Choriste du mois


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 05. hate on me hater w/ rachel

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MessageSujet: 05. hate on me hater w/ rachel   Lun 20 Aoû - 2:31

Jesse n’avait presque plus de temps pour lui, entre les compétitions et les extinctions de voix de ses choristes qui appréhendaient de plus en plus une nouvelle crise de perfectionnisme du chanteur. Ainsi il aurait pu très bien ne jamais tomber sur ce torchon de gazette de Lima, malheureusement c’était sans compter l’étonnante distraction de ses élèves dans l’après midi, qui lui avait valu de confisquer un exemplaire du fameux magasine. Peu surpris de voir Rachel faire la couverture il s’attendait déjà à une flopée de ragots qui du reste, faisaient le divertissement des petites gens de Lima. En revanche il ne s’était pas attendu à ce qu’on dresse un tel portrait de sa pauvre personne. Lui un profiteur, une starlette locale qui s’éteindrait d’ici deux ans ? Il avisa ses élèves, blessé et hors de lui. Ses muscles se contractèrent sur le papier glacé, si il y avait bien quelque chose qu’il ne supportait pas c’était qu’on remette en question sa carrière et son talent. Il quitta la salle de répétition de Carmel High dans l’après midi, les mains toujours fortement saisie du journal. Il marchait à pas rapides vers la villa de Rachel qui profitait de ses derniers mois de congé. La colère déformait son visage et il fut presque soulagé de ne pas avoir à frapper à la porte en la trouvant dans le jardin. Il lui flanqua l’exemplaire sous le nez. « Jesse Saint James une petite célébrité locale dont on aura oublié le nom d’ici deux ans...! » Récita Jesse sans lire, les mots étant parfaitement imprimés dans son esprit. « Ces gens n’ont donc aucune culture musicale ? Je viens de Broadway, j’ai remporté plusieurs concours nationaux de musique, j’ai bâti une solide carrière grâce à une ambition aussi démesurée que la tienne j’ai fait du chemin Rach, je ne fais pas de concert en chine, mais c’est un choix, si je reste ici c’est aussi un choix et par dessus tout, tu ne m’entretiens pas. » Il perdait son sang froid à mesure qu’il hurlait dans tout le jardin, tout cela le renvoyait à une incapacité bien réelle de quitter la sécurité d’une ville perdue et sans histoire après le traumatisme vécu à New York. Pourtant ce n’était que temporaire et personne ne pouvait douter du fait qu’il ait une impressionnante carrière derrière lui. « Je ne suis pas une petite célébrité locale, je suis Jesse St, James, et je ne compte pas m’enterrer ici une année de plus. Peut être que ces gens se délectent de me voir ainsi rabaissé par une stupide compétition de chorale, mais ça ne durera pas, »

Il tourna sur lui même agacé, laissant tomber l’exemplaire dans les mains de la chanteuse qui découvrirait là l’intégralité de cette odieuse diffamation. Sa colère le poussait à faire de grand gestes, et les cent pas qu’il faisait dans le jardin face à Rachel ne le calmaient pas. Jesse était hors de lui, comme jamais il ne l’avait été. L’image qu’on tentait de lui renvoyer de lui même était justement celle qu’il ne pourrait jamais supporter. Vivre au crochet de Rachel était sa hantise, et le voir ainsi écrit réveillait chez lui l’angoisse que cela puisse devenir réalité avec le temps. « Quant à toi tu ne devrais pas pousser ta lecture plus loin en fin de compte, ton nez me convient ainsi et ce n’est pas pour profiter de ton argent je te prie de me croire » Il lâcha un rire jaune et s’agita de nouveau. « Je songe appeler mes avocats et attaquer ce journal pour diffamation et atteinte à la vie privée, d’ailleurs je pense qu’on devrait renvoyer Sylvia je ne vois pas qui d’autre à part cette femme de ménage est au courant de nos ébats sexuels, les murs sont plutôt épais. Il ne s’en sortiront pas comme ça crois moi. » Jesse marque une légère pause, puis fit un pas vers Rachel. « Je ne peux pas me permettre d’être simplement, la starlette passée qui tient ton bras. J’ai besoin de briller moi aussi, les villes comme Lima ne sont peut être pas faites pour les gens comme toi et moi, peut être que la solution c’est de rentrer à New York. » Il fallait être réaliste, les gens ne les aimaient pas beaucoup ici,quoi qu’ils fassent pour s’intégrer. Il laissa un silence s'installer après son monologue agité. Il soupira ensuite, loin d'être tout à fait calme.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Mer 29 Aoû - 15:48

Le printemps. L’air sentait bon, et bien que toujours un peu frais, on ne pouvait que constater une très nette amélioration au niveau des températures. La neige avait complètement fondue, et les flaques boueuses étaient de l’histoire ancienne. Le mois d’Avril s’annonçait ensoleillé, et fleuri, si on en jugeait par les nombreux bourgeons qui coloraient les arbres. C’était un véritable plaisir que de pouvoir profiter du soleil, et après de nombreuses semaines calfeutrée chez elle, à protéger ses cordes vocales du froid glacial et hivernal, Rachel savourait le contact des rayons de l’astre solaire sur sa peau délicate. Les yeux tournés vers le ciel et dissimulé par des lunettes noires, elle était tranquillement installée, sur une chaise longue, dans le jardin de Jesse. Ce dernier ayant une répétition des Vocals Adrenalines, il s’était absenté pour quelques heures, laissant Rachel jouir de sa villa et du jardin. Le calme qui régnait était reposant, et la jeune femme aurait presque pu s’assoupir et faire la sieste. Il faut dire que la nuit avait été plutôt courte, puisqu’elle l’avait passé avec Jesse. Bien que vivant tous les deux séparément, ils passaient le plus clair de leur temps ensembles, une façon de rattraper le temps perdu peut-être. Le bonheur de Rachel ne semblait pas avoir de limites, et chaque jour était un enchantement. Ou plutôt, chaque nuit, mais elle se gardait bien d’étaler son nouveau plaisir aux yeux de tous. Et puis, qui avait dit qu’elle devait passer cette année sabbatique à dormir ? Son histoire d’amour avec Jesse l’emplissait de joie. Néanmoins, elle aimait également à se retrouver seule. Il n’était pas forcément bon de passer trop de temps collés l’un sur l’autre, aussi s’abstenait-elle de l’accompagner lorsqu’il avait une répétition, et de même, il ne la suivait pas lorsqu’elle devait s’absenter pour une séance de dédicace ou un photoshoot. Leur couple ne devait pas empiéter sur leur vie professionnelle, et ils avaient bien le temps de s’inquiéter du comment ils allaient concilier tout ça, une fois le moment venu. Aujourd’hui, Rachel était bien décidée à profiter, encore et encore, de son Jesse.
Son Jesse. A elle. Cette pensée lui tira un sourire, et elle s’installa plus confortablement sur la chaise longue, les jambes au chaud sous une petite couverture en laine. Elle avait beau prétendre qu’il leur fallait de l’espace, il lui tardait de revoir Jesse. Il lui manquait, et même si elle passait presque toutes les nuits en sa compagnie, c’était nécessaire de se séparer pendant quelques heures. Absolument nécessaire. Pourtant, elle ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil à sa montre, pour voir combien de temps il mettrait avant de revenir. Puis elle leva à nouveau la tête vers le soleil, savourant son contact chaleureux et bienfaisant.

Ce qu’elle n’avait certes pas prévu, c’est que Jesse, à son retour, serait d’une humeur de dogue. Alors qu’elle avait escompté profiter du reste de la journée pour aller se promener, faire les boutiques et peut-être même faire la cuisine tous les deux, cela semblait plutôt mal parti. D’un pas furieux, Jesse se précipita dans sa direction, et au moment où Rachel baissait ses lunettes de soleil, il lui tendait un magazine à quelques centimètres du visage. Reculant légèrement, Rachel cligna des yeux, un peu surprise par la colère de Jesse. Aurait-elle voulu réagir qu’elle n’aurait pas pu, Jesse se lançant dans un discours venimeux et plein de rage, auquel elle ne comprit au début pas grand-chose. Enterrement ? Célébrité ? Entretien ? Compétition ? Mais de quoi voulait-il parler ? Y’avait-il eu un décès dans leur entourage ? Une personne célèbre ? Ou bien la femme de ménage ? Cela avait-il eu lieu pendant une compétition ? Quoi, comme un concours de celle qui passe la serpillère le plus rapidement possible ? Peut-on mourir d’un excès de nettoyage ? Un peu perdue, la chanteuse écarquilla un peu les yeux, avant de froncer les sourcils lorsque Jesse lui jeta le dit magazine pour qu’elle puisse le lire.
Ah, la gazette de Lima. Depuis que Rachel était devenue une star mondialement connue, elle avait l’habitude d’apparaitre dans des magazines, parfois pour simplement relater ce qu’elle avait mangé la veille au déjeuner, parfois pour balancer des rumeurs aussi folles qu’irréalistes. Si au début elle avait assez mal pris certaines critiques, aujourd’hui elle n’y faisait plus trop attention, se contentant de s’assurer que son public l’aimait toujours. Elle faisait attention quand elle sortait dans la rue, choisissait ses mots avec soin lors de ses interviews, et prenait garde à ne pas choquer les mères de familles. Sa réussite dépendait certes de son talent, mais également de son public. Bien sûr, il y avait toujours des mauvaises langues, et sa toute nouvelle relation avec Jesse avait fait jaser. Mais son agent lui avait assuré que son public trouvait leur histoire d’amour « troooooooop adorable » aussi ne s’attendait-elle pas à lire quoi que ce soit là-dessus. Elle se trompait.
A mesure que son regard parcourait l’article, ses sourcils se fronçaient de plus en plus, et sa bouche s’arrondissaient sous le choc et le dégout que ceux qui avaient écrit cet article lui inspirait. Certes, des gens mal avisés s’étaient déjà délectés de noter tous ses défauts physiques et de ressortir de vieilles photos du lycée. Oui, elle aimait les pulls à motifs et les chaussettes montantes, et oui, elle avait un nez plus gros que la moyenne. Mais était-ce une raison pour s’acharner de la sorte ? Et alors que le nom de Jesse apparaissait, Rachel referma la bouche, n’en croyant pas ses yeux. Pas étonnant qu’il soit aussi furieux et prêt à mettre le feu à quelques voitures. Rougissante et mortifiée par l’évocation de leur vie sexuelle, Rachel referma le magazine d’un mouvement brusque, avant de le froisser et de le tordre entre ses mains.

« Un petit coup de rein en prime ? Un petit coup de rein ? » s’insurgea-t-elle à mi-voix, incapable de croire à ce qu’elle venait de lire.

Comment pouvait-on les traiter ainsi ? Comment pouvait-on se montrer aussi cruel ? Alors que Rachel avait choisi Lima pour son année sabbatique –alors qu’elle aurait pu partir au soleil et oublier son ancienne vie- voilà comment on la remerciait. C’était injuste. Et méchant. Inconsciemment, elle porta la main à son nez, les joues toujours brulantes. L’envie de paresser au soleil ou d’aller se promener lui était passé. A présent, elle n’avait qu’une envie : faire ses valises et repartir pour New-York. Et justement, Jesse se faisait la même réflexion, et elle leva les yeux vers lui, avec l’horrible impression que de l’autre côté de la rue, derrière les rideaux, le monde les observait en ricanant.

« J’avoue que je ne m’y attendais pas. » souffla-t-elle en repliant les jambes sous elle, et en tendant les bras pour encercler la taille de Jesse et poser sa tête contre le ventre du jeune homme. « Je ne comprends pas. A New-York, les gens ne sont pas aussi méchants. Mon nez n’est un problème pour personne, et notre statut social non plus. » Elle médita un instant, puis reprit : « Et quand bien même je serais une employée de supermarché, où est le mal ? Je trouve cela très mal placé, et irrespectueux pour ceux qui font ce métier. Nous ne leur sommes pas supérieurs, après tout. Je n’étais qu’une simple lycéenne, avant de partir à New-York. Nous n’étions que deux choristes, et même si aujourd’hui nous sommes célèbres, je ne me sens pas supérieure à ces dames qui sont derrière une caisse. C’est méchant. Juste méchant. » Et elle soupira, navrée qu’on puisse penser ce genre de choses. En s’écartant de Jesse, elle plongea son regard dans le sien. « Jamais je n’ai cru que tu voulais profiter de moi. Il ne me semble pas que tu n’en aies jamais eu besoin, d’ailleurs. » sourit-elle. « Souviens-toi, Spring Awakening. La foule qui nous attendait lors de la première représentation. Les photographes, et les filles qui hurlaient ton nom en s’agrippant à la barrière de sécurité. Et celle qui s’est évanouie après que tu lui aies fait un clin d’œil. » Rachel eut un rire, qui devint vite amer. « Toi et moi, nous sommes pareils. Nous brillons avec la même force. Jamais je ne pourrais penser le contraire. » affirma-t-elle, et elle coula un regard dégouté au magazine froissé. « Je crois qu’un procès semble être la meilleure chose à faire, en effet. » conclut-elle avec un pincement de lèvres décidés.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Jeu 6 Sep - 15:40

Rachel resta un moment silencieuse, ce qui laissa à Jesse le temps de digérer son monologue agacé qu'il aurait pu encore agrémenter si il ne s'était pas retrouvé à cours de souffle à l'issue de celui-ci, pourtant dieu savait qu'il avait de l'entraînement avec toutes ces prestations de chant paramétrées sur des chorégraphies épuisantes, mais il était à bout. Le visage de la chanteuse se déforma cependant à mesure qu'elle parcourrait les lignes du torchon qu'il venait de lui présenter. Comme il fallait s'y attendre, ce fut ce charmant passage sur leur sexualité qui attira le plus leur attention. Rachel avait toujours soigné son image, et particulièrement aux yeux de son jeune public qui l'adulait entre autre pour sa candeur et sa gentillesse. Sa vie privée était désormais imprimée sur papier glacé et non sans commentaires sardoniques pour l'accompagner. Du jardin, Jesse pouvait d'ailleurs voir la couverture rosée du journal entre les mains de ses voisins ce qui lui déclencha un soubresaut de colère incontrôlé. Rachel se leva pour rejoindre ses bras, ce qui l'obligea à calmer ses mouvements d'humeur pour encadrer ses épaules protecteur. La brune s'insurgea alors contre une remarque déplacée sur les employé de supermarché et Jesse ne put qu'approuver vivement. De quel droit se permettaient-ils de juger ainsi les gens sur leur emploi. Eux étaient trop riches, les employées de supermarché suffisamment pauvres pour servir d'exemple de bassesse sociale ? Lorsqu'il s'imaginait que la remarque vienne d'une personne payée à commérer et disperser des ragots et commentaires déplacés sur les honnêtes gens, Jesse se surprit à lâcher un rire fortement ironique. Si il devait y avoir des sous métier, celui-ci en ferait partie sans le moindre doute.

Elle s'écarta et concentra de nouveau la conversation sur ce qui l'avait blessé lui, profondément, tentant de le rassurer comme elle le pouvait, mais le problème n'était pas là. Bien sur que Rachel ne doutait plus de ses sentiments depuis un moment, mais le reléguer au simple rang de profiteur sans talent le rendait malade. Elle rappela alors les années Broadway et Jesse eut un soupir triste, peut être qu'il n'aurait jamais du quitter cette scène, après tout c'était là ou il s'était toujours senti le mieux : Fatigué après une prestation, mais toujours endormi avec l'idée d'avoir donné le meilleur de lui même et d'être la ou il devait être. Ce qui lui faisait précisément mal dans cet article, c'était surtout de réaliser qu'il s'éloignait de ce qu'il aimait vraiment. Coacher vocal adrenaline lui apportait du plaisir bien entendu mais c'était différent, très différent de ce qu'il avait connu à New York. Maintenant que Rachel et lui étaient ensemble il devait admettre qu'il s'était reposé sur cette relation. Il n'en profitait pas, mais il s'en contentait alors qu'il pouvait faire plus, tellement plus.

Il parlèrent ensuite procès et c'était sans doute la chose à faire. Après tout ils avaient les moyens de faire taire ce bout de papier même de le racheter s'ils en avaient seulement la moindre envie. Jesse se contenterait du procès et d'un vol pour New York. Qu'est-ce qui les retenait ici ? Un semblant d'amitié ? C'était tout. « Je vais appeler mon avocat. Nous devrions toucher un peu d'argent pour arrondir nos fins de mois difficiles. » Jesse eut un rire bourré d'amertume. Il détestait cette ville, et une bonne partie de ses habitants. Eux le lui rendaient d'ailleurs assez bien. « Tu crois que je dois retourner notre chambre à la recherche de micro-caméras qu'on aurait installé ici à notre ainsi, ou je deviens subitement trop paranoïaque ? » Comme pour répondre à sa propre interrogation et dicté par sa colère toujours contenue il composa le numéro de sa femme de ménage et pris une inspiration. « Allo ?...Oui, ici Jesse St James à l’appareil....Oui. Vous êtes virée, inutile de revenir et sachez que je ne suis pas à un procès près, pour la protection de ma vie privée. » Il raccrocha et fourra le téléphone dans sa poche arrière de jean. « Voilà qui est fait. Je dois nous réserver un vol pour New York dès ce soir, ou j'attends d'être un peu plus calme pour envisager l'idée ? » Il haussa un sourcil interrogateur à l'adresse de Rachel.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Sam 15 Sep - 22:31

Le souvenir de ses années lycée revint chatouiller la mémoire de Rachel d’une façon fort désagréable. Elle se souvenait, comme si c’était hier, de la façon dont ses camarades la traitaient. Elle ne pouvait marcher tranquillement dans le couloir, sans susciter de leur part des moqueries, des réflexions méchantes et blessantes. « Hey Berry, tu t’habilles dans l’armoire de ta grand-mère ? », « Hey Rachel, tu serais pas parente avec Cyrano ? » -la réflexion prouvait quand même un minimum de culture littéraire- ou encore « Hey, la hobbit mal fagotée, toi et ton énorme pif, vous gâchez le paysage », suivis du sempiternel lancé de slushy. A la fraise, à la pomme, au citron, au raisin ou au café, elle avait pu tester tous les parfums de cette substance horriblement froide et collante. Il ne se passait pas une seule journée sans qu’on ne lui jette des boulettes de papier et des bouts de gomme dans les cheveux pendant les heures de cours. Et pendant le déjeuner, elle devait sans cesse être sur ses gardes, s’assurer que personne ne l’avait prise pour cible pour un bombardement de petits pois ou de yaourt. C’était une lutte constante contre la majorité du lycée. En intégrant le glee club, elle s’était trouvé de vrais compagnons d’infortune, des gens qui, comme elle, n’étaient pas tout à fait à leur place. Ils s’étaient soutenus, réconfortés après une douche au slushy, et défendus les uns les autres, mais Rachel avait toujours été la cible préférée des élèves populaires. Trop différente, trop ambitieuse, trop bavarde, trop talentueuse, elle n’avait jamais vraiment su ce qui pouvait pousser ses chers camarades à s’en prendre à ce point à elle, à s’acharner de la sorte. Jalousie, inimitié, méchanceté pure, elle avait toujours gardé la tête haute, mais conservait un assez mauvais souvenir de sa période lycéenne. En entrant à la Tish School, et plus tard, en signant son premier contrat avec une maison de disque, elle avait su qu’elle laissait ce triste morceau de son passé loin derrière elle, et que son futur serait doux et lumineux.
Alors pourquoi, aujourd’hui, alors que tout était si parfait, alors qu’elle avait tout ce qu’elle avait toujours désiré –la gloire, la chance de vivre en chantant, et l’amour-, pourquoi y’avait-il encore des gens qui s’échinaient à faire de sa vie un enfer ? Les articles dénigrants, elle en avait déjà lu beaucoup. Les photos qui pointaient du doigt ses défauts physiques –son nez, sa poitrine trop petite-, les critiques négatives de ses chansons, elle y avait eu droit de nombreuses fois et s’y était très vite habituée. C’était si insignifiant, en comparaison de l’amour que lui portaient ses fans, qui l’adoraient et se pâmaient à chacune de ses apparitions. Mais aujourd’hui, ce petit article, écrit dans un coin de page d’un magazine minable, la touchait d’un peu trop près. Elle pouvait accepter les critiques, mais là, elle ne voyait rien de constructif, rien qui soit justifié. Que de la méchanceté pure. Pourquoi ?

En s’abrutissant de la sorte sur une question qui n’avait apparemment pas de réponse, Rachel risquait de récolter une bonne migraine. Elle ferma les yeux un instant et inspira profondément, avant de soupirer. Jesse semblait plus que décidé à se lancer dans un procès. Qu’en tireraient-ils, en fin de compte ? Ils n’avaient pas besoin qu’on répare l’affront par des dommages et intérêts. Que leur importait qu’on leur fasse un chèque pour effacer cet article ? Le mal était fait, de toutes façons. La tête basse, Rachel envisageait les choix qui s’offraient à elle. Elle pouvait laisser passer cet article, et faire comme si de rien n’était, tout en sachant qu’une fois la machine lancée, les choses pouvaient aller loin, très loin. Les premières rumeurs pouvaient s’éteindre rapidement, comme elles pouvaient enfler et prendre des proportions démesurées. S’ils ne faisaient rien, ils prenaient le risque que les autres magazines se jettent sur l’occasion. Mais, s’ils décidaient de faire un procès, la presse à scandale en ferait sa une pendant tout le temps que durera l’affaire. On les taxerait d’intolérants, de stars susceptibles, et cela pourrait nuire à leurs carrières. Que faire ? « Je demanderais à Dominic de vérifier ta maison, et mon appartement. » lança Rachel distraitement, l’esprit entièrement focalisée sur sa réflexion, tout en tendant la main vers son garde du corps personnel qui, silencieux et parfaitement invisible, se tenait à quelques mètres de là, immobile. Elle avait presque tendance à oublier l’homme de haute stature, qui dissimulé derrière ses lunettes noires et les bras croisés, fouillait les environs du regard, la mâchoire serrée. « Il a l’habitude. » Et de fait, la formation militaire et le passé de Dominic lui assurait une protection de tous les instants –les paparazzis un peu trop insistants pouvaient en témoigner.
Avec un énième soupir, Rachel leva les yeux vers Jesse. « Je pense que nous devons nous calmer, avant de prendre une décision. » ajouta-t-elle d’un ton posé. « Il faut penser aux répercussions qu’aurait un procès. J’aime être au centre de l’attention, certes, mais quelles en seront les conséquences ? Je n’ai pas envie qu’on me dise que je suis une star trop gâtée qui ne supporte plus les remarques désobligeantes qu’on… » Son regard se posa sur le magazine et elle s’interrompit un instant. Les mots qui avaient été employés étaient si durs, si cruels. Rachel pinça les lèvres, la mine sombre. « Tout le monde nous aime à New-York. Nous y sommes à notre place, mais je n’ai pas envie d’être privée de ma ville natale à cause des quelques mauvaises langues. Je n’ai pas envie qu’on m’empêche de revenir juste par… jalousie, et méchanceté. Demain, nous appellerons nos avocats, et nous en discuterons avec eux. Ils sauront nous conseiller. En attendant… » D’un geste brusque, elle attrapa le magazine qu’elle roula en boule, et jeta au loin… avant de se lever pour aller le ramasser. « Ce n’est pas très écologique de jeter ses ordures n’importe où. » s’excusa-t-elle d’un air penaud.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Ven 5 Oct - 23:14

Toute cette histoire agaçait Jesse au plus haut point, et si Rachel parvenait quelque peu à rationaliser la situation, ce n'était pas vraiment son cas. Sa journée avait été épuisante qu'on se le dise, entre les répétitions et les élèves divertis par ce torchon qui jonchait encore le sol, ces mesquineries avaient eu raison de son amour pour Lima pour de bon. Ne pas se laisser atteindre était sans doute la meilleure conduite à adopter, continuer un train-train quotidien malgré le regard changeant des habitants, mais ça n'en restait pas moins difficile pour Jesse qui se savait parfaitement impulsif. Ce défaut avait toujours fait partie intégrante de sa personnalité et son perfectionnisme le poussait généralement à s'énerver parce qu'un technicien n'orientait pas correctement l'éclairage, ou parce qu'un de ses danseurs arrivait avec deux minutes de retard. De manière globale, on pouvait le qualifier de nerveux, défaut à ajouter à sa capacité fort étonnante pour la dramatisation. Rachel parla d’ailleurs de faire vérifier leurs deux logements et il lâcha un soupir, en hochant la tête. Ils n’étaient pas loin de l’état paranoïaque avancé tous les deux, mais on pouvait assez bien les comprendre. Jesse se souvenait notamment d’un soir ou il a trouvé une jeune fan dénudée l’attendant sagement ou presque dans son propre le lit, de ce qu’il se souvenait celle-ci avait été plutôt difficile à déloger. Par chance aucun acte de vandalisme n’avait été à noter. « Je suppose qu’on peut faire confiance à Dominic. » Le personnel qui encadrait généralement Rachel était on ne peut plus performant. Le garde du corps à l’air peu commode balayait d’ailleurs les environs du regard avec une certaine sévérité.

La chanteuse appela au calme, et l’idée de partir immédiatement pour New York fut bien rapidement écartée. Il fallait bien entendu qu’ils prennent une décision rationnelle, décision que Jesse ne se sentait pas capable de prendre pour l’instant. Il y avait bien entendu vocal adrenaline, qui comptait sur lui au moins jusqu’à la fin de l’année pour remporter un énième titre et surtout servir sa petite vengeance personnelle sur Finn Hudson qu’il continuait de craindre malgré lui. Parler de sa chorale, lui faisait néanmoins réaliser qu’à l’issue de cette année, il lui faudrait absolument se pencher sur son propre avenir. Certes une victoire de plus à ajouter à son palmarès ne lui ferait pas le moindre mal, mais ce n’était que de la poudre aux yeux qui dissimulait son talent aux yeux de la population de Lima pour commencer. Loin d’accepter les seconds rôles, Jesse St James, profiterait de l’été qui s’annonce pour préparer son come-back.

La question du procès fut abordée elle aussi, et Rachel montra comme une hésitation. Jesse lui, se fichait éperdument des répercussions. A New York et ailleurs les gens continueraient de les aduler, le réel problème ce n’était pas eux mais bien cette partie du continent qui n’avait manifestement que peu d’intérêt pour tout ce qui touchait au domaine artistique et culturel. Il secoua vivement la tête pour montrer sa désapprobation. « Personne ne va penser ça, les gens se révolteraient si ils lisaient cet étalage de fausses informations. Un procès serait très… » Mais Rachel et lui parlaient en même temps. Il décida de la laisser terminer, son débit de paroles pouvant aisément lui garantir l’occasion de parler d’ici peu sans avoir à attendre très longtemps. Le fait qu’elle envisage tout de même de contacter leurs avocats rassurait le chanteur qui ne comptait pas vraiment en rester là. Ce journal devait apprendre à ses dépens qu’on ne pouvait pas diffamer, parce qu’il s’agissait bien de diffamation et Jesse n’avait pas eu besoin de faire cinq ans de droit pour reconnaître l’acte. « Ca me rassure que tu considères toujours d’en parler à nos avocats. Faisons ça après tout, personne ne t’empêchera de rester ici si tu le désires, pour ma part je dois t’avouer que je ne pense pas y faire ma vie, je n’ai aucune attache ici, à part toi. » Il baissa la tête, même son job de bibliothécaire ridicule à Mckinley, tout cela ne tenait qu’à elle et il ne serait certainement jamais revenu si elle n’avait pas été là. Elle jeta le magazine avant de se raviser pour le ramasser, par soucis d’écologie. Jesse s’autorisa un sourire et s’approcha d’elle pour soulever doucement son menton. Il déposa un baiser sur ses lèvres et lâcha avec tendresse. « Je t’aime. » Il ne disait pas forcément facilement ces choses là, mais cela lui semblait juste à ce moment-là. Si il y avait bien quelque chose dont il pouvait se féliciter, c’était bien d’avoir fini par gagner son cœur.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Dim 28 Oct - 23:35

Quelques années auparavant, Rachel aurait été du genre à prendre sa décision sans trop réfléchir. Révoltée par l’attitude des habitants de cette ville, blessée par les ragots et humiliée par les propos tenus dans ce magazine, elle aurait pu réagir sur un coup de tête, et décider de plaquer cette ville d’ingrats et de frustrés pour retourner vivre à New-York, abandonnant Lima, qui l’avait vue grandir, pour la ville qui l’avait vue se transformer en star. Elle aurait même été tout à fait capable d’intenter un procès à l’encontre du magazine, quitte à faire la une des journaux et à mettre à mal sa réputation et sa célébrité. Adolescente, elle s’était très souvent mise dans des situations inextricables à cause de son tempérament fougueux et impulsif. Elle parlait sans réfléchir, agissait sur un coup de tête, et le regrettait par la suite. Ou pas, selon la situation. Mais son parcours à la Tish School lui avait permis d’apprendre la patience, et à être raisonnable. Là-bas, elle s’était retrouvée confrontée à des élèves au moins aussi douée qu’elle, sinon davantage. L’humilité avait fait partie intégrante de son apprentissage, et même si elle avait par la suite été repérée par un agent, cette expérience l’avait suffisamment marquée pour qu’elle prenne le temps, désormais, de ne pas agir sans réfléchir. Lorsque, dès le premier jour, elle s’était pointée comme une fleur, pleine de confiance en elle, et persuadée qu’elle valait mieux que tout le monde, la chute avait été cruelle. Elle avait vite été remise à sa place, et face à des jeunes gens à la voix extraordinaire, au talent en danse non négligeable, et au charisme affolant, elle avait vite compris que la route serait très, très longue, avant de parvenir à son rêve. De fait, ses années en tant que star montante lui avait fait comprendre une chose : si elle ne voulait pas devenir une star abonnée aux scandales, et qui ne se fait connaitre que de cette façon, il allait lui falloir une sacré dose de tact. Elle ne pouvait plus se permettre d’agir avant de réfléchir. Et elle savait que Jesse, s’il avait été calme, aurait été du même avis qu’elle. Ils avaient beau être aussi passionnés l’un que l’autre, ils ne s’étaient pas hissés jusque-là sans efforts, ni sans travail sur leur personnalité. Bien que cet article la mette hors d’elle, et la blesse terriblement, elle se refusait à céder à la colère trop facilement, et à foncer tête baissée. Cela ne servirait pas leurs intérêts, elle en était convaincue.
Fort heureusement, Jesse sembla se calmer, ou du moins, prit-il le temps de l’écouter au lieu de dégainer son téléphone pour appeler son avocat. Effectivement, Rachel était de son avis : ils ne pouvaient laisser passer ça sans réagir. Celui ou celle qui avait écrit cet article devait payer pour avoir osé écrire de telles choses. Ce que Rachel voulait éviter à tout prix, c’était le scandale qui pourrait suivre un tel acte. D’ici quelques mois, elle quitterait New-York, ferait une rapide tournée mondiale, puis, étant une amoureuse inconditionnelle de la scène de Broadway, retournerait à New-York pour y chanter. Soudainement, cette idée lui sembla être la meilleure. Ses fans attendaient avec une grande impatience qu’elle fasse sa série de concerts dans les plus grandes villes du monde, où elle chanterait ses reprises de chansons, mais également les chansons qu’elle avait écrite. Cependant, et malgré tout le plaisir qu’elle ressentait à faire cela, elle s’était depuis peu mise à réfléchir à autre chose. Sa première apparition sur la scène de Broadway restait sa plus belle et plus magique expérience musicale, et elle voulait s’y consacrer. Mais pas toute seule. Lorsque Jesse lui murmura qu’il l’aimait avant de l’embrasser, elle songea que c’était sans aucun doute la meilleure des choses à faire, pour eux deux. Jesse ne supporterait pas de simplement la suivre et de vivre dans son ombre, et Rachel ne pouvait imaginer faire cela à l’homme qu’elle aimait. En revanche, ils avaient tous les deux leur place à Broadway, et cela leur permettrait d’être toujours ensemble. Leurs voix se mariaient à la perfection, et tout le monde avait toujours loué leur relation si particulière qui transparaissait sur scène. Une alchimie si intense, que les spectateurs avaient retenus leur souffle à chacune de leurs apparitions communes. C’était quand même incroyable que cette idée ne traverse son esprit qu’à ce moment seulement, et pas des semaines plus tôt, lorsque Rachel avait enfin compris qu’elle aimait Jesse, ou lorsqu’ils avaient, pour leur première fois, passée une nuit ensemble. Aujourd’hui, elle se disait que cette solution était sans aucun doute la meilleure, pour tous les deux.

« Jesse, que dirais-tu si… que dirais-tu, si je te disais que je veux retourner chanter à Broadway ? » fit Rachel en s’écartant de son petit ami pour le regarder dans les yeux. « Dans peu de temps, mon année sabbatique touchera à sa fin. Mes producteurs me pressent déjà, concernant ma tournée. Tu sais que j’ai prévu d’aller chanter un peu partout dans le monde. Mais… je ne pourrais pas faire ça éternellement. Je n’en ai pas envie. Je veux dire… » Elle se passa la langue sur les lèvres, et sourit. « J’adore donner des concerts. Mais ce que j’aime encore plus, c’est être avec toi sur scène. Je me souviens comme si c’était hier de notre première représentation à Broadway, et même, de notre première répétition ensemble. Nos voix se sont toujours si bien réunies. J’ignore comment j’ai pu mettre autant de temps à le comprendre. » Et elle secoua la tête, ébahie par son propre aveuglement. « Notre place est à Broadway, à New-York. Là-bas, il ne sera plus question de savoir qui sacrifie sa carrière au profit de l’autre. Nous ne sommes pas faits pour vivre dans l’ombre. Mais si nous retournons chanter à Broadway, nous pourrons briller ensembles. » Elle glissa ses mains dans celles de Jesse, savourant cette idée qui effaça presque l’affront que venait de lui faire cet ignoble magazine. Enfin, presque. Parce qu’elle était toujours bien décidée à ne pas en rester là. Mais un avenir plus que plaisant se profilait à l’horizon.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Lun 5 Nov - 21:12

Une fois tous les deux calmes et prompt à réfléchir, une idée sembla germer dans la tête de Rachel, et bien entendu avant qu’elle n’ait le temps de mûrir, Rachel offrit à Jesse tout le loisir d’en profiter avec un naturel spontané qui l’avait toujours séduit chez elle. Il l’entraîna à l’intérieur de la villa pour qu’il s’abritent du soleil, et Jesse se laissa tomber sur le siège du piano dans le salon, l’écoutant cependant tout en jouant. Il entama Hello par pur romantisme, juste pour lui rappeler leur première rencontre. La musique était chez eux le meilleur moyen de dialoguer, et cela même avant un certain autre moyen de communication. Un sourire se dessina alors sur ses lèvres, lorsqu’elle évoqua Broadway. C’était effectivement là ou il avait passé les meilleures années de sa vie. Bien entendu il avait adoré être le leader de Vocal Adrenaline, la compétition étant chez lui comme une seconde nature, mais il avait également pris beaucoup de plaisir à s’illustrer à Broadway en compagnie de Rachel. Tout cela lui avait prouvé qu’ils avaient tous les deux finalement atteint leur but, prouvé à ceux qui avaient pu en douter qu’ils étaient finalement devenus exactement ce qu’ils avaient toujours voulu être et l’achèvement de leur rêve à Broadway était total. Ses doigts glissaient sur le piano avec expertise, composer lui manquait aussi. Dans son job il ne faisait hélas que s’épuiser à formater des jeunes aux rêves plus grands qu’eux à devenir des stars, un peu à la manière de la tish scool of arts, mais Jesse le faisait surtout pour retrouver le cadre rassurant de son ancien lycée, celui qui l’avait vu artistiquement naître en tout cas.

Parler de Broadway, le rendait lui aussi nostalgique, et même si ils avaient toutes les chances de trouver de nouveaux rôles au vu leur célébrité, il regrettait d’avoir quitté la scène aussi tôt. Son erreur avait sans doute été d’accepter de faire partie du jury de cette émission pour jeunes talents. La médiatisation l’avait finalement exposé à un danger réel alors que les remarques vraiment acides faisaient partie intégrante du contrat qu’il avait signé avec la chaine. Mais Broadway lui apparaissait aussi comme la solution idéale, parce qu’ils pourraient notamment développer leur carrière tous les deux sans jamais avoir à se mesurer l’un à l’autre. Alors qu’ils tentaient là de construire une relation solide capable de perdurer, Broadway leur offrait sur un plateau une solution enviable qui leur permettrait de faire ce qu’ils aimaient vraiment sans avoir à passer par le stade de la relation longue distance.

Bien entendu Jesse connaissait les dates de la tournée d’été de Rachel qui ne mettrait que peu de temps à être d’actualité, et cela leur offrirait notamment l’occasion de tester leur relation. Il ne fallait pas se faire d’idées là dessus, ce serait difficile pour l’un comme pour l’autre, mais l’idée de gagner New York de nouveau réjouissait Jesse qui pourrait profiter de ces trois mois pour prendre le temps de mettre ses affaires en ordre, discuter retour avec son agent et trouver un appartement pour accueillir Rachel à son retour. A Lima, ils passaient leur temps ensemble, Rachel profitant souvent de la Villa qu’il avait fait construire en banlieue de la ville, alors il était peut être temps pour eux d’envisager de s’installer ensemble après leur retour à New York. L’idée fit sourire Jesse qui lâcha le piano pour se tourner vers Rachel. « C’est une très bonne idée. Comme tu le sais je comptais de toute façon retourner à New York. » Jesse se leva pour rejoindre le canapé du salon, ou il se laissa tomber soigneusement près de Rachel. Il caressa doucement sa joue et approcha tendrement ses lèvres des siennes pour l’embrasser de nouveau. « Faisons ça ensemble. Je prendrai un appartement à New York, ou alors on peut aussi en trouver un tous les deux avant que tu partes. C’est à toi de voir. » Il ne voulait pas la presser, mais l’idée lui semblait logique, ils avaient fini leurs études et avaient accompli tout ce qu’ils s’étaient mis en tête d’accomplir. L’idée qu’ils puissent avoir eu l’envie de se poser tous les deux n’avait rien de foncièrement excentrique, pour Jesse en tout cas. Sa main descendit son épaule et alla se poser sur sa cuisse. « Tu restes ce soir ? » Il appuya sa question du regard, non sans sous entendus parfaitement explicites.
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MessageSujet: Re: 05. hate on me hater w/ rachel   Lun 19 Nov - 18:24

Pendant des semaines entières, Rachel s’était creusé la cervelle pour trouver un moyen de ne pas avoir à se séparer de Jesse, afin qu’aucun des deux ne soient lésés. Il était absolument hors de question pour Jesse de jouer les faire-valoir de sa petite amie, d’endosser le rôle d’homme-trophée qu’elle exhiberait aux galas et à ses concerts. De même, Rachel ne mettrait pas un terme à sa carrière florissante pour jouer les femmes au foyer pendant que Jesse serait sur scène. Depuis qu’ils s’étaient enfin mis ensemble, elle n’avait cessé de se torturer, cherchant la solution à ce problème épineux, et finalement, la réponse à toutes ses questions venait de lui sauter au visage, lui faisant réaliser à quel point elle s’était compliqué la vie pour rien. Au final, il n’y avait pas à se demander lequel des deux se sacrifierait pour permettre à l’autre d’accomplir ses rêves, et cela avait été stupide de sa part de s’être résignée dès le départ à ce qu’il y ait l’un d’entre eux qui souffre de la décision qui serait prise. Rachel se sentait un peu bête de ne pas y avoir pensé plus tôt, elle qui s’était toujours estimé intelligente, elle était passée à côté d’une solution simplissime. Toutes les angoisses qui avaient pu la tenailler ces derniers temps s’estompèrent en un clin d’œil, alors qu’elle prenait enfin conscience qu’elle n’aurait pas à se séparer de Jesse plus de quelques mois, et que ni lui, ni elle, ne devrait mettre un terme à sa carrière. Rassurée, et enthousiasmée, Rachel ne se tenait plus de joie, et était à deux doigts d’esquisser quelques pas de danse pour illustrer son bonheur. Elle pouvait déjà s’imaginer retourner sur les planches de Broadway, son premier amour, ce lieu magique qui l’avait inspiré dès son plus jeune âge, et poussé à travailler très dur pour pouvoir un jour avoir la possibilité d’y jouer. Donner des concerts était vraiment plaisant, et Rachel adorait cela… mais l’envie de retourner chanter à Broadway avait toujours été présente. Elle tiendrait ses engagements, et ferait sa tournée mondiale, comme prévue. Mais dans trois mois, quand elle reviendrait aux USA, ce serait pour s’installer à nouveau à New-York, et vivre, avec Jesse, de leur passion commune. Cette solution semblait d’ailleurs convenir au jeune homme, qui accepta sans hésiter.
La proposition qu’il lui fit par la suite rendit Rachel littéralement extatique, mais elle s’efforça de contrôler sa joie, et se mordit la lèvre. Vivre avec Jesse ? Depuis qu’ils avaient passé leur première nuit ensemble, beaucoup d’autres avaient suivies, et Rachel passait énormément de temps dans la villa du jeune homme –elle avait d’ailleurs investi la salle de bain de Jesse avec ses propres produits de beauté, et il lui avait réservé une partie de son dressing pour qu’elle ait toujours des vêtements de rechange. Néanmoins, cela restait la maison de Jesse, et non pas la leur. Avec leurs revenus mis en commun, ils pouvaient tout à fait s’acheter un appartement, et ils n’auraient plus à faire la navette. Rachel n’avait pas envisagé cela, mais l’idée lui plaisait énormément. Au cours des mois qui venaient de s’écouler, elle avait pu constater à quel point vivre avec Jesse était facile. Ils avaient le même rythme de vie, pratiquement les mêmes habitudes et à part le régime alimentaire de Rachel, ils étaient sur la même longueur d’onde pour tout. Bien sûr, ils ne passaient pas non plus tout leur temps collés l’un à l’autre, mais Rachel n’arrivait pour l’instant pas à se départir de son besoin pressant d’être près de Jesse. Elle avait besoin de le voir, de sentir sa présence à ses côtés, de l’entendre parler et même, de sentir son odeur. Quand elle prenait le temps d’y réfléchir, elle se disait que ce besoin d’être près du jeune homme trouvait ses origines durant leur première année passée à New-York, lorsqu’ils avaient fait leur entrée à la Tish School, et que Jesse avait été le point de repère de Rachel. Sa séparation avec sa famille, son départ de Lima, se retrouver au milieu d’élèves aussi talentueux qu’elle, voir davantage, alors qu’elle avait été habituée à être la leader vocale des New Direction, être loin de ses amis et surtout, réparer son cœur brisé par Finn, tout ceci avait été difficile à vivre, mais Jesse avait été là en permanence. Il était normal qu’elle se soit accroché à lui de la sorte, jusqu’à en retomber amoureuse et aujourd’hui, à être presque dépendante de lui, de sa présence. Si elle savait être capable de partir en tournée sans qu’il l’accompagne, elle n’avait pour autant vraiment pas envie de devoir vivre sans lui. C’était peut-être prématuré de vivre à deux, et cela aurait été plus sage de prendre un appartement chacun pendant au moins une année, afin de tester la solidité de leur couple, mais Rachel avait l’impression d’avoir enfin trouvé celui qu’il lui fallait. Jesse était intelligent, avait beaucoup de culture musicale et avait les mêmes gouts qu’elle. Il adorait chanter, et se savait doté d’un immense talent. Il prenait soin de sa voix, et avait ce petit côté supérieur propre aux chanteurs qui côtoient des personnes moins douées. De plus, il n’hésitait jamais à donner son avis à Rachel, même si elle était contradictoire avec ce qu’elle croyait dur comme fer, et il n’avait pas peur de faire valoir ses opinions, ce qui les amenait parfois à argumenter jusque tard dans la nuit. Il avait le même besoin maladif qu’elle d’être sous les feux de la rampe, était tout aussi perfectionniste qu’elle et il était prêt à tout pour atteindre ses rêves. Ils se ressemblaient de façon presque étonnante, et pour rendre le tableau encore plus idyllique, Jesse St James était un vrai canon. Rachel se sentait prête, et pour ponctuer cette nouvelle certitude, elle hocha la tête vigoureusement.

« J’adorerais vivre avec toi. » chuchota-t-elle avec un sourire plein de tendresse. « Nous n’aurons qu’à profiter de mes préparatifs pour la tournée qui m’obligent à aller à New-York, pour visiter quelques appartements. » conclut-elle.

Toutes ses pensées, tournées vers New-York, virevoltaient dans son esprit en ébullition. Enfin apaisée à ce sujet, et rassurée par le cours des évènements, Rachel laissa s’échapper un soupir de bien-être… jusqu’à ce qu’une main descende vers sa cuisse, et que Jesse lui propose de rester pour la nuit. Les joues délicatement rosées, Rachel hocha doucement la tête.
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05. hate on me hater w/ rachel

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