plus et qu’elle n’avait plus le temps de prier un Dieu inexistant. Délaissant Jesus – au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs –, l’adolescente commença sa route dans le couloir bondé d’élèves. Elle n’avait pas besoin de jouer des épaules, l’océan dangereux composé d’une horde d’élèves surexcités s’écarta comme la mer rouge devant Moïse conduisant son peuple au pied du mont Sinaï.

Malgré les apparences, Harper ne fuyait pas Jesus. En réalité, elle pensait sincèrement que la discussion était sans issues. Ils avaient tenu un débat à bâton rompu en classe, elle avait trouvé ça plutôt agréable nonobstant le chagrin qu’elle avait ressenti. Elle lui avait répondu le plus sincèrement possible à sa dernière interrogation et maintenant, elle souhaitait se rendre au gymnase pour s’étirer et aller courir, elle avait besoin de se vider la tête. Il n’y avait pas à s’étendre davantage sur le sujet. Seulement, la réputation de Jesus Sainsbury le précédait ; il n’était pas du genre à lâcher prise facilement, Harper le savait et c’est sans grande surprise qu’elle le vit la rejoindre dans le trafic des élèves de WMHS. Esquissant un sourire en le regardant en biais, elle émit même un léger rire quand il s’offusqua de la façon dont elle l’avait désigné « Une personne pleine de charisme qui s’investit corps et âme pour réunir des adeptes dans une organisation à caractère religieux… hum, laisse-moi réfléchir. » Elle posa un index sur ses lèvres charnues, fixant le plafond qui défilait sous ses pas réguliers. Elle réfléchit un instant puis pointa Jesus avec ce même index, la mine illuminée « Ouais, c’est bien ce que je me disais ! C’est tout toi. Que tu le veuilles ou non, tu es un gourou, Jesus. Laisse-toi pousser les cheveux, c’est tendance dans le petit monde des sectes. » Elle lui fit un clin d’œil avant de regarder de nouveau devant elle, soucieuse de bousculer des passants. A l’aise, elle fit un pas de côté pour laisser passer un groupe qui approchait « Sur ta gauche. » Harper le perdit en route ce qui lui fit rouler des yeux. Il avait beau avoir l’étoffe d’un gourou, ses déplacements étaient très laborieux.

Ne s’arrêtant pas pour autant, continuant son chemin avec aisance, la blondinette glissa une longue mèche de cheveux derrière son oreille et fouilla dans la poche de sa veste d’où elle sortit un chewing-gum qu’elle engouffra dans sa bouche, mâchouillant lentement. Elle fit une petite boulette de son emballage et la lança au passage sur Sunny Palmer qu’elle croisa juste à ce moment-là et qui la regarda d’un air désabusé pendant que Jesus revenait déjà à la charge. Se concentrant sur son chewing-gum dans sa bouche, la jeune fille soupira, son haleine embaumant la cerise et tourna son joli minois vers son camarade « Et si tu arrêtais de t’exprimer comme si on était dans un épisode de la Petite Maison dans la Prairie, Sainsbury ? Ce n’est que moi, relax. Inutile de monter sur tes grands chevaux. » De nouveau, elle le perdit, mais il revint plus rapidement cette fois et, avec gentillesse, lui posa une main sur l’épaule. Se raidissant promptement, Harper fronça graduellement les sourcils alors que les paroles du messie tintaient dans son cerveau en ébullition : elle rêvait où cette tentative d’approche sonnait comme une technique de drague ridicule ? Écarquillant les yeux, la jeune fille chassa subitement la main de Jesus de son épaule et l’écouta continuer s’enfoncer pendant qu’elle avançait, les yeux plissés. Lorsqu’il se fit percuter par un Titan, elle lança en s’arrêtant nette à ses côtés « De quoi tu veux parler au juste ? Tu ne serais pas en train de me faire subtilement comprendre que je te plais ? » Elle leva les sourcils, ajoutant avec naturel « Je vais courir. Viens avec moi, ça te fera du bien de te remuer. », elle remarqua l’expression sur le visage de Jesus, « ou de jouer les spectateurs, comme tu veux. » Harper tourna légèrement le visage sur le côté pour ne laisser que son profil de visible puis fixa le jeune homme en plissant davantage les yeux, ses traits laissant transparaître une expression suspicieuse peu commune chez elle « Qu’est-ce que tu attends de moi, Jesus ? » demanda-elle, le ton grave. Harper le regarda encore un moment, déplissant les paupières au fur et à mesure avant de hausser nonchalamment les épaules et de pivoter sur ses pieds pour descendre les escaliers, lui faisant signe d’avancer avec elle. Harper aurait pu l’envoyer balader ou lui faire peur en le menaçant de le traîner par les cheveux dans tous les couloirs du lycée, mais sa curiosité était piquée à vif.
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyJeu 2 Aoû - 21:17

Son dos lui faisait encore un peu mal et son estime en prenait un sacré coup. Jesus se noyait seul dans son bocal et comme tout le monde, ne parvenait pas à franchir cette carapace glaciale qu'afffichait Harper Pritchard. Il savait bien que ce ne serait pas facile mais il avait cru naïvement qu'il était assez convaincant pour faire se livrer la jeune fille à coeur ouvert en un rien de temps. C'était sûrement là son côté gourou comme le disait si bien Harper. Pourtant cette fois, le gourou avait sonné à une porte peu accueuillante. En vérité, au plus Harper se défilait, au plus Jesus s'intéressait à ce qu'elle pouvait ressentir. L'enroler dans le Celibacy Club où la ramener à l'église n'étaient bientôt plus que des objéectifs secondaires, il voulait seulement parler, lui permettre de se confier. Evidemment, il savait que l'un entraînerait l'autre : si il arrivait à lier quelque chose avec elle, la ramener chez les chastes du dimanche ne serait que plus aisé. C'était peut être l'unique raison pour laquelle il en faisait un but secondaire pour le moment.
Harper s'arrêta subitement et laissa Jesus reculer encore de deux pas avant qu'il ne s'arrête à son tour. Elle ui lança d'un ton sec que pour elle, il s'agissait d'une sorte de parade amoureuse. Littéralement horrifié que sa démarche soit ainsi interprêtée, Jesus s'avança et sans faire attention cria presque instinctivement un « NON ! » Agitant les mains devant lui comme s'il dissipait réellement un malentendu comme on balaye un nuage de fumée il reprit plus calmement. « Non non non c'est pas du tout ça je... » Comment avait elle pu croire que lui, Jesus Sainsbury, président du Celibacy Club, animateur du catéchisme pour les moins de dix ans et assistant à ses heures de Monseigneur Holyfrog, pouvait approcher une jeune fille pour lui faire la cour au détour d'un couloir ? Certes, il l'avait peut être fais deux trois fois avec Lisa mais il se fréquentait déjà, il n'était pas sortit de nul part. Et puis il fallait la protéger de cette brute de Worthington. Et de toute façon si on lui avait fait remarqué, il le nierait lui même, c'est à peine s'il arrivait sans peine à admettre intérieurement qu'il était amoureux de miss Roberts. Très vite il réfléchit à ce qu'il avait bien pu dire qui fut si ambigü, mais peu expérimenté en matière de sentiment et de flirt, rien ne lui parut suspect. Il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps de toute façon puisque Harper arqua les sourcils en proposant de l'accompagner pour courir. Jesus releva tout de suite la tête en affichant un air à la fois dubitatif et inquiet avant de s'exprimer simplement avec un « Ah... » Oui c'est donc au terrain de sport qu'allait certainnement Harper, pour courir... La jeune fille ayant sûrement remarqué sa mine inquiète se ravisa en lui proposant de venir comme spectateur. Pourraient ils vraiment parler s'il restait dans les gradins en la regardant faire des tours de pistes comme un parieur venu regarder les courses hippiques ? Assurément non. De plus il était persuadé que pour qu'elle se confie à lui, il fallait qu'il fasse des efforts pour aller vers elle, et cela impliquait peut être de s'intéresser à ses activités un minimum, en tout cas de faire preuve de curiosité. Certainnement une bâtise trouvée dans un manuel de psycho encore... « Non je vais... je vais courir avec toi. Ça peut être intéressant... peut être. » Il n'était certainnement pas très convaincant mais au moins, Harper se montrait à présent plus curieuse.

Avant qu'ils ne déscendaient les escaliers, Harper devant, Jesus à la traîne deriière, elle lui demanda avec une tête de Sherlok Holmes qu'elles étaient réellement ses intentions. Jesus attendit de presque remonter à sa hauteur pour lui répondre sur le pallier. « Ça ne t'arrive jamais de discuter avec d'autres personnes, juste pour discuter et partager un moment avec elles ? Moi ça m'arrive très souvent ! Allez viens, allons...courir ! » Il feinta le ravissement puis rit timidement avant de pivoter pour descendre à nouveau les dernières marches.
Ils arrivèrent finalement aux vestiaires quand Jesus se rendit compte qu'il n'avait pas de tenue de sport. Impossible de mettre un short dans son sac quand on transportait 5 exemplaire de la bible en format poche ! « Ah, j'ai pas de tenue... » Il grimaça en se tournant vers Harper puis celle ci lui indiqua les affaires qu'on pouvait emprunter en cas de besoin, celle qu'évidemment personne ne voulait. Elles devaient être lavées une fois l'an et détenir une quantité de germes impressionnante... Mais Jesus decida de rester optimiste, de faire confiance au service public et s'empara de quelquechose d'informe, 3 fois trop grand pour lui. Harper l'attendait à l'extérieur et même s'il eut un peu honte de son allure, celle d'un gamin qui essaie les vêtements de son paternel, il se présenta, le moins hésitant possible. « Aucun commentaire s'il te plaît. On va courir avant que je ne chafe d'avis...! » Il trottinèrent jusqu'à la piste et soudain Jesus eut peur d'une chose, qu'un footballeur ne vienne lui porter son courroux pour avoir enfiler une tenue des Titans... « Est ce que tu te défends contre un footballeur ? Je veux dire, je crois me souvenir que t'étais plûtot du genre disons, combattive, même quand on avait sept ans... ça peut nous être utile si je me fais prendre avec une tenue des Titans, Ritchson se ferait un plaisir de se défouler sur un usurpateur ! »
Il courraient maintenant depuis seulement dix minutes en silence et déjà jesus se sentait totalement défait... Il se rendit à l'évidence, il n'était pas sportif, mais à quoi cela servait il. « À quoi ça sert de courir ? Ça fait longtemps que tu cours non, qu'est ce que ça t'apporte ? J'ai l'impression qu'on fuit un truc qui s'arrêtera jamais, pas toi ? » Il pensait que paler dans les couloirs n'était pas idéeal mais parler en courant l'était encore moins, à peine avait il prononcé deux mots qu'il avait déjà un point de côté. Il ralentit la cdence, laissant Harper filer à son allure mais lui demanda d'un ton presque suppliant en se tordant en deux, les mains posées sur ses cuisses. « Attend, on peut faire une pause, promis une petite pause mais une pause quand même, j'en peux plus. »
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Harper E. Pritchard
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyMar 7 Aoû - 15:48

La mine déconfite de Jesus quand Harper évoqua la possibilité grotesque qu’il fût en train de lui faire comprendre qu’elle lui plaisait la fit sourire, railleuse. Jesus et ses airs de jeune pucelle avaient un petit quelque chose d’attendrissant. Lui qui respirait la confiance en lui au point d’être à la tête du club le moins fréquenté du bahut – le plus moqué par la rédaction de son journal et de la totalité de ses élèves aussi. Bien que leurs intentions étaient louables, il ne fallait pas se demander pourquoi quand on voyait les spécimens qui s’y cachaient – perdait tous ses moyens face à l’éventualité d’être en proie à des sentiments plus qu’amicaux envers une jeune fille de son âge comme si ça lui était interdit. Aussi, Harper ne s’en retourna pas plus que ça, elle était plutôt rassurée que son discours plein de bons sentiments ne soit pas une tentative boiteuse pour attirer son attention et ses hormones et reprit sa route, prenant tout de même le temps de lui faire savoir qu’elle se rendait au gymnase pour courir. En lui proposant de venir avec elle, Harper pensait naïvement qu’il allait lâcher prise pour de bon. Il ne lui fallait pas des heures d’observations planquée derrière son bouquin de maths pour savoir qu’il n’était pas un sportif né, rien que sa furtive course dans le couloir lui vaudrait des courbatures douloureuses dès le lendemain tellement il paraissait flasque et dépourvu de toute endurance, elle en avait d’ailleurs eu la preuve en frôlant sa ceinture abdominale sous son pull hideux (sans doute choisit par sa maman) : aussi tendre que de la guimauve, c’était pathétique. Malheureusement pour elle, la détermination de Jesus était à rude épreuve et il accepta sa proposition, la suivant de son pas conquérant qui lui donnait un air passablement crétin, mais prenant sur elle, Harper s’intima de ne pas lui faire savoir, craignant de heurter ses sentiments ; plus mauviette que Sainsbury, tu meurs. Roulant des yeux, Harper descendit en petite foulée les marches sans se préoccuper de savoir si le jeune homme la suivait ou non. Elle tourna à l’angle du couloir pour rejoindre le gymnase à quelques pas non loin de là où ils se trouvaient, maintenant son sac avec fermeté. Elle se demandait vraiment ce que Jesus pouvait bien lui vouloir. Jusqu’à présent, il ne s’était jamais intéressé à elle, elle avait même cru déceler parfois des regards désapprobateurs qu’il lui lançait à l’arraché lorsqu’elle répondait avec audace à ses camarades. L’opinion qu’il avait d’elle ne devait pas être des plus flatteuses. Tout le monde savait que Jesus détestait l’insolence, les jupettes trop courtes des cheerios et les blasphémateurs qui, c’était pour cette raison qu’il menait son combat, peuplaient McKinley. Harper avait peut-être un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne et méritait mieux que d’étudier dans un lycée de secondes zones, mais au fond, elle n’était pas mieux que les autres ; ses sarcasmes étaient légion. Alors, pourquoi lui courir après et faire preuve d’autant de curiosité à son égard ? La jeune fille regrettait presque de s’être lancée dans ce débat pendant le cours d’Histoire ; elle se retrouvait maintenant avec Jesus « Gourou » Sainsbury collé à ses baskets, pour combien de temps ? Dieu seul savait. S’il avait été silencieux, Harper pouvait très bien le gérer en faisant mine de l’ignorer, mais le fait est que cet intérêt soudain réveillait en elle une vive curiosité l’empêchait de couper court à ce dialogue qu’elle savait pourtant sans issues. Lui lançant un regard en biais, l’adolescente émit un rire franc quand il répondit à sa question.

« C’est ça, prends-moi pour une abrutie, Sainsbury. C’est quoi la prochaine étape ? Tu vas m’emmener dans ta chapelle secrète pour prendre le thé et on réfutera la théorie de Darwin en se faisant les ongles ? » Elle mâchouilla un instant son chewing-gum, la mine sarcastique avant d’ajouter « Je croyais que le mensonge était puni par la loi divine. Tu as passé presque… » Elle leva les yeux en l’air, comptant sur ses doigts, « dix ans à m’ignorer, tu crois que je vais gober ta soudaine envie de partager un moment avec moi ? » Elle s’arrêta devant la porte des vestiaires des filles et retourna la tête vers Jesus ; l’expression de son visage se durcit aussitôt « À d’autres, je ne suis pas l’un de tes disciples à qui tu peux faire avaler n’importe quoi sous prétexte que tu connais la Bible par cœur. » Elle toisa sa tenue, soupira avec exaspération puis se dirigea sans crier gare vers un chariot où une pile de linge froissé était posée. Elle attrapa un short et un sweat-shirt aux couleurs de l’école, refit le chemin inverse, lui balançant les vêtements au passage « Enfile ça. Rejoins-moi sur le terrain extérieur dans cinq minutes. » Et elle rentra dans le vestiaire, le gratifiant d’un regard austère puis referma la porte derrière elle. Cinq minutes plus tard, Harper était déjà en plein étirement lorsqu’elle vit Jesus arriver avec ses vêtements de prêts trop grands sur le dos. Elle ne put retenir un rire en le voyant accoutré de cette façon et se levant de la piste pour se mettre en route, elle tapa la pointe de ses tennis sur la terre battue. Elle ne lui dit rien toutefois, commençant à trottiner sur place en faisant voltiger sa queue de cheval et s’arrêta en soufflant bruyamment aux inquiétudes du jeune homme concernant les Titans qui n’apprécieraient sans doute pas de le voir affublé des leurs couleurs « Sois un homme, Jesus. Arrête de geindre et cours. »

L’entraînement que Harper suivait tous les jours était son moment préféré de la journée. Elle pouvait se vider la tête, ne penser qu’à son record et décompresser. Elle courait depuis qu’elle était au collège, son professeur d’EPS fut impressionné par son temps pendant la session athlétisme et lui proposa de rejoindre l’équipe, faisant d’elle une passionnée. C’était dans la logique des choses qu’elle continue à exceller dans l’équipe du lycée, une évidence même et avant qu’elle ne pose le pied dans l’enceinte de WMHS, elle avait déjà un vestiaire à son nom. Son coach nourrissait beaucoup d’espoir en elle. Il était persuadé qu’elle était capable de décrocher une bourse grâce à son temps et surtout à ses résultats scolaires. Il lui répétait sans cesse que si elle faisait un seul faux pas, elle pourrait faire une croix sur cet avenir confortable qui se dessinait et quand elle y pensait, elle s’en voulait instantanément d’être celle qui se faisait payer pour faire les devoirs des autres, mais elle n’avait pas le choix. Cherchant à s’alléger l’esprit, Harper gardait un rythme cadencé, concentrée sur ce qui se trouvait devant elle, mais la respiration pénible de son partenaire de course du jour la fit soudain sortir de sa rêverie et lorsqu’il se mit à parler, elle ralentit le pas.

« A quoi ça sert de prier ? » rétorqua-t-elle du tac au tac, gardant ses yeux fixés sur les arbres face à elle. Elle omit volontairement de répondre à son enchaînement de questions et préféra se concentrer sur ce qu’elle considérait comme étant le moins indiscret « Je cours depuis que je suis au collège, j’étais la meilleure. Mon coach de l’époque m’a mise en relation avec Gavin et quand je suis arrivée ici, je n’ai même pas eu besoin de passer d’essais. » Jesus s’arrêta, à bout de souffle. Harper fronça promptement les sourcils et se précipita derrière lui, le poussant par les hanches pour qu’il se relève « Ne t’arrêtes surtout pas. Marche si tu ne veux pas que ton cœur lâche, imbécile. » Elle, elle continua de courir au rythme de marche de Jesus « Pourquoi tu veux savoir tout ça ? Dis-moi la vérité, Jesus. Tourner autour du pot ça me fatigue. Tu me fais perdre mon temps, je te fais perdre le tien. Va droit au but. » À peine essoufflée, elle s’arrêta pour marcher à côté du jeune homme, posant les mains sur ses hanches et respirant à pleins poumons, Harper lui lança une œillade en biais. Brièvement, elle baissa la tête, regardant le sol défiler sous ses pieds et après un silence perturbé par le seul chant des oiseaux et les grognements de l’équipe de football s’entraînant au centre, elle se risqua à demander « Tu veux me convaincre de rejoindre le Celibacy Club ?
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyVen 17 Aoû - 22:10

Sa respiration était haletante, il se sentait exténué tout simplement et ne trouvait de repos qu'en serrant fermement ses cuisses pour s'y reposer. Comment diable Harper faisait elle cela ? S'il n'était pas un minimum sain d'esprit, il aurait juré que c'était un truc pas net, sûrement le genre de sorcellerie que devaient pratiqué Crystal Clark et Sunny la journaliste. D'ailleurs il avait vu Harper deux trois fois avec Sunny, peut être qu'elle était de la partie elle aussi... Il leva la tête vers celle qu'il soupçonnait un instant de sorcellerie puis secoua la tête en l'abaissant, conscient de l'ineptie qui lui traversait l'esprit. Peut être était il un genre de gourou après tout, admit il en lui même ce qu'il ne dirait jamais tout haut.
Alors que sa position était presque confortable, Harper arriva derrière lui pour lui empoigner fermement les hanches pour le forcer à avancer. Jesus d'abord réfractaire à toute progression supplémentaire sur cette piste s'écria « Hey c'est trop demandé une pause ? Vraiment ?! » Ce à quoi elle lui conseilla d'avancer au risque de perdre son cœur. Ce dernier ne fit qu'un bon. Était ce vraiment possible ? « C'est possible ça ? Notre cœur peut lâcher ? Alors l'athlétisme est dangereux pour ta vie ? Effrayant ! » Sans attendre, Jesus se remit à trottiner, prenant les alertes de sa sauveuse au sérieux avant de très vite se mettre à marcher, après trois foulées pour être exact.
Harper continuait au rythme de sa marche et lui demanda une nouvelle fois quelles étaient ses intentions, comme s'il se comportait comme un vulgaire manitou venu prêcher à sa porte. En réalité, ce n'était pas toujours faux. Jesus était adepte des discours subtils et détournés afin de parvenir à ses fins, et ce très souvent quand il y repensait. Mais était ce le cas avec Harper ? Il savait la jeune fille très intelligente mais également en détresse. Elle ne l'admettait pas mais pour lui cela ne faisait aucun doute et il se trouvait bien plus motivé par l'envie de l'aider que de l'attirer au club de chasteté. Seulement il commençait à réellement désespérer qu'elle s'ouvre ne serait ce qu'un peu à lui. Comme quoi les manuels de psychologie n'étaient remplis que d'inepties. « Je... » Découragé, essoufflé, il en avait même presque marre d'essayer de lui offrir sa sympathie et de la voir piétinée sous les basket bien entraînées de l'athlète. Elle s'arrêta finalement et lui demanda, sans amertume apparente si son réel objectif n'était pas de la faire intégrer le Celibacy Club.

Cette remarque l'exaspéra si bien qu'il ne fit rien pour réprimer un profond soupir d'agacement. « Tu... » Il fit deux pas pour rebrousser chemin puis se retourna brusquement. Cela ne lui ressemblait pas d'être poussé à bout, mais ce n'était pas seulement à force d'être pris pour un idiot, il s'en voulait de ne pas réussir à venir en aide à cette connaissance du passé, et aussi c'est vrai, de perdre l'opportunité d'une membre en plus.
« Tu sais Harper, contrairement à ce que toi et ce lycée tout entier pourrait croire je ne suis pas un putain de gourou ! Et oui j'ai dis putain, putain ! » Le ton de sa voix se faisait à la fois amer, dur et attristé. Aussi étonné qu'Harper d'avoir juré il laissa passer un court silence sans changer d'expression puis reprit sur le même ton en pointant son doigt au sol, celui ci appuyant chacun de ses propos. « Peut être que j'aimerais que tu viennes au Celibacy Club mais je ne fais pas ça pour compter fièrement le nombre des membres avant de me coucher. Non ! Ce que les gens semblent oublier c'est qu'avant de parler de Dieu, la bible parle des Hommes, des Hommes entre eux sans exception, c'est exactement la même chose pour moi. » Voyant qu'il s'éloignait peut être du sujet, en apparence seulement, il se redressa et baissa d'un ton. « Je n'ai pas envie de passer à côté des gens qui m'entourent sans m'arrêter. Et pourtant c'est vrai, j'aurais pu venir vers toi presque dix ans auparavant et j'en suis sincèrement désolé. Pour autant je ne crois pas que ça aurait changé grand chose. Pendant cette demi heure où je n'ai cessé de me montrer amical et sympathique, multipliant les approches, tu n'as fait que me tourner en ridicule, tu m'a rejeté et m'a bien fait comprendre que je pouvais récupérer mon amitié et la garder pour moi. Pourquoi ? Parce que tu crois que les autres te sont inutiles ? Qu'ils ne pourront t'apporter aucun soutien ? Je n'en sais rien mais je sais ce que tu as vécu, et je sais également que s'en sortir seul n'est jamais la meilleure solution. À force de fuir je ne sais quoi, seule sur cette piste tu passera à côté de tout ceux qui cherchent à créer un lien avec toi, sans jamais t'arrêter... Alors oui, peut être que je voudrais que tu intègres le Celibacy Club, mais pas pour les intentions que tu me prêtes. Tu ne perds rien à t'entourer des autres et tu n'en es pas plus faible pour autant. »
Jesus se rendit compte qu'il avait sûrement beaucoup spéculé sur les problèmes d'Harper et que peut être, la moitié de sa belle tirade ne voulait rien dire pour elle. Il baissa les yeux puis reprit un peu plus penaud en frottant son pied sur la piste. « Et c'est vrai, on a besoin de membres... » Il ne voulait pas laisser Harper à un désarroi qu'il savait certain mais il ne pouvait pas non plus faire les choses à sa place, et la jeune Pritchard n'était pas de celle qu'on persuadait d'un tour de bras. « En tout cas, que ça te plaise ou non, sache que si un jour il te prend l'envie de pousser la porte de notre salle, tu seras la bienvenue et accueillie avec bienveillance. Et je sais que tu ne le regretterais pas, c'est une promesse, et Dieu sais que je tiens mes promesses... »
Presque déçu de cet échec, il se résolut à se retourner pour partir pour de bon cette fois. Après tout, que pouvait il faire de plus, engoncé dans sa tenue trop grande, en nage, essoufflé comme un asthmatique à l'agonie. Il avait toujours été persuadé que la présentation était essentielle à un discours de bonne teue, il l'avait d'ailleurs lu dans ces fameux manuels de psychologie...
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Harper E. Pritchard
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyDim 19 Aoû - 23:13

Entendre Jesus jurer tout haut fit, sous la surprise, écarquiller les yeux à Harper qui s’arrêta aussitôt de courir à ses côtés pour chercher une raison à son emportement soudain, évitant en tout premier lieu, d’affronter son regard. Elle qui pensait qu’il était incapable de s’énerver, toujours calme, mais passionné lorsqu’il s’exprimait sur ses convictions profondes, elle s’était trompée, et en beauté. Cela prouvait qu’elle le connaissait mal, elle se promit alors d’arrêter de le considérer comme un banal fou de Dieu. Jesus ne méritait pas d’être réduit à cette image, comme elle ne méritait pas d’être réduite à celle de la jeune fille agressive, mais brillante qui ne laissait personne l’approcher pour des raisons que beaucoup de personnes ignoraient. Pourtant, Harper ne pensait pas l’avoir malmené, cette fois. Elle lui avait simplement posé la question qui lui trottait dans la tête depuis qu’il l’avait alpagué dans les couloirs, leur évitant de tourner davantage autour du pot, et sa réaction lui parut disproportionnée. Saisie par ce revirement d’attitude qui la stoppa dans sa course, Harper tourna enfin la tête pour le regarder, incrédule, puis dans un souffle rauque, elle lança « Wow, impressionnant. Tu devrais t’énerver plus souvent, ça impose le respect. » Se redressant, étirant son dos légèrement douloureux, elle rentra la tête dans ses épaules, cherchant à se faire toute petite puis, resserra sa queue de cheval sur son crâne, reniflant un peu d’air frais au passage, histoire de se donner bonne contenance. Harper n’était pas une experte des relations humaines. Elle avait de grosses lacunes que son statut de chef de famille ne lui permettait pas de combler, trop occupée. Elle n’avait pas le droit de sortir, pas parce que ses parents le lui interdisaient, parce qu’elle se l’interdisait. Laisser ses frères livrés à eux-mêmes, les laisser seuls à la maison pour aller flâner en ville avec ses amis, alors qu’une pile de factures impayées l’attendait dans le secrétaire du hall d’entrée ? C’était impensable, elle ne pouvait pas se l’autoriser, elle avait trop de responsabilités. Elle savait qu’elle manquait des choses, qu’elle le regretterait probablement dans quelques années, lorsqu’elle rejoindra les bancs de l’Université grâce à une bourse, que sa mère sera guérie et que ses frères auront grandi, mais elle n’en était pas certaine. En revanche, elle était persuadée d’une chose : c’était que voir le petit dernier obtenir son diplôme à la fin du lycée la rendrait fière, à ce moment-là, elle saurait qu’elle a fait du bon travail et que toutes ces années à se priver n’auront pas été vaines. C’était son unique satisfaction, Harper n’aspirait pas à autre chose : elle voulait le bonheur, le confort et la réussite des siens, avant tout. Cela lui était égal si elle manquait des tas d’expériences, et si on se moquait d’elle pour ça. Elle était mieux seule que mal accompagnée, elle n’avait besoin de personne pour savoir qui elle était, et ce qu’elle avait à faire et les paroles suivants le coup de sang de Jesus, la fit bouillir à l’intérieur, car au fond, elle savait qu’il avait entièrement raison.

Jesus ignorait que le débat qui avait eu lieu plus tôt avait été éprouvant pour Harper, la plongeant dans des souvenirs douloureux qui étaient responsables de sa situation actuelle. Sinon, il n’aurait jamais osé la prendre à partie de la sorte. Certes, ce n’était pas réellement ce qu’il était en train de faire, elle voyait bien qu’il essayait de l’aider, qu’il cherchait à la pousser à accepter la main qu’il lui tendait, mais c’était une épreuve pour l’adolescente d’accepter qu’elle ne pût pas tout mener de front. Malgré les efforts qu’elle faisait en permanence, elle avait besoin de quelqu’un pour s’en sortir. La fierté, c’était utile pour mener les projets qui nous tenaient à cœur, mais au bout d’un moment, il fallait envisager la possibilité de la mettre de côté. Est-ce qu’Harper était prête pour ça ? Absolument pas, elle ne l’était pas. Pas seulement à cause de sa propre dignité, mais aussi, et surtout à cause de celle de sa mère qui avait inconsciemment contraint son aînée à reprendre les rênes après la mort de son époux, se laissant dépérir. Harper ne voulait pas lui faire du tort, elle ne voulait pas qu’on juge sa mère, et qu’on prenne pitié d’elle et de sa famille, ça lui était insupportable. Fixant Jesus, la tête penchée sur le côté, Harper fronça les sourcils, entrouvrant la bouche comme si elle allait se mettre à parler, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge, et elle secoua brièvement la tête, sentant qu’elle était sur le point de se mettre à pleurer. Elle aurait très bien pu s’énerver, demander à Jesus de quel droit il se permettait de faire des conclusions aussi hâtives, qu’il ne la connaissait pas, et qu’il n’était qu’un imbécile. Cependant, elle se tut, le cœur au bord des yeux, ayant l’étrange sensation que pour la première fois depuis très longtemps, quelqu’un venait de mettre le doigt sur tout ce qui expliquait qu’elle soit aussi inaccessible.

« Jesus, attends. » dit-elle, lui emboîtant le pas pour l’empêcher de s’en aller. En plus d’avoir réussi à la cerner après dix ans de simples rencontres dans les couloirs des écoles qu’ils fréquentaient, Jesus avait donné le sentiment qu’il était blessé par l’attitude moqueuse de la jeune fille à son égard, et avant toute chose, il fallait qu’elle s’excuse. Déglutissant avec difficulté, les yeux humides, Harper lança un regard penaud par-dessus son épaule pour vérifier que personne ne les épiait, puis vint se poster derrière lui, attendant qu’il se retourne pour enfin commencer à parler « Je suis comme ça, c’est ma façon d’être. C’est plus facile de mépriser les autres que d’admettre qu’ils nous impressionnent, je ne voulais pas t’offenser… », elle regarda en l’air, esquissant un faible sourire, « ou peut-être que si, j’en sais rien. C’est vraiment important ? Dans tous les cas, je te demande de bien vouloir m’excuser. » Baissant les yeux au sol, elle passa sa langue sur ses dents alignées, et élargit son sourire triste « Je ne peux pas faire partie de ton club. Si je m’y inscris, ça voudrait dire que je devrais parler et ça, c’est impossible. Il ne s’agit pas seulement de la mort de mon père, Jesus. C’est plus grave que ce que tu sembles penser. » avoua-t-elle, les yeux toujours rivés sur le sol. Passant sa main sur son front, elle releva le menton, arquant un sourcil, agitée « Je… je sais que t’essaies juste de m’aider et que c’est sincère, mais prier ne m’aidera pas. C’est pas de promesses dont j’ai besoin, c’est de quoi payer les factures et… », elle cilla plusieurs fois, leva très furtivement les yeux pour s’opposer aux siens – ce qu’elle fit, à peine une seconde, « les médicaments de ma mère. » Harper retint sa respiration dans sa poitrine, ferma les paupières pour émettre un rire contrefait « Voilà, on y est. »
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyLun 20 Aoû - 20:31

Prêt à quitter cette fichue piste, Jesus n'en demeurait pas moins plein de remords et de déception. Il avait perdu le contrôle de lui même et cela ne lui ressemblait pas, mais la preuve que lui aussi avait ses limites. Si Harper s'était seulement montrée méprisante et sarcastique il aurait très bien tenu le fil de ses émotions, mais c'était plus de voir qu'il ne lui était d'aucun secours qui l'avait énervé. Jesus en était certain, il était spécial, et chaque échec était pour lui incompréhensible et indésirable, surtout lorsqu'il s'agissait de ramener des membres dans ses rangs. Mais tant pis, il se promit qu'il reviendrait la voir, quitte à ce que ce soit un travail de longue haleine. Si elle le voulait bien, il était persuadé que le Celibacy club serait un soutien salvateur pour Harper, il fallait juste qu'elle accepte l'idée de s'entourer des autres.
Il n'avait fait qu'une dizaine de pas quand Harper lui cria d'attendre. Il se retourna alors qu'elle se rapprochait puis remarqua qu'elle ne semblait pas très à l'aise avec sa propre initiative. Il était ravi qu'elle l'ait empêcher de partir, il l'avait peut être même espéré. Il ne s'en voulait pas de l'avoir visiblement attristée, il savait que c'était le premier pas pour elle vers les autres. Était il satisfait parce qu'il pensait avoir gagné ou seulement pour l'aide qu'il se voyait déjà lui apporter ? Sûrement un peu des deux. L'expression de son visage avait changé, il avait troqué en quelques instants son expression de colère pour une compassion sincère. Elle avait fait un pas vers lui et loin de lui l'idée de ne pas l'accueillir, même après avoir été vexé. Il la regarda donc dans les yeux, espérant que les choses se profilent comme il l'espérait.
Elle s'expliqua d'une voix chevrotante tout en feignant visiblement la légèreté, il ne savait pas trop. Elle ne devait pas avoir l'habitude de faire ça, de donner dans le mélodrame, c'était sûr. Qu'à cela ne tienne, c'était un registre que Jesus maîtrisait à la perfection. Les discours plein de passions, fournis de multiples pic d'émotion, avec les mots forts appuyés d'une main, il connaissait bien tout ça ! Harper présenta ses excuses, expliquant ce dont Jesus était persuadé. Rejeter les autres était bien plus simple que de s'ouvrir à eux, les gens croyaient parfois qu'ils évitaient ainsi des déceptions et des peines de cœur. « Je ne t'en veux pas Harper. Je ne m'énerve pas souvent et ça n'avait pas de sens cette fois. Je pense comprendre ce que tu dis et je crois toujours que... » Elle l'interrompit en insistant sur le fait que rejoindre le club lui était impossible, sentant sûrement que Jesus allait revenir à la charge. Lui qui pensait que c'était une question de volonté, il avait l'impression maintenant que cette décision la dépassait. Elle confirma que la situation était pour elle plus dure que ce qu'il pensait, en évoquant au passage la mort de son père sans détour. Depuis le tout début c'était ce dont il était question mais tout les deux avaient usé de détours et de demi mots pour mettre le doigt sur le problème, Jesus lui même ne s'était pas aventuré à prononcer le mot « père » tout haut. Peut être cela voulait il dire qu'elle était enfin prête à parler malgré son nouveau refus. « Harper je ne comprend pas si... » Il fronça les sourcils pour signifier son interrogation, comme si ce que venait de dire Harper était des pires inepties.
Elle semblait sincèrement stressée à 'évocation de tout ça, incapable d'être sereine. Il ne put s'empêcher de se dire que cette pauvre Harper avait un grave handicap des sentiments. Pourtant quelques années encore avant, Jesus n'était pas capable d'aligner deux mots à la suite... Il ne voulut pas rester sarcastique, il était bien trop piqué par la curiosité et peut être même par une pointe d'inquiétude. Son père était déjà décédé, que pouvait il y avoir de plus grave. Elle commença à parler des factures, puis croisa son regard et le leva au ciel sans être capable de le soutenir plus d'une seconde. Jesus fronça les sourcils, commençant à entrevoir peut être le quotidien de la jeune fille, puis il grimaça malgré lui quand elle parla ensuite des médicaments de sa mère.

Harper n'avait certainement pas prévu de parler de cette situation, cela tombait bien, Jesus ne s'était pas préparé du tout à faire face à ça non plus. Il baissa les yeux au sol et laissa passer un silence de plusieurs secondes qu'il aurait espéré plus court mais il était incapable de trouver quoi dire à ça. Il s'imaginait la vie d'Harper avec cette mère malade, peut être incapable d'apporter de l'argent au budget du foyer, et ses frères...? « Mais tu n'avais pas plusieurs frères ? » La question était bien maladroite et il baissa les yeux aussitôt, conscient qu'il venait de lui demander de confirmer à quel point sa vie était dure. « Je suis désolé... » Il ne releva pas les yeux, presque honteux de s'être énervé quelques secondes plus tôt maintenant qu'il savait tout ça. Harper devait donc nourrir toute une famille, à elle seule, tout en supportant l'absence de son père, depuis cette guerre... Il comprit pourquoi le sujet avait tant déchaîné les passions. La guerre n'avait pas pris à Harper uniquement son père, mais également sa jeunesse, son insouciance certainement, son adolescence en tout cas. La maturité de la jeune fille faisait sens maintenant, sa détermination, mais aussi sa solitude et sa froideur... Elle avait exactement le profil de ceux qu'on pouvait retrouver à la LPA. Elle ne s'y rendait sûrement pas, il ne l'y avait jamais croisé en tout cas le peu de fois où il y était allé. Elle était sûrement trop fière pour accepter de s'y réduire. Comment survivait elle alors depuis toutes ces années ? C'était un sacré mystère, mais Jesus jugea bon de ne pas lui demander, pas pour le moment.
Son attitude n'était déjà pas très adroite. Harper redoutait sûrement la pitié, la compassion, et pourtant, comment faire autrement. « Je suis sincèrement désolé Harper, j'étais loin d'imaginer que les choses en était à ce point. Tu dis que prier ne te servira à rien ? » Il voulut lui dire qu'il ne lui restait que ça, que de toute façon, elle avait besoin de toute l'aide dont elle pouvait disposer, mais c'était encore plus indélicat. « Pourtant, dans les moments difficiles, je ne connais pas une meilleure oreille à qui se confier ou bien une meilleure épaule sur laquelle s'épancher... Viens prier avec moi après ton entraînement, s'il te plaît. Ça n'arrangera pas ta situation, mais ça allègera peut être ton esprit. Et qui sait, il pourrait bien te répondre ! Je ne sais pas quoi faire d'autre pour t'aider... » Cette fois ci, il ne lâcherai rien. L'ambition de la voir intégrer le Celibacy club s'était évaporée au loin à présent, maintenant il voulait l'aider. Un bon chrétien ne laisserait jamais quelqu'un dans cette situation dans la plus totale indifférence, ça lui était insupportable.
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Harper E. Pritchard
Not everybody just gets to blurt out how they fuckin’ feel every minute
Age : 20 ans
Occupation : Employée à mi-temps à la Lima Station, étudiante au Lima Health Sciences Program de l'Ohio State University
Humeur : Déstabilisée
Statut : En couple avec Jamie Ainsworth
Etoiles : 5836

Piece of Me
Chanson préférée du moment : BEYONCE – XO
Glee club favori : Je me fiche totalement des chorales
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyMer 22 Aoû - 1:57

La persévérance de Jesus avait payé ; Harper avait parlé, faisant tomber son masque impénétrable pour lui faire part des détails majeurs de son existence qui l’empêchaient de se laisser approcher. Elle aurait sans doute dû se sentir mieux, éprouver quelque chose, mais mis à part de l’amertume pour la façon pitoyable dont elle venait de se livrer, elle n’était pas capable de ressentir autre chose. Elle était en colère contre elle-même, elle avait failli à sa mission : ne jamais dévoiler ses secrets pour éviter de s’attirer la pitié des autres. Si cela était volontaire ou non, elle n’en savait rien, mais la commisération qui teinta soudain les pupilles de Jesus quand elle évoqua les médicaments, et les dettes de sa mère, lui tordit douloureusement le ventre, la forçant à poser une main sur la rambarde à côté d’elle et l’autre sur son estomac. C’était ce qu’elle cherchait à tout prix à esquiver, les regards empreints de compassion, les gémissements désolés, et les invitations de toute sorte pour être sûr d’avoir quelque chose à manger pour le dîner. Ce n’était pas une miséreuse, elle ne faisait pas la manche pour obtenir ce dont elle avait besoin ! Elle travaillait très dur, à l’école et en dehors pour se donner les moyens de s’en sortir. Elle flirtait, certes, avec l’illégalité, mais les leçons de survie de son paternel lui avaient appris que, parfois, il était nécessaire d’aller à l’encontre de son éthique pour être sûr de rester en vie, c’était exactement ce qu’Harper faisait, et malgré toutes les difficultés qu’elle rencontrait au quotidien, se démenant pour subvenir aux besoins d’un foyer de cinq personnes, dont trois enfants, elle s’en sortait admirablement bien. Ses frères avaient toujours de quoi manger, ils étaient toujours nets, avaient des vêtements corrects, avaient de bons résultats scolaires, et leur éducation était sans failles : la preuve, personne ne s’apercevait que c’était une jeune fille de dix-sept ans qui était à la tête de cette famille, pensant que Marielle Pritchard avait encore toute sa tête et qu’elle se donnait corps et âme à l’éducation de ses enfants. Or, ce n’était pas la vérité. Mariella Pritchard était à la limite de la folie, pensant que le facteur qui apportait le courrier tous les matins était son époux qui rentrait de la guerre. C’était dans la nature humaine de prendre à cœur la détresse de ses semblables, mais Harper n’en avait pas besoin, elle ne voulait pas qu’on agisse avec humanité avec elle !

« Arrête de dire ça. » cracha-t-elle, sur la défensive, quand Jesus dit une seconde fois qu’il était désolé. Elle le regarda par-dessous, la voix plus dure que plus tôt et l’écouta continuer ses louanges sur ce que la prière pourrait lui apporter. Elle avait beau être furieuse, elle savait qu’elle ne devait pas s’en prendre au jeune homme. Harper ne le ferait pas, elle s’était jurée qu’elle arrêterait de le malmener en paroles, elle était, elle aussi, du genre à tenir ses promesses, même celle qu’elle prenait sous le coup de l’impulsion. Néanmoins, même si elle ne l’exprimait pas tout haut, elle commençait à avoir de l’antipathie pour Jesus. Il lui rappelait Sunny, la journaliste en herbe de WMHS. Elle aussi était du genre à se mêler des affaires des autres pour arriver à ses fins. Reniflant avec aigreur, Harper ne rit pas quand Jesus lui glissa que, si elle allait s’épancher à l’Église, peut-être qu’on lui répondrait. Sa tentative d’humour, elle ne l’apprécia pas et elle détourna la tête, posant son regard courroucé sur un groupe d’élèves hilares assis dans les gradins du stade « J’peux pas, je travaille après les cours. A ce que sache, ton Dieu ne fait pas encore pleuvoir des billets verts, et j’ai trois garçons à nourrir. J’ai pas le temps d’aller m’enfermer dans une chapelle pour implorer qu’on me pardonne pour mes péchés et tous ces trucs qui n’ont aucun sens. C’est une perte de temps et le temps, Jesus, c’est de l’argent. » Harper Pritchard, la réfractaire à toute aide extérieur était de retour, mais elle savait au fond d’elle qu’il était trop tard, qu’elle avait perdu le contrôle d’elle-même en parlant à Jesus de ses problèmes, et aux vues de ce qu’elle avait pu observer aujourd’hui, il ne la laisserait jamais tranquille, pas avant qu’elle accepte de venir prier au moins une fois avec lui. Roulant des yeux, Harper tapa le bout de sa tennis droite sur le bitume, agacée. Elle se mordit la langue avant de relever les yeux vers lui et détailla les traits de son visage, sans réellement sans rendre compte. Elle ne s’attarda pas néanmoins, et profita d’une minute d’inattention de sa part pour tourner promptement les talons et rejoindre le centre de la piste qu’elle avait quittée pour le prier de ne pas s’en aller. Cette fuite, ce n’était pas loyal, ça ne lui ressemblait pas. Le cœur battant vite, Harper se mordit la langue plus fort et dans un grognement sonore, elle se retourna d’emblé pour le regarder, marchant à reculons « Si j’accepte de venir à la messe dominicale, tu me ficheras la paix ? » questionna-t-elle, élevant la voix pour combler la distance entre eux. Elle avança encore et encore, puis s’arrêta brusquement, le visage fermé, mais souriant à moitié « D’accord, je viendrai avec les garçons, si ça peut te convaincre d’arrêter de vouloir porter toute la misère du monde sur tes épaules. Mais ne compte pas sur moi pour m’endimancher, faut pas pousser. » Elle savait bien qu’elle viendrait avec une belle toilette sur le dos, elle avait été bien éduquée. Lançant une dernière œillade à Jesus, elle le toisa de bas en haut et secoua la tête en se mettant à rire, sa queue de cheval fendant l’air au rythme de ses coups de tête « T’es vraiment pas croyable, Sainsbury. » Et n’attendant pas qu’il rétorque, Harper se remit à courir dans la direction opposée, accélérant à l’angle du terrain pour le dissuader de la rattraper.
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MessageSujet: Re: 04. God put a smile upon your face...   04. God put a smile upon your face... EmptyMer 29 Aoû - 15:13

Comme prévu, la compassion de Jesus était passée pour une pitié répugnante dont on préfère se défaire, en fait c'était peut être de la pitié, mais Jesus n'avait jamais compris ce qu'il y avait de mal à éprouver ce sentiment. Il n'y voyait aucun mépris, aucune condescendance ou supériorité, juste de la sympathie et de la compassion pour un être dans le besoin. Son éducation catholique lui avait sûrement donné cet esprit estampillé « heureux les miséricordieux » qui le poussait à se jeter à corps perdu vers le première brebis égarée, patte cassée ou affamée. Mais Harper n'était pas du genre jeune fille en détresse, aux abois au moindre malheur, tout en étant véritablement une miséricordieuse apparemment ! Le jeune homme aussi fier qu'il puisse être, préféra baisser la tête après avoir grimacer quand elle écarta d'un revers sa proposition, la dernière qu'il pourrait lui faire, pour aujourd'hui en tout cas, assurément. Harper paraissait être devenue une jeune fille bien terre à terre à présent et totalement dénuée de spiritualité. Certes elle avait besoin d'argent mais elle avait surtout besoin de se vider la tête. Mais ses obligations, les factures, ses frères, toutes ces responsabilités l'empêchaient sûrement de voir qu'elle avait besoin elle aussi de se pencher sur ce qu'elle ressentait. Elle trouvait sur cette piste ce moment pour elle, mais est ce que courir toute seule pouvait lui être d'un quelconque secours. Pour Jesus ça ne faisait pas un pli, non ! Même en allant prier seul, on sait qu'on sera forcément deux, et rien au monde n'est plus réconfortant. Bien sûr le Seigneur est censé être avec nous à chaque instant et il aurait pu accompagner Harper sur la piste, mais Jesus avait préféré se dire depuis longtemps qu'il avait fermé les yeux sur Mckinley. Cette idée avait le mérite d'expliquer plusieurs choses, d'abord la débauche et l'idiotie sans pareille qu'on trouvait en ces lieux, et ensuite les difficultés incommensurables qu'il éprouvait à accomplir sa mission : nettoyer cette serre aux pêchés ! Harper était donc bien seule sur cette piste. Seule à tenir à bout de bras tout une famille. La pitié était elle si désagréable dans une situation pareille ?
Jesus ne sut que répondre, car oui c'était un fait, les dollars ne pleuvraient pas sous la nef une fois la prière terminée. Il avait habituellement tout un arsenal de réponse pour ce genre de réflexions, celle qu'il trouve un peu trop premier degrés. Mais cette fois, rien. Il savait de toute façon que l'athéisme apparent d'Harper n'était pas du à l'absence de pouvoir magique de Dieu, c'était autre chose, et il aurait été inutile d'argumenter sur le sujet. Il observa un moment de silence tandis qu'Harper tapait le bout de sa tennis sur le sol. Attendait-elle qu'il dise quelque chose ? En tout cas il en avait le temps mais que lui dire pour lui venir en aide à présent. Pouvait il vraiment l'aider à gonfler son budget ? Peut être pouvait il parler de la situation de sa famille à la messe pour organiser une quête spéciale ? Harper le tuerait sans pitié s'il faisait ça ! Il croisa furtivement son regard puis le baissa tout de suite. Il avait honte de ne rien pouvoir faire pour elle, de voir à quel point il était démuni dès qu'un problème prenait un peu plus d'ampleur. Elle devait accepter l'aide de la LPA peut être, oui. Jesus releva les yeux, mais Harper n'était plus là. Il se retourna et elle était déjà à cinq mètres sur le départ. Agacé, il donna un coup de pied inutile sur le sol et la regarda partir, les mains dans les poches de ce survêtement trop grand pour lui. L'ironie c'était qu'il se retrouvait tout seul sur cette piste comme s'il avait été celui qui avait traîné l'autre. Il aurait bien voulu dire à Harper que c'était à lui de partir, qu'il lui rendait sa piste puisqu'il n'en ferait rien mais elle se retourna. Jesus n'avait fait qu'un pas mais il s'arrêta subitement devant Harper, une dizaine de mètres devant maintenant.
Tout en reculant elle lui avoua qu'elle acceptait de l'accompagner à la messe, d'une manière détournée forcément mais quand même. « Tu trouveras toute la paix que tu veux, promis ! » Pour que la jeune fille l'entende, il avait du crier assez fort, et peut être même assez fort pour que quelqu'un le repère, quelqu'un comme Worthington par exemple. Il glissa quelques regards prudents à gauche et à droite puis Harper lui cria qu'elle viendrait avec ses frères. À cette idée, il fut encore plus enchanté, comme s'il avait d'une pierre quatre coups ! « A dimanche Pritchard ! » Il lui fit un grand signe de main tout en affichant un sourire exagérément enthousiaste pour contraster avec son cynisme à toute épreuve puis la regarda s'éloigner.
C'est à ce moment qu'il se sentit vulnérable, comme une gazelle hors du troupeau à la merci du premier lion qui passe. Il regarda sa tenue, le stade, Harper, puis se décida à trottiner derrière elle pour la rattraper. « Harper attend ! » Il se sentait ben ridicule de devoir quémander sa protection d'une manière aussi détournée, mais finalement il n'aurait pas à le faire, puisqu'elle courait bien trop vite pour lui, et soit ses appels ne lui parvenaient déjà plus, soit elle les ignorait tout simplement. Il jeta alors un œil au vestiaires, fit un signe de croix furtif mais bien senti et piqua un sprint à travers le terrain pour rejoindre au plus vite une tenue appropriée dans un lieux moins hostile.
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